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i just want you voice aimed at me again + liam

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message posté Dim 20 Nov - 14:19 par Lyanna Belshaw-McAlister

constellations shine with light that was emitted aeons ago, and i wait for something to come to me, words that a poet might use to illuminate life's mysteries. L'idée la plus terrifiante, c'est quand le cœur se déchire dans le mensonge.Je rangeais les épingles dans le tiroir. Mes doigts se noyaient dans le tissu avec une grâce hésitante. Je connaissais les plis et les missives de chaque pièce. La collection hiver représentait un espoir – une nouvelle conception de la beauté selon Burberry. Je plongeais le nez dans ma tasse de café. L’amertume des graines moulues embaumait l’espace. La soie se déliait sur la couture pour créer le contraste entre la forme et la fantaisie. Je dessinais avec aisance sur les croquis. Les lignes se joignaient comme les vagues de l’océan sur les lisières de Sidney. Je revoyais les visages adolescents de mes amis, les lettres gravées sur le sable et les valves rosées des coquillages. J’imaginais le rire de Caleb et sa démarche essoufflée. Il était différent - avec une tête plus robuste et un ventre qui dépassait de ses vêtements. On se moquait de ses rondeurs. On jugeait sa posture, sa manière de tenir son cartable contre les grilles de l’école. C’était stupide. Mais je n’avais jamais trouvé le courage de le défendre. Je pinçai les lèvres en éloignant mon bol de fruits. Je n’avais pas faim. Je ne pouvais plus. Mon estomac se tordit alors que je me redressais pour longer le vestibule. Les contours du couloir s’amenuisaient sous la lumière des lustres. J’avais choisi la couleur ocre du Crystal. Liam disait que j’étais belle dans l’ombre tamisée du salon – parce que l’obscurité nous rendait plus élégants. Comme le noir. Comme le gris. Je m’avançais lentement. Les franges de ma robe tournoyaient autour des meubles. Je vagabondais, je me perdais dans les décorations solitaires d’une nouvelle maison. Londres était étrange. Ses bâtisses me rendaient fébrile. Je ne faisais pas confiance au temps – aux humeurs maussades de la pluie qui léchait les surfaces de la fenêtre. Je me posais sur le fauteuil en tirant ma harpe. J’adorais la sensation du métal sur ma peau, alors je serrais l’instrument contre ma poitrine. J’écoutais les notes qui se tendaient sur les cordes ascétiques. Les musiques de Bach se versaient sur les échancrures du papier. Elles berçaient le sommeil de Louis. Je me tournais vers sa chambre. Mes yeux fixaient la porte, transperçant le bois pour retrouver son expression juvénile.
Mon fils.
Mon unique bonheur.
Je restais immobile, les souvenirs fleurés par l’émotion. L’accouchement était une expérience douloureuse. Mais nous étions une famille, maintenant. Nous étions une famille, toujours. Je roulais les doigts sur ma frange en observant les cadrans de l’horloge. La nuit me semblait agitée. Je crispai la mâchoire en guettant le retour de mon mari. Je pouvais comprendre ses retards. Liam était ambitieux – et j’étais patiente. Je tendis les jambes sur le sofa. Ma silhouette était fragile. Je me tenais droite. Les effluves de l’osier couvaient mes joues racées par la fatigue. Mais je demeurais éveillée. Je croisais les bras en continuant ma ballade. Peu importait l’absence. Peu importait les raisons. Mon univers s’accomplissait dans les plaisirs simples. Je dessinais des arabesques sur le ciel. Mes pensées étaient des nuages, des filaments magiques qui embrassaient le fantôme de Nella. Dans quelques jours, c’était mon anniversaire. Je voulais célébrer dans une salle de réception somptueuse, entourée de flocons blancs, de perles de gemmes et de volontaires pour la cause. Tous contre la leucémie. Tous contre le deuil. Les slogans étaient différents à chaque rencontre. Et j’avais besoin de Liam pour trouver une accroche. J’avais besoin de son soutien, de ses baisers sur mon cou. Je soupirai en reposant ma tête sur l’accoudoir.
Trois heures.
Je m’inquiétais.
La tonalité du téléphone me renvoyait directement vers la messagerie vocale. Je craignais les intempéries, les accidents et les mésaventures. Je me redressai tout à coup. Je m’appuyais sur la fenêtre pour épier la rue. Mon cœur se déchirait dans le silence. La peur me rendait presque folle. Je voulais danser pour expier la douleur, mais je ne parvenais plus à bouger. Mes bras étaient paralysés par le froid, par les morsures du vent qui s’étendaient sur les jointures de mes coudes. Je me dirigeais vers le berceau de Louis. Il s’agitait sous la couverture, grognant des lettres intelligibles.
« Tranquillo, mi amor. »
Ma voix ondulait tristement sur ses joues.
« Je suis là, Luiz »
Ma présence apaisait ses cauchemars.
Sa respiration redevint légère.
Je souris en caressant ses boucles ténébreuses.
Il avait hérité des traits de Liam, de son regard perçant.
Je tenais un bout de lui.
Je me relevais quand la serrure tourna dans l’entrée.
Je fis volte-face. J’étais stoïque devant la porte.
« Liam… » Soupirai-je d’un air accusateur. « Je me suis inquiétée. Tu aurais pu me prévenir. » Je haussai les épaules. « Ton fis t’a cherché toute la soirée. » Je joignis fébrilement les mains sur mon menton.

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# Re: i just want you voice aimed at me again + liam
message posté Mer 14 Déc - 18:16 par Liam McAlister

Les effluves de son parfum étaient enivrants. Je traçai une ligne de baisers le long de ses courbes. Mes lèvres effleuraient sa peau avec délicatesse. Je me réchauffais dans ses bras pour oublier le froid qui régnait sur la ville, pour oublier le vent qui soufflait dehors. Je ne peux pas rester longtemps. C’était comme ça à chaque fois, à chacune de nos rencontres. Je ne pouvais pas rester, je ne pouvais pas lui offrir autre chose que quelques heures perdues dans mes bras. Elle le savait. Et moi aussi. C’était ce qu’impliquait une liaison et ça ne pouvait changer. Mon regard se posa sur les chiffres romains, dessinés à l’encre noire sur ma peau. Louis. Ce tatouage me ramenait chaque fois à la réalité. Il était comme un rappel. Un rappel que j’avais une famille qui m’attendait à la maison. Une famille que je trahissais chaque fois que mes lèvres se posaient sur sa peau. Je me redressai et fronçai les sourcils en remarquant que la nuit était déjà tombée. Il devait déjà dormir. Habituellement, je ne ratais jamais l’heure du coucher. Pas par obligation parentale, mais parce que je voulais être là pour border mon fils lorsque la nuit tombait. Mon absence avait dû se faire remarquer. Un soupire s’échappa d’entre mes lèvres. Le temps nous trahissait parfois, ce qui ne devait être qu’une heure s’était prolongé en deux heures de plus. Dans ses bras, j’avais perdu toute notion du temps. « Il est tard. » Soufflai-je en me relevant pour ramasser mes vêtements. Mes retards se faisaient de plus en plus fréquents, je devenais plus imprudent sans m’en rendre compte. Lyanna m’attendait. Elle le faisait toujours. Pourtant, je rentrais de plus en plus tard. J’ignorais quelle excuse j’allais pouvoir utiliser ce soir, quel mensonge me viendrait à l’esprit lorsque je franchirai le pas de la porte avec deux heures de retard. Sans avoir pris la peine de la prévenir. Mon regard glissa vers le corps nu de Lydia alors que je reboutonnais ma chemise. Elle était belle. Elle avait de plus en plus d’emprise sur moi. Je me perdais chaque jour, un peu plus, dans la douceur de ses caresses et la passion de ses baisers. Le goût de ses lèvres devenait presque obsédant. J’y goûtais chaque fois avec une envie presque malsaine. Mais je ne voulais pas y renoncer, peu importe les risques que je devais prendre, elle était comme une drogue à laquelle je ne pouvais me passer. J’enfilai mon manteau avant de franchir la porte. Mes pas me guidèrent jusqu’à ma voiture que je garais toujours quelques rues plus loin. Ma main glissa dans ma poche pour attraper mon téléphone. Il était peut-être trop tard pour la prévenir, maintenant, mais il était inutile que je la laisse s’inquiéter pour mon absence. Un long soupire s’échappa d’entre mes lèvres en voyant l’écran noir. La batterie était vide, évidement. Je n’avais aucun moyen de la prévenir de mon arrivée. Elle allait s’inquiéter, elle devait s’inquiéter. Elle le faisait toujours, pour la moindre petite chose. Lya avait besoin de savoir que sa famille allait bien pour être heureuse. Un sourire se dessina sur mes lèvres en pensant à la façon qu’elle avait de poser délicatement sa main sur ma joue chaque fois qu’elle voulait que je l’écoute avec attention. Il disparut rapidement, laissant place à un sentiment de culpabilité. Je lui faisais du mal sans qu’elle ne le sache. La culpabilité que je ressentais vis-à-vis d’elle n’avait pas disparu, j’avais simplement appris à vivre avec. Je n’avais pas d’autres choix, je ne voulais renoncer à aucune des deux. Il paraît que l’ignorance permet de vivre heureux. C’était sans doute vrai. Tant qu’elle ignorait que je n’étais plus l’homme qu’elle avait aimé, l’homme fidèle qui lui avait fait tout un tas de promesses, nous pouvions vivre comme si rien n’avait changé. Car au fond, pour elle, c’était le cas. Ma gorge se serra alors que je garais la voiture devant la maison. Je n’avais aucune excuse, aucune justification pour expliquer mon retard. Les volets étaient encore ouverts, la lumière du salon éclairait le devant de la rue. C’était une habitude que l’on avait pris, ne fermez les volets que lorsque la famille était au complet. Je ne me souvenais plus d’où venait cette coutume, mais depuis que nous l’avions instaurée, nous l’avions toujours respectée. Je pris une inspiration avant de glisser la clé dans la serrure et d’ouvrir la porte. Lyanna attendait, debout, dans le vestibule. « Liam… » Le ton de sa voix était différent de d’habitude, plus dur, plus accusateur. Je ne pouvais pas lui en vouloir, il était tard et il aurait pu m’arriver n’importe quoi. Mon imprudence ne me mettait pas uniquement en danger, il la blessait. Pendant que je m’amusais, elle s’inquiétait.  « Je me suis inquiétée. Tu aurais pu me prévenir. » Je laissai échapper un soupir presque inaudible en refermant la porte. « Je suis désolé mon amour, on a enfin trouvé une idée qui plait à nos clients et Fred a voulu aller fêter ça. » Je m’avançai doucement vers elle pour venir déposer un baiser sur ses lèvres.  « Ton fis t’a cherché toute la soirée. » Mon regard tourna instinctivement vers l’endroit où se trouvait la chambre de Louis et mon cœur se serra un peu plus dans ma poitrine. Il m’avait attendu et je n’étais pas arrivé. « J’aurais voulu rentrer avant qu’il ne s’endorme, mais je n’ai pas vu l’heure passer. » Déclarai-je en reportant mon attention sur Lyanna. « Je sais que ce n’est pas une excuse. » Je haussai les épaules en venant croiser son regard noisette.

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# Re: i just want you voice aimed at me again + liam
message posté Sam 17 Déc - 16:36 par Lyanna Belshaw-McAlister

constellations shine with light that was emitted aeons ago, and i wait for something to come to me, words that a poet might use to illuminate life's mysteries. Une reine sans divertissement. La mode et la danse étaient identiques. Qu’est-ce qu’un movement sans grâce, une blouse sans ornements? Je souris en plongeant les doigts dans les franges du tissu. L’élégance s’étouffait sur les courbes du mannequin. Je dévisageais mes croquis, les yeux couverts par l’anticipation. Je ne voulais pas y croire. Je refusais de nommer les instruments de mon malheur. Parce que mon bonheur n’était qu’une façade. L’allégresse de l’Australie bordait mes souvenirs. Mon cœur était suspendu entre les mugissements des vagues, en lisière de la mousse blanchâtre et des paniers d’osiers. Nella me manquait. Pourtant, je ne l’avais pas connu. Son histoire était inscrite sur ma peau hâlée. Elle me ressemblait – car j’étais jeune et immortelle. Je me tournais vers les cordes de la harpe. Je ne pouvais plus jouer sans auditoire. La musique s’immolait sur ma poitrine. J’expirais les cendres de l’hiver. Je songeais aux départs de mon père, à la naissance de Birdie. Nous étions si différentes. Je fixais les ombres du salon, la silhouette immobile au milieu des fournitures. Mon estomac se tordait douloureusement. Mais je n’émis aucune complainte. Le soir, je ne mangeais pas. Parce que la culpabilité était pire que la satisfaction. Je déglutis en dessinant des cercles sur le parquet. L’allure poudreuse des tapis s’évanouissait dans la pénombre de l’appartement. Je pensais devenir folle dans le silence. Les rires de Luiz avaient disparu derrière la grande porte. Encore une nuit, à exister dans cet état d’urgence. Puisque j’étais complexe. Puisque je me cachais, comme un oiseau, avant de mourir. Le reflet du miroir me narguait. Je tendis le bras pour effleurer mes cernes, pour m’extasier devant la profondeur de mes rides. Ne me regarde pas comme ça ! L’adolescente était en colère. Elle étouffait dans le vide. Son âme était grisée par les symptômes d’une boulimie anorexique. C’était une créature hybride. Elle se cherchait dans la maigreur affolante, entre les arcs osseux d’un corps qui avait presque succombé. Je posais les mains sur mon bassin. J’étais incapable de donner la vie, de m’épandre sans souffrir. Ma gorge était douloureuse. Mais j’étais sèche et insensible. Je me redressai sans pleurer. Mon visage demeurait impassible. Mes yeux s’étaient abîmés dans les vestiges de la lumière. Je me détachais du couloir afin de hanter les arabesques de la cuisine. Je pouvais avaler un morceau de tarte. J’imaginais le toucher cristallisé de la meringue sur mes lèvres. Je sentais la douceur sucrée qui roulait dans mon œsophage. Puis la crampe s’étirait dans mes muscles. Je grognais en fuyant vers le balcon. La maladie était psychologique, elle me permettait d’imprégner mes raisons de lucidité. Elle maquillait mes angoisses en leur donnant des allures de compliments. Tu es belle quand tu es maigre. Il y avait toujours une condition. Je soupirais contre la vitre. Je n’y échappais plus. La naissance de Louis m’avait sauvé un temps. Puis les absences de Liam, dans un pays étranger, sous les brumes pluvieuses de Londres, m’avaient rendu faible. Je me refrognais dans le col de ma robe. Les plis du satin léchaient mes genoux. Je me sentais presque libre. J’essayais de me raisonner – de m’inquiéter uniquement des retards. Et lorsqu’il apparut devant moi, je le comblais de reproches. Ma voix était calme et bienveillante. Comment pouvait-il l’oublier ? Je ne chantais que pour lui. Je réprimais les nuances accusatrices de mon désarroi. « Je suis désolé mon amour, on a enfin trouvé une idée qui plait à nos clients et Fred a voulu aller fêter ça. » Qui étaient ces gens ? Je pensais les reconnaître mais ce n’était que des noms inconnus. Je m’approchais lentement. Ma main effleurait sa barbe avant de s’emmêler dans sa chevelure ébène. « J’aurais voulu rentrer avant qu’il ne s’endorme, mais je n’ai pas vu l’heure passer. Je sais que ce n’est pas une excuse. » Je soupirais en l’attirant vers ma bouche. Ses promesses étaient devenues obsoletes. Je me figeais contre ses lèvres. « Je sais que tu aurais voulu revenir. Mais tu n’étais pas là, Liam. » Je plissais les yeux en me dressant sur la pointe des pieds. Son parfum embaumait mon esprit. Je l’observais avec douceur. Mon visage se dessinait comme une ombre jaune sur ses pupilles. « Je t’en veux pas. Je suis juste fatiguée. T’aimer comme ça, c’est fatiguant. » Avouai-je en l’étreignant. J’étais désespérée. Je voulais une attention – une déclaration. Mais il ne remarquait rien. Je n’étais qu’une poupée de cire. Un trophée qu’il avait oublié sur une étagère. Il m’avait emprisonné dans notre mariage, dans les routines ennuyeuses des mères de famille. Ma carrière était en suspens car je ne pouvais pas me permettre les voyages, les longues parades à la Fashion week. Mes seules rencontres se résumaient aux déjeuners avec ma petite sœur – aux mondanités, la charité et les croisades fortuites avec mes ex. Je ne lui avais pas confié mes retrouvailles avec Peter. Ni mon passé avec Danielle. Je ne voulais pas lui faire découvrir mes blessures, de peur, qu’il ne s’en inspire pour me quitter. « Luiz est trop jeune pour se rappeler, mon chéri. » Je voulais le rassurer, être avenante et compréhensive. Puis mon regard s’étourdit. « Il n’y a que moi, qui sait. Fred a voulu fêter. Tu n’as pas vu l’heure. » C’était stupide. Je n’avais pas la forcer de me battre. Je vacillais maladroitement vers le canapé.
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# Re: i just want you voice aimed at me again + liam
message posté Sam 14 Jan - 21:55 par Liam McAlister

L’amour est un sentiment étrange. Plein de controverses et de nuances. Il pouvait rester le même tout le long d’une vie, comme il pouvait changer sans que l’on s’en aperçoive. J’avais aimé Lyanna à la seconde où ses lèvres avaient effleurées les miennes. Je me souvenais de notre premier baiser, de ce sentiment qui m’avait envahi et perturbé. Ça m’avait frappé. Comme une décharge électrique, traversant mon corps. J’étais amoureux avant même de m’en rendre compte. J’étais amoureux sans savoir ce qu’était réellement l’amour. Lyanna avait éveillé en moi, ce sentiment. Elle m’avait montrée ce qu’était l’amour. Elle m’avait ouvert les yeux sur ce que le monde avait à offrir. Je l’avais aimé dès le début, et je l’aimais encore. Pas moins, pas plus. Je l’aimais, simplement. Et pourtant, je la faisais souffrir. Tous les jours. Son ignorance la préservait des peines de cœurs, mais mes absences à répétition ne faisaient que creuser un fossé invisible entre nous. Je m’éloignais d’elle sans vouloir l’admettre. De notre vie simple et heureuse à laquelle je tentais désespérément de m’accrocher. J’avais parfois l’impression d’avoir laissé tout ça derrière nous. D’avoir laissé une partie de nous à Sydney. Ici, tout avait changé. Tout avait changé depuis qu’elle était de nouveau entrée dans ma vie. Lydia m’éloignait de Lyanna. De ma famille. Lorsque j’étais avec elle, dans ses bras, j’en oubliais presque tout le reste. Mon addiction à elle était devenue malsaine. Sa présence m’était devenue indispensable. Elle faisait ressortir une facette de moi, que je ne soupçonnais pas qu’elle puisse exister. Lyanna revenait sans cesse dans mes pensées lorsque je la quittais. Mais, j’avais arrêté de lutter. A quoi bon lutter quand on sait qu’on ne pourra pas remporter une bataille. Lydia avait cet effet sur moi. Elle m’hypnotisait, comme aucune femme ne l’avait jamais fait avant. Elle m’attirait à elle, et je ne pouvais lutter contre ça. Le regard de Lya était lointain, elle semblait si fébrile dans le froid de l’hiver, qui s’installait. Mes paupières se fermèrent lorsque ses doigts effleurèrent ma peau. La douceur de ses gestes contrastait avec la violence de mes actions. Je ne voulais pas imaginer les dégâts que pourraient causer la révélation de ma liaison. Je ne voulais pas être celui qui la ferait souffrir, parce que je ne voulais pas la perdre. Malgré tout, je voulais la garder auprès de moi. L’aimer comme au premier jour, parce qu’elle le méritait. Plus que n’importe qui. Nos lèvres se frôlèrent, juste un instant. « Je sais que tu aurais voulu revenir. Mais tu n’étais pas là, Liam. » Je rouvris les yeux et mon regard vint se perdre dans les prunelles sombres de ma femme. Je méritais ce reproche. Je n’étais pas là. J’avais raté l’heure du coucher alors que je m’assurais toujours d’être présent pour Louis. Je l’avais toujours fait. Pour ne pas devenir l’un de ces pères absents qui ne voient pas grandir leurs enfants. J’étais toujours là, mais ce soir je l’avais déçu par mon absence. « Je t’en veux pas. Je suis juste fatiguée. T’aimer comme ça, c’est fatiguant. » Mon coeur se serra dans ma poitrine face à cet aveux. J’enroulai mes bras autour de sa taille frêle et l’approchai de moi. Ses étreintes étaient réconfortantes, toujours. Elles me rappelaient qu’elle était là. Dans toutes les circonstances. J’embrassai sa joue en me reculant légèrement. « Qu’est-ce que je peux faire pour changer ça ? Pour que ce soit plus facile ? » Demandai-je dans un murmure. Je ne savais plus comment la faire sourire comme autrefois, comment la rendre heureuse. Nous nous étions installés dans une routine, que je fuyais avec mes tromperies. Je ne me rendais pas compte de l’impact que mon comportement avait sur son humeur. Lya avait ses forces et ses faiblesses, je me rendais compte que ces dernières prenaient de plus en plus le dessus. A cause de moi. De cette ville. De cette routine. « Luiz est trop jeune pour se rappeler, mon chéri. » Je hochai doucement la tête. Ce n’était pas une raison. Je ne devais pas m’accrocher au fait qu’il allait surement oublier. Que ce n’était pas si important que ça. Parce que ça l'était. J'avais besoin qu'il sache qu'il pourrait toujours compter sur moi. Parce que c'était mon rôle, d'être là pour lui, de le protéger. « Il n’y a que moi, qui sait. Fred a voulu fêter. Tu n’as pas vu l’heure. » Je fronçai les sourcils. Ses paroles contrastaient avec les précédentes. Elle disait ne pas m’en vouloir, mais ses propos soulignaient le contraire. Je la regardais s’éloigner vers le salon, sa silhouette fine s’approchant du canapé. Elle ne voulait plus en parler. C'était sans doute mieux ainsi, mais je ne voulais pas jouer la carte de l'indifférence. Pas avec elle. Je retirai ma veste et l’accrochai au porte manteau dans l’entrée. Je m’approchai doucement, venant m’accroupir près d’elle. « Tu dis que tu ne m’en veux pas, mais je sais que c’est faux. » Murmurai-je en posant une main sur sa cuisse. Elle avait toutes les raisons de m’en vouloir, mais je préférais qu’elle me le dise clairement plutôt que de prétendre le contraire. Plutôt que prétendre que tout allait bien. Si je lui faisais du mal, j'avais besoin qu'elle me le dise.  

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# Re: i just want you voice aimed at me again + liam
message posté Mer 1 Fév - 8:05 par Lyanna Belshaw-McAlister

constellations shine with light that was emitted aeons ago, and i wait for something to come to me, words that a poet might use to illuminate life's mysteries. Je me pliais sur le rebord de la table. Les stalles de métal s’enfonçaient dans ma cage thoracique alors que je tombais si près du sofa. Le visage de Liam se déchirait sur mes prunelles. Il prenait la forme de ces chimères nocturnes qui hantaient les couloirs de la maison. Je ne reconnaissais plus mon mari. Ou peut-être était-ce moi, qui partais à la dérive. Tous les jours je me perdais dans ce sentiment oppressant et étrange. Pourtant, j’étais heureuse. Il n’y avait pas de raison. J’étais habillée comme une princesse. Les perles nacrées des coquillages s’étalaient sur le plan de travail alors que je recousais les plis du satin. On m’avait proposé de présenter la collection printemps. J’avais choisi les couleurs ambrées de Sydney. J’avais dessiné des vagues sur les franges du tissu. Ma vie était une ritournelle parfaite. Bien rangée. Ordonnée dans les moindres détails. Ma bague de fiançailles pendait sur mon annulaire comme une étoile majestueuse. Mon ventre était plat et orgueilleux. J’avais un fils adorable. Ses yeux pétillaient lorsqu’il tendait les bras pour me rejoindre. Il m’aimait sans conditions. Seulement parce que j’étais là. Louis ne comprenait pas encore mes erreurs. Ni celles de son père. Il ne ressentait pas la gêne de l’absence, ni les mugissements stridents de la mer qui éclatait au rivage. Je déglutis en pressant mes doigts sur mes hanches. Je le perdais – Liam me quittait sans l’admettre. Mes lèvres se pinçaient sur les éclats rosées de la lampe. Je tentais un sourire joyeux. Mais toutes mes expressions devenaient des grimaces. Ma poitrine s’agitait dans un rythme pompeux. J’étais contrariée. J’en avais assez de ses retards et des rendez-vous entre publicitaires. Il n’était même pas soul. A quoi bon s’attarder sur les comptoirs des bars s’il ne me donnait aucun prétexte de le croire ? Ma gorge se nouait autour de mon collier. Les diamants s’incrustaient sur ma peau diaphane afin d’y laisser des cicatrices invisibles. J’étais le fantôme de notre mariage. Je tremblais en me repositionnant sur mes jambes. Pourquoi ne remarquait-il pas mes courbes décharnées ? Pourquoi ne m’aidait-il pas à franchir le pas ? Mon esprit sombrait entièrement dans la folie. Après une étreinte fugace, il me murmurait les incantations d’un rêve lointain. Que pouvait-il faire pour changer ma lassitude ? Je posais mes doigts sur sa nuque afin de respirais son odeur. Je ne savais pas. J’étais fidèle à notre promesse. Je tournais en rond entre les meubles et les tiroirs avant de choir sur la chaise en bois. Son contact était si dur. Elle m’enlaçait dans un geste rude et douloureux. La pénombre embrassait nos corps glacés. Mes épaules se dressaient afin de l’accueillir dans mon sein. Mais Liam ne venait pas. Liam ne me revenait pas. Les paysages d’Australie s’évanouissaient sous mes paupières. On était trop loin, maintenant. « Tu dis que tu ne m’en veux pas. Mais je sais que c’est faux. » Perspicace. Je couinais en repliant les genoux sous ma robe. Je voulais crier et l’accuser des pires tromperies. Je voulais tellement lutter contre mes démons. Mais le vertige m’emprisonnait dans une posture silencieuse. Liam, je brûle. J’ai attendu trop longtemps. Je n’ai pas la force de manger. D’être heureuse comme avant. J’ai besoin de toi. Je veux que tu restes tout le temps. Soit mon oxygène. Je me tortillais avec lenteur. Les mots coulaient sur ma langue engourdie. Je n’étais pas cette femme. Je n’exposais plus mes doutes et ma rage. Je levais le menton afin de vaciller dans sa direction. Je marchais comme une âme vagabonde pour me pencher vers son cou. « Je t’en veux. Juste un peu. » Mon poignet glissait sur son torse avec élégance. Mes yeux brillaient dans un millier de nuances. J’absorbais les couleurs de la nuit afin de lui miroiter notre illusion. Il le voulait. Je lui offrais cette absolution. « Mais tu peux encore te rattraper. Je veux dormir. J’y arrive pas sans toi. » Murmurai-je d’une voix suave. Je refusais de perdre notre équilibre – je pouvais prétendre. Je pouvais composer mes orgasmes comme une pièce musicale. Je retins mon souffle en m’avançant dangereusement vers sa bouche. Sa chevelure ébène scintillait sous mes caresses fébriles. Mes sentiments raisonnaient dans ma tête. Je l’embrassais avec une ferveur mensongère. Puis tout à coup, le vide. « Parfois, je t’aime si fort. Mon cœur me fait mal. » Le taquinai-je en guidant sa tête vers ma poitrine. Pouvait-il écouter les crépitements monstrueux ? Il criait pour lui. Salop ! Connard ! Tu me laisses encore.
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# Re: i just want you voice aimed at me again + liam
message posté Mer 8 Fév - 21:06 par Liam McAlister

La noirceur de ses prunelles semblait refléter son état d’âme. Elle débitait des paroles, sages et pleines de bonnes intentions. Elle cherchait à me faire déculpabiliser, pour mon retard, pour mes absences, mais cela sonnait faux. Sa voix si fébrile, flanchait à chacune de se ses paroles. Lyanna disait ne pas m’en vouloir, mais j’étais persuadé du contraire. Tout dans son attitude, me prouvait que c’était le cas. La présence de Lydia dans ma vie devenait de plus en plus pesante et menaçante pour mon mariage, pour ma famille. Je mentais avec une facilité déconcertante, j’ignorais les risques alors que je les savais présent. J’avais conscience de l’emprise qu’elle avait sur moi, j’avais cessé de lutter contre cette dernière. J’étais faible face à ses avances, je n’avais pas envie de lutter, simplement de céder à la tentation. Parce que c’était plus simple ainsi. Parce que malgré la culpabilité que je ne cessais de ressentir, j’en avais besoin. De ses caresses, de ses baisers. Je plongeai les yeux dans le regard de Lyanna. J’étais passé maître dans l’art du mensonge, de la dissimulation. Ce n’était pas le cas de Lya. J’arrivais à discerner ses moments d’honnêteté et ceux où elle n’était pas entièrement sincère. Et elle ne l’était pas. Pas en cet instant. Je pouvais le voir à sa façon de me regarder, de me parler, de froncer ses sourcils de façon presque imperceptible. La distance qui s’installait entre nous m’éloignait d’elle, mais je n’étais pas aveugle, je la connaissais et je savais lorsqu’elle était contrariée. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi elle se taisait, pourquoi elle ne disait rien. C’était probablement mieux ainsi, mieux pour moi. Si elle ne posait pas de questions, je n’avais pas à lui mentir d’avantage. Son silence me protégeait, pourtant je voulais la pousser à parler. A me confier ses craintes et ses pensées. Je ne cherchais pas le conflit, je cherchais un semblant de sincérité dans notre relation. Aussi étrange que cela puisse être. J’étais celui qui mentait et la trompait, le seul à blâmer pour ce fossé qui s’était creusé entre nous. Pourtant, une part de moi la blâmait également. Parce qu’elle ne me retenait pas. Elle acceptait mes erreurs et mes retards sans jamais broncher. Lyanna ne criait pas, ne s’énervait pas. Ses reproches étaient camouflés par la douceur de ses paroles, par l’amour que je parvenais à lire à travers son regard. Elle me pardonnait tout, pour honorer la promesse que l’on s’était faite. Elle me pardonnait tout, alors je recommençais, sans me soucier des conséquences de mes actes. Parce que Lyanna m’aimait, et qu’elle ne criait jamais.  « Je t’en veux. Juste un peu. » Mes doigts agrippèrent son poignet. Ses mains étaient froides, tout le temps. Elles ne semblaient jamais se réchauffer, parce que je n’étais plus là pour le faire. La distance s’installait peu à peu, prenait plus d’importance chaque jour. J’abandonnais le confort de notre vie pour la frénésie que m’apportait les bras d’une autre femme. « Mais tu peux encore te rattraper. Je veux dormir. J’y arrive pas sans toi. » J’esquissai un faible sourire. Je ne parvenais plus à savoir si la réciproque était encore vraie. Pourtant, me passer de ses bras, de la douceur de ses caresses me semblait inconcevable. Lyanna n’avait plus le monopole de mes pensées, mais elle restait celle qui détenait mon cœur. « J’ai pas envie que tu dormes sans moi. » Soufflai-je dans un murmure. Je pressai une main dans le bas de son dos, mes paupières se fermèrent au contact de ses lèvres contre les miennes. Le goût qu’elles dégageaient semblait avoir changé, il était différent. Comme si l’empreinte que laissaient les baisers de Lydia brouillait mes sens. Je pouvais fermer les yeux et imaginer le goût de ses lèvres, alors que les baisers de ma femme n’avaient plus la même saveur. Ils me semblaient presque étrangers. « Parfois, je t’aime si fort. Mon cœur me fait mal. » Elle guida ma tête contre sa poitrine. Les battements de son cœur raisonnèrent contre mon oreille, ils étaient rapides et bruyant. Comme si ce dernier s’agitait dans sa poitrine, cherchant à se délivrer, à s’échapper, mais il restait prisonnier de sa cage thoracique, des tourments que notre mariage lui infligeait.  Je relevai la tête et glissai une main sur sa joue. « Ça ne devrait pas être si douloureux de m’aimer. » Déclarai-je en haussant les épaules. C’était censé être simple, évident. M’aimer ne devrait pas être aussi compliqué. « Je t’aime. » Murmurai-je contre ses lèvres. « Ton cœur te fait mal simplement parce qu’il n’est pas assez gros pour contenir tout l’amour que tu nous donne, à Louis et moi. » C’était la seule explication plausible. Un sourire pris place sur mes lèvres, je rapprochai son visage du mien et capturai ses lèvres.

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# Re: i just want you voice aimed at me again + liam
message posté Jeu 9 Fév - 11:50 par Lyanna Belshaw-McAlister

constellations shine with light that was emitted aeons ago, and i wait for something to come to me, words that a poet might use to illuminate life's mysteries. J’observais la posture de mes bras. Je devais éviter de trembler devant lui. Quand mes doigts commençaient à bouger, il n’y avait plus rien à faire. Le nerf était déjà atteint. La carence alimentaire était allée trop loin. L’anorexie était intelligence, il fallait mesurer la douleur, se nourrir sans tomber dans l’excès. Je donnais un peu à mon corps. Je le maintenais dans son apathie afin de continuer. Car je voulais vivre. Je voulais aimer mon fils et mon mari. Je voulais rester et enlacer le souvenir de ma mère. Je me tournais vers les photographies exposées sur la commode du salon. Le visage de Maura illuminait la pièce. Je l’observais avec enchantement, bercée par l’éclat de sa chevelure dorée – si différente de la mienne. On ne se ressemblait pas. Pourtant, nous étions nés sous la même étoile. Elle avait hérité de la beauté médiévale de notre mère. Son charme italien et ses formes généreuses. Tandis que je me rattachais au physique aristocrate et l’allure bourgeoise de ces anciennes duchesses du Pays-de-Gales. J’étais une réplique de ma grand-mère. Mais je ne la connaissais pas. Je refusais cette famille, bien trop honorable, qui avait chassé Nella, ailleurs que dans ses terres d’osier. Je soupirai en avançant dans le hall. Mes chaussons cliquetaient sur le parquet alors que je m’approchais de Liam. Je n’avais rien à lui dire – et j’en avais assez de blâmer ma lassitude. Peut-être que je ne voulais pas lutter. Je n’avais pas la force de le retenir dans mes étreintes. Je n’avais pas la force d’être une mère et une amante à la fois. Alors je choisissais Louis. Je le choisissais un millier de fois. Mon regard glissait sur l’expression de Liam. Son visage était lisse et délicat. Je savais qu’il parvenait à sonder mon âme, à contourner tous les mensonges et les non-dits. Je vais pas bien. Remarque-moi. Mais le travail était plus important. Ses ambitions et sa gloire nous avait éloigné. Je plissai le front en me laissant choir sur le canapé. Je reposais mon esprit un instant, puis je me relevais afin de le rejoindre près de la porte. Mes poignets glissaient sur ses épaules fermes. Certains sentiments pouvaient voyager. Pouvait-il ressentir mon amour, déployer ses ailes, telle une mouette sur le rivage? « J’ai pas envie que tu dormes sans moi. » Je souris avec entendement. Je m’allongeais sans lui depuis des mois – quand il rentrait je prétendais dormir pour éviter les explications. Mon alliance étranglait mon annulaire. Le diamant transperçait ma peau comme une épine douloureuse. A quoi bon arriver à la conclusion ? Il ne m’aimait pas assez. Je m’ennuyais à Londres. « Reviens plus tôt. » Mes reproches étaient noyées dans le mutisme. Je retenais mes larmes et mes regrets. Le souvenir de nos chamailleries enfantines s’embaumait dans ma tête. Je me penchais pour l’embrasser. Ses baisers avait gardé la même emprunte sur ma bouche. J’étais apaisée dans ses bras. J’avais besoin de lui – de son attention sur notre couple. « Je t’aime. » Ses déclarations étaient des êtres vivants que je capturais entre mes paupières. Je le croyais. Je ne doutais jamais de la sincérité de nos vœux. D’un geste délicat, je caressai sa joue. Je sentais le parfum de la nuit sur son cou. Il ne restait que des bribes d’alcool de ses réunions avec ses collègues. Je souris en retirant sa veste. Sa chemise se plissait sous ma prise. Je déboutonnais son col avant de suspendre mes mouvements. Il y avait une trace sur le tissu. Une ombre que j’ignorais crédulement. Du rouge à lèves, une tâche de sauce tomate, de sang – ce n’était qu’un détail. « Avec qui étais-tu ? » Murmurai-je en enlaçant sa poitrine. Il ne me racontait plus. Je ne savais rien de ses journées, de ses rencontres. J’avais l’impression de l’avoir perdu depuis si longtemps. Notre complicité s’usait avec le temps. Et j’avais peur de la rupture. J’avais peur d’anticiper notre déchirure. Tout n’était qu’apparence et je devais rester la reine de mon univers. « Tu ne m’emmènes plus avec toi. » Avant, je l’accompagnais à ses dîners d’affaires. Je participais aux débats sur les compagnes publicitaires et l’avis des consommateurs. J’avais une opinion sur ses décisions. Mais depuis Londres, je n’étais plus qu’une femme trophée. Une décoration précieuse qu’il oubliait de dépoussiérer, et qui avec le temps, commençait à craquer sous les arabesques de porcelaine.

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# Re: i just want you voice aimed at me again + liam
message posté Mer 22 Mar - 15:11 par Liam McAlister

« Reviens plus tôt. » Je perdis mon regard dans ses prunelles noisette et vins poser une main sur sa joue, caressant cette dernière d’un geste lent et doux, comme si mes gestes risquaient de la blesser. Comme s’il s’agissait d’une poupée en porcelaine, que j’avais peur de briser simplement en l’effleurant. Lyanna semblait si fragile. Plus je l’observais, plus j’avais l’impression de la voir faiblir. Elle semblait pouvoir s’effondrer à chaque instant, comme si Londres lui avait enlevée toute sa puissance, toute sa force. Ou peut-être était-ce moi. Peut-être était-ce de ma faute. Je partageais le lit d’une autre femme, je savourais la vie sans me soucier de ce que cela impliquait. Parce que j’étais devenu égoïste. Je voulais l’amour, le réconfort, la passion. Je voulais des choses que je ne pouvais avoir qu’en les gardant toutes les deux, parce qu’ensemble elles m’apportaient tout ce que je désirais, tout ce dont j’avais besoin. J’étais trop lâche et égoïste pour parvenir à choisir. Je n’avais pas à le faire, pas pour l’instant. Alors je me contentais de mentir, pour protéger ce que j’avais, pour ne pas avoir à choisir entre l’amour et la passion. « D’accord. Je vais renter plus tôt. » Soufflai-je dans un sourire. J’entendais ses mots et ses demandes. Je voulais pouvoir honorer la promesse d’être plus présent, d’être là pour elle. Je voulais alimenter notre amour, pour la voir sourire de nouveau, pour la voir rayonner comme avant. Car je savais qu’elle en était encore capable. Lya avait un don. Elle sublimait tout ce qu’elle touchait sur son passage, son sourire illuminait nos journées comme le plus brillant des rayons de soleil. Je voulais la voir briller à nouveau, et ne pas être responsable de son déclin. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres en sentant ses doigts glisser sur le col de ma chemise.  « Avec qui étais-tu ? » Je fronçai les sourcils en enlaçant son corps dans une étreinte. Les questions qu’elle me posait, renvoyaient inévitablement à des mensonges. Chacun de mes retards, chacune de mes absences étaient dus à la présence de Lydia dans ma vie. Les réunions et les dîners d’affaires ne s’éternisaient pas autant, ce n’était qu’un prétexte. Un prétexte simple et peu original pour masquer mes absences. Parce que j’avais d’autres préoccupations, d’autres besoins. Lorsqu’elle n’était pas là, Lydia me manquait. Plus qu’elle ne le devrait. Dans ses bras, j’oubliais presque que le temps s’écoulait rapidement. Trop rapidement. Je me raclai la gorge en rapprochant son corps un peu plus du mien. « Avec Fred, Tomas et d’autres collègues. On voulait juste boire un verre. » Ce n’était que des noms, je savais qu’ils ne signifiaient rien pour elle. Je parlais de mes collègues, de ces personnes qui m’entouraient, mais elle ne les connaissait pas. Je ne prenais plus le temps de les lui présenter. Pas par manque de temps ou d’envie, mais par peur. Peur qu’elle se lie à eux, peur qu’elle se rende compte qu’ils étaient, pour la plupart, des alibis pour couvrir ma liaison. « Tu ne m’emmènes plus avec toi. » Je baissai les yeux vers son visage angélique. Avant elle m’accompagnait à chacun de mes dîners d’affaires. Avant nous formions une équipe. Aussi différents que puisse être nos deux métiers, ses conseils avaient toujours su trouver leur importance. Mes collègues et mes clients l’écoutaient, parce que son avis était extérieur, mais aussi parce qu’elle savait capter leur attention, par son éloquence, sa prestance et son aisance. Elle était appréciée et moi envié. J’ignorais ce qui avait changé depuis notre arrivée à Londres. J’ignorais pourquoi tout ça ne me semblait plus être suffisant. Pourquoi j’avais soudainement besoin de plus. Pourquoi j’étais devenu aussi égoïste en si peu de temps. « C’est ce que tu veux ? » Je vins encercler son visage entre mes mains, et déposer un baiser sur ses lèvres. « Venir avec moi, comme avant ? Comme à Sydney. » J’avançai, l’obligeant à reculer jusqu’à ce que son dos entre en contact avec le mur derrière elle. Je posais une main sur ce dernier, perdant une nouvelle fois mon regard dans celui de ma femme. « On formait une bonne équipe, tous les deux. Je veux que tu m’accompagne, comme avant. Je te veux près de moi. » Murmurai-je contre ses lèvres avant de l’embrasser avec plus de fougue. Si c’était ce qu’elle désirait, j’étais prêt à prendre le risque de la faire entrer dans mon monde. Prêt à la présenter à ces personnes qui la protégeaient de mes mensonges, sans le savoir.  

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# Re: i just want you voice aimed at me again + liam
message posté Dim 9 Avr - 16:34 par Lyanna Belshaw-McAlister

constellations shine with light that was emitted aeons ago, and i wait for something to come to me, words that a poet might use to illuminate life's mysteries. Je m’étais lassée dans ce combat de forces. J’étais fatiguée de l’attendre - dans la nuit, lorsqu’il revenait tard, l’haleine vaporeuse et l’étreinte distante. Le désir de l’amour se perdait dans les soupirs de Londres. Mon bonheur était triste. Je mendiais éternellement, pour qu’il me regarde, pour qu’il reste à mes côtés. Parfois, j’utilisais Louis pour qu’il revienne. Parce que ma voix n’était pas suffisante. Mon chagrin à lui seul, ne lui suffisait plus. Je baissai les yeux vers ses poignets. Sa main effleurait ma joue avec tendresse mais ses caresses devenaient invisibles. Et je tombais - je rejoignais le silence et l’apathie. Je n’avais plus faim. Je n’avais plus de corps. Son odeur m’enveloppait. Je respirais ses tourments et le manque. Il aurait pu fumer. Je me fichais de ses poisons. Mais il mentait. Il me cachait ses vices et ses réalités. Je déglutis en posant ma tête sur son épaule. Pour la première fois, je voulais pleurer dans ses bras. Je voulais me dévoiler dans un cri de désespoir. Mais la vanité me retenait dans un cercle vicieux. Je souris tristement, relevant la tête dans une expression élégante. « D’accord. Je vais renter plus tôt. » Les lumières de la lampe s’amenuisaient sur les meubles. Liam ne pouvait plus me sauver. Ma poitrine devenait pâle, elle se crispait sous sa prise. Je ne voulais plus l’entendre. Je ne voulais pas poser les questions. Je déglutis en m’accrochant à sa nuque. Il ne me confiait plus ses secrets, je ne savais rien de ses nouveaux contrats, de son équipe de collaboration. Fred, Tomas, Hannibal Lecter. Peu importait. Ils n’existaient pas dans mon univers. Je soupirai en m’éloignant. Il voulaient seulement boire un verre. C’était drôle. Mais je le croyais. « Trois heures pour un verre. Le service des bars de Londres, je suppose. » Je haussai les épaules en m’avançant dans le couloir. Je m’appuyai sur la balustrade en le fixant. Je rejetais ses déclarations dégoulinantes. Je rejetais les promesses mensongères car je savais qu’il partirait encore. Et que j’attendrais toujours. Entre nous deux, il n’y avait plus de victime. Il m’oubliait et je me plaisais dans la solitude car son absence m’offrait la liberté de la privation. De rester assise pendant de longues heures, sans manger, sans respirer. « C’est ce que tu veux ? Venir avec moi, comme avant ? Comme à Sydney. » Son baiser m’écorchait les lèvres. Je tentais d’y échapper, d’oblitérer cette sensation étrange. Mais elle était là, au creux de moi. « On formait une bonne équipe, tous les deux. Je veux que tu m’accompagne, comme avant. Je te veux près de moi. » Sa fougue était étouffante. Je suffoquais sur sa bouche. Je suffoquais lorsqu’il me tenait. Mon visage se détendait sous sa prise. Je n’étais qu’une poupée de chiffon. Sans énergie. Incapable d’aimer en retour. Mes jambes tremblaient - je me sentais partir à la dérive. Je ne servais à rien. Parfois, je voulais mourir. « Non. » Le son m’avait échappé. Je pressai mes paumes sur ses épaules en me hissant sur mes talons. Je le regardais sans lâcher le contact. « Tu ne me veux pas à tes côtés. Tu t’en sors bien ici. Il fallait que je fasse une remarque pour que tu te rendes compte que notre bonne équipe te manquait? Je ne veux pas de ta pitié. Je n’ai pas besoin de me pavaner devant tes clients. Tu ne vois rien Liam ? Je suis prête à me contenter de miettes pour qu’on puisse être ensemble. Je suis prête à supporter le débat sur les franchises publicitaires. Mais ce n’est pas ce que je demande. Je veux un mari. Pas une équipe. » Je tremblais en luttant contre la douleur. Mon esprit vagabondait dans une atmosphère nuageuse. J’avais le tournis encore. Le vertige m’enlaçait, il accompagnait ma crise. J’étais trop abattue pour crier. Je cognais faiblement sur son bras.
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# Re: i just want you voice aimed at me again + liam
message posté Lun 10 Avr - 18:43 par Liam McAlister

La liaison que j’entretenais avec Lydia affaiblissait mon amour pour Lya, mais je ne voulais pas le voir. Je ne voulais pas y croire. Je préférais me bercer d’illusions, croire que rien ni personne ne pouvait m’éloigner de la femme que j’avais un jour aimé au point de ne pouvoir respirer sans l’avoir à mes côtés. Je m’étais construit grâce à l’amour qu’elle portait pour moi, j’étais devenu l’homme que j’étais aujourd’hui, parce qu’elle se trouvait près de moi. Mais plus je m’éloignais d’elle, plus je m’éloignais de cet homme, qu’elle avait aimé. Lyanna me gardait sur le droit chemin, à ses côtés je n’étais plus un orphelin, j’étais un père de famille, un mari respectable. Mais tout n’était, à présent, qu’illusion. Je détruisais notre mariage sans m’en rendre compte, j’étais persuadé que tant que mes mensonges resteraient inavoués, je pourrais maintenir cette illusion parfaite qu’était notre couple. Elle ne savait rien de ce que je faisais en dehors des murs de cette maison, mon travail, mes sorties, mes trahisons. Tout n’était que secrets. Comme si nous vivions à présent dans deux mondes différents. Je ne voulais partager mes secrets avec Lya par peur de la blesser, et de la perdre. J’ignorais comment vivre sans elle, Lya était une partie de moi à laquelle je ne voulais renoncer. Le désir que j’éprouvais pour Lydia n’avait pas le dessus sur ça. Pas encore. « Trois heures pour un verre. Le service des bars de Londres, je suppose. » Encore des mensonges, encore des excuses auxquelles elle adhérait sans broncher. Je hochai la tête d’un mouvement lent. « Joue pas sur les mots. Un verre ça veut dire trois ou quatre pour nous. » Je m’avançai alors qu’elle reculait. Je ne voulais pas la laisser m’échapper. J’étais prêt à changer pour la garder près de moi, à faire des efforts pour la voir sourire à nouveau. Je l’embrassais fougueusement, comme si je cherchais à ressentir autre chose. Autre chose que cet amour pur et sincère qui existait entre nous. Quelque chose de plus sauvage, de plus exaltant. La routine avait ternie la passion de nos débuts, pour laisser place à un amour qui était censé affronter toutes les épreuves de la vie. Mais j’en avais besoin, de cette passion, de cette flamme qui brûlait à l’intérieur de moi. Seulement, je ne parvenais à la raviver avec Lyanna. Cette flamme brûlait pour une autre femme, pour un autre corps. Faire comme si ce n’était pas réel, ne serait que nier l’évidence. « Non. » J’ouvris les yeux, le son de sa voix résonnant à l’intérieur de ma boîte crânienne. Mon regard se perdit dans la profondeur de ses prunelles sombre. Je restais interdis face à sa déclaration. Je veux un mari. Pas une équipe. Je brisai le contact, reculant de quelques pas, observant la silhouette filiforme de ma femme. Le ton naturellement doux de sa voix se voulait plus dur, plus accusateur. « Tu crois que j’ai pitié de toi, Lya ? » Mes absences et mes mensonges laissaient des traces invisibles, qui affectaient directement Lyanna. Je croyais pouvoir m’en sortir en la laissant dans l’ignorance, lui épargner des peines et des tourments, mais mes silences et mes retards avaient déjà causés plus de dégâts que je ne me l’étais imaginé. En la regardant, j’avais l’impression que le manque l’affaiblissait. Le manque d’amour, le manque de considération, de tendresse, de tout. Je m’avançai doucement vers elle, venant poser une main sur sa joue froide. « Tu es pâle. Tu trembles. » Remarquai-je, agrippant son corps par peur qu’elle ne flanche. « Qu’est-ce qui ne va pas ? Dis le moi. » Mon absence n’était pas la seule raison de son état fébrile, du moins je l’espérais. Parce que je ne voulais pas être la cause de ses tourments. « Est-ce que tu es heureuse ? » Demandai-je dans un murmure, le regard plongé dans le sien.

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