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[hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar

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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Ven 13 Jan - 17:25 par Edgar Anderson
Comment ça, Howard lui conseillait de ne plus jamais se teindre les cheveux ? Edgar secoua ses cheveux au vert éclatant en signe de refus.
« Tu n'as aucun goût, protesta-t-il. Je suis sûr qu'elles me trouvent toutes super sexy en vert ! »
La tentative d'Edgar pour blanchir sa cousine sembla à peu près fonctionner.
« Je n'en doute pas, même si au fond, elle fait partie de ta famille, admets que j'ai de quoi me méfier... »
Edgar répondit à son sourire narquois. Effectivement, il ne donnait pas la meilleure image de la famille Anderson. Mais Howard aurait été surpris en rencontrant ses très sérieux parents ou son M. Parfait de frère aîné. Fort heureusement, la partie la plus ennuyeuse de sa famille était restée à Seattle et, n'ayant que de rares et brèves interactions avec elle, il ne l'appréciait que davantage.
« Ceci dit... Tu n'es pas sans savoir que l'ivresse désintègre toute forme d'inhibition et que... Généralement, nos désirs les plus vrais, les plus tenaces ressortent sans qu'on ne puisse... »
Edgar lui jeta son regard le plus vide - "mais qu'est-ce que tu racontes encore" -, et se remit à boire comme pour balayer (ou noyer, en l'occurrence) ce blabla vaguement psychologique et intégralement inintéressant.
« Ouh, je vais peut-être poser un moment mon verre dans ce cas, c'est une fête d' Halloween, j'ai pas l'habitude...
- Tss-tsss-tss, tu te cherches des excuses là ! Je crois que qu'Halloween ait le pouvoir d'augmenter subitement le taux d'alcool des bouteilles... »
Mais maintenant qu'il y pensait, ce serait marrant. Edgar s'égara un instant en rêvassant à un monde parallèle où la bière pourrait passer à 40 degrés du jour au lendemain. Ça ouvrirait de formidables opportunités pour piéger les innocents non avertis.
« Oh mais ceci dit, je ne pense pas que les désirs les plus tenaces de ta cousine soient de me caser ce soir, enfin... J'espère ! Si je dois revivre l'Enfer de Brighton ce soir, achète moi le cercueil le plus confortable de la Maison d'accord ? »
- Je vois que tu envisages l'approche d'une charmante demoiselle avec la plus grande sérénité... se moqua allègrement Edgar. Je veux bien te trouver une boîte confortable, mais je crois que je l'achèterai plutôt chez votre pire concurrent ! Beaucoup plus marrant ! »
Edgar jeta un regard par la fenêtre - couverte de buée à cause de la différence de température - pour voir ce qui se passait à l'intérieur.
T'as peut-être raison sur Candice, on dirait que ses désirs les plus tenaces en ce moment ont plutôt à voir avec l'ange là-bas et comment l'attirer dans ses filets... Hum, ou se débarrasser de lui, en fait, c'est pas clair vu d'ici ! »
Il se détourna de la fenêtre et sortit son paquet de cigarettes. Quitte à se geler dehors, autant en profiter pour s'octroyer une dose de nicotine. Il se servit puis tendit le paquet à Howard.
« Chigarette ? » proposa-t-il, sa prononciation un peu mise à mal par la clope entre ses lèvres.
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mar 17 Jan - 18:42 par Howard Taylor
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« Tu n'as aucun goût. Je suis sûr qu'elles me trouvent toutes super sexy en vert ! »

Edgar Anderson, un modèle de franchise et de modestie. Howard esquissa un sourire derrière son verre en haussant les épaules d'un ai qui se voulait détaché.

« Le plus important c'est d'en être convaincu l'ami ! », taquina-t-il en se rappelant de façon plutôt abrupte combien, imaginer une fille dingue de son meilleur ami, le mettait mal à l'aise. Il avait toujours peur qu'un jour il finisse par trouver quelqu'un et qu'il s'en aille pour de bon en l'abandonnant à son triste sort. Il fallait se rendre à l'évidence pourtant ! Ils ne seraient pas «  Edgar & Howard » toute la vie, et l'anglais sentait que c'était pet-être le moment pour lui de... Sauter le pas avec une femme. Avec celle qu'il épouserait, forcément, pas n'importe qui ! Enfin... Si, si, n'importe qui en somme. Cette idée lui effleura  peine l'esprit qu'il frissonna de toute son âme, et le froid n'avait rien à voir là-dedans. Il avait pourtant prévenu Edgar, si un individu avait ce soir dans l'idée de le séduire, il faudrait abréger ses souffrances aussitôt !

« Je vois que tu envisages l'approche d'une charmante demoiselle avec la plus grande sérénité...  »

En toute objectivité, cette remarque aurait pu être amusante considérant l'auto dérision du brun, mais c'était comme si les mots lui avaient arraché les tympans.

« Hum. Comme si j'avais la moindre chance à côté de toi.. T'es un genre de parasol géant qui plonge dans l'ombre tout concurrent potentiel ! », et Howard avait déjà vu son ami à l’œuvre, il ne mâchait pas ses mots !

« T'as peut-être raison sur Candice, on dirait que ses désirs les plus tenaces en ce moment ont plutôt à voir avec l'ange là-bas et comment l'attirer dans ses filets... Hum, ou se débarrasser de lui, en fait, c'est pas clair vu d'ici ! »

Cette fois, Howard rit franchement.

« Aaaah ! C'est un ange finalement ?! Au beau milieu de ma panique de tout à l'heure, j'ai quand même eu le temps de me questionner sur son costume ! », se moqua Howard sans retenue.

« Chigarette ? », proposa son acolyte en allumant la sienne. Fallait pas lui demander ça ! Un vice qu'il n'avait pas envie d'abandonner. Howard acquiesça en s'emparant du même coup une clope du paquet. Il tira quelques coups et reprit :

« Hum, en plus je pensais qu'il était "de la jaquette" lui, non ? », questionna Howard en se basant sur aucun argument flagrant ou pertinent pour appuyer sa théorie. C'était d'autant plus mal venu d’insinuer quelque chose comme ça considérant son propre costume.


« Qu'est-ce que tu en dis ? Je suis prêt à parier ! »
, parier c'est pécher Howard...
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Ven 3 Fév - 23:23 par Edgar Anderson
« Hum. Comme si j'avais la moindre chance à côté de toi.. T'es un genre de parasol géant qui plonge dans l'ombre tout concurrent potentiel ! »
Edgar eut une moue dubitative. C'était peut-être vrai quand il était arrivé à Londres, mais cela faisait maintenant quelques mois qu'il côtoyait la plupart des invités de ce soir - parmi la jeunesse riche, branchée et fêtarde de la ville, on retrouvait toujours les mêmes têtes.
« A vrai dire... Pas mal des filles de ce soir me connaissent trop pour que mon charme fonctionne encore » confessa Edgar, ouvertement désappointé.
Il avait mis une légère inflexion sur "connaissent" qui sous-entendait l'interprétation biblique du mot. Enfin pour être honnête ça ne concernait qu'une partie de celles avait qui il avait grillé ses chances - les autres étaient celles qui avaient dû consoler les plus naïves parmi les premières. Bon, peut-être qu'avec un effort il pouvait les séduire à nouveau - Edgar était un embobineur-né -, mais justement, le fait qu'il y ait un effort à faire le dissuadait pour le moment.
Même s'il était dehors, Edgar gardait un oeil curieux sur le déroulement de la soirée. Rien de croustillant pour le moment, si ce n'était Candice qui passait un temps suspect en tête à tête avec le champion du déguisement raté de la soirée. (Howard avait l'air d'accord sur ce dernier point, d'ailleurs.)
« Hum, en plus je pensais qu'il était "de la jaquette" lui, non ? »
Edgar marqua une pause interloquée avant de se mettre à rire.
« De la quoi ? ... J'ai pas entendu ça depuis le quinzième siècle au moins ! »
Il ne se lasserait jamais du vocabulaire désuet d'Howard. De toute évidence il n'y avait pas que son costume qui venait d'un autre temps... Peut-être que c'était vraiment un vampire séculaire, en fait.
« Qu'est-ce que tu en dis ? Je suis prêt à parier !
- Hmmm... » répondit Edgar en exhalant un long souffle de fumée.
Il coula à nouveau un regard à l'intérieur, des fois que l'ange ait au-dessus de la tête un grand panneau clignotant renseignant ses préférences sexuelles.
Malgré son enthousiasme irrépressible et débridé dès que le mot "pari" était prononcé, ce coup-ci Edgar ne se rua pas sur l'occasion. En fait, jamais il ne se risquerait à vérifier personnellement. Il était encore traumatisé de s'être fait traiter de pédé à Brighton et il ne laisserait plus JAMAIS quelqu'un penser un truc pareil de lui. Mieux valait rester loin de ce genre d'histoire.
« Compte pas sur moi pour aller vérifier... » grommela-t-il finalement, de la répulsion plein la voix.
Ceci étant dit, pour une fois il pouvait bien laisser quelqu'un d'autre trancher le pari. Sa réticence se mua en sourire de défi.
« Mais ok, pari tenu ! Prouve-le et si tu gagnes... »
Avec n'importe qui d'autre Edgar aurait pu parier en kebabs ou en tournées pour leur prochaine descente au bar mais là... Il haussa les épaules avec désinvolture.
« ... C'que tu veux. »
Son air de défi s'amplifia. Il ne s'attendait pas à ce qu'Howard fasse quoi que ce soit, mais c'était marrant de le provoquer.
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Sam 4 Fév - 17:53 par Howard Taylor

   
Edgar & Howard

   
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« A vrai dire... Pas mal des filles de ce soir me connaissent trop pour que mon charme fonctionne encore » avoua son meilleur ami d'un air quelque peu blasé.

Howard leva les yeux au ciel en affichant un très léger rictus d'affliction.

« Oui... Je suppose que tu les as toutes vues de très près... », marmonna le brun en désignant d'un geste de tête un groupe de filles à travers la vitre. « Franchement, c'est pas lassant, à force ? », demanda sèchement Howard en s'étonnant du mépris inopiné qui venait de couvrir son intonation. Heureusement, la conversation se concentra sur un autre membre de la famille, à savoir Candice, sa cousine, ou plutôt le charmant petit angelot qu'elle essayait de séduire. Il avait l'air très gentil ce type après tout, mais selon l'anglais, il risquait de rester impassible face aux avances de la jolie blonde, puisqu'il devait être « de la jaquette ». Edgar pouffa d'un rire sonore avant d'interpeller l'hypothèse d' Howard sur les préférences sexuelles de notre cher ami l'Ange Gabriel !

« De la quoi ? ... J'ai pas entendu ça depuis le quinzième siècle au moins ! »

Howard s'esclaffa à son tour face au visage complètement interloqué du blond. Enfin quoi, ça se disait plus « de la jaquette » ? Fallait vraiment qu'il sorte davantage...

« Hum ! », entama l'anglais en tirant sur la fin de sa cigarette, avant de commencer sa phrase dans un nuage de fumée.

« Ben quoi encore ? Si je ne m'abuse, je suis à peine plus jeune que toi, tu n'as aucune excuse pour ne pas utiliser cette expression tout à fait... Appropriée ! », puis comment devrait-il qualifier une telle abjection ? Il tourna le dos à Edgar, et le plus discrètement se signa d'une croix, feignant d'écraser son mégot au sol. Un dernier regard en direction de l'intéressé avant de rejoindre la soirée qui battait son plein. Franchement, les orientations sexuelles des gens était la dernière chose qu' Howard voulait connaître de manière générale mais ce soir, la ridicule once de commérage qu'il entretenait en secret brûlait de curiosité. Il commençait à voix basse à réfléchir au meilleur stratagème pour assouvir cet intérêt plutôt malsain, quand Edgar pris la parole.

« Hmmm... Compte pas sur moi pour aller vérifier... Mais ok, pari tenu ! Prouve-le et si tu gagnes...», entama Edgar avec un léger sourire fumant sur le coin des lèvres. Le genre de rictus qui rendait Howard fou d'avidité, celui qui appuyait sur le déclencheur. Le fameux « Cap ou pas cap » excitant auquel il n'avait jamais eu droit plus jeune. Il attendait de pied ferme la récompense présumée, sans réellement penser une seule seconde à l'acte qu'il devait commettre pour avoir sa réponse.

« ... C'que tu veux. »
, lâcha le blond d'un air affreusement détaché. Howard arqua un sourcil avant de les hausser tous les deux. Il dévisagea son ami et mordilla sa lèvre pour court-circuiter un embryon de sourire taquin.

« Intéressant... », avoua-t-il alors que la première image qui lui vint en tête était celle d' Edgar récitant à tue-tête une tirade d' Othello en plein cœur de Londres... Il pouvait sûrement trouver plus excitant que ça, mais l'idée simple de pouvoir une fois dans sa vie décider d'un acte que ferait Anderson, c'était inespéré !

« Tenu ! », s'exclama-t-il plein d'entrain en oubliant presque de quoi il s'agissait. C'est seulement en entrant dans le salon bondé qu'une peur saisissante gravit son corps entier depuis la plante de ses pieds jusqu'à la racine de ses cheveux. Il déglutit en apercevant la cible qu'il devait confronter et se demanda comment il allait bien pouvoir s'y prendre pour que l'ange crache le morceau (si tenté que le fait soit avéré), alors qu'il n'arrivait même pas à saluer un inconnu au hasard dans la pièce. Il expira longuement pour se concentrer et chasser le lourd poids de l'angoisse qui l'étranglait un peu plus à chaque respiration.

« S'il m'en roule une, je te jure que tu me le paieras très cher, Anderson.»


Un dernier regard vers Edgar, visage strié d'excitation et d'hilarité, une grosse lampée de whisky et en avant vers Candice et L'AUTRE. Il se planta en deux temps trois mouvements devant les deux qui discutaient.

« S- Ah, salut... ! », bredouilla-t-il dans un geste de main totalement imprécis et maladroit. Il s'adressa au type dont le regard bleu lagon lui transperça le front.

« Je... Enfin, je ne crois pas que nous ayons été bien présentés tout à l'heure... », typiquement de la jaquette cette phrase Howard, nickel ! Il lança un regard furtif à Edgar derrière l'épaule de l'ange qui souriait calmement.

« Je... », bredouilla le brun en faisant surtout bien attention de ne pas tendre sa main trop loin, pour ne pas donner à son interlocuteur l'idée de la prendre dans la sienne pour faire connaissance. Cette simple idée lui donna un désagréable frisson dans l'échine.

« Je m'appelle Howard, donc, je suis... L'ami du cousin de... Candice ! », il suait à grosses gouttes derrière son maquillage ridicule. C'était comme si tous les regards lourds et curieux de l'assemblée s'étaient tournés vers eux pour observer la scène.

« Comment tu... Comment tu t'appelles déjà ? ». Quand l'intéressé répondit qu'il s'appelait Garrett, Howard hocha la tête, faussement satisfait, et complètement mal à l'aise et en cruel manque d'éloquence, il se rua dans les jupons d' Edgar. Il s'éventa vivement avec sa main droite à travers la grosse collerette de sa fraise en dentelle et souffla bruyamment.

« Seigneur, je suis nul... Comment je peux faire, hein ? Il doit me prendre pour un demeuré... »
, s'affligea Howard en grimaçant quand Garrett lui lança un regard amusé au loin.
   
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mar 7 Fév - 11:51 par Edgar Anderson
Contre toute attente, Howard n'hésita pas.
« Tenu ! »
Edgar le regarda se ruer à l'intérieur avec un début de sourire amusé. Oh... Ça allait être intéressant. Il suivit le mouvement et rejoignit Howard dans la chaleur et le brouhaha du salon. Hum, l'anglais avait sérieusement pâli maintenant, ça se voyait même sous le maquillage.
« S'il m'en roule une, je te jure que tu me le paieras très cher, Anderson.
- Mais ton pari sera incontestablement gagné... La victoire a un prix », philosopha Edgar dont l'hilarité contredisait le ton docte.
C'était d'autant plus facile de se moquer de la situation qu'il n'était pas celui qui prenait le risque. Howard s'avança bravement avec l'expression de celui qui marche vers son destin, et Edgar se positionna stratégiquement pour ne rien perdre de la scène qui allait suivre.
Le volume sonore ambiant ne lui permit pas d'entendre l'échange, mais il vit bientôt revenir un Howard dans tous ses états.
« Seigneur, je suis nul... Comment je peux faire, hein ? Il doit me prendre pour un demeuré...
- Mais non, mais non... » assura machinalement Edgar - avec une notoire absence de conviction.
L'ange avait regardé Howard s'éloigner, manifestement perplexe. Bon, il allait falloir revenir à la charge si Howard espérait gagner son pari.
« Au moins tu as attiré son attention... »
Et pas que. Candice aussi s'était retournée, mais c’était Edgar qu'elle regardait - non sans insistance. Elle avait un véritable talent pour détecter quand son cousin avait un mauvais coup en tête. Néanmoins cette fois, Edgar lui répondit d'un air innocent avec la plus grande bonne foi.
« Bon... Comme je suis sympa, je vais t'aider. »
Edgar les dirigea tous les deux vers le couloir, histoire d’être un minimum à l'abri des regards. Il n'avait pas envie de partager ce qu'il allait donner à Howard avec le reste de la salle, et il connaissait assez les invités pour savoir qu'un certain nombre d'entre eux serait pourtant ravi par l'occasion.
Edgar fit émerger de sa poche un petit sachet plastique et l'agita joyeusement sous le nez d'Howard, exhibant fièrement quelques petits cachets multicolores.
« Tu vas voir mec, ça va te donner confiance ! »
D’autorité, il prit la main d'Howard pour y placer un cachet d'ecstasy - le remède universel pour la timidité, l'ennui en soirée, le stress, les réflexions trop poussées... tout, quoi.
« Avale-moi ça, et tu vas être le roi de la soirée ! » promit-il avec un sourire digne du chat du Cheshire.
Edgar ne manqua pas de se gratifier lui aussi d'une pilule. Malheureusement il fallait un peu de temps avant que ça fasse effet. Mais bon, en attendant ils pouvaient toujours écluser la bouteille de whisky, ça aussi c'était un remède contre la timidité.
Alors que la soirée continuait de battre son plein, une annonce qui tenait plutôt du beuglement domina un instant la musique :
« COOONCOURS DE SHOOOTS ! »
Une poignée d'invités afflua aussitôt près du bar - l'ange inclus, à croire que l'attrait de Candice ne dépassait pas celui de l'alcool.
« Allez, tu as ton occasion de retourner le voir » souffla Edgar en poussant Howard.
Il se mêla lui aussi au groupe de participants - Edgar n'était jamais le dernier quand il s'agissait de faire étalage de sa capacité à boire.
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mar 7 Fév - 16:28 par Howard Taylor

 
Edgar & Howard

 
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« Au moins tu as attiré son attention... », souligna Edgar, optimiste. Pendant qu' Howard leva les yeux au ciel pour s'accabler silencieusement de tous les torts du monde, le blond fut saisi par un élan de générosité.

« Bon... Comme je suis sympa, je vais t'aider. »
, ah première nouvelle, songea Howard en le dévisageant d'un air méfiant. Son ami l’entraîna vers un coin isolé de la soirée, dans le couloir obscur. Pas vraiment rassuré, l'anglais fixa l'hôte sans ciller lorsqu'il plongea sa main dans poche. L'un des avantages d'être ami avec Edgar Anderson, c'était qu'il pouvait engloutir gratuitement toutes les merveilles que recelaient ses poches à malices !

« Tu vas voir mec, ça va te donner confiance ! »
, jura-t-il en brandissant sous le nez du brun un petit sachet comportant un véritable arc-en-ciel de cachetons. Sans qu'il eut le temps de donner son avis, Edgar saisit le poing d' Howard et la pression de sa main semblait souffler « ouvre là de suite ! ». Obéissant, le jeune Taylor contempla longuement le petit cachet légèrement rosé dans le creux de sa main. Howard l'approcha de ses yeux pour admirer le petit trèfle gravé sur la surface du comprimé.

« Avale-moi ça, et tu vas être le roi de la soirée ! »
, affirma-t-il avec un sourire fumant qui n'aurait certainement pas inspiré la confiance de son père. Un léger sourire se dessina sur la bouche d' Howard, il savait bien ce qu'était en train de prendre racine dans sa main. Le cachet semblait le regarder calmement, presque en ronronnant comme un chaton, attendant de pouvoir révéler son potentiel. Le calme avant la tempête...

« Ecstasy », souffla Howard, presque pâmé. Il avait peur de la drogue à proportion qu'il en avait besoin. Il savait pertinemment qu'en avalant ça, il allait cesser un instant d'être Howard James Taylor, c'était comme une promesse, une trêve dans son quotidien chaotique. Il fixait maintenant son ami comme un petit chien fidèle qui venait de recevoir sa récompense. Ce n'était plus vraiment pour gagner son pari qu'il engloutit d'une traite le minuscule morceau d'ecsta, c'était pour souffler un instant et pouvoir regretter amèrement ses actes mais largement plus tard, dans la matinée. Il avala le comprimé et souleva la langue devant son fournisseur pour lui prouver avec un amusement certain, qu'il avait bien avalé la drogue qui ne tarderait pas à se répandre dans son corps. Son ami ne manqua pas de le suivre dans la combine, et enfin, la fête allait commencer pour lui ! Plus de peur viscérale à l'idée d'effleurer quelqu'un, plus de malaise quant à la musique archaïque qui déstructurait ses tympans, plus de honte d'appartenir à ce nom, à ce corps bancal. C'était parti, environ une petite heure à patienter sagement... Sagement ? Pas vraiment !

« COOONCOURS DE SHOOOTS ! »
, hurla un type depuis le salon.


« Allez, tu as ton occasion de retourner le voir »
, encouragea Edgar en poussant son acolyte vers le bar où le fameux ange (présumé homosexuel) tendait le bras pour attraper un shooter.

Howard se pressa lui aussi vers l'endroit où se tenait le concours malgré son ochlophobie qui n'allait plus persister bien longtemps. Il attrapa au vol deux petits verres remplis à ras bord et en tendit un Edgar pour triquer, histoire de sceller le pari qui allait reprendre sur les chapeaux de roues.

« Tu vas être servi Anderson, tu vas être servi... », répéta Howard en faisant la fête à son verre, grimaçant aussitôt. « Brrr, encore une matinée qui va être difficile pour mes méninges je sens... ». En attrapant les deux prochains verres, Howard au lieu de se retourner vers l'américain, tendit le second vers Garrett qui le gratifia d'un geste de tête et d'un sourire sincère.

« Ah ! J'me disais bien que t'étais pas juste le type coincé que tu m'as laissé entrevoir tout à l'heure ! », hurla l'ange qui visiblement n'en était pas à son premier verre. Howard feignit un sourire gêné et se tourna doucement vers Edgar en affichant une moue d'incompréhension.

« Hum... A la tienne ! »
, s'exclama Howard en se faisant violence pour entrechoquer son verre à celui de ce type avec lequel il n'avait pas envie d'être ivre. Quelques minutes suffirent pour que l'alcool à forte dose engourdisse certains de ses membres et surtout, une partie de son cerveau.

Il resta là, planté comme un piquet, jetant de temps en temps des regards à Edgar qui semblait de plus en plus flou. Il discutait avec Garrett sans se souvenir des absurdités qu'il était en train de débiter au hasard. Malgré l'ivresse, il ne savait pas vraiment comment se lancer pour gagner son pari, c'était encore trop surréaliste pour oser ne serait-ce faire un pas supplémentaire dans sa direction.

Soudain, un sentiment d'excitation et de puissance l'envahit. Son cœur accéléra dangereusement la cadence et les muscles de sa mâchoire se resserrèrent d'une façon si radicale qu'il du retirer à mains nues ses crocs de vampire. L'euphorie l'étrangla tout entier, là il était... Le roi, comme l'avait promit Edgar. Il mangeait du bonheur à l'état solide, et chaque particule d'air qui l'effleurait, le transperçait comme une multitude d'orgasmes. Il éclata de rire et s'empara du menton de Garrett.

« Je reviens tout de suite mon ange ! »
, plaisanta Howard en se ruant vers son ami qui semblait lui aussi, commencer à ressentir les effets de la drogue.

« Aaaaaaah ! », hurla-t-il en secouant l'américain. Le contact de ses mains entourant ses avant bras était sensationnel. Il apprécia l'instant en fermant les yeux, le sourire béat, soufflant un gémissement de soulagement. Il fit danser les extrémités de ses dix doigts sur la peau du blond, et ria aux éclats.

« Tu les sens ? Les fourmis ? »
, pouffa Howard dont le visage était ravagé par une expression de pure liesse.

« Prépare-toi à me voir gagner un pari, je serais toi, je commencerai à m'inquiéter pour ton gage ! »
.

 
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mar 7 Fév - 19:43 par Edgar Anderson
Edgar trinqua joyeusement avec Howard avant d'engouffrer le contenu du verre d'un seul mouvement. La brûlure, familière et salvatrice, fusa le long de sa gorge, se diffusa dans son estomac.
Près de lui, Howard relançait sa tentative de socialisation avec l'ange - avec un peu plus de succès cette fois, magie de l'ébriété partagée. Tandis que ces deux-là conversaient (ou plus précisément s'égosillaient l'un sur l'autre, vacarme ambiant oblige), Edgar enchaîna les shooters à bon rythme - ces petits verres, ça se buvait beaucoup trop vite. Maintenant la chaleur dans sa gorge se faisait plus persistante, et il commençait à sentir les prémices d'un décollage imminent.
Tout à coup, un Howard vociférant lui tomba dessus. Secoué comme un prunier, Edgar faillit perdre l'équilibre... Ça y était, il allait s'envoler. Lorsqu'il fut à nouveau assez stable pour focaliser son regard sur Howard, Edgar remarqua que l'anglais était transfiguré par l'euphorie.
« Tu les sens ? Les fourmis ? »
Edgar explosa de rire, parce que c'était la seule réaction appropriée face à ce qu'il ressentait présentement. Des fourmis ? Pire que ça - mieux que ça -, c'était un putain de feu d'artifice tiré dans sa tête, ses membres, sa poitrine... Une explosion scintillante dans tout son corps, et en même temps, une vague qui l'emportait lascivement et le faisait s'élever sur un océan de ravissement. Plus tard, il noterait religieusement le nom du dealer qui lui avait filé cet ecstasy de premier choix. Pour l'instant, il n'avait de pensée pour pas grand-chose d'autre que l'extase montante.
Edgar s'accrocha lui aussi aux avant-bras d'Howard, les doigts ripant sur le tissu de sa veste. S'il voulait embarquer quelqu'un sur cette vague époustouflante, c'était bien l'anglais. Plus prosaïquement, ce maintien réduisait son vacillement.
« Prépare-toi à me voir gagner un pari, je serais toi, je commencerai à m'inquiéter pour ton gage ! »
Edgar rit de plus belle, à gorge déployée, jusqu'à s'en faire monter les larmes aux yeux. S'inquiéter ?! Il n'avait jamais été plus loin de s'inquiéter que maintenant. Il était intouchable, maintenant - intouchable et extraordinairement bien.
Il redressa la tête, tenta d'apercevoir Howard à travers ses yeux maintenant embués.
« Je suis prêt !! » beugla-t-il.
L'anglais avait prononcé le mot magique - pari - et Edgar se rappela pourquoi il était de si bonne humeur en premier lieu.
« Vas-y fonce !! » hurla-t-il avec enthousiasme.
Avec un temps de retard, il remarqua qu'il était toujours fermement accroché aux bras d'Howard. Il lui fallut quelques instants pour se rappeler comment faire pour le lâcher, et réussit finalement à déverrouiller ses doigts.
« Go go go ! » scanda-t-il en poussant Howard vers ce qu'il pensait être la direction de l'ange - mais en fait, il n'en avait aucune idée. Où était le bar, d'ailleurs ?
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Lun 13 Fév - 18:02 par Howard Taylor

 
Edgar & Howard

 
▽ Only a vampire can love you forever
« Je suis prêt !! », hurla Edgar complètement hilare près de l'oreille d' Howard qui, gonflé par une euphorie démesurée causée par la drogue, tenta de s'échapper de l'emprise du blond pour aller accomplir son pari. Ses mains s'étaient refermées sur ses avant bras, c'était comme s'il avait plongé son corps entier dans une piscine remplie à ras bord de ouate tendre et voluptueuse. Incapable de démonter ce stupide sourire béat de sa bouche mal maquillée, il s'éloigna quand même jusqu'à ce qu' Edgar réalise qu'il devait le laisser partir.

« Vas-y fonce !! Go go go ! »
, aboya l'américain plein d'entrain, qui poussait son ami vers Garrett.

En temps normal, Howard aurait sué à grosses gouttes rien que d'imaginer entamer une discussion avec un parfait inconnu, mais les « bienfaits » de la toute petite pilule qu'il avait placé sous sa langue une heure avant, poussaient le jeune Taylor à rompre son quotidien. S'élançant d'un pas aérien vers l'ange, il s'imagina brandir bien haut ses deux majeurs à sa dignité et à ses névroses. Il devait prouver qu'il avait raison, ce type était clairement homo et ce n'était pas la peine que Candice perdre un temps précieux à lui faire la cour. Dans l'état dans lequel il se trouvait, il n'allait pas y aller par quatre chemins. Il se planta devant l'objet du pari avec son air totalement comblé, et lui donna un petit coup d'épaule amical (le genre d'approche qu' Howard n'aurait jamais eu l'idée d'entreprendre!).

« Bien, où on en était dis-moi... ? »
, demanda Howard qui pour la première fois de sa vie, parvenait à moduler une expression aguicheuse sans la moindre difficulté. Quelques regards alentours arquèrent un sourcil en constatant le brusque changement d'attitude de l'anglais, dont celui de Candice qui se tut net devant son intervention.

« Hum... Eh bien je sais pas trop... T'es sûr que tout va bien mec ? Tu planes à 2000 nan ? », et encore, il était loin du compte !

« Comme t'as pas idée... »
, susurra Howard qui avait un besoin irrépressible de toucher tout ce qui l'entourait. Chaque surface, chaque angle droit du décor, chaque main qu'on tendait vers lui.

« Pourquoi tu t'acharnes à donner de l'espoir à cette jeune dame puisque tout le monde sait que tu fais partie de la jaquette ? », demanda Howard qui failli trébucher en étendant son bras loin derrière lui pour attraper un verre sur le buffet. Visiblement, vu la couleur du contenant, c'était encore le cocktail Zombie d' Edgar (vachement meilleur à cette heure-ci).

« Attends, quoi ? », s'exclama  Garrett en se pointant du doigt. Il semblait totalement abasourdit mais se mit à rire discrètement.

« C'est moche de mentir... », taquina Howard en s'avançant sans aucune retenue vers les lèvres fines de l'ami de Candice. Lorsque leurs bouches entrèrent en contact, même pas le temps d'un baiser digne de ce nom que l'ange abattit son poing sur l’œil droit d' Howard.

« Nan mais ça va pas ou quoi ?! »
, hurla Garrett en s'essuyant le rouge à lèvres de Meredith Taylor  qui avait déteint sur un coin de son visage. Howard éclata de rire... C'était bien la première fois de sa vie qu'il réagissait à la violence de cette façon. Il savait qu'il ne pourrait jamais s'y habituer, mais là, deux solutions se présentaient à son incompréhension : soit il n'avait pas frappé assez fort, soit l'ecstasy anesthésiait complètement son corps (plus probable). Il revint vers Edgar avec la même démarche qu'à l'aller, et se tint les côtes tant il était hilare.

« Encore un refoulé ! »
, pouffa-t-il. C'était l'hôpital qui se foutait de la charité, mais puisqu'il était trop stone pour s'en rendre compte, autant accabler les autres de ses propres vices !

« Viens ! Viens dehors ! », enchaîna-t-il en s'emparant de la main blanche de son ami. En le tirant vers la baie vitrée, il eut le temps de se rendre compte combien ce qu'il tenait fermement lui faisait du bien. Chaque contact se présentait comme une piqûre de morphine en pleine amputation sans anesthésie. Il tâta la moindre parcelle de peau à disposition : trapèze, métacarpiens, phalanges, ongles, paume... Il soupira comme un marathonien s'écroulant à même le sol après un triathlon particulièrement rude. Aussitôt dehors, le vent vint chatouiller la bout de ses doigts. C'était magique d'avoir la sensation de pouvoir s'emparer solidement de l'air. Il lâcha subitement la main d' Edgar car il venait de trouver une autre cible juste en face de lui : un magnifique tronc d'arbre ! Il l'enlaça avec une douceur déconcertante, et commença à pleurer, à rire, les deux à la fois. L’écorce sous ses doigts était une sensation divine, prodigieuse !

A cet instant, un type qui avait l'air déjà bien imbibé « éthyliquement parlant » s'adressa à tue-tête à Edgar.

« Oh Anderson ! C'est d'la bonne qu'il a pris ton pote ! Va-y, joue pas perso, partage un peu frère ! ». A ces mots, Howard se retourna d'un seul coup dans la direction qu'il pensait être la bonne, et hurla à l'intention de ce « charmant » jeune homme :

« Eh ! T'es qui toi pour parler comme ça ? », menaça Howard. Perte de crédibilité totale quand on est vêtu d'un costume de vampire, avec une expression faciale déformée par la joie factice et un énorme coquard qui commençait à poindre tout autour de l’œil.  

« Va jouer va ! »


 
(c) AMIANTE

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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Sam 4 Mar - 10:10 par Edgar Anderson
Dans un monde où chaque pulsation de musique, chaque éclat de lumière, chaque frôlement ressenti, chaque couleur aperçue était fantastiquement exaltant, Edgar suivit d'un regard à la mise au point plus incertaine que d'habitude Howard qui s'élançait vers son pari. Malheureusement, Edgar ne pouvait pas entendre l'échange entre l'ange et l'anglais. Il se serait bien approché aux premières loges pour suivre l'action, mais ça aurait eu l'air encore plus suspect. Il s'apprêtait à aller se chercher un verre pour se consoler, quand soudain il y eut du mouvement. A sa plus grande incrédulité, il vit Howard fondre sur les lèvres de l'ange. Sa mâchoire n'avait pas encore eut le temps de finir de se décrocher qu'un coup de poing fut décoché - pan dans l'oeil d'Howard. Edgar fut agité d'un rire irrépressible qui ne fit que s'accroître lors du retour de l'anglais (manifestement pas dépité d'avoir perdu son pari). Incapable de parler, Edgar se laissa entraîner dehors, toujours secoué de rire au point qu'il arrivait à peine à marcher. Une fois dehors, il s'adossa lourdement au mur pour continuer à s'esclaffer tandis qu'Howard se découvrait une nouvelle conquête sous la forme d'un innocent tronc d'arbre - au moins ce dernier ne répondrait-il pas à ses avances à coups de poing...
« Oh Anderson ! C'est d'la bonne qu'il a pris ton pote ! »
La voix tira Edgar de son bienheureux brouillard d'hilarité.
« Va-y, joue pas perso, partage un peu frère ! »
Frère. Un seul mot pour faire instantanément monter son agacement. Fallait qu'il se calme le zigoto car, comme aurait dit la grand-mère d'Edgar, ils n'avaient pas gardé les vaches ensemble. Edgar avait une idée un peu moins campagnarde pour illustrer sa pensée, mais sa réponse fut devancée par celle d'Howard :
« Eh ! T'es qui toi pour parler comme ça ? »
Moui, ça marchait aussi.
« Va jouer va ! » acheva Howard avec une agressivité inhabituelle.
L'importun jeta un regard presqu'offusqué à Edgar, comme s'il attendait le moindre soutien de ce dernier. Mais l'américain était trop occupé à rire de plus belle et le type fut vexé pour de bon.
« T'as entendu Morrison ? » fit Edgar, ce qui était totalement méprisant parce qu'il savait très bien que ce n'était pas son nom. « Tu veux des Lego ou t'es plutôt Barbie ?  »
Cette fois c'était clair, ils avaient fait sortir "Morrison" de ses gonds. (Pas vraiment un exploit vu le conséquent taux d'alcoolémie du concerné.) Le type s'avança d'un pas, clairement menaçant, mais pas encore décidé sur qui, d'Howard ou d'Edgar, il voulait frapper en priorité. Edgar se redressa du mur contre lequel il s'était graduellement affaissé, au cas où il y ait des coups à prendre - et à rendre, bien entendu. Il ne s'était pas départi de son immense sourire euphorique et continuait de nager dans le ravissement.
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Sam 4 Mar - 18:09 par Howard Taylor

Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever
Ce petit effronté commençait sérieusement à s'échauffer, on pouvait distinguer ses oreilles s'enflammer de colère même à travers la nuit. Le type en question, surnommé Morrison (franchement ça lui allait comme un gant ce nom!), s'avançait d'un pas agressif vers les deux compères.

« Bien, par qui je commence les trous de p*nes ?! », s'exclama Morrison en remontant ses manches comme dans un film d'action. Howard arqua un sourcil, et contint son rire jusqu'à ce qu'il croise le regard d'Edgar qui était encore hilare. Le rire s'empara de lui complètement, et il se fichait si c'était du à l’ecstasy ou au ridicule de la situation, mais ça n'avait pas d'importance.

« Par tous les Saints ! Qu'est-ce qu'il est vulgaire ! », constata à (très) haute voix l'anglais, en replongeant à l'unisson dans un fou rire avec Edgar. Morrisson ft craquer ses doigts et se dirigea vers Howard.

« Bien, tu l'auras voulu espèce de petite tarlouze, c'est toi qui passe en premier ! ».

L'intéressé se rua vers le blond tout titubant, et le visage encore marqué par l'extase et la joie chuchota.

« Edgar nom de Dieu, je crois que je ne me suis jamais battu en duel. OH ! Heureusement que j'ai lu Shakespeare, je sais exactement comment on provoque en duel ! », s'exclama-t-il en prenant une posture de combat particulièrement ridicule. Alors que Morisson faisait ses derniers pas vers lui, Howard fit volte face pour rajouter quelque chose :

« J'vais lui régler son compte ! », dit-il avec détermination alors que le simple fait de refermer ses poings pour cogner lui faisait le même effet que de plonger sa main dans un sac de farine.

« Putain t'en es pas à ta première torgnole on dirait ! », rugit-il en remarquant le bleu qui commençait à se dessiner autour de l’œil du brun. « Tu fais quoi là avec tes petits poings de cocker dressés ? Tu vas faire quoi ? Me sucer le sang ?! ».

Howard eut un haut le cœur et se tourna vers Edgar en pouffant de rire.

« Oh Seigneur ! J'ai eu peur, j'ai cru qu'il allait dire autre chose ! J'ai oublié combien mon costume était terrrible ! », dit-il en se tenant les côtes de rire. La colère de Morrison se décupla en entendant la remarque du jeune Taylor, et il abattit son poing pour frapper de toutes ses forces sur Howard. Aussitôt, les réflexes de ce dernier se réveillèrent et sans réfléchir la moindre seconde, il parvint à contrer les coups. Pour la première fois de sa vie, même si c'était sous drogue, il sentait son sang bouillir dans ses veines, affluer jusqu'à lui donner l'illusion d'être fort, d'être le plus fort des deux dans l'altercation. Il se jeta sur son agresseur et s'allongea de tout son poids sur son corps qui se débattait vivement. Sans réfléchir à ce qu'il faisait réellement, Howard frappa le type en plein visage. Au bout du troisième coup, ses poings étaient couverts de sang et le pire, c'est qu'il ne sentait rien. Le type se mit à supplier en se couvrant le visage.

« Ok mec arrête c'est bon j'suis désolé ! », beugla-t-il, vaincu.
« Réfléchis à deux fois la prochaine fois que tu t'en prendra à Howard James Taylor ! », répondit-il alors que le type s'éloignait en boitillant. Après quelques secondes d'ébahissement et de silence, Howard se tourna vers Edgar.

« … Bah merde alors, je l'ai vraiment défoncé.. », murmura Howard en utilisant un vocabulaire qui ne lui ressemblait absolument pas.


(c) AMIANTE

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