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despair, hangover and extasy + romy

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# despair, hangover and extasy + romy
message posté Mar 13 Déc - 6:57 par Vince D. Stafford

two roads diverged in a yellow wood. sorry i could not travel both and be one traveler, long i stood and looked down one as far as i could to where it bent in the undergrowth. C’était le bûcher des vanités. Mes pieds retournaient vers la vallée de l’enfance. La cavée était vide. Le silence se dessinait sur les crêtes des hêtres. L’écorce argentée se transformait en jais. Je me tortillais dans le noir avant de laisser échapper un soupire. J’avais peur de la nuit. Les créatures du Grimlin rampaient sous les sommiers du lit. Je les regardais d’en bas, l’esprit embaumé par les vapeurs de l’éther. Mon visage était faible et grisonnant. J’avais perdu mes couleurs et le sens des réalités. Le soleil était le seul à garder la lumière. Toutes ces années à croire que le tournesol courrait dans la prairie. Toutes ces années à penser qu’il se courbait pour moi. Mais je n’étais qu’une ombre qui traversait la voûte celeste. Ne valait-il pas mieux de vivre comme une plante ? Sans realisation. Sans pensée. Le corps gisant dans un champ de sauterelles vertes. Je ne voulais plus ressentir l’angoisse effrayante qui affleurait dans les mots. Je ne voulais plus de ces confessions stupides. Pourtant, Romy manquait. Elle me pardonnait à son insu car notre histoire était inachevée. Je plissais les yeux en fricotionnant le papier entre mes doigts. L’écrin en plastique se courbait sous la pression de mes ongles, puis il retrouvait sa forme originelle. Je me maintenais en équilibre sur le balcon. Mamma avait preparé le festin de Noel. Mais je n’avais pas faim. Mon ventre était gavé par la douleur – par la frustration de l’impatiente. La nuit dernière, je m’étais reveille en pleurs. Le feu se consumait dans mes reins. L’érection ne se composait avec rien. Car il était impossible de remplir le vide. Romy s’était transformée en pâquerette. Ses pétales blancs s’étendaient pour le ciel, exhalant le parfum de ses vertus dans un horizon étranger. Je me réveillais au souvenir de ses caresses, l’expression figée dans la vision du dernier papillon qui s’était déployé dans le jardin. Je tendis les bras avec émerveillement vers le plafond. Mes muscles étaient engourdis sous l’effet de la drogue. J’observais la figure pâle qui se reflétait sur le miroir. Les cheveux de cuivre se débattaient dans le vent comme des ailes rouillées. C’était moche, l’addiction. Je me redressais avec maladresse. Mes pieds laissaient leur marque dans le sol. Ils se tenaient sur les tapis luisants avant de s’égarer dans les tresses persanes. Je refusais de lier les formules aux formules. Être père, c’était jouer un rôle. Porter le masque. Je fermais les yeux en aspirant les poisons de l’herbe. La silhouette de Romy s’amenuisait entre mes cils. Comme je l’imaginais. Comme je la rêvais. Les lèvres étaient gercées par l’illusion de nos baisers. Je souris en l’invitant à me rejoindre autour de la table. Les sachets de coke marquaient une traînée d’étoiles sur le bois. Je saignais du nez – mais peu importait l’irritation autour de mes narines, je continuais de respirer la liberté. Mon souffle se perdait dans la proximité. Dans cette familiarité que j’avais à toucher sa main. Notre amour n’avait pas rang. Il naissait avec le rush puis il s’estompait pour laisser place à la prochaine dose. Je m’accrochais aux pans de sa robe afin de l’emprisonner dans mon cœur. Elle ne pouvait plus fuir à cause des autres. De Jenny. Ou de sa grossesse. «Je savais que tu viendrais. Rom faut qu’on parle.» Ma voix était enraillée par l’enchantement des idiots. Je secouais les épaules en l’entraînant sur mes genoux. Les courbes raboteuses s’alignaient sous mon regard. Tout semblait si facile. Je tremblais en lui adressant un sourire. Mes lèvres se posaient fiévreusement sur sa joue. «Epouse-moi dans vingt ans. On a pas l’envie maintenant.» Murmurai-je en lui offrant mon cadeau. Mon humeur était instable – la bague se tordait sous mes mouvements. De la daube à quinze livres ! Heureusement que je l’avais chourré dans le distributeur du centre commercial. Ça m’aurait contrarié de payer pour de la mauvaise qualité. «Restes c’soir. Jt’en prie.» Haletai-je en faisant glissant le col de son manteau, dévoilant la pointe de sa clavicule saillante. Sans répondre, sans ponctuer mes gestes, je me penchais vers sa peau afin de m’imprégner de ses caresses. Elle pouvait m’appartenir. Elle pouvait m’aider à supporter cette épreuve. Le téléphone vibrait mais j’avais oublié de ressentir ses oscillations dans ma poche. «J’ai fais semblant avec Evie pour m’venger. T’sais que j’aime le cul. Mais j’aime ton cul encore plus. Ça m’rend malade. » Je ne voulais pas ressembler aux amoureux. Devenir un couple ennuyeux. On était différents. On se moquait des p’tits vieux qui se baladaient au bord de la Serpentine. On écrivait des chansons en cantonnant au nom de l’ecstasy, des gueules bois et des migraines à l’infini. Je la fixais avec étrangeté – je l’embrassais en marmonnant des paroles intelligibles. Je planais avec lucidité. Le voile tombait sur mes paupières. Mais je gardais la maîtrise de mes sentiments. «J’peux enlever ton manteau? » Murmurai-je en me pressant contre son bassin. «Et ta culotte ?» Mes parents s’agitaient dans la cuisine. La maison était parée de guirlandes et de décorations brillantes. Les meubles s’étaient habillés de blanc afin d’accueillir les branches majestueuses du sapin. Mais je ne voulais plus redescendre. Je me sentais vivant à l’étage. Je voltigeais au sommet des monts dénudés. Mon profil s'évanouissait dans les vapeurs de la montagne. Puis je m’affaissais avec douceur, rencontrant l’évidence. Je n’attendais plus. Le miracle, c’était lorsqu’on était ensemble.
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# Re: despair, hangover and extasy + romy
message posté Mar 13 Déc - 21:25 par Romy J. Teller

two roads diverged in a yellow wood. sorry i could not travel both and be one traveler, long i stood and looked down one as far as i could to where it bent in the undergrowth. L'hiver avait repris ses droits. Les pavés grisonnants des ruelles étaient recouverts d'un blanc immaculé. Les enfants jouaient dans les jardins à habiller des bonhommes de neiges en se bataillant de temps à autre. Je pris un instant pour profiter de la naïveté de l'instant. Nous aurions fait la même chose sous cette pluie de flocons. Les lumières du sapin clignotaient sous mes paupières, mais je ne les voyais pas. Parce qu'elles n'existaient pas. Elles n'avaient aucun sens sans lui. Tout ceci n'avait aucun sens. Ce n'était pas la fierté qui m'avait éloigné, mais la fatalité. C'est ce que nous étions. Fatal l'un pour l'autre. Le front appuyait contre le givre de la fenêtre, je repensais au visage de Jenny. A l'attitude de Vince. J'imaginais le visage édulcoré du bébé. De leur futur enfant. Le soleil avait brillé si fort qu'il m'avait aveuglé, brûlé . Et j'étais sortie sans crème solaire. Parce que j'avais choisis de l'aimer. J'avais choisis de penser qu'il était celui qui rendrait ses lettres de noblesses à mon sourire. Il l'avait fait. Un temps. L'espace de quelques secondes. Jusqu'à ce qu'elle ne débarque pour faire planer l'obscurité sur notre magnificence. Le tournesol avait courbé l'échine pour se faner sur d'autres horizons. Je ne voulais plus faire semblant. Aimer ça fait mal. Trop. Mais loin de Vince, mon cœur bataillait à retrouver une allure cohérente. Trop vite. Trop lent. Je voulais poser ma joue contre son épaule et respirer son odeur pour me calmer. Lasse, je soupirais en regardant le sapin sans conviction. Je n'aimais pas Noël. Je n'avais jamais aimé cette supercherie. Je me souvenais de ces longues soirées en trio, à espérer qu'une étoile se détache du ciel, brille plus que les autres. A espérer un signe de sa part. Avant, lorsqu'elle était là, le mois de décembre était une fête continuelle. Entre chocolats et petits sablés. Mousse et crèche. Cadeaux et neige. Mais aujourd'hui, ce n'était plus que des faux semblants. Mon attention se détournait vers l'assemblée. Mon père souriait en regardant Carole préparer le diner. Mon frère agitait ses bras dans le ciel pour communiquer. Mais je n'avais pas envie de l'entendre. Pas ce soir. «  J'ai oublié d'acheter du vin. Je vais y aller. Je connais un magasin qui doit être ouvert à cet heure-ci »  du vin, il y en avait. Ce n'était qu'un prétexte. Une excuse pour m'échapper de cette scénographie et rejoindre les bras du soleil lunaire. « Te déranges pas Sunny. Il y en a assez » Sunny. Sunflower. C'était le surnom que ma mère me donnait. Mon paternel avait retrouvé ses instincts d'autres fois, mais il était trop tard pour rattraper le temps perdu. Nous nous étions construit avec son ombre silencieuse. « Je préfère prendre une autre bouteille, puis j'ai oublié quelque chose à la maison. Je fais vite »  Un signe de main et je claquais la porte. Je souriais en courant dans les escaliers. Les palpitations aux creux des lèvres. Les flocons s'accrochaient aux fibres de mes vêtements, à mes cheveux, mais je m'en fichais bien. Je passais aux travers d'une bataille de neige sanguinaire, n'évitant pas la réponse adverse. Les enfants riaient. Je faisais de même. Parce que je savais, maintenant, ce que je voulais. Baby, all I want for christmas is you Les kilomètres défilaient, mais je connaissais les moindres tournants. Les moindres pierres qui menaient à la demeure des Stafford. Je me garais dans l'allée dans un créneau mal assuré, je regardais les lumières de décembre briller dans leur salon. Et j'en voyais toutes les lueurs. Enfin. Je frappais contre le bois massif pour annoncer ma venue en tournant la poignet. La porte était ouverte, comme à son habitude. L'habitacle était chaleureux. Les flammes éternelles crépitaient dans la cheminée, alors que les arômes d'une tarte aux pommes, la fameuse, s'amenuisaient dans mes narines. Tout à coup, les fêtes de fins d'année retrouver leurs saveurs. J'aimais cette famille, comme si c'était la mienne, parce qu'elle l'était. Les Stafford étaient ma famille. Bonsoir, c'était ouvert ... alors je suis rentrée soufflais-je en cherchant Vince des yeux. Le sourire de la mama s'étalait sur son visage. Ses traits respiraient la joie. Ses yeux pétillaient de bonheur. Parce qu'elle avait retrouvé son fils le temps des fêtes. Ses enfants. Sa famille et elle me donnait l'impression d'en faire partie en me serrant dans ses bras. Sa voix mielleuse m'invitait à rester dîner, puis elle me chuchotait au creux de l'oreille qu'il était à l'étage. Je pris tout de même le temps de la serrer dans mes bras en retour. De m'imprégner de l'odeur du chapon aux marrons. De l'odeur de l'amour. Puis je montais à l'étage. L'odeur de l'opiacée se dégageait des rainures et sans frapper, j'ouvris la porte pour voir sa silhouette chétive se dresser au milieu de la pièce dans un aura de fumée opaque. «Je savais que tu viendrais. Rom faut qu’on parle.»  avait-il senti mon changement d'humeur ? Ma détermination à le retrouver ? Ses bras se refermaient autour de ma taille dans un geste simple, mais si évident. sers-moi fort Vince, j'ai eu froid sans toi. les trémolos de sa voix se répercutaient contre mes os. Je n'avais pas le temps d'ouvrir la bouche que ses lèvres gercées par le froid se posaient contre la chaleur de mon épiderme. Mes mains s'entremêlaient dans ses cheveux en bataille pour lui tirer légèrement la tête. Parce que j'avais besoin de le voir, de mémoriser ses traits qui m'avaient tant manqué. C'était idiot. «Epouse-moi dans vingt ans. On a pas l’envie maintenant.»  mon attention se porta sur la sphère en plastique, je regardais la bague briller faussement sous les néons bleutés de sa lampe plasma. Le bout de son nez était froid et il venait me chatouiller. Je penchais la tête sur le côté, posant la longueur de mes bras sur ses épaules J'sais pas. J'te dirais ma réponse dans 20 ans  » mon coeur crépitait. Et tout à coup, le tournesol s'était redressé, déployant ses pétales avec largesse pour caresser son menton. «Restes c’soir. Jt’en prie.» je hochais la tête. Je me fichais des autres engagements. Je me fichais de la bouteille de vin et des promesses dans le vent. Ma famille s'était lui. «J’ai fais semblant avec Evie pour m’venger. T’sais que j’aime le cul. Mais j’aime ton cul encore plus. Ça m’rend malade. »  Vince n'était pas cohérent. Il ne me laissait pas le temps de respirer. Il m'étouffait. mais c'est pas grave, étouffe-moi plus fort. Je t'en prie Sa relation avec Evie n'était que mascarade. Ses aveux, des déclarations d'amour. « Est-ce que t'arrives à respirer. Parce que tu m'coupes le souffle. J'suis là. J'partirais pas. Arrêtes de parler si vite » murmurais-je en posant mon index contre ses lèvres. Mes doigts s'étalaient contre ses pommettes et durant un instant je fermais les yeux. Mon sourire sciait mes pommettes. J'en avais mal aux joues. Mais une question me brûlait les lèvres. Jenny. Le bébé. C'est pour du faux ? Dis moi que tu voulais m'rendre jalouse  « J'me disais aussi. J'ai pas fais des squats pour rien » tout ceci n'était que foutaise. Je ne voulais pas m'attarder sur des détails trop sombres. Ce soir les guirlandes éclairaient notre chemin. Celui que nous devions prendre depuis le début. « T'as réussi t'sais. A me rendre jalouse. J'ai prié pour qu'elle s'étouffe avec ses gâteaux. Pour que ses cheveux prennent feu et que son cul devienne aussi gros que l'Amérique  » je haussais une épaule, la jalousie est un vilain défaut, mais un jolie compliment. «J’peux enlever ton manteau? Et ta culotte ? » je levais les yeux au ciel en passant ma main dans sa frange «  Depuis quand tu demandes ? T'as déjà commencé à le faire ..  » d'un coup d'oeil je constatais mes clavicules découvertes, alors je secouais les épaules pour faire glisser mon manteau au sol. J'ai pas eu l'temps d'en mettre une  » murmurais-je dans le creux de son oreille, les dents contre celle-ci pour la tirer. Mais c'était ses lèvres que je voulais retrouver. Pas brusquement. Délicatement. Le creux de sa bouche était une source de chaleur. Un puits de promesses scintillantes. Je me fichais de notre allure, de nos addictions. Le temps s'était arrêté pour nous laisser l'occasion de nous retrouver. De s'aimer. Mes mains glissaient sur les fibres de son tee-shirt. Je le lui retirais, glissant ensuite jusqu'à sa ceinture Les peaux se dévoilaient, les cœurs s'accrochaient. « J'ai dis que j'allais acheter une bouteille de vin mais parait que ça s'bonnifie avec le temps. C'est dans leur intérêt que je fais ça soufflais-je amusée en le faisant tomber contre le matelas. Mes idées s'emmêlaient aux saveur de ses halètements. Nos coeurs s'efforcer de pomper, mais nos poumons s'affaiblissaient. Je fis glisser mes lèvres contre sa joue pour reprendre mon souffle, sans entendre les pas grinçants contre les marches des escaliers. Les estomacs criaient famine, mais mon désir s'égosillait d'autant plus. Les aiguilles avaient cessé de tourner dans le cadran. Le langage des corps était plus fort. Des peaux qui scintillent l'une contre l'autre. Des hanches qui se rencontres et un seul palpitant. Une porte qui s'ouvre.«  On passe à table les enfants. Romy tu res... » mais il n'y avait plus de Romy à cet instant, juste une boule sous une couverture. Je levais mon pouce, pour répondre à l'affirmative, profitant pour pincer la cuisse de Vince sous les draps «  Si tu pètes, je tire sur la guirlande  » murmurais-je en attendant que ça mère sorte.
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# Re: despair, hangover and extasy + romy
message posté Mer 14 Déc - 7:10 par Vince D. Stafford

two roads diverged in a yellow wood. sorry i could not travel both and be one traveler, long i stood and looked down one as far as i could to where it bent in the undergrowth. Je tombais dans son corps. Mon visage se nouait autour de son parfum, de sa frange cendrée par la fumée. Ma chambre était un purgatoire. L’endroit où nos illusions collapsaient. Je ne voulais pas qu’elle m’abandonne. Mes doigts s’empressaient sur ses cuisses pour maintenir l’équilibre entre nos cœurs emboités. Je la voulais tellement – J’existais dans un soupir, un halètement rauque qui transperçait ma gorge. Mes narines tremblaient encore, couvertes par les traces nacrées de la coke. Mon esprit se brisait sous la lumière aveuglante de la lampe. Romy se courbait pour me rejoindre dans une épiphanie majestueuse. Soudain, elle se transformait en saxophone. Je caressais la sangle sur son dos. J’appuyais sur les touches en soufflant dans sa bouche. La musique se composait dans sa voix criarde. Son étreinte était étouffante – presque agaçante. Mais j’avais besoin de plus. Je l’aimais de façons inexorables. Dans la douleur. Avec douceur et entrain. Si seulement… Mes pensées étaient figées sur la vitre embuée. Elles se mourraient au contact du vent glacé. Hanna était en retard de quelques minutes. J’étais né le premier, dans un instant de zèle. J’étais né, avide de contact  - puis le tournesol était apparu dans un enchantement élégant. Sa tige s’était rivée sur la boue, là où je m’étais caché pour enterrer mes faiblesses. J’étais minable. Et elle avait confondu l’éclat de mon sourire avec les brumes du soleil. Ce n’était qu’un mensonge, l’apparence despotique d’un garçon turbulent et sans morales. Je grognais en l’attirant vers le sol. Les tresses du tapis s’enfonçaient dans mon dos. Mais je ne ressentais que les caresses de l’infini. Mes ailes se repliaient pour effleurer les nuages. Je riais en écoutant ses louanges. Je riais parce que j’adorais ses réponses.  «Si tu sniffes. On est déjà dans vingt ans. » Déclarai-je en mordillant son oreille. Ma demande était réelle. Je ne plaisantais pas avec les engagements. J’en avais horreur – le mariage c’était se retrouver le cul dans un champ d’orties. Etrangement, je n’avais pas peur des piqûres. Je n’avais plus rien pour me retenir dans mon apathie. Mes coudes s’appuyaient contre le rebord du lit, alors que je contais les brèches sur son visage. Ses yeux étaient des lucarnes vermeilles, laissant échapper une vapeur salutaire dans l’espace. Sa présence envahissait ma poitrine. Elle me possédait dans une compression violente. Mon corps était dur – les muscles, la yeux, le sexe. Je glissais sous ses vêtements afin de nous libérer des jougs matériels. «J’parle pas vite. C’est toi qu’écoute lentement.» Je redressais la tête. Mes discours étaient incohérents – mais le désir était tranchant. Je l’embrassais avec la passion imméritée du manque. Les mailles de son manteau fondaient sous mes mains. Je la déshabillais déjà – elle avait raison. Je demandais la permission pour combler le vide. Pour créer une emphase. Je haussais les épaules en tirant sur ses mèches dorées. «Pas de culotte ? Tu m’gâches le plaisir et ma punchline.» Raillais-je en remontant le long de sa jambe. Mes bras s’arquaient sous les plis de sa robe. Sa peau se consumait suavement sous mes efforts. Je m’essoufflais en vacillant entre les meubles. Les guirlandes se reflétaient sur le plafond, dessinant des ombres diaphanes sur mes pupilles. Mon thorax gonflait, il grandissait dans un vrombissement bestial. Je ne supportais pas cette plénitude. L’air se raréfiait dans mes bronches, comme si l’OD désirait reprendre ses droits sur ma conscience. Je bordais la limite sans glisser. Les lèvres de Romy me rattrapaient toujours. «On s’en fout du vin. C’est Noel, peuvent boire du lait d’poule.» Couinai-je en la prenant dans un geste hargneux.
Dans un dernier élan.
Une dernière chance.
Pour le bonheur.
J’étais submergé par la chaleur de son corps. Mamma poussa la porte afin de nous convier au festin, mais je ne bougeais pas, les paupières posées sur les seins de Romy. Elle leva le bras pour signifier notre arrivée. Je ronchonnais comme un enfant avant de me débattre sous les draps. «’Man suis occupé là !» Elle s’éclipsa en ricanant. Etrangement, elle n’émit aucun commentaire. Elle m’accordait la liberté de vivre dans ce pécher. Parce qu’elle m’avait déjà imaginé au bout de l’autel, attendant l’arrivée de Romy. Sa robe était accablante. Bien sûr elle ne portait pas de culotte. Seulement un tourbillon de dentelles, des jarretelles et un bouquet de fleurs sauvages. Je me relevais afin d’enfiler mon caleçon. Les chaînes de mon collier s’entrechoquaient autour de mon cou. Je me tournais vers le lit. «Tes cheveux sont en pagaille. T’as trop la flemme. Tu pourrais t’mettre au-dessus des fois.» Me moquais-je en lui tendant la main. «Viens ici.» Je me penchais vers sa tempe. Mes doigts s’enroulaient affectueusement autour de ses mèches. On était bien – noyée dans la pénombre d’une pièce adolescente. Je l’étreignais avec désespoir, les yeux fixés sur les flocons de neige. «On devrait s’casser. Courir de toit en toit. Mais après l’dîner suis pas fou !» J’encadrais ses pommettes. «M’oublie pas dans vingt ans.» Le téléphone vibrait encore. J’étais irrité par les appels incessants, par les cris de détresses de Jenny. Je choisissais délibérément de l’ignorer. «C’est mon banquier. J’ai dépensé une fortune pour ta bague. Et même pas que tu t’met d’la lingerie comestible. T’sais à quel point j’aime manger.» On s’avançait vers les escaliers dans une démarche enjouée. Les soucis s’étaient envolés, laissant place à l’insouciance juvénile. Je me postais devant la table en agrippant discrètement les fesses de Romy. «’Man. Sunny va t’aider à préparer la bouffe. Femme, à manger! » Je feignais un air machiste en la poussant vers la cuisine. Puis une fois arrivés près du comptoir, je souris en déposant ma bouche sur la sienne. C’était inhabituel de l’embrasser de cette façon. Devant mes parents. Sous la clarté de la nuit.
Je me redressai, les joues rosées par la gêne.
J’essais là. Regarde-moi Rom.
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# Re: despair, hangover and extasy + romy
message posté Mer 14 Déc - 23:43 par Romy J. Teller


two roads diverged in a yellow wood. sorry i could not travel both and be one traveler, long i stood and looked down one as far as i could to where it bent in the undergrowth.Nous avions été les maîtres du monde dans cette chambre, réécrivant les chapitres d'une vie bien trop longitudinal. Les promesses s'étalaient sur les frises des murs. Je voulais courber l'échine, laisser mes doigts trainer contre le plâtre et m'imprégner de la naïveté de ces moments. Parce que le monde des adultes est différent. Il n'est pas question de blanc ou de noir. Mais de nuance. Le tempo n'était pas le même. Les lueurs bleutées de sa lampe d'enfant se reflétaient contre sa peau. Je pouvais imaginer les écailles brillantes. Tout à coup j'eus l'impression d'être vingt mille lieues sous les mers. Loin de tout. Près de lui. Tout semblait plus facile sous le nacre de ses pupilles. Elles étaient grandes et dilatées. Mais je n'avais pas peur des vertiges de la coke l'illusion c'était lorsqu'il est clean. Nos coeurs s'étaient reconnus. Ils s'étaient enchainés l'un à l'autre de peur de l'éloignement. Un nouveau. Mes mains se pressaient contre ses joues, touchant ses cernes du bout des doigts comme pour les effacer. parce que je suis là maintenant «Si tu sniffes. On est déjà dans vingt ans. »  je souriais en quittant des yeux la bague en plastique, surprise de voir qu'elle s'allumait dans le noir. Je riais en relevant mon regard dans le sien. C'est pour pas qu'on s'perde. Toi et à moi, à travers les années ? Les halos fluorescents se répercutaient contre nos dermes. Je haussais une épaule. J'ai pas assez d'anti-ride pour m'permettre de faire un bond dans l'temps soufflais-je en retour. Je n'arrivais pas à saisir la véracité et la profondeur de ses paroles. L'épouser dans vingt ans. C'était si loin. Mais il semblait sûre. Je m'accrochais à ses épaules. Mais si toi t'es déjà dans l'futur, fais-moi danser alors je souriais en le serrant contre mon coeur. Juste un moment de calme, un tête-à-tête simpliste. C'était ce dont j'avais besoin. De calme. Mes pensées avaient été trop bruyantes depuis tout ce temps. «J'parle pas vite. C'est toi qu'écoute lentement.» peut-être était-ce le cas. Sa voix résonnait encore dans mon tympan lorsque ses lèvres se posaient sur les miennes. Ce moment paraissait si irréel. Seul le désir comptait. Il se sentait dans chacune de nos articulations avides de s'emparer de l'autre. Le présent ne comptait plus. Les murs faisaient partis de notre passé et nous du futur. Il n'y avait pas de cohérence dans nos baisers. Ma poitrine se soulevait contre la sienne. Le souffle me manquait. «Pas de culotte ? Tu m'gâches le plaisir et ma punchline. » durant une seconde, je repoussais son visage du bout des doigts pour le regarder, sourire aux lèvres alors il suffisait de ça pour que t'arrêtes tes punchlines ? Ne pas mettre de culotte, j'ai toujours su que la lingerie était un trop lourd investissement une fausse mine réjouie, je lâchais un petit cris de surprise en sentant ses mains contre mes jambes. Le matelas sous mon dos. L'air se voulait écrasant, oppressant ou peut-être était-ce le poids de son corps. Pour autant, ce n'était pas douloureux. Au contraire. J'étais avide de cette sensation, semblable aux sommets nuageux de la défonce. Mes promesses n'étaient qu'éphémères. Je ne comptais pas quitter ses bras pour une bouteille de vin. C'était lui mon alcool, ma drogue ce soir. Mes idées se perdaient entre les plis de sa peau. Mes humeurs se calquaient sur les siennes, tandis que mon souffle argentin s'abattait avec la violence du mistral contre sa peau. Je lui mordais l'épaule dans un élan de conscience, pour ne pas crier ma joie. Ses parents étaient au rez-de-chaussé, s'attelant pieusement à perpétuer les traditions, tandis que nous étions en train d'inventer les nôtres. La chaleur de son corps venait contrer la froideur du mien dans une osmose adéquate. Mes doigts roulaient sur sa colonne, laissant les empruntes blanches du désir, du plaisir.
Un bruit.
Une porte qui s'ouvre.
L'obscurité.
Je n'avais pas eu le temps d'apercevoir le visage de Sylvia que notre monde s'était recouvert d'un voile opaque aux fresques enfantines. En guise de réponse, je levais mon pouce. Honteuse. Les joues rouges. Cette femme n'était pas que la mère de Vince. Elle avait été ma mère de substitution durant toutes ces années, m'offrant la chaleur de ses bras lorsque j'en avais besoin et ceci, même si son fils en était la cause. Son rire léger et le claquement de la porte me fit sortir de ma cachette. Je soufflais sur les mèches dorées qui s'étaient posés sur mes yeux. «Tes cheveux sont en pagaille. T'as trop la flemme. Tu pourrais t'mettre au-dessus des fois.» Je m'étirais de tout mon long, laissant ensuite ma tête retomber contre le coussin à mémoire de forme. Qu'importe que le temps ait repris sa course sous la demande de la maîtresse de maison. Nous venions de trouver le bouton pause, celui qui arrête l'aiguille sous notre volonté. Le visage tournait vers Vince, je riais en attrapant sa main pour me redresser. Non j'ai trop la flemme. J'fais déjà ta lessive et la bouffe. J'vais pas en plus te mâcher tout le boulot riais-je en lui donnant un coup de hanche avant d'enfiler ma robe. «Viens ici.» Je me mordillais la lèvre en coinçant mes boucles derrières mes oreilles, intimidée par la véracité et la douceur du moment. Je tirais un peu sur son tee-shirt pour le lui remettre correctement en fermant la boucle de sa ceinture tandis qu'il peignait mes cheveux du bout des doigts. La bonne équipe. «On devrait s'casser. Courir de toit en toit. Mais après l'dîner suis pas fou ! M'oublie pas dans vingt ans» je stoppais mes mouvements, troublée. Dans vingt ans. Ce n'était pas des paroles en l'air. Je regardais la bague en plastique qui ornait mon doigt. Je me fichais bien des gros cailloux, du prix de la monture, ça n'avait aucune importance. Après l'diner ? J'pourrais pas courir. Faudra m'faire rouler. Ta mère m'dis toujours que j'ai la peau sur les os. J'suis obligé d'manger double ration je faisais les gros yeux, déjà ballonnée. Les vibrations de son téléphone me faisaient trembler. Je regardais la lumière s'échapper aux travers des fibres de son jeans. « C'est mon banquier. J'ai dépensé une fortune pour ta bague. Et même pas que tu t'met d'la lingerie comestible. T'sais à quel point j'aime manger.» Il évitait la vérité, quel banquier appellerait un client à 20h un 24 décembre ? Pourtant je savais. Je savais que je pouvais lui faire confiance, que ses non-dits étaient nécessaires. L'index dans la bouche, je le passais ensuite sous son nez pour effacer les traces de poudre sous son nez. Essuyer le sang qui le peignait. Au point que j'sais que tu finirais par te faire arrêter pour attentat à la pudeur. T'es de ceux qui sont gourmands Sylvia nous attendait dans la cuisine, sourire aux lèvres. Ses joues étaient habillées d'un rouge poudré. Les délices de sa cuisine titillaient mes narines et mes papilles. Et la main de Vince mes fesses. Je me mordillais la lèvre pour ne pas rire, ma main rejoignait la sienne pour tenter de la déloger, sans succès. «'Man. Sunny va t'aider à préparer la bouffe. Femme, à manger! » Je me tournais vers son profil en empoignant ses joues, écrasant un peu de sauce tomate sur ses lèvres Même combat ma jolie, ta mère t'a fait des mains, c'est pour t'en servir mais il me poussait déjà dans la cuisine. Je déposais un baiser sur la joue de son père qui sortait tout juste de son bureau. Alors, c'est ça, avoir une famille aimante et chaleureuse. Combien de fois l'avais-je envier. Vince était né sous une bonne étoile, mais il ne prenait pas l'envergure de sa chance. Dans un élan soudain, sa bouche se posait sur la mienne, sous l'halogène. Devant le monde. Son monde. Je fus surprise. Assez pour ne pas répondre sur le moment. Puis-je fus attendrie par la couleur de la gène. Prépare la ligne, je serais prête dans 20 ans soufflais-je contre son oreille, glissant ensuite vers l'évier pour me laver les mains et aider sa mère à couper les petits légumes. Les chants de Noël ondulait dans la cuisine, son père nous servait son lait de poule. Dick, ramènes ta fraise et montre nous comment t'es fort je lui tendais le bocal que je n'arrivais pas à ouvrir, mais je le connaissais assez pour savoir que son attention se porterait sur les toasts de foi gras que sa mère venait de poser sur la table. Je tapais sur sa main en lui tendant la carotte que je venais d'éplucher. faut que j'appelle mon père, il va s'inquiéter. Tu viens avec moi demain ? mon père n'était pas un grand fan de l'avocat, mais j'avais besoin de qu'il fasse face avec moi à la tourmente qui m'attendait. Le premier Noël de Carole et j'avais préféré le faire dans une autre famille.
Le téléphone fixe sonnait.
Sylvia répondit aussitôt.
Puis son sourire se figea en entendant la nouvelle.
Son regard se posa sur son visage sans oser ciller.
Elle allait être grand-mère. Et elle venait de l'apprendre. Vous allez bien Sylvia ? Vous êtes toute blanche. Vous devriez reprendre un verre de lait d'poule. J'sais bien que c'est pas la boisson d'Jésus mais j'suis certaine que si il y avait goûté, c'pas l'vin rouge dont on parlerait mais elle ne me répondait, son regard était fixé sur son fils. tu vas avoir un enfant !
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# Re: despair, hangover and extasy + romy
message posté Sam 17 Déc - 16:33 par Vince D. Stafford

two roads diverged in a yellow wood. sorry i could not travel both and be one traveler, long i stood and looked down one as far as i could to where it bent in the undergrowth. Le silence oblitérait l'espace. Je fixais mes yeux sur les portes de la chambre. Mon esprit était submergé par l’émotion tacite. Juste ce soir. Juste une fois. Elle me trouvait beau, malgré mes cernes et mon strabisme. Mes paupières tombaient sur ses joues afin de s’imprégner de son odeur. Je m’éloignais de nos promesses enfantines car j’étais avide de perdition, d’une sensation plus forte que le rush et la drogue. Je voulais exploser dans le moment. M’envoler vers la pointe dégoulinante du volcan. La fièvre se consumait dans mes veines. Pouvait-elle remarquer les trajets violacés sur mon poignet. Les traces de piqures et de folie ? « C'est pour pas qu'on s'perde. Toi et à moi, à travers les années ? » Je relevais la tête avec un sourire espiègle. On ne se perdait plus. Elle et moi. Nous étions déjà égarés dans le cosmos, entre les boules argentées et pointes lumineuses. Ce n’étaient pas des planètes. Mais le dancefloor. «J'ai pas assez d'anti-ride pour m'permettre de faire un bond dans l'temps. Je posais mon pouce sur sa tempe. Elle ne me croyait pas – encore. Je pressais ma paume sur sa tête en marmonnant. «Mais si toi t'es déjà dans l'futur, fais-moi danser alors.» Mes jambes étaient raides sur le matelas. Je voulais bouger, mais l’apathie m’avait dérobé ma volonté. Ma bouche courrait sur son cou, dessinant une traînée de baisers sur ses clavicules. ««Fais pas la con. Pas c’soir. Juste fais-moi confiance. Parce’que si jt’avais demandé de m’marier maintenant on aurait raté le repas.» Murmurai-je avec conviction. Hors de question de crever la dalle. Je me détachais de sa silhouette pour enfiler mon caleçon. « Alors il suffisait de ça pour que t'arrêtes tes punchlines ? Ne pas mettre de culotte, j'ai toujours su que la lingerie était un trop lourd investissement.» Je riais à gorge déployée. Ma tête vibrait sur son épaule. J’étais heureux – juste comme ça. Je frôlais son menton d’un air amusé. Je menaçais de l’embrasser, mais mes gestes se désistaient avant de combler la distance. «Oh arrête. J’suis pas un garçon facile. J’cours pas les jupons. Si tu m’avais donné c’que j’voulais à part pour des blowies, j’taurais jamais trompé.» Je l’attirais dans mon étreinte en la berçant dans un rythme incertain. La musique était muette – comme Andrea. Mon regard se tournait vers la grande fenêtre. Le vent soufflait ses promesses sur le jardin. Il semblait frais et libertin. Je voulais le rejoindre – m’éclater sur les pavés de la ville endormie. Les lampadaires ornaient les brumes de Londres. On pouvait prendre la fuite pour des heures. « Après l'diner ? J'pourrais pas courir. Faudra m'faire rouler. Ta mère m'dis toujours que j'ai la peau sur les os. J'suis obligé d'manger double ration. Au point que j'sais que tu finirais par te faire arrêter pour attentat à la pudeur. T'es de ceux qui sont gourmands.» Je m’esclaffais en détaillant ses formes. Romy était fine. Ses yeux étaient sauvages, ils surmontaient une silhouette longitudinale. Je palpais sa poitrine en arquant un sourcil. Heureusement qu’elle était rusée, parce qu’elle avait pas beaucoup de conversation. Je me penchais vers son oreille. «C’pas grave. J’aurais pas la force d’te prendre en doggy style si t’avais un gros cul. J’ai l’physique précieux.» Je mordillais sensuellement son lobe. «Sinon on peut toujours brûler les calories au lit.» Je me dirigeais vers les escaliers. Il faisait si froid dans le couloir mais je me tenais de façon remarquable entre ses parois lugubres. Romy se déployait à mes côtés – comme une fairy, une présence magique et imaginaire. Je pinçai les lèvres en levant le bras. Mes doigts glissaient sur son dos afin de créer une chanson, un hymne différent des sifflements du saxophone. Je me tournais pour observer son expression. Mon œil amblyope ne clignait pas. Je sentais la pression de mes muscles oculaires mais l’axe visuel demeurait impassible. La bouche rosée, les mèches patelines, le regard amoureux – je déchiffrais les arabesques de cette petite fille que j’aimais tant. C’était bizarre. La voir comme une gamine. L’aimer comme si j’avais dix ans. J’effleurais son bassin en souriant. Son parfum saupoudrait mes vêtements. Je la respirais en moi. Mon cœur continuait de la remplir alors que nos corps s’était détachés pour rejoindre l’hiver. Le magnétisme m’avait désespérément poussé vers la déclaration. Elle portait toujours sa bague. L’anneau en plastique scintillait dans la pénombre, puis ses couleurs bleutées s’étouffaient dans les ondoiements des guirlandes. Le sapin se dressait majestueusement dans le salon. J’étais paralysé dans la lumière. Je possédais un pouvoir sur les astres. Le soleil se penchait dans l'obscurité en suivant les fluctuations de mes phalanges. Je regardais au de-là de l'appui. Je dirigeais l’orchestre pour le tournesol. Je rejetais les valeurs de l'humanité puisque le corps était plus fort que l’esprit. Les saveurs de la coke ondulaient sur la pointe de ma langue, elles suintaient à travers les pores de mon visage sombre. Les espoirs de mon père étaient stupides. Mon statut exigeait une attitude étriquée et parfaitement ordonnée, des habits bourgeois et une bienséance inimitable, mais cela suffisait-il à faire de moi un personnage noble ? Je voyais passer des nuages à travers les rideaux. Ma bouche se crispa, accablée par le nom des étoiles que Romy récitait pour m’endormir. Et dès qu'un firmament apparaissait, un autre disparaissait dans l'horizon. Je frémis en imposant mes mains sur mon front. Les spectres se renversaient sur ma peau. J’esquissais quelques pas dans le vestibule. Les rires de joie étaient plus effrayants que les suffocations nocturnes des toxs. Car on s’attendait toujours au déchirement. Au moment où le bonheur se rompait pour devenir réalité. J’étais déjà en manque. Mais ma meilleure amie était là. Elle se muait avec une grâce singulière. Ma bouche était troublée par ses lèvres – par son timbre délicat. J’aurais pu me dérober à l’instant, l’emmener sur le toit et passer la nuit dans le parjure. Mon amour trahissait les croyances de ma mamma. Il déshonorait l’église et les dimanches matins. Si elle me quitte pas. J’la quitte pas. Mes yeux déclinaient sous les éclats des décorations. Romy était venu jusqu’à moi – sa bouche se fermait quand elle haletait. J’effleurais ses épaules en souriant. Son corps m’appartenaient, comme vaincu par l’évidence de notre destin. Je l’embrassais, le coeur perdu dans les vapeurs opiacées du cannabis. Le baiser de trop, était une provocation. Pourant, je la couvrais d’attention. Je créeais une chance pour nous d’exister dans la lucidité – devant ma famille. Je cachais mes phobies de l’engagement pour l’enlacer dans la nuit. Tout se passait trop vite. Le telephone me rappellait mes fautes. Amoureux, c’était répugnant. Mais je me laissais facilement envahir par l'hérésie. Je tentais crédulement de me conformer aux étiquettes. Être en couple. Oh merde, ça pue ! Je balançais entre les meubles dans une démarche débonnaire. Je me voyais sur la surface du cristal : pèlerin harassé, junkie misérable, avocat commis d’office. Je joignis les mains sur mon menton en soupirant. On ne rencontre pas la personne qu'on aime, on la reconnaît. Romy était ma plus belle projection. Les années se succédaient bêtement. On avait trop perdu à se confier nos douleurs. Je me mordis la lèvre en suspendant mes mouvements sur la table. Ma tête était agitée. Elle se relevait par réflexe lorsque la petite clochette de l'entrée retentissait dans le silence. J'étais aux aguets, attendant avec impatience l'arrivée de mon prochain bourreau. ’tain le chat tient pas en place ! Je soupirais dans la cuisine. Les mains baladeuse, j’agrippais une fesse de Romy et une bouchée de salée. Elle écrasa de la sauce tomate sur ma joue. Je lapais ses doigts en grognant. «  Même combat ma jolie, ta mère t'a fait des mains, c'est pour t'en servir  » Mais je m’en servais déjà. Je me collais à son dos avec excitation. Puis je me détachais afin de faire bonne figure. Mamma me regardait. Et je la respectais. Mon univers était régit par sa tendresse, par les délicates attentions qu’elle m’accordait. Romy semblait surprise par mon baiser. Mais je l’étais encore plus. L’impulsion était trop forte. « Prépare la ligne, je serais prête dans 20 ans. » Un frisson parcouru mon échine. Elle me voulait. Elle acceptait. Mes yeux s’illuminaient sous les chantsde Noel. J’acquiesçais en silence. C’était notre secret. « Dick, ramènes ta fraise et montre nous comment t'es fort. » Je fixais le bocal de cornichons d’un air défaitiste. Je tentais d’ouvrir le couvercle, mais mon talent se résumait au roulage de joint et aux jeux de décapsulation. Je le tendis à ma mère en boudant. «  Ce n’est pas grave, Dickon. » Sa voix était réconfortante. Elle avait choisi ce prénom. Le surnom d’un roi pour un bougre déchanté. Je soupirais. «  Faut que j'appelle mon père, il va s'inquiéter. Tu viens avec moi demain ?  » Je fis la moue. Son père ne me portait pas dans son cœur. J’étais une mauvaise influence, un gosse raté – élevé dans des valeurs conservatrices et révolues. «Ouais. J’ramène le vin.» Déclarai-je en lui adressant un clin d’œil complice.
Le téléphone retentit encore.
Mais cette fois ce n’était pas mon portable.
Mamma disparut – puis les couleurs s’évanouirent dans l’espace. Elle semblait choquée. Je pressentais déjà la tragédie. Je savais déjà – Jenny avait appelé. « Vous allez bien Sylvia ? Vous êtes toute blanche. Vous devriez reprendre un verre de lait d'poule. J'sais bien que c'est pas la boisson d'Jésus mais j'suis certaine que si il y avait goûté, c'pas l'vin rouge dont on parlerait. » Elle ne répondit pas, le regard fixé sur mon visage. Je déglutis – pris en flagrant délit. L’illusion de Noel n’avait pas duré. Il n’y avait pas de miracle pour les toxicomanes, pour les irresponsables et l’industrie des préservatifs. « Tu vas avoir un enfant ! » S’exclama-t-elle en s’approchant. Je me braquais. Je voulais nier – ignorer le nœud du problème. Mais ça ne servait à rien de mentir. «Il parait. Mais j’en veux pas. Ça s’trouve c’est même pas le mien !» Je protestais avec rage. Je la défiais en croisant les bras sur mon torse. Mon père fronçait les sourcils dans la pièce à côté. J’étais soulagé que Hanna soit en retard. Je ne voulais pas qu’elle assiste à la chute. Parce que j’avais un piédestal en ces lieux. Ma mère vénérait mes erreurs. Elle pardonnait – jusqu’à ce qu’elle atteigne la limite. La gifle était douloureuse. Elle m’avait brisé le cœur. Je ne l’avais jamais imaginé. Je croyais que nous étions invisibles. Mais elle se détournait de moi. Elle me regardait avec des yeux larmoyants, déçus – Oh mon Dieu, je la répugnais. Je demeurais impassible. Je détestais Jenny. Je détestais son batârd. « Vincent, comment peux-tu avoir aussi peu de foi ? Mon pauvre enfant. Tu vas avoir un bébé. Un enfant innocent. Et tu en parles avec un tel détachement. Réveille-toi mon fils. » Elle serrait sa croix en marmonnant des versets de la bible. Puis elle réalisa la présence de Romy. « Et cette pauvre chérie. Tu comptes lui imposer ton irresponsabilité ? C’est mal. Je veux voir cette Jenny. Il faut prendre soin d’elle. » Je m’écartais horrifié.
Cette salope avait bien manigancé son coup.
C’était un psychopathe.
Je fronçais les sourcils d’un air boudeur.
Mon bonheur était fugace. Il s’était déjà envolé.
«’Man c’est pas ma faute. Jenny est folle. Elle me court après depuis le collège. J’devrais avoir une médaille si jl’ai engrossé que maintenant.» Fulminais-je en agitant les bras. «Putain. Tu m’as foutu une claque pour c’tte salope. Tu la connais même pas ! Tu sais rien. Tout ce que tu fais c’est aller chez le père mon’cul pour te plaindre de moi. Pardonnez-moi mon père, j’ai péché, mon fils est un drogué !» Ma voix tremblait, elle devenait presque fluette. « Ton langage ! » Elle me fusilla du regard, avant de me pincer l’oreille, m’obligeant à m’assoir dans la chaise. Je criais en m’affaissant contre le rebord de la table. « Si tu veux agir comme un bébé. Je vais te traiter comme tel. » Je gardais le silence – en ronchonnant. Ma mère se tourna vers Romy. Elle l’étreignit avec douceur, comme pour compatir à sa douleur. Mais c’était moi qui souffrais ! Une mâchoire déboitée. Une oreille décollée. Il fallait peut-être m’emmener aux urgences. « Romy, ma chérie. Qu’est-ce que tu veux faire ? » Je levais les yeux au ciel. Merci de demander mon avis. Je les regardais en m’agitant sur place.
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# Re: despair, hangover and extasy + romy
message posté Dim 18 Déc - 12:35 par Romy J. Teller

two roads diverged in a yellow wood. sorry i could not travel both and be one traveler, long i stood and looked down one as far as i could to where it bent in the undergrowth. Love, time, death. Let's begin now – Mes idées étaient arrêtées sur l'amour. Le romantisme, la bohème et la naïveté suintaient à travers mes pores, mais je n'étais pas de celles à se laisser avoir une seconde fois. Ou peut-être une troisième. Si l'amour avait cogné à ma porte pour me la claquer au nez rudement, Vince me faisait peur. Son coeur embrumé me faisait peur. Depuis notre enfance, il avait été ma lune dans la nuit. Mon soleil en plein jour. Il m'était concevable que la vie me retire les êtres aimés, parce qu'il en est ainsi. Il faut de la place dans ce monde surpeuplé. Mais pas lui. J'avais besoin de l'avoir à mes côtés. Sentir sa main au creux de la mienne. La drogue était une addiction. Vince était ma préférée. Mais il semblait sûre de lui. Comme si nous étions l'évidence. J'essayais de poser ma joue contre sa paume. M'appuyer sur lui comme je l'avais toujours fait, mais aujourd'hui, c'était plus difficile. Les ronces avaient déjà poussé avant même que le château n'apparaisse devant nos yeux. Je veux tellement te faire confiance. M'abandonne pas. Pas toi voilà ce que je voulais lui crier. Mais mon sourire prenait le pas sur mes résolution. Une façade ensoleillée aux allure de Provence en plein été. Apaisant et surfait. Parce que l'intérieur était en ruine. Je n'étais que les décombres d'une âme perdue. «Fais pas la con. Pas c’soir. Juste fais-moi confiance. Parce’que si jt’avais demandé de m’marier maintenant on aurait raté le repas.» je pinçais les lèvres en plongeant l'émeraude de mes yeux dans ses prunelles. Et cette fois-ci, ma joue trouvait la courbure de sa main. Je fermais les yeux, le coeur gonflé. Combien de fois m'avait-il demandé de lui faire confiance ? Beaucoup trop en si peu de temps. Je ne répondis pas. Mes gestes étaient plus forts. Plus expressifs me semblait-il. Sa tête contre mon épaule, son rire m'envahissait, me faisant vibrer aussi. Je ne pus m'empêcher de rire à mon tour. Tout n'était que question d'échos entre nous. «Oh arrête. J’suis pas un garçon facile. J’cours pas les jupons. Si tu m’avais donné c’que j’voulais à part pour des blowies, j’taurais jamais trompé.» le rythme de ses pas étaient mal assuré mais je m'en fichais. J'étais bien dans ses bras, dans la douceur des nuages. C'est les jupons qui te courent après alors. soufflais-je en essayant d'attraper ses lèvres. Mais son visage s'éloignait. Il jouait. Je soupirais en bombant la lèvre inférieur. Notes tout de même que sur ce point là, j'ai toujours été généreuse je lui dirais la langue avant de lui lécher la joue, rieuse. Dis rien. J'viens de te marquer. J'veux pas qu'un autre jupon que le mien te saute dessus. C'est que tu les affoles ajoutais-je en ondoyant le bas de ma robe dans sa direction. Vince n'avait pas conscience de son charme désinvolte. Derrière ses réactions d'enfant se trouvait un homme. Un vrai. Qui sait prendre ses responsabilités lorsqu'il le faut. Peut-être qu'il n'était pas capable de bouger des montagnes, mais il en créait d'autres. Ses mains s'étalaient sur ma poitrine, je baissais les yeux en arquant un sourcil. T'es pas censé m'demander de dire camion ou une connerie du genre ?  lui demandais-je en éclatant de rire. «C’pas grave. J’aurais pas la force d’te prendre en doggy style si t’avais un gros cul. J’ai l’physique précieux. Sinon on peut toujours brûler les calories au lit.» il faisait palpiter mon coeur, frissonner mon corps, ma main serpentait autour de ses cheveux, enroulant ses mèches folles autour de mes phalanges. J'remercie mon père et ma mère pour mes gènes alors, mon coach sportif aussi. Je tâcherais au nom du Doggy d'garder mon petit cul je déposais un baiser contre sa fossette Ah parce que c'était pas compris dans le menu de ta mère ? T'étais déjà mon dessert  et sur ces mots, je lui donnais une petite tape aux fesses avant d'aller dans les escaliers. La chaleur familiale des Stafford était au bout du couloir. Je souriais en voyant ses parents s'attelaient en cuisine se partageant les corvées culinaires. Mon coeur était au bord de l'implosion. Je le sentais vrombir dans ma poitrine. L'essence même du mot famille se trouvait dans ce cocon duveteux. Mes pieds se dirigeaient vers la maîtresse de maison, suivis par son fils. Ses gestes étaient tendres et délicats à ma grande surprise. Je ne m'attendais pas à ce que ses lèvres se posent sur les miennes, à ce qu'il expose nos sentiments aux yeux de tous – de sa famille. Il ne manquait pas ma réaction. La magie de noël était dans ses yeux et rien que ce moment me redonnait foi en cette institution. Nous n'étions pas comme les autres. Les couples niais, ce n'était pas pour nous alors la gène se lisait sur nos rides et la teinte délicate du rouge s'était posée avec parcimonie sur nos joues. Mais un sursaut de conscience me fit trembler en ouvrant la bouteille de vin – Mon père m'attendait. «Ouais. J’ramène le vin.» Je souriais. Il acceptait de prendre part à la mascarade. Mais pour de vrai cette fois. Pas comme au mariage. Je t'aime Vince. Depuis toujours. Merci d'm'ouvrir les yeux. Même s'il se fait tard Je murmurais un merci du bout des lèvres avant de m'éloigner au pied du sapin. La voix de mon père résonnait dans mon oreille. Il m'en voulait parce que c'était le premier Noël de Carole. Son premier hivers dans le creux de ses bras. Mais je haussais les épaules, m'en foutiste. C'était mon premier hivers au creux de son pull à moi aussi. Je serais là demain. J'ai crevé devant chez eux. C'est déjà bien aimable qu'ils m'acceptent à leur table. Au lieu de beugler comme une dinde, tu devrais surveiller celle que j'ai mis au four avant de partir. Carole aura son vin demain. J'sais pas changer une roue, tu m'as pas appris mon pied tapait contre les lattes. Ils se fichaient du temps que j'avais passé à son chevet, les reproches étaient systématiques  ça sert à rien de vouloir venir me chercher. Je ramènerais les croissants. J'ai envie de rester chez eux. terminais-je par dire avant de raccrocher mais lorsque je retournais dans la cuisine l'ambiance avait changé. Les visages s'étaient fermés. Alors je proposais à Sylvia de prendre du lait de Poule. Son mari l'avait corsé et j'étais certaine que ce n'était pas une erreur de dosage comme il le prétendait. La conversation se porta sur le bébé à venir. Aussitôt je compris. Je compris que le banquier n'était qu'autre que Jenny. Après tout, c'était ce qu'elle voulait, de l'argent. Mais Vince aussi. Mon coeur jusque là flambant s'éteignait sous les cendres de la réalité. Elle nous rattrape toujours la conne Automatiquement, mes jambes se dirigeaient vers Vince. J'viens de te trouver. M'perds pas ! Le coup résonna dans la cuisine. La gifle était tombée. Celle que j'avais voulu du donner ce soir là. Et une toute partie de moi était heureuse que sa mère lui remette les idées en place. Pour autant, je ne voulais pas qu'elle envisage Jenny comme un membre de cette famille. De ma famille. Aux côtés de Vince, je glissais ma main sous la table pour attraper la sienne. J'suis là. Regardes, j'fuis plus. Je serrais ses doigts dans les miens, caressant le dos de sa main du bout du pouce appuyant contre ses os lorsqu'il se mit à parler mal à sa mère. J'étais silencieuse. Parce que c'était entre Vince et sa mère. Mais je ne voulais pas qu'il lui manque de respect comme ça. Elle était si brave. Brusquement, elle le fit asseoir sur une chaise, nous séparant jusqu'à s'apercevoir de ma présence. Je fis les gros yeux lorsqu'elle me prit dans ses bras. Elle avait compris. Que ce qu'il se passait entre son fils et moi était sérieux. Que ce n'était pas une mascarade enfantine. « Romy, ma chérie. Qu’est-ce que tu veux faire ? » durant quelques secondes, je restais muette devant sa question. Qu'est ce que je voulais faire ? Ce n'était pas ma décision. Pas mon enfant. Ce regain d'amour me faisait-il endosser le rôle de la marâtre ? Je me pinçais les lèvres en me décollant de l'accolade chaleureuse de la Mamma.  Je .. hum.... Je sais pas. soufflais-je un peu déboussolée. Je le sais. Enfin je savais ce qu'il se passait. Elle est venue chez nous y'a une semaine. ce que je voulais ? Qu'elle s'en aille loin de nous. Qu'elle me laisse Vince. Ou qu'elle tombe dans les escaliers. Au choix. Vous savez. Cette fille, c'est pas quelqu'un de bien. Et je suis pas certaine que se soit vraiment l'enfant de Vince soufflais-je en laissant tomber mes yeux sur ce dernier. tu vois, j'te fais confiance. J'te crois quand tu me parles. Je t'écoute Mais c'est gentil de prendre soin de moi. Mais j'crois bien que c'est de votre fils qu'il faut se soucier. J'serais là pour lui. Quoiqu'il arrive terminais-je en baissant les yeux vers le sol, laissant mon empreinte se dessiner dans la farine. Je n'en savais rien. Est-ce que c'était vraiment ce que je voulais ? Endosser un rôle qui n'était pas le mien ? Je redressais mes yeux vers Sylvia avec un petit sourire. Alors si tu décides d'être là pour mon fils, il va falloir réparer ses bêtises. Encore une fois. Je lui ai proposé de venir vivre ici. Elle m'a dit qu'elle n'avait pas d'endroit où aller et il est de question d'abandonner une enfant de dieu dans le besoin, surtout si elle porte, peut-être, ton bébé. je regardais aussitôt Vince, la bouche ouverte. Le coeur en miette. Alors elle avait réussi ? Je passais une main dans mes cheveux en soufflant. J'crois que je vais reprendre du lait d'poule. Elle arrive à quelle heure ?  dis-je en remplissant mon verre. J'en préparais un pour Vince avant de me poser dans son dos, la main sur son épaule. Ce soir. La pauvre, elle n'avait pas d'endroit où fêter la naissance de Jesus je serrais la clavicule de Vince, enfonçant mes doigts dans sa peau tout en prenant une grande gorgée du nectar. Finalement, je détestais Noël. Réellement. Vince, fuyons maintenant. J'ten pris Finalement, j'crois que j'ai plus faim soufflais-je au creux de l'oreille de Vince, le menton contre son épaule. Tu crois que j'vais aller en enfer si c'est Jenny que j'fourre et pas la dinde. J'suis certaine qu'elle adore ça en plus je riais doucement contre son oreille, mais mon rire n'avait plus la même saveur.

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# Re: despair, hangover and extasy + romy
message posté Ven 30 Déc - 10:38 par Vince D. Stafford

two roads diverged in a yellow wood. sorry i could not travel both and be one traveler, long i stood and looked down one as far as i could to where it bent in the undergrowth. Mon souffle se teintait d'amertume. Seul, plongé dans les remous de ma conscience. Mes addictions m’enlaçaient dans une étreinte violente. La drogue se déchirait sous ma peau afin de rejoindre mes veines édulcorées par le manque. Je ne me reconnaissais plus. Mon corps n’était qu’une enveloppe de chair – l’extension d’une âme rongée par le silence. Les cuisses de Romy étaient serrées contre mon bassin. Je la prenais avec une force solide. Je l’aimais en vain. Mes pensées s’acheminaient jusqu’au ciel. Je voulais reprendre mon pouvoir et la faire ployer vers la source de lumière. Mais la fleur était lasse de suivre les courbes de l’horizon. Je pressais la bouche contre son oreille dans un murmure. J’sais que j’ai merdé. Je n’arrivais pas à lutter. Mon esprit était à la dérive, bercé par nos mouvements emboités sous les draps. Il faisait froid dehors. Mais on avait chaud. On suffoquait dans l’attente d’un miracle. Noel, c’était pour les cons. Pourtant on y croyait. Comme à l’amour. Mes doigts dessinaient des arabesques dans son dos. Je m’accrochais aux ondulations de ses vertèbres. Les tissus semblaient usés par le temps, par le mal invisible. Alors on s’en débarrassait pour décéder dans la nudité. Elle était étrange, captivante et lassante à la fois. Je pinçais les lèvres en détaillant l'expression qui auréolait son visage maigre. Et je remarquais. Je comprenais peu à peu. Nous étions souillés par le péché. La cocaïne n’était pas le vice. Je l’observais avec amusement, les paupières tombantes sur une expression high. Mes sentiments étaient contradictoires. J'exigeais les attentions d’un pétale en acier, sans considérer les bords tranchants du tournesol. Ses baisers me disséquaient le cœur. Car je savais que Jenny était là – quelque part dans Londres. Elle s’épandait dans un univers malsain, perpétuant nos échanges de rails et de doses. Elle était supposément enceinte. C’était supposément mon gosse. Mes sourcils s’arquaient dans la pénombre de la chambre. Mon plaisir était gâché par l’ondoiement des guirlandes. Je me redressai pour rejoindre les dorures de la porte. Mes pieds craquaient contre les lattes du parquet. Je n’étais pas sûr. Romy me tenait en équilibre. Elle exhalait une lumière blême et fatiguée. C’est ma faute encore. Pour vrai ? Les voix s’étouffaient dans ma tête. Je me présentais derrière un masque de désinvolture. Je tournais le dos aux problèmes car je n’avais pas le temps de réfléchir. L’instant était fugace. Mon regard se fixait sur ma meilleure amie. Sa bouche était flamboyante. La mienne s’était transformée sous un voile bleuté. Je pinçais les lèvres. Un frisson traversa mon bras engourdi. Elle s’était couchée sur mon épaule. J’avais eu la flemme de bouger. Et depuis, je me trainais un membre paralytique. Je fermais douloureusement les poings. Mes muscles se rebellaient contre ma volonté. C’est les jupons qui te courent après, alors. Je demeurais immobile. Je l’avais cherché. Je relevais la tête en hoquetant.
««Je me tiens tranquille, j’te jure.» M’enquis-je en bordant ses joues. Je ne voulais pas la quitter. Je refusais de songer aux appels de Jenny, à son acharnement machiavélique. Elle ne pouvait pas me détourner de Romy. Je ne voulais pas envisager quelqu’un d’autre. «Notes tout de même que sur ce point-là, j’ai toujours été généreuse. » Sa langue lapait les coins de ma mâchoire. Je tressaillis en sentant la proximité de sa bouche. «Dis rien. J’viens de te marquer. J’veux pas qu’un autre jupon que le mien te saute dessus. C’est que tu les affoles.» J’esquissais un sourire provocateur. Puis je plongeais les mains sous les pans de sa robe. La soie filait entre mes phalanges alors que je me calais contre ses hanches. «Oh Rom, si tu continues on ira jamais souper.» Soufflai-je en lui dérobant un baiser. Mes mains longeaient les incurvés afin de tomber sur sa nuque. «C’est dur d’résister. Littéralement.» Couinai-je en lui faisant sentir mon érection. Sa voix pénétrait mon esprit. Je hochais frénétiquement la tête, adhérant à ses parfums. Sucré. Salé. Citronnée. Je m’étirais à ses côtés. Dormons sur le sol. J’étais enivré par sa présence – à chaque instant je m’envolais vers les volutes nuageuses du cannabis. Je ne voulais pas la perdre. Je ne la comparais plus aux autres. Parfois, je désirais l’emmener ailleurs. Quitter Londres et ses brumes opaques. Parfois, on ne parvenait plus à se retrouver au milieu de la foule. « J'remercie mon père et ma mère pour mes gènes alors, mon coach sportif aussi. Je tâcherais au nom du Doggy d'garder mon petit cul. Ah parce que c'était pas compris dans le menu de ta mère ? T'étais déjà mon dessert.» Je souris en effleurant sa joue. La musique crevait sous les ponts de la tamise. Je me noyais dans ses gestes édulcorés. Mais je savais que nous étions éphémère. L’amour ne montait que pour tomber plus bas – plus haut. Romy était la reine de ma maison. Je ne parvenais plus à chasser mes sentiments. Sa main se pressait sur mes fesses et j’acquiesçais en hurlant. Mon corps lui appartenait tant qu’il existait.  Je m’éloignais pour la laisser conclure sa conversation avec son père.
Elle pouvait rester pour la nuit.
Pour vingt ans.
Mais le crépuscule était devenu étouffant. Je sentais ses griffes sur mon visage. Mes yeux étaient ensoleillés, fendus par les prismes d’une lumière aveuglante. Je restais immobile dans mon insolence. Ma mère me frappait pour corriger mes erreurs. Mais je refusais de ployer. Je n’avais pas le droit d’aimer ma meilleure amie. Je n’avais pas le droit d’avoir un gosse. Il n’y avait pas de sens dans ces discours. Je voulais pleurer – mais les larmes saignaient dans mes veines glacées. Je reniflais en m’abandonnant aux derniers jets de coke. La voix de Jenny planait au-dessus de l’habitacle comme une tempête de neige. La drogue était un crime permanent. Je secouais les épaules sans suivre les mots. Mes jambes s’articulaient dans la pénombre afin de rejoindre la silhouette de Romy. Me laisse pas te quitter. J’suis assez con pour l’faire. Me laisse pas ! C’était dérisoire. Mamma s’obstinait à me réparer. Mais elle ne connaissait rien de mes blessures. Elle avait ignoré mes troubles psychologiques et mes complexes. Je tirais sur le poignet de Romy. Ses lèvres frémissaient au creux de mon oreille. « Finalement, j'crois que j'ai plus faim. Tu crois que j'vais aller en enfer si c'est Jenny que j'fourre et pas la dinde. J'suis certaine qu'elle adore ça en plus.» Je ne supportais plus sa douleur. Je plissais le front en l’attirant contre mon torse. Ma bouche se déposa sur ses cheveux. Mes prunelles bordaient les arabesques dorées qui glissaient sur son col. «’Man j’pars. Tu passeras l’bonjour à Jesus quand la vierge Jenny sera là.» Il faisait si froid dans le couloir. Je m’avançais vers la cheminée en grommelant. Je n’avais pas le temps pour les compromis. Le cœur noble – la pensée pure – aider son prochain, offrir le gîte à mes conquêtes. Je ne ressemblais en rien à ces idéaux. L’odeur des cendres s’accrochait encore à mes vêtements. «On part au mcdo. La bouffe est bonne partout.» La fierté me rendait théâtral. «J’épouse Romy, un jour. Tu l’sais. Pourquoi tu veux ramener une inconnue et m’gâcher ma soirée ? Jenny, elle croit pas en Dieu. Elle prie pour que son vagin porte mon marmot. Mais ça arrive pas.» Je claquais des dents avec rage. Quelle disgrâce ! J’enfilais mes chaussures – mais au moment de traverser le perron, la sonnette retenti dans la place. «J’espère que c’est l’père Noel.» Râlai-je en ouvrant la porte. Le profil rebondi de Jenny apparu sous les voilages argentés. «Vincent, tu ne bouges pas.» Je me cambrais en observant ma mère.
Elle était intraitable.
J’esquissais une moue boudeuse.
Je refusais d’être prisonnier de ses lubies religieuses.
«T’espère quoi ? Que j’vais me ranger. J’veux être avec Romy. Et t’impose des gens.» Elle me fusilla du regard. Je me penchais vers la porte. «’Man ! Si tu m’obliges à rester j’vais m’ouvrir les veins !» Bourgeonnai-je en sautillant sur place.
Elle leva les yeux au ciel.
«Romy ...» J’étais désolé de lui imposer ma punition – de lui infliger la présence de Jenny. Je déglutis. «Tu peux retrouver ton père si tu l’sens pas.»
Il valait mieux se résoudre à la réalité.
Noel, c’était moche.
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# Re: despair, hangover and extasy + romy
message posté Sam 11 Fév - 18:19 par Romy J. Teller

two roads diverged in a yellow wood. sorry i could not travel both and be one traveler, long i stood and looked down one as far as i could to where it bent in the undergrowth. Love, time, death. L'ombre de Jenny planait au dessus de nos têtes. Elle n'était pas la constellation. Elle n'était ni le soleil. C'était l'éclipse. Celle qui pouvait nous rendre aveugle. Assombrir notre chemin jusqu'à ce que les chimères de la cohérence ne s'effacent. Les yeux rouges et l'air grand je balayais la pièce d'un regard vitreux en imaginant sa silhouette arrondis déambuler dans cette demeure qui était devenue mienne depuis l'enfance. C'était ma seconde maison. Ma seconde famille. Ma vraie famille. Mais elle martelait mon coeur de ses griffes en s'imposant dans mon univers en offrant le cadeau de Dieu à la Mamma Mes prunelles s'accrochaient à celle de Vince. Traversé par un éclair. Un sursaut de conscience. Tsais qu'on se fait du mal. On vit dans l'illusion. Parce qu'on est des gosses. Mais un jour on va devoir ouvrir les yeux. Grandir. On s'abruti dans une relation qui n'a pas de chance d'aboutir. On se fait du mal tu l'sais ça ? Je soupirais en me pinçant les lèvres. Les doigts crispaient contre le plan de travail, j'écoutais d'une oreille les voix qui s'élevaient dans la cuisine. Le padre. La madre. El niño. Je tuerais pour m'évader dans un autre univers. Retrouver les délices de la poudreuse. Parce que c'est plus jolie que la réalité. Parce que là-bas, même en dehors de ses bras. Je suis heureuse. Ici. L'absence de sa chaleur était dangereuse. Parce que la paralysie olfactive n'existait plus. Ses bras se refermaient autour de mon corps. Et toutes les questions perdaient de leur intérêt. J'étais chez moi contre son tors. Mon nez se nicha dans son cou. J'humais son odeur. Sa peau. Son amour. Je me sentais en sécurité. Grande et libre. Mes bras passaient autour de sa taille et mes mains nouées reposaient dans le creux de ses reins. L'air avachie, je tournais la tête vers la Mamma. Ne nous séparez pas. Alors je serais plus fort ma prise. Je ne voulais pas le lâcher. J'étais une gamine. Vince était un gamin. Nous étions des enfants. Tandis que Vince tentait de s'échapper de cette étreinte. Je ne lâchais pas sans me rendre compte que nous avions bougés. Qu'il avait posé mes pieds sur les siens pour me mener devant la chaleur du feu. lui parle pas comme ça. Elle assume pour toi. Pour nous je boudais devant la vérité. Je me moquais de la situation. Mais il continuait. Ses paroles s'échappaient de ses lèvres avec l'ironie suffisante du petit con capricieux. Mes doigts s'étaient retirés de ses courbes cotonneuse. La rigueur religieuse de Sylvia pompait mon amour. Je l'aimais elle aussi. Comme la figure maternelle. La sonnette retentissait. Les chants funestes s'élevaient. J'entendais déjà les fluctuations stridentes de la voix de la pécheresse. Je ne lui accordais pas l'attention qu'elle réclamait en passant le pas de la porte. J'avais en horreur le bébé qu'elle portait. Parce que c'était le leur. Pas le nôtre. Ce n'était pas mon ventre qui s'arrondissait. J'étais trop jeune pour considérer les élans maternelles, mais elle me mettait devant la réalité. Le temps filait entre nos doigts. «T’espère quoi ? Que j’vais me ranger. J’veux être avec Romy. Et t’impose des gens. Man ! Si tu m’obliges à rester j’vais m’ouvrir les veins !» Je regardais Vince faire son cinéma. Mais le lait de poule me faisait de l'oeil. Surtout depuis que son père y avait ajouté son ingrédient secret. Il me tendait un verre, par solidarité ou par pitié. D'une traite, je buvais le nectar laissant une trace au dessus de mes lèvres. «Romy ... Tu peux retrouver ton père si tu l’sens pas» mon regard se levait dans le sien. J'inspirais sans rien dire, puis je me détournais de sa silhouette dans le silence. Le laisser entre les griffes de la sheitan n'était pas envisageable. Entre vite Jenny. Tu risquerais d'attraper froid soufflais-je en me dirigeant vers la porte.  Tu arrives juste à temps. On allait passez aux festivités. Laisses moi prendre ton manteau soufflais-je sans lui laisser vraiment le choix. La comédie. Le sacrifice. Je laissais tomber le sachet de poudre. Désolé Vince. C'était notre dessert. Mais c'est pour notre bien. Le regard de la Mamma s'éternisait sur la neige qui s'étalaient au sol. Je pris une mine horrifiée.  Désolé, je suis maladroite ... je vais ramasser. Tu risquerais de faire mal au bébé en te penchant comme avec toute la coke que tu sniffes. Sorry. C'est moi la belle fille je lançais un petit regard à Vince. Tu me transforme en Fille. En pétasse  Sylvia leva son regard vers cette femme qui portait son petit fils. Sa petite fille. Je posais ma main sur l'épaule de Jenny en revenant, prenant une mine théâtrale. Dieu est clément. Ne l'oublies pas. Il te pardonnera de tes pêchés. soufflais-je avec un grand sourire. alors si tu m'entends. Pardonne-moi
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# Re: despair, hangover and extasy + romy
message posté Lun 13 Fév - 11:58 par Vince D. Stafford

two roads diverged in a yellow wood. sorry i could not travel both and be one traveler, long i stood and looked down one as far as i could to where it bent in the undergrowth. C’était une trahison. Ma mère m’avait tourné le dos en choisissant les cloches de sa paroisse. Je l’observais avec effroi - parce que mon coeur criait comme un mécréant. Mon coeur l’implorait de m’épargner les obligations morales. Soudain, les effluves du tabac s’arrêtaient de couler dans mes veines. Je suffoquais sans ma dose. Je suffoquais dans les tensions. Je levai les bras afin de leur intimer le silence. Noel, la belle connerie! Cette légère pression fit place à un sentiment nouveau ; de la colère - la rage insondable. La nuit tombait sur le vestibule de la maison. Elle  brillait comme un nouveau soleil, mais sans la lumière, sans les couleurs et la fraîcheur de l’extase. Je me tournais vers le miroir. Le petit reflet était morne dans mes yeux. La surface de la table semblait brûler, elle devenait grise et opaque. Carbonisée par mes sentiments. Romy me laisse pas. Elle s’accrochait à mon étreinte. Ses bras se refermaient tel un étau sur ma poitrine. Une prison de velours et de bonheur. Je me penchais afin de humer son parfum. Mes pensées glissaient sur mes joues comme des sonnets. La la la. Je lui faisais du mal. Je tenais le poignard qui s’enfonçait dans sa chair. C’était ma faute. Jenny, la drogue, ce gosse. Je ne voulais pas tomber dans le piège. Je me débattais pour échapper aux responsabilités. Parce que je n ‘étais un adulte. Je n’étais pas un homme vrai. Je m’avançai dans le couloir en chancelant. Ma main effleura le vase disposé sur la cheminée. Je le jetais dans le feu en riant. La porcelaine roulait dans les flammes avant de se perdre dans la vapeur sans fin. J’avais appris à rire comme un immortel. Je connaissais tous les versants de la folie. Mais ce soir, la réalité me rattrapait au galop. Je me tortillais entre les meubles du salon. Les murs de mon enfance me rejetaient comme un mal propre. Mon père ne me regardait plus. Il s’était levé, un cigare dans la main et la déception sur les épaules. Il avait cessé de croire en moi. Il n’y avait pas de rédemption pour les dépendants. Je hoquetai en me figeant dans le couloir. Je devais partir d’ici - avec Romy. Et même tout seul. Je voulais courir dans la rue, vagabonder pour me débarrasser de toutes ses paroles. Je retenais les filtres de la lampe entre mes doigts. Les guirlandes du sapin ondulaient autour de ma silhouette. Je ne touchais que les plus belles, les plus colorées. «Lui parle pas comme ça. Elle assume pour toi. Pour nous.» Elle soufflait suavement sur ma nuque. Mais je n’avais rien à assumer. Il n’y avait que l’amour. Je lui avais déjà avoué ce dernier. J’taime à l’envers. La poitrine ouverte. La bouche empoisonnée. On souffre pas, Rom. La coke elle nous a sauvé la vie avant de la prendre. Je n’avais pas la patience des courageux. Elle le savait - je détestais les confrontations. Je ne me disputais jamais. Je restais silencieux en essuyant mes reproches. En embrassait chaque instant, chaque goutte de poison qui s’infiltrait dans ma peau. Jenny était déjà arrivée. Je reconnaissais son profil arrondi. La vie battait dans ses entrailles - une vie qu’elle m’avait volé un soir de fumette. J’avais oublié les détails de cette conception. J’étais trop occupé à texter Romy. A faire un caprice pour une pizza. Je soupirai en lui adressant un regard panique. On s’marie dans vingt ans. Mais tu m’vois à cinquante? Sérieux. Tout fripé. Viens on crève pour célébrer Jesus. J’ai un sachet de cristal, une lame aiguisée. On pourra voler jusqu’à ce qu’il y ait plus le ciel. Je m’enlisais dans ma terreur. Mes jambes tremblaient sous les plis de mon jeans. Romy ouvrit la porte en premier. «Entre vite Jenny. Tu risquerais d'attraper froid.  Tu arrives juste à temps. On allait passez aux festivités. Laisses moi prendre ton manteau.» Je me détournais pour ignorer cette mascarade. Je ne voulais pas prétendre à la gentillesse. Ma mère s’offusquait déjà de mes comportements. Elle redoutait mes crises et mes humeurs. Le fils versatile, le rebelle sans lutte. «Jenny. Ma mère va faire la Sainte Thérèse pour deux. Tu m’fous la paix avec tes histoires. Puis comment t’as eu le numéro? » Ralai-je en tapant dans une chaise. Quel indigne, cette nana. Elle sourit d’un air crédule en s’installant sur le sofa. Elle glissait ses doigts sur son bedon, fière d’avoir réussi à m’emprisonner à l’intérieur. Bon, et maintenant ? « J’ai été chez le docteur. Le bébé va bien. La poudre ça me calme. C’est pas facile d’être seule. » Elle s’adressait à Romy. Elle voulait lui rappeler mon erreur. Mais je ne leur appartenais pas. J’appartenais à personne. Je pris un verre de vin. «Romy j’tai déjà dit que tu pouvais partir si tu voulais. L’ambiance est pourrave.»  Ma mère me retenait dans son silence; Je savais que je n’avais pas le droit de quitter la maison - même pour une promenade à l’air libre. « Je peux avoir un verre d’eau? » Je me levai en grognant. Fallait que je lui tende la bouteille. «Oh la ferme Jenny. T’es une sorcière. Faudra que tu m’racontes comment t’as fait pour décider que j’étais le père? » Elle roula des yeux en buvant une gorgée. Elle ne rétorquait jamais lorsqu’on était entouré. Au lieu de ça, elle papillonnait des yeux afin de jouer la victime. Et peut-être l’était-elle un peu. Enceinte d’une crotte. Un gars qui ne souciait pas de ses problèmes. « Je sais que tu m’en veux. Mais je suis sûre. C’est ton gosse. » Je soupirai en me rangeant sur le côté. Ma mère demeurait silencieuse, comme abîmée dans ses pensées. Elle serrait les bords de sa croix en marmonnant. J’étais une abomination. Son pécher suprême.
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# Re: despair, hangover and extasy + romy
message posté Sam 18 Fév - 18:10 par Romy J. Teller

two roads diverged in a yellow wood. sorry i could not travel both and be one traveler, long i stood and looked down one as far as i could to where it bent in the undergrowth. Love, time, death.Le décors n'était plus édulcorée. Les couleurs s'assombrissaient à chaque minutes. Secondes. Je ne voulais pas voir Jenny et encore moins prendre conscience de la réalité. Notre amour n'était que passager. Le temps d'un voyage. Mais à la prochaine gare, j'allais devoir descendre du train. Parce que la petite famille prendrait un autre wagon en quête d'une nouvelle vie. Un jour Vince allait être pris d'un désir paternel et elle était la première à lui offrir. Lorsqu'il verrait le visage poupon, il tomberait amoureux. C'est comme ça que ça marche dans les films. Et Jenny le savait. Je me tortillais sur place en jouant nerveusement avec mes doigts. Je ne savais plus ou regarder. Je ne savais plus quoi faire. Vince s'éloignait, crispé par la colère. Ses gestes étaient saccadés et vifs. J'eu même un sursaut en voyant la colère s'émanciper de ses doigts. Le vase rougissait dans le feu comme la température de son corps. Ses membres étaient courroucés par une bourrasque tempétueuse et son rire me foutait les jetons. Pourtant, c'est sa mère qui capturait mon attention. Mes prunelles se posaient sur sa silhouette chétive et voutée. Son regard semblait envelopper son fils dans un cocon de douceur, mais elle ne voyait rien. Elle chérissait sa croix, longeant les traits de cette dernière. Ses croyances la mener à aller contre son préféré. A dresser un mur entre les deux et dieu seul sait que c'était la dernière chose qu'elle voulait. Vince était un électron libre. Un oiseau qui chérissait la vie et qui n'avait soif que de liberté et d'émancipation. L'amour qu'il portait à sa mère l'empêcher de déployer ses ailes. Par peur de d'abîmer son coeur. et Syvia sera là à tendre la main dans le vide, jusqu'à ce que tu reviennes. C'est ça l'amour maternelle. Et j'ai peur. J'ai peur parce que tu tendras la main à cet enfant, même lorsque la lumière sera éteinte. Tu ne feras qu'attendre Mais elle l'aimait. Alors elle voulait lui éviter les regrets. Le pire des châtiments pour un homme. Parce qu'ils ne s'effacent pas dans le miroir. Ils s'accumulent jusqu'à faire tomber un homme, la face contre le sol.
Les cloches de l'entrée tintaient. Le diable avait la décence de sonner. Je m'avançais. La boule au ventre. Le coeur en miette. Je posais ma main sur l'avant bras de Vince, avant d'aller ouvrir. Les parois de mon coeur allaient exploser. Il cogner si fort. Il n'y avait ps d'innocence sur ses traits. J'essayais d'être aimable parce que nous étions chez les Stafford et parce qu'au fond, j'avais peur qu'elle prenne ma place. Qu'elle devienne le tournesol de la famille. Que son rire mette à la porte le mien. Et qu'elle prenne les attentions de la mamma Jenny prenait ses aises naturellement. A croire qu'elle avait passer son enfance dans cette maison. Comme moi Qu'elle avait couru en petite culotte dans le jardin. Comme moi . Qu'elle avait  sentie les caresses des draps de Vince contre sa peau. Comme moi Je me posais sur une chaise, mais la conversation me semblait trop lointaine. «Romy j’tai déjà dit que tu pouvais partir si tu voulais. L’ambiance est pourrave.» Je regardais Vince en papillonnant des yeux. Il ne voulait pas que je l'abandonne, mais il me poussait à partir, même après mes mots. Mes tentatives de m'insinuer dans cette relation tordue. Mes mâchoires se crispaient comme mes ongles sur le bois massif de la table. « Je sais que tu m’en veux. Mais je suis sûre. C’est ton gosse. » J'étais en détresse respiratoire. Pauvre conne, tout Londres est passé entre tes cuisses. C'est pas Vince le père. Pas mon Vince mais j'étais idiote. Parce que même lui n'avait plus l'air d'y croire. Il s'était résolu à l'idée.  Vous m'excusez mais je crois que... que j'ai oublié quelque chose à l'appartement. Du vin. Oui. je fronçais le nez et les sourcils. C'était la même excuse que j'avais servie à mon père pour partir. Vince le savait. Je me levais en faisant grincer la chaise. Joyeux noël  soufflais-je au creux de son oreille. Mes doigts glissaient contre sa mâchoire alors que mes lèvres embrasser le coin des siennes. Je ne voulais pas exposer nos sentiments. Pas dans cette situation. Je montais à l'étage pour retourner dans la chambre de Vince et essayer de calmer les rebonds de mon palpitant. J'attrapais une photo de nous poser sur sa table de chevet. Nous étions jeunes. Et ce n'était pas sa réussite qu'il chérissait. Mais la mienne sur papier glacée. Je venais d'avoir mon diplôme de journalisme et il souriait comme un idiot en soulevant ma toge. Je riais avant d'aller voir ce mur remplit de nos souvenirs. Je reconnaissais les visages. Nos amis. Nos soirées. Nos conneries. J'enfilais mon manteau puis j'ouvris la fenêtre pour lancer mon sac. Comme quand nous étions jeunes et cons. Je n'avais pas envie de repasser par le salon et ressentir que j'étais de trop.
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