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until we get there + maura

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# until we get there + maura
message posté Dim 27 Nov - 18:39 par Theodore A. Rottenford

whether 'tis nobler in the mind to suffer the slings and arrows of outrageous fortune or to take arms against a sea of troubles. and by opposing end them. to die, to sleep-- no more--and by a sleep to say we end the heartache, and the thousand natural shocks that flesh is heir to. J’allongeais les bras dans la pénombre. Les flashs des réverbères s’étalaient sur les pavés du quartier irlandais. Le fusil vibrait sous mon bras. Son pouls battait contre ma peau. Le canon coulait sur mon profil alors que je m’avançais dans les entrepôts de la mafia. Ils avaient fait les cons – les rebelles, des hommes avides de pouvoir et de fortune. Je me redressais lentement. Mon regard s’embrasait sous les coups de feu. Le sang décorait les sentiers goudronneux. Je souris, le souffle happé par la frénésie. Je me réjouissais de l’absence de Babi. Sa liberté n’était qu’une illusion. Tout comme mon règne sur Belfast. Ma silhouette épousait les craquelures du mur. Je marchais dans le silence de la nuit – les ailes repliées contre les branches escarpées du parc. Le prêtre s’était caché dans les rangs de l’église, sonnant les cloches pour couvrir les bruits de la fusillade. Mais les voisins avaient déjà alerté la police. J’avais reçu l’appel en premier. Mais j’avais refusé les renforts. Je m’étais accroupi sur les landes de mon enfance, l’expression vorace et mesquine. Je voulais faire mes comptes avant de ramener l’ordre. Mes paupières s’extasiaient sous les éclats du vitrail religieux. Je tendais la joue vers les dessins de la vierge et de son enfant. Je priais en secret pour que la divinité pardonne mes péchés. Mais il ne restait que la douleur après la victoire. Je haussais les épaules en claquant mes talons sur l’allée. Je ne pouvais plus reculer – Mes recommandations étaient claires. Je refusais de faire la mule pour l’IRA. La marchandise était en sécurité sur les quais du nord– pas dans la métropole anglaise. Mais le conseil avait refusé de plier. Et j’avais déclaré la guerre entre les gangs. Le vent sifflait sur mes tempes. Il intimait la violence et le chaos. Car l’odeur pourpre appelait les charognes. Et j’étais un aigle solitaire. Je ricanais en découvrant le profil du père Philip. Ses mains étaient jointes sur la rampe, comme si la miséricorde pouvait chasser les ténèbres. Je braquais mon arme sur son crâne. Il ne bougea pas, continuant ses louanges spirituelles. Il savait déjà. Ce n’était pas une visite de courtoisie. Je me devais de donner l’exemple – il fallait envoyer un message eux rebelles de l’armée. Je marmonnais d’une voix doucereuse afin de le rejoindre entre les versets de la bible. Amen. Il n’était plus là. Son cadavre gisait sur le sol glacé. Je nettoyais les bords de l’acier puis je retournais dans la rue, la démarche débonnaire et conquérante. Ma blessure s’était estompée. La douleur grinçait comme une caresse sur ma cuisse. Je levai le bras, comme pour diriger un orchestre muet. Et la fusillade disparu. Tout à coup, le calme. Le silence grisant de l’automne. La pluie tombait drue sur mon visage. Elle lapait les traces de souffre et de sang. Je me dirigeais vers la voiture de service. Puis je composais le code sur la radio de décryptage. Les renforts de ne tardaient pas. La première vadrouille se rangeait sur les trottoirs mortuaires de Kilburn. La mélodie s’élevait dans l’espace alors que les sirènes déployaient des ombres orange dans l’avenue.
Je souris en m’approchant des gyrophares.
«Tu as fait vite, Belshaw.» Déclarai-je en effleurant le capot. Je me penchais vers la vitre avec nonchalance. «Mais la fête est déjà finie. J’attends l’avis de l’expert légiste. Le prêtre est mort.» La magie avait opéré. J’ouvris la portière afin de m’incliner vers son visage. Comme pour lui avouer un secret. Comme pour lui offrir une part de vérité. Mais la douleur apparue soudainement. La blessure se fractionnait sur ma cuisse. Je savais qu’elle ne me croyait pas. Seul contre mille. Blessé contre les tyrans irlandais. Mais les preuves n’existaient pas dans le noir. Elles restaient tapies dans la mémoire de ceux qui avait péris. Je me redressais en crispant la mâchoire. «Tu devrais partir, petite. Ce n’est pas un endroit pour les jolies filles.» M’enquis-je sur un ton bourru. Mes déclarations étaient naturellement autoritaires. Mais elle ne m’écouterait pas. Je pris une profonde inspiration en observant la rue déserte. L’odeur des graviers embaumait mes réflexions. Pendant une seconde, je retrouvais le répit. Puis le silence commençait à se ternir.


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# Re: until we get there + maura
message posté Ven 30 Déc - 11:51 par Maura Belshaw
Au début, Maura n'était pas certaine que ce fut bien lui, sa silhouette déformée par les gouttes d'eau sur la vitre de la voiture, mais elle plissa les yeux et elle reconnu parfaitement les traits du commissaire. Theodore se tenait, seul, au milieu de la chaussée humide, comme inconscient de la pluie qui lui tombait sur la tête. D'autres voitures s'étaient arrêtées de l'autre côté de la rue, et déjà tout le monde commençait à investir la rue. Malgré les années, Maura ne s'habituait toujours pas à cette sensation qui lui nouait le ventre, chaque fois qu'elle arrivait sur les lieux d'un crime. Un silence sinistre régnait dans la rue, seulement perturbé par l'averse et la lumière des gyrophares. Theodore avait refusé les renforts, au début. Elle ne savait pas comment il avait réussi à mettre fin à une fusillade, lui, seul contre tous. Sa présence ici suffisait à éveiller cette lueur de curiosité dans ses yeux habituellement plus doux, des dizaines de questions envahissaient son esprit, mais aucune ne sera posé si vite. Elle n'était pas là pour enquêter sur Theodore. Pas officiellement en tout cas. Les mains sur le volant, Maura avança la voiture jusque sur le côté du trottoir, tirant sur la poignée du frein dans un grondement bruyant. « Tu as fait vite, Belshaw. » Un sourire apparu sur ses lèvres alors que la voiture s'immobilisait enfin. Sa nonchalance l'embêtait toujours. Elle ne savait pas ce qu'il faisait ici. Il avait été appelé mais il avait aussi refusé les renforts et elle aurait aimé savoir pourquoi. La coïncidence était une chose à laquelle Maura avait toujours eu du mal à croire dans sa profession. Encore plus lorsqu'elle entendait les rumeurs qui circulaient autour de Theodore Rottenford. Il était une énigme. Les bruits de couloir ne l'avaient jamais intéressés jusqu'à ce qu'ils deviennent récurrents, plus solides. Elle écoutait sans poser de questions, préférant se faire sa propre image du commissaire. « Mais la fête est déjà finie. J’attends l’avis de l’expert légiste. Le prêtre est mort. » Ça n'avait rien d'une fête. Elle fixe la rue avec appréhension. Apprendre la mort d'une personne apportait toujours une sensation étrange, peu importe qu'ils y soient souvent confrontés. Le médecin légiste arriverait bientôt. « Tu devrais partir, petite. Ce n’est pas un endroit pour les jolies filles. » Le terme petite lui hérissa l'échine et elle releva un regard courroucé vers celui de Theodore. Elle serrait les dents pour ne pas s'emporter, haussant les épaules avec lassitude. Il n'était pas le premier à la surnommer ainsi, à la dévaloriser parce qu'elle était une femme, à croire que ses capacités d'enquêtrice étaient limités à cause de son sexe. « Donc, tu me trouves jolie. » Ce n'était pas une question. Il l'avait dit. Elle sortit enfin de la voiture, se retrouvant à peine à quelques centimètres de lui. Il était trop grand, mais leur différence de taille ne l'effrayait pas. Son parfum masculin se mélangeait à l'odeur de la pluie. Celle-ci les recouvrait déjà tous les deux, les enveloppant dans son grand manteau humide, tandis que leur proximité était aussi naturelle que totalement déplacée. L'avis de Theodore sur son physique ne l'intéressait pas, elle pensait surtout aux preuves qui disparaîtraient sous l'averse. Il la considérait probablement comme une gamine un peu trop butée, toujours impatiente, incapable de suivre les ordres, une fille en détresse. Il se trompait, elle n'avait pas besoin de protection. Elle ancra son regard émeraude dans celui plus sombre du commissaire. « Tu m'expliques ce qui s'est passé ? On pourra toujours débattre plus tard de l'égalité homme/femme. » Elle haussa un sourcil, un sourire amusé étira ses lèvres. C'était un débat qu'ils avaient souvent et qui ne prenait jamais fin. Theodore aurait eu plus de respect pour un collègue masculin, si c'est lui qui avait été appelé, ça ne faisait aucun doute. Elle résista à l'envie de lui poser des questions qui le concernaient, lui, directement et poussa légèrement Rottenford avec le revers de sa main pour s'avancer dans la rue, le détaillant rapidement du regard. Quelque chose clochait, dans sa posture ou son attitude, Maura n'aurait pas su dire. Les deux, peut-être. Elle fronça légèrement les sourcils, croisant ses bras sous sa poitrine. « Qu'est-ce que tu as ? »
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# Re: until we get there + maura
message posté Lun 2 Jan - 10:21 par Theodore A. Rottenford

whether 'tis nobler in the mind to suffer the slings and arrows of outrageous fortune or to take arms against a sea of troubles. and by opposing end them. to die, to sleep-- no more--and by a sleep to say we end the heartache, and the thousand natural shocks that flesh is heir to. La foudre transperçait les façades de Kilburn. Je me redressais dans un mouvement impulsif, le regard noyé dans les ombres qui ondulaient dans la rue. L’agitation s’estompait lentement – et je me tenais au milieu de la foule, le poignet brûlant sur le canon. Mon sourire se déchirait dans la nuit. On fuyait mon expression. On connaissait l’empreinte de mon nom. Les arabesques du trèfle rongeaient mon épaule afin d’épandre la magie de l’Irlande dans mes veines. Je voulais rugir pour anéantir le silence. Je voulais brandir mon arme et annihiler les clans rebelles. Les hommes à terre étaient tous perdus sur les craquelures du sol. Les corps s’affaissaient pour céder le passage. Ma bouche se transformait en bec royal. La peur avait disparu – nous étions uniques dans le pécher. Je me laissais bercer par les symphoniques de l’église. Le sang du prêtre m’avait lavé de tous les tords. Le message était clair. L’IRA n’avait pas sa place dans mon territoire. Et je ne connaissais pas les restrictions ou le compromis. Je refusais de plier le genou car mon règne était celui des obtus. Mon corps racontait l’histoire de la mafia. Les cicatrices étaient les louanges que j’adressais au fantôme de Jamie. La double identité était un fardeau, mais je m’imprégnais de chaque morceau de cette personnalité. Tantôt taciturne. Tantôt bestial. Je n’avais plus de limites. J’entendais les bourrasques du vent et les sifflements stridents des sirènes. Mon oreille bourdonnait douloureusement, mais je m’étais habitué à la surdité. Mon esprit était fermé aux dialogues incertains. Je récitais les versets de la bible en longeant l’allée. Mes jambes claudiquaient sur les trottoirs humides. L’odeur de l’asphalte conjurait le sort – l’ordre s’établissait avec l’arrivée des renforts. Je me moquais de la police, de son incapacité à déjouer les plans de la mafia. Jouer dans les règles, c’était perdre à l’avance. Je plissai les yeux en posant les mains sur le capot de la voiture. La petite Belshaw me défiait encore. Son visage s’illuminait sous les ondoiements de la lune. Mais ce n’était qu’une enfant. A Belfast, elle n’était qu’une roche mousseuse perdue dans la vallée. Les vraies femmes étaient des monstres. Le reste, s’agglutinait dans les bars de joie pour écarter les jambes en échange d’un sac d’or. Ma mère m’avait appris à mépriser les autres. Elle jugeait mes manquements et mon addiction aux fleurs du mal. Je haussais les épaules en furetant l’espace. La voix de ma collègue grinçait dans ma tête. Elle m’ennuyait déjà. Je me penchais gracieusement vers son menton, déposant mon pouce sur sa chevelure flamboyante. «Je ne suis pas aveugle. Tu es jolie.» Grommelai-je en la calant contre la portière. Elle devait partir – sa présence n’était pas nécessaire en ces lieux. L’enquête était close. Mon témoignage serait poignant, succinct et touchant. La guerre des gangs avait éclaté dans le quartier des celtes. Nous étions arrivés trop tard pour sauver le père Goriot. «Je n’ai rien à t’expliquer. On a un cadavre. Le légiste ne va pas tarder. Je ne détiens pas la science infuse.» Je me moquais de l’égalité entre les sexes. Ce n’était pas ses courbes qui la marginalisaient, mais le fait qu’elle existe ici. Je fronçais les sourcils en me détachant de la carrosserie. «Tu peux m’appeler, monsieur tu sais.» Déclarai-je avec flegme avant de tendre ma cuisse ankylosée. La blessure était devenue vive après mon retour en ville. J’avais repris l’exercice sans me soucier des recommandations médicales, car j’avais besoin de me dépenser dans l’effort physique. Puis il y avait Babi. Son comportement m’excédait – je la surveillais dans le secret car elle était trop stupide pour respecter mon opinion. Je soupirais en agitant le talon. «Je me suis pris une balle. C’était sympa.» Je mis les mains dans les poches, puis je me dirigeais vers le point de rencontre. Mes yeux sondaient l’horizon à la recherche d’un éclat lumineux. L’ambulance avait du retard. Je grimaçaç en sortant mon téléphone.
On ne faisait pas attendre un commisaire.
Surtout lorsque ce dernier était, une taupe.
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# Re: until we get there + maura
message posté Dim 12 Fév - 10:23 par Maura Belshaw
« Je ne suis pas aveugle. Tu es jolie. » Le quartier irlandais était différent du reste de Londres, à l'image de Chinatown c'était un endroit tout aussi fascinant, hors du temps, où elle ne mettait jamais les pieds, bien qu'on lui en ait souvent parlé. Sous la pluie, les pelouses verdoyantes des maisons contrastaient avec le bitume de la route.  Son dos heurta avec douceur la portière de la voiture mouillée par la pluie. Elle frissonna lorsque quelques gouttes glissèrent le long de son cou jusque sous sa veste, au contact, aussi, de la main de Theodore sur la pointe de ses mèches blondes. Leur proximité était étonnante, elle pouvait presque sentir son souffle chaud contre la peau de son cou, de son menton. La confusion se mêlait à l'agacement. Rottenford prenait des libertés. « Arrête de grogner, j'allais te dire merci. » Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres en le voyant aussi sérieux. Elle n'avait jamais été réellement douée pour flirter, son travail occupait trop de place pour les relations. C'était voulu, elle avait choisi ce célibat, cette distance qu'elle imposait aux hommes. Lya lui aurait sûrement fait la morale de le remercier après un compliment et s'arrêter à ça. Son regard glissa vers la rue qui se remplissait, petit à petit, d'une foule de curieux, peut-être impatients de découvrir qui était mort, comment, où. Son front se plissa alors qu'ils s'agglutinaient tous devant le périmètre de la scène de crime, délimité par les autres policiers. « Je n’ai rien à t’expliquer. On a un cadavre. Le légiste ne va pas tarder. Je ne détiens pas la science infuse. » C'était une chose qu'elle savait depuis longtemps, mais elle n'était pas certaine que Theodore Grumpy Rottenford apprécie cette remarque. Elle releva les épaules, poussant le commissaire pour qu'il la laisse enfin passer. Cette proximité devenait inappropriée. Maura ne comprenait peut-être pas toujours tout, mais elle savait qu'il n'existait pas de hasard avec Rottenford, il y veillait. Son absence de blessure était étonnante, elle était curieuse de connaître son explication, comment il avait pu sortir vivant d'une fusillade, sans renfort, sans allié, sans personne. « Tu peux m’appeler, monsieur tu sais. » Elle arqua un sourcil, en s'éloignant de Theodore. Ses doigts s'enroulèrent autour d'une mèche qui lui tombait devant les yeux, la pluie n'aidait pas à voir distinctement les choses. « Et tu peux m'appeler Chef, tu sais. J'aime bien. » souffla-t-elle. Son ton se voulait amusé, alors que lui s'apprêtait à grogner, encore, probablement. Il était peut-être son supérieur, il la laissait, en général, faire tout ce qu'elle voulait. Il n'avait exercé, jusqu'à aujourd'hui, aucune autorité sur Maura, comme si il avait compris que c'était une perte de temps, qu'elle lui tiendrait tête. Elle posa un regard curieux sur sa jambe blessée, par une balle disait-il, son vêtement l'empêchait de voir la blessure, mais elle devinait la douleur, la courbure étrange que sa jambe prenait. Elle se demandait ce qui avait pu lui arriver, sur quelle mission il avait été envoyé pour se retrouver blessé. Il s'avançait vers la foule, là où les policiers s'étaient regroupés aussi. Sans réfléchir, elle posa une main sur le bras de Rottenford pour l'arrêter. Elle ne voulait pas que les autres entendent ses questions. Ça ne concernait que Theodore. « Tu étais où quand le prêtre est mort ? » Elle espérait obtenir une réponse, mais elle savait aussi qu'il ne la lui livrerait pas aussi facilement. Elle ne l'avait jamais vu faire copain-copain avec les autres policiers, il ne partait jamais avec eux au bar du coin pour un dernier verre après le boulot, alors, balancer des aveux à elle, Maura, la simple flic, elle n'y croyait pas. Une autre question surgit au milieu de ses pensées. Elle en avait des tas, des dizaines qui envahissait son esprit, qui se mêlaient au bruit de couloir qu'elle avait un jour entendu au poste de police. « Je suis étonnée. Toi, tout seul, tu as réussi à stopper une fusillade. Si on oublie ta blessure à la jambe, qui date pas d'aujourd'hui c'est évident, t'as aucune égratignure. » Sa veste, humide, lui collait au corps comme une seconde peau. La sensation était désagréable, mais elle n'y prêtait plus attention. Elle papillonna des paupières, gênée par la pluie. « Comment tu as fait ? »
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# Re: until we get there + maura
message posté Lun 20 Mar - 19:38 par Theodore A. Rottenford

whether 'tis nobler in the mind to suffer the slings and arrows of outrageous fortune or to take arms against a sea of troubles. and by opposing end them. to die, to sleep-- no more--and by a sleep to say we end the heartache, and the thousand natural shocks that flesh is heir to. Le rythme celtique avait envahi la ville. Je tendis les bras dans l’obscurité, le coeur écorché par les balancements religieux de la cloche. L’église suffoquait dans les brumes éparses du quartier. Le police entourait le périmètre – et je me tenais dans la stature vespérale de la nuit, esquissant des cercles sur le bitume glacé afin de disperser la poussière. Maura n’avait pas de preuves. Les silhouettes de la brigade ondulaient dans le ciel, bien loin de mes crimes et de mes erreurs. On ne lui avait pas encore passé le mot mais Killburn était une extension de l’Irlande du Nord. Les bâtisses grisonnantes et les marches de l’avenue ne répondaient pas aux absurdités de la loi anglaise. Ici, on tuait nos amants. On poignardait le voisin et sa femme. Tout était représailles. Et tout était famille. Je me penchai langoureusement vers son profil. Elle avait le corps filiforme, une dégaine abrupte. Ses prunelles sublimaient l’espace, comme une étoile qui s’écrasait sur la voie lactée. Je souris en approuvant ses mouvements. Elle était libre de vagabonder dans mon territoire. Elle était aussi libre d’y rester pour toujours. Je crispai les poings dans les poches de mon pantalon, résistant à l’impulsion meurtrière. Je pouvais justifier la disparition du prêtre. Le mettre sur le dos d’une jeune recrue blonde et téméraire. Mais c’était m’ôter toute la gloire de sa mort. J’étais une égoïste dans le clan. J’aimais les victoires. J’étreignais mes échecs jusqu’à les couvrir de sang. Je fixais son dos, appuyé sur la surface humide de la portière. Elle s’éloignait de mon étreinte, de la couverture ensanglantée. «Ne soit pas stupide. Je n’attends pas que tu me remercies.» Je me détournai afin lui céder le passage. Sa démarche s’amenuisait sous les lueurs des lampadaires. Je ne prenais pas de libertés – je les possédais. Ses remarques étaient ennuyeuses. Elle n’avait ni le grade, ni la convenance, nécessaires pour m’interroger au sujet de mon intervention. Ma jambe était presque paralysée par le froid. La blessure s’était estompée. Je tolérais la douleur et les pressions du bandage sur mon muscle. La vérité, j’avais initié la fusillade avec dix hommes. Puis je les avais congédié après avoir mené ma vendetta contre le messager de l’armée républicaine irlandaise. Le respect se gagnait par la force. Je levai les bras en m’imposant aux côtés de Maura. L’appeler Chef, était-ce de l’humour australien ? Italien ? Cette simple origine lui valait tout mon mépris. Je contemplais les fluctuations des gyrophares dans l’allée. «Je porte des capotes extra-larges. Ça explique mes talents.» Grinçai-je en lui interdisant de faire un pas de plus. La scène du crime était fermée jusqu’à l’arrivée du légiste. Bien sûr, il y avait aucune preuve visuelle de mon implication dans l’affaire. Le médecin était un enfant de la lutte – il pouvait modifier le calibre de la balle et sa provenance sur le rapport d’autopsie. Je souris en lui adressant un regard narquois. La pluie tombait drue sur son visage. Elle collait sur ses cheveux nuageux afin de leur donner cet éclat terne et poussiéreux. Je me renfrognai en posant ma main sur son épaule, la contraignant à se tourner vers son véhicule de patrouille. «Tu as mieux à faire ailleurs, Belshaw. Tu devrais m’écouter à moins que tu préfères te retrouver à contrôler la circulation sur Oxford Street. J’ai entendu dire qu’ils avaient ouvert un Drunken donut pas loin du rond-point. » Je l’accompagnais jusqu’au siège avant. Je refusais qu’elle interfère avec mes enquêtes. La mafia avait ses rancunes. Elles étaient bien tenaces.

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message posté Dim 16 Avr - 22:18 par Maura Belshaw
Ses muscles étaient engourdis par l'adrénaline, ses sens s'éveillaient comme un animal en chasse. Il y avait quelque chose chez Theodore. Dans sa façon de se tenir peut-être, de parler ou même de regarder le monde qui l'entourait, qui le rendait majestueux. Il imposait naturellement le respect ou un profond agacement et Maura, qu'elle le veuille ou non, n'échappait pas réellement à son aura. Il cultivait son ambition, il la poussait, tous les jours, à se surpasser, à faire mieux, à faire plus. Elle n'était jamais prête à baisser les armes. Elle fixa son regard olive sur les traits imperturbables de Rottenford. Elle ne craignait pas les confrontations avec ses supérieurs, elle n'avait pas peur que Theodore la réduise à gérer le stationnement dans les grandes rues de Londres. Elle craignait seulement qu'on l'éloigne de Hal ou qu'il lui arrive un jour quelque chose par sa faute, à trop jouer avec l'interdit. Il n'était pas juste son binôme, il était beaucoup plus que ça et elle n'aimait pas l'idée que Theodore, ou d'autres, aient le pouvoir de les séparer. Mais jusqu'à maintenant, les rares fois où ils avaient été séparés l'un de l'autre, ils s'étaient retrouvés tout aussi vite. Elle releva enfin ses yeux sur Rottenford, replaçant sa plaque accrochée à sa ceinture qui ne cessait de se coincer dans son uniforme. Elle n'avait pas peur de lui, elle n'était pas terrifiée comme elle aurait dû l'être. Il la troublait, par sa taille imposante et son autorité presque insolente. Il épiait toujours ses gestes et lui interdisait de passer sur la scène de crime. « Je porte des capotes extra-larges. Ça explique mes talents. » Son rire s'échappa de ses lèvres. Son regard tomba, presque naturellement, jusqu'au pantalon de Theodore. Elle sourit, en silence, se retenant bien de faire un commentaire parfaitement déplacé. Elle n'était pas certaine qu'il ait de l'humour, ce type, il paraissait trop coincé. « Cool. Moi j'ai une poitrine magique. Je sens que notre duo a du potentiel. » souffla-t-elle avec humour. « C'est quoi votre souci les hommes avec votre pénis ? On va pas vous applaudir parce qu'il est grand. » Elle remua des épaules lorsqu'il posa une main sur son corps pour se défaire de sa prise et elle cligna des paupières, aveuglée par la pluie. Il l'emprisonnait dans la force de sa main et ce regard autoritaire mais il ne saisissait pas l'ampleur de son besoin, de sa quête constante d'adrénaline. Il n'obtiendrait rien par la force, elle n'était qu'un électron libre, elle était trop têtue, Maura. Il l'obligea à se diriger vers la voiture mais elle se retourna brusquement dans son étreinte pour caler ses deux mains sur ses hanches. L'odeur du bitume trempé par la pluie chatouilla ses narines, l'averse était plus forte, plus violente. Elle était presque certaine de tomber malade ou d'attraper un violent rhume dans les prochains jours. Et subitement, son cœur cogna avec violence dans sa poitrine. Drunken Donut. Le hasard n'existait pas à ses yeux, Theodore connaissait, sans aucun doute, ses habitudes. Hal. « C'est une menace ? Drunken Donut, quel est le rapport ? » Elle aurait aimé qu'il se taise, qu'il parte rejoindre les autres policiers. Elle frissonna dans ses vêtements humides tandis que son instinct lui soufflait de s'éloigner du commissaire. « On m'a demandé de venir pour enquêter. Alors j'enquête. J'irai dans l'église, avec ou sans vous. Ça serait mieux avec vous, je l'ai dit, je sens qu'on va former une bonne équipe. » Pour bien se moquer, elle lui donne un petit coup avec son poing contre son épaule avant de faire un pas en direction de la scène de crime.
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# Re: until we get there + maura
message posté Mar 18 Avr - 22:05 par Theodore A. Rottenford

whether 'tis nobler in the mind to suffer the slings and arrows of outrageous fortune or to take arms against a sea of troubles. and by opposing end them. to die, to sleep-- no more--and by a sleep to say we end the heartache, and the thousand natural shocks that flesh is heir to. Je suspendis mes mouvements dans la pénombre. Les nuages enveloppaient la rue, drapant nos silhouettes et l’expression glacée qui tailladait mon visage. Maura Belshaw était intrépide. Elle s’élançait dans les eaux troubles qui dormaient dans les bas fonds du quartier irlandais. Et je devais l’arrêter. Je devais sceller les mots dans sa bouche afin qu’elle se laisse porter par mes silences. Je claquais la langue en me penchant vers son profil. Elle semblait si fragile - si remplaçable. Dans n’importe quelle position. Je la regardais avec application, grommelant des bribes gaéliques face aux éclats sépulcrales de la nuit. Ma stature s’imposait dans ses yeux. Elle s’enfonçait dans ses prunelles colorées, prête à faire tomber un voile de noirceur dans son âme. Je n’aimais pas les femmes. Je n’aimais pas les gens. Mes mains se crispaient en effleurant la bord de sa voiture de service. Le gyrophares n’était pas allumés. Encore heureux, il lui en fallait si peu pour devenir un cliché aberrant des forces de l’ordre anglaises. Je laissais son rire fuser dans le vent. Je laissais les sonorités rauques s’épandre sur mon esprit. Mes muscles se dressaient, voulant bondir sur les ombres noctambules qui dérapaient sur les marches de l’église. Le corps du prêtre pourrissait entre les cierges. Parce que j’en avais décidé ainsi. Parce que le message de l’IRA était clair et que le mien était ensanglanté. Mon souffle s’émancipait au fond de ma gorge. J’ignorais l’insolence de Maura et son regard, furetant entre les plis de mon pantalon. Si elle désirait mesurer la longueur de ma verge, il y avait des miens bien plus exaltant à explorer. Mais elle n’avait pas l’étoffe pour me canaliser. «Je sais que vous aimez les donuts, dans l’étage du bas.» Celui des idiots. Des laissés pour compte. Des enquêtes banales. Vols à l’étalage. Course poursuite. PV de circulation. Je sentais son points sur mon épaule. Je me tournai afin de happer son poignet. Ma paume étranglais la manche de son uniforme. Je la fixais avec mépris. Elle devait s’inquiéter, je sentais son coeur au bout de ses veines. Je sentais son coeur entre les batifolages de ses paupières brillantes. Je ne jouais pas. Et Maura ne comprenait pas. Les preuves n’avaient aucune importance. Seules les vérités comptaient. N’importe quelles vérités. Celles que je dictais et que les autres officiers inscrivaient dans les rapports. Je l’attirai au milieu de la rue. «Je t’emmènerais. Ma super coéquipière. Je pense que Manning devra dormir sans doudou ce soir.» Sifflai-je en marchant vers les grilles métalliques. La pénombre glissait sur les grands vitraux. Je souris en lâchant sa prise. La scène de crime était parfaitement rangée - chaque détail était apposé sur les murs maculés de sang. Le cadavre gisait au milieu des textes éparpillés. J’esquissai une mouvement religieux, dessinant les bord d’une croix majestueuses sur ma poitrine. «Amen. » Marmonnai-je en m’accoudant au banc. J’attendais qu’elle commence ses investigation. Je me laissais prendre à ses jeux afin de la brûler dans les flammes de son arrogance. «Tu n’interroges pas la victime? Tes tétons se sont dressés. Je crois qu’ils ont une question.» Sifflai-je en joignant les mains sur l’accoudoir en bois.
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# Re: until we get there + maura
message posté Jeu 20 Avr - 9:25 par Maura Belshaw
Elle n'était plus rien. Un déchet encombrant son passage. Une poupée de chiffon sans sa jolie robe à fleurs. Il détenait sa vie dans le creux de ses doigts rigides et froids. Il suffisait d'un seul coup bien maîtrisé pour que Theodore lui brise le poignet, ses gestes étaient lents, secs, déterminés, alors qu'elle serrait les dents pour retenir une plainte. Un long râle douloureux bloqué là dans sa gorge, avec son cœur qui se soulevait dans le creux de ses veines, prête à le vomir. Il ne cherchait même pas de se montrer doux, ni la peine d'envelopper sa voix de compassion. Il clamait sa supériorité et elle balaya ses paroles d'un geste de la main, à peine impressionnée. Il était amusant de voir que Maura réussissait à l'agacer aussi facilement, comme si le toucher était profondément interdit. Theodore était prévisible dans un sens. Il aimait son pouvoir, détenir le monde au creux de ses mains, insuffler la peur et sans doute restait-il le roi en maintenant les gens dans cette même terreur. « Je t’emmènerais. Ma super coéquipière. Je pense que Manning devra dormir sans doudou ce soir. » A la mention de Hal, son rythme cardiaque s'accélère, comme happer par une vague de sentiments incontrôlable. Elle donnait parfois l'illusion d'une indifférence totale à son égard, pour ne pas donner plus de raisons aux gens de l'interroger sur son coéquipier, mais Hal était toujours là, dans un recoin bien claire de son esprit et dans son cœur. « Ne parle pas de lui. » Sa voix habituellement douce, un brin mélodieuse, devint glaciale. Elle tente de prendre un air détaché mais au fond, elle n'en menait pas large. Elle ignorait de quoi Rottenford était capable et elle n'avait aucune envie de le savoir. Se laissant entraîner vers la scène de crime sous les regards des autres policiers, elle eut l'impression que l'église était à des kilomètres et pourtant il leur fallut à peine faire quelques pas pour atteindre les grilles. Il relâcha sa prise et elle attrapa de ses doigts, son poignet douloureux pour le ramener contre son ventre, sous sa poitrine. Sa peau était brûlante, là où Theodore l'avait touché. Elle n'eut aucun courage de baisser les yeux pour y voir les tracés violets qu'il avait laissé là. Elle se redressa pour s'avancer dans l'église, Maura, un frisson parcouru son cou, glissant le long de son dos, lorsque Theodore reprit la parole. Sa voix semblait provenir d'un autre monde. Elle s'était stoppée à côté de son banc, elle était surprise qu'il prenne le temps de prier, il n'avait pas le style d'un homme très croyant. Le corps du prêtre se dessinait au loin, entre les éclats de sang sur les murs, sur le sol. Elle n'avait pas le cœur à rire, elle eut du mal à savoir comment Rottenford en était capable. « J'en connais un qui ne s'est pas redressé par contre. Le talent a ses limites. T'inquiète pas, je vais m'occuper de l'affaire. » souffla-t-elle, tapotant délibérément une nouvelle fois sur l'épaule de Theodore avant de s'élancer vers le centre de l'église. Ses pas étaient doux, respectueux. Du regard, elle cherchait un endroit stratégique, le lieu idéal pour attaquer sans être vu, là où le commissaire se serait tenu pour sauver sa propre vie. L'odeur métallique du sang encombrait sa gorge. L'homme avait été abattu froidement, pas avec une balle perdue, le geste était prémédité. Point finale. « Tu n'as pas répondu à ma question. Tu étais où lorsque s'est arrivé ? Personne n'a essayé de s'en prendre à toi ? » A genoux près du corps, elle se releva pour croiser le regard sombre de Theodore. Elle se battait contre mille questions, contre son instinct qui lui soufflait tout un tas de folles explications et de théories. « Je doute que ton pénis soit la seule raison de ton succès. Est-ce que... » Il la noyait dans la terreur de son regard, mais elle reprit un grand souffle d'air pour remplir ses poumons. « Qui t'a aidé ? »
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# Re: until we get there + maura
message posté Ven 21 Avr - 20:34 par Theodore A. Rottenford

whether 'tis nobler in the mind to suffer the slings and arrows of outrageous fortune or to take arms against a sea of troubles. and by opposing end them. to die, to sleep-- no more--and by a sleep to say we end the heartache, and the thousand natural shocks that flesh is heir to. Pourquoi fallait-il trouver un meurtrier ? Parce que l’acte était choquant, indécent ? Je souris en pressant le pas sur le goudron. Mes semelles tremblaient au contact de la surface humide. Je voulais émanciper la colère et hausser le ton. Je voulais abandonner la bienséance et lui montrer mon vrai visage. Mais Belshaw n’était rien - Belshaw était insignifiante. Je la toisais avec mépris, longeant la distance ridicule qu’elle imposait entre nos corps depuis la mention de son coéquipier. Je me fichais de leurs relations. Je me fichais de ses faiblesses et de sa passion irraisonnable. Ma poitrine se dressait. Mon souffle se brûlait sur coin de sa bouche. Je tenais son destin entre mes mains. Je pouvais briser une carrière. Mais elle ne comprenait pas l’étendue de ma folie ni celle de mes charmes. Ne parle pas de lui. Je la toisais en silence. Les parois de l’église semblaient frémir sous le vents. Nos silhouettes se dessinaient sur les vitraux colorés. Maura inspectait la scène de crime. Elle cherchait les détails que j’avais effacé. Parce que je connaissais les procédures d’investigation. Je connaissais les réflexes policiers et ceux du tueur. Elle s’accroupit sur le cadavre glacé. Elle enchaînait ses hypothèses sans que je ne lui prête attention. Mes yeux étaient rivés sur la croix qui sublimait l’espace. J’adressais une prière muette en secouant les pans de ma chemise. Elle touchait encore mon épaule. D’un geste adroit, j’agrippai son poignet afin de le serrer entre mes griffes. La pénombre se reflétait sur mon expression. Je refusais qu’elle me touche - c’était de l’abus, car nous avions statuts et nos différences. «Petite, tu n’as pas mis tes gants.» Sifflai-je en lâchant sa prise. Je m’avançais dans l’allée illuminée par les derniers cierges. Ses questions demeuraient sans réponse. Je n’avais pas à justifier ma présence dans un quartier qui appartenait à mes ancêtres. J’étais l’irlandais.Personne n’a essayé de s’en prendre à toi? Je lui adressai un rictus. «Oui. Toi. Deux fois. La prochaine fois que tu tapotes mon épaule, je porte plainte pour tentative de viol.» J’arquai un sourcil. Je posais les coudes sur le parloir. Mais je n’avais pas de confession pour elle. «Dieu m’a aidé. Dieu nous aide tous. Qu’est-ce que tu insinues Maura? Shhh … Réfléchis. Ne dis pas de choses qui contrarient.» Je me tournais vers la porte. J’étais prêt à envoyer mes hommes à ses trousses, à lui imposer un repos forcé pendant quelques semaines - pour lui éclaircir les idées. Pour lui permettre de s’inscrire dans une activité adaptée à son QI. Comme la poterie. Ou le dessin sur soie.
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# Re: until we get there + maura
message posté Sam 22 Avr - 0:24 par Maura Belshaw
Réfléchir. Elle avait l'impression de ne faire que ça lorsqu'elle se tenait près de Theodore, comme si, derrière son sourire narquois, il se moquait de la voir faire continuellement fausse route. Ses pensées inventaient des théories et des complots fous, son esprit pensait trop vite, il prenait des chemins étranges, trop rapidement, comme pour l'éloigner toujours un peu plus de la vérité. Sa tête était pleine de questions, elle se sentait mal à l'aise en présence de Rottenford et la présence d'un cadavre derrière son dos ne l'aidait plus à réellement penser correctement. Tout se confondait. La réalité et l'imaginaire. L'obscurité de l'église apportait une nouvelle dimension à leur échange. Theodore était plus effrayant à la lueur des cierges allumés tout autour d'eux. Elle traversa l'église, d'un pas lent et déterminé, pour revenir près du commissaire. Elle voulait comprendre, elle avait besoin de réponses pour rendre le monde un peu meilleur. Il ne l'aidait pas. Il obtenait le respect par la peur, sûrement pas par ses exploits. Elle l'observa prier mais l'air était sali par l'odeur de la mort. Petite. Elle serra la mâchoire, releva les yeux sur le profil de Theodore. Son boss, le dos droit, les mains jointes, le regard aiguisé, comme si il était prêt à se jeter à sa gorge ou à faire bien pire. Elle croisa les bras, ses doigts se courbèrent autour de sa peau encore humide. Réfléchis Maura, réfléchis. Son regard croisa rapidement celui de Theodore, elle recula d'un pas et fronça les sourcils. Son poignet gardait la chaleur et l'empreinte de ses doigts contre sa peau. Son cœur tambourinait contre ses tempes, prêt à exploser hors de sa poitrine. Sa voix, glaciale et autoritaire, heurta ses oreilles. Elle refusait qu'il comprenne à quel point ses réactions l'effrayaient. « Agression physique, ma plainte est plus crédible, regarde. Tu penses qu'ils vont croire ton histoire ou la mienne ? » souffla-t-elle, désignant son poignet dont les doigts de Theodore y avaient laissé des traces violacés. Il était fou, mais elle bluffait. Réfléchis Maura, réfléchis. Elle ferma les yeux, une seconde, peut-être deux ou trois, réfléchissant à ses théories sans parvenir à y mettre beaucoup de conviction. Ça paraissait jamais crédible. Lentement elle releva le regard vers l'endroit où se tenait Theodore. Les questions étaient simples, elle ne comprenait pas bien ce qui l'empêchait de lui en donner les réponses. Maura ouvrit la bouche, les lèvres sèches, la langue pâteuse dû au manque de salive, prête à sortir sa première théorie mais elle se ravisa. « Pourquoi tu refuses de répondre ? On est supposé être une équipe mais là, t'es vraiment un partenaire en carton. T'as quelque chose à me cacher ? » Elle l'avait contrarié, elle pensa avoir touché un point sensible sans vraiment y croire parce que Maura ne voyait pas bien ce qu'il pouvait avoir à cacher. Elle esquissa un semblant de sourire, préparant avec soin les prochains mots qui s'échapperaient de ses lèvres. « J'insinue rien. Ou peut-être que si. Peut-être que quelqu'un t'a aidé mais tu refuses de dire son nom. Je me demande seulement pourquoi. T'as juré de ne rien dire, une connerie de ce genre ? »
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