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[hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar

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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Jeu 16 Mar - 14:01 par Edgar Anderson
De manière générale, Edgar était très doué pour titiller autrui et faire s'envenimer très vite une situation qui aurait pu être aisément résolue. Cette fois, force était de reconnaître qu'Howard était en train de se montrer tout aussi bon au jeu de la provocation - et il devint très clair que tout ceci se réglerait à coups de poings et pas autrement. Ça amusait Edgar (mais de toute façon, la liste des choses qui ne l'auraient pas amusé en cet instant était très réduite, si ce n'est vide).
Malgré son exaspérant sourire ravi, l'américain ne parvint pas à susciter plus d'animosité qu'Howard, vers lequel 'Morrison' se lança. Suscitant ainsi plus d'enthousiasme que de frayer chez l'anglais, malgré la position de combat défaillante de ce dernier. Aux premières loges, Edgar continuait de ricaner comme un baleineau, pas du tout alarmé.
L'altercation qui suivit lui fit écarquiller les yeux puis, quand Howard flanqua son agresseur par-terre, pousser des exclamations enthousiastes. 'Morrison', dont l'alcool n'avait pas dissous les derniers vestiges d'instinct de survie, demanda grâce alors que son visage se recouvrait de rouge. Il s'enfuit sous le regard goguenard d'Edgar, qui se sentit obligé de protester, faussement plaintif :
« Héé, t'as pas répondu, Lego ou Barbie ? »
Seule la porte-fenêtre qui claquait lui répondit, quel dommage, il n'obtiendrait jamais cette information capitale.
Edgar se laissa partir en arrière de manière plus ou moins contrôlée pour revenir s'adosser au mur. Il y eut quelques secondes de latence alors que les deux compères réalisaient ce qui venait de se passer.
« … Bah merde alors, je l'ai vraiment défoncé.. »
Il n'en fallut pas plus pour qu'Edgar explose de joie.
« Mais grave ! s'écria-t-il. C'que tu lui as mis ! C'était génial ! »
Il fit quelques pas chancelants pour venir jeter son bras autour des épaules d'Howard, dans une accolade maladroite mais enthousiaste.
« Tu m'as caché des trucs, t'es adhérent au Fight Club c'est ça ? »
Il ponctuait ses paroles de grandes claques joyeuses dans le dos d'Howard.
« Faut qu'on trinque à toi ! » poursuivit-il en levant très haut un toast imaginaire.
Il parut ne remarquer qu'avec retard qu'il ne tenait aucun verre et contempla un instant sa main vide, désappointé.
Avant qu'Edgar ait eu le temps de proposer une opération ravitaillement dans le salon, une furie rose et bleue fit irruption.
« Edgar-Dwight-Anderson, qu'est-ce que tu as ENCORE fait ?! »
Ouuh, Candice n'était pas super contente. Encore un truc amusant. Edgar se mit à rire, tout en clamant son innocence - sincèrement, pour une fois.
« Alors peux-tu m'expliquer pourquoi je viens de voir passer Steven en... »
Elle s'interrompit en voyant les mains d'Howard.
« Vous êtes les pires fauteurs de trouble que j'aie jamais vu ! » poursuivit-elle, incluant tout à coup l'anglais dans ses récriminations.
La seule chose qui la retenait de les mettre dehors était probablement le fait qu'Edgar vivait ici. De son côté, l'américain ne laissait pas ce petit accrochage altérer sa magnifique humeur. De toute façon, une partie de son cerveau était oblitérée par la sensation contre lui d'Howard, qu'il n'avait pas lâché (toute aide à maintenir son équilibre était bonne à prendre, n'est-ce pas).
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Ven 17 Mar - 17:15 par Howard Taylor

Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever
Par Lucifer, que c'était bon de se sentir puissant pour la première fois de sa vie ! Howard, étourdit par la drogue dan ses veines avait lardé de coups ce pauvre type qui voulait juste prendre un peu de bon temps. C'était comme si toute sa rage et toute sa vengeance se donnaient la main pour frapper à l'unisson. Du sang plein les mains et aussi léger que l'air, il se tourna vers Edgar dont le souffle était resté en suspens.

« Tu m'as caché des trucs, t'es adhérent au Fight Club c'est ça ? »

OH ! Howard avait ENFIN la référence cette fois ! Il ne savait qui Diable était le Joker, mais il connaissait le film en question.

« Je ne peux pas en parler, c'est la règle numéro un... », souffla-t-il dans le creux de l'oreille du blond avant d'éclater d'un rire vrombissant qui dût anéantir les tympans d' Edgar. Boh, il n'avait pas l'air plus dérangé que ça puisqu'il trinqua aussitôt en l'honneur du vainqueur avec... Un verre d'alcool imaginaire. Howard approcha les lèvres au cocktail mimé dans la main du blond et bu à sa propre santé, mais cette fantastique beuverie fut de courte durée.

« Edgar-Dwight-Anderson, qu'est-ce que tu as ENCORE fait ?! »
, oups. Visiblement Morison était allé tout rapporter comme une fillette qui se fait tirer les couettes dans une cour d'école.

« Alors peux-tu m'expliquer pourquoi je viens de voir passer Steven en...
», elle s'arrêta net en voyant les mains d' Howard. L’intéressé se tourna alors vers son acolyte et dans un murmure qui se voulait discret (dommage... !), siffla :

« Naaaaaan ! Je suis carrément dégoûté, t'as vu il s'appelle pas Morison le type qui joue aux Barbies »
, ce à quoi Candice le qualifia lui et Edgar, d'être les « pires fauteurs de trouble » qu'elle avait jamais vu. Hum... ça se défendait ! S'appuyant contre le bras du blond qui le soutenait, Howard fit une moue d'enfant contrarié.

« J'lui fais pas dire... Surtout toi, Anderson ! », accusa-t-il en laissant tomber son front brûlant contre sa joue.

« Oh ! », s'exclama-t-il d'un seul coup en reculant légèrement. « Look, si je me colle un peu du sang de... Morison au coin des lèvres, ça fera plus vrai que nature mon costume, nan ? », demanda-t-il sans attendre de réponse, s'appliquant le liquide vermeil autour de la bouche. Il dessina ensuite un smiley (approximatif, le smiley), sur la joue d' Edgar avec l’excédent de sang.

« Tiens, cadeau ! »
, déclara-t-il en tapissant sa fraise en dentelle des dernières traces rouges sur ses doigts.

« Bon... Tu sais, je crois bien que c'est officiel maintenant... Ta famille me déteste, la mienne te déteste, va falloir fêter ça ! J'sais pas comment on se démerde... T'sais on... En fait on est un peu comme, genre, des aimants ! Des aimants qui... Enfin tu vois, entre nous ça roule mais les trucs autour bah... Ils adhèrent pas tu vois ? Miiiince ! En vrai c'est de la physique ! Nous deux, c'est de la SCIENCE ! », s'extasia Howard en en oubliant son vocabulaire chaste et modéré.

« ça... ça collera jamais avec eux. On est bien trop malins pour eux ! »
.


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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Lun 20 Mar - 18:32 par Edgar Anderson
Décidément, Howard était en forme. Edgar le trouvait hilarant, contrairement à Candice qui le regardait avec l’exaspération habituellement réservée à Edgar.
Et parce que recycler c’est important, Howard entreprit de réutiliser le sang que ‘Morrison’ avait laissé derrière lui pour compléter son maquillage vampirique. Edgar y eut droit aussi, quoique pas vraiment convaincu qu’un smiley rouge sur la joue aiderait à identifier le Joker en lui (mais en même temps, se peinturlurer un sourire avec le sang d’un ennemi lui paraissait quelque chose que le Joker aurait probablement pu faire).
Dans l’intervalle, Candice avait tiré une mimique horrifiée puis tourné les talons, ne pouvait apparemment plus en supporter davantage.
« Vous êtes des gros malades », lâcha-t-elle entre d’autres commentaires inintelligibles.
« Bon… Tu sais, je crois que c’est officiel maintenant… Ta famille me déteste, la mienne te déteste, va falloir fêter ça ! » célébra Howard.
Edgar, qui avait surtout retenu les mots ‘‘fêter ça’’, opina joyeusement du chef.
« J’sais pas comment on se démerde… T’sais on… En fait on est un peu comme, genre, des aimants ! Des aimants qui… Enfin tu vois, entre nous ça roule mais les trucs autour bah… Ils adhèrent pas tu vois ? Miiiince, en vrai c’est de la physique ! Nous deux, c’est de la SCIENCE ! »
Edgar fronça les sourcils pour essayer de suivre la métaphore des aimants qui roulent mais n’adhèrent pas, ou quelque chose comme ça, tout en acquiesçant volontiers, gagné par l’enthousiasme contagieux d’Howard.
« ça… ça collera jamais avec eux. On est bien trop malins pour eux !
- Et ils manquent de fer », compléta doctement Edgar, resté bloqué sur cette histoire d’aimants.
Il fallait en revenir à l’essentiel :
« Viens faut qu’on fête ça ! »
Une fois de plus, il entraîna Howard vers l’intérieur – après une brève bataille avec la porte-fenêtre qui profitait de son alcoolémie pour jouer les récalcitrantes.
Maintenant, il faisait (selon Edgar) cinquante degrés et deux cents décibels dans le salon, où le nombre de personnes présentes paraissait avoir doublé depuis la dernière fois qu’ils y étaient passés. Rien de particulièrement dérangeant pour Edgar, qui se mit à dodeliner de la tête en rythme avec la musique.
« É – a ! …gar… Edgar ! »
Cendrillon venait de se matérialiser devant eux. Ou alors c’était Blanche-Neige ? Edgar était nul en princesses Disney. Elle parlait et, entre le bruit environnant, son esprit embrumé et son désintérêt total pour ce qu’elle racontait, Edgar ne discernait pas grand-chose. Dans le doute, il lui adressa un sourire qu’il espérait suffisamment désarmant pour la faire taire – loupé.
« Sarah te cherche », parvint-il enfin à saisir.
Oh.
Quelles étaient les probabilités pour que ce soit la Sarah avec qui il avait couché tellement souvent ces derniers temps qu’elle se prenait désormais pour sa petite amie ?
Bien trop élevées, malheureusement.
À sa décharge, Edgar avait du mal à dormir tout seul en ce moment. Depuis quelques mois en fait, mais plutôt que de remonter jusqu’à l’événement dérangeant qui avait aggravé ses insomnies, il préférait réduire au maximum le temps où il était seul et donc susceptible de réfléchir. Dernièrement, lassé d’enchaîner les soirées en boîte pour se trouver de la compagnie, il avait eu un peu trop tendance à se rabattre sur la solution de facilité qu’était cette jeune femme bien trop charmée pour lui claquer la porte au nez.
« Je vais la retrouver », promit-il pour se débarrasser de Cendrillon/Blanche-Neige.
Après quoi, il se remit à avancer vers leur destination initiale, le bar.
« Mec, faut pas qu’elle me trouve ! », souffla-t-il à l’oreille d’Howard, un brin alarmé.
Même avec la sensation de puissance que lui conférait l’ecstasy qu’il avait avalé, Edgar savait qu’il n’était pas de taille à faire face à Sarah. Elle risquait de le confronter pour une "discussion sérieuse", ou pire encore, de juste lui tomber dans les bras comme s’ils étaient un couple – et Edgar planait bien trop haut pour faire des efforts de gentillesse.
Bien évidemment, deux secondes plus tard, son regard tomba sur elle – difficilement manquable avec son costume clignotant de… Fée Clochette ?
« Changement de cap ! » chuchota précipitamment Edgar, percutant Howard pour les faire disparaître tous les deux dans le couloir.
Apparemment, c’était le repaire de la chope maintenant, avec un certain nombre de couples profitant de l’intimité toute relative du lieu pour faire "plus ample connaissance". Edgar se plaqua contre le mur à côté d’un duo glué par la bouche et tira Howard pour le cacher également derrière eux.
« Tout est sous contrôle », assura-t-il malgré le ridicule de sa situation, obligé de se cacher de sa propre conquête.


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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mar 21 Mar - 11:49 par Howard Taylor

Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever

« Viens faut qu’on fête ça ! », s'exclama Edgar en entraînant son compère à l'intérieur. La température de la pièce aurait sans doute faut faiblir l'anglais si l'ecstasy ne faisait pas son petit effet. Il ferma les yeux et un arc-en-ciel de néons lumineux dansaient sur ses paupières et le sang des veines d'Edgar battait dans sa main moite. C'était du bonheur à l'état solide, loin du froid des tombeaux. Soudain, une princesse de Disney vint troubler son bonheur artificiel.

« Edgar, Sarah te cherche!», oh... Sarah ça sonnait pas comme le prénom d'une autre cousine, vu la tete qu'affichait le "Joker".

« Mec, faut pas qu'elle me trouve!», s'inquiétait le blond en se tournant vers Howard. Le sourire du vampire se dessina à nouveau.

« Bon sang, qu'est-ce tu as fait à cette pauvre fille?», question rhétorique dont il ne voulait pas connaître la réponse.

« Changement de cap! », s'époumona Edgar En entraînant le jeune Taylor dans l'obscurité du couloir étriqué, joyeusement transformé en maison close pour l'occasion! Ordinairement, Howard aurait trouvé ça dégradant et décadent, mais la petite pilule du bonheur lui donnait des envies... étonnantes!  Plaqués contre le mur derrière un couple, les deux hommes se cachaient du mieux qu'ils pouvaient.

« Tout est sous contrôle.», un rictus s'exprima que la bouche du brun et il le ravala difficilement. Aucun risque que "la fée clochette" ne retrouve son éphèbe dans ces conditions. La lumière était faible voire inexistante et les ébats (trop) démonstratifs du couple faisaient diversion. Howard fixait ces deux amoureux (amoureux ou pas d'ailleurs!) qui se dévoraient la bouche et il mordit vivement dans la chair tendre de sa propre lèvre. Visiblement, la baffe de Garrett l'avait frustrée tout à l'heure. Le spectacle de leurs langues avides dansant en parfaite symbiose lui donnait des fourmillements inconvenants dans les reins, mais il ne pouvait pas se défaire du tableau. C'était peut-être de la faute de la drogue s'il avait cette sensation d'être caressé et embrassé à son tour. Tout l'obsédait. Leur bruit de salive, leurs respirations, leur désir insatiable... Il sourit de toutes ses dents, loin d'être embarrassé par la stimulation érotique qu'il ressentait de manière inopinée. En temps normal, bien évidemment qu'il aurait perdu Le contrôle sous l'effet de la panique, mais la béatitude artificielle faisait bien son travail. Il fallait qu'il touche aussi, qu'il y goûte. Il avait envie de s'avancer pour participer aux embrassades langoureuses mais il se retint, craignant de sortir de sa cachette. Sans détourner le regard du couple imperturbable (et sans doute aussi drogué que lui), Howard effleura le bras gauche d'Edgar pour s'emparer de sa main qu'il avait malencontreusement lâché quelques secondes auparavant. Plus il caressait ses doigts, plus il se sentait extatique. Dieu que Le sens du touché devenait le plus transcendant du monde! Il n'en revenait jamais de la douceur et de la chaleur qui entrait par tous les pores de sa peau. Très vite, il ne supportait plus ce contact timide, cette petite caresse hésitante, il lui fallait plus. Sans regarder Edgar, il resserra la pression autour des doigts, il exerça toute la force dont il était capable, malaxa ses articulations avec passion, il voulait toucher ses os et ses veines bouillonnantes! Il grimaça de plaisir, balançant sa tete contre le mur En lançant un regard hésitant à son ami dans la pénombre, quand soudain, Sarah surgit de nulle part.

« Nan mais vous vous fichez de moi?! Vous croyez que je vous vois pas ou quoi? »

Howard pouffa discrètement de rire toujours en tenant précieusement la main du blond, il chuchota contre son lobe, à moitié hilare.

«Chuuuuuut, bouge pas, elle va pas nous voir!!!»

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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mar 21 Mar - 18:00 par Edgar Anderson
La planque n’était clairement pas optimale, mais dans la panique, Edgar n’avait pas pensé à mieux. Il se poussa le plus possible contre le mur, reconnaissant envers le couple qui faisait barrage entre eux et le salon. Alors qu’il allait se pencher en avant pour jeter un coup d’œil prudent sur ce qui se passait dans la salle (et surtout, sur qui approchait du couloir), Edgar fut stoppé par le contact léger de doigts le long de son bras, puis contre sa main. Il retint son souffle, une seconde, puis ses doigts se délièrent pour enlacer eux aussi la main d’Howard.
L’ecstasy faisait violemment résonner son cœur dans ses oreilles, glisser sur sa peau des frissons qui naissaient sous la paume d’Howard. Il se tourna vers l’anglais sans rien dire, fixa son profil. La poigne qui retenait sa main se resserra dans ce qui était de toute évidence une tentative de lui broyer chaque métacarpien, mais Edgar ne broncha pas. Edgar regardait juste, à travers la pénombre, le sourire absent d’Howard. Puis ce dernier lui rendit son regard. L’espace d’un instant, Edgar retint son souffle – attente, excitation, frayeur, s’entremêlèrent dans un étrange éclair. La brève sensation s’évapora au contact soudain d’une voix féminine.
« Non mais vous vous fichez de moi ?! Vous croyez que je vous vois pas ou quoi ? »
Edgar laissa sa tête partir en arrière et frapper le mur. Sarah avait réussi à se ramener sans qu’il la remarque. Sarah avait réussi à se ramener dans un putain de costume clignotant sans qu’il la remarque. Son propre manque de vigilance était atterrant, vraiment. Il se frappa la tête contre le mur une nouvelle fois.
« Chuuuuuut, bouge pas, elle va pas nous voir !!! »
Le rire d’Howard réveilla le sien. En plus d’être ridicule, cette situation était, de fait, hilarante.
« On est invisibles », affirma Edgar en regardant Sarah avec aplomb.
Ça la fit un peu rire – elle était bon public, surtout quand il s’agissait d’Edgar.
« Mouais… Presque. »
Edgar grimaça et s’efforça de reculer davantage contre le mur, dans une tentative sans grand espoir de fusionner avec ce dernier.
« Bon, et… je peux savoir ce que vous foutez, tous les deux ?! »
Son ton gagna en sécheresse au fil des mots tandis que ses yeux, suspicieux, se posaient ostensiblement sur leurs mains liées. Edgar eut l’impression d’être brûlé jusqu’à l’os par ce regard et se dégagea vivement. Il y avait beaucoup trop de gens en train de s’embrasser dans le secteur, ça le rendait nerveux. Néanmoins, sa main libérée lui fit retrouver sa désinvolture et il haussa les épaules.
« Oh, rien, on traîne, répondit-il négligemment. Et je t’attendais », ajouta-t-il, aussi charmeur qu'il pouvait l'être tout en planant à quelques kilomètres au-dessus du sol – c'est à dire, modérément. Mais une touche de séduction lui paraissait nécessaire pour que Sarah arrête de les regarder avec cet air qu’il trouvait beaucoup trop soupçonneux.

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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Jeu 23 Mar - 16:14 par Howard Taylor

Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever

Toutes les bonnes choses ont une fin dans le monde réel... Howard avait commencé à s'assoupir dans le confort du creux de la main d' Edgar, il s'y sentait bercé, sacrée MD ! Puis y'avait cette fille avec le costume le plus ridicule du monde qui était venu résonner dans son oreille comme une alarme stridente qui le tirait du lit à six heures du matin. Là, y'avait plus d'excuses, elle les avait vu, pourtant bien planqués derrière le couple (quelq yeux de lynx celle-là!).

« On est invisibles »... Même les arguments limpides du blond n'y faisaient rien, hélas !

« Mouais… Presque. », répondit Sarah avec amusement. « Bon, et… je peux savoir ce que vous foutez, tous les deux ?! »
Howard ne sentait plus le contact chaud des doigts du jeune home entre les siens, mais quand il les retira violemment, son corps manqua indubitablement de quelque chose. Il grimaça malgré lui, et frotta sa paume moite contre sa jambe.

« Oh, rien, on traîne, et je t’attendais », susurra Edgar avec un timbre de voix particulièrement enjôleur. Howard hésita entre éclater de rire et le traiter de mythomane, mais il estima à juste titre qu'il s'était peut-être pris un peu trop de coups pour aujourd'hui ! Il allait être présentable demain matin aux funérailles de Madame Brown... Mieux valait ne pas y penser de suite, il n'avait pas envie que la descente dangereuse de la drogue ne se fasse déjà ressentir, il lui restait encore quelques bonnes heures à planer.

« Euh, au pire prenez une chambre tous les deux ! Vous dites si je dérange. », balbutia Howard en s'extirpant difficilement de sa cachette, bousculant le couple au passage (z'avaient qu'à arrêter de se dévorer, le buffet était largement assez garni pour ça!). D'ailleurs... Il regretta aussitôt ses paroles en songeant qu'il n'y avait que deux chambres ici : celle de Candice, et celle dont Howard n'était pas prêt d'oublier malgré toutes ses tentatives désespérées, et... L'idée que le blond amène sa conquête dans cette pièce ne plaisait guère à certaines parties de son cerveau. Ben... Oui quoi, après tout si on y réfléchissait, c'était presque insultant, pour lui ! Peut-être était-ce le temps de se construire une petite fierté non ? Rien à voir avec de la jalousie, entendons nous bien !

« J'ajouterai que... Enfin... On... Ouais, on allait boire un coup, il se trouve qu'on a un truc à fêter, Edgar et moi », bredouilla-t-il en articulant bien la fin de sa phrase. « … Tu veux nous accompagner ? », ajouta-t-il comme si la proposition lui avait arraché la bouche. Il fixa brièvement son ami comme pour chercher une réponse à ses questions dans le miroir de ses yeux.

« Alors ? », s'impatienta Howard qui était décidément irrité ce soir, irrité t en même temps... Merveilleusement bien ! Maudite drogue qui détraquait son libre arbitre ! Cette fois c'était la dernière fois qu'il en prenait ! … Surement.

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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Lun 27 Mar - 12:46 par Edgar Anderson
Edgar avait tenté la séduction malgré le fait qu’il soit trop ostensiblement défoncé pour être crédible, et le résultat n’était pas très concluant. Enfin, au moins Sarah ne le traitait pas de menteur, il était peut-être plus convaincant qu’il le croyait.
« Euh, au pire prenez une chambre tous les deux ! Vous dites si je dérange. »
Sarah s’offusqua immédiatement.
« Alors là… Va falloir qu’on discute avant de chercher une chambre », siffla-t-elle, renouvelant les tentatives désespérées d’Edgar pour reculer dans le mur.
Au secours, pourquoi est-ce qu’il fallait toujours en arriver au stade où il fallait "parler de nous" ?
« J’ajouterai que… Enfin… On… Ouais, on allait boire un coup, il se trouve qu’on a un truc à fêter, Edgar et moi. »
Ouiii ! Oui, oui, oui. Howard lui offrait une sortie rêvée pour échapper à la jeune femme.
« … Tu veux nous accompagner ? »
Argh.
« Alors ? »
Mais pourquoi est-ce qu’ils le regardaient tous les deux comme ça ? Impatience d’un côté, courroux de l’autre, Edgar paniquait. Il n’avait rien fait lui, il  voulait juste passer une soirée en paix… ("en paix" signifiant ici "défoncé jusqu’aux cheveux et lourdement imbibé").
« Absolument ! Faut qu’on trinque ! » s’exclama-t-il vivement.
Il passa un bras autour des épaules d’Howard, fit de même avec Sarah pour faire bonne mesure.
« C’est parti ! »
D’une démarche enthousiaste bien que titubante, Edgar entraîna tout le monde vers le bar.
« On fête quoi déjà ? » se renseigna-t-il discrètement à l’oreille d’Howard.
La soirée n’était déjà plus qu’un enchevêtrement d’images floues dont la cohérence générale lui échappait – il savait juste qu’ils s’étaient bien amusés.
Il restait encore des verres pleins sur le bar. Bien que leur contenu soit incertain, ils étaient une option infiniment plus pratique que de tenter d’ouvrir puis servir une bouteille. Edgar distribua un verre à chacun puis leva le sien (non sans quelques éclaboussures tant son geste était brusque).
« À nous ! », clama-t-il sans préciser qui exactement ce "nous" incluait.
Après avoir englouti d’une seule traite la moitié de son verre, Edgar identifia un des cocktails qu’il avait amoureusement préparés. Ce n’était plus assez fort à son goût pour cette heure de la soirée. Où était le rhum ?
De manière particulièrement opportune, quelqu’un vint saluer Sarah, détournant son attention assez longtemps pour qu’Edgar puisse lancer un regard entendu à Howard.
« Dès qu’elle regarde ailleurs on se tire », souffla-t-il.
Et cette fois, ils avaient intérêt à trouver une meilleure cachette que le couloir. En fait, Edgar connaissait la meilleure cachette de toute la maison : sa chambre offrait un accès au toit – moyennant quelques acrobaties. (Non, s’enfuir par une fenêtre dérobée d’une soirée dans sa propre maison ne paraissait pas du tout une réaction exagérée à Edgar.)
Restait à fausser compagnie à Sarah avec suffisamment de discrétion. Malheureusement, se téléporter ne figurait pas parmi ses talents.
« Va falloir faire diversion… », chuchota-t-il.
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Lun 27 Mar - 14:14 par Howard Taylor

Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever

« Absolument ! Faut qu’on trinque ! C’est parti ! », rugit Edgar en encerclant la nuque d' Howard et, accessoirement, celle de Sarah. Il avait plus l'air d'un comateux à soutenir qu'un pote qui enlaçait deux amis, mais Howard s'en fichait pas mal. Il se pencha à l'oreille de l'anglais et lui demanda ce qu'on fêtait exactement... Si son cerveau était aussi démoli que celui du brun, cela ne l'étonnait guère qu'il pose la question. Peu importe ce qu'ils devaient fêter, l'important n'était pas là ! Howard éclata de rire en se tenant les côtes. Les yeux légèrement humides de larmes il haussa les épaules l'air de dire « j'en sais FICHTRE rien ! », puis se pencha à son tour vers Edgar. Sa bouche avait du mal à évaluer les distances, elle visa le lobe mais s'égara quelque part entre la tempe et le lobe.

« On trinque à ce que tu veux... »
, il n'avait pas du tout aimé le timbre dangereusement sensuel que sa voix venait de prendre, et il se racla bruyamment la gorge.  


« À nous ! », s'exclama le blond tout enjoué. Le sourire aux lèvres, le même que tout à l'heure, Howard répéta son toast mot pour mot, mais visiblement, Sarah répéta la même chose. La situation était tellement comique que l'anglais pouffa à nouveau.

« Seigneur c'est répugnant ce truc ! », hurla Howard en continuant néanmoins de boire.
Soudain, Dieu se manifesta sous la forme d'un convive qui capta l’attention de Sarah.  


« Dès qu’elle regarde ailleurs on se tire. Va falloir faire diversion… », murmura discrètement Edgar

Howard se mordit nerveusement la lèvre inférieure comme pour s'empêcher de sourire de toutes ses dents.

« T'es vraiment un sacré enfoiré... Elle va nous traquer toute la nuit si ça trouve... », siffla l'anglais entre ses dents en tournant le dos à Sarah, le summum de la discrétion.

« C'est adorable mais j'ai des trucs à faire là... On se reparle après ? … Attends quoi ?! T'es sérieux ? », pouffa Sarah qui réagissait à ce que lui disait le Dieu personnifié.

Howard tira sur la manche du Joker, et ses yeux criaient d'espoir.

« Maintenant ! »
.

Les deux hommes s'enfuirent comme des fugitifs, fuite largement gâchée par les rires étouffés d' Howard, mais Sarah n'avait pas l'air d'avoir remarqué la diversion. Une fois dans le couloir (de-la-mort), l'anglais chercha furtivement du regard un point de chute crédible pour souffler un peu. Malgré la drogue, Howard avait quelque peu de mal à supporter la foule. Il avait du mal à distinguer les formes, les couleurs, il y en avait partout qui flottaient devant ses yeux. Impossible de se souvenir quelle porte menait à la cambre de son ami. Au hasard il entraîna Edgar dans une chambre qui, visiblement n'était pas la sienne si n en croyait la tête que faisait Candice alors très... Occupée !

« Ouuups ! Erreur d’itinéraire, tu n'as rien vu, rien entendu ! », s'exclama Howard en changeant de cap, bousculant Edgar de plein fouet en faisant volte-face.

« La tienne... », soupira-t-il en se laissant entraîner cette fois. Une fois dans la pièce, le silence l'assourdit brusquement.

« Ouh.... On est cuits, nan ?»

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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Lun 27 Mar - 17:46 par Edgar Anderson
Un sacré enfoiré, Edgar? Pas du tout, il essayait juste d’éviter les complications inutiles. Comme toujours face à quelqu’un ou quelque chose de contrariant, la meilleure stratégie était la fuite. Si possible discrète, ou à défaut, rapide…
« Elle va nous traquer toute la nuit si ça se trouve… »
Edgar eut l’air plus amusé qu’inquiet – il venait de se faire la réflexion qu’au milieu de tous les monstres qui hantaient la soirée, être pris en chasse par la Fée Clochette était plutôt ironique.
« On trouvera une meilleure cachette cette fois ! » promit-il avec un coup d’œil en biais vers Sarah – sait-on jamais, des fois qu’elle ait disparu d’elle-même.
Non, dommage. Par contre elle avait l’air plutôt passionnée par ce qu’on lui racontait, au point qu’elle tournait maintenant le dos à Edgar et Howard…
« Maintenant ! »
Ils foncèrent à travers la foule avec une discrétion largement entachée par leur manque de sobriété. Par miracle, Edgar atteignit le premier refuge du couloir sans avoir percuté personne. Il suivit Howard qui semblait savoir où il allait… enfin, jusqu’à ce que ce dernier opère un demi-tour brutal. Ils se percutèrent sur le pas de la porte d’une chambre et Edgar, à moitié sonné, aperçut une paire d’ailes moches au pied du lit, deux personnes sur ledit lit, puis une paire d’yeux furieux derrières des mèches roses et bleues en pagaille. Oh… Ils dérangeaient. Il fit un petit coucou de la main à Candice, convaincu que ça lui vaudrait de terribles représailles le lendemain, mais pas vraiment inquiet pour autant, puis tourna les talons à son tour, mort de rire.
Ils parvinrent finalement dans sa chambre, abri nettement plus sûr que précédemment. Edgar claqua la porte et s’adossa sur le battant, comme pour empêcher leurs poursuivants d’entrer. Il continuait de rire, s’efforçant de reprendre son souffle en même temps.
« Ouh… On est cuits, nan ?
- Ça sent les problèmes avec Candice ouais » , répondit Edgar qui avait appris à ses dépens qu’il ne fallait risquer un orteil dans la chambre de sa cousine sous aucun prétexte.
Il posa l’oreille contre la porte au cas où la traque de la fée Clochette aurait déjà commencé, mais le fond sonore de conversations indistinctes et les pulsations des basses l’empêchait d’entendre ce qui se passait à l’extérieur.
« Viens, je connais un endroit sûr » , affirma-t-il en se détachant de la porte.
Il ouvrit la fenêtre et enjamba le battant sans hésiter.
« Tu me suis ? »
C’était plus une directive qu’une question, Edgar ne voyant pas pourquoi Howard pourrait émettre la moindre objection à se jeter dans la nuit par la fenêtre.
La chambre donnait sur la cour derrière la maison, dont la façade était beaucoup moins jolie que devant – le circuit de larges gouttières y jouait pour beaucoup. À défaut d’être esthétiques, lesdites gouttières étaient ridiculement facile à grimper, et l’une d’elle passait juste à portée depuis la fenêtre. Dès qu’il s’en était aperçu, Edgar avait pris ça comme une invitation – et découvert que le toit de cette maison était particulièrement confortable.
Il se glissa dehors, s’accrochant sans difficulté à la gouttière, puis repassa la tête par la fenêtre.
« C’est facile, tu t’accroches là, et puis tu montes… On a de la chance ça glisse pas aujourd’hui ! »
Sous la pluie, c’était une autre affaire.
C’était une ascension de deux mètres qui ne prit qu’un instant à Edgar. Il atteignit sur le toit, son petit coin de tranquillité dont personne n’avait encore détecté l’existence. Seuls un cendrier bien rempli et une cannette vide trahissaient ses visites régulières ici. Edgar se pencha pour vérifier qu’Howard suivait et, le cas échéant, le tirer sur la toute dernière partie de la montée, seul passage un peu délicat lorsqu’il fallait lâcher la gouttière et s’accrocher au rebord du toit pour s’y hisser.

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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Lun 27 Mar - 19:58 par Howard Taylor

Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever

Fuir c'était bien beau, sentir l'adrénaline fuser dans les veines, s'essouffler pour trouver une planque, le cœur qui bat dans les oreilles et les chaussures qui butent contre les obstacles, mais là il fallait se rendre à l'évidence. Edgar et son complice étaient bien bloqués dans la chambre de ce dernier, et là, à moins de réellement devenir invisible (merci Edgar pour l'expérimentation ratée), ils étaient faits comme des rats.

« Viens, je connais un endroit sûr », la voix de la Sagesse allait en prendre un sacré coup dans les parties, ça c'était certain. Howard le connaissait bien et avait déjà hâte d'entendre la suite. « Tu me suis ? », ajouta-t-il en ouvrant le battant de la fenêtre qui menait inévitablement au toit de la maison...ça avait l'air plutôt dangereux et excitant, Howard ne voyait donc pas pourquoi refuser ! Ce soir tout était permit (si l'apocalypse avait éventuellement pu s'abattre sur Terre à ce moment là, sa vie aurait sûrement été complète et ça lui aurait évité l'inévitable terreur post soirée Edgarienne...).

« Tout cela ne me dit rien qui vaille... Allez ! », s'exclama Howard enjoué qui avait sursauté au premiers vrombissement de la porte. C'était comme un bélier qui défonçait le pont levis du château, il fallait se tirer !

« C’est facile, tu t’accroches là, et puis tu montes… On a de la chance ça glisse pas aujourd’hui ! », coacha Edgar, visiblement aguerris, il devait être bien loin de sa première ascension de toit ! En premier lieu, ce qui lui proposait donc, c'était d'enjamber une gouttière casse-gueule. L'escalade était rude pour le jeune British mais fallait dire que la MD pansait pas mal les petits désagréments (par désagréments, il voulait plutôt dire blessure de guerre!). Son ami était déjà perché sur le toit tel un faucon qui dominait les lieux pendant qu' Howard tendait désespéramment la main en l'air, incapable de faire un pas de plus. Il se fit donc traîner comme un parpaing au bout d'une grue, mais il atteignit la terre promise en bonne et due forme.

« Bon sang de bonsoir, c'était pas d'la tarte celle-ci ! », rugit-il en soufflant comme un chien à travers une fenêtre de voiture. Ils 'allongea lourdement sur les briques et sourit.

« Ah mince, c'est pas dégueu cette petite soirée, r'garde ! Pour une fois qu'il y a des étoles quand on met le nez dehors. T'as pas remarqué ? D'habitude y'a que dalle et on se paye des poteaux faute de luminosité ! Bon c'est pas la folie, mais quelques constellations sont au rendez-vous. ».
Howard connaissait bien l'astronomie, les sciences en général, mais ce soir c'était à peine s'il pouvait citer la grande ourse. Il abandonna bien vite la mission et se tourna vers Edgar.

« Franchement, si elle nous trouve ici, je lui décerne la médaille du mérite ! En tout cas, laisse moi te dire qu'elle t'aime vraiment si elle escalade cette gouttière ! » … GROS BLANC.

« Fichtre ! J'parie que t'as pas pris de clopes ! Dis-moi que t'en as ! », agressa à moitié Howard pour dissiper cette phrase qui avait très très mal sonné dans sa bouche.

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[hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
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