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Never gonna give you up, no matter how you treat me. ☽ Amanda

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# Re: Never gonna give you up, no matter how you treat me. ☽ Amanda
message posté Dim 29 Jan - 17:07 par Ethan I. Hemsworth

Baby don't you understand what you're doing to the man ? Do you see these tears ? They're in my eyes. There's no use in lying ‘cause I really cried. You think if you hurt me then I'd go away. But I've made up my mind, you know I'm here to stay. Never gonna give you up, no matter how you treat me. So don't you think I'm leaving. Amanda & Ethan

NEVER GONNA GIVE YOU UP

Tendu. Oui, je l’étais. Malgré mes grands airs de mec distant. Autant que peut l’être un homme qui retrouve la trace de sa femme et sa fille disparues. Enfin, non. Si elles avaient disparu, tout aurait été différent. Il aurait été question de grand mystère et d’affreuse malchance. Non, ma femme m’avait fui. Pensée qui restait coincée dans ma gorge à chaque fois, incapable d’admettre cette vérité pourtant irréfutable. Amanda l’admettait elle-même, me formulant des excuses et essayant malgré tout le mal de me donner des bouts d’explications. Elle me donnait le courage d’essayer à mon tour, parce que, j’avais beau avoir essayé la colère et la rancoeur, aucune de ses deux options n’avait su combler le vide depuis son départ. Ma conscience m’encourageait dans ce sens, me soufflant que si elle avait fui c’était parce que je l’avais poussée loin de moi. Cela me perturbait plus encore que de me retrouver devant elle partageant une tasse de thé presque comme si de rien n’était après tous ces mois, oscillant entre l’envie de lui dire tellement de choses qui me restaient sur le coeur, tant de choses que j’avais imagé lui dire maintes et maintes fois depuis que je me retrouvais tout seul, et la peur de la faire fuir encore si j’en disais trop, de faire une maladresse qui l’éloignerait définitivement de moi. Jamais je n’avais mesuré mes mots avec elle, ni mes actes, ni ma saloperie de caractère d’ailleurs. Je ne voulais pas commencer maintenant, agir comme si elle était devenue une étrangère. C’était Amanda, ma femme, celle sans qui je me voyais pas vivre en dépit de tout l’enfer qu’elle avait pu ou pourrait me faire vivre. Mon amour pour elle m’inquiétait, mais dieu sait que je ne supportais pas de la voir ainsi, vulnérable, repliée sur sa tasse, perdue. Je buvais ses paroles, essayant d’assembler ses mots dans mon esprit comme des pièces de puzzle, leur trouver un ordre et un sens logique tout en me souvenant que fut un temps, je l’aurai déjà prise dans mes bras. Fut un temps, ils étaient la seule chose dont elle est besoin pour se sentir bien. Fut un temps, c’était là où elle devait être et nulle part ailleurs. Et puis les ‘‘circonstances’’ qu’elle évoqua comme ne nous ayant pas aidés, sont survenues… Je ne pus rien répliquer concernant ces circonstances, la laissant se concentrer dans ses réflexions, sinon mon coeur se serait brisé en milles morceaux sur la table. Il menaçait de lâcher à chaque fois que quelque chose me rappelait notre bébé, soit à peu près tout et n’importe quoi jusqu’à dix fois par jour. Je n’avais pas pu faire mon deuil comme je l’aurais voulu en Australie, mais je n’avais pas le droit d’en vouloir à Amanda, comme je n’avais pas eu le droit de croire qu’une fausse couche n’était qu’un accident de la vie, injuste mais malheureusement assez courant duquel on se serait relevé, duquel je l’aurai relevée parce que je pensais pouvoir tout faire pour elle… Bah regarde où t’en es aujourd’hui. Irrécupérable, Ethan. T’es irrécupérable pour avoir de l’espoir dans un moment pareil tout ça parce qu’elle te dit qu’elle n’a jamais décidé quoi que ce soit de définitif.  

A défaut de pouvoir la serrer dans mes bras, j’essayais de la rassurer avec quelques confidences, quelques reproches adressés à ma propre personne aussi, et une touche d’humour sortie de nulle part que je ne pus contrôler. Mais son sourire ne me fit pas regretter cet écart. Alors j’y arrivais encore, même deux petites secondes, à la sortir de son tracas. « Et je trouve même le moyen de te faire rire. »Ajoutai-je à sa remarque, taquin, le regard vif et le sourire fier. Voir ses lèvres rieuses, entendre sa voix tremblotante, tout cela valait tout l’or du monde. J’avais prononcé cette phrase comme un challenge, sentant son rire arriver mais quand il éclata réellement je n’en crûs pas mes yeux. Je ne croyais pas possible d’oublier le son de son rire un jour, mais en l’entendant après tout ce temps, même de brèves secondes, je me rendis compte que ma mémoire ne lui avait pas rendu justice. Je la regardais se reprendre d’un air guilleret, je le devinais parce que je sentais les commissures de mes lèvres s’étirer. Un instant je me sentais bien, normal, je n’avais pas fait attention. « Amanda… Non, stop. Y’a tellement de choses que je n’arriverai pas à t’expliquer non plus, comme pourquoi moi je n’ai pas su… Si j’aurais pu combler cette absence, si tu aurais supporté ma présence, ma colère, ou pourquoi toi tu as réussi à faire semblant et pas moi… Tellement de choses… Mais c’est fait. Tu as fait ce que tu as eu besoin de faire sur le moment, c’est tout. » Amanda avait su faire semblant, sauver les apparence, j’avais su m’effacer. L’enlacer la nuit et sentir son corps se tendre était le pire des rejets. Je m’étais fait discret, lui donnant son espace pour ne pas m’y imposer, attendant le jour où elle reviendrait vers moi. Ce jour n’est jamais arrivé. Le temps était passé et avec lui ma chance de briser la forteresse de solitude entre nous. C’est tout. Ouais, je venais vraiment de prêcher le dicton ce qui est fait est fait. Moi, l’impulsif, l’entêté, l’orgueilleux Ethan Iain Hemsworth. Preuve qu’il m’était vraiment difficile de la regarder se torturer l’esprit, pour moi, parce que j’attendais des réponses. Je préférai ne pas en avoir plutôt que la regarder se faire du mal, alors je déviais la conversation sur un sujet que je devinais plus plaisant pour elle, tant pis s’il ne l’était pas pour moi. Elle me dit être heureuse, tout comme Ava, me parla de sa nouvelle vie à Londres, de son nouveau travail, et, quand je sentis sa main trouver la mienne, de son acte déraisonné. La frustration fut trop grande pour tenir ma grande gueule en laisse. Bordel, qu’est-ce qui m’empêchait de la fermer et de refermer ma main sur la sienne comme j’en mourrais d’envie ? Mon sarcasme était dangereux, parce qu’évoquant des poursuites judiciaire, et pourquoi pas un divorce tant qu’on y est ? En gros, tout ce face à quoi je tenais à rester complètement aveugle. Bien joué. Si au moins ça m’avait apporté une petite satisfaction de la voir souffrir à ma remarque, mais même pas, la blesser ne m’apporta rien. Rien de plus que de la voir pleurer par peur pour Ava. Je me détestais de m’entêter sur ce terrain. Je me blessais tout autant et je me sentais con. Je ne sais par quel miracle sa main ne disparut pas. Peut-être que j’étais en plein hallucination et qu’elle finirait par me regarder comme un pauvre fou en me voyant fixer le bout de mes doigts. Une nouvelle fois, Ava fut ma meilleure alliée, ramenant la conversation sur un sujet plus léger, avouant sans honte ma tentative d’en savoir plus sur son nouveau travail. Je l’encourageais à m’en dire plus, comprenant qu’elle aimait sa nouvelle carrière et qu’il était plus facile pour elle de parler de ça que d’autre chose, soulagé qu’elle ne me retourne pas mes questions.  

Je me laissai enfin aller à faire ce dont je mourrais d’envie depuis que nous nous étions installés dans ce café, mes doigts s’entrelaçant aux siens, bien décidés à ne plus relâcher leur emprise. Le contact était doux, tendre, un brin hésitant tandis que je lui déclarais mes intentions à demi-mots. Apaisé, je me risquai à lui demander une faveur pour Noël qui approchait. Je la croyais quand elle me disait ne pas vouloir faire la même erreur en éloignant Ava de moi. Je la croyais parce que je lisais l’amour et la sincérité d’une mère dans son regard. Je l’avais déjà vu il y a longtemps, ce regard, quand je lui avais parlé de mon père pour la première fois. C’était à ce moment-là que j’avais su que je n’aurai pas peur d’avoir des enfants avec elle un jour… Malgré tout je ne voulais pas la brusquer. C’était tout moi ça, tourner les choses de façon à ce qu’on ne puisse pas me dire non. J’étais doué pour ça, un talent naturel que je ne pouvais réprimer. J’eus un petit rire à ma propre intention en repensant à notre mariage, songeant que si j’avais pu lui faire dire oui aux pirates, je pouvais lui faire dire oui à n’importe quoi. Mais ma demande était raisonnable. Ne pas passer un premier Noël privé de voir la joie sur le visage de ma fille. Même sans père Noël, quoi que, à huit ans on peut bien faire semblant d’y croire encore pour être bien sûr qu’on aura toujours des cadeaux -c’était le genre d’Ava ça-, la magie opérait toujours. Que je sois un grand gamin dans ces moment-là n’y était peut-être pas pour rien… J’imagine que c’est fortement envisageable. De plus en plus apaisé, je souriais à mon vis-à-vis, cherchant un moyen de contrer tout potentiel doute. Amanda est du genre conciliante, à toujours vouloir faire plaisir aux autres, mais moi, c’était à elle que j’avais toujours voulu faire plaisir. Même si je savais qu’elle le ferait, je ne voulais pas qu’elle se mette dans une situation compliquée pour moi, alors je cherchai d’avance à la simplifier. « Merci. » Déjà, pour commencer. « On fera comme tu voudras, je m’arrangerai pour que ce ne soit pas embrassant pour toi. » Pour elle. Que sa famille soit au courant de ma présence à Londres était bien le cadet de mes soucis, quoi que je prenais encore garde à ne pas croiser Samuel dans les couloirs de l’hôpital. S’il avait été au courant avant Amanda… Bad form. Si pour elle il fallait que je me cache dans un buisson le matin de Noël pour qu’aucun Adams ne me voit, ou m’introduire chez Charlotte par la fenêtre de la chambre pour Kidnapper Amanda, je le ferai. Idée que je m’apprêtai à formuler à voix haute dans le but de la faire sourire, quand une petite tête blonde déboula à toute vitesse. Réflexe de génie, mon cerveau parvint à concilier mon refus de lâcher la main d’Amanda et le danger de fausse joie imminente si notre fille surprenait notre geste, entrainant nos mains liées sous la table. « Y’a un garçon qui m’a volé mon tour ! » La petite vint se coller à la table, bras croisés et moue boudeuse. Je vis rouge, typiquement le genre de choses qui réveillait le super papa protecteur en moi. Le genre de papa qui encouragerait sa fille à aller coller une bonne raclée à ce sale gosse. A ‘‘se défendre’’ pour la version soft. Je lançais un regard à Amanda d’un air de Désolé d’avance mais tu me connais. attrapant ma fille de mon bras libre « Et si on allait lui exploser son score à ce garçon ? » ‘On' c’était elle, sa mère et moi, pas contre une petite partie en famille comme avant… Et toujours plus raisonnable que d'aller chercher des noises à un gamin. « Non je veux qu’on rentre à la maison. » Aïe… Ce ‘on’ là c’était qui ?

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# Re: Never gonna give you up, no matter how you treat me. ☽ Amanda
message posté Mar 31 Jan - 20:53 par Amanda E. Hemsworth


"NEVER GONNA GIVE YOU UP, NO MATTER HOW YOU TREAT ME"

L'amour est resté, comme une grande image survit seule au réveil dans un son effacé - Lamartine


Que pouvait-elle reprocher à Ethan ? Si ce n'était de s'être mit à distance, de s'être rendu inaccessible pour elle, absent. Rien. Elle portait la faute d'une grande partie de ce qui était arrivée et ne comptait pas s'en dédouaner. Est-ce que ça aurait tourné ainsi, si j'avais pu garder mon bébé ? Se demanda-t-elle. Notre bébé...C'était fort probable et cela rendait les choses encore plus difficiles à digérer. Mais, parvenait-on jamais à se remettre de la perte d'un enfant ? Très honnêtement, elle en doutait. Malgré tout cela, la vie continuait, la sienne, celle de sa fille. Elle ne pouvait demeurait dans cet état second, qui avait prit le dessus à sa sortie de l'hôpital. A mesure des jours et des mois, l'australienne avait prit conscience du verre brisé en elle. Cela ne servait à rien de faire semblant, ça ne fonctionnait pas. Son fils ne reviendrait pas. Son fils...qui n'avait même pas de prénom. Son coeur se serra à cette simple pensée et son visage en accord, se ferma. Elle ne se souvenait pas avoir partager la précieuse information avec son mari. Pourquoi ? A quoi bon ? Elle refusait de réfléchir, de prévoir, comme si un avenir possible existait encore. C'était trop lui imposer. Au milieu de tout cela, assise sur cette chaise, dans ce café en compagnie de l'irlandais, tandis que la petite jouer un peu plus loin, Amanda avait finit par avouer que rien n'été définitif. Hormis la perte de l'enfant...Elle ne souhaitait pas donner de faux espoir à son interlocuteur, toutefois, elle devait reconnaître ne pas avoir tirer un trait complet sur lui. La conversation se poursuivit, par à coups, délicate. Et puis, soudainement, il trouva le moyen de l'a faire rire. " Même maintenant, en un pareille moment, tu trouve le moyen de t'envoyer des roses." Et elle trouvait cela vraiment exceptionnel.  « Et je trouve même le moyen de te faire rire. »Ajouta-t-ill comme pour confirmer. Se reprenant au bout d'un moment, elle bu une gorgée de son thé et aborda à nouveau des sujets plus sérieux. « Amanda… Non, stop. Y’a tellement de choses que je n’arriverai pas à t’expliquer non plus, comme pourquoi moi je n’ai pas su… Si j’aurais pu combler cette absence, si tu aurais supporté ma présence, ma colère, ou pourquoi toi tu as réussi à faire semblant et pas moi… Tellement de choses… Mais c’est fait. Tu as fait ce que tu as eu besoin de faire sur le moment, c’est tout. » Elle se tut et le silence s'installa l'espace de plusieurs minutes. "Je sais, mais ça ne rends pas les choses plus justifiables" finit-elle par dire. Une fois de plus, la discussion prit une tournure plus légère grâce à la mention d'Ava et de son boulot actuel. Un élément en entraînant un autre, leurs mains s'enlacèrent. Bein qu'elle fut tenter de l'a reprendre, réticente, alors qu'elle venait elle-même d'esquisser le premier geste, elle n'en fit rien. La question de Noel fut de mise et elle déclara qu'une réunion familiale entre eux et leur fille, s'avérait envisageable. Elle s'imaginait ce que donnerai un retour surprise de son époux au sein du clan Adams, un matin de noel...Lorsque une miniature blonde vint en courant vers eux.  « Y’a un garçon qui m’a volé mon tour ! » A sa mine boudeuse, l'assistante su que ce n'était bon signe. Un seul regard au brun suffit pour qu'ils se comprennent. Si Amanda se montrer capable de composer avec les compromis les plus ardues , de son coté Ethan avait plutôt tendance à rentrer dans le tas. « Et si on allait lui exploser son score à ce garçon ? » « Non je veux qu’on rentre à la maison. » Le pronom générique "on" employer par sa fille, n'échappa pas à ses oreilles. Et bien qu'un léger frisson l'a parcourue, la jeune femme employa l'énergie qu'elle conservait à produire un dernier effort. "Je suis d'accord" dit-elle en s'adressant à l'enfant. "Mais lorsque papa devra s'en aller, pas de caprices. Tu as compris ?" "Oui mais...Il va s'en aller ou ? Et pourquoi ? On va encore déménager ?". Pinçant les lèvres, elle secoua la tête. "Non, on reste ici et Papa aussi. On a besoin d'un peu de temps pour se mettre d'accord et parler de problèmes de grandes personnes." "Vous allez retomber amoureux ?" Prise au dépourvu, elle ne pu que contempler la petite, un instant muette. "Je ne sais pas mon coeur. Mais tu seras la première à le savoir." Apparemment ravie, la fillette saisie la main de sa mère prête à partir. "Attends cinqs minutes" précisa-t-elle en souriant légèrement. "Je n'ai pas demandé ton avis. Est-ce que tu veux venir à l'appartement ?" s'informa-t-elle auprès de son mari.  

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# Re: Never gonna give you up, no matter how you treat me. ☽ Amanda
message posté Sam 4 Mar - 3:12 par Ethan I. Hemsworth

Baby don't you understand what you're doing to the man ? Do you see these tears ? They're in my eyes. There's no use in lying ‘cause I really cried. You think if you hurt me then I'd go away. But I've made up my mind, you know I'm here to stay. Never gonna give you up, no matter how you treat me. So don't you think I'm leaving. Amanda & Ethan

NEVER GONNA GIVE YOU UP

Je me retrouvais devant la femme qui partageaient ma vie depuis plus d’une décennie, qui l’avait subitement quittée, m’attendant à ne pouvoir contrôler la rancoeur, la douleur, tous les sentiments enfouis et ruminés au fond de moi depuis sa fuite. Au lieu de ça, mon cerveau imprimait des constats idiot, comme le fait qu’elle était d’une beauté sans pareil, bien supérieur à dans mes souvenirs, qu’elle semblait en forme, n’avait pas l’air d’avoir  tant changé que je le craignais. A quoi je m’attendais ? Jamais je n’avais crû que l'australienne puisse changer du tout au tout, me retrouver d’un coup devant une étrangère à me demander "mais qui est cette femme ? Où est passée celle que j’ai aimée ?" Rien de si tragique, que mes tripes s’emmêlant dans mon estomac comme le linge dans une machine à laver tournant à plein régime. Ce foutu instinct ressorti du fond du fond qui me poussait à des gestes incertains, essuyer ses larmes, la prendre dans mes bras, la faire sourire… Fier comme un coq, j’affichais ma réussite, admirant ses lèvres s’étirer, sans doute ma plus belle oeuvre. L’esprit masochiste ayant pris possession de mon être depuis que je me retrouvais seul me souffla Des rires comme celui-là, j’y aurais eu droit sans limite si… si la vie ne nous avait pas arraché notre bébé. J’étais réellement convaincu que notre vie aurait suivi son cours sans ce malheur, rien d’autres n’aurait pu nous éloigner l’un de l’autre. Une intime conviction. Le plus dégueulasse dans tout ce qu’on a traversé, c’est que je n’ai jamais pris la femme que j’avais épousée, la vie que nous partagions pour acquis. Une sorte de prix qu’on gagne une fois puis qu’on pose sur une étagère, pensant qu’on l’a mérité pour toujours. Il devient juste bon à ce qu’on y jète un oeil de temps en temps. Certains pensent ainsi. Pas moi. Je n’ai même jamais pensé mériter Amanda. J’étais juste égoïste. Un pauvre paillon attiré par une lumière trop forte pour lui. Je la regardais, cherchant le contact avec ses yeux fuyant quand l’occasion se présentait, attendant de voir si je finirai cramé comme ces idiots de papillons incapables de s’éloigner de la lumière. Je n’éprouvais aucun plaisir à la regarder exprimer sa culpabilité. J’aurais crû, pourtant. La vengeance aurait dû combler un peu le vide, entendre ses mots emprunts de doute et de remord aurait dû me soulager. Non, je ne suis pas le seul à souffrir. Forcé de constater que non, presque déçu, je ne ressentais aucun des effets attendus, juste l’envie que ça s’arrête. Non. Stop. Une demande, proche de la supplique. Je voulais la voir sourire, encore, pas le regard baissé honteusement. Parce que moi aussi j’avais honte, tellement, d’avoir laissé les choses en arriver là. Il ne fallait pas parler du bébé, non, pas ici, au milieu d’un café plein d’inconnus, le joyeux bruit des jeux d’arcades et des machines à sous dénotant avec le drame se rejouant à notre table. Je comprenais que, comme moi, elle s’était repassé le film en boucle dans sa tête jusqu’à n’y plus rien comprendre, si ce n’est qu’il fallait essayer d’arrêter et de passer à un autre. « Je sais, mais ça ne rend pas les choses plus justifiables. » Ma mâchoire se bloqua. Impossible de la contredire en paraissant sincère. Alors je la fermais, cette-fois, pas comme quelques minutes plus tôt quand j’avais crû bon de la piquer au vif.  

Qu’elle me parle d’elle, de ma fille, même s’il s’agissait d’une nouvelle vie dans laquelle je déboulais maladroitement, cela me faisait du bien. C’était agréable. Un instant, rien qu’un instant, discuter de tout et de rien, de choses plutôt joyeuses surtout. Rien qu’un instant tout allait bien. Je fus presque soulagé qu’elle ne me retourne pas mes questions, ni concernant ma vie de mon côté, un éventuel nouveau travail ou encore ma famille, lorsque j’avais abordé le sujet de mon père. Vieille peur indélogeable de finir comme lui. Fantôme coriace me rappelant qu’une seconde loin de ma fille était une seconde loin de son coeur et de sa mémoire. Je me serai trouvé con si la blonde m’avait demandé des nouvelles de ma mère ou de mon frère, ni l’un ni l’autre ne sachant ce qui se tramait réellement ici… Ouais, valait mieux rebondir sur les nouvelles que l’ancienne avocate m’apportait, c’était bien plus intéressant que tout ce que j’aurais pu dire sur ma vie à moitié foutue. Je fis davantage diversion en demandant ce qui pourrait s’apparenter à un droit de visite le jour de Noël. Ça aussi ça me faisait sentir un peu con, mais pour Amanda je me fichais pas mal de devoir affronter l’armée Adams s’il le fallait. Je me serai plié à toute les règles qu'elle m'aurait imposées sans même me sentir faible. J’avais toujours été doué pour contourner les règles de toute façon. Ma main s’accrochait à la sienne pendant l’échange, bien décidée à ne pas la lâcher. Le contact au départ surprenant retrouva sa douceur naturelle, comme si sa main avait toujours été là, dans la mienne, à sa place.

Place qui se fit sous la table quand Ava apparut dans nos champs de vision. Si nous étions encore une famille, j’aurais essayé de prendre exemple sur ma femme. Essayé, ouais, vraiment plein de bonne volonté, juré. Respirer, réfléchir, trouver une solution qui contenterait tout le monde, à condition que celle-ci ne s’avère pas trop compliquée, sans quoi j’aurais laissé tomber. Là, elle dut voir la case ‘’impulsivité’’ s’allumer d'un gros néon rouge dans ma caboche vu le regard complice qu’on échangea. Non, moi non plus je n’avais pas tant changé… Mon côté connard aigri avait simplement profité de son absence pour reprendre le dessus. Et j’en connaissais un de sacré grand connard à qui j’allais passer l’envie de s’en prendre aux plus petits. « Je veux qu’on rentre à la maison. » Ah. Le plan d’Ava s’annonçait plus sympa qu’éclater un sale gosse aux jeux. C’est moi qui fus pris d’un ricanement incontrôlable cette-fois, essayant de le maitriser comme sa mère tout à l’heure. Mais elle ne m’aidait pas à répondre comme ça à la petite… « Il va s'en aller où ? Et pourquoi ? On va encore déménager ? » Déménager… Voilà donc la version des faits servie à ma fille… Mon sourire s’élargit et devint narquois, haussant avec lui un sourcil plus parlant que n’importe quel mot. J’suis curieux de ce que tu vas répondre à ça. Oh elle s’en sortait plutôt bien, calme, optant pour le grand classique "les adultes ont des choses d’adultes à régler’’ mais, hey, ma fille n’abandonnerait jamais si facilement. « Vous allez retomber amoureux ? » Mes lèvres devaient m’arriver jusqu’aux oreilles maintenant. Mais oui Amanda, dis-moi, est-ce qu’on va retomber amoureux ? « Je ne sais pas mon coeur. Mais tu seras la première à le savoir. » Et merde, pas le droit d’avoir le scoop avant ma fille. Il faudra encore que je la soudoie… « T’as vu ça un peu ? Ça veut dire que tu le sauras même avant Charlotte ! » Dis-je à la fille, visant en réalité la mère pour la taquiner. Oui, je trouvais mon intervention des plus utiles. Le sourire rieur n’ayant pas quitté mes lèvres pendant la scène devint tendrement moqueur, lançant un « tu t’en sors bien » télépathique à Amanda. Déjà prêt à la suivre, je la vis s’approcher de moi. Est-ce que j’étais allé trop loin ? Est-ce qu’elle hésitait ? « Je n'ai pas demandé ton avis. Est-ce que tu veux venir à l'appartement ? » « Oh, ça… » Trop tentant. Et déjà trop tard. « J’ai crû que t’allais me demander si je voulais retomber amoureux. » Bon. Je n’avais rien perdu de ma superbe répartie finalement. « Bien sûr, ça me ferait plaisir. » De voir où elle habitait… Même si techniquement j’en avais déjà vu l’extérieur... Je remis ma veste plus vite que je ne l’avais ôtée et suivis les filles de près, résistant à l'envie de reprendre la main que j'avais bien dû lâcher pour partir.

Plus fort que moi, je guettais un signe, un regard sur son portable, un air inquiet, n’importe quoi qui puisse m’indiquer si cet effort lui coûtait ou pas… et… ouais, je dois bien l’avouer, si elle ne craignait pas que je fasse une rencontre fortuite en arrivant à son appartement. Quelqu’un d’autre que moi qui aurait pu le visiter… Pourquoi faillait-il que j’ai ce genre de pensées ? Pourquoi n’aurait-elle pas mis fin à notre mariage, pourquoi m’aurait-elle dit ne pas être fixée quand au ‘nous’ que nous formions autrefois si elle avait reconstruit sa vie jusqu’au point d’y inclure un autre homme… On dirait ton frère, Hemsworth, t’es grave. Les rues, le hall, les couloirs, l’excitation d’Ava qui déteignait sur moi et une poignée de porte plus tard, je pénétrai dans son chez-elle, faisant l’effort de ne pas regarder partout à peine entré alors que. C’était quoi ce bruit ? On aurait dit un… piaillement ? « Qu’est-ce que…? » Ava se mit à rigoler en regardant sa mère. Plus curieux qu’un enfant, je m’avançais un tout petit peu en direction du bruit, poussé par l’envie mais retenu par l’attente d’une permission, juste assez pour apercevoir une paire de plumes. « No way… »

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# Re: Never gonna give you up, no matter how you treat me. ☽ Amanda
message posté Mer 15 Mar - 17:15 par Amanda E. Hemsworth


"NEVER GONNA GIVE YOU UP, NO MATTER HOW YOU TREAT ME"

L'amour est resté, comme une grande image survit seule au réveil dans un son effacé - Lamartine


L'australienne ne savait pas si son compagne avait le point de vu qu'elle, sur la question de la perte de leur bébé. Événement aussi monstrueusement douloureux que tabous entre eux. Et très certainement, d'avantage de son coté que du sien. De réflexion en réflexion, elle était venu à émettre la possibilité que sans cette triste issue dramatique, la vie aurait suivit son cours. Ils auraient continués ensemble à vivre leur vie, bonheur et joie toujours présent. Malheureusement, les destin en avait décidé autrement. La discussion se poursuivit par la suite, tant bien que mal, saccadait, parsemée de pause et de silence mal à l'aise. Quoi de plus normal ? Après tout ce que c'était passé, après sa fuite...A quoi pouvais-je m'attendre de mieux en termes de retrouvailles ? Elle n'avait pas le droit d'espérait plus. Soudainement, leur fille fit de nouveau irruption dans leur champ de vision pour se plaindre d'un autre enfant, peu agréable. Presque automatiquement, l'irlandais annonça plus qu'il ne proposa de s'occuper de ce problème. Ce que la fillette refusa, pour le plus grand soulagement de sa mère. Connaissant bien son mari, elle ne s'étonnait plus de sa tendance provocatrice ou du plaisir qu'il prenait à en découdre avec n'importe quel agresseur, fut-il un enfant. Toutefois, un scandale, un attroupement, le simple fait d'être une seconde fois remarquée de façon plus ou négative – la scène de l'école étant encore bien présente dans son esprit – ne lui aurait été supportable.  « Je veux qu’on rentre à la maison. » Cela résolvait une partie du problème. Une conversation s'engagea alors entre les deux blondes. Ava s’inquiétait de laisser son père dans le café et apparemment aussi, de l'évolution de leur relation. En conclusion, celle-ci finit par demander au banquier s'il voulait se joindre à elles et les accompagner jusqu'à l'appartement. Une invitation en somme. « J’ai crû que t’allais me demander si je voulais retomber amoureux. »  Surprise, elle ouvrit la bouche, un instant figée avec le manteau de la petite entre les mains. "Aller, enfile ça, il fait encore froid dehors" dit-elle à son modèle réduit. Puis se redressant, elle haussa les épaules et esquissa une ébauche de sourire. "Pour ça, je ne suis pas sur que tu puisse choisir." Finalement, il annonça que cela lui ferait plaisir, ils partirent donc tous ensemble en direction du fameux logement. L'assistante apprécia le trajet, bien que légèrement stressée quant à la découverte par son camarade de son nouveau chez elle. Une poignet ou deux de portes plus tard, ils y étaient. "Eh voila..." dit-elle en s'avançant dans l'entrée, près du porte-manteaux pour poser ses affaires. Un piaillement plutôt bruyant les accueillirent, chose qui n'avait rien d'anormal. « Qu’est-ce que…? » Ava se mit à rigoler en regardant sa mère. Et elle fit autant, jusqu'à ce qu'Ethan parcouru l'espace pour aller découvrir ce qui se cachait derrière ces bruits. « No way… » Feignant de tousser, elle se racla la gorge et répondit à ses questions muettes : "Je te présente Gladys, notre femelle perroquet." S'approchant, elle ouvrit la porte de la cage et se recula. " Viens ma chouchoute, viens faire un calin." Ni une, ni deux, l'animal sortit de sa maisonnette et s'envola pour aller se poser ensuite sur l'épaule d'Amanda. Elle appuya un instant sa petite être pourvu de plume contre sa joue, avant de s'intéresser à l'inconnu dans la pièce. "Qui est làààà ? Qui est lààààààààààà ? Qui quii quiiii ?" répéta-t-elle de sa voix sonore. "C'est ton deuxième patron. Tout du moins, s'il est d'accord"déclara l'ancienne Adams en jetant un oeil à son mari. "Patronnnnnnn....C'est qui le patron ???C'est Charlottte. Charlotte a du boulot." Pinçant vaguement les lèvres, elle afficha ensuite un air désolé. "On a essayées de lui faire faire des associations d'idées. Ce qui fonctionne...Mais à quand même ses limites. Pour tout ce qui est boulot c'est..." "Charloooooooootteeeeeee !!" s'exclama l'oiseau, lui coupant ainsi la parole. "Et à mon grand désespoir, si tu parle de "pénible". " "Miloooooooo !!! Pénibleeeeeee ! Fatiguannnnt, usannnnnt, il me fatiguuuueeeeeeeeee !!". Elle battit des cils, la mine innocente. "Je t'assure que je n'y suis pour rien." Cela eu pour effet de déclencher un nouvel éclat de rire chez leur fille.  

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# Re: Never gonna give you up, no matter how you treat me. ☽ Amanda
message posté Jeu 8 Juin - 23:45 par Ethan I. Hemsworth

Baby don't you understand what you're doing to the man ? Do you see these tears ? They're in my eyes. There's no use in lying ‘cause I really cried. You think if you hurt me then I'd go away. But I've made up my mind, you know I'm here to stay. Never gonna give you up, no matter how you treat me. So don't you think I'm leaving. Amanda & Ethan

NEVER GONNA GIVE YOU UP

Je ne sais pas comment la vie aurait tournée pour nous sans ce drame. Je ne peux pas le savoir, et ce n’est pourtant pas faute de me l’être imaginé des tas de fois. Refaire le film encore et encore. Et si notre fils été né, et si j’avais su faire face, et si Amanda n’était pas partie, et si et si et si… Une torture sans fin. Une torture que je ne voulais pas aborder là maintenant. Nous avions eu assez d'émotions pour la journée, Amanda surtout. Et puis... comment j'aurais pu parler de notre bébé, là, au milieu d'un café, d'inconnus, et sans larmes derrière mes iris ? Tout ce que j’avais retenu de ce supplice, c’était qu’essayer de répondre à la grande question de que serions-nous devenus m’avait fait prendre conscience que nous n’aurions tout bonnement aucune réponse. Jamais. Je me demandais si Amanda en avait trouvé une, de réponse, une bien à elle à laquelle se raccrocher, ou trouver un peu d’espoir peut-être. De mon côté, je m’accrochais au fait que j’étais là, au moins, avec elle et ma fille et que, même si les retrouvailles gardaient encore un goût d’étrange, j’étais là et ça ne se passait pas si mal. Pas aussi bien que l’espérait Ava qui apparemment nous voyait déjà rentrés tous les trois à la maison, papa et maman retombés amoureux, comme elle l’avait tendrement demandé. Enfin je commençais à me détendre, laissant plus ou moins subtilement entendre à Amanda qu’Ava n’était pas la seule intéressée par cette possibilité. « Pour ça, je ne suis pas sur que tu puisses choisir. » Cette femme… J’aurais dû m’y attendre. Comme trop souvent avec elle, je restais muet et penaud, essayant de comprendre comment elle m’avait eu. Elle avait le don pour me couper le sifflet, c’était bien la seule capable de cela ! Bien sûr que non je n’avais pas mon mot à dire. Je n’avais pas eu mon mot à dire depuis l’instant où je l’avais percutée mon verre à la main tel le plus rustre des hommes des cavernes. Son regard surpris après ma boutade n’avait donc été qu’une courte victoire puisque, l’instant d’après, mes yeux devinrent un parfait miroir des siens, écarquillés, un sourire idiot en prime sur le visage. Idiot comme un homme déjà amoureux. J'étais bien content qu’elle s’occupe du manteau de notre fille pour ne pas le voir. Enfin, je l’espérais.   

En entrant chez elle, mes yeux devaient papillonner de-ci de-là, à la recherche d’objets de décoration familiers, analsant les couleurs, l’agencement, tout ce qu’ils pouvaient repérer et que mon cerveau pouvait enregistrer en quelques secondes. « Eh voila… » Elle rangeait ses affaires, celles de la petite, moi je restais sur le côté, simple invité de passage les regardants retrouver leurs marques alors que j’espérais faire les miennes un jour dans leur joli appartement que je venais de découvrir. C’était peut-être bête, sûrement insignifiant, mais je compris que j’étais chez elles. A la maison comme l’avait si bien dit Ava. C’était leur maison. Un vrai foyer qu’elles s’étaient construites toute les deux et dans lequel elles se sentaient bien. Du moins je le croyais. J’en avais l’impression, ressentant une âme dans la décoration de l’appartement. Rien à voir avec mon propre appartement que je ne considérai pas du tout comme chez moi, rien qu’un lieu de passage. Je me disais que si l’occasion se présentait d’y inviter Amanda dans un avenir proche, elle ne l’aimerait pas du tout. Pas le temps de me sentir mal à l’aise ni qu’un blanc s’installe néanmoins, que quelque chose ou plutôt quelqu’un accapara mon attention autant qu’un matin de Noël pour un môme. Un vrai gamin, voilà ce que j’étais ! Tout sens de la politesse perdu à la seconde même où l’animal poussa un cri, je trépignais quelques instants sur place avant de me laisser guider par les piaillements, complètement captivé. Les rires des deux filles parvinrent tout de même à mes oreilles et j’eus envie de rire de moi-même. Ouais ouais, je les connaissais ces rires complices. J’en étais sûre voilà ce qu’ils voulaient dire, et, en effet, ma réaction fut des plus prévisibles. « No wayyy » L’oiseau se trouvait sous mes yeux, vivace, flamboyant, mais je n’en revenais pas. « Je te présente Gladys, notre femelle perroquet. » Amanda fit les présentations, me faisant redescendre sur terre par un raclement de gorge sans lequel je n’aurais sans doute pas percuté qu’elle me parlait. Le plus simplement du monde elle me confirmait que je ne rêvais pas, me présentant Gladys aussi naturellement que si elle avait été un petit chien ou chaton -Ahh chouchoute me faisait plutôt pencher pour une chienne- sauf que c’était un fucking perroquet ! J’évitais toute exclamation à base de fuck à voix haute -quand même !- tentant de rester calme en observant sa maitresse la libérer de sa cage. Au fond j’attendais impatiemment de savoir si elle me laisserait la prendre. Ouais, un vrai gamin j’ai dit.

Attendri par la façon dont Gladys se blottissait contre sa camarade humaine, l’entendre parler me sortit aussitôt de ma contemplation. « Qui est làààà ? Qui est lààààààààààà ? Qui quii quiiii ? » Ai-je besoin d’évoquer le sourire idiot collé sur ma tronche ? Non ? Tant mieux, parce que c’est la deuxième fois, ça commence à faire beaucoup. « C'est ton deuxième patron. Tout du moins, s'il est d’accord » Un peu que j'étais d'accord ! Amanda faisait les choses bien, des présentations dans les règles. Toutefois… Patron ? Hmm non. « Si tu n’as aucune objection je préfèrerasi Capit… » « Patronnnnnnn....C'est qui le patron ??? C'est Charlottte. Charlotte a du boulot. » Gladys me coupait déjà la parole, pas bon pour un Capitaine de ne pas se faire respecter par son perroquet. J’aurais bien tenté un froncement de sourcils pour la forme, mais l’association qu’avait fait cette petite tête à plume avec Charlotte était hilarante. Alors mon sourire géant se transforma en rire amusé… et, oui, un brin moqueur aussi. L’australienne eut plus de retenue que moi, sans relever comme elle était jolie les lèvres pincées et la moue d’une enfant prise sur le fait. Cette fausse innocence lui allait à merveille. Je ne pouvais que le remarquer puisque c’était une mimique totalement spontanée, la première depuis que nous nous étions attablés au café. Je m’estimais heureux de revoir de la légèreté sur son visage après tout le temps passé loin d’elle. Essayant de rester concentré sur ce qu’elle m’expliquait, il aurait été difficile de dire qui d’elle ou Gladys mon regard fasciné visait à présent. « Charloooooooootteeeeeee !! » Ça eût le mérite de me faire reprendre mes esprits très vite. Elle continua sa démonstration que je suivais religieusement en citant le mot ‘’pénible’’, et là, catastrophe ! L’oiseau parti dans un champ lexical très élaboré et fourni. Que de jolis qualificatif pour mon ex beau-frère ! Mais il n’en saurait rien, alors je pouvais rire. Rire qui se mêla à celui d’Ava quand sa mère fit l’innocente. Mais comment ma fille avait-elle pu garder l’existence de ce nouveau compagnon secrète ?  L’aurais-je seulement crue si elle me l’avait dit ? « Bon dans ce cas je ne cafterai pas. » Ma main se posa sur mon coeur en signe de promesse solennelle. L’amitié me liant à Milo n’était secrète pour personne. Je me penchais légèrement vers Ava, gardant un oeil sur sa mère pour signifier que c’était elle que je visais en réalité. « Et dis-moi, c’est aussi ce que maman a dit quand elle l’a ramenée à la maison ? » Je l’imaginais bien les cils battant devant le magasin, fichue d’avance, puis sa bouille désolée en la ramenant à la maison façon j’ai pas pu résister. Je n’aurais pas pu non plus ceci-dit, m’imaginant facilement dans le tableau comme celui qui aurait poussé sa femme à l’intérieur de la boutique et aurait passé des heures à essayer de faire dire Capitaine Ethan au perroquet. Pour ça, je pouvais toujours m’arranger puisqu’Amanda m’avait présenté comme deuxième propriétaire. « Bien bien, il va falloir que je découvre quel mot est associé à Ava et lequel à Amanda maintenant. » Taquin, le ton défiant, c’était un challenge que j’avais hâte de relever. Celui-là et, bien sûr, lui faire associer mon propre prénom à des mots comme Capitaine, beau, et pourquoi pas mari d’Amanda ou seul et unique amour d’Amanda, au cas où un mec se pointerait chez elle. Je gardais ça pour plus tard, commençant par le plus urgent : « Est-ce que mademoiselle Gladys voudrait venir sur l’épaule de son Capitaine ? » Ma demande s’adressait en réalité à la propriétaire, préférant m’assurer qu’elle le voulait bien et ignorant si le perroquet faisait vite confiance aux nouveaux visages.

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# Re: Never gonna give you up, no matter how you treat me. ☽ Amanda
message posté Mer 28 Juin - 9:42 par Amanda E. Hemsworth


"NEVER GONNA GIVE YOU UP, NO MATTER HOW YOU TREAT ME"

L'amour est resté, comme une grande image survit seule au réveil dans un son effacé - Lamartine


Amanda tâtonnait, peu sur d'elle et de la suite des événements. De tous les scénarios qu'elle avait pu imaginer, celui n'en faisait pas partit. Bien sur, elle ne c'était pas attendue à retrouver Ethan dans ces circonstances. Maladroite, mais pourtant aussi sincère que possible, la jeune femme prit sur elle, de ne pas gâcher le retour du père d'Ava, qui semblait tant remplir la fillette de joie. Elle accorda donc à son mari le droit de découvrir son appartement. Une fois que l'enfant eu mit son blouson, ils partirent ensemble jusqu'au logement, qui ne se trouvait pas très loin. « Eh voila… » annonça-t-elle une fois à l'intérieur. Il n'y avait sans doute rien d’exceptionnel. Même si elle avait décorée l'ensemble -elle l'espérait – avec goût, cela ne valait pas leur sublime maison à Sydney. Toutefois, elle se sentait bien ici. C'est sans doute l'essentiel, songea-t-elle. Les deux blondes posant leurs affaires, cela laissa le temps à l'ancien banquier d'observer un peu ce nouvel environnement. Cela, jusqu'à ce que Gladys décida de se manifester par un cri qui surprit l'inviter, au grand amusement de la grande comme de la petite. L'assistante regarda alors le brun suivre les bruits et s'aventurer jusque devant l'oiseau.  « No wayyy » « Je te présente Gladys, notre femelle perroquet. » annonça -t-elle alors assez fièrement. En effet, si elle c'était procurée l'animal sur un coup de tête en passant devant une vitrine, elle ne regrettait absolument pas son choix. L'assistante entreprit donc de faire les présentation dans les règles. Ce, jusqu'à ce compagnon voulu émettre une objection, qui se perdit dans le babillage de la petite bavarde. « Si tu n’as aucune objection je préférerais Capit… » « Patronnnnnnn....C'est qui le patron ??? C'est Charlottte. Charlotte a du boulot. » La blonde se sentit dans le devoir de lui expliquer leur vaine tentative de faire parler le perroquet en fonctionnant par association d'idées. Ce qui marchait...Bien mieux que prévu dans un sens, commenta sa conscience. Le lien en Chuck et le boulot pouvait encore passer, toutefois les termes réservés à l'ex-mari de soeur, s’avéraient nettement moins élogieux. Ava parut beaucoup s'amuser de cela, tandis que sa mère se contentait d'afficher un sourire discret. « Bon dans ce cas je ne cafterai pas. » Elle hocha brièvement la tête. "Merci. Je pense que c'est mieux. Même s'il y a peu de chance que Milo découvre ça et que ce n'est pas très important, il serait sans doute capable de mal le prendre. Je voudrais éviter de le froisser inutilement". Ne serait-ce que par on dit ou procuration. . « Et dis-moi, c’est aussi ce que maman a dit quand elle l’a ramenée à la maison ? » s'informa-t-il innocemment auprès de leur fille. "Eh dis donc, je n'ai rien à me reprocher" répliqua-t-elle, peu crédible à coté de l'enfant qui approuvait. "Elle m'appelait de derrière la vitrine. N'est-ce pas ma belle ?" dit-elle à Gladys qui ronronna à sa façon. "Tu vois ? Elle m'a choisie." Elle marqua une pause et haussa les épaules. "Tiens au passage, puisqu'on l'a mentionné, tu as revu Milo ?". L'australienne devait avouer être un peu curieuse de savoir ce qu'il devenait. Hormis cet aparté, la conversation se poursuivit autour du perroquet, centre de toutes les attentions. « Bien bien, il va falloir que je découvre quel mot est associé à Ava et lequel à Amanda maintenant. » L'ancienne avocate pencha légèrement la tête de coté. "Tu ne diras pas de vilainerie sur ta maman, ba non, tu l'aime ta maman." Se redressant, elle arbora un air aussi fier que satisfait.  « Est-ce que mademoiselle Gladys voudrait venir sur l’épaule de son Capitaine ? » La question s'adressant d'avantage à la propriétaire qu'à l'oiseau. "Aller va " encouragea-t-elle sa protégée qui s'envola presque aussitôt vers le brun pour se poser tranquillement sur...sa tête. Posant la main devant sa bouche, elle ne tarda pas à éclater de rire. Cette adorable petite bête avait le chic pour dérider n'importe qui. .  

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