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Poca, look at your hair. You really don't look like someone who's good at sex (Solal)

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# Poca, look at your hair. You really don't look like someone who's good at sex (Solal)
message posté Dim 11 Sep - 14:03 par Romy J. Teller

The rainstorm and the river are my brothers the heron and the otter are my friends And we are all connected to each other. Okay i'm so high bro. +Les lueurs colorées des spots dansaient encore dans mes prunelles. Ce soir -là je l'avais revu. Vince était parti, prenant toute la fraîcheur de mon coeur. Mon sourire s'était évanoui lorsqu'il avait tourné les talons, se fendant lorsque son ombre avait disparu entre les corps transpirants. La seule idée que le timbre de sa voix ne rebondisse plus contre les murs de l'appartement me rendait fébrile. Il n'y avait plus de tournesol sans soleil. Mes pétales s'étalaient nonchalamment contre le bitume. L'étincelle ne brillait que lorsque mon index s'étalait contre la roulette du briquet pour trouver d'autres horizons à travers les fumées opaques du poison. La vie semble plus douce de l'autre côté du miroir. Solal m'attendait. Mais je prenais le temps d'en rouler un avant de le voir, avant de faire face à sa colère. Parce que je n'étais pas d'humeur, je ne l'étais plus. Mes gestes étaient mécaniques, comme une danse bien rodée. Je faisais frémir le papier sous le coup de ma langue pour le bouquet final. Le métal roulait contre mon épiderme et le foyer naquit. Les braises du quotidien illuminait l'habitacle obscurci par la nuit de ma voiture. Je laissais l'arrière de mon crâne épouser la forme de l'appuie tête. Les paupières closes je profitais du silence de la nuit pour me vider l'esprit lorsque mon téléphone se mit à sonner. Camille. Son visage se posait sur l'écran et pourtant, je ne répondais pas. Parce qu'en cet instant, c'était le chic type que j'avais en tête. Est-ce que tu peux m'entendre ? Tsais Vince, Heureusement qu'on est pas nés en Espagne. Parce qu'on sait pas parler espagnol. Je sais que t'aurais ri. Que t'aurais surenchéri parce que t'aurais touché le firmament. Mais t'es pas là parce que t'es qu'un petit con. Parce que t'assumes pas tes conneries.  Finalement, j'envoyais un message à Camille. Ce soir je resterais surement chez Solal, incapable de conduire sur le retour.

Pour me faire pardonner de mon retard, je passais prendre des pizzas et un pack de bière, le regard endoloris par la lumière. Rouge vif. La porte d'entrée semblait bien plus lourde qu'à l'ordinaire. Les marches semblaient même plus nombreuses. Est-ce que c'est possible ?  C'est essoufflée que j'arrivais enfin à destination. Je sortais un jeu de clé de ma poche pour ouvrir la porte de son antre. Il n'avait pas eu le choix que de me laisser faire. Il avait succombé après quelques minutes d'acharnement et d'insistance. Ce double était un moyen comme un autre de me rassurer. Et si un jour il n'arrivait pas à m'ouvrir, trop malade pour se redresser, trop faible pour se défaire  de l'étreinte forcée que son corps lui imposait avec le sol(al). Mes yeux s'abandonner dans les recoins de l'appartement. Les habituels cartons de pizza ne jonchaient pas le sol. La montagne de fringue qu'il laissait grandir chaque jour était dans la machine à laver et les poubelles étaient sorties. Alors il allait bien. Je sais, je t'ai fait poireauté. T'es énervé mais regardes, je te lance tes bonbons préférés dessus pour détourner ton attention. dis-je en m'approchant du jeune homme tout en lui lançant des bonbons dessus. Tu vois ça fonctionne, toute ta colère est en train de se diriger vers ce que je suis en train de faire et t'en oublierais presque mon retard et le chewing-gum que t'as dans les cheveux. Je prédis même que tu vas venir me faire un gros câlin parce que j'en ai besoin soufflais-je en faisant la moue. J'ai besoin de me torcher, alors je te propose qu'on s'occupe de ta belle chevelure de sauvage avant. dis-je en me laissant aller contre le canapé, à ses côtés.
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# Re: Poca, look at your hair. You really don't look like someone who's good at sex (Solal)
message posté Lun 12 Sep - 14:58 par Solal D. B. Fitzgerald
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Solal D. B. Fitzgerald + Romy J. Teller

✻✻✻ J'apportais mon joint à mes lèvres. Romy était celle qui ne partait jamais. Elle était celle qui parvenait à nous diviser, tout en rendant inévitable nos amitiés. J'avais connu Romy parce que j'avais rencontré Vince. J'avais connu Camille parce que j'avais rencontré Romy. Elle avait beau être la cause de ces disputes, elle était celle qui restait toujours car son cœur restait fidèle. Il avait beau être affecté par les conneries de chacun de nous, son amour ne partait pas, et quoique l'on fasse, elle revenait toujours. Il était arrivé que nous soyons en désaccord, mais je n'avais pas eut la patience de lui en vouloir, et elle n'avait pas eut la force de défendre ses idées. On avait abandonné parce que nous avions besoin l'un de l'autre. J'étais celui qui allait partir, on le savait. Mais j'étais celui, qui, justement parce qu'il savait qu'il allait partir, ne prenait pas le temps d'en vouloir aux autres. J'étais celui qui ne prenait pas parti, et qui permettait à Romy de retrouver une certaine stabilité. A mes côtés, elle n'avait pas besoin de choisir Vince ou Camille, parce que je n'avais pas fait de choix, moi. Je regrettais l'époque où j'offrais des boîtes de thé à la camomy(lle) pour noël, mais ce n'était pas à moi de choisir, ou de décider quoique ce soit. Ce n'était pas mon cœur qui était en danger. C'était les leur. Je ne pouvais lui en vouloir de ne pas réussir à choisir entre Camille et Vince. Moi, je n'avais pas choisi. Mais j'avais cette envie, au fond du cœur, de lui dire de ne pas réfléchir. Vince était son meilleur ami, il était celui qui était incapable de l'abandonner, quoiqu'elle fasse. Camille était celui qu'elle aimait. Elle pouvait choisir d'aimer Camille, Vince ne s'en irait pas. Vince ne l'oublierait pas. Pas comme moi. Mon orgueil pouvait me laisser croire qu'une fois mort, ce trio infernal tournerait à la catastrophe. Mais je savais que ce ne serait pas le cas. M'avoir perdu leur ferait comprendre que même si j'avais été toujours là, je les avais tout de même abandonné. Alors qu'eux, aussi cons et têtus ont-ils été, ils sont encore là, et ils ne partiront plus. Puisqu'ils sont restés. En réalité, je n'avais pas peur d'abandonner les gens, j'avais peur qu'ils m'abandonnent, qu'ils finissent par oublier le son de ma voix, mes expressions, mes habitudes. J'avais peur de semer le chaos, et qu'on se force alors à m'oublier pour vivre à nouveau, sans moi. J'ai préparé mon monde, j'ai préparé mon entourage. Je sais comment les choses devront se passer après, mais je ne serai plus là pour faire en sorte qu'on respecte mes « instructions ». Je soupire.
Mon regard s'est perdu sur l'écran de la télévision. Harod et Kumar ont enfin trouvé leur burger. Mon joint est terminé. Ma patience, épuisée. Je laisse tomber le mégot dans le cendrier et me relève quelque peu pour attraper mon téléphone laissé en équilibre sur ma cuisse. Romy m'a dit qu'elle partait à 14h16. Il est 14h49. Elle ne devrait pas tarder. Je n'ai pas le courage de calculer mentalement le temps de trajet de Soho jusqu'à Bristol. Alors je ferme les yeux. Je sens mes cheveux coller contre l'accoudoir du canapé. Putain de chewing gum. Putain de Camille. Putain de Romy. Le bruit des clefs dans la serrure me fait revenir à la réalité. Je me redresse soudainement, m'assois sur le canapé et passe les mains sur mon visage. Parfois, je regrettais de lui avoir laissé un double de l'appartement. Mais je savais que c'était pour la rassurer, je savais qu'il lui fallait ces clefs, dans la pire des situations. Romy est là, avec dans ses bras, l'essentiel pour une bonne journée, qui se terminera sûrement en soirée canapé. « Franchement t'es radine. Tu crois vraiment que ça va suffire ? On a un lourd programme aujourd'hui Rom's ». Je n'ai pas le temps de réagir, elle m'attaque à coup de bonbons. Je tente de les éviter, puis las, je m'immobilise et ouvre la bouche dans l'espoir dans recevoir directement au bon endroit. Ouais je suis énervé. Enfin non je ne le suis pas, mais c'est plus drôle de la laisser croire que je le suis. Elle se met à parler. Mon dieu, j'avais oublié à quel point elle pouvait être saoûlante. Je souris, parce que je suis content qu'elle soit là. Je me remis à dévier les bonbons tandis qu'elle s'approchait. « Mais arrêtes sorcière où j'te jure que t'auras une bonne raison de puer de la gueule quand j'aurai plongé ta tête dans la cuvette des chiottes. » Elle s'arrêta alors et j'ouvris mes bras. Je ne pouvais rien lui refuser. Même si elle était insupportable. Je regardais avec agacement les bonbons par terre. Pour une fois, l'appartement était en bon état. Elle vint finalement près de moi, dans le canapé. Et je la serrais contre moi. Je caressais machinalement ses cheveux et demandais : « T'inquiètes, on va gérer. Mais avant, faudrait que tu m'expliques pourquoi je me retrouve contraint à te prendre dans mes bras. Parles, sorcière. » Elle se redressa quelque peu, et je me levais du canapé. Il était temps, après deux heures avachi au même endroit. Je pris les pizzas et les bières et allais dans la cuisine. Je déposais les boîtes sur le plan de travail, mis deux bières au congélateur, et le reste au frigidaire. Puis je revins vers elle et la regardais. J'allais la laisser tuer mes si beaux cheveux, j'avais donc le droit de savoir pourquoi elle n'allait pas bien. C'était comme ça entre nous, on ne cessait jamais de donner.
✻✻✻
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# Re: Poca, look at your hair. You really don't look like someone who's good at sex (Solal)
message posté Sam 1 Oct - 4:48 par Romy J. Teller

The rainstorm and the river are my brothers the heron and the otter are my friends And we are all connected to each other. Okay i'm so high bro. +Ma bouffée d'air frais s'appelait : Solal, Pocahontas pour les intimes. Je n'avais pas peur de sa colère, parce que je savais qu'elle aurait disparue en un battement de cil. Il était de ceux avec qui tous vos problèmes s'envolent, parce que son aura était le plus beau de tous. Et lorsque j'essayais de l'imaginer, c'est une pluie de couleur qui me percutait de tout les côtés. Aveuglant et bienséant. Lorsque je franchissais la porte, j'étudiais l'environnement de l'animal. Il se voulait discret sur sa santé ces derniers temps, à moins que ça ne soit qu'avec moi. J'aurais aimé être un soutien irréfragable face à sa destinée, mais un monde sans Solal n'en était pas un. Du moins pas pour moi. Je m'étais attaché à chacune de ses mimiques. A chacun de ses traits de caractère aussi chiant puisse-t-il être par moment. Hélas, le château de carte s'effondrerait à son dernier souffle. Mais j'aimais être la reine du monde imaginaire dans lequel nous vivions tous ensemble. Nous étions tous les rois. Parce que nous étions tous fous. Rien ni personne ne pouvait nous ébranler, mise à part cette merde. L'appartement était rangé. Son coeur devait l'être aussi, alors je souriais. « Franchement t'es radine. Tu crois vraiment que ça va suffire ? On a un lourd programme aujourd'hui Rom's » mes lèvres tombèrent dans une moue maussade. La radine t'emmerde.C'est lourd. Je suis une fille, tu devrais être gentleman et venir m'aider. Ca te fera pas d'mal. T'es une brindille soufflais-je en posant les vivres sur la table. D'un geste rapide, j'attrapais le paquet de bonbon, ses préférés, pour lui en lancer dessus. Lorsqu'il ouvrit la bouche, je tentais de viser l'entrée tout en m'approchant. Un jour t'apprendra du maître. Je prendrais du temps pour toi . Je lui faisais un clin d'oeil complice. Combien d'heures avais-je passé à jouer à ce jeu débile. Bien trop pour en devenir la championne. Mais c'est une compétence qui peut faire toute la différence sur un CV n'est-ce pas ?
Finalement, mes pas me mener vers sa silhouette longiligne, comme toujours. C'était un automatisme inné. Je n'avais qu'une envie : qu'il m'enveloppe de ses grands bras pour me protéger du tourbillon de la vie. Son souffle était bien trop glacial pour me protéger de tout. J'avais froid. « Mais arrêtes sorcière où j'te jure que t'auras une bonne raison de puer de la gueule quand j'aurai plongé ta tête dans la cuvette des chiottes. » Arrêtais devant lui, je tendais mes bras sans un mot et il comprit. Je me posais à ses côtés dans le canapé pour poser ma tête contre son torse et l'entourer délicatement.  Mes yeux se fermaient sous ce sentiment de légèreté qui vint m'envahir. Finalement, Solal était la meilleure drogue qu'il puisse exister. Parce qu'il était autant apaisant qu'un royal, qu'un quatre feuilles, qu'un pers ... Il était devenu ma drogue au fur et à mesure des années. Il était tout autant addictif. Ses gestes me rassuraient et j'aurais pu m'endormir dans le creux que formait ses bras, si je n'avais pas besoin de plus de réconfort. T'es pas délicat avec moi.Tu penses sérieusement que ce visage là, mérites d'aller faire un tour dans les canalisations londoniennes ? et pour le convaincre, je me redressais pour plonger mon regard dans le sien, battre des cils et bomber les lèvres. Bien sûr que non. Je suis bien trop jolie pour ça l'arabesque de mes lèvres se tendait, rien que pour lui aujourd'hui.  « T'inquiètes, on va gérer. Mais avant, faudrait que tu m'expliques pourquoi je me retrouve contraint à te prendre dans mes bras. Parles, sorcière.  » cette fois-ci je me levais pour prendre les bières, mais il les rangeait au frigidaire. Sûrement voulait-il que je sois sobre lorsque le moment du massacre viendrait. On offre une boisons chaude aux gens qui sont tristes. Je suis triste. Tu m'fais un thé ? Je me posais sur le tabouret de la cuisine alors qu'il mettait la pizza au four. Pizza + Thé. Rien de plus banal. On est anglais ou on ne l'est pas. Le thé c'est de l'eau (aa) J'sais pas comment réagir Poca. J'viens enfin de retrouver mon père après toutes ces années de silence et maintenant il est malade. Tsais, j'pense pas qu'il va faire long feu. Il est à l'hôpital en ce moment, alors j'fais les allés-retours. J'dois tellement avoir l'air d'un zombi qu'ils m'ont mis un lit là-bas. Même s'il a toujours été con, j'veux pas le perdre lui aussi mes doigts jouaient dans l'unique goutte d'eau qui survolait le bois du bar. Je n'aimais pas parler de mes sentiments, parce que j'avais appris à les enfouir depuis la mort de ma mère. Parce qu'à l'époque, j'avais du prendre ce rôle. Pour mon frère, pour mon père. J'avais grandie bien trop vite. Je redressais ensuite mon regard dans celui de mon ami en haussant une épaule, un petit sourire aux bords des lèvres. Parce que c'pas grave Poca. J'irais mieux dans une seconde . Comme d'habitude. Parce que c'est plus simple J'sais, Vince m'dirait que je suis qu'une guimauve et que j'devrais m'endurcir. Parce qu'il a pas été l'père que j'aurais dû avoir après la mort d'ma mère. Mais Vince il est pas là. Parce qu'il est con lui aussi parce qu'il avait touché le ciel, qu'il était allé bien trop haut l'autre soir. Tu vois que j'ai besoin d'une boisson chaude les mots avaient été lancés. Le poison était enfin sorti, alors je préférais ignorer le reste en esquivant ses réponses. Je devrais m'occuper de tes cheveux. On sait jamais si le chewing-gum gagne du terrain, je voudrais pas qu'on t'accuse d'aimer Britney Spears.
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# Re: Poca, look at your hair. You really don't look like someone who's good at sex (Solal)
message posté Ven 21 Oct - 13:09 par Solal D. B. Fitzgerald
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Solal D. B. Fitzgerald + Romy J. Teller

✻✻✻ T'es une brindille. J'eus un sourire, parce que j'aimais cette insulte. Elle avait raison. Ma grande silhouette n'était pas le seul facteur pour confirmer ces mots. J'étais fragile, un rien pouvait me briser. Les recherches scientifiques avaient conclu que la brindille était un être vivant. Pour moi, elle n'avait toujours été qu'une seule chose : un être existant. Elle n'avait pas la capacité de désirer, la capacité de s'affirmer, de profiter. Elle était juste là, participant au décor. Mais elle contribuait à l'ordre des choses, elle permettait aux êtres vivants de vivre. Moi non plus, je ne vivais pas, je me contentais d'exister. Mes jours ne constituaient pas une vie, mais un écoulement. Un temps compté qui filait trop vite et me rapprochait un peu plus de la mort. Il y avait certaines choses que je ne connaîtrai jamais. Comme l'ambition. Il n'y avait pas de vie sans ambition, il n'y avait pas de vie sans désir. Je n'avais pas de désirs car j'avais conscience de ne pas avoir assez de temps pour m'en délecter. Alors je ne faisais pas de projets, je me contentais d'être, de profiter des instants qu'on m'accordait. Tu es une brindille. Je n'ai pas grande importance, je ne suis qu'un faible élément de cet univers, mais c'est une merveilleuse chose de n'être qu'une brindille. Les jours de vents où la brindille s'anime ce sont ceux que Romy passe avec moi. Je la regardais en souriant et me redressais pour ouvrir le pack de bière. Elle commença à m'agresser avec des bonbons. Nous n'étions que des gosses. Nous n'avions pas perdu l'innocence de l'enfance, et nos cœurs étaient purs. Elle tenta de viser ma bouche, sans y parvenir. Je me laissais tomber contre le dossier du fauteuil et répondis : « Il n'y a qu'un seul maître : il s'appelle Yoda. » Je tournais la tête vers elle et ajoutais : « Disons juste que tu es une experte dans la compétence de gobage de bonbons jetés. Comme dans les Sims. » Je lui affichais un grand sourire taquin et l'invitais à venir s'asseoir. Elle vint se blottir dans mes bras. Elle ne le disait pas, mais elle avait besoin de réconfort. Alors je serrais mon étreinte autour de son corps. Il n'y avait aucune ambiguité, il n'y en avait jamais eut. J'avais toujours pensé que la plus belle relation qu'elle et moi puissions avoir était celle ci, celle que nous n'avions jamais brisé. Romy était belle, drôle, intelligente dans certains domaines seulement, elle possédait tout pour qu'on l'aime. Je ne l'avais jamais envisagée en tant que femme, désirable, et mon cœur loyal ne m'avait jamais fait l'affront de battre pour elle. Il battait grâce à elle, grâce à sa force, sa douceur, son amitié. Et je n'avais pas besoin de preuves pour savoir que la situation ne changerait jamais. De toute manière, je ne croyais pas en l'amour. « Justement, trop de beauté en toi. Faut t'enlaidir pour venger toutes les moches de la planète ». Je me levais, rompant cette étreinte qui avait bien assez duré. Je voulais bien être gentil mais il ne fallait pas me brusquer. J'allais ranger les bières, et elle me demanda un thé. Elle était triste. Je relevais des yeux inquiets vers elle et fronçais les sourcils. Je sentais qu'elle n'avait pas fini, alors je ne pris pas le risque de la couper dans son élan en lui demandant quelque chose qu'elle était justement sur le point de me dire. J'attrapais la bouilloire, y laissais couler l'eau, et l'allumais. Puis, tout en l'écoutant, j'attrapais une tasse dans le placard, et la boîte de thé. Je la laissais choisir son parfum et rajoutais l'eau chaude. Malgré moi, je grimaçais. Elle parlait de son père. J'avais longtemps désiré l'attention du mien, et j'avais fini par lui tourner le dos. Je n'étais pas un exemple, je représentais même tout ce qu'il ne fallait pas faire. Je passais une main dans mes cheveux et m'appuyais sur le plan de travail derrière moi. « On perd tous les gens qu'on aime. C'est comme ça, c'est l'ordre des choses. Arrêtes d'avoir peur Rom's, et profites des moments que tu as avec lui. » C'était facile à dire. J'étais incapable de pardonner à Léopold, j'étais incapable d'oublier. Pourtant, il me manquait, et je regrettais chaque jour son absence. Romy avait la chance de pouvoir passer du temps avec son père. Elle devait vivre ces instants. Puis elle parla de Vince et je baissais le regard. J'entendais le même discours trois fois, à chaque fois. L'amour, la haine, l'abandon. Je semblais être le mieux placé pour pouvoir les conseiller, pourtant, je ne connaissais rien à l'amour. Je n'étais jamais tombé amoureux. Je l'avais repoussé. Cet amour. « Laisse lui le temps. Il reviendra. » Vince était un abruti. Il aimait Romy, mais il ne savait pas le montrer. Je m'avançais vers elle, passais mes bras autour de son cou et déposais un baiser sur son front. Elle ne voulait plus parler. Je n'allais pas la forcer. Je soupirais lorsqu'elle parla de mes cheveux. « J'en ai marre, vires moi ça je t'en prie... »
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# Re: Poca, look at your hair. You really don't look like someone who's good at sex (Solal)
message posté Dim 18 Déc - 15:32 par Romy J. Teller

The rainstorm and the river are my brothers the heron and the otter are my friends And we are all connected to each other. Okay i'm so high bro. + Solal était l'essence même de la vie. Si la maladie était son combat quotidien. Elle était le nôtre aussi. Les jours passaient, le sable s'écoulait dans le sablier et chaque matin c'était une prière silencieuse que nous murmurions du bout des lèvres. Je souriais en regardant ses traits. Il semblait un peu moins fatigué. Souriant. Je voulais pouvoir lui donner une part de mon âme. Partager ma vitalité et mon énergie. Mais ce n'était pas possible, alors je m'évertuais à la lui communiquer du mieux que je pouvais. Ce n'était pas une corvée, c'était un désir en tout temps, à toute épreuve. Parce que Solal faisait partie de moi. Il avait gagné un morceau de mon coeur à jamais et y avait apposé son initial comme une évidence. Indélébile. A vif. « Il n'y a qu'un seul maître : il s'appelle Yoda. Disons juste que tu es une experte dans la compétence de gobage de bonbons jetés. Comme dans les Sims. » je levais les yeux au ciel en me dirigeant vers ses bras grands ouverts. Il était mon phare dans la nuit et sa lumière m'éblouissait autant qu'elle m'attirait. Je n'avais pas besoin de réfléchir. Parce que je savais que le chemin jusqu'à celui serait simple. Notre amitié était pure et cristalline, loin des ronces qui entouraient la désinvolture de Vince. J'imaginais sa bipolarité, pour l'excuser de son comportement. C'était devenu un automatisme. L'excuser. Mais tout fini par s'essouffler. Même la naïveté de l'amour enfantin. Un jour, nous allions devoir grandir. Bien ça tombe. Yoda mon second prénom est. Téléphone maison je dois. soufflais-je en levant le doigt en l'air Me juges pas, j'ai mélangé. En même temps, j'suis certaine qu'ils sont d'la même famille je riais contre la parois de son coeur. J'enroulais ses mèches folles autour de mes phalanges, suivant la courbure de ses frisettes. « Justement, trop de beauté en toi. Faut t'enlaidir pour venger toutes les moches de la planète ». je riais en laissant l'oiseau s'envoler de ma cage dorée. Il déployait ses plumes jusque dans la cuisine avec une maladresse attendrissante. Penses-tu. J'en ai rien à foutre des moches de la planète. Je me préoccupe juste de toi soufflais-je en lui faisant un clin d'oeil, formant un coeur du bout des doigts, ironique. Solal était aussi beau que l'étoile du firmament. Ses boucles dansaient dans le vent. Son teint sentait bon le soleil et l'obscurité de ses prunelles étaient réconfortante. « On perd tous les gens qu'on aime. C'est comme ça, c'est l'ordre des choses. Arrêtes d'avoir peur Rom's, et profites des moments que tu as avec lui. » je fronçais les sourcils. Dans mon monde à moi, tous le monde était éternel. Immortel. Je ne voulais pas perdre les êtres aimés, mais il n'avait pas compris. Je ne savais pas si j'étais censé l'aimer, lui accorder ma pleine attention à lui aussi. Est-ce que je devais prendre le temps d'avoir peur pour lui aussi ? Ma relation n'était pas des plus anodine. Mon père s'était muet dans un silence aussi douloureux que celui d'Andrea. J'avais été la seule à émettre un son durant toutes ces années. Maintenant, le silence me faisait peur. Il pouvait être calme et apaisant pour d'autres, mais il était angoissant pour moi. Est-ce que tu penses que c'est normal qu'une part de moi, ne soit pas triste. Parfois je me dis. Qu'est-ce-que ça va changer à ma vie ? Mais l'instant d'après je pense à mon enfance. Il était bien avant. avant que ma mère ne meurt à mes huit ans. Je me redressais pour aller au comptoir et goûter à mon thé. Le sujet avait dévié vers Vince. Notre ami. Mon meilleur ami. Mon amant. Mon amour. J'en ai marre de laisser le temps au gens. D'faire passer leur bonheur avant le mien. Je crois bien que j'ai le droit à ça moi aussi. Mais j'me confond avec les tourments des autres. J'ai l'impression d'être une bombe à chiotte. Je masque la détresse, mais personne masque la mienne. Putain Sol. J'suis une bombe à chiotte à lavande. Et j'suis bientôt vide. J'ten pris. J'suis pas prête. Va pas faire caca je bombais les lèvres, levant les yeux vers lui, exaspéré par mes propres métaphore. Les ravages de l'opiacé. Des herbes folles du cannabis. Ses bras autour de mon cou. Son baiser sur mon front. Il était devenu la bombe à chiotte je souriais aussitôt en regardant ses cheveux. « J'en ai marre, vires moi ça je t'en prie... » j'attrapais sa touffe en la tirant un peu. est-ce que je suis censé t'faire signer un papier comme quoi tu renonces à toutes poursuites pour entrave capillaire ou tu me fais confiance ? demandais-je en le faisant s'asseoir sur une chaise, les deux mains sur ses épaules. Je préfère quand même te prévenir, j'ai jamais été de celle qui arrivait à découper sur les pointillés alors .... je tenais sa mèche entre mes doigts, le ciseaux hésitant, mais son sursaut de conscience déclencha un geste automatique. Je fermais les lames.
Les cheveux tombaient au sol.
Le chewing-gum aussi.
Mais la différence était flagrante.
Peut-être que tu devrais rester comme ça. Tu pourrais lancer une mode. dis-je en penchant la tête sans oser lui montrer le résultat.
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# Re: Poca, look at your hair. You really don't look like someone who's good at sex (Solal)
message posté Lun 26 Déc - 17:29 par Solal D. B. Fitzgerald
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Solal D. B. Fitzgerald + Romy J. Teller

✻✻✻ Wilson ne m'avait pas encore emporté car certaines personnes l'avaient défié. Certaines personnes n'avaient jamais cessé de le combattre quand bien même j'avais abandonné. Juliette n'avait jamais cessé de combattre, elle avait puisé le courage dans son amour maternel et étais parvenu à me garder en vie; alors même qu'elle se vidait de toute énergie, de tout bonheur. C'est pour nous préserver que je suis parti. Pour préserver ce lien unique qui s'était tissé avec les années. Avant d'arriver à Londres, je n'avais quitté ma mère qu'une semaine pour rencontrer mon père. Même lorsque Wilson me contraignait à rester à l'hôpital des semaines durant, ma mère était toujours là, endormie et tordue dans le fauteuil de ma chambre. Et tous les soirs, elle négociait pour rester auprès de son fils. Sa merveille. Sa vie. Ma mère ne m'avait jamais quitté, mais moi j'avais fini par l'abandonner. Nous parvenions, de temps à autres, à nous voir. Elle venait de Paris, et passait quelques jours chez moi. Mais c'était rare. Et je ne faisais rien pour qu'elle me revoit. J'avais peur. J'avais peur d'avoir trop changé, j'avais peur qu'elle ne reconnaisse plus son enfant. J'avais peur que la maladie ai pris le dessus. Et je savais qu'elle serait la première à le voir. Romy, Vince et Camille étaient habitués à me voir tantôt mal, tantôt bien. Et j'avais l'habitude de leur mentir. De prétexter la fatigue lorsque les tremblements se faisaient trop prononcés. D'accuser les médicaments pour justifier mes ébats quotidiens et différents. J'avais besoin de combler le vide que créait la maladie. Elle me vampirisait. M'enlevait l'espoir, la force, la joie. Et il ne restait qu'un masque, que mon instinct de conversation contrôlait à la perfection, dans une danse mécanique et légère. J'étais un diamant brut, mais un diamant brisé. Mais parfois, parfois je parvenais à briller. Je parvenais à briller lorsque d'autres diamants bruts étaient à proximité. En présence de Romy, je brillais. Réfléchi par l'oeil admiratif et sincère qu'elle posait sur moi. Je vivais à travers elle. Je vivais grâce à elle. Ma Romy, tu as remplacé Juliette... Juliette. Juliette, et non maman, parce que son prénom était devenu presque divin à mon oreille. Si je croyais en une force surnaturelle et divine, alors je croirais en Juliette. Et en Romy. En ces femmes aux coeurs purs qui aiment et ne comptent pas. La perdre, rien qu'un instant serait inconcevable. Car j'ai besoin de ta lumière pour exister. Pour briller. Pour me guider. Sa petite voix résonna à mes oreilles et je souriais. Débile. J'ébourriffais ses cheveux et riais aux éclats : « T'es deb's ma pauv' 'tite (j'parle comme mon grand pa Fitz). Moi j'pense que c'est Stitch qui est de la même famille que Yoda... Je méditerai là-dessus. » Annonçais-je d'un air solennel, sourcils froncés, en me touchant le menton. J'apportais ma bière à mes lèvres et vérifiais que celle de Romy soit ouverte. Elle l'était. La beuh et la mémoire, mauvais bail. Elle se préoccupait de moi? Mais j'allais bien. Je la regardais sans comprendre, et soudain, je me rendis que je ne savais plus de quoi on parlait. Je grimaçais et lançais : « Pourquoi on parle de ça? » Je n'avais aucune envie de parler de moi. J'allais bien. J'essayais, du moins. Je détournais le regard et bus une nouvelle gorgée de bière. Doux nectar.
Romy, l'air de rien, se confiait. Les paternels. Toujours une galère. Je soupirais et regardais le sol. Je n'étais pas un bon conseil en matière de relation père fils. J'avais eut un père, un jour. Quelques instants. C'était si loin. Si loin que je ne m'en souvenais pas. Je l'avais juste perdu en route. Ou du moins, il s'était perdu. Je relevais les yeux vers elle et répondis :« C'est normal que tu ressentes ça Romy. Il a été absent si longtemps, tu es habituée à ce qu'il ne soit juste pas là. Mais tu ne sais pas ce que ça fait lorsqu'il n'existe pas. J'ai longtemps considéré Léopold absent, mais... Mais maintenant, c'est comme s'il n'avait jamais existé. Car il n'a jamais accepté d'être mon père, à moi... » Je baissais les yeux. Mon coeur s'était comme brisé à ces mots. Il n'y avait qu'avec elle que je parvenais à dire tout ce que je ressentais. C'était aussi pour cela que je l'aimais autant. Elle était une âme soeur, une âme complémentaire. Le Ying de mon Yang, ou l'inverse. Je n'ai jamais su faire la différence. Elle était le bouton qui démarrait le mécanisme. Le rayon de soleil qui réveillait la fleur. Avec Vince et Camille, c'était différent. C'était fraternel. Physique avec le premier, chimique avec le second. Ils formaient à eux trois mon théorème parfait. Pourtant il y avait des ratés. Des fractures. Ils se désintégraient. Et devenaient des bombes à chiottes. « Voilà une bonne idée de cadeau. » Je lui adressais un grand sourire. Fier de ma connerie et la pris de nouveau dans mes bras. « Je vais te recharger t'inquiètes pas, à coup de bière, de pizzas, de blagues et d'Austin Powers. Le laisse pas te détruire. Vince est un abruti, il est lent, il est lent à comprendre. Je le sais parce que je suis comme lui. Ton bonheur c'est lui, alors kidnappe le, et dégraffe le soutif. Tu sais qu'il y resistera pas. J'dirai pas que j'crois aux contes de fées, mais si je m'y mettais à y croire, je croirais en Vince et toi. J'adore Camille, mais c'est pas le mec qu'il te faut. Peut-être qu'un jour lui et moi on se rendra compte qu'on aimerait... Tu vois quoi. Tester ensembles.... Euh.... Non en fait j'pense pas non. Mais bref, il s'en sortira sans toi, et Vince ne trouvera jamais aussi bien que toi. » Je me rendis compte à ma grande suprise que j'avais été capable de la conseiller, alors que je ne parvenais pas à m'auto-conseiller. Je puisais la force chez mes amis.
Je passais une main dans mes cheveux. Foutu chewing-gum. Suite à mes supplications, Romy tira ma touffe. Poursuite pour entrave capillaire? Je fis de gros yeux. Je n'étais plus sûr de vouloir faire cela. Les pointillés? Mais quel boulet était incapable de découper droit? Je levais des yeux affolés vers elle et enfouis ma tête dans mes mains, en repliant mes jambes sur moi-même. Pas mes cheveux. Cette chose que je contrôlais tant. Tantôt fougueux. Tantôt sauvage. Plaqués. Ou en cascade ébène. J'entendis le bruit désagréable de la sentance finale et je sentis une larme rouler sur ma joue. « Au revoir, compagnons d'un tiers de vie. On se retrouvera dans une autre vie. Veillez bien sur vos compagnons toujours au combat. Bisous bisous. Solal Gabriel De Beaulieu Fitzgerald, Premier, unique et dernier du nom. » Je levais dramatiquement les yeux vers Romy et levais les bras, en signe d'impuissance.  « Montre moi la créature informe que je suis devenu. De ta main! » L'accusais-je en la pointant du doigt. Sans grande conviction je plaquais mes mains sur mes cheveux meurtris pour essayer de sauver l'honneur. En vain. Et l'obscurité s'imposa face à moi. Plus de cheveux. Plus rien. DISPARUS. Que des trucs flasques informes.  « Mais c'est quoi çaaaa?!!! Mes beaux cheveux... Achèves. » Les larmes roulaient sur mes joues. Ce n'était pas du cinéma, c'était sincère. C'était quelque chose qui s'en allait. Quelque chose qu'on me retirait. Et c'était une main aimante qu'il me l'ôtait. Ironie tragique. Mes cheveux avaient été la seule chose que la maladie ne m'avait pas ôté. Quand bien même j'avais suivi de lourd traitement, mes cheveux n'avaient pas été endommagés. Je ne voulais pas les couper, je les contrôlais, je contrôlais le choix de les laisser pousser. Je pouvais m'y cacher. J'étais ridicule. Romy n'allait pas me laisser dans un tel état. Alors je me redressais et la laissais finir, en silence. J'essuyais mes larmes d'un geste brusque et écoutais chaque cliquetis de la paire de ciseaux. Il n'y avait pas pire torture.

Bonus:
 
✻✻✻
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# Re: Poca, look at your hair. You really don't look like someone who's good at sex (Solal)
message posté Mar 4 Avr - 4:20 par Romy J. Teller

The rainstorm and the river are my brothers the heron and the otter are my friends And we are all connected to each other. Okay i'm so high bro. + L'élégance de son prénom était rare. La pureté de sa beauté l'était aussi. Il était l'innocence naïve du petit garçon. Celui qui s'accroche à ses rêves éphémères. Je voulais longer les traits de son visage anguleux et lui dire que tout irait bien avec l'honnêteté éternelle. Mais je ne pouvais pas. Wilson était coriace. Wilson était une pute. Solal était de ceux qu'on voulait garder sous son aile à chaque instant de sa vie. De ceux qu'on ne veut pas perdre. Et Wilson en avait fait son pantin. Elle s'était accrochée à lui avec la force téméraires des enfers. Elle le consumait, consommait à chaque seconde. Et lui perdait sa vitalité enfantine sous le joug de cette putain de maladie. J'aurais aimé la voir. Lui faire goûter la saveur de mon poing. J'étais prête à me battre pour lui, d'ailleurs je le faisais déjà mais par moment, lui baissait les bras. Il se jetait sur le sol du ring, pour entrer dans l'ignorance. Les jours semblaient être des secondes lorsque nous les passions ensemble. Je savourais chaque instant sans penser qu'ils étaient les derniers. Parce que j'étais naïve moi aussi. Et je ne voulais pas voir la vérité en face. Je ne voulais pas voir les ravages de la vie sur son corps endoloris. Solal était mon soleil. Il brillait. Alors je fis glisser mes lunettes de soleil sur mes yeux. t'es trop beau. Je deviens aveugle « T'es deb's ma pauv' 'tite (j'parle comme mon grand pa Fitz). Moi j'pense que c'est Stitch qui est de la même famille que Yoda... Je méditerai là-dessus. » je plissais les yeux l'espace d'une seconde. Sa théorie ne me plaisait pas. Je secouais la tête en posant mon index contre ses lèvres afin de lui intimer le silence Tu dis des bêtises. Yoda est vert. Sticht est bleu. A moins que la mère de Stitch s'est tapé le grand schtroumpf entre trois coup de sabre laser. Puis sérieusement. S'tu médites. Tu vas passer la soirée aux chiottes. J'ai oublié mon masque à gaz. Evites. mes doigts se crispaient contre ses épaules pour le faire asseoir sur le tabouret. Edouard aux mains d'argent. La connerie. Je m'appelais pas Edouard et le seul argent que j'avais au bout des doigts était la couleur de mon vernis à ongle. La discussion prenait des sentiers brumeux. Nos paternels n'étaient pas source de lumière et d'amour. Ils brillaient juste par leur absence. Je l'écoutais sans vraiment l'écouter. Parce que les images de mon enfance s'élançaient en boucle dans mon esprit comme un vieux film des années 30. Nous avions était heureux lorsqu'elle était encore là. Les plus heureux. Mais lorsqu'elle était parti aux cieux, se couvrant de son plaid nuageux, la bande du film avait brûlé sous l'éclat de la lune. « C'est normal que tu ressentes ça Romy. Il a été absent si longtemps, tu es habituée à ce qu'il ne soit juste pas là. Mais tu ne sais pas ce que ça fait lorsqu'il n'existe pas. J'ai longtemps considéré Léopold absent, mais... Mais maintenant, c'est comme s'il n'avait jamais existé. Car il n'a jamais accepté d'être mon père, à moi... » je haussais une épaule en attrapant sa bière pour en boire une gorgée et la lui rendre avant qu'il ne râle. Bien entendu avant de la poser entre ses mains, je l'avais secoué et la mousse roulait sur ses mains comme la lave du volcan en éruption. Fais gaffe. ça brûle Bien sûr que si Poca. Je le sais. Il était là mais n'existait pas. C'est pire. Puis maintenant il se réveille parce que l'autre abrutie d'Alba a fait son apparition. Est-ce qu'on était pas suffisants Andrea et moi pour qu'il s'donne le coup de pied au cul de sa vie ? Puis tu sais quoi. J'ai plus envie d'parler d'ses abrutis. Ils sont cons. On est extraordinaires toi et moi. On a tous une famille qu'on ne choisis pas. Mais heureusement qu'il y'a l'autre. Celle que nous créons. Et j'trouve que la notre est plutôt pas mal. T'as vu l'cul d'la mama. J'ai fais des squats !   je posais un baiser sur sa tempe avant de couvrir son visage de son pelage brun. Puis arrêtes d'parler comme grand pa Fitz. Tsais bien que ça m'excite soufflais-je avant d'éclater de rire.
« Je vais te recharger t'inquiètes pas, à coup de bière, de pizzas, de blagues et d'Austin Powers. Le laisse pas te détruire. Vince est un abruti, il est lent, il est lent à comprendre. Je le sais parce que je suis comme lui. Ton bonheur c'est lui, alors kidnappe le, et dégraffe le soutif. Tu sais qu'il y resistera pas. J'dirai pas que j'crois aux contes de fées, mais si je m'y mettais à y croire, je croirais en Vince et toi. J'adore Camille, mais c'est pas le mec qu'il te faut. Peut-être qu'un jour lui et moi on se rendra compte qu'on aimerait... Tu vois quoi. Tester ensembles.... Euh.... Non en fait j'pense pas non. Mais bref, il s'en sortira sans toi, et Vince ne trouvera jamais aussi bien que toi. » Vince. Camille. Mon coeur était au diapason de ses paroles. La chevelure ébène de mon meilleur ami, son regard verdoyant était tout ce dont j'avais besoin et au fond je le savais. Vince et moi, semblait être une évidence pour les autres. Mais ça ne l'était pas pour nous - pas encore. je soupirais en balayant la conversation d'un hochement de tête. Nous nous étions assez confié pour l'heure. Pour toute une vie. Mes sentiments étaient brouillon et je ne voulais pas m'embrouiller l'esprit avant de tenir les ciseaux. Le chewing-gum avait élu domicile avec toute sa largesse dans ses boucles soyeuses. C'est avec l'hésitation enfantine que je glissais les lames entre le maillage. Puis d'un coup sec je les refermais. Sa vitalité se déversait sur le sol avec allégresse. Mes doigts s'enflammèrent et la passion du créateur s'emparait de mon esprit. Je taillais la haie avec conviction jusqu'à apercevoir les dégâts. Je pris une minute de silence pour déglutir. Miséricorde. Je n'avais pas progressé depuis la petite enfance. Les pointillés n'étaient pas mon fort. Ma vocation n'était pas coiffeuse. J'en avais le coeur net. Solal s'agitait et moi aussi. Rapidement j'allais prendre le scotch sur son bureau pour remettre sa chevelure en place. Pleures pas. Regardes. Ca tient avec du scotch soufflais-je en voyant une mèche tomber. Je la rattrapais au vol pour la coller contre son crâne avec force. J'ai toujours était de celle qui croyait au retour de la coupe mulet. Deal with it. Tu vas devenir une légende du rock.... ou d'la country soufflais-je en penchant la tête. S'tu veux. J'couperais les cheveux de Vince dans la nuit. Il s'en rendra pas compte. J'lui dirais que le ciseau fou l'a scalpé dans la nuit. J'suis persuadée qu'il va y croire et tu ne seras plus seul contre le reste du monde. je hochais la tête en essayant de me débattre, discrètement avec une mèche folle collait à une bande de scotch.  On peut aller à la pharmacie prendre de l'huile de ricin. Ma grand mère m'a toujours dit que ça faisait pousser les cheveux puis c'soir c'est la pleine lune. Tsais ce qu'on dit. C'est l'soir des loups garou. C'pour ça qu'ils ont autant d'poil. T'inquiètes; Tu vas devenir un animal. Par contre compte pas sur moi pour tailler la haie du bas.  mes mots n'avaient pas de sens mais j'espérais le détourner du problème. Wilson et ses cheveux. La seule empreinte d'une victoire contre la vie.  Tu veux un chewing gum ? J'crois que c'était un malabar ...  dis-je en lui tendant la mèche enchewingumenté. si ça peut te rassurer. J'ai collé le tatoo sur les fesses de Vince et il le sait toujours pas.
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# Re: Poca, look at your hair. You really don't look like someone who's good at sex (Solal)
message posté Dim 14 Mai - 9:14 par Solal D. B. Fitzgerald
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Solal D. B. Fitzgerald + Romy J. Teller

✻✻✻ Trop de choses rentraient en compte lorsque je retrouvais Romy. Il y avait la famille, l'amitié, la mort, l'amour. Elle était la celle avec qui je n'avais pas de limites, elle était la seule avec qui je parvenais à parler de tout, sans limites. Parce que sous ses réponses farfelues et ses blagues salaces, elle écoutait véritablement. Elle retenait. Elle guérissait. Elle était précieuse car son sourire suffisait à ôter des poids du coeur. Je secouais brutalement la tête de gauche à droite. Non elle avait tort. E.T ne pouvait être de la même famille que Yoda. Les oreilels, meufs, il a pas d'oreilles E.T. Je claquais de la langue, comme pour montrer mon désaccord et pinçais les lèvres : « Non non. Stitch il est de l'espace, y'a des créatures de toutes les couleurs là bas. Dans tous les cas Yoda a niké la Shtroumphette et ouais ça a donné Stitch, mais E.T il ressemble pas du tout à Yoda. J'ai pas envie de chier, qu'est-ce que tu racontes? » Je soupirais et bus une nouvelle gorgée de ma bière. Romy avait changé de sujet, parlant de son père. Et d'Alba. Elle m'avait quelques fois parler de nouvelle demi-soeur. Vince et moi l'avions même rencontré au mariage de Monsieur Teller, il y a quelques semaines, lors de leur mariage. Mignonne, typée. Mais je n'avais pas eut la tête à draguer, d'ailleurs l'idée ne m'avait même pas traversé l'esprit. Le plus important ce jour là avait été d'être là pour Romy. Elle qui devait prétendre que tout allait bien alors qu'elle avait rêvé des années entière d'être proche de son père. Je soupirais et passais une dernière fois mes mains dans mes cheveux. Elle en profita pour piquer une gorgée de ma bière, et pour la secouer. Je râlais et posais la bouteille pleine de mousse au sol. Quelle chieuse. Mais j'étais habituée. C'était en partie ses idées farfelues que j'aimais chez elle. « J'avoue t'as un sacré boule mon frère. Mais vaut mieux tard que jamais, on va dire... Mais t'as essayé de la connaître Alba? » Je levais les yeux vers elle. C'était facile de lui dire quoi faire alors que j'étais incapable d'aller vers mes frères et soeurs. Mais c'était différent. Moi on m'avait abandonné parce que j'étais malade. On m'avait caché parce que j'étais malade. Mon père avait eut honte de moi, et c'était contenté de dire que je n'étais juste pas là. Que je vivais loin, avec ma mère. J'avais été un grand frère invisible, presque un mythe. Et désormais je les détestais, parce qu'ils avaient eut ce que j'avais toujours désiré. Mais Monsieur Teller aimait ses enfants, il avait été lâche, et stupide. Mais il n'en avait pas eut honte. Je soupirais à nouveau, parce que cette fois, nous nous étions mis à parler de Vince. Je n'avais pas envie de parler de lui. Lui qui avait tenté de nous abandonner alors que nous profitions de la débauche en pleines rues de Londres. C'était un lâche, un traitre. Mais c'était Vince. A mon grand soulagement, elle ne répondit rien. A vrai dire, il n'y avait rien à dire. Alors elle se mit au boulot, et j'écoutais l'affreux bruit des ciseaux. Lorsqu'enfin je me découvris, je me mis à pleurer. C'était immonde. Elle tenta maladroitement de recoller mes bouts de cheveux et je l'empêchais de faire plus de dégâts en hurlant. Je me levais pour échapper à sa prise et me regardais attentivement dans le miroir, à bout. J'attrapais les ciseaux et coupais la touffe en trop, à l'arrière de mon crâne. A l'aveugle. Tant pis, je serai moche quelques temps. Je tournais la tête vers Romy et la fusillais du regard, bras croisés, l'air boudeur. C'était affreux. De grosses boucles brunes recouvraient désormais mon crâne, à endroits irréguliers. Fini la longue chevelure d'ébène. « Plus jamais tu touches à mes cheveux, t'es une vraie plaie putain. Et t'as réussi à passer au CP?! » Je haussais les sourcils, et tout en reniflant, je passais mes doigts dans mes boucles. Le mythe était tombé. C'était la fin d'une légende. Je ne contrôlais plus rien, désormais. Je m'étais offert à Wilson. Je m'étais offert à la vie. Je récupérais ce qu'il restait de ma bière et cherchais un joint à allumer. Lorsque j'en trouvais un roulé dans mon paquet de tabac, je l'allumais et manquais de m'étouffer en entendant les mots de Romy. J'imaginais Vince et son tatouage sur le cul. « Tu m'énerves, je peux pas te faire la gueule plus de deux minutes. Mais j'veux qu'on aille coller des chewings-gums dans les cheveux de Vince et Cam. Parce qu'ils sont cons et que j'veux me venger. » Je tirais longuement sur le joint et tournais la tête vers les bouts de cheveux encore sur le sol. D'une main, je tentais de retirer le dernier scotch que Romy avait laissé dans mes cheveux et je soupirais. Putain de vie de con.
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