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[hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar

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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mer 10 Mai - 22:10 par Edgar Anderson
La main qu'il avait crûment déplacée là où le besoin s'en faisait douloureux n'eut rien d'un soulagement. Dents serrées mais lèvres tremblantes, Edgar sentit un soupir étouffé lui échapper, suivit d'un deuxième quand Howard se mit à le caresser franchement. Bordel, c'était la pire idée qu'il ait jamais eue, ou peut-être la meilleure, mais ce n'était pas comme ça qu'il allait gagner, oh non... Il avait délibérément flirté de très près avec les limites du jeu, il se retrouvait bien involontairement propulsé encore plus près de ses propres limites. Edgar déglutit plusieurs fois de suite, comme pour ravaler son impulsion de se jeter à nouveau sur Howard. Lequel le touchait sans aucune merci, sa paume contre son jean plus efficace que n'importe quel silex pour enflammer l'américain.
Alors qu'Edgar venait de décider qu'il ne survivrait pas à deux secondes de plus de ce traitement, Howard prit une formidable initiative. Un bouton qui se défait, une fermeture Eclair qui glisse... Edgar était libre - et incapable de former une pensée cohérente. Son cerveau s'était réduit à une sorte de bouillonnement indistinct entièrement tourné vers Howard, et l'urgence qu'il y avait à amplifier son contact.
Ses voeux furent réalisés ; Howard se rallongea en entraînant avec lui un Edgar plus que consentant. L'anglais se contorsionna sous lui, s'extirpant de son jean sous l'oeil hagard d'un Edgar fébrile. Ce dernier considérait avec hésitation à quel endroit il voulait poser sa bouche en premier, sa faim d'Howard mise en balance avec son éternel désir de gagner. Le brun prit la décision à sa place ; saisissant sa nuque d'une main inhabituellement autoritaire, il dirigea Edgar vers - argh, vraiment ?
« Embrasse-moi... Je... Je veux les sentir... »
L'américain se raidit alors que son visage approchait dangereusement du caleçon d'Howard. Il n'était pas sûr de vouloir faire ça - non que son cerveau soit en état de peser les pour et les contre, mais... Non, il n'était pas sûr.
« Edgar, embrasse s'il te plaît... Fais-le pour moi... »
Sans répondre, Edgar se déroba, dégagea sa nuque de la main par trop impérieuse à son goût. Il leva les yeux vers Howard, dardant sur lui un regard où la provocation le disputait à la fièvre. Puis il glissa les mains sous les genoux de l'anglais pour lui écarter un peu les jambes avant de se pencher sur l'intérieur de sa cuisse. Ses lèvres dévalèrent la peau nue depuis le genou jusqu'à la lisière du caleçon. Sans jamais quitter Howard des yeux, il se mit à le titiller de la langue et des dents, taquinant l'intérieur de ses cuisses, le bas de son ventre, sans jamais déposer plus qu'un souffle chaud sur la bosse sous le tissu. Non sans perfidie, il faisait parfois passer le bout de sa langue sous le bord du caleçon, sans aller plus loin.
Ce n'était pas ce que l'anglais voulait, c'était juste bon à le rendre dingue, Edgar en était parfaitement conscient - pire, le besoin d'Howard l'excitait. Il plaqua une main entre ses propres jambes où le manque de contact se faisait douloureux.
Lorsqu'il estima avoir suffisamment fait mariner l'anglais, Edgar posa enfin ses lèvres là où elles étaient ardemment désirées. Il suivit la forme dure, appliquant un peu plus de pression tandis que sa bouche entrouverte découvrait des contours à la fois familiers et inconnus.
Le contact du tissu lui déplaisant, Edgar tira sur le caleçon pour en dégager Howard. Il marqua un bref temps d'arrêt face à la nudité révélée, puis se pencha pour y poser les lèvres avec une timidité qui ne lui ressemblait guère. A titre expérimental, il sortit la langue pour tester la sensation. Rien d'exceptionnel en soi - mais la réaction d'Howard le fit frissonner de plaisir. Il en voulait plus, il voulait voir et sentir Howard défaillir à son contact. Alors il continua, cherchant les points sensibles d'une bouche qui s'enhardissait peu à peu.
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Sam 13 Mai - 12:54 par Howard Taylor

Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever

A ce moment très précis, Howard avait une vision limpide ce que pouvait signifier le concept de frustration et de cruauté. Son corps appelait à l'aide et Edgar était en train de le laisser sombrer dans la démence. L'envie irrépressible, le besoin qu'il avait qu'Anderson se concentre sur une partie bien précise de son anatomie était si fort que ça lui faisait mal jusque dans les doigts, jusque sous les ongles. Il ne pensait pas pouvoir vivre assez longtemps pour un jour imaginer qu'il aurait l'audace de désirer sa bouche autour de... SEIGNEUR ! C'était tout bonnement atroce ! Il le lui avait pourtant demandé gentiment, mais Edgar avait l'air de beaucoup s'amuser de son désarroi. Les yeux rivés dans les siens malgré l'obscurité, Howard devinait sa bouche en cœur marquer la chair de sa cuisse d'un sillon humide de baisers qui mouraient sur son aine brûlante. Sa peau en alerte frémissait à chaque respiration que le blond exhalait et à chaque seconde, le contrôle de son propre corps lui échappait davantage. Enfin Edgar finit par exaucer ses prières... Des petits baisers à la fois timides et francs sur la rigidité pris au piège dans ce dernier bout de tissu. Il mordit avec violence dans son petit poignet maigre puis dans son avant bras pour ronger davantage de chair afin d'apaiser sa frustration et sa douleur. Sans avoir le temps d'anticiper, Howard se retrouva nu, complètement nu sur un toit d'appartement et c'était le cadet de ses soucis présentement... Quand Edgar posa délicatement sa bouche entrouverte sur son membre, Howard poussa un cri de surprise. Il se sentait venir à chaque souffle et quand il reconnu sa langue se poser au même endroit, il se contorsionna. Le bas de son corps était bloqué à la merci d' Edgar alors que tout son buste luttait pour se retourner sur son flan, son visage quant à lui, s'écrasait sans vergogne face contre terre sur les tuiles. La bouche du blond prenait confiance, elle se faisait plus insistante. L'anglais sans vraiment comprendre ce qu'il était en train de faire, sonné par l'ivresse de ses sens, s'empara de la main d'Anderson pour qu'il l'attrape plus franchement, il guida ses doigts pour qu'ils se referment avec fermeté autour de la chair à vif qui pulsait plus fort que jamais. Son autre main forçait sans trop d'efforts sa mâchoire à s'ouvrir davantage pour enfin se rendre compte ce que ça faisait d'être dans la bouche d' Edgar.

« Je vais devenir fou... »
, soupira-t-il au premier contact.
Quelques aller-retours seulement et Howard se délogea précipitamment. Il respira très fort comme s'il venait d'être sauvé d'une noyade et imagina absolument toutes les choses répugnantes qui pouvaient retarder son orgasme imminent. Il tenait Edgar à distance, au bout de ses bras tremblants et se concentrait. Près d'une minute après, il perdit le pari et embrassa le blond avec toute la fougue qui revenait au galop. Il ne savait plus où mordre, plus où caresser, il y avait trop d' Edgar pour ses mains... A son tour, il déshabilla son ami en priant pour ne pas faire tomber leurs vêtements du toit dans l'euphorie. Il posa timidement les doigts, puis massa avec ferveur ce qu'il avait déjà eu l'occasion de toucher de la sorte... Il rencontra cette même chaleur singulière et ses mouvements se calquaient sur les expressions d'extase sur le visage d' Edgar.

« T'aimes ça hein... ? », balbutia Howard qui souffrait de ne plus entendre le son de sa voix. Comme à son habitude devant une situation gênante, Edgar ne disait rien, ou du moins ne répondait pas assez vite pour Howard. Le brun s'empara à nouveau de sa mâchoire en manquant de la briser sous le poids de l'impatience.

« Dis-le. Dis le bon sang ou je te jure que j'arrête de te toucher... »
, ordonna-t-il en allongeant l'américain sur le dos. « Dépêche-toi... ».

Il s'était juré de ne plus jamais mettre çadans sa bouche, ni nulle part ailleurs, mais... Sa langue tâta le terrain, juste l’extrémité, puis tout du long il déposa des petits baisers humides en continuant tant bien que mal son mouvement de poignet.
Howard commençait vraiment à se sentir mal. Pas parce que ce qu'il faisait allait le faire cauchemarder pendant des mois, mais parce qu'il se sentait incomplet. Pourtant mince, il touchait Edgar, il l'embrassait lui, tout son corps, mais malgré toute cette luxure il se sentait encore frustré. C'était trop... Il se laissait guider par ses sens même s'il n'était absolument pas d'accord avec eux. Il s'allongea à côté du blond et lui adressa un signe de tête pour qu'il repasse au dessus. Il imaginait qu'il préférerait dominer et surplomber son corps et ça tombait bien parce qu' Howard n'avait pas assez d'expérience et de confiance en lui pour prendre les choses en main. Il passa main main derrière sa nuque et approcha le visage d' Edgar du sien. A quelques centimètres de son bouche, un petit flottement se fit sentir. Si son ami était au moins la moitié excité que lui, il ne pourrait pas refuser...

« Montre moi... », souffla-t-il, la gorge asséchée par l'angoisse. Cage thoracique battante sous les coups effrénés de son propre cœur, il s'humecta les lèvres et pour être certain que sa requête était claire, il murmura :

« Fais-le... », ravi que la nuit couvre sa gêne, il voulait être à la place de toutes ces femmes qui s'accaparaient Edgar pour une nuit. Il se fichait de la douleur, il se fichait même de la Bible, il voulait ne faire plus qu'un avec le seul être qui avait pu le toucher jusqu'ici.


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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Lun 15 Mai - 0:48 par Edgar Anderson
Edgar posait prudemment ses lèvres sur la peau trop douce, trop chaude. Il n'était pas convaincu d'aimer ça, mais il était ravi par les réactions d'Howard qui se tordait sous lui. Après un instant d'hésitation, il se laissa ouvrir la bouche pour y prendre l'anglais avec précaution. Un soupir déchirant l'en récompensa.
« Je vais devenir fou... »
Edgar ne retint un sourire de satisfaction que pour des raisons techniques. Il se mit à expérimenter un petit va-et-vient, ses lèvres enveloppant Howard. Brusquement, ce dernier se dégagea, éloignant Edgar à bout de bras. Ce dernier contempla le clair-obscur de son visage déformé par l'excitation. Il se serait bien fendu d'un commentaire sarcastique... n'eût été le désir flamboyant qui avait calciné tout son vocabulaire, et jusqu'au concept même de dérision.
Lorsque l'anglais revint l'embrasser Edgar répondit à sa fougue, sa faim d'Howard inaltérée, ses bras l'entourant étroitement. Sa peau réagissait à frissons électriques contre celle d'Howard. Il se laissa débarrasser de ses derniers vêtements, de plus en plus fébrile à chaque centimètre dévoilé. La main qui se saisit de lui lui tira un soupir rauque ; les caresses qui suivirent firent s'enfoncer ses doigts dans les épaules d'Howard.
« T'aimes ça hein... ? »
Edgar ne répondit pas, mais le mouvement incontrôlable de son bassin le trahissait, son corps cherchant sans pudeur à augmenter plus encore la friction.
« Dis-le. Dis le bon sang ou je te jure que j'arrête de te toucher... »
Howard emprisonna sévèrement sa mâchoire ; Edgar grogna en se laissant renverser en arrière.
« Dépêche-toi... »
La menace parvint à tirer de la gorge nouée de l'américain un son à mi-chemin entre grognement et acquiescement. Par miracle, cela parut contenter Howard qui - Edgar se cambra contre le toit glacé - Howard qui fit jouer sa langue sur la raideur désespérée d'Edgar. Le ciel nocturne se voila devant ses yeux - les attentions de l'anglais monopolisaient toute les capacités de son centre nerveux.
Lorsqu'Howard revint s'allonger près de lui Edgar roula au-dessus, irrésistiblement aimanté. Ils se firent face un instant, souffles mêlés, pupilles éclatées.
« Montre moi... »
Il retint son souffle, scrutant les ombres sur le visage si près du sien ; incertain.
« Fais-le... »
L'idée le remua jusqu'aux tréfonds. Se presser ce corps infiniment désirable, l'enlacer, au plus près ; s'y fondre, le faire sien. Un tremblement l'agita.
« Tu... »
... es sûr ?
Il ne parvint même pas à aller au bout de la question, submergé par l'Envie - implacable, dévorante. Tous mots perdus, il plongea sur la bouche d'Howard en un baiser fiévreux.
Il ne s'en détacha que pour glisser deux doigts entre les lèvres de l'anglais, contre sa langue - ce simple spectacle lui fit venir la chair de poule. Sa main était fébrile lorsqu'elle descendit ensuite le long du torse d'Howard, passa entre ses jambes, s'aventura près d'un intime recoin. Il observa prudemment son visage lorsqu'il introduisit le bout d'une phalange dans la fascinante chaleur, puis un peu plus. Ça allait faire mal, tous deux le savaient ; Edgar n'avait pour l'empêcher guère que sa salive et tout ce qu'il pouvait réunir de sa patience mise à mal.
Assourdi par la frénésie de son cœur résonnant dans ses oreilles, torturé par le désir de prendre Howard sur le champ, Edgar se força à prendre le temps d'explorer, d'apprivoiser. Alors que ses doigts œuvraient ses dents se heurtaient aux lèvres d'Howard, à son cou, à sa mâchoire. Il avait faim de lui à en devenir dingue. Mais il surveillait ses réactions ; il savait que personne ne l'avait jamais touché comme ça. Pourtant, quand bien même Howard lui demanderait d'arrêter... à chaque seconde Edgar était de moins en moins sûr d'en être capable.
Finalement Howard lui sembla prêt ; ou peut-être était-ce juste lui-même qui ne pouvait plus tenir plus longtemps, si près de ce corps mais pourtant trop loin. A défaut d'une meilleure solution, Edgar cracha dans sa main et se lubrifia autant que possible. Il chercha une position adaptée, son expérience purement hétéro et son esprit présentement incohérent n'étant d'aucun secours. Finalement il plaça les jambes d'Howard sur ses épaules, le saisit par les hanches.
Jamais son cœur n'avait battu si fort.
Aussi lentement qu'il pouvait s'y astreindre, il pénétra Howard.
Son bassin finit par heurter les fesses de l'anglais. Edgar s'immobilisa, leur laissant le temps à tous les deux d'encaisser brusque afflux de sensations. Respirer ; il fallait, respirer.
« Putain, Howard... »
Voix rauque et murmure torturé.
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Lun 15 Mai - 23:17 par Howard Taylor

Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever

D'habitude c'était quelque chose proche d'un abîme sans fond qui habitait le cœur caverneux d' Howard. Il connaissait bien ce désert des sentiments, mais ce soir il devait expressément apprendre à composer avec le trop plein de sensations. Lui qui craignait qu'on lui effleure l'épaule, réclamait toujours davantage de baisers, comme s'il ne parvenait plus jamais s'en rassasier, terminé. Entre les bras d' Edgar, il se rendait compte que tout ça lui avait manqué. Des caresses sur sa peau plutôt que des coups de pieds, des baisers torrides sur sa bouche et surtout cette soif inépuisable de l'autre, cette soif d' Edgar Anderson... Il le voulait tout entier, pas seulement papillonnant à la surface de son épiderme comme un papillon de nuit.

L'homme qui lui faisait découvrir les plaisirs interdits de la chair l'invita à sucer ses doigts pour les humidifier. Howard les avala sensuellement en le fixant droit dans les yeux, comme s'il s'occupait de son membre en érection qui frémissait d'impatience. A peine le temps de compter jusqu'à cinq qu' Edgar insinuait déjà un doigt dans la chaude embrasure qui ne demandait qu'à être souillée par la luxure... Ce n'était pas vraiment agréable. Une sensation indescriptible qu'il n'aurait jamais pu imaginer, qu'il n'aurait d'ailleurs jamais voulu imaginer ! Ça ne lui faisait pas vraiment mal finalement, la douleur il savait bien l'identifier, c'était presque une habitude. En fait c'était juste étrange... Remarque, c'était peu être les morsures avides du blond qui lui faisaient oublier d'avoir mal... L'urgence plus ou moins contrôlée d' Edgar l'excitait à lui en retourner tous les organes, il était à bout... Il le voulait à l'intérieur et ne pouvait plus brimer son imagination, qui l'assommait d'images lubriques d'un Edgar ivre d'excitation le prenant sans heurt... L'intéressé cracha dans sa main pour se lubrifier et il renvoyait aux yeux d' Howard, l'image d'un homme tellement viril et désirable... Le brun, soumis, docile, appuya violemment ses paumes sur ses paupières jusqu'à voir des millions de tâches blanches, il cherchait une dernière fois à oublier qu'il se sentait poisseux de désirer si fort. Au delà du fait qu'il s'apprêtait à coucher avec un homme, c'était dur de s'avouer qu'il voulait plus qu'un coït chaste et cordial ! Ce qu'il voulait c'était se fondre dans la dépravation d' Edgar. Sa salive, sa sueur, son haleine... Il n'eut pas vraiment le temps d'énumérer mentalement tout ce qu'il avait envie que l'américain lui fasse subir car ce dernier avait déjà replié ses propres jambes sur ses épaules. Il avait peur, un peu c'est vrai, mais c'était une peur fantastique ! La première vraie expérience sexuelle sans équivoque, avec toutes ses conséquences. Le cœur tambour battant, ce n'était plus qu'une question de secondes maintenant... La verge raide força le passage par petits à-coups hésitants. Voilà, la souffrance était là cette fois. Vive, sans pitié, sulfureuse ! Howard étouffa un cri franc en tentant de vraisemblablement, d'avaler son poing ! Ses traits séraphins se déformaient sous l'effet d'une douleur lancinante qui ne semblait jamais vouloir cesser. Était-ce pour tout le monde pareil ou c'était sa punition pour avoir voulu jouer avec le feu ? Howard souffrait en silence, souhaitant très fort qu' Edgar prenne du plaisir, il tentait de ne rien laisser paraître, même s'il ne pouvait retenir quelques gémissements de souffrance jusqu'à ce que le bassin du blond butte contre ses fesses. Howard écarquilla les yeux, soupir de soulagement. Ça brûlait toujours à l'intérieur, mais c'était différent. Là c'était réel, c'était passé, c'était pour de vrai... Edgar le remplissait, tout l'intérieur lui appartenait... Voilà, c'était ça qu' Howard avait comme sensation finalement : appartenir à quelqu'un de manière radicalement différente que ce qu'il connaissait déjà.

« Putain, Howard... »
, soupira-t-il d'une voix rauque. Ce râle arracha du même coup un grognement d'extase de la gorge de l'anglais. Il respira par saccades, terrifié à l'idée de bouger un muscle, mais c'est quand il tenta de décontracter ses jambes qu'il sentit vraiment le blond profondément enfoncé dans un endroit qu'il n'osait même pas nommer. Chaque mouvement, chaque respiration amplifiait cette sensation et malgré la douleur qui persistait, Howard était... fou d'excitation.

« J'peux pas le croire... », il hésita presque à rire, la faute à ses nerfs fragiles, à ses émotions à fleur de peau. « Je suis en train de faire l'amour avec toi... », soupira-t-il avant de se souvenir de la dernière réaction d' Edgar quand il avait parlé en ces termes de Sarah. Il se gifla mentalement pour être retombé dans le panneau, cette fois les conséquences étaient bien plus dangereuses, mais il n'osa pas se justifier de peur de s'enfoncer davantage, enfin s'enfoncer...

«... Essaye de bouger, doucement... », implora-t-il en se concentrant sur la souplesse dont il devait faire preuve. Alors qu'Edgar amplifiait doucement ses coups de reins, le plaisir commença à concurrencer la souffrance. Un entre deux malsain et délicieux qui n'arrivait pas à décider Howard s'il préférait arrêter ou continuer. Plutôt se taire et laisser Anderson le prendre en mains, s'occuper de lui, le laisser disposer de son corps comme il en avait envie... Seigneur, ouais...

« Edgar... Edgar.... Ed-gar... », il ne savait plus combien de fois il avait prononcé son nom, mais sans doute pas assez. C'était la seule chose intelligible que sa bouche avait naturellement trouvé à formuler.

« Tu me fais un de ces effets... Va-y... Va-y, je... Je suis tout à toi...», couina-t-il torturé entre ce qu'était en train de lui faire Edgar et le manque de contact sur son sexe qu'il touchait au rythme des mouvements du blond.

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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mar 30 Mai - 22:39 par Edgar Anderson
Respirer ; il fallait, respirer.
Edgar s'était figé, submergé par les sensations. Il... Il était. Dans. Howard. Cette simple pensait déchirait son ventre d'un feu sans concession et ses doigts qui blanchissaient sur les hanches d'Howard ne suffisaient pas à le raccrocher à son self-control. C'était sûr, il allait défaillir ; c'en était trop, cette chaleur qui l'enveloppait étroitement était au-delà de sa résistance, et il ne pouvait que s'accrocher désespérément, inutilement, aux hanches d'Howard.
« J'peux pas le croire... » La voix de l'anglais lui parvint, lointaine, par-delà les battements hystériques de son coeur. « Je suis en train de faire l'amour avec toi... »
...
Urgh.
Pas de doute, Howard savait calmer un homme.
Edgar eut une grimace instinctive - il n'était pas assez transporté pour ne pas continuer à détester ce mot-là. L'anglais détourna son attention à temps, avant que l'idée de battre en retraite ne se soit totalement formée dans son esprit.
« ... Essaye de bouger, doucement... »
Le coeur battant, Edgar tâcha d'obéir. Il se retira à moitié, et dut user d'efforts démesurés pour revenir doucement alors que son instinct l'exhortait à donner de grands coups de reins. Il répéta le mouvement, encore et encore, se torturant lui-même par la lenteur de son rythme.
Sous lui, Howard était magnifique. L'obscurité ne parvenait pas à cacher son air éperdu, la douleur sur son visage, mais aussi quelque chose qui faisait vibrer Edgar jusqu'aux tréfonds - le plaisir, l'abandon. Howard se donnait à lui, l'accueillait entre ses jambes sans retenue et Edgar en oubliait comment respirer. A lents va-et-vient il pénétrait l'anglais et du regard ne cessait de le dévorer.
Son nom en s'échappant de cette bouche délicieuse fit naître un courant de chair de poule sur sa peau brûlante. D'une main, Edgar lâcha la hanche d'Howard pour venir s'approprier son torse, griffant et caressant.
« Je suis tout à toi... »
Ces mots enveloppèrent Edgar d'une langue de feu.
« A moi », répéta-t-il en écho, ardemment.
Il saisit Howard par les cheveux et se pencha en avant pour un baiser brûlant et brutal. Edgar laissa les jambes de l'anglais glisser de ses épaules pour pouvoir se rapprocher de lui. Ainsi il ne pouvait plus s'enfoncer aussi profondément dans le corps offert d'Howard, mais chaque parcelle de sa chair réclamait le contact. Edgar l'enlaça d'un bras possessif, le pressa contre lui. Sans même s'en rendre compte il avait accéléré ses mouvements de bassin. Sa main restée sur la hanche d'Howard guidait fermement ce dernier pour mieux le pénétrer. Bientôt, à ce rythme effréné Edgar sut qu'il ne pourrait plus durer. Son visage s'enfouit contre la gorge d'Howard.
« A... moi... » haleta-t-il encore, à peine audible, tandis que l'orgasme l'emportait.
Le plaisir l'irradia brusquement, menaça de le noyer dans une intensité à la limite du supportable. Sans même s'en rendre compte il enfonça les ongles dans la peau tendre d'Howard, brièvement incapable de réaliser ce que son corps faisait. C'était bon à le faire violemment trembler, bon à faire sa vision se voiler, bon à en crever, c'était bon comme s'il avait attendu ça depuis des années et était finalement, finalement soulagé.
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mer 31 Mai - 19:51 par Howard Taylor

Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever

Howard qui avait compté chaque coup de reins d'Edgar jusqu'ici, avait clairement perdu le fil. Compter au delà de cinq lui semblait insurmontable tant chaque nouvelle poussée du blond en lui était exquise. Anderson avait une telle façon de le posséder ! Sa main qui empoignait  brutalement ses cheveux, ses baisers fiévreux qui faisaient rage, toutes ces griffures sur sa peau, ses paumes fermes contre sa hanche et bien sûr... Nouveau coup de reins ! Jamais Howard n'aurait imaginé que son propre corps pouvait ressentir un tel état de transe: tous ses sens en alerte et l'anarchie là, sous sa peau, entre ses reins, dans le mécanisme bien huilé de son cerveau. C'était tout bonnement atroce d'en vouloir plus, comme si chaque butée contre ses fesses l'affamait un peu plus. Edgar accéléra franchement la cadence pendant que l'anglais s'agrippait désespérément aux tuiles, comme si l'étourdissement pouvait le conduire jusqu'au bord du toit. Le moindre mouvement était maintenant susceptible de le faire venir. Il aurait voulu pouvoir se maîtriser encore quelques secondes mais la friction du ventre du blond entre ses jambes ajoutée à son intime exploration, c'était impossible de tenir davantage. Edgar devait lui donner entièrement raison car au même instant il poussa un râle de satisfaction, marmonnant des choses qu' Howard n'entendait même plus. Son esprit était resté bloqué sur la sensation du foutre chaud du blond à l'intérieur... Griffes enfoncées dans la chair d' Howard, le corps tremblant, Edgar s’affalait sur son partenaire sans dire un mot. Howard aussi restait muet comme une tombe, enlaçant son am(i)ant fermement contre lui, comme s'il avait peur qu'il s'envole. Est-ce qu'il y avait réellement une chose intelligente à dire dans ces moments là ? L'anglais n’en était pas persuadé. Le silence n'était pas si pesant que ça finalement, il était... Paisible. Transpirants et le souffle court, les deux hommes, soulagés, étaient blottis sur ce toit, par une nuit glaciale d'octobre, le tableau aurait fait fureur sur l'Instagram de Candice, mais l'idée n'enchantait clairement pas Howard ! L'anglais jouait distraitement avec ses doigts dans les cheveux moites d' Edgar pendant que le vent commençait à lui piquer l'épiderme. La tension sexuelle qui retombait doucement lui faisait prendre conscience qu'autour d'eux, accessoirement il y avait une vie. Boh... Un petit courant d'air frais c'était pas la mort, il n'aurait pas risqué de se dé-souder du corps de l'américain pour se vêtir d'une chemise ! A vrai dire, ce qui le gênait le plus c'était la façon dont leurs corps poisseux collaient au niveau de son ventre. C'était de sa faute, certes, mais si l'extase post coït n'était pas en train d'ankyloser son corps, il aurait sans doute fait une remarque déplacée à ce sujet, en attendant...

« C'était... »
torride, fantastique, merveilleux! « Surprenant ». *Facepalm* Il dessinait avec son index des arabesques sur le dos cambré d'Edgar, toujours le visage enfouit dans son cou. Il ne savait pas comment retomber sur ses pieds, comment briser la glace, il se sentait un peu... Stupide, en totale perte de ses moyens. Soudain, il pouffa de rire.

« En réalité je fumerais bien une cigarette, j'aurais... », il humecta ses lèvres, hésitant mais encore hilare « J'aurais peut-être du y aller, avant. » avant... Avant toutes ces scènes bestiales qui trouaient ses pensées de manière totalement inopinées, en lui collant des frissons éparses dans l'échine.

« Brrr c'est moi ou... Il gèle ? Bon sang, où est-ce que j'ai pu laisser mes fringues? », peut-être il était temps de s'arracher au délice du corps d Edgar pour enfiler juste de quoi ne pas claquer d'une pneumonie avant le lever du jour...


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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Lun 19 Juin - 22:39 par Edgar Anderson
Edgar planait, enveloppé dans un coton de satisfaction. Lentement, lentement, son rythme cardiaque s'apaisait, la brûlure s'estompait. Lentement, lentement, des bribes de pensée recommencèrent à traverser son esprit déserté. Rien encore de beaucoup plus cohérent que "bien" et "plus jamais bouger".
« C'était... Surprenant »
Edgar cligna des yeux dans le cou d'Howard - des fois que ça l'aide à ranimer son cerveau plus vite.
« En réalité je fumerais bien une cigarette, j'aurais... J'aurais peut-être du y aller, avant.
[color:cbf4=4db30f]- J't'avais dit » croassa Edgar qui avait perdu sa voix entre-temps mais n'aurait jamais laissé passer une occasion d'affirmer qu'il avait eu raison.
D'autant que, maintenant qu'Howard en parlait, une cigarette lui semblait en effet une très bonne idée.
« Brrr c'est moi ou... Il gèle ? Bon sang, où est-ce que j'ai pu laisser mes fringues? »
Avec d'infinis regrets - et non sans un soupir navré - Edgar se redressa. Se détacher du corps d'Howard était une déchirure à chaque centimètre carré de peau délaissée. Il roula sur le côté et se mit enfin à sentir le froid. Le toit était douloureusement glacé et malgré la léthargie qui le prenait, Edgar se redressa promptement.
[color:cbf4=4db30f]« 'tain t'as raison, ça caille... » grommela-t-il en cherchant du regard ses vêtements abandonnés.
Il enfila son t-shirt avec gratitude (même si honnêtement, la chaleur apportée par le vêtement était dérisoire), lança à Howard ce qu'il put trouver de ses vêtements. Sauf que...
[color:cbf4=4db30f]« Hum... J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. »
Il n'y voyait pas spécialement clair mais là, il n'y avait hélas plus trop de doute possible... Il fallait se rendre à l'évidence et reconnaître la disparition inopinée d'un certain nombre de leurs vêtements. Des images de déshabillage précipité et de vêtements jetés sans précaution lui traversèrent l'esprit. Huh. Ça n'avait pas été très malin de faire ça au bord du vide.
[color:cbf4=4db30f]« La mauvaise nouvelle, la moitié de nos fringues est portée disparue... Mais la bonne : ma chambre est juste en-dessous... on n'aura pas besoin de traverser le salon bondé à moitié à poil ! »
Il annonça cela avec un sourire bien trop large compte tenu de l'ampleur de la "bonne" nouvelle, mais c'était plus fort que lui, ses lèvres prenaient ce pli ironique et espiègle. Faut dire qu'il n'était pas assez pudique pour être sincèrement embarrassé par l'incident.
[color:cbf4=4db30f]« Allez, redescendons... »
Cette fois encore, Edgar ouvrit la marche en se laissant glisser le long de la gouttière - un peu trop vite d'ailleurs, il faillit manquer la fenêtre et s'y rattrapa de justesse. Il enjamba le rebord et constata avec soulagement que la chambre était vide.
[color:cbf4=4db30f]« La voix est libre ! » lança-t-il vers en haut.
Par contre, la porte était ouverte et il se hâta de la refermer, ponctuant son geste de quelques malédictions à l'encontre de quiconque avait eu la curiosité de venir jusqu'ici.
[color:cbf4=4db30f]« Tu peux prendre ce que tu veux dans mon placard... » marmonna-t-il.
Soudain quelque chose lui vint à l'esprit.
[color:cbf4=4db30f]« Selon toi, c'est quoi la probabilité que nos affaires soient tombées pile sur le balcon ? ... » demanda-t-il, moitié hilare, moitié paniqué.
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mer 21 Juin - 16:26 par Howard Taylor

Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever

La terre ferme et sa réalité malsaine s'étaient rapprochées à une vitesse vertigineuse, quelques détails ne trompaient pas : le ventre collant et poisseux d' Howard, la température... Howard tentait de se raccrocher à toutes les considérations matérielles qui l'entourait, à savoir ses fringues. Edgar, en quittant sa peau avait laissé un vicieux courant d'air glacial givrer les os de l'anglais, il fallait qu'il se mette au plus vite quelque chose sur le dos.

« Hum... J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. », annonça le blond en cherchant leurs vêtements à tâtons. Ça sentait pas bon, c'était JAMAIS de bonne augure quand Edgar commençait ses phrases ainsi !

« La mauvaise nouvelle, la moitié de nos fringues est portée disparue... Mais la bonne : ma chambre est juste en-dessous... on n'aura pas besoin de traverser le salon bondé à moitié à poil ! »

Howard pâlit, l'idée le séduisait très moyennement surtout quand les seuls misérables bouts de tissu que lui tendait son ami n'étaient autres qu'un caleçon long, une paire de chaussures délassés, une seule chaussette et... Une cape de vampire ! L'américain quant à lui, avait au moins déniché son t-shirt, lui ! L'idée même de devoir faire demi tour jusqu'à la chambre dans cet accoutrement le rendait malade, alors Howard refusait d'imaginer le pire scénario qui pourrait attendre les deux compère une fois en bas.

« Allez, redescendons... »

Après avoir surmonté l'épreuve de la descente de gouttière, Howard entendit son éclaireur lui annoncer que la voie était libre.

« Tu peux prendre ce que tu veux dans mon placard... »
, dit-il en atterrissant dans la chambre.

La lumière gênait beaucoup le brun. Dans l'obscurité c'était bien plus simple d'assumer, surtout quand il remarqua que les contours de la bouche d' Edgar étaient tapissés de rouge à lèvres vermeil... Avant de se perdre tête la première dans l'armoire, l'anglais essuya maladroitement sa trombine et d'un revers de manche, en profita pour gommer le maquillage sur la bouche d' Edgar. C'était gênant tout à coup, mais il fallait effacer les preuves... Encore trop angoissé pour se préoccuper de la gravité de ses actes, il inspecta l'intérieur du placard. C'était... Chaotique là-dedans ! Des fringues sans dessus-dessous, roulées en boule aux quatre coins des étagères, ça avait le don d'irrité la maniaquerie du croque-mort. Chez lui, tout était trié de manière méthodique et ses habits propres étaient tous pliés au carré, tous jusqu'aux sous-vêtements. Il n'avait pas vraiment le temps ni l’envie de formuler un commentaire, il s'empara à la hâte d'un jean (un jean!!) et d'une chemise plutôt correcte. L'association des deux n'était pas très joyeuse mais il n'avait que faire de son style actuellement, ses yeux étaient rivés sur la porte qui pouvait s'ouvrir à la volée à tout moment.

« Selon toi, c'est quoi la probabilité que nos affaires soient tombées pile sur le balcon ? ... » demanda-t-il, moitié hilare, moitié paniqué.

Malgré la gravité de sa question, Edgar continuait d'afficher ce sourire crédule qui déplaisait fortement à Howard. Seigneur ! Il n'avait pas pensé à ça...Ses pommettes encore rougies par l'effort s'éteignirent comme la flamme d'une bougie que l'on souffle, et un teint de cire gagna l'ensemble de son visage. Paniqué et un brin déconfit de se défaire des effets fantastiques de la drogue, Howard s'agrippa violemment à la manche d' Edgar et le secoua comme un prunier.

« QU'EST-CE QU'ON FAIT ?! »
, question purement rhétorique. « Tout le monde en bas va reconnaître nos costumes et je ne te parle même pas de Candice ou... Sarah... », il faillit se trouver mal juste en imaginant les commentaires. Il retira en vitesse sa cape et la planqua au fond du placard déjà bondé.

« Garde ça ici, il ne faut pas qu'ils se souviennent que c'était à moi, et fassent le rapprochement avec ce qu'ils trouveront... », c'était peine perdue cet embryon d'espoir, il y avait eu des témoins. Il fallait qu'ils se tirent d'ici vite fait, mais pour sortir il n'y avait plus de passages secrets : il fallait affronter la foule !

« Bon... Viens ! », c'était maintenant ou jamais (bien que « jamais » fut terriblement tentant). Tête baissée pour éviter de croiser tout regards, Howard se fraya un chemin dans la vague humaine dont l'anglais abhorrait le contact et la simple présence grouillante. Dieu commença à les maudire sur la route, il en était convaincu parce qu'en chemin ils croisèrent « Morrison » (bien amoché) et sa clique de toutous fidèles au QI d'huître. Ils portaient dans les bras une petite pile de vêtements familiers...

« Tiens tiens les tarlouzes ! Je sais qu'on est en octobre, mais j'ai trouvé ça étrange quand il a commencé à pleuvoir des fringues... Si j'avais été stone ça aurait facilité les choses, mais malheureusement... Je crois que ça vous appartient mes petits chatons... », il avait comprit, ses yeux riaient, sa bouche accusait, c'était atroce à supporter. Howard lança un regard de détresse à Edgar  alors que les badauds commençaient à s’agglutiner autour d'eux et parmi eux, quelqu'un qui n'avait pas l'air de se laisser facilement berner : Candice !

« Edgar... », soupira-t-elle, abasourdit par l'insinuation, cherchant désespéramment une explication dans son regard.

« C'est pas ce que vous croyez ! », aboya Howard sans avoir la moindre parade à la situation délicate, après tout, c'était Edgar le Seigneur des subterfuges, et c'était l'occasion parfaite de le prouver ! Pitié...

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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Mer 21 Juin - 22:01 par Edgar Anderson
Passer brutalement de l'obscurité fantasmagorique du toit à la pleine lumière de la chambre donnait à Edgar l'impression de s'être tout juste réveillé d'un rêve étrange et poisseux. Et comme un homme tout juste réveillé, il peinait à appréhender pleinement la réalité. La prise de conscience ne se faisait que peu à peu et pour l'instant, il en était encore à un stade où la situation parvenait à le faire sourire. (De toute façon, il aurait des mois pour se morigéner, autant laisser son esprit vaporeux lui accorder un répit.) Par contre, un début de mal de crâne commençait à pulser contre son front, prémice de la délicieuse gueule de bois qu'il allait se payer demain.
Howard leur essuya rapidement la bouche à tous les deux, ce qui, réalisa Edgar, était nécessaire. Même après le passage de la manche d'Howard il continua à se frotter la bouche et le menton, conscient du désastre occasionné par leurs deux rouges à lèvres.
« QU'EST-CE QU'ON FAIT ?! »
Sa question à moitié innocente venait de faire paniquer Howard. Edgar ne croyait pas vraiment que le balcon avait réceptionné leurs vêtements, ç'aurait été une putain de coïncidence quand même - une putain de poisse.
« Tout le monde en bas va reconnaître nos costumes et je ne te parle même pas de Candice ou... Sarah... »
Edgar lâcha un soupir consterné. Il les avait oubliées celles-là - et franchement il ne s'en était pas porté plus mal. Décidément, le "réveil" se faisait de plus en plus désagréable.
Tandis qu'Howard tentait de manière assez vaine de cacher les vestiges de son déguisement, Edgar finit par avoir l'idée de se rhabiller lui aussi. Il avait retrouvé son t-shirt sur le toit mais... juste son t-shirt.
Il finissait de fermer son nouveau pantalon lorsque Howard décida de passer à l'action.
« Bon... Viens ! »
Edgar jeta un regard dépité vers son lit, qui commençait à sérieusement l'attirer. La perspective d'y disparaître pendant les prochaines vingt-quatre heures était un peu plus attrayante à chaque pulsation de douleur dans son front - et à chaque commentaire paniqué d'Howard.
Bien qu'il ne soit pas certain de ce que l'anglais avait en tête et encore moins que l'accompagner soit une bonne idée, il se laissa entraîner. Retour à la musique et à la foule. Retour aux ennuis.
Karma is a bitch, comme on dit.
Un Morrison au visage tuméfié mais au pouvoir d'exaspération inaltéré leur tomba dessus avec l'une des pires insultes qu'Edgar pouvait s'entendre dire.
« Tiens tiens les tarlouzes ! »
C'était vraiment, vraiment pas le moment.
Le type qui venait de s'offrir une place à vie sur la liste noire d'Edgar poursuivit son laïus en exhibant des preuves à charge assez embarrassantes. Des gens commençaient à s'atrouper. Candice était parmi eux, allégorie de l'ébahissement.
Même avec tous ses efforts d'imagination Edgar n'aurait pu concevoir une scène aussi cauchemardesque.
Instinctivement, il fit un pas de côté pour s'éloigner d'Howard, comme si la proximité de ce dernier était devenue intolérable.
« C'est tout ce que t'as réussi à inventer pour te venger de la raclée qu'on t'a mise ? » rétorqua-t-il avec tout le mépris qu'il était humainement possible d'exprimer.
Le détachement de sa voix le surprit lui-même, mais la brûlure de ses joues lui laissait assez peu d'illusions sur sa crédibilité actuelle.
En temps normal (et avec suffisamment peu de lumière pour dissimuler combien il avait rougi), il aurait peut-être réussi à retourner la situation par la seule force de son charisme.
Mais là, Morrison l'avait gonflé.
Tandis que l'exécrable personnage s'esclaffait grassement en faisant remarquer que la défense d'Edgar était bien pauvre, ce dernier mit fin à ce son désagréable d'un crochet vigoureux. Il eut l'immense satisfaction de sentir le sang jaillir du visage déjà amoché, suivie d'une intense douleur dans les phalanges.
Les potes de Morrison s'avancèrent pour lui tomber dessus, Candice se mit à hurler pour stopper la baston imminente, et Edgar se demanda brièvement s'il était possible d'aller encore plus loin dans le désastre.
Probablement pas.
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# Re: [hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
message posté Lun 26 Juin - 17:37 par Howard Taylor

Edgar & Howard


▽ Only a vampire can love you forever

« C'est tout ce que t'as réussi à inventer pour te venger de la raclée qu'on t'a mise ? », mouais... Même en tartinant tout ça de mépris, Edgar ne dupait personne, et Howard n'était franchement pas convaincu non plus, bien qu'il aurait aimé être le premier à le croire sur parole. Deux cerveaux valaient mieux qu'un, c'est pourquoi l'anglais moulinait dans ce qui lui restait de neurones valides pour appuyer son argumentation franchement foireuse, mais il n'eut pas le temps d'avoir une lumineuse idée : Edgar se rua sur le type et lui colla son poing dans la face. Outch... C'était pas beau à voir, Howard n'était pas trop mal placé pour comprendre à quel point son coup était vif et douloureux, peut-être même mieux placé que Morrison. Bien sûr, il avait déjà vu Edgar se battre au fil de ces années de débauche, mais jamais comme ça. Jamais avec une telle haine dans les veines et c'était terrifiant. Morrsion aurait mieux fait d'y réfléchir à deux fois avant d'aller chercher la petite bête ! Il avait eu son compte pour ce soir, pauvre type... Les molosses qui accompagnaient le personnage s'avancèrent tout droit vers Edgar avec la ferme intention de lui rendre la monnaie de sa pièce tandis que Candice hurlait à la mort, tentative vaine pour apaiser l'affrontement. Les choses allaient s'envenimer, c'était certain. Il y avait toutes les conditions réunies pour que cette baston soit mémorable : le troupeau d'ivrognes curieux, les résidus de drogue dure dans les veines, le venin d'injures que crachaient les bouches de l'ennemi, leurs rictus aussi, et surtout, la torpeur sur le visage d'Edgar. C'était quelque chose de nouveau pour Howard, jamais il n'avait encore remarqué que son ami était capable d'avoir peur. Peur ? C'était le sentiment qui semblait déformer ses traits actuellement en tout cas, à moins que ça ne soit que de la colère pure, mais l'anglais n'y aurait pas mis sa main à couper. Non... Il pouvait presque encore les pulsations de son cœur s'affoler, Edgar devenait dingue à l'idée que la rumeur puisse s'ébruiter. Oh, lui aussi bien sûr, mais il avait une autre façon de gérer la peur et la colère...


Il fallait vite faire quelque chose, n'importe quoi. Sous l'effet de l'ecstasy, Howard avait flanqué une sacrée raclée à ce débile quelques heures plus tôt, mais là, clairement, il avait perdu ses moyens, il était redevenu ce pion insignifiant que Taylor père savait balayer d'un revers de manche. Il ne ferait pas le poids contre deux hommes remontés, deux montagnes de muscles sans une moitié de cerveau pour guider l'ensemble ! Triste constat. Clairement, les cris de Candice n'avaient aucun impact, et l'impliquer dans le combat n'était pas une option envisageable ! Howard ! Bouge-toi...

Alors que Morrison se relevait doucement, tout chancelant, faisant mine d'être un gros dur, Howard se donna le plus d'entrain possible. Son père lui avait au moins apprit à se composer un masque à épingler sur la face pour paraître ce qu'il n'était pas, autant tirer profit de cette leçon, et faire comme s'il avait du courage.

« Wow... Dis donc, deux et demi contre un... Bravo! », marmonna-t-il en dévisageant les molosses se ruant sur Edgar. Il ne voulait surtout pas passer pour celui qui défendait l'américain envers et contre tout, déjà parce que ce n'avait jamais été le cas, mais en plus parce que c'était clairement pas le moment de donner cette impression... Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire d'autre bordel ? Un instant il envisagea de plonger sa main dans la poche d' Edgar (enfin lui demander de le faire, sinon.....), et de leur jeter à la tronche le paquet d'ecsta qu'ils se calment et passent l'éponge, mais il se souvint, tristement, que le jean contenant le précieux Sésame n'était plus porté par son propriétaire... C'était d'ailleurs pour ça que les emmerdes avaient commencées !

« T'as vu Josh, on dirait que la petite fiotte de Dracula nous cherche des noises aussi... »

Sans relever la provocation, Howard se jeta sur le tas de fringues que Morrison avait lâché dans l'affrontement, et chercha à tâtons le-dit pantalon, en priant de toute son âme pour que Dieu lui accorde cette prière pas très catholique. Enfin, sa main froissa un petit sachet qui avait fait exactement le même bruit quand Edgar avait enfouit sa main dans cette même poche, tout à l'heure, dans le couloir.

« Eh les gars, finalement c'est ça que vous cherchez, n'est-ce pas ? », brailla Howard en se relevant maladroitement, brandissant le sachet de drogues avant que le poing de « Josh » n'atteigne l’œil d' Edgar. Il présumait que ce dernier ne lui en voudrait pas trop de ruiner ses dernières réserves d'ecsta, son compte en banque avait bien meilleure allure que lui en ce moment. En soupesant le sachet, Howard fronça les sourcils malgré lui. Bon sang c'était dingue d'acheter une telle quantité ! Franchement, un seul de ces maudits cachetons suffisait à faire bien assez de ravages... Le jeune Taylor jeta le paquet à la figure des trois types, émerveillés comme des gosses devant une vitrine illuminée à Noël.

« Là, régalez vous ! », lança Howard en priant pour qu'ils leur arrivent à tous les trois le même sort qu'à Edgar et lui, et que très bientôt, il pleuve à nouveau des fringues, mais pas les siens cette fois ! Sa comédie était terminée, il pouvait souffler et laisser à ses deux pauvres gambettes, la liberté de trembler comme des feuilles mortes. Il se tourna doucement vers Edgar quad les badauds ne voyaient plus aucun intérêt pour eux, et pouffa bruyamment après quelques secondes d'hésitation.

« On a eu chaud, encore une fois... »
, ouais mais... Oh oh... Quand y'en à plus, y'en à encore on dirait !

« Edgar... Tu te fous de moi ? », Candice avait plus robuste encore que les trois autres. Howard grimaça.

« Écoute, Candice, c'est ça ? »
il ne savait pas pourquoi il venait de dire ça, il connaissait très exactement son prénom. «  C'est pas le moment. C'est juste un.. Terrible malentendu. ». L'éclairage du balcon balayait assez pour qu' Howard remarque son sourcil relevé et malheureusement, les lampions révélaient également le reste de maquillage sur le visage d' Howard, dont les traces laissaient peu de place à l'imagination. Il pensait avoir tout enlevé, mais vu la tête de Candice, visiblement pas.

« Attends euh... T'es mignon, Howard d'accord, mais je ne crois pas t'avoir sonné okay ? », elle se tourna vers son cousin quand Howard leva les deux mains en l'air pour faire signe qu'il se tairait illico.

« T'avises même pas de me baratiner, merde, je croyais qu'on se disait tout ! »

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[hot] Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu'un carrosse - Howard & Edgar
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