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[hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar

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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mar 4 Avr - 21:17 par Edgar Anderson
« Alors... 10....8... 6... »
Zut, c'était beaucoup trop facile. Edgar aurait dû dire 20. Est-ce qu'il aurait lui-même réussi à suivre à partir de 20 pour contrôler ce que décomptait Howard ? Euh... Bon, 10 c'était bien aussi.
« 4... 2... »
Edgar regardait Howard si intensément qu'il lui semblait que ce dernier était de plus en plus proche. Non, il s'était rapproché pour de bon, en fait. Le perfide, il se croyait discret à déporter tout son poids sur le pauvre bras d'Edgar ? (Cette fois pas de doute, il pesait bel et bien cent cinquante kilos.) Trop occupé à lutter alors que son bras commençait à trembler sous l'effort, Edgar s'aperçut trop tard que son pouce avait été capturé.
 « Eh! Si je gagne le bras de fer chinois et toi le classique, qui gagne la manche? »
Facile.
« Moi » décida Edgar en toute partialité.
Est-ce qu'on pouvait aussi dire que si Howard gagnait les deux bras de fer la victoire revenait à Edgar ? Non ?
C'était son tour de faire une action et il était confiant. Il était capable de tout, ne l'avait-il pas déjà assez prouvé ?
« Tu... J'aimerais... »
Edgar ne quittait pas Howard des yeux. Howard qui s'approchait, de plus en plus, son visage mangé d'ombres si familier qu'Edgar pouvait le reconstituer sans même le discerner complètement. Howard dont le souffle vint lui effleurer les lèvres tel une promesse de délices.
« T'es pas cap... »
C'était le moment où Edgar aurait dû reculer brusquement - mais tu fais quoi là, j'suis pas comme ça moi, va-t'en !
Mais il y avait ces deux petits mots stupides. Pas cap. Ces deux petits mots auxquels Edgar n'avait jamais su résister.
Il tira Howard par le menton, comme pour l'empêcher de s'échapper en lui faisant perdre ce pari, et d'un mouvement déterminé, posa ses lèvres sur les siennes.
Franchement, une demi-seconde de ce contact aurait suffi à gagner. C'est ce qu'Edgar avait prévu, d'ailleurs ; un baiser bref et une victoire facile.
Mais il s'attarda.
Les lèvres d'Howard étaient chaudes et douces, exactement comme tant d'autres qu'il avait embrassées. Mais elles avaient quelque chose... de plus.
Et elles venaient de réveiller, dans une déferlante brûlante, le souvenir d'une autre nuit, le souvenir de la peau d'Howard et d'une trop brève extase.
Son coeur avait repris ses coups de bélier tandis que dans tout son corps se répandait l'envie de toucher, d'être touché. De toucher Howard, d'être touché par Howard. Il recula finalement, trop tôt, trop tard. Simultanément sa main vint s'agripper à l'épaule d'Howard. Laisse-moi, reste. Confusion.
« J... j'ai gagné, là, non ? »
La voix rauque, un peu vacillante, dans une tentative de revenir sur le sujet principal.
Et sans qu'aucun d'eux ne puissent les voir dans la nuit, ses jointures blanchissaient sur l'épaule d'Howard. Qu'il se retenait d'attirer contre lui, qu'il n'arrivait pas à lâcher.
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mar 4 Avr - 23:26 par Howard Taylor

Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever

Pour être tout à fait honnête, ce soir Howard avait un peu de mal avec les notions de réalité des choses, les notions de perceptions. C'était sans doute pour ça qu'il lui avait paru tout à fait normal et naturel de s'approcher si près du type qu'il aurait du battre à plat de couture aux bras de fer. Dans sa tête c'était... Flou. Comme si tout était possible, non ! Plutôt comme si... Comme s'il laissait quelqu'un d'autre prendre les commandes de sa vie et qu'il se regardait aguicher clairement son meilleur ami. Bon... Le truc c'était qu'une fois que ce petit plaisantin d'acteur qui jouait sa vie pour le rendre plus frivole et désinvolte, ben... Il s'était arrêté en chemin, comme s'il réfléchissait. Entre nous, il ne connaissait pas grand chose au septième art, mais il avait sans doute vu meilleurs comédiens que ça ! C'était quoi cette manie de couper l'action en plein milieu ? En cet instant précis, à quelques centimètres (millimètres?) des lèvres d'Edgar, il congédia le Clark Gable en carton qui lui avait volé son meilleur rôle, et redevint Howard James Taylor. Il attendait, stupide au point de penser que le temps pouvait sérieusement se mettre en pause, mais il ne fallut pas longtemps pour se souvenir qu'il jouait et que c'était à lui de lancer le pari cette fois. Les règles du jeu n'étaient plus claires, le butin à remporter n'avait plus vraiment de valeur, son cerveau et son instinct avaient d'autres projets pour lui en cet instant précis. Sans qu'il eu davantage le temps de réfléchir, Edgar s'empara de la pointe de son menton, et l'embrassa sur la bouche, comme dans les films cette fois, il le jurait devant Dieu ! Plus question de jouer à qui sera le plus fort, lui qui commençait à ressentir des picotements dans dans le bras, ils n'étaient rien en comparaison de ceux qui lui lacéraient le ventre là, tout de suite. Bordel de... Enfin c'était à son tour de goûter aux embrassades de couloir, d'imiter les pécheurs derrière lesquels Edgar et lui s'étaient cachés tout à l'heure. Était-ce la drogue qui rendait cette sensation aussi intense et torride ou simplement... Non, peut-être pouvait-il encore se voiler un tout petit peu la face. Il poussa un gémissement sans retenue contre cette bouche qui le dévorait, et enfouit ses deux mains dans les cheveux verts pour amplifier chaque sensation. Chaque fois qu'il embrassait Edgar Anderson, il avait la sensation que c'était la dernière... Pourquoi Diable fallait-il qu'il y en ai eu une un jour au fait ? Ça ne rimait à rien, c'était... C'était contre nature et il ne pensait avoir déjà mérité un tel châtiment.... Alors pourquoi tu continues, gros malin ? Plus le péché était grand, plus le plaisir était insoutenable. Ok et si... Si Clark Gable reprenait sa place, aurait-il le droit de désirer aussi fort cet homme qui demeurait un mystère pour ses sens ? Bon sang, il voulait s'allonger sur ce corps, prendre racine dans la fougue et l'impulsivité d'Edgar, mais le blond recula doucement en lui enlevant le pain de la bouche. Sa main crispée restait néanmoins fermement accrochée à son épaule.

« J... j'ai gagné, là, non ? »


C'était une évidence, mais Howard n'avait pas vraiment prévu de perdre... Ou plutôt, il voulait continuer de jouer. Ou plutôt... Il caressa la lèvre pulpeuse du blond avec la chair de son pouce en haletant doucement. Un sourire alimenta l'intonation de sa voix.

« Je ne crois pas t'avoir gagé de m'embrasser... », et le prix de la mauvaise foi la plus évidente est attribué à... Howard James Taylor ! *clap clap*

« C'était... », il posa sa main sur les griffes acérées d' Edgar qui transperçait les os de son épaule et la dirigea sur un endroit de sa poitrine qui tambourinait aussi fort que toutes les cloches de Notre Dame réunies.

« Ta drogue est délicieuse... », souffla-t-il alors qu'il orientait cette main partout sur son corps. Son visage, sa nuque et sans vraiment calculer son coup, la guida sous sa chemise imprégnée d'alcool. La démarcation de ses muscles, la chaleur de sa peau, les battements de son cœur, le duvet de son ventre, tout semblait sous contrôle.

« C'est dingue ! Je te remercie de m'avoir fait découvrir ça... L'ecstasy je veux dire!J'ai l'impression de... D'être...-  », non « normal » n'était vraiment le mot juste dans de telles circonstances, mais... « - plein de vie », acheva-t-il en appuyant fortement la main du blond contre les battements qui prouvaient la véracité de sa phrase.
Il... Il était temps d'aller chercher les clopes, non ? Encore cinq minutes..., lui soufflait le petit Lucifer qui se régalait déjà d'imaginer son état de détresse de demain matin. Howard se rua à son tour sur la bouche du jeune américain, histoire d'être à égalité. Il lui donna sa langue, encore une fois, comme si c'était la première. Ses mains massaient sa nuque avec ferveur et de manière plutôt agressive, technique de manipulation de ses muscles pour leurrer l'effervescence tout à fait au sud de son anatomie, qui s'était franchement réveillée à la seconde où Howard avait compris qu'il allait perdre cette partie...

« Est-ce que je suis forcé d'aller chercher les cigarettes tout de suite ? », demanda-t-il comme une jeune fille sous l'emprise d'un Monsieur-truc- Grey. « Je... », il ne voyait plus ses traits, mais Howard savait où regarder pour que leurs regards se reflètent encore. « Je ne crois pas que tu aies envie de ça... », c'était vachement audacieux, même peut-être un brin prétentieux, mais après tout... Après tout, tout bien réfléchi... Non, il n'avait décidément aucune excuse!

« Merde, Edgar... Je crois que j'aime ça ...», avoua-t-il au bord de la crise de rire nerveuse.

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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mer 5 Avr - 20:01 par Edgar Anderson
Dans un entre-deux confus, envie de fuir, envie de plus, Edgar restait figé. D'une simple caresse du pouce sur sa bouche Howard le retenait, captivé. L'équilibre était fragile, les frontières brouillées ; ne demeurait qu'incertitude, et l'ébauche d'un désir qui ne disait pas son nom.
« Je ne crois pas t'avoir gagé de m'embrasser... »
Patatras. Edgar s'empourpra violemment - à tel point qu'il était convaincu d'être devenu visible dans la nuit, comme une grande torche rouge qui clamait sa propre stupidité. Il voulut reculer mais Howard captura sa main, la déplaçant sur son torse et déconcentrant totalement Edgar. Lorsque ses doigts furent glissés sous sa chemise, touchèrent la peau, l'américain était définitivement une cause perdue pour la raison.
« C'est dingue ! Je te remercie de m'avoir fait découvrir ça... L'ecstasy je veux dire!J'ai l'impression de... D'être... plein de vie »
Edgar (qui depuis qu'il avait entendu combien elle sonnait pathétique ne faisait plus confiance à sa voix) se contenta d'un grognement. Réponse dont l'interprétation était parfaitement libre, mais c'était sans grande importance parce qu'Howard l'embrassait à nouveau.
Edgar répondit immédiatement, goûtant son meilleur ami à pleine bouche. Les lèvres d’Howard avaient vaguement le goût du sang d’un autre. C’était pas terrible – mais Edgar ne s’en serait détaché pour rien au monde. Il finit néanmoins par y être contraint.
« Est-ce que je suis forcé d’aller chercher les cigarettes tout de suite ? Je… »
Edgar soupira en essayant de rebrancher les parties de son cerveau supposées l’aider à traiter cette question. (Mais franchement, est-ce qu’Howard n’avait pas mieux à faire de sa bouche que parler ?)
« Je ne crois pas que tu aies envie de ça… »
Quel dommage que la nuit empêche Howard de bénéficier du regard noir qu’Edgar réussit à se composer.
« Merde… Je crois que j’aime ça Edgar… »
Bon, trêve de parlotte. Dans l’espoir de faire taire Howard, il le fit basculer à l’horizontale (avec une brusquerie qui aurait pu les faire tomber tous les deux par-dessus bord, s’il n’avait pas si bien connu la configuration du toit qu’il s’y retrouvait, même de nuit et méchamment défoncé). Maintenant au-dessus d'Howard, Edgar reprit son exploration à tâtons, capturant des ses mains avides les contours de son torse, de son visage, de son torse encore. Ce que cette satanée chemise était embêtante, à lui faire obstacle comme ça. Ses sens à vif, décuplés par l'ecstasy, ne parvenaient pas à saisir assez d'Howard pour le satisfaire. Il enfouit son visage dans le cou de l'anglais, le temps de quelques respirations, avant de suivre des lèvres le dessin de sa mâchoire jusqu'à sa bouche, qu'il se réappropria avec une possessivité sans appel. Un soupir de satisfaction lui échappa lorsqu'enfin il trouva un passage sous la chemise d'Howard et ses mains, à la fois curieuses et conquérantes, s'empressèrent contre la peau dévoilée.
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Ven 7 Avr - 12:43 par Howard Taylor

Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever

Cela faisait un petit moment qu' Edgar ne parlait plus, peut-être Howard avait touché une corde sensible avec sa provocation de bas étage qui lui était propre dans ses états d'ébriété. Il s'attendait à se prendre la veste de sa vie, il était allé trop loin, mais soudain, le jeune américain se rua sur lui. Il l'allongea sur le toit, et ni le vide ni le danger ne pouvaient susciter une once d'affolement dans l'esprit d' Howard. Il était nettement plus focalisé sur le souvenir brumeux de la dernière fois qu'il s'était trouvé dans cette position, avec Edgar qui surplombait son corps. Il savait que la situation déclenchait une sorte d'engrenage infernal avec un point de non retour subtile et vulnérable qu'il était si facile de dépasser. Il avait fait de gros efforts pour oublier cette nuit, d'ailleurs... Il n'était pas certain d'y être totalement parvenu. Il avait beaucoup travaillé pour occuper son esprit, beaucoup prié aussi et veillé tard jusqu'à littéralement tomber de sommeil, mais rien n'y avait fait. Voilà qu'il s'apprêtait à recommencer ! Etait-il idiot ou juste faible ? Il souffrait que personne ne puisse le toucher, ça lui faisait mal au cerveau et aux os, mais Edgar c'était différent. Non seulement son contact ne le blessait pas, mais il lui faisait ressentir des choses... Des choses terrifiantes et délicieuses qu'il n'avait jamais espéré éprouver un jour. Peut-être que Dieu s'était trompé, il s'était emmêlé les pinceaux... Ou peut-être le mettait-il à l'épreuve pour qu'il trouve la limite entre ce qui était bon et ce qui était juste. Il aurait tant voulu faire la fierté de sa famille et trouver une gentille jeune fille à marier. Une gentille fille avec des mains d' Edgar... Et une bouche d' Edgar et pourquoi pas les mêmes yeux aussi, ceux qui alarment et apaisent en même temps, comment Diable pouvait-on ressentir ça ?! C'était pas logique.
Le blond cercla de petits baisers humides la démarcation de sa mâchoire carrée et se sustenta de ses lèvres entrouvertes, qui cherchaient désespéramment le contact. Au vu du soupir de soulagement et d'extase qu'il venait de pousser, Howard se rendait compte que le fantasme flou de la fille parfaite aux légers traits Anderson, s'éloignait de plus en plus.

« Dis-moi qu'on n'est pas dans mon imagination... », soupira-t-il en mordant un peu trop fort dans la chair de la lèvre du blond. Il laissa échapper automatiquement un petit rire amusé à la suite de sa question.

« On ne fera jamais ça dans un vrai lit, n'est-ce pas... ? », demanda-t-il pendant que les mains d' Edgar s'étaient frayées un chemin sous sa chemise. Merde.... Merde, merde, merde !. Howard savait qu'il était dangereusement en train de flirter (euphémisme) avec le point de non retour, mais le risque n'était pas assez dissuasif pour l'empêcher de toucher Edgar à son tour. C'était son dos que ses mains parcouraient sous le tissu. Les articulations mobiles de ses épaules au moindre mouvement, la longue ligne verticale de sa colonne vertébrale qu'il suivait avec ses doigts. Ses paumes poussaient contre lui toutes les parcelles de peau où elles avaient accès pour tenir Edgar Anderson prisonnier.

« Je suppose que c'est une vaste blague ce... », il soupira de surprise et d'extase quand ses mains firent le tour du corps de l'homme pour frôler son torse. « Tu... Tu n'es pas obligé tu sais... », murmura-t-il à contrecœur, suppliant le Diable pour qu'il ne s'arrête jamais.


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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Sam 22 Avr - 20:21 par Edgar Anderson
Le point de perdition avait été vite atteint – merci l’ecstasy – et avec la peau offerte d’Howard sous ses doigts, Edgar n’avait plus vraiment place pour la raison. Cette dernière avait du reste renoncé à se faire entendre – pas grave, elle allait le lui faire payer au centuple le lendemain. Oh oui, elle allait s’assurer de ne lui laisser aucun repos pour des jours et des jours. Voire des semaines ? C’est qu’Edgar s’obstinait à embrasser Howard avec beaucoup trop d’entrain, le bougre…
« Dis-moi que c’est pas dans mon imagination… »
Si, en fait, peut-être que si, ils étaient en train d’imaginer tout ça – voilà qui expliquait cette sensation irréelle, la facilité avec laquelle un simple contact, un souffle sur ses lèvres, parvenaient à submerger ses sens. Mais d’un autre côté, pourquoi diable imaginer un truc pareil ?
« T’imagines des trucs bizarres » commenta-t-il simplement.
Ses tentatives pour interrompre Howard n'avaient décidément pas porté leurs fruits ; l'anglais se remit à parler, obligeant Edgar à détourner de l'exploration de ses doigts une partie bien trop importante de son cerveau.
« On ne fera jamais ça dans un vrai lit, n'est-ce pas... ? 
- On peut redescendre, suggéra Edgar. Mais je ne crois pas que tu aies envie de ça... » ajouta-t-il, imitant Howard avec un sourire narquois.
Il ne s'inquiétait pas trop de voir ce dernier accepter la proposition. Indépendamment du risque de mauvaises rencontres s'ils retournaient dans sa chambre (qu'Edgar avait déjà oublié, Sarah totalement balayée de sa conscience par les lèvres d'Howard), la manière délicieuse dont l'anglais le touchait, l'enlaçait, le retenait, lui disait qu'ils étaient deux à préférer ce toit frisquet à la perspective de séparer leurs corps.
« Je suppose que c'est une vaste blague ce... »
Uh ?
« Tu... Tu n'es pas obligé tu sais... »
Obligé de quoi ? Encore une fois, les circonvolutions mentales d'Howard lui échappaient. Il balaya donc ces deux dernières phrases sybillines d'un vague grommellement indistinct qui, si vraiment une réponse était attendue de lui, ferait bien l'affaire. Closant définitivement le sujet, Edgar plaqua sa bouche sur celle d'Howard, impérieux.
Ses mains ne parvenaient à se détacher du torse d'Howard. Et cette satanée chemise toujours dans le passage, qui l'empêchait d'explorer librement la fascinante chaleur de sa peau. A doigts maladroits, Edgar entreprit de localiser les boutons de l'indésirable vêtement. Lesquels résistèrent, les impudents. Edgar émit un grognement de frustration tandis que ses doigts inefficaces continuaient de triturer en vain le premier bouton. Et s'il tirait un grand coup sur la chemise, plutôt ? Ça serait vachement plus rapide. Heureusement pour sa survie et celle de ses congénères, le bouton se défit avant qu'Edgar ait mis en pratique sa nouvelle idée. L'américain parvint à en détacher quelques-uns de plus dans la foulée. Bon, c'était déjà ça...
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Dim 23 Avr - 17:34 par Howard Taylor

Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever

Le truc avec Edgar c'est que ça partait TOUT LE TEMPS en couilles! Nan mais franchement quoi! C'était toujours, selon lui, "JUSTE une clope", "JUSTE cinq minutes", "JUSTE une fois", "JUSTE une soirée", "JUSTE pour voir", puis... Fallait toujours que des évènements indésirables arrivent! Ce soir c'était "juste un pari" qui avait conduit la bouche du blond à goûter à nouveau celle d' Howard. À nouveau? Howard n'était pas vraiment capable de l'affirmer, chaque fois c'était si invraisemblable et si torride qu'il avait du mal à s’imaginer avoir déjà fauté de la sorte auparavant. Chaque fois qu'ils s'embrassaient (car DIABLE, il s'embrassaient!), il revoyait très (trop) clairement chaque baiser et chaque caresse comme une déchirure dans sa raison si pragmatique et logique. Heureusement il y avait toujours une bonne excuse: le whisky, l'herbe, ce soir l'ecstasy... C'était bien commode! Howard baisait cette bouche à s'en essouffler, à s'en rassasier, juste histoire de bien déterminer s'il était oui ou non en train de fabuler. S'il imaginait tout ça, alors les scénaristes de son cerveau sous ecsta avaient un sacré talent, prochain arrêt: les Oscars!

« T’imagines des trucs bizarres »
, lança Edgar sans se douter qu'au même instant, Howard le gratifiait du regard haineux le plus glacial dont il était encore capable. Ceci étant dit, ça aurait été nettement plus crédible s'il ne rougissait pas jusqu'à l'os et si la nuit noire ne lui sauvait pas la mise une fois de plus. Pas la salive nécessaire pour rétorquer quoi que ce soit, Howard se laissa docilement dévorer par Edgar, par toutes ces forces du Mal contre lesquelles il se sentait trop faible pour riposter (et... Que ça l'arrangeait peut-être un peu). Il se demandait s'il n'allait pas devenir fou à force de tenter le Diable, à force de n'opposer aucune résistance, mais en même temps... Peut-être que c'était justement l'idée même de se priver d'un tel délice qui pouvait inviter la démence. Ce soir, la drogue rendait tout ce qu'il touchait jouissif et fallait dire que les mains d' Edgar sur sa peau qui peinaient à déboutonner sa chemise, n'avaient rien à envier au tronc d'arbre qu' Howard avait enlacé une heure avant. Seigneur, dans quoi était-il encore en train de sombrer? Oh... Il le savait bien, mais jusqu'où ce jeu dangereux irait-il aujourd'hui? Jusqu'où allait-il faire saigner son esprit? Jusqu'où risquerait-il de voir Edgar s'enfuir à nouveau? Impossible de réfléchir quand la luxure qu'il avait passé sa vie à éviter, le rattrapait et qu'elle battait à plein régime dans ses veines bouillonnantes. Bon sang, c'était le rôle de Sarah d'être ici, pas le sien! Enfin, "ici"... Plutôt dans un lit douillet sous une épaisse couette voluptueuse... Howard frissonna. Jamais il ne se retrouvera dans cette situation, c'était peine perdue et Edgar le savait lui aussi.

«On peut redescendre, mais je ne crois pas que tu aies envie de ça... »


Quel petit con arrogant... Howard hésita franchement entre rire ou l'étrangler, mais il se contenta de pousser un gémissement d'extase si rauque qu'il se demanda s'ils n'allaient finalement pas se faire surprendre. Sa tête était sur le point d'éclater sous le flux de tant d’incohérence, mais ce n'était pas ce qui l'handicapait le plus présentement... Son visage si sage et pur se distordait sous l'effet du désir, enfin de l'ecstasy hein... Désir factice, donc.
Spoiler:
 
.
Il fallait par tous les moyens que son ami se hâte d'arracher ce fichu bout de tissu, qu'ils en finissent!

«Tu veux une équipe pour déboutonner ma chemise? », plaisanta l'anglais complètement noyé dans une tornade de sentiments contradictoires. Enfin la chemise céda et le vampire le moins crédible de l'histoire arracha son affreuse fraise en dentelle qui obstruait l'accès à son cou. De son côté, ce n'était pas compliqué d'ôter le haut du costume d' Edgar, c'était bien ça le problème: c'était beaucoup trop facile... Demain ils auront tous les deux une vilaine pneumonie mais demain n'arriverait jamais! Howard se releva doucement en position assise et retira définitivement sa chemise, ainsi que sa longue cape noire avec laquelle il recouvra le dos nu d' Edgar, avant de l'obliger à se rallonger sur lui.

«Tu vois, finalement on n'est pas très loin d'un lit là... Un peu raide ton sommier mais je ne voudrais pas avoir l'air de faire ma Diva non plus...», pouffa Howard en utilisant l'humour comme mécanisme de défense face à la friction de leurs deux corps qui commençait à le rendre fou. Les doigts du brun effleurèrent la pommette saillante d'Edgar et malgré l'obscurité, il parvenait à deviner les moindres expressions de son visage. Il discernait ses yeux égarés luire comme des miroirs, ses lèvres légèrement gercées par le froid hésitantes au dessus des siennes, cette expression de plaisir bien cachée sous cet air renfrogné qu'il connaissait par cœur. Howard regardait attentivement toute cette composition invisible à l’œil nu et son propre corps était agité de petits soubresauts, comme s'il était terrifié et prisonnier par son propre désir, par la fascination. Soudain, comme brûlé à vif, il empoigna à pleines mains les cheveux colorés et poisseux d' Edgar pour le guider de toute urgence vers sa bouche, comme si désormais ses baisers se faisaient trop timides et hésitants.

En fait, ce qui l'inquiétait en dehors du fait qu'il avait besoin qu'Edgar le touche, c'était qu'il avait l'expérience de l'ecstasy et qu'il savait bien que les effets se dissipaient doucement, alors que l'envie, elle, persistait...



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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mar 2 Mai - 22:13 par Edgar Anderson
Le désir était là, masquant son nom qu’Edgar ne voulait pas reconnaître, ne pulsant que d’autant plus fort dans son corps – tempo obsédant qui rythmait ses mouvements, assourdissait toute pensée, ne laissant plus de place qu’à Howard, Howard, la peau d’Howard l’odeur d’Howard le goût d’Howard, sa bouche, son cou, sa bouche encore. Pulsations d’envie si longtemps étouffée qui désormais débordait, ravageait. Esprit en déroute et corps incontrôlé, Edgar se débattait avec ses doigts qui tremblaient trop, avec son désir qui brûlait trop.
«Tu veux une équipe pour déboutonner ma chemise? »
En fait… Oui. Oui - n’importe quoi, pourvu que ça marche ; Edgar n’était plus d’humeur à se sentir offensé. Edgar était juste d’humeur à sentir sous lui un Howard déshabillé…
Et puis - enfin - il vint à bout de la chemise d'Howard, qui le déshabilla en retour. Les frissons naissants de son dos offert à la nuit furent étouffés par la cape qu'Howard lui passa sur les épaules. Edgar caressa de la paume le torse enfin libéré, du nid de poils sombres autour du nombril jusqu'à la clavicule, longeant le dessin des côtes, sans plus savoir ce qu'il pensait de ce corps définitivement masculin - désagréablement ramené à la réalité de celui pour lequel il s'embrasait ? Ou encore plus désespérément attiré ? Les deux peut-être, ce qui était encore pire, car c'était un pas vers reconnaître qu'il désirait un homme, et ça...
Mais Howard ne le laissa pas s'attarder, risquer d'émerger de son bienheureux brouillard de luxure. Edgar fut guidé de force vers sa bouche et y écrasa la sienne avec un soupir. Ils s'embrassaient sans retenue, affamés, s'entre-dévoraient. Howard s'agrippait à ses cheveux ; Edgar le saisit par la mâchoire. Allongé de tout son long sur l'anglais, il sentait chacun de ses tressaillements de désir - et ça le faisait frissonner à l'unisson, fasciné de sentir Howard sous lui, à la fois vulnérable et brûlant, réceptif à ses caresses.
Il se détacha des lèvres d'Howard, à bout de souffle, et lui releva le menton d'une main pour enfouir sans attendre le nez dans son cou (finalement débarrassé de sa collerette affreuse). Humant, goûtant ; mordant. Il laissait des marques sur la peau tendre et pâle, insensible aux conséquences, simplement guidé par le désir étrange, obscur, de laisser sa trace sur la chair désirée - comme une marque de possession.
Inconsciemment, ses hanches s'étaient mises à bouger contre celles d'Howard, en un mouvement instinctif, à la recherche de la friction dont avaient besoin certaines parties de son corps devenues beaucoup trop sensibles. Mais ces mouvements de bassin, loin de l'apaiser, l'embrasaient de plus belle. Un instant, Edgar ferma les yeux contre le cou d'Howard, essaya d'inspirer normalement, effort dérisoire pour lutter contre l'emballement de ses sens.
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Ven 5 Mai - 22:23 par Howard Taylor
[Si poster ce genre de gif est prohibé, je le retire de suite, bise les admins!     ]


Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever

Les dernières petites pointes d'humour qu'utilisait partiellement Howard pour se protéger du vice, s’effritèrent net dès l'instant où Edgar posa sa paume moite sur sa peau nue. Il caressait avec (mal)adresse chaque partie d'épiderme accessible. Howard quant à lui,  était littéralement... Épuisé par le désir. Il ne savait plus comment respirer et surtout quand respirer, étouffé sous cette avalanche de baisers voraces. L'américain le dominait par une simple pression efficace sur sa mâchoire, victime de sa fougue, qui ne semblait pas vouloir cesser de croître.  Pendant que leurs deux corps en éveil frissonnaient et que le vent n'en était nullement responsable, Howard comprit enfin que cette fois c'était pour de vrai. Encore quelques secondes plus tôt il pouvait prétendre qu'il avait encore l'âge de faire ce genre de paris stupides. Il pouvait encore se raconter des histoires et se rassurer, pourquoi pas imaginer que ce baiser n'était autre qu'une initiation, gracieusement dispensée par son meilleur pote pour le jour où il rencontrerai des filles, mais... Howard se souvenait clairement de la dernière fois qu'il avait vu, qu'il avait.... senti Edgar dans cet état. Avant même que le brun ne puisse compter le nombre de châtiments à s’infliger pour se punir de ce désir, Edgar plongea dans la chair de son cou. Le simple contact de ses lèvres charnues sur sa peau lui donnait comme des coups de pieds dans l'estomac. Sa bouche, sa langue, ses dents... Seigneur c'est ça, ses dents dévoraient sa chair comme si de simples baisers ne pouvaient plus le satisfaire totalement. Il savait bien que sur sa peau livide toute ecchymose se repérait comme une tache d'encre sur une feuille de papier vierge, mais ces préoccupations lointaines ne voulaient pas se connecter tout de suite à la faible partie encore active de son cerveau. Edgar pouvait bien le blesser, mordre, déchirer, ronger, dévorer tout. Tout ce qui se trouvait à proximité de sa bouche devenait son territoire, comme une signature apposée au pied d'un contrat. Vite, vite, il fallait que l'ecstasy revienne chatouiller son corps et ses sens, pourvu que ça l'assomme, pourvu que....
OH GOD... Il fallut attendre qu' Edgar donne des petits coups de reins secs et maîtrisés contre ses hanches pour qu' Howard se rende enfin compte que son corps n'avait que faire de ses principes et valeurs. Pendant qu'il le poussait doucement à bout, Edgar grognait dans le cou de l'anglais, qui en perdit toute dignité. Dans un soubresaut presque électrique, Taylor s'agrippa à la ceinture du blond en insinuant quelques phalanges seulement dans l'espace étroit entre son jean et son caleçon. Il tira violemment sur la boucle qui retenait le pantalon d'Edgar pour le supplier de frotter plus fort et plus vite... Les briques saillantes qui s'enfonçaient dans ses omoplates et dans ses reins n'avaient aucune espèce d'importance pour lui, ça ne l'empêchait pas de geindre chaque fois que...

Bim bim bim bim bim, c'était comme une rengaine parfaitement cadencée qui arrachait à sa gorge des sons rauques qu'il n'aurait jamais pu soupçonner comme les siens.
« Edgar... », soupira-t-il à bout de souffle. Ce n'était pas juste un prénom, ce n'était même pas une interpellation, ni même une question. C'était un ordre... Un « continue » vêtu du plus bel ornement qu' Howard pouvait donner. Comment Diable faisait-il ça ? Là ça devenait trop... Sensible, trop douloureux, à tel point qu' Howard plongea aussi discrètement qu'il le pouvait, la main dans son propre pantalon pour essayer de se libérer un peu d'espace. Il défit les premiers boutons jusqu'à la fermeture éclair, mais rien n'y faisait. Il fallait qu'il trouve une parade pour passer à l'étape supérieure sans pour autant faire quelque chose qu'il estimait « dégradant ». Il releva brusquement Edgar en position assise et en fit de même. Il chercha au grès des humeurs de la lune, un petit puits de lumière acceptable pour que leurs regards puissent se fixer. Pas un mot n'était nécessaire, SURTOUT PAS. Juste une réflexion de regards, il fallait le soutenir le plus longtemps possible, le plus intensément possible sans pouvoir ciller, sans pouvoir détourner les yeux, sans s'enfuir pour une fois. Assumer simplement le fait que se regarder dans le blanc des yeux pendant de longues secondes, voire minutes était... Presque aussi sensuel qu'un baiser à pleine bouche. L'effet était similaire pour Howard, c'était un bordel monstre à l'intérieur de lui quand il le fixait comme ça. Bouche béante, pupilles grandes ouvertes comme des diaphragmes d'appareils photos, il respirait bruyamment. Le nouveau jeu dans le jeu, les règles étaient claires : insister jusqu'à ce que l'un d'eux craque, terrassé par le désir plus fort que le besoin de gagner encore une manche. Une torture moderne à ce stade avancé d'excitation. C'était dur... L'anglais tentait des petites déstabilisations, des caresses si douces sur sa peau, des caresses qui n'avaient plus rien à voir avec la fougue et l'urgence. Il jouait délicieusement avec les pédales d'accélération et de frein de leurs ébats, mais les sourcils du brun se froncèrent d'affliction, il était en train de céder, il crevait, CREVAIT d'envie...


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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Sam 6 Mai - 23:18 par Edgar Anderson
Yeux fermés, plissés, contre le cou d'Howard. Cachette futile, abri inutile contre l'incendie généralisé qu'il avait déclenché. Son souffle était erratique, ses reins animés d'eux-mêmes de va-et-vient tout sauf apaisants. Edgar tentait de s'agripper à son self-control en lambeaux, sans guère de succès. Sa position n'aidait pas, il faut l'avouer ; noyé dans l'odeur d'Howard, allongé de tout son long contre sa chaleur, Edgar n'avait plus rien à quoi se raccrocher.
Soudain, un gémissement étouffé lui échappa, alors qu'un frémissement brûlant le traversait. Howard... Howard venait de se glisser du bout des doigts sous sa ceinture, et subitement vint à Edgar l'envie de sentir ces doigts poursuivre leur exploration au-delà de sa ceinture, entourer sa chair chauffée à blanc. Au lieu de quoi Howard le tira plus fort contre lui et Edgar ne se fit pas davantage prier pour accentuer ses mouvements de bassin, se frottant contre l'anglais sans plus de retenue.
« Edgar... »
Comment son simple nom pouvait-il l'électriser ainsi ? Était-ce le soupir qui l'accompagnait, ses accents rauques, l'intensité mise dans ces deux syllabes ? Edgar avait déjà entendu son prénom soupiré à son oreille par de jolies créatures en transe, mais il ne se rappelait pas avoir jamais senti son rythme cardiaque y réagir. Il mordit à la bouche qui venait de faire de son nom l'une des choses les plus sexy qu'il ait entendues.
Soudain, Howard le repoussa. A regret, Edgar arracha chaque centimètre de sa peau à celle de l'anglais. Déjà pris par une sensation de manque, il s'assit tandis qu'Howard faisait de même. Dans la pénombre leurs regards se croisèrent, pareillement dévorants. Essoufflé, échevelé, les yeux noircis de désir, la bouche assombrie de restes de rouge à lèvres qui avait bavé jusqu'au menton, Howard était un spectacle de débauche qui lui tordait le ventre de désir. Edgar ne se rendait pas compte qu'il offrait une image assez similaire. Tout ce à quoi il pensait, c'est qu'il mourait d'envie de se jeter à nouveau sur l'anglais. Mais le regard d'Howard le tint à distance. Au-delà du désir, il y avait du défi dans ses yeux ; et Edgar qui reconnaissait instinctivement ses signaux-là soutint son regard, immobile.
Son coeur continuait de cogner comme un forcené. Malheureusement, rétablir un semblant de distance entre eux ne semblait pas améliorer l'état d'Edgar qui dut se mordre férocement la lèvre pour rester stoïque. Howard parvenait à le captiver de son regard, mais le contact doux de ses doigts le défigea. Oh, il voulait jouer à ça ? songea Edgar en sentant les caresses légères de l'anglais. Rien d'autre que des provocations, mais Edgar savait faire aussi. Les yeux rivés droit dans ceux d'Howard, il se passa lentement la langue sur les lèvres, sensuel, langoureux. Le souffle agité de l'anglais guidait ses gestes. Il se mordit à nouveau la lèvre, gratifiant pour la première fois Howard de son regard franchement aguicheur. Puis il saisit la main qui le caressait bien trop délicatement à son goût, et la pressa contre la bosse avide de contact entre ses jambes. Sans le moindre complexe, l'ombre d'un sourire effronté sur les lèvres - mais pas plus, car le désir avait consumé son sarcasme habituel.
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Dim 7 Mai - 2:17 par Howard Taylor
[Si poster ce genre de gif est prohibé, je le retire de suite, bise les admins!     ]


Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever

La langue d' Edgar.... Elle serpentait sensuellement sur son bout de lèvre qui agissait comme un pendule sur Howard. Sa salive en surbrillance sur cette bouche pulpeuse sans arrêt mordillée par ses canines et cet air enjôleur sur son minois, c'était d'une torture innommable ! Il ne fallait pas céder, Edgar était bon aux jeux et l'anglais ne voulait pas lui faire le plaisir de gagner. Cette fois le brun ne fabulait pas, Edgar avait envie de ce baiser lui aussi, au moins autant que lui, son visage en extase ne mentait pas et... Oh... Sans avoir eu le temps de comprendre la manœuvre, Howard... Sa main était... -
Il fronça les sourcils de douleur. C'était chaud... Et puis bon sang que c'était... C'était... - Il soupira d'affliction, c'était rudement bien joué ce coup là. Mesquin, déloyal mais c'était la règle : rien n'était interdit pour gagner. Des scènes toutes aussi lubriques les unes que les autres transperçaient l'esprit d' Howard qui sentait la défaite lui tendre amicalement la main, mais en attendant la sienne de main, était occupée. Il savait que c'était une carte à jouer, une arme à retourner contre Edgar. Sans prêter la moindre attention aux frissons qui sautillaient gaiement sur son échine, Howard pressa davantage sa paume sur les contours déformés de la fermeture éclair du blond. Chaque caresse le faisait souffrir au moins autant qu' Edgar. Ses doigts, à l'aveuglette, devinaient la courbe inflexible à travers le tissu moite du vêtement. Il s'imaginait l'attraper à pleine main sans être freiné par ce qui lui semblait être des tonnes de tissu. Il pressa plus fort en alternant la vitesse et l'intensité et c'était comme si les gestes qu'il faisait agissaient directement sur sa propre anatomie. Il n'en revenait pas de pouvoir être responsable de l'état d'excitation d' Edgar, et cette simple constatation aggravait considérablement sa fièvre. C'était terrible, il n'arrivait pas à détourner son imagination de la voix suave et sensuelle d'Anderson qui lui soupirait combien il en avait envie. Au fond c'était une information totalement inutile et évidente, mais Howard aurait pu jouer sa place au paradis pour le lui entendre dire. Il souffrait tellement que même le simple fait de s'avancer pour l'embrasser lui paraissait constituer le plus gros défi de la soirée. Il entoura maladroitement le Priape droit et fier à travers le plis de son jean et se trouva ridicule. De toute façon avec ou sans pantalon, il péchait quand même, alors...
Il déboutonna aussi vite que possible la cage qui lui bloquait l'accès et le son de la fermeture éclair se révélait être tellement sexy qu'il étouffa un grognement de satisfaction. Son sang affluait dans tous les vaisseaux de son corps à une cadence vertigineuse, ses veines pulsaient dans un endroit fort inconfortable pour la position qu'il adoptait en ce moment même. Il fit rapidement tomber le jean d' Edgar mi hanches et en empoignant timidement ses fesses, il se rallongea, l'invitant à l'imiter. Howard se débattit furieusement pour se débarrasser à son tour de son pantalon. Le vent effleurait son sexe à travers le tissu mince et l'anglais ne supportait pas ça. C'était à lui de corser le jeu un peu... Il savait ce qu'il voulait. Si Edgar ne pouvait pas l'embrasser sur la bouche pour ne pas perdre la manche, il pouvait poser cette dernière juste après tout... Howard empoigna brusquement sa nuque et guida maladroitement ses lèvres pour qu'elles effleurent toute la surface à travers le caleçon distendu.

« Embrasse-moi... Je... Je veux les sentir... », balbutia Howard qui se rendait soudain compte qu'il demandait un truc pareil au coureur de jupons largement reconnu dans les soirées alcoolisées de Westminster et d'ailleurs ! Jamais personne n'avait approché de bouche à cet endroit de son corps et il était curieux ce soir... Non, curieux n'était pas le mot exact.

« Edgar, embrasse s'il te plaît... Fais-le pour moi... »


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[hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
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