Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Version #22 !
LC vient d’enfiler sa 22ième version, dont vous trouverez tous les détails par ici.
La chasse aux fleurs.
Une chasse aux fleurs est en cours où mêmes les allergiques peuvent jouer. Plus d'infos.
On a besoin de vous !
Si vous avez des idées, des suggestions ou autre à nous faire par quant à l’intégration sur le forum, rendez-vous par .
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.



Partagez|

i just want you voice aimed at me again + liam

avatar
she was only half  bird now, and the other half song.
she was only half bird now, and the other half song.
» Date d'inscription : 06/06/2015
» Messages : 2292
» Pseudo : like animals (noha)
» Avatar : alicia vikander
» Âge : 32 yo
» Schizophrénie : julian (stan) ; theodore (dornan) ; vince (fernandez) ; gale (barnes)
# Re: i just want you voice aimed at me again + liam
message posté Lun 10 Avr - 22:12 par Lyanna Belshaw-McAlister

constellations shine with light that was emitted aeons ago, and i wait for something to come to me, words that a poet might use to illuminate life's mysteries. Je respirais contre son visage. Mon souffle était corrosif. Liam, mon amour. Liam, mon mari. Ses pensées sensibles qui pendouillaient aux lèvres. Les illusions déçues d’un mariage déchu. Pourquoi tu ne rentres pas? Je lui en voulais, maintenant. Je le détestais parfois. D’avoir blessé ma dignité. De m’avoir achevé après des années de souffrance. Je ne trouvais plus de raisons à mon chagrin. La nuit saignait sur les vitres austères de notre appartement. Je joignais les mains sur les pans de ma robe en souriant. Le tissu flottait sur mes phalanges. Les contours osseux se transformaient en poussière au contact des divans. J’avais lutté contre mes troubles alimentaires. J’avais avalé toutes les bouchées qu’on m’avait tendu. Jour après jour. Pour lui. Pour être belle et majestueuse. Mais je n’avais plus rien à lui prouver. Je n’avais plus la foi de me battre. Mes yeux s’écarquillaient pour bloquer les larmes. Je rejetais ses étreintes et notre amour. L’espoir s’effondrait sur mes paupières ternes. Je rencontrais leur reflet diaphane sur les parois du salon. Le fantôme de Sydney m’embrassait dans les ténèbres. Je n’existais pas sans l’Atlantique. Je n’existais pas dans les brumes goudronneuses de la ville grise. Ma gorge se serrait sans prononcer les mots, sans parvenir à lui crier ma colère. J’avais promis l’éternité - mais j’avais l’impression de mourir ce soir. Je mourrais pour me libérer de tous ces silences. « Joue pas sur les mots. Un verre ça veut dire trois ou quatre pour nous. » Non. Je n’étais pas une étrangère. Je lui appartenais avec ma misère et mes baisers fragiles. Je lui appartenais car le papillon étendait ses ailes dorées autour de mon annulaire. Il avait posé le genou sur les pavés humides et j’avais hurlé pour lui dire oui. La passion me manquait. Je me tournai vers les rideaux. Je me sentais moins seule lorsqu’il n’était plus là. Et ça me faisait peur. J’étais angoissée par l’habitude de ses absences. Je déglutis en m’accrochant aux rebords des meubles. Je ne voulais pas abandonner notre couple, même lorsqu’il tournait le dos pour s’émanciper dans les bars de Londres. C’était ridicule. Je n’étais même pas jalouse. Je ne l’imaginais pas avec une autre. Parce qu’il me regardait dans les yeux. Il m’aimait encore. Son toucher était statique sur ma peau. Je gardais son emprunte comme une cicatrice sur mes côtes. Avait-il remarqué les saillies tranchantes qui déformaient ma chair? Quel était notre dernier repas partagé? Je levai la tête vers son profil. Je voulais me pencher et oublier ce sentiment. « Tu crois que j’ai pitié de toi, Lya ? » Mes plaintes n’étaient qu’un murmure. Je haussai les épaules - parfois, je fermais les yeux pour prétendre au bonheur. Mais ma voix était le seul écho qui me revenait. Je pinçai les lèvres en acquiesçant douloureusement. Mon corps vacillait. Je perdais l’équilibre au contact de ses bras. « Tu es pâle. Tu trembles. Qu’est-ce qui ne va pas ? Dis le moi.  » J’ouvris la bouche, haletante sur son cou. Je reconnaissais les symptômes de la fatigue. Mes viscères se tordaient au plus profond de mon ventre. Je n’étais qu’un bourgeon d’étoile. Un astre de pierre qui reflétait la beauté de la lune sur ses pointes cassées. Je n’avais plus de secrets à lui avouer. Parce que je refusais d’y croire. « Je suis heureuse si tu es là. » Murmurai-je dans la dépendance affective dans l’impuissance de me redresser. Louis dormait encore. Son faciès s’amenuisait sous les balancements du hochet. Et je regrettais de le décevoir. Je me blâmais pour mon hypocrisie de lui imposer la nourriture que je rejetais. Je m’appuyais sur l’épaule de Liam afin de laisser choir sur le canapé. « Tu me contrarie. J’ai la migraine. » Je me crispais contre les coussins, essayant de calmer les spasmes de mes bras. Mais les troubles nerveux succédaient à la faim - la privation constante. Au manque d’affection. Je ne voulais pas le blâmer pour ma folie. Mais je le regardais, et la flamme jaillissait d’entre mes cils. Je le regardais, et si je le pouvais, je l’aurais brûlé pour tatouer mon nom sur son coeur.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 24/09/2015
» Messages : 1799
» Pseudo : sweetjazz (Priscilla)
» Avatar : kit harington
» Âge : trente-quatre ans (18 avril)
» Schizophrénie : Robin (A.Garfield) & Aiden (T. James)
# Re: i just want you voice aimed at me again + liam
message posté Dim 23 Avr - 22:41 par Liam McAlister

Ses courbes se dessinaient sous mes doigts, je pouvais sentir son ossature fine et fragile à travers le tissu de sa robe. Elle n’était qu’une barrière recouvrant son corps fin et meurtri par des années de manque. Mes doigts ressentaient ce que mes yeux refusaient de voir, Lyanna maigrissait un peu plus chaque jour. Elle perdait de son éclat, de sa magnificence. J’avais l’impression que mes choix et mes ambitions avaient cassé quelque chose en elle. Parce que j’étais celui qui l’avait éloigné de son Australie natale, de ces plages où elle avait grandi, de son univers tout entier. Je l’avais éloigné de la lumière de Sydney pour la laisser s’évaporer dans la grisaille de Londres. Cette ambition avait toujours fait partie de moi, elle avait été la seule chose à laquelle m’accrocher pendant de longues années. Je m’étais élevé dans la sphère sociale pour devenir quelqu’un, pour devenir Liam McAlister, un directeur artistique reconnu pour la qualité de son travail. Je m’étais élevé pour me détacher de cette étiquette d’enfant orphelin, de fils abandonné par une mère dépendante. C’était cette même ambition qui m’avait poussé à partir, qui m’avait amené à Lyanna et à ce que nous avions construit, tous les deux. A ses côtés j’arborais l’image du mari idéal, du père de famille aimant et présent. Mais, peut-être ne pouvais-je être cet homme qu’à l’autre bout du monde. Notre mariage n’avait, à présent, de parfait que l’illusion qu’il reflétait. Cette ambition qui avait fait de moi l’homme que je désirais être, m’avait ramené sur les terres de mon enfance, sur le sol britannique où les pertes et les déceptions avaient façonnées l’image du petit garçon perdu que j’étais. C’était comme si cette ville faisait ressortir ce que je m’étais donné tant de mal à enfouir au fond de moi. Comme si mes vices et mes mauvais côtés prenaient plus facilement le dessus, ici. La présence de Lydia dans ma vie, agrémentait ces vices. Je me languissais de ses baisers comme d’une vulgaire dose d’héroïne, j’étais devenu dépendant de la sensation que me procurait l’effleurement de son corps contre le mien. Je suivais bêtement les traces de ma mère, tombant peu à peu dans une forme de dépendance, différente de la sienne, mais tout aussi dangereuse. Mon regard était posé sur la silhouette de Lya, pendu à ses lèvres. J’attendais une réponse de sa part, j’attendais de comprendre ses paroles, parce qu’elles me semblaient tellement incohérentes. Je pensais connaître ses désirs et ses attentes, mais sa déclaration me prouvait le contraire. Elle acquiesça et un poids sembla s’ajouter instantanément au fond de ma poitrine. Je n’avais pas pitié. Je ressentais de la culpabilité pour ce que je lui faisais, mais jamais de la pitié. J’avançai d’un pas, mon bras venant s’enrouler délicatement autour de sa taille. « Tu te trompes. » Soufflai-je contre sa peau. « Je suis heureuse si tu es là. » Un faible sourire traversa mes lèvres. Je suis là Lyanna, je serais toujours là. C’était une promesse à laquelle je croyais encore, car je n’imaginais pas ma vie en l’absence de Lyanna. Je ne m’imaginais pas vivre sans cet amour qu’elle avait pour moi. Je la suivais jusqu’au salon, sans la lâcher, sans la laisser m’échapper. Je me laissai retomber à ses côtés, observant le moindre de ses gestes. « Tu me contrarie. J’ai la migraine. » Ses paroles semblaient tellement fausses. Je pensais être le seul à avoir des secrets, mais nous en avions tous, Lyanna y compris. Elle ne me disait pas tout, elle omettait de me parler de ses craintes et de ses problèmes. Et je ne cherchais pas à connaître le fond du problème. Je ne le faisais plus. « Je connais un bon remède contre la migraine. » Annonçai-je, une pointe de taquinerie dans mes paroles. Ma main glissa le long de sa cuisse, sa peau était tout le temps froide à présent. Je voulais la réchauffer, lui apporter ce dont son corps réclamait, mais je n’y parvenais pas. Je n’avais aucun contrôle sur ça. « Tu sais que je t’aime. » Murmurai-je, en relevant les yeux vers elle. « Je suis désolé de t’avoir éloigné de chez toi, c’était égoïste de te demander de tout quitter pour moi. Je sais que si c’était à refaire tu le referais, et c’est ce qui me fait t’aimer encore plus. » Avouai-je, m’approchant pour déposer un baiser sur son front. « Parfois, j’ai l’impression de ne pas mériter ton amour. Ni toi. »  

Revenir en haut Aller en bas
avatar
she was only half  bird now, and the other half song.
she was only half bird now, and the other half song.
» Date d'inscription : 06/06/2015
» Messages : 2292
» Pseudo : like animals (noha)
» Avatar : alicia vikander
» Âge : 32 yo
» Schizophrénie : julian (stan) ; theodore (dornan) ; vince (fernandez) ; gale (barnes)
# Re: i just want you voice aimed at me again + liam
message posté Dim 30 Avr - 11:18 par Lyanna Belshaw-McAlister

constellations shine with light that was emitted aeons ago, and i wait for something to come to me, words that a poet might use to illuminate life's mysteries. J’essayais de le comprendre - de rester calme malgré les fluctuations aiguës de sa voix. Liam m’échappait. Liam s’ennuyait. Il s’approchait pour poser ses doigts sur mes hanches. Mais ce n’était pas moi qu’il touchait. Je n’étais qu’une coquille sans vie. Une femme en manque d’attention. Je l’avais aimé jusqu’à me consumer dans les vices de l’anorexie. Encore une fois. Toujours une fois. Mes yeux se perdaient dans l’éclat vespéral de sa chevelure. Maintenant, l’étreinte que je quémandais devenait étouffante. Elle oblitérait toutes mes pensées. Parce que le revoir, être un couple à nouveau, c’était guérir et aller mieux. C’était oublier Ana. Et je ne voulais pas. Je ne voulais pas devenir grosse et insouciante. Je soupirais dans un râle lascif. Son parfum était un poison qui se distillait dans mes bronches. Il s’épandait sur mon âme pour nourrir mon mépris pour mon corps. Je perdais l’équilibre - je vacillais sans lui. Et il ne pouvait pas m’aider. Il ne pouvait pas me sauver lorsqu’il était le déclencheur de ma douleur. Ma gorge se serrait autour de mes secrets, scellant mes sentiments dans un noeud compliqué. Je n’étais plus son amie. Sa confidente. Sa compagne. On s’embrassait comme les amants maudits de la Bastille, illuminés par les ondoiements de l’horizon incertain, par le chagrin d’une déchirure qui nous séparait tous les jours. Je voulais prendre la fuite. Mais je ne parvenais pas à le quitter. Je ne savais pas respirer ailleurs qu’ici, dans ses bras glacés. Ma tête se posait sur son épaule. La larme qui roulait sur ma joue s’effaçait dans son dos. Elle s’effaçait sans qu’il ne remarque que je tombais sur mes yeux. Je m’éloignais sur le canapé. Mes jambes tremblaient sur le velours. Pourquoi tu ne me retiens plus ? Il n’y avait plus de passion dans nos disputes. C’était le plus triste. Soudain, j’abandonnais aussi. « Je connais un bon remède contre la migraine. » Je relevais la tête sans effleurer l’esquisse du désir. Sans ressentir le feu jaillir dans mon ventre. Ses caresses se dessinaient sur ma peau. Elles crissaient au contact de mes os. Mes prunelles se perdaient sur sa bouche. « Tu sais que je t’aime. Je suis désolé de t’avoir éloigné de chez toi, c’était égoïste de te demander de tout quitter pour moi. Je sais que si c’était à refaire tu le referais, et c’est ce qui me fait t’aimer encore plus. Parfois, j’ai l’impression de ne pas mériter ton amour. Ni toi.  » Je ne voulais plus l’écouter - mon pouce se posait sur ses lèvres. Je l’écrasais sur son derme pour le faire taire. J’aspirais au silence. Je ne regrettais pas mes choix. Je regrettais la vanité qui m’empêchait de l’embrasser, de m’allonger à ses côtés. « Tu mérites mon amour, Liam. » Je souris en glissant jusqu’à ma cuisse afin de retirer sa main. Je la poussais afin de garder la distance. « Mais j’ai pas envie que tu fasses semblant. Je ne suis pas une idiote. Tu ne me consoleras pas avec le sexe. » Je soupirais en libérant mes cheveux. Les boucles ondulaient sur mon expression. Ma conscience était blessée, elle se crispait devant ses efforts. Il est trop tard, ce soir. « Tu dois être fatigué. Tu as vu l’heure? » Je frôlais sa joue avec délicatesse. Je posais un baiser sur sa pommette. « Il faut que tu sois en forme demain si tu veux emmener Louis au parc. Je vais sortir boire avec des collègues aussi. » Déclarai-je en détournant le regard. Le sentiment était voilé de non-dits. La maladie lacérait mon œsophage. Va dormir. Je dois utiliser la salle de bain pour la nuit.
Revenir en haut Aller en bas
i just want you voice aimed at me again + liam
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
» Hart & Danielson vs The Voice Of Truth
» [Émission #1] Who's that voice ? - TERMINÉ
» Résultats du 2e Voice Actors Award
» Global Voice Group: The Most Influential African Player you Haven’t Heard Of Pos
» “Prepare yourselves for the roaring voice of the God of Joy" \\ Dionysus

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
London Calling. :: Zone 1-2-3 :: Central London :: Bloomsbury-