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I couldn't believe, but now I'm so high + RINCE

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# I couldn't believe, but now I'm so high + RINCE
message posté Mar 15 Nov - 14:50 par Romy J. Teller

 Well you know it's got to be, something wonderful to me if you just give it a chance, loving you is not my plan cause I know one day you'll see all the things that we can be and now that's it's over, I'll never be sober I want to be the only one L’étoile déchue. La pluie tombait sur Londres, sans se soucier des désirs de ses habitants. Il y a plusieurs catégories de personnes. Ceux qui veulent échapper à l’humidité en dépliant leurs grands parapluies noirs. Ceux qui se ruent sur les cabs. Puis ceux qui aiment ça. Qui lèvent le visage vers le ciel pour laisser les goutes inonder leurs joues en sautant dans les flaques d’eau. Je faisais partie de ces gens là. Avant. Aujourd’hui, la simple idée de me confronter au monde me faisait peur. Parce qu’il me semblait faible et terrifiant. L’odeur de la rouille me collait à la peau. Alors je frottais jusqu’à m’en arracher l’épiderme, mais rien à faire. L’obscurité était devenu ma pire ennemie. Parce qu’elle laissait entrevoir la tenue orange. La mienne. Celles des autres. Ma tête se posait contre le carreau froid de la fenêtre. Ma respiration frappait contre le verre pour y dessiner des arabesques fleuries. Le bout de mes ongles venaient parfaire le dessin dans l’attente. Il avait dit qu’il arriverait. Il m’avait promis qu’il ne me laisserait pas affronter ça toute seule. Mes journées étaient rythmées par mes humeurs. Mais le soleil n’arrivait plus à percer l’épaisse couche de nuage. En deux semaines, ma vie était devenue aussi monotone et triste que cinquante nuances de gris. La morosité de la couleur se reflétait dans mes prunelles verdoyantes. L’émeraude était devenue insignifiante sauf lorsqu’il était là. Les barreaux m’avaient retenu dans cet endroit glacial mais, ils m’avaient ouvert la porte vers d’autres solutions. Lorsque la porte s’était ouverte, la peur s’était évanouie. Parce que j’avais connu pire, parce que j’avais reconnu le manque de ses bras. J’avais toujours pensé qu’une journée n’était pas assez longue, mais plus maintenant. Le temps s’était imposé à moi comme un adversaire immortel. Me mettant face à mes craintes. J’avais pensé à chacun de ses mots. Analysais chacune de ses expressions. et maintenant je sais. Je sais que tu ne me laisserais jamais tombé. Parce que t’es allé au-delà pour moi. Au delà de toi Je souriais en pensant à la lueur dans ses yeux lorsqu’il avait réussi. Lorsque le succès avait coloré ses joues. L’horizon se perdait devant mes yeux et l’hiver venait me cueillir. Alors je me redressais pour enfiler l’un de ses gros pull. Son odeur venait me submerger. Depuis ma sortie, j’avais pris l’habitude d’en être entouré toutes les nuits, tant qu’elle était devenue mienne. L’aiguille continuait sa course sur le cadran de la montre.


J’ai pas pu résister. J’ai déjà croqué dans ton dessert mais il me faisait envie et ça fait une heure que je t’attends. T’as loupé le passage de la culotte géante, so huuuuuge. J’suis certaine qu’elle fait option flotteur. J’ai pris ton pull mais c’pas pareil alors viens vite. Je suis fatiguée. love


Les minutes, les heures défilaient et toujours aucune réponse. Finalement, je terminais son dessert, parce qu’il me faisait envie et parce qu’il n’était toujours pas là. Le dos enfonçait dans le canapé, je fixais l’écran, les paupières lourdes par le poids de l’attende. Par le poids de la déception. Je m’endormais, sans l’ombre de sa silhouette. Sans le cadenas de ses bras. Un mécanisme qui s’enclenche. Une serrure qui se tourne. Des bruits de pas dans les vestibules et des jurons désabusés. Sa silhouette se décrochait de la lumière pour se dessiner contre le mur. C’est lorsque la froideur de ses mains s’étalait contre mes jambes que j’ouvris les yeux. Par automatisme, je tournais la tête pour regarder l’heure. Vince… Il est trois heures du mat.  T’es en retard baillais-je en me frottant les yeux. Bien sûr qu’il était en retard et pas qu’un peu. Alors finalement, c’était ça ? Vivre dans l’attente perpétuel ? Toucher l’étoile et se couper contre ses branches ? L’aimer c’est s’écorcher mais l’aimer c’est rafraîchissant. Parce qu’aimer une licorne c’est pas anodin. C’est magique. Alors j’attrapais sa main pour tirer dessus et le faire basculer contre mon corps. Je sourire au creux des joues, je passais mes mains dans ses cheveux jusqu’à ce que l’empreinte de son haleine ne vienne m’ébranler. Par automatisme, je fronçais le nez en tournant la tête. Ma main contre sa  peau, je poussais sa joue assez pour le faire tomber sur le tapis duveteux. Un verre de trop et tu sais plus que j’existe. T’aurais pu me prévenir. Comme une conne je t’ai attendu comme une douche froide. Mon esprit s’était réveillé. Les brumes d’un sommeil encore présent s’étaient dissipées. La magie aussi. T’as bouffe est dans le micro-onde. Je vais me coucher



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# Re: I couldn't believe, but now I'm so high + RINCE
message posté Dim 20 Nov - 14:00 par Vince D. Stafford

in your heart, there’s a cave and you sit there, when you’re afraid. don’t turn on the lights and i will comfort you. cause if we were dancers, night would count our steps and nothing would stop us. La nuit s’étalait sur les rampes. Dans le bar, une jeune femme s’égarait entre les tables. Ses courbes rebondissaient dans la prénombre mais je gardais les yeux au fond du verre. Je voyais des mangroves sur les îles de coquillage. J’imaginais Romy qui caressait les voiles nacrées de la mer. Oui, je pensais à elle. Les images coulaient sur mes joues – comme des larmes, comme une pluie acide. On ne pouvait pas remplacer le sentiment. On l’ignorait seulement. Mes mains tremblaient sur le comptoir. Dave m’offrait une dernier shot. Les traces de l’alcool se transformaient en réalité. Le hall était sombre, meublé avec un gout métissé d’Orient et d’Europe. La fenêtre tenait le rideaux entre ses volets. Elle capturait l’essence de la lumière pour nous rendre aveugles. Je soupirais en effleurant les lanières de ma chaise. La haie innondait le vestibule. Il y avait des photos derrière la caisse; les souvenirs de nos soirées arrosées, les vapeurs d’une fumée obselète. L’ivresse était corrosive. Mais je ne pouvais plus pleurer. J’en avais fini des enfantillages. Les prières de ma mère résonnaient au milieu des sonnets. La musique envoutait mon âme. Elle m’emportait ailleurs, sur un champ de tournesols fânées. Car le soleil avait disparu dans l’eclipse. Je me redressai afin de marcher dans le jardin. Jenny a dit que je l’ai engrossé. La capote a craqué. Une histoire comme ça. Mais je ne savais pas. J’étais parti alors qu’elle ruminait les meanders d’une nuit oubliée. C’est injuste – tout ce temps à aimer. Toutes ces femmes à baiser, ces enfants à naître. Je pinçai les lèvres en avalant la liqueur. Il ne restait plus que la douleur. Les étoiles s’écrasaient sur l’asphalte, au bout de mes semelles souillées par la boue. Mon telephone vibrait dans la poche de ma veste. Romy, pas maintenant. J’étais incapable de lui mentir. Alors je retardais l’échance. Je déambulais dans les rues avec le coeur vagabond. Mon esprit s’embaumait dans les néons des lampadaires. On s’envole pour mieux tomber. C’est l’truc. Mon visage raclait la surface des murs. Je sentais les erraflures sur mes joues. Les sillons qui se creusaient sur ma mâchoire febrile. Mon regard se réflétait sur les vitres des magasins. Je fixais les ombres avec attention, détaillant les allures tournoyantes des papillons bleus qui dansaient autour des mannequins. Ils se posaient sur leurs têtes comme des couronnes. Puis la vision disparaissait. Je restais immobile. Je suis paralysé. La distance me semblait interminable. Il y avait une éternité jusqu’aux quartiers résidentiels. Mon sang se retirait, il se vidait sur ma poitrine. Je marmonnais dans ma barbe. Tout me semblait different. Même la petite marche de l’entrée était infranchissable. Je m’accrochais aux parois de l’asenceur. Je grommelais en serrant les ourelets de ma chemise. La porte était ouverte. Romy était belle – elle avait les gestes délicats, ses paupières endormies sur les cousins de velours. Son parfum se dessinait sur mes mains. Je m’approchais doucement. Mon corps tremblait, appuyé par la force de mes sentiments. Je voulais l’embrasser avant le réveil. Mes lèvres étaient guidées par le déni, oubliée par les principes et les promesses. J’reviens parce que j'ai besoin de toi. La lampe se cherchait entre les stries du plafond. Après avoir déchiré mon cœur, je rognais les bords du canapé. Je ne voyais plus les pétales de la fleur, mais le visage de la petite fille en papier. Je haussai les épaules en aspirant les fumées du mégot. Tu ne me manques pas. J'ai juste besoin. Elle se leva en fronçant les sourcils. Mon haleine était courroucée par la peur. Elle dansait dans un tourbillon acerbe. «Un verre de trop et tu sais plus que j’existe. T’aurais pu me prévenir. Comme une conne je t’ai attendu. » La voix de Bridget Jones grinçait dans mes oreilles. Je m’agitais sans répondre. Je me penchais pour la respirer – juste cette fois. « Ta bouffe est dans le micro-onde. Je vais me coucher. » Mon étreinte se fermait sur son poignet. Je l’emprisonnais dans mes bras pour me remettre en orbite. Le film touchait à sa fin. Darcy était revenu, malgré la neige et le froid. Il avait acheté un autre journal. Mais je n’avais que des révélations à offrir. «Pas faim.» Mes yeux s’attardaient sur l’espace, puis ils se posaient avec peine sur la bouche de Romy. «T’sais que c’est toi que j’aime. Alors, pars pas … » Les mots étaient suspendus dans le vide. Il n’y avait pas de meilleure façon de lui dire. Je ne bougeais pas – je m’arrêtais pour observer ses prunelles bousculées par la tristesse. La prison l’avait changé. La prison nous avait condamnés. Ma gorge se nouait comme une corde autour de mon cou. Je suffoquais dans le silence. Il fallait que j’articule, que je me mette à genoux. La sonnette rebondit sur mon esprit. Je soulevais les bras pour la libérer. Jenny m’avait suivi. Je le savais. Elle ne me laissait aucune chance. «Romy tu m’fais confiance ? C’est des conneries. Jenny veut nous séparer. Mais elle peut pas nous détruire, t’entends.» Je déglutis en ébouriffant ma frange. A cet instant, tout était perdu. La cigarette était chaude entre mes doigts, mais j’avais la bouche glacée. «Faut que je lui parle. Alors fais-moi confiance. S’te plait. » Je grimaçais en me dirigeant vers la porte. Jenny – le teint basané, les yeux pétillants de malice. Elle s’invitait dans le salon en souriant. J’essayais de la retenir dans le vestibule mais c’était Romy qu’elle voulait atteindre.
C’tte conne !
Elle s’imaginait qu’on était un couple parce que mon pénis avait fait une exode de quelques minutes dans son vagin.
« Salut, Romane. Ça fait un bail ! »
Je la regardais d’un air sceptique.
Romy. Pas Romane.
Elle voulait me provoquer.
J’allumais un joint en m’adossant au couloir.
«Jenny, casse-toi.»
« Pourquoi ? J’ai nul part où aller ce soir. Et j’ai pas les moyens pour le gyné. Faut que t’assumes. »
Je me tournai vers Romy.
Sa présence me rendait fragile. Il y avait une omission de vie, un morceau de moi qui se versait sur le sol. Je me tortillais contre le meuble.
Elle avait deviné.
C’était prévisible.
Avec mes aventures.
Mon manque de discernement.
Je devais avoir un million de batârds dans le pays.
«Jt’enverrais un chèque par la poste. J’en ai rien à battre maintenant.»
Notre conversation ne tenait qu’au détail.
Elle commençait déjà à pleurer.
Ses larmes, c’était des perles de cristal.
Des gouttes pillées sur mes yeux.
« Vince, je veux pas me battre. Aide-moi. C’est ton gosse aussi ! »
«Laisse-moi un message vocal. J’te rappellerais demain.»
« Espèce de chien. Je pars pas si j’ai pas de fric. »
Je regardais autour moi, indécis.
Le soucis, c’est que je n’avais pas de cash.
J’en avais jamais.
J’avais l’impression de vivre en ralenti. Mon corps était un étau – et il s’écrasait sur ma poitrine. Il s’écrasait sur mes pensées. Je l’attrapais par le bras puis je la raccompagnais dehors. Mes gestes étaient impulsifs, plein de désespoir.
«J’ai dit j’tappelle demain.» Insistai-je en lui donnant rendez-vous au pub, à 18 h. Je mimais un sourire hypocrite avant de rejoindre Romy. Les événements m’avaient entraîné dans un tunnel infini. Mon seul horizon était un éclat inaccessible. Je m’assis sur la table basse. «Elle ment. J’suis sûr.» Je croisai les bras sur mes genoux. «La meuf a pécho la moitié de mes potes. Pourquoi ce serait moi ?» Je n’étais pas lucide – Jenny était une inconnu. Le coup d’un soir. Un seul. Il en fallait tellement plus pour construire une vie – pour envisager une famille.
Et ma famille se tenait devant moi.
Ma famille, c’était Romy Teller.

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# Re: I couldn't believe, but now I'm so high + RINCE
message posté Sam 3 Déc - 15:31 par Romy J. Teller

 Well you know it's got to be, something wonderful to me if you just give it a chance, loving you is not my plan cause I know one day you'll see all the things that we can be and now that's it's over, I'll never be sober I want to be the only one Le souffle du vent était argenté. Il s'étalait contre les pans d'une ville à peine endormie. Ses paillettes glissaient sur les passants ternissant les vitres de sa blancheur hivernale. Les ressorts du canapé grinçaient sous mes mouvements. Je me tournais pour me rendormir. Pour m'enrouler dans ses bras invisibles. Mais ils n'étaient pas aussi chauds. Pas aussi réconfortants. La porte s'ouvrit. Le froid s'engouffrait dans l'appartement. Et même si cela n'avait été que quelques secondes, c'était assez pour couvrir ma peau, mon coeur de frissons. L'odeur âpre de l'alcool exhalait d'entre ses lèvres. Je humais ses envies du soir, ses délices nocturnes. Et je pouvais imaginer sa silhouette courbée sous la lumière tamisée d'un comptoir. Alors c'était plus important ? Ses promesses n'étaient que poussières. Elles s'étaient envolées sous les halètements du foehm. Mes prunelles s'accrochaient aux siennes en quête de vérité. Mais je ne voyais rien. «T’sais que c’est toi que j’aime. Alors, pars pas … » ses bras s'enroulaient contre mes courbes. Si mes mains s'étaient d'abord posées contre ses épaules dans l'espoir de le repousser. Je savais que dans son état, je n'y arriverais pas. Je savais qu'au fond, dans mon état, je n'en avais pas envie. Ses mots étaient des alarmes. Les voyants rouges dansaient dans mon regard sans en savoir l'origine. Il m'aimait. Il ne voulait pas que je parte. Pourquoi voudrait-il que je parte ? Malgré tout, j'étais bien entre les plis de son coeur. Mes mains jusque là inertes et ballantes remontaient le long de son dos pour se poser contre ses joues. Mon pouce glissait contre sa lèvre, attrapant ses pupilles « Pourquoi tu veux que je partes ... qu'est-ce que t'as fait ? » et là je réalisais. Ses mots n'étaient pas anodins. Parce que je risquais de partir, de m'éloigner. D'un coup, une slave d'émotions me submergeait. Et mon corps se révoltait. Son parfum me semblait déjà si lointain. Encore plus que , lorsque les vitres du parloir nous avais séparé. L'acier n'avait été qu'une formalité. Son regard semblait nous scinder. Les échos de la sonnette enveloppait l'espace. Brusquement, je tournais la tête sans pouvoir détacher mon attention des boiseries. Parce que derrière cette porte se trouvait nos maux. « Romy tu m’fais confiance ? C’est des conneries. Jenny veut nous séparer. Mais elle peut pas nous détruire, t’entends.» Je n'arrivais pas à la regarder. J'essayais de me souvenir. De me remémorer le visage de cette Jenny. Une myriade de faciès défilaient dans mon esprit. - Qui est-ce ? Est-ce qu'elle est blonde, brune, rousse ? Asiatique, caucasienne, métisse ? Est-ce qu'elle porte des lunettes ? Répond-moi Vince ! Alors qu'il se relevait, ma main se levait dans un spasme incontrôlé. Dans un spasme amoureux. « Va pas ouvrir ! S'il te plait. Reste-là » parce que ça va nous détruire. Mais la porte allait céder sous ses coups. Et lorsqu'il brisait l'équilibre de notre monde, je me redressais. Alerte et prête à encaisser. Ou pas.
« Salut, Romane. Ça fait un bail ! » elle était là.
Et son visage me percutait.
Son regard noisette.
Sa beauté. Je déglutis en souriant.
Parce que c'est plus facile.
Parce que c'est la seule réponse que je voulais lui offrir.
Tu me feras pas mal tu sais ! « Apparemment un peu trop Kelly, moi c'est Romy.  » Ses cheveux brillaient à la lumière. Je n'osais plus regarder Vince. Parce qu'il allait me brûler.
« Jenny, casse-toi. »
« Pourquoi ? J’ai nul part où aller ce soir. Et j’ai pas les moyens pour le gyné. Faut que t’assumes. »
Sa voix état aigüe. Elle devenait laide. Parce qu'elle criait et que les serpents se dressaient. Ils avaient réussis. J'étais tétanisé.
« Tu veux aller au ciné ? » demandais-je en espérant que ce soit ça. Qu'elle n'avait pas dit gyné, mais ciné. Mais j'avais compris.
Les mots résonnaient.
Le tournesol se couchait sur le sol.
Je pouvais sentir le regard de Vince. Il attendait ma réaction, mais j'étais incapable de la lui donner. Jenny était enceinte. Et j'étais celle qu'il aimait. Elle voulait nous séparer, mais elle ne pouvait pas nous briser. Les pièces s'assemblaient. Une question me vint. Depuis quand ? S'était-il laissé bercer par le chant des sirènes durant mon séjour en prison ?
Je n'arrivais pas à lui faire confiance. Il allait me faire mal. Il allait me trahir. Même lui. Il le faisait déjà.
Les mots continuaient. Les paroles se bousculaient. Je n'étais que spectatrice et eux les acteurs.
La porte s'ouvrit à nouveau.
Et le froid était encore plus rude et pourtant le pull de Vince se mit à me gratter. Son amour n'était que lubie. Parce qu'il n'était pas capable de prendre soin de mon coeur.
Pas comme ça.
La tête me tournait. La porte claquait et son souffle me parvenait. J’eus besoin de me tenir au comptoir l'espace d'une seconde. Le sommeil encore au creux des paupières.
Il y'a peu, j'avais confié mon corps à Morphée. Alors peut-être ... Discrètement. Bêtement. Naïvement je me pinçais le bras en espérant rêver.
Rien.
J'ouvrais les yeux et il était là. Assis sur la table basse.
« Elle ment. J’suis sûr La meuf a pécho la moitié de mes potes. Pourquoi ce serait moi ?  » Je ne répondis pas. Parce qu'il ne me parlait pas. Ses interrogations étaient rhétoriques, mais pas les miennes. Elles étaient nombreuses et bruyantes. Dans une dernière tentative, je tentais de remettre mes idées en place. L'eau chaude coulait. Et elle me brûlait. Une assiette se cassait. « Merde. L'assiette. Je l'ai cassé. » soufflais-je en baissant les épaules. Des larmes silencieuses roulaient sur mes joues. Je t'ai cru Vince t'sais. J'ai eu l'temps de réfléchir et j'ai osé penser que tu m'rendrais heureuse « Parce que c'est toujours toi. T'as jamais de chance. T'aime une fille et t'en baise une autre. Et c'est l'autre que tu mets en cloque » Je m'étais promise de ne plus pleurer, pas pour un mec. Même Vince. Ma paume saignait, mais je m'en fichais. Mon coeur saignait beaucoup plus. « Est-ce que t'as couché avec elle quand j'étais pas là ? » quand j'étais en prison ?
« J'suis pas certaine que se soit elle qui veuille nous séparer. Regardes. Tu m'aimes et tu fais une overdose. Tu m'aimes et tu fais un enfant à une autre finalement. Tu m'aimes mais tu veux que je parte » je levais enfin mon regard dans le sien. Je haussais les épaules, les yeux pleins de larme. «] c'pas grave. C'est peut-être mieux comme ça tsais. Avant qu'on s'fasse trop de mal. Puis on a jamais vraiment été ensemble » et cette fois-ci. Je ne prenais plus la peine de sourire. Pas devant lui. Lui qui me connaissait. Je n'avais pas besoin de faire semblant.

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# Re: I couldn't believe, but now I'm so high + RINCE
message posté Dim 4 Déc - 15:39 par Vince D. Stafford

in your heart, there’s a cave and you sit there, when you’re afraid. don’t turn on the lights and i will comfort you. cause if we were dancers, night would count our steps and nothing would stop us. Qu’est-ce que tu crois, Romy ? Je me sentais seul dans ce corps, seul dans les vapeurs de l’alcool et l’odeur du feu. Mes yeux tournoyaient dans la pièce. Je voulais bouger mais le souffle manquait dans ma gorge. Tout n’était que fumée dans ma poitrine. Je crispai la mâchoire en m’avançant dans le hall, laissant sa silhouette endormie sur le canapé, abandonnant les bribes de nos rêves enfantins. Il n’y avait pas de tournesol. Ses pétales étaient trop fins sur la tige, alors il avait courbé la tête pour s’effacer dans un champ de ruines. Dans une mer agitée par le mensonge et les trahisons. Je pinçai les lèvres autour de ma cigarette. Nous étions les héros d’une tragédie ridicule – à s’aimer pour s’éloigner. A se détruire dans le silence de l’hiver. Mon cœur était troublé par les pulsations vasoconstrictrices de mes poumons. Les couleurs se mélangeaient sur mes rétines ; dorée, violine, noir. J’imaginais les allées de la Pride Parade, les mouvements de la foule enchantée sous l’insigne qui m’avait fait ployer. Je me souvenais de cette soirée. J’avais entendu les chants des sirènes sans voir les gyrophares de l’ambulance. J’avais senti le tintement des aiguilles qui s’injectaient dans ma peau. Parce qu’il fallait sauver le petit tox. Il fallait lui insuffler une nouvelle vie à gâcher. Je soupirais en effleurant la porte. Jenny insistait. Elle voulait quelque chose, moi. Mais je n’appartenais pas à cet univers-là. J’étais amoureux sous condition. Il me fallait une meilleure amie. Romy était unique, brisée sous les ondoiements du vestibule. Son visage se découpait dans la pénombre alors que son esprit assemblait les pièces. Je voulais la retenir dans mon étreinte. Lui promettre une éternité étoilée sur les dunes du Sahara. Je pouvais pleurer sur le saxophone et elle dansait, de sa voix criarde et mélodieuse. Elle dansait en étirant les lèvres dans le vent. Parce qu’elle adorait le bruit. Elle avait peur du vide – de la surdité qui avait condamné Andrea à imaginer nos rires. Je tendis le bras vers le meuble. Le mégot s’écrasait sur le rebord. Hanna allait me tuer. Mais Hanna n’était pas là. L’hôpital était plus important – Elle voulait sauver le monde alors que je suffoquais dans ses draps, j’étouffais sous les nappes obscures de la ville. Mamma me manquait. Ses berceuses et ses gestes attentionnées. Elle espérait pour nous. Elle ne voulait pas que mon gosse soit bâtard. Les sonnets de son église surplombaient le silence. C’était injuste. Parce que je ne ressentais aucun attachement – même après les confessions de Jenny. Je me fichais de sa grossesse, de ses misères quotidiennes. Ce n’était pas le ventre de Romy. Ce n’était pas Romy. Alors les sentiments étaient différents.
Je me tournais vers la lampe.
Elle me parlait.
Mais elle ne savait pas encore.
Et je pressentais son départ.
Je craignais son absence et la déchirure.
Les courbes de Jenny envahissaient l’espace.
Elle était là – la main posée sur son bedon.
Le temps passait. Et je restais prostré entre les ombres du salon.
Ses larmes de crocodiles ne m’atteignaient pas.
Sa tristesse – son combat, ce fœtus.
Ce n’était pas le mien. Je le refusais.
Je me redressai en étirant les pans de ma veste.
Les sons ne s’accordaient pas. Je possédais l’oreille musicale, mais j’avais les doigts tétanisés sur l’instrument. J’étais complètement paralysé par la réalité – par l’échec à nouveau. Nous avions réussi à braver la prison, à nous retrouver après des semaines d’enfermements. Et maintenant, la chevelure flamboyante de mon amante menaçait de ravager nos promesses.
Je ne la croyais pas.
Je voulais qu’elle parte, qu’elle disparaisse à tout jamais.
C’était écœurant.
«Tu veux aller au ciné ? »
Elle ne me regardait plus – ses yeux étaient fuyants. Ils s’amenuisaient sur les bords de la table basse, contre les images du téléviseur. J’ouvris la porte pour chasser les chimères de ces erreurs. Le souffle du vent était éphémère. Il s’étalait sur mes yeux pour me rendre aveugle. Je me laissais choir sur le sol alors qu’elle s’activait dans la cuisine. Je n’osais pas la rejoindre. Je n’osais plus lui dire je t’aime. Je crispai les poings sur mes genoux – mes os étaient cagneux, ils crissaient sous les pressions de mes phalanges. Le fracas des assiettes m’accompagnait dans une chute inévitable. Toutes mes pensées se brisaient. Je rejoignais les morceaux de verre dans l’évier. Je rognais les bords de l’acier avant de finir dans la poubelle.
« Merde. Je viens de casser une assiette. » Je restais immobile. Parce que je pouvais sentir les sillons sur ses joues racées par les larmes. Je pouvais contenir sa douleur dans mon cœur et succomber dans ses silences. « Parce que c’est toujours toi. T’as jamais de chance. T’aime une fille et t’en baise une autre. Et c’est l’autre que tu mets en cloque.[/color] » Les perles de sang coagulaient sur sa paume. Je m’approchais lentement pour tenir son poignet. Je lui faisais du mal – parce qu’elle brûlait dans les cendres de nos anciennes nuits de dépravation.
Parce que c’était elle que j’aimais.
Mais qu’elle n’était pas enceinte.
«Est-ce que t’as couché avec elle quand j’étais pas là ?» Je fronçais les sourcils. Je ne comprenais pas sa question. Elle me semblait si ridicule. Je gardais les yeux ouverts.
«[color:979c= #393875]Bien sûr que t’étais pas là. Je suis pas un psycho. J’vais pas baiser alors que tu regardes. » Déclarai-je d’un air perplexe.
« J’suis pas sûr que ce soit elle qui veuille nous séparer. Regardes. Tu m’aimes et tu fais une overdose. Tu m’aimes et tu fais un enfant à une autre. Tu m’aimes mais tu veux que je parte. » Elle releva les yeux vers mon expression. Je frôlais sa pommette rosée. Ses paroles me brisaient le cœur. Je ne voulais pas entendre la suite.
Je ne voulais pas qu’elle me condamne.
« C’pas grave. C’est peut-être mieux comme ça tsais. Avant qu’on se fasse du mal. Puis on a jamais vraiment été ensemble.»
Elle était stoïque.
Je ne pouvais rien dire.
Je crispais la main autour de sa prise.
«Non. C’pas vrai. On a toujours été ensemble, Rom. Depuis le premier jour. Tu peux pas m’laisser tomber à cause de Jenny.» Mais c’était ça le problème. Elle n’accusait pas mes aventures érotiques dans les tréfonds de Londres.
C’était moi, l’unique responsable.
J’étais comme les autres.
Elle voyait les traits de Camille entre mes prunelles.
Elle revivait les mêmes scènes, les mêmes blessures.
Je me penchais pour toucher sa paupière.
«On dirait t’attendais qu’ça. Le bon prétexte pour tout arrêter. C’pas ma faute si l’industrie des préservatifs est en plein déclin. C’pas ma faute si Jenny a la teucha en feu à chaque fois que j’suis dans la salle. Et c’pas faute si tu me tournes le dos maintenant. » Il n’y avait plus de confessions. C’était stupide de répéter l’évidence – elle savait déjà. Je déglutis en posant mon front sur son épaule. «T’as toujours su que j’baisais en soirée. Tu agis comme si jt’avais trompé. Mais on fonctionne comme ça depuis des années. Tu sniffes, tu bois tu baisses le caleçon. Et y’a pas de gosse. J’en veux pas.» Je frissonnais dans une étreinte imposée. Mes doigts se fermaient sur son entaille.


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# Re: I couldn't believe, but now I'm so high + RINCE
message posté Jeu 15 Déc - 9:40 par Romy J. Teller

 Well you know it's got to be, something wonderful to me if you just give it a chance, loving you is not my plan cause I know one day you'll see all the things that we can be and now that's it's over, I'll never be sober I want to be the only one La tornade était passée pour tout emporter sur son passage. Elle avait dégueulé ses couleurs criardes sur les murs. La tête me tournait et je n'osais plus poser mes prunelles sur son échine. Je n'en avais plus envie. Le ciel s'était pourtant dégagé ces derniers temps. Les fumées éparses et opaques avaient laissé place à un ciel orangé. Elles nous avaient maintenu aveuglément dans un monde hypothétique et brillant. Aujourd'hui, les cieux étaient enflammés. Orangé. Rougeâtre. Le volcan était en fusion, prêt à déverser sa colère sur le monde. Je l'étais aussi. Les mots de Vince n'avaient aucun impact sur mon coeur. Ils rebondissaient sur la surface brillante pour s'écraser contre les parois. Ils se brisaient sur les murs. Je pris un instant de calme, me fermant au monde extérieur. J'étais devenue sourde, comme mon frère. Parfois je l'enviais. J'aurais aimé ne plus entendre le monde. Juste une fois. Les paupières clauses, j'essayais de remettre les pièces du puzzle en ordre. Cette femme était enceinte de mon meilleur ami et discrètement j'avais laissé trainer mon regard sur ses courbes, essayant de calculer l'angle de son ventre. Mais je n'étais pas Hanna. Je ne comprenais pas. La seule chose qui m'était apparu c'était la distance et l'éclipse lunaire. Peut-être venait-elle de sortir d'une ventrée à Mcdo. Cette femme était assez folle pour faire passer une montagne de big mac pour le fils de Vince. Le verre se brisait sous mes doigts. Le rouge empreignait les angles. « Bien sûr que t'étais pas là. Je suis pas un psycho. J'vais pas baiser alors que tu regardes. » ses doigts pressaient ma paume. Je serrais les dents pour ne pas crier, pour ne pas le frapper. Tu me fais mal Vince. Physiquement. Psychologiquement j'essayais de me défaire de son emprise. De décrocher ses doigts, mais il s'accrochait. Sa réponse n'avait aucun sens. Il était à côté de la plaque. Peut-être le faisait-il exprès. S'esquiver, essayer de se faire pardonner ? « T'moques pas d'moi. J'ai pas demandé la vidéo souvenir. J'veux savoir si tu lui as fait un gosse quand j'étais en prison ? Si j'ai été conne de penser à toi. De réfléchir à nous pour rien parce que finalement, il était question de ça. J'avais pris le temps de penser à lui.
D'envisager les voluptes d'une relation édulcorée et poudreuse.
Nous aurions pu être heureux dans l'insouciance de l'enfance, sous les flocons étincelants.
Mais ce n'était qu'hypothétique.
La réalité nous avait retrouvée, même dans l'obscurité londonienne.
Elle avait écrasé nos rêves sous son poing d'argent.
Lourd et massif.
Ne nous laissant aucune chance.
Ses doigts effleuraient mes pommettes, mais je ne voulais pas qu'il me touche. Ses traces laissaient une emprunte sanglante. La mienne. « On dirait t'attendais qu'ça. Le bon prétexte pour tout arrêter. C'pas ma faute si l'industrie des préservatifs est en plein déclin. C'pas ma faute si Jenny a la teucha en feu à chaque fois que j'suis dans la salle. Et c'pas faute si tu me tournes le dos maintenant. » je secouais la tête en empoignant mes mèches entre mes doigts. Je souriais avant de rire. Mais il n'y avait aucune saveur. Juste du dégout pour sa poésie. « Tu veux pas assumer une fois dans ta vie. M'dire que t'as merdé. Tu peux pas toujours rejeter la faute sur le monde entier. Prends tes responsabilités. C'est toi qui a la bite en feu. Et c'est de ta faute si je te tourne le dos. Mais regarde. J'fais pas d'économie sur les capotes. L'industrie s'portera bien dis-je en faisant couler une pluie de capote de mon sac. Tu pourras baiser serein, c'est cadeau d'la maison j'aurais pu passer au-dessus. J'aurais pu me calmer et respirer ,mais ses réponses n'étaient pas les bonnes. Elles ne l'étaient jamais. Peut-être parce que c'était lui. Juste lui. Mais il me forçait. Il m'enlaçait avec ses longs bras en m'imposant une étreinte que je ne voulais pas « T'as toujours su que j'baisais en soirée. Tu agis comme si jt'avais trompé. Mais on fonctionne comme ça depuis des années. Tu sniffes, tu bois tu baisses le caleçon. Et y'a pas de gosse. J'en veux pas. » les paupières immobiles. Je ne faisais pas attention au sang qu'il faisait couler. L'entaille me faisait mal, mais il le faisait encore plus. Il tentait de retourner la situation, de passer pour la victime et me coller l'image du bourreau. « Ah vu sous cet angle là. C'est vrai. J'sais pas pourquoi j'ai réagi comme ça. Tu vas avoir un gosse, mais c'pas de ta faute. C'est la dose. L'alcool. je redressais mon regard dans le sien pour capturer ses prunelles. Je sortais un petit sachet de la poche arrière de mon jeans pour étaler de la coke sur la table. Je préparais la ligne sur le comptoir, roulant le billet ensuite. Puis les étoiles apparus. Je reniflais en fermant les yeux. Mes narines me faisait mal, mais le monde retrouvait ses couleurs. Maintenant c'est plus facile. Alors il m'faut de l'alcool c'est ça ? Une culotte baissée et si j'me fais troncher ça s'ra pas d'ma faute. Hey Londres. C'est open bar c'soir et c'pas d'ma faute ! J'attrapais la bouteille de vin sur le comptoir pour en boire une gorgée sous l'éclat vespéral de la lune. J'avais crié à la fenêtre, laissant l'échos de ma douleur frapper chacune des âmes encore éveillées à cette heure-ci Tu veux pas d'gosse, mais tu vas en avoir un. Vince. J'étais prête. C'est toi que j'veux et tu m'sors un bébé. T'es un putain d'magicien. J'aurais préféré un lapin. soufflais-je en claquant la bouteille sur le carreau. Toi et moi. C'était pas censé être compliqué. Au contraire.
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# Re: I couldn't believe, but now I'm so high + RINCE
message posté Sam 17 Déc - 16:31 par Vince D. Stafford

 Well you know it's got to be, something wonderful to me if you just give it a chance, loving you is not my plan cause I know one day you'll see all the things that we can be and now that's it's over, I'll never be sober I want to be the only one L’océan me juchait avec austérité. Ses grands yeux enveloppaient mon esprit dans une étreinte étouffante. Les vagues rugissaient dans mes tympans. Le monde s’échappait – galopant tel un étalon sauvage vers un horizon lointain. Je me redressais sur le sofa. Les images étaient troubles. J’étais sobre – affligé par la vacuité du salon. Romy était blessée. Son doigt saignait sur mon cœur. Il s’écorchait pour mieux s’enfoncer dans ma chair. Je ne parvenais pas à la protéger, à saisir les pansements ou les kits de Hanna. Mes muscles étaient engourdis, avides d’hydratation et de pénombre. Je m’approchais de sa silhouette. Je la retenais, de force, pour respirer son odeur. Pour m’évanouir entre les plis de ses vêtements. Mais le mal était fait. La douleur s’épandait déjà sur son visage. Jenny nous avait quitté après avoir semé la colère. Son ventre rebondissait comme un diable sur ses courbes. L’enfant faisait écho à mes pensées. Il récitait ses louanges en absorbant la vie hors de mon corps. Ce n’était pas le mien. Ce n’était pas possible. Je posais une main sur mon front. La sueur perlait sur mes yeux. Elle coulait comme des larmes sur mes joues. Et mon amour crevait dans la nuit. Les créatures se réveillaient pour bouffer mes convictions. J’avais peur de perdre – J’avais peur de rester debout alors que le sol tremblait sous mes pieds. Je n’étais pas fou. Je n’étais pas lâche. Je n’avais plus de force. Vincent Stafford n’était pas un combattant. Romy ne s’attendait plus à mes gestes héroïques. J’étais trop chétif pour me disputer, pour trouver de réelles excuses. Tout n’était que prétexte autour de nous. L’industrie. L’économie. Les usines de préservatifs. Les mots étaient usés au bout de ma langue. J’avais baisé – mais c’était la fois de trop. Je déglutis en me servant un verre d’eau. Le liquide était salé dans ma gorge. Je ne parvenais pas à boire, à me rafraichir la tête. Le sang bouillonnait dans mon système. Perdu, dans les flammes. Consumé, par la fatalité. Je l’observais avec étrangeté. Tu m’manques. Pardon. J’ai pas fait exprès. J’étais minable, alors je me renfrognais dans le silence. Les meubles se dressaient comme des piliers de sable autour des murs. Si je bougeais, l’immeuble s’effondrait. Je refusais de l’entendre. De me laisser tomber dans la réalité. Nos promesses étaient réelles. Mes sentiments étaient vrais. Elle était la seule à pouvoir me sauver de mes complexes. Elle voyait la lumière dans mes paupières infectées par la coke. « T'moques pas d'moi. J'ai pas demandé la vidéo souvenir. J'veux savoir si tu lui as fait un gosse quand j'étais en prison ? Si j'ai été conne de penser à toi. De réfléchir à nous pour rien. » Il s’agissait de ça. J’étais presque blessé. Je la suppliais de me faire confiance, mais elle doutait à la moindre occasion. Dès que les rumeurs s’éparpillaient dans la rue. Elle ne m’avait jamais cru. En soirée. Après les cuites et les soirées fumette. Elle connaissait mes vices. Mais elle ignorait tout de ma volonté, de ma loyauté envers notre amitié. Elle était enchaînée dans une prison de noirceur. Et je m’étais agité pour la sortir de ce cauchemar. J’avais dépoussiéré les livres de lois et les anciens dossiers de la police. Je n’avais pas mangé – sauf un morceau de melon. Mais ce n’était pas un vrai repas. Ça ne comptait pas. Je ne comptais pas. Je fronçais les sourcils en m’éloignant dans le couloir, rompant le contact. « T’es trop déb. Même pas j’répond. » Je me sentais offusqué par ses paroles. Je me souvenais de son reflet, de l’autre côté de la vitre. Je me souvenais du parloir. De ses yeux embués de larmes. Et des miens, accrochés à ses cils. Abandonnant tout espoir. « Tu crois que j’serais arrivé à avoir la queue dure ? T’es ouf. C’est trop minable. Même pour toi. Tu m’vois comme un obsédé d’cul ? » Romy, dis moi ! Elle avait creusé un trou dans ma poitrine. Je m’avançais vers le balcon, la tête étourdie par l’alcool. L’ivresse m’avait abandonnée, laissant un goût amer sur mon palais. Je me sentais mal – Je voulais le silence et nos accolades sous les étoiles. Je voulais l’entendre. Je voulais qu’elle me chante les noms célestes en caressant mes cheveux.
« Tu veux pas assumer une fois dans ta vie. M'dire que t'as merdé. Tu peux pas toujours rejeter la faute sur le monde entier. Prends tes responsabilités. C'est toi qui a la bite en feu. Et c'est de ta faute si je te tourne le dos. Mais regarde. J'fais pas d'économie sur les capotes. L'industrie s'portera bien. Tu pourras baiser serein, c'est cadeau d'la maison. » Elle était en colère. Sa voix grondait dans un tonnerre d’injures. Elle leva brusquement les bras afin de déverser une pluie de capotes sur la table. « T’as trente mille capotes et c’est moi qu’a la bite en feu ? Super logique. Qu’est-ce tu fous avec toute ctte artillerie ? C’est comme ça qu’t’as pensé à nous ? » Je m’agitais dans mes pensées, le corps vacillant entre lucidité et délire psychotiques. Je m’approchais à nouveau. Mes bras la retrouvaient dans un mouvement automatique. Mais elle me rejetait avec hargne. Elle avait les yeux fermés. Mais je savais qu’elle se torpillait dans le déni. « Ah vu sous cet angle là. C'est vrai. J'sais pas pourquoi j'ai réagi comme ça. Tu vas avoir un gosse, mais c'pas de ta faute. C'est la dose. L'alcool. » Elle se détachait de mes tentatives de conciliations. Je la laissais sniffer sa dose. Je la laissais se cacher derrière la trainée poudreuse, car notre paradis se trouvait entre ses dunes blanches. Je demeurais stoïque. Presque paralysé par le froid. « Alors il m'faut de l'alcool c'est ça ? Une culotte baissée et si j'me fais troncher ça s'ra pas d'ma faute. Hey Londres. C'est open bar c'soir et c'pas d'ma faute !  » Je ne me précipitais pas pour l’arrêter. Si elle voulait crier pour la charité du cul. C’était son problème. Je soupirais en me laissant choir sur le canapé. J’étais fatigué. Les confrontations, les disputes – ce n’était pas mon truc. « Tu veux pas d'gosse, mais tu vas en avoir un. Vince. J'étais prête. C'est toi que j'veux et tu m'sors un bébé. T'es un putain d'magicien. J'aurais préféré un lapin. Toi et moi. C'était pas censé être compliqué. Au contraire. » Je m’endormais, le regard rivé sur son visage. Elle délirait – Il n’y avait jamais eu de couple. Elle avait pris la fuite depuis la parade. Elle s’était échappée. C’était ça, notre quotidien. La fuite dans la drogue. La fuite dans la merde. Je pinçais les lèvres en léchant les derniers vestiges de son sachet. « Fais pas une scène. C’est pas comme ça qu’tu m’feras réagir. J’aime pas les meufs qui crient. Suis désolé, d’accord ? Peut-être que j’ai merdé. Mais c’est des conneries qu’arrivent. Capotes ou pas. C’était y a longtemps. T’étais en pleine migration salivaire dans la verge de Camillia. Jenny était là. Elle a bien voulu m’sucer. Alors j’ai été gentil. Tu penses que j’suis content ? Que j’en ai rien à foutre. Mais c’est pas vrai. Quand j’ai su me suis inquiété pour toi. J’ai pensé à toi. Depuis des mois y a que toi, merde. Mais c’est trop difficile à croire que ce bon vieux con de Vince ait changé. Va baiser Londres. Ramène-moi un marmot avec la tronche de Big Ben. On s’fera des play dates avec l’gosse de Jenny. » J’étalais mes jambes sur l’accoudoir. Je devenais désinvolte et insolent. Pourtant, ça faisait mal. L’éloignement faisait tellement mal.  
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# Re: I couldn't believe, but now I'm so high + RINCE
message posté Dim 18 Déc - 19:37 par Romy J. Teller

 Well you know it's got to be, something wonderful to me if you just give it a chance, loving you is not my plan cause I know one day you'll see all the things that we can be and now that's it's over, I'll never be sober I want to be the only one L'eau roulaient sur les murs. Elle détruisait tout sur son passage, ne laissant que les décombres d'une histoire à peine commençait. Tout n'était qu'illusion. Vince et Romy. Romy et Vince. C'est juste pour la poésie. il n'y avait pas d'histoire. Les sentiments étaient peut-être vrais, mais la vie les rendait laid sous sa lumière artificielle. La blancheur de la coke n'était pas éternelle. Le rêve s'effondrait après le rush. Les paillettes ne brillaient plus. Trop poussiéreuse. Nous étions déjà sales avant même de sortir de l'usine. Je regardais ses traits ternis par l'émotion. Il semblait calme dans le fléau et moi je ne le comprenais pas. Des milliers de questions en tête, sans aucune réponse. Je ne voulais plus rester dans l'hérésie. Le monde des enfants et peut être rosé, mais j'avais besoin de la transparence de l'adulte. De me confronter à la réalité pour savoir. Je n'arrivais pas à lui faire confiance. Je connaissais ses frasques, parce que j'avais été là, au petit matin, sur l'oreiller à côté pour écouter ses histoires délirantes. Et ceci ne m'avait jamais fait mal, au contraire, j'attendais toujours ce moment avec impatience, parce que je pouvais aussi lui compter mes aventures. C'est ce qu'on fait entre meilleurs amis et ceci même ceux dans le dénis. Le vent essayait de dégager la voie autour de nous, pour nous montrer le bon chemin à prendre, mais le soleil m'abandonnait et je ne voyais plus rien. Nous n'étions pas le soleil. Nous étions l'éclipse. Celle qui vous rend aveugle. Celle sui vous brûle les rétines si vous la regardez. Alors, c'était ça. Nous nous voilions la face. La face de notre monde. Je n'avais qu'une question. La plus importante. J'étais capable d'effacer les traces de craie de son tableau de chasse, mais pas après m'avoir tout avoué. Parce que c'est à ce moment-là que je l'avais envisagé. A ce moment que le disque avait commencé à tourner. Ma confiance s'arrêtait au bout de l'aiguille du tourne disque. « T'es trop déb. Même pas j'répond. Tu crois que j'serais arrivé à avoir la queue dure ? T'es ouf. C'est trop minable. Même pour toi. Tu m'vois comme un obsédé d'cul ? » Je ne voulais pas qu'il m'approche, ses bras étaient un piège. Et ce soir, je ne voulais pas être la proie du chasseur. J'en avais assez de crier pour sortir de la cage. Si t'es pas cap, rends-moi ma liberté Vince. J'attrapais un coussin pour le lui lancer dessus. Même pas tu réponds. T'es un lâche soufflais-je en secouant la tête. Je me laissais tomber sur l'accoudoir du fauteuil en attrapant mes cheveux, la tête baissait vers mes genoux. T'aimes le cul. C'est toi qui l'dis. Tu peux pas m'reprocher d'te demander ça. je relevais mon regard vers lui. Le poison au bout de la langue. La tristesse au creux des paupières. Il me rendait complètement folle. Je n'arrivais pas à supporter la bourrasque de sentiment. Je n'étais pas prête pour la tornade. Tu fais chier, j'viens d'aller chez l'coiffeur
Vince était de ceux qui n'assume pas.
C'est jamais de sa faute. C'est plus simple.
Mais il ne comprenait pas.
L'enfant avait repris ses droits.
Mais je n'étais pas sa mère.
« T'as trente mille capotes et c'est moi qu'a la bite en feu ? Super logique. Qu'est-ce tu fous avec toute ctte artillerie ? C'est comme ça qu't'as pensé à nous ? » je levais les yeux au ciel en attrapant un sachet. Je l'ouvris, le tenant fermement pour souffler dedans. J'ai décidé d'refaire la déco d'ma chambre. M'suis dis que ça apporterait d'la fantaisie. Y'en a des fluorescent. l'ironie brûlait mes lèvres. Quel con. C'était en promo. Deux boites achetés, une offerte. dis-je en haussant les épaules. Je n'avais même pas envie de lui dire comment j'avais pensé à nous. Il avait occupé chacune de mes pensées dans le noir. J'avais imaginé ses bras maigres m'entourer. La chaleur de sa voix au creux de mon oreille, son souffle me brûler la peau et la musique de son sax enchanter mon coeur. J'avais pensé à nos rire entremêléS. Nos jambes entrecroisés et les matins au lit, sous la poudreuse blanche. Mais peut-être que c'était ça notre soucis. La coke nous avait enfermé dans un rêve inaccessible. Même High. Je m'étais laissé entrainer par mes élans dramatiques. J'étais ridicule. Ridiculement amoureuse d'un homme-enfant.
Mon coeur battait vite.
Puis il s'écrasait contre l'enseigne.
Elle ne clignotait plus.
Elle s'était éteinte.
On se retrouvera plus Vince. C'est fini.
« Fais pas une scène. C’est pas comme ça qu’tu m’feras réagir. J’aime pas les meufs qui crient. Suis désolé, d’accord ? Peut-être que j’ai merdé. Mais c’est des conneries qu’arrivent. Capotes ou pas. C’était y a longtemps. T’étais en pleine migration salivaire dans la verge de Camillia. Jenny était là. Elle a bien voulu m’sucer. Alors j’ai été gentil. Tu penses que j’suis content ? Que j’en ai rien à foutre. Mais c’est pas vrai. Quand j’ai su me suis inquiété pour toi. J’ai pensé à toi. Depuis des mois y a que toi, merde. Mais c’est trop difficile à croire que ce bon vieux con de Vince ait changé. Va baiser Londres. Ramène-moi un marmot avec la tronche de Big Ben. On s’fera des play dates avec l’gosse de Jenny. » L'allure désinvolte. Les mots qui blessent. Il était là. Etalaient de tout son long sur le canapé, les jambes sur la table. Comme si tout ceci n'était pas important. Peut-être que j'ai merdé je laissais échapper un petit rire moqueur et résigné. Je n'avais pas pu le retenir. Il n'avouerait pas. Il me demandait de le croire. De lui faire confiance. Mais je ne voyais pas de nouveau Vince devant moi. Je voyais toujours l'adolescent rebelle et m'en foutiste qui se moquait du monde. J'ai même plus envie d'parler avec toi. je secouais la tête en allant ramasser les capotes une à une. Je fermais les fenêtres. Je ne voulais pas baiser un autre. Le problème c'est que tu vois pas qui tu es. J'voudrais pouvoir d'prêter mes yeux et tu verrais. Que t'as pas besoin d'être jaloux de Camille. Tu fais des conneries parce que t'assumes pas être quelqu'un de bien. T'as peur. T'as peur qu'on te compare à Hanna si tu fais les choses en bonne et due forme . Tsais qu'en faisant l'con, la comparaison est inexistence. Tu veux que j'te dise. T'es aussi bon qu'elle quand t'en as l'envie. Regardes. Si j'suis là aujourd'hui c'est grâce à toi. Parce que tu t'es sorti les doigts du cul. je me retournais vers lui, la main sur la poignée de ma chambre. T'as pas confiance toi aussi. je haussais une épaule, puis entrait dans ma chambre. Loin du vacarme. Je m'isolais en m'enroulant dans ma couette. Parce que j'avais la défonce triste à cause de lui
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# Re: I couldn't believe, but now I'm so high + RINCE
message posté Mer 28 Déc - 15:02 par Vince D. Stafford

Well you know it's got to be, something wonderful to me if you just give it a chance, loving you is not my plan cause I know one day you'll see all the things that we can be and now that's it's over, I'll never be sober I want to be the only oneOn fuyait toujours. Les silhouettes découpées dans la pénombre. Les cœurs abasourdis par le silence. Je plissais les yeux devant la fenêtre. Le vent soufflait sur mon visage, il dissipait les odeurs de l’alcool sur mes vêtements. Je tendis les bras pour effleurer les rideaux. Les stries du tissu ondulaient autour de ma poitrine comme une robe d’organza. Le masque nocturne tombait sur mes paupières. J’suis pas ton héros. L’ivresse avait aspiré toutes les angoisses, parce qu’il y avait une lucidité dans la folie. La drogue était une intelligence spirituelle, transportant l’esprit au-delà des entendements. Je vivais à travers les lumières de la ville. Mon souffle s’embrasait avec douceur, arrachant la froideur de l’hiver dans une brume opaque. J’ignorais la détresse de Romy. Je tournais le dos aux larmes, aux supplications muettes. Ma bouche était courbe. Elle grommelait des paroles indignes. L’amour était une mer sans rivage. Je ne voyais que les vagues. La mousse se déchainait autour du salon. J’aurais tant voulu – pourtant, je n’avais pas la force. Je n’étais pas le romantique. Mes pupilles se transformaient en acier – le regard de Crystal n’épargnait personne. Je lui faisais du mal. Après vingt ans. Après des années de mensonge. La loyauté s’effondrait comme un château de sable sous nos caresses. Le canapé demeurait prostré sur le téléviseur. Les couleurs de Bridget Jones n’étaient qu’une illusion optique. Une tâche de peinture dans un univers morne et austère. Le parfum de Jenny embaumait l’appartement. Il s’épandait comme un poison dans mes bronches. Je respirais pour mieux la détester. Je respirais pour refouler toutes les douleurs. Je n’étais pas prêt. Un enfant, un couple, je courrais vers la perte. Je me renfrognais en longeant le couloir. Romy n’était plus différente. Je pouvais apercevoir la tristesse – les étendues vespérales de l’affection qu’elle m’accordait. Je ressentais sa déception. Mon échec était si prévisible. Mais elle m’avait donné plus de chances que je ne le méritais. J’taime, c’est ainsi que j’avouais mes pêchers. En érigeant les tragédies de notre histoire. Je lui adressais un sourire terne. La précision était nécessaire. Car elle pouvait lire entre les lignes. Elle était capable de se noyer dans les méandres de mon addiction. Je m’épanouissais dans une explosion de sensations. Les images de licornes, de flamants roses et de fantômes sublimaient mon hérésie. Je m’esclaffais en m’éloignant vers le balcon. Ma cage thoracique semblait se tordre. Les pulsations de mon cœur se déchiraient dans ma chair fébrile. Un, trois, rien. Je me faisais du mal aussi. Ma frange me collait au front. Elle étouffait les flux de mes pensées. L’anarchie reprenait ses droits sur mes belles confessions. Je n’appréciais pas les disputes. Je n’aimais pas ses jugements. Mes erreurs ne lui appartenaient pas. Mes erreurs n’existaient pas. Puis que je reniais la grossesse de Jenny. Je déglutis avant de tirer une latte sur ma cigarette. Les vapeurs éthérées de la nicotine laissaient un goût amer sur mes lèvres. J’peux avoir un baiser ? Pour tout effacer. Aller Rom. Fais pas ta meuf. Je ne disais plus les choses. Habituellement, j’agissais en salop. Avec les conquêtes. Avec les vagins. Ma gorge se serra douloureusement. Je fermais les poings en remuant mes cendres sur les mailles du tapis. Le silence étouffait l’atmosphère. Il me conduisait vers le bord de la falaise. Et je sautais, pieds joints dans l’abîme éternel. Je voulais me noyer pour éviter les débordements. « Même pas tu réponds. T'es un lâche. » Elle se laissa tomber sur l’accoudoir. Je grimaçais sans bouger. Je ne pouvais pas rattraper sa chute. Je ne pouvais pas la sauver de moi. J’étais assez minable pour la désirer malgré mes complexes. « T'aimes le cul. C'est toi qui l'dis. Tu peux pas m'reprocher d'te demander ça. » J’ébouriffais ses cheveux en passant devant la table basse. Elle avait peut-être raison. Je n’étais pas en mesure de lui faire des reproches. Et son affirmation était équivoque. J’adorais le cul – presque autant que la nourriture. J’adorais les soirées dépravées dans les bars de Londres et les jeux de séductions avec les putes du quartier chinois. Mais connaissait-elle sa position sur la charte ? Voilà, ce que je ne pardonnais pas. Les doutes. Le manque. Je fixais mon regard sur le fixe. La seringue brillait d’un éclat argenté au milieu des aiguilles et des doses transparentes. Je me rappelais de l’insigne et de sa beauté irréelle. Les sirènes chantaient pour moi. « J'ai décidé d'refaire la déco d'ma chambre. M'suis dis que ça apporterait d'la fantaisie. Y'en a des fluorescent. C'était en promo. Deux boites achetés, une offerte. » Toujours sans réaction, je me tenais devant les meubles. Son ironie ne m’amusait plus. Mon corps s’étalait à nouveau sur les pavés de la parade. J’avais l’impression de mourir. Mais cette fois, mon cerveau demeurait en éveil. J’avais la conscience brûlée. Je plongeais mes ongles dans mes genoux pour arracher les fils de mon jeans. Ma peau se déchiquetait sous ma prise. Elle prenait l’allure griffeuse des courbes de Jenny, ce soir-là. Notre enfance était d’une force sauvage et désinvolte. Je nous revoyais dans le parc, coiffés de couronnes en carton, vêtus de T-shirt amples et délavés. Juste pour marquer la différence avec le temps. Ma langue était engourdie. Je reniflais en me positionnant sur les coussins. Romy continuait la décente. Sa voix grinçait dans mes oreilles. « J'ai même plus envie d'parler avec toi. Le problème c'est que tu vois pas qui tu es. J'voudrais pouvoir d'prêter mes yeux et tu verrais. Que t'as pas besoin d'être jaloux de Camille. Tu fais des conneries parce que t'assumes pas être quelqu'un de bien. T'as peur. T'as peur qu'on te compare à Hanna si tu fais les choses en bonne et due forme . Tsais qu'en faisant l'con, la comparaison est inexistence. Tu veux que j'te dise. T'es aussi bon qu'elle quand t'en as l'envie. Regardes. Si j'suis là aujourd'hui c'est grâce à toi. Parce que tu t'es sorti les doigts du cul. » Je fronçais les sourcils. Elle tenait les mêmes discours que le psy. Je n’avais pas besoin de ses moralités, ou de ses analyses psychosomatiques. Ma jumelle était meilleure. C’est tout. « T’as pas confiance aussi. » Murmura-t-elle en posant sa main sur la poignée de la porte. Je me levais rapidement. L’impulsion m’avait poussé à la rejoindre jusqu’à la chambre. Parce que malgré la colère, je refusais de la laisser partir. J’effleurais son poignet avant de lâcher prise. « T’es maligne genre. T’utilises ça contre moi. J’veux pas crier. J’ai même pas envie de t’donner la satisfaction du débat. Parce que t’sais que j’aurais jamais baisé alors que t’es en taule. T’sais que suis con mais j’veux pas t’faire souffrir. Ça arrive comme ça. Faut croire que, c’est toi qui voit pas qui j’suis vraiment. T’as juste cru – comme toutes les nanas que j’pécho. La seule différence c’est que nous c’est pour la vie. Et que les autres, Jenny, bah j’les oublie. Gosse ou pas gosse. » Je haussais les épaules en la suivant jusqu’au lit. Elle était triste. Et je ne ressentais rien. Je me posais au bord du matelas. « Fais pas semblant Sunny. T’as peur aussi. T’as tout le temps peur quand j’taime. » Je m’allongeais afin de reposer ma tête. Il faisait si chaud. Je me sentais vide et stupide. Fuck Jenny. Fuck le monde.

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message posté Ven 30 Déc - 16:47 par Romy J. Teller

 Well you know it's got to be, something wonderful to me if you just give it a chance, loving you is not my plan cause I know one day you'll see all the things that we can be and now that's it's over, I'll never be sober I want to be the only one La fumée s'évanouissait dans l'espace. Elle était comparable aux nuages. Il suffisait d'un peu de magie, d'imaginaire pour en deviner les formes. Il y avait toujours cette pointe de lumière à laquelle s'accrocher. Parce qu'il y'a toujours pire ; pire que nous Les fumées du cannabis connaissait le chemin par coeur. Elle s'enrôlait autour de mon coeur pour rejoindre les tréfonds de mon âme, puis elle remontait le long de mes artères pour ensorceler mon cerveau. Elle posait un filtre occultant sur mes idées. Et je ne voyais plus que les étoiles. Les nuages et le soleil. La voix de Vince était semblable à la mélodie du vent. Elle cognait contre les murs, mais ne trouvait pas l'écho nécessaire pour parvenir à mes oreilles. Sa voix mourait avant de m'envahir. Nous étions que des idiots. Des enfants qui pensent que l'amour se suffit à lui-même. Mais les obstacles étaient réels. Il n'était pas question de savoir voler. Nos genoux étaient déjà égratignés. La vie ne nous avait pas épargné. Elle voulait nous faire grandir sans notre consentement. Je regardais Vince sans le regarder. Il m'était devenu flou. Encore une fois, il m'avait déçue. Mais avant ce n'était pas grave. Parce qu'il avait toujours été juste mon meilleur ami. Et maintenant quoi ? Je ne savais pas quoi ressentir. Mes membres étaient paralysés devant les chemins. Je ne savais pas lequel prendre. J'en savais foutrement rien. Devais-je effacer l'ardoise à chacune de ses fautes, comme avant ? Mais je vaux mieux que ça non ? Je mérite de pas être déçue. Depuis mon enfance, les traits du prince charmant s'était dessiné sous mes yeux. A chaque mauvaise décision, déception amoureuse, le croquis devenait plus précis. Et Vince était bien loin des stéréotypes. De l'homme qui était censé m'accompagner et construire une famille à mes côtés. Son cheval n'était pas blanc. D'ailleurs, il n'avait pas de cheval et ses chaussures étaient usées. Trouées par le temps. Je connaissais ses attitudes, ses idées et chacune de ses pensées sur les courbes féminines. Il m'avait longtemps amusé à ce sujet. Il n'était pas de ceux à se ranger, de ceux qui ouvrent un paquet de céréales à la fois. Non. Il avait besoin de goûter à tous les pétales de blés. De fouiller au fond de chaque carton pour prendre le jouet et le laisser de côté par la suite. Parce que l'autre et mieux. Plus brillant. Je souriais en pensant aux stratagèmes que nous avions élaborés pour le débarrasser de celles qui s'accrochaient.Combien de fois m'étais-je faite passer pour sa petite amie ? Assez pour savoir que le rôle n'était pas évident et pourtant, j'avais choisi de l'endosser. Du sadomasochisme ? Peut-être bien. Je souffrais déjà. Sauf, que je n'arrivais pas à lui en vouloir. Pas assez pour m'échapper. Alors, j'attendais le faux pas. Celui qui me conforterait dans mon idée. J't'aime, je veux que tu sois le bon. Mais t'es pas prêt. Et j'crois que j'suis pas prête aussi. J'ai besoin que tu m'redonnes confiance en nous. Mais tu l'fais pas. Tu m'laisses sur le bord de la route. Sans lumière. Dans l'obscurité totale. Brille pour moi. Encore un peu. J't'en prie. Pour autant. Je savais. Je savais que ses gestes, ses paroles, ses regards n'étaient pas anodins. Que j'étais la seule destinatrice et ceci depuis des années. Mais nous n'étions jamais parvenu à lever le voile. Sûrement trop aveuglés par la poudre blanche. Tout aurait été différent. Et nous aurions eu confiance. Moins écorchés. Je soupirais lorsque sa main se posa dans mes cheveux. Mon regard se posa sur sa silhouette arrondie. Sur son visage colorié par les cernes du drogué. Son regard s'était posé sur le fixe. Celui qui arrangerait tout. Celui qui le ferait assez plané pour oublier. Oublier les reproches qu'il me faisait de son côté. Le manque de confiance. La peur. Je parlais. Mais il ne me répondait pas. Le dialogue était devenu un monologue. Lasse de la situation, je me redressais en attrapant le joint dans le cendrier. La flamme s'échappait du briquet. Elle venait raviver le foyer. Nos coeurs Je tirais longuement tout en passant devant lui, laissant une trainée de lumière derrière. T'es une licorne, oublies pas Le pantin de bois, semblait s'être réanimé. Je baissais la tête, les sourcils froncés attristé par le sentiment que j’éprouvais en sentant l’étaux de ses doigts autour de mon poignet. Sa chaleur me manquait. « T’es maligne genre. T’utilises ça contre moi. J’veux pas crier. J’ai même pas envie de t’donner la satisfaction du débat. Parce que t’sais que j’aurais jamais baisé alors que t’es en taule. T’sais que suis con mais j’veux pas t’faire souffrir. Ça arrive comme ça. Faut croire que, c’est toi qui voit pas qui j’suis vraiment. T’as juste cru – comme toutes les nanas que j’pécho. La seule différence c’est que nous c’est pour la vie. Et que les autres, Jenny, bah j’les oublie. Gosse ou pas gosse. » j’allais ouvrir la fenêtre de ma chambre, admirant les lumières de la ville sous nos pieds. Je me posais sur le rebord de la fenêtre, la tête contre le mur. Je regrettais d’avoir mis du sel sur ses blessures. Mais je voulais qu’il réalise qu’il était bon. L’odeur de l’herbe s’évadait, fuyant le sérieux de notre conversation. Comment l’être sous son emprise ? La nuit n’était plus obscure. J’entendais le mécanisme de mon corps. Je sentais mon cœur battre dans mes pieds. Et un sourire s’efforçait de naître malgré la situation. « Fais pas semblant Sunny. T’as peur aussi. T’as tout le temps peur quand j’taime. » j’écrasais le mégot sur le muret, le jetant sur le toit des voisins avant de le rejoindre. Je m’allongeais dans le sens inverse. Le regard posait sur la constellation qui brillait au plafond. Je connaissais le nom de chacune des étoiles. Et nous avions dessiné la notre au milieu de l’immensité. « C’est là que tu te trompes. J’sais qui tu es Dick et j’te juge pas. Tu peux être celui que tu veux. Tu peux faire croire à tout l’monde, jouer l’illusionniste. Mais ça marche pas avec moi. » du bout des doigts, je tirais sur les fils de son jeans pour m’occuper les mains, l’esprit, agrandissant le trou sur ses genoux sans le vouloir. « C’est vrai. J’ai peur quand tu m’aimes. Parce que j’taime aussi » soufflais-je en déposant un baiser contre son genoux. « mais avant t’étais acquis. J’savais que tu serais toujours mon meilleur ami, que tu laisserais personne me remplacer. Mais maintenant y’a tout plein d’autre nana. Y’a Jenny. Elles veulent ce que j’ai. T’es plus qu’à moi. J’crois qu’on appelle ça d’la jalousie. Mais j’suis pas sûre. C’pour les filles ça soufflais-je en me redressant, assez pour que ma tête puisse se poser sur ses genoux. et c’est de ta faute si j’ressens ça. J’t’aime plus soufflais-je en lui montrant mon majeur avec un petit sourire. Mes cils se posaient sur mes joues. il était tard. J'étais fatigué par la nuit, par toutes ces émotions. Alors je fermais les yeux contre ses jambes sans m'en rendre compte. Les bras qui le faisait prisonnier. Malgré tout. Je ne voulais pas qu'il parte. Mon lit avait toujours été son lit. Notre lit, même lorsqu'un(e) partagé nos draps. Nous nous étions toujours appartenu.
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# Re: I couldn't believe, but now I'm so high + RINCE
message posté Mar 3 Jan - 11:39 par Vince D. Stafford

Well you know it's got to be, something wonderful to me if you just give it a chance, loving you is not my plan cause I know one day you'll see all the things that we can be and now that's it's over, I'll never be sober I want to be the only one Je fermais les yeux. La vérité revenait toujours me hanter – la vérité à propos de nous, à propos de la légende du tournesol. Il n’y avait pas d’échappatoire. L’herbe ployait sous mes jambs flageolantes. Romy était amoureuse du soleil. Mais je n’étais qu’un morceau de lumière. Le prisme s’était cassé entre mes lèvres. La peau gercée par la chaleur, l’esprit embaumé par les vapeurs opiacées, je m’étais évanoui avant de l’embrasser. L’odeur de l’alcool était écoeurante. Elle enlaçait mes poumons perforés par l’attente. J’avais failli m’étouffer en entendant sa déclaration. La grossesse de Jenny. Ce n’était pas la responsabilité qui tuait, mais le mensonge. Notre promesse déchue. Les silhouettes s’emboitaient dans le silence. Elle m’avait regardé sans comprendre. Je me tournais vers le corridor avec lassitude. Mes vêtements formaient des dunes sur le sol. La petite valise était toujours ouverte. Je pensais partir il y a dix ans, mais je n’avais jamais quitté le foyer. Mes chemises décédaient sur les parois lugubres de l’appartement. Mes chaussettes, la cravate. On aurait pu se pendre avec le noeud. On aurait pu rejoinder les papillons de nuit et les étincelles célestes. Mes prunelles succombaient dans l’éclat vespéral de l’hiver. L’insigne brillait encore dans mon coeur. J’étais piégé dans une spirale tourbillonnante. Les images se déchiraient sous mes paupières. Respire. Du calme. J’avais perdu mes émotions – mon premier amour. Notre histoire s’était terminée lorsqu’elle avait choisi Camille. Nous étions tellement différents. Romy avait des ambitions mais je restais en retrait. La vie était une longue soirée fumette, entrecoupée par les sermonts familiaux et les sonnets de l’église. J’avais du mal à me pardonner. Je ne parvenais pas à m’accepter dans son univers. Pourtant, j’exigeais son affection. J’avais besoin d’exister dans son sillage. Je voulais récupérer nos souvenirs. C’était stupide. Notre amitié était malsaine. Elle nous avait rendu faibles et pathétiques. Je la regardais avec des yeux ronds, la bouche incurvée en signe de protestation. S’attendait-elle à un geste romantique de ma part ? Je ne correspondais pas à l’idéal. Babe, j’me taillade les veines pour respirer. J’suis un tox. Un pourri. J’obersvais sa silhouette dans le crépuscule. Notre enfance était partagée entre les rires et l’absence de sentiments. Je voulais fumer, étouffer les pensées dans un nuage opaque de cannabis. Je voulais tousser et m’époumoner pour fuir toutes ces conventions et les reproches. Surtout les reproches. La colère me paralysait. Je n’avais pas de reactions car je détestais les conflits. Romy se noyait dans ma douleur. Elle ressentait cette culpabilité et mon envie de claquer sur les pavés de la ville. Elle savait que je n’étais qu’une moitié. Hanna m’avait dépouillé de magnifiscence. Et je m’étais tapi dans son ombre pour la sécurité. Je roulais les yeux sur les meubles. La poussière couvrait l’espace comme un voile argenté. Elle étreignait mes doigts dans un souffle infecté. Je me penchais vers le balcon. Le vent s’érodait sur ma poitrine engourdie. Je n’avais plus les mots. Je n’avais plus de convictions. Mon âme était sobre et affligée. « C’est vrai j’ai peur. J’ai peur quand tu m’aimes. Parce que j’taime aussi. » Putain. Je levais les bras afin de secouer ma frange. Je ne voulais pas la tromper – elle me considérait comme une étoile. Mais mon nom ne s’inscrivait pas sur la voûte. Je n’étais pas dans la liste. Je déglutis en m’approchant de son profil. Ses mains se pressaient sur les fils de mon jeans. Et je ne bougeais pas. Je ne répondais pas. « Mais avant t’étais acquis. J’savais que tu serais toujours mon meilleur ami, que tu laisserais jamais personne me remplacer. Mais maintenant y a tout plein d’autres nanas. Y a Jenny. Elles veulent ce que j’ai. T’es plus qu’à moi. J’crois qu’on appelle ça d’la jalousie. Mais j’suis pas sûre. C’pour les filles ça. Et c’est ta faute si j’ressens ça. J’taime plus.  » Ma gorge se serra douloureusement. Je pliais les genoux pour me caler sur ses épaules. Romy s’envolait parfois. Elle oubliait. Je vivais dans la chambre à côté depuis si longtemps. Mais elle ne trouvait pas la force de me croire. Ma paume se déposa sur sa nuque. Je pinçai les lèvres en léchant son menton. Mon souffle s’embrasait sur sa peau écaillée par les reflets de la lune. Je grognais en la portant à bout de bras jusqu’au lit. « Si j’arrête de t’aimer. T’auras plus peur ? » Murmurai-je au creux de son oreille. Je la fixais avec étrangeté – On avait essayé de se reconnaître, mais on finissait comme des inconnus. Il n’y avait rien de vraiment nécessaire. Je me laissais tomber sur son ventre. Elle avait déchiré le tissu de mon pantalon. Mais c’était mon nez qui saignait. La poudre lactée irritait ma cloison nasale alors que je tentais de reprendre ma lucidité. « J’serais toujours ton meilleur ami, Romy. J’serais toujours amoureux de toi. Même si ça m’fout la trouille. Y a des matins j’ose plus te toucher. Parce que tu pourrais disparaitre. Et si on s’offre pas une trêve on va finir par s’détester. » J’enfonçais ma tignasse sous les pans de sa robe. Je voulais m’épandre sur son toucher satiné. Ma bouche tremblait sur son nombril. « T’es ma maison. » Que fallait-il de plus ? Il y avait pas de colère ou de ressentiments. Je m’en fichais. Je ne savais plus la réconforter. L’ombre me traquait sous les ondoiements de la lampe. « J’peux pas m’excuser d’avoir engrossé Jenny. T’sais que j’regrette jamais l’sexe. Mais j’suis désolé d’être un abruti. » Je passais mes mains sur ses hanches pour l’agripper contre les draps. Je faisais glisser la dentelle de sa culotte.
C’était ma façon de lui appartenir, ce soir.
Juste, un soir.
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