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water under the bridge (w/reed)

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# water under the bridge (w/reed)
message posté Jeu 15 Déc - 17:29 par Minnie Van Halen


If you're not the one for me then how come I can bring you to your knees? If you're not the one for me why do I hate the idea of being free? And if I'm not the one for you you've gotta stop holding me the way you do — Pour une fois dans sa vie, Minerva Van Halen stressait. Enfin, non, Minnie était toujours en stress, mais ce jour là était bien un des premiers où elle laissait son stress transparaître. Cachée derrière le rideau, la blonde est en train de se ronger des ongles fraîchement manucurés. Elle tenta alors de se rassurer en se disant que tout le monde, à sa place, serait en train de stresser. Après tout, elle avait monté une troupe de théâtre et venait de donner sa première représentation. Tout le monde serait en proie à stresser, comme elle le faisait maintenant. Mais elle voyait sa collaboratrice, Remy, se comporter comme si de rien n’était -ce qui faisait bien évidemment stresser encore plus la néerlandaise. Tout le monde s’activait autour d’elle, et pourtant, elle restait dans son coin à ruminer, à repenser à ce qui avait pu mal se passer. Quelle idée de merde elle avait eu d’inviter la presse ? D'inviter des spectateurs qui pourraient commenter la représentation ? Pourquoi avait-elle voulu faire parler de ‘The Juliettes’ ? Dès demain, ses collègues allaient se foutre de sa gueule et du fiasco que ça avait été. Fiasco, parce qu’elle était persuadée que s’en soit un. Dans cette situation là, après tout ce qu’il s’était passé dans sa vie ses six derniers mois, Minnie doutait un peu de tout. Son « accident », si on pouvait l’appeler ainsi, l’avait grandement fragilisée mentalement. D’avoir vu la mort d’aussi près l’avait remise en place, et la forçait à se remettre très souvent en question, bien que ça ne soit pas la première fois qu’elle passe aussi près de passer l’éternité sous terre. C’était juste que contrairement à son aplasie médullaire, sa tentative d’assassinat avait laissé une cicatrice au dessus de son coeur.
Minnie se gifla alors la main qu’elle rongeait. Reprends-toi ma fille. Elle se mit à prendre de grandes inspirations. Voilà quelques minutes -elle avait d’ailleurs oublié de compter donc ça faisait peut-être plus longtemps que ce qu’elle ne croyait qu’elle rongeait ce qu’il lui restait de sa manucure- qu’elle était plantée là, sans aider Remy qui s’efforçait de mettre en place l’after qu’elles avaient décidés d’organiser pour pouvoir parler à la presse et fêter cette première. Encore une fois, Minerva prit une grande inspiration.
« Je suis la meilleure, je suis la meilleure, je suis la meilleure. »
Elle ferma alors les yeux et se mit à sauter sur place. Elle manqua de se fouler la cheville à cause de ses escarpins. Il ne manquait plus que ça pour parfaire la soirée. Elle passa un coup sur sa robe de créateur, ainsi qu’un rapide coup dans ses cheveux. La néerlandaise serra les poings et prit sa dernière grande inspiration avant de faire un bain de foule.
 « Allez » finit-elle par se dire pour se donner du courage.
Elle ouvrit alors le rideau et arriva sur la scène, où se trouvait déjà de nombreux journalistes ainsi que la plupart des acteurs. Elle manqua de renverser des verres qui se trouvaient sur une table installée là -sûrement par Remy, vu qu’elle n’avait rien réussi à faire, bouffée par le stress. Bon, ok : première chose, pas grand monde venait vers elle, puisqu’elle avait disparu depuis le début de l’after. Ça serait donc à elle de faire un bain de foule.
Elle prit une coupe de champagne et un petit four avant de s’esquiver entre les personnes présentes, choisissant assidûment la proie qui allait devoir écouter le blabla plan-plan qu’elle avait préparé sur elle, sa troupe et la première représentation qui avait été donnée ce soir.
Elle s’incrusta tête baissée dans un groupe de trois personnes qui lui semblait inconnues et commença à serrer des mains.
 « Minnie Van Halen, co-fondatrice de la troupe. » dit-elle en serrant les deux premières mains. « Vous avez appréciez le »
Elle se coupa net quand elle leva la tête et eût l’impression de serrer la main à son reflet dans un miroir.
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# Re: water under the bridge (w/reed)
message posté Jeu 15 Déc - 23:01 par Reed T. Coleman
Ereintée, lessivée, épuisée ou tout autre mot qui finirait en « é » me décrire mon état de fatigue à ce moment même. J'étais levée depuis 5 heures du matin car il y avait beaucoup à faire. La star de notre maison d'édition passait pour présenter son nouveau livre autrement dit, il fallait que tout soit parfait pour son arrivée. Cela allait de la préparation de l'interview avec les journalistes à la préparation de ses petits caprices de star. Gâteau sans gluten, jus de coco absolument bio et deux jolies brunes pour l'accompagner. Voilà ce qu'avait été ma mission en tant qu'assistante, trouver tout ce qui pouvait faire envie à notre hôte. Vous devez trouver ça idiot mais ces ventes représentent une grosse partie de notre activité et sans elle je ne suis pas sûre que notre petite maison d'édition survivrait. J'aime trop cet endroit pour le quitter, ces gens sont comme ma famille. Mes parents n'étaient pas ici, je n'ai qu'eux et mon patron est un homme extraordinaire qui mérite que des personnes se battent pour lui et pour son entreprise. Alors oui ce fût épuisant mais je le referai sans hésiter une seule seconde. Maintenant tout ce que je veux c'est rentrer chez moi et me prendre un bain chaud avec un bon livre en main. Je me lève donc de ma chaise et commence à enfiler ma veste en attrapant mon sac quand tout à coup...

- Minute papillon !

Je me retourne vers cette voix qui m'est plus que familière. C'est Kelsey, ma collègue qui occupait mon poste il y a encore deux ans avant qu'on lui offre la place d'éditrice. C'est une working girl extraordinaire, elle a mon âge mais est très sûre d'elle et surtout passionnée par son travail. Nous sommes très liés et la connaissant je ne vais certainement pas m'en sortir facilement.

- Non non Kelsey, je rentre. Tu m'as fait sortir hier et j'ai dormir 3 heures alors ce soir c'est non...

Kelsey sourit, elle sait que je ne peux lui résister et qu'en tous les cas, je finirai par la suivre.

- Oh aller c'est juste une pièce, tu viens d'arriver à Londres. Tu as besoin de faire de nouvelles connaissances, ce sera fun tu verras. On rejoint Kate au bar et on file au théâtre. On ne rentrera pas tard, je te le promets.

Je fais mine d'hésiter mais c'est vrai que l'idée est alléchante. Cela fait des lustres que je n'ai pas été au théâtre et je n'ai jamais été au théâtre à Londres qui plus est. Je ne devrais pas être rentrée trop tard et je pourrais me reposer un peu avant de ré-attaquer demain puis après c'est le week-end, je pourrais donc souffler.

Poussant un soupir mélo dramatique, je finis par acquiescer de la tête ce qui me vaut une petite danse de la victoire de la part de mon amie. Quinze minutes plus tard, nous voilà engouffré dans le métro pour rejoindre Kate. C'est une amie d'enfance de Kelsey, elles sont inséparables et je les adore. Elles m'ont fait un merveilleux accueil et, même si cela ne fait quelques jours que je suis là, elles me considèrent comme l'une d'elles ce que j'apprécie fortement.

Nous nous rendons dans un bar branché, Kate est critique dans un journal. Autrement dit, la pièce fera certainement l'objet d'une critique dans sa chronique de demain. Nous commandons un verre de vin blanc et quelques amuses bouches. J'en oublie ma journée stressante et me détend complètement. Nous arrivons au théâtre une heure plus tard et, grâce à Kate, nous avons des places proches de la scène sur la droite. Nous sommes dans la pénombre et avons une vue imprenable.

Le rideau se lève et la pièce commence. Je suis l'histoire avec attention jusqu'au moment où mon cœur cesse de battre. Mes mains se font moites et je ne trouve plus mon souffle.

«  Ce n'est pas possible... »

Là, sur scène, à quelques mètres de moi, se trouve une version de moi identique en tout point. Je n'y comprend rien mais une chose est sûre je dois sortir d'ici. Le plus discrètement possible je me lève et me dirige vers la sortie. Je suis partie tellement vite que je n'ai pas pris ma veste et le froid hivernal mord ma chair jusqu'à mes os. Pourtant je ne ressens rien, mon cerveau est encore trop occupé à tenter de comprendre ce qu'il vient de se passer. Comment cela peut il être possible ? Ma mère m'a bien parlé de Tamsin mais elle est morte à la naissance, elle ne peut donc pas être là sur cette scène âgée de 26 ans comme moi. Alors qui est cette version de moi sur scène ? Mes parents m'auraient ils menti ? Non impossible, ils ne feraient jamais ça et je m'en veux de l'avoir ne serait ce qu'envisager.

Je fais les cents pas, les minutes passent et je loupe toute la pièce mais je m'en fiche. J'ai l'impression que tout cela est un rêve, ou un cauchemar. J'hésite, que dois je faire ? Rester et tenter de comprendre ou m'enfuir et oublier ? La deuxième option n'est pas envisageable. J'ai souffert toute ma vie de cette absence, aujourd'hui j'ai peut être la possibilité de combler cette partie restée si longtemps vide en moi. Derrière, j'entend les applaudissements, la pièce est terminée. Il est temps pour moi de rentrer.

Regagnant ma place, je vois Kelsey qui me lance un regard inquiet mais je lui souris pour la rassurer. C'est à ce moment là que je me rend compte que je tremble des pieds à la tête mais je ne sais pas si c'est dû au froid... Je me rassoies, regardant le salut final, le rappel des artistes et la clôture de la pièce. Kate m'invite à rester à l'after avec elles et j'accepte, me disant que c'est un signe pour comprendre le fin mot de cette histoire. Je reprend donc un peu d'assurance en moi et me recompose une attitude, rien ne doit se dresser entre moi et cette fille. Je veux la vérité et je la veux ce soir.

Les minutes s'étirent et je ne la vois nulle part. Je commence à perdre espoir quand soudain là voilà. Elle est face à moi mais ne m'a pas encore vu sinon je suis certaine qu'elle ferait la même tête que moi il y a encore 20 minutes. On me parle et je me tourne vers mon interlocuteur. Je la perd de vue quelques minutes et, alors que mon interlocuteur prend à peine congé, je me tourne de nouveau vers Kate et Kelsey quand soudain elle vient me saluer. Elle regarde Kate lorsqu'elle me tend une main que je sers immédiatement pour la saluer. Une décharge électrique traverse mon corps en entier et ma voix n'est plus qu'un souffle :

- Bonsoir...
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# Re: water under the bridge (w/reed)
message posté Sam 17 Déc - 0:21 par Minnie Van Halen


If you're not the one for me then how come I can bring you to your knees? If you're not the one for me why do I hate the idea of being free? And if I'm not the one for you you've gotta stop holding me the way you do — Si Minerva n’avait pas été sûre de ne pas avoir enfilé autre chose que sa robe, elle aurait pu jurer qu’elle était face à un miroir. Le genre de miroir ou vitre dans lequel on fonce quand on ne regarde pas devant soi quoi. Mais c’était bien une personne qu’elle avait en face d’elle. Une personne bel et bien identique à elle, ou du moins c’était ce qu’elle pensait. C’était peut-être l’éclairage, ou le stress. Peut-être qu’elle avait siroté trop vite dans sa coupe de champagne. Mais c’était étrange. Pour autant ce n’était pas un miroir que Van Halen avait en face d’elle. Ô que non. Elle tenait la main de ce sosie, et c’était comme si elle tenait sa propre main. Les mêmes mains avec ces doigts longs et fins. La seule différence résidait peut-être dans le fait que ses ongles étaient peints en noir, mais sinon, elle aurait pu jurer que c’était la sienne. Elle continua de scruter quelques instants la journaliste. Ça devait être une blague. Une blague de mauvais goût mais une blague. Elles étaient toutes deux identiques. Blondes, avec les yeux verts. Elles étaient chacune le reflet de l’autre. Pendant quelques instants, elle avait même espéré que ça soit son subconscient qui lui joue des tours et qui lui projette sa propre image pour se foutre de sa gueule. Dieu qu’elle aurait espéré que ça soit effectivement son subconscient qui se foute de sa gueule. Mais non, apparemment, la jeune femme face à elle était bien son sosie.
Minnie respira un bon coup. Elle avait déjà lu que c’était fortement possible qu’on ait un sosie dans ce monde mais que les probabilités de le rencontrer étaient très très faibles. C’était peut-être ça. Parce que oui, la jeune femme face à elle était blonde mais Minnie était brune naturellement. Voilà une différence. Et puis le nez de Minnie était plus fin aussi. Et puis ses pommettes étaient moins imposantes. Et puis la demoiselle en face d’elle avait des plus gros lobes d’oreilles. Non, c’était des détails. Elles ne se ressemblaient pas tellement que ça… Si ?
« Bonsoir » finit par dire son sosie.
La néerlandaise fût pris d’un énorme rire nerveux. Ce rire coupa immédiatement le silence qui régnait depuis quelques secondes -ou minutes? encore une fois elle avait perdu le fil du temps. Son rire était presque gênant. Autant qu’elle, elle était gênée. Elle se balança et pouffa de rire. Réaction nerveuse, pour sûre. La voix de la jeune femme était presque identique à la sienne, si elle prenait bien en compte que la façon dont on entendait notre propre voix était toujours plus grave que la façon dont la percevait les autres.
Les deux personnes à côté d’elles commençaient tout doucement à le reluquer, comme pour se rendre compte de ce qu’elles avaient face à elles : des sosies qui s’ignoraient. Minnie resta bouche bée. Elle avait trop bu. Ce n’était pas possible autrement. Ou le stress de la première représentation avait fait pété son cerveau. Sinon, ça voudrait dire que plus qu’un simple sosie, elle aurait une jumelle. Elle fût alors prise de doute. Le genre de doute qui nous fait nous repasser chaque moment de nos vies dans nos têtes. Le genre de doute qui nous traverse tout le corps et l’esprit. Elle oublia alors de parler de la pièce, trop mal à l’aise pour ça. De toute façon, aux vues des évènements, elle n’avait plus la tête à parler de sa compagnie. Elle se mit à penser à toutes les histoires débiles qu’on voyait dans les films ; les jumelles séparées à la naissance, les films de science-fiction, les clones. Sa mère aurait eu deux bébés ? Pourquoi ne pas garder les deux ? Et puis, en fait, si elle n’était pas la fille de ses parents ? Après tout ce n’était pas comme si elle en avait déjà douté. Non, ce genre de truc, ça n’arrive que dans les films de toute façon. Et puis sa mère lui a toujours dit qu’elle ressemblait à sa grand-mère Alphonsa alors bon. Si ça se trouve, elles étaient justes cousines. Oui, des cousines qui se ressemblent beaucoup. Ouais, son frère ressemblait plus à son oncle qu’à son père donc ça peut être logique. Non ?
« C’est… marrant cette petite ressemblance… »
Minerva préféra briser le silence et se jeter dans la fosse aux lions. Mais qu’est-ce qui lui prenait ? Un sentiment tout au fond d’elle lui disait de prendre ses jambes à son cou et de prendre une bonne douche : car ce qu’elle voyait n’était que le fruit de son imagination, de son esprit trop fatigué et surmené.
« Parce que ça paraît être une grosse blague quand même »
Elle se remit à rire de plus belle. Nerveusement, toujours, encore.
« Enfin c’est vraiment super drôle de me faire une blague comme ça pour ma première, bravo tout le monde » se mit-elle à crier un peu fort, en applaudissant.
Elle espéra avoir raison, mais personne ne réagit, et elle sentit alors son coeur commencer à lâcher. Le choc était trop grand. Le choc de quoi ? Pour l’instant elle n’en avait pas l’explication.
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# Re: water under the bridge (w/reed)
message posté Lun 19 Déc - 15:33 par Reed T. Coleman
Cette soirée avait pourtant bien commencé, j'étais sortie avec des amis et elles m'avaient traîné à cette pièce de théâtre. Je ne pensais pas que cette sortie avait un jeu primordial pour moi, qu'en venant la voir je prenais le risque de bouleverser ma vie. Je croyais simplement y voir des acteurs qui jouaient une fiction mais ce que je vis fût bien réel. Une des fondatrices du groupe me ressemblait comme deux gouttes d'eau. De la tête aux pieds et jusqu'au bout des ongles, on se ressemblait sans aucune différence si ce n'est nos cheveux. Les miens étaient blonds et plus court tandis que les siens viraient au brun.Je n'y comprenais rien et visiblement je n'étais pas la seule. Mon caractère fit que je pris mon courage à deux mains pour rentrer à nouveau dans la salle et affronter la réalité mais mon reflet vivant ne semblait pas pareil. Elle se mit à avoir un rire nerveux comme si quelqu'un lui jouait une mauvaise blague.

Kelsey et Kate détaillèrent cette inconnue avant de nous regarder l'une après l'autre, elles n'ont plus n'en revenaient pas.

- Reed, tu nous as pas dit que tu avais une jumelle...

Je restais interdite, que pouvais je leur répondre ? Qu'effectivement ma mère avait donné naissance à deux filles mais que ma jumelle était morte né ? Je regardais mon reflet vivant et me perdis dans son regard. Nous avions le même et j'y lisais aussi le même affolement. Pourtant de la à croire que c'était une blague... Comment cela aurait été possible ? Je ne porterais pas de masque, j'étais moi. Doucement je me tournais vers Kelsey pour lui répondre, non sans quitter l'inconnue des yeux. J'avais peur que si je la quittais du regard alors elle s'évanouirait dans la nature et je ne pouvais pas laisser faire cela. J'avais besoin d'éclaircir tout ça.

J'ai eu une jumelle mais …

Encore une fois je n'arrivais pas à le dire. Je croyais qu'en venant habiter à Londres, je laisserai mes démons derrière moi mais c'était encore pire. D'abord j'apprend que je suis enceinte d'un homme que je n'ai plus vu depuis des mois et maintenant je trouve une fille qui me ressemble mais dont l'identité reste un mystère. J'espère que les surprises vont s'arrêter là car j'ai eu ma dose. Prenant une grande bouffée d'air pour combler mes poumons qui s'étaient vidés quand j'avais perdu toute contenance, je repris :

Elle est … Elle n'a pas survécu. Les médecins ont dit à mes parents que sa santé était fragile et que le cœur avait lâché.

Mon thérapeute serait fier de moi ! Pour la première fois j'avais réussi à en parler et avec des inconnues qui plus est. Enfin... pas tout à fait inconnu mais qui se trouve en dehors de mon cercle familial. Je me demandais quelle était l'histoire, il était peut être temps de lui demander toutefois je me dis qu'elle préfèrerait en parler seul à seul afin de ne pas déballer sa vie devant des inconnues.

Les filles vous pouvez nous excuser une minute ?

Kelsey et Kate furent très compréhensives. Kate me pria de tout lui raconter ensuite, que cela lui ferait un super article mais, en guise de réponse, elle se prit un coup de coude de Kelsey. Comme d'habitude, le côté direct et impulsif de Kate fit que ces mots sortaient de sa bouche avant même qu'elle n'en prenne l'ampleur. Elles s'éloignèrent sans un mot et je me tournais vers cette fille qui, si j'ai bien compris, s'appelait Minnie.

Et vous quelle est votre histoire ?

J'étais curieuse d'en savoir un peu plus. Peut être que cela nous aiderait à y voir plus clair ou peut être pas... Si ça se trouve, on avait aucun lien de parenté et on était juste deux inconnues se ressemblant plus qu'à la normale. Elle semblait décontenancée par mes propos, peut être étais je un peu trop directe. Je me frottais les tempes, sentant un mal de tête approcher

Ecoutez... vous devez me trouver direct mais j'essaie juste de comprendre et ... je pense que vous aussi.
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# Re: water under the bridge (w/reed)
message posté Lun 20 Fév - 23:56 par Minnie Van Halen


If you're not the one for me then how come I can bring you to your knees? If you're not the one for me why do I hate the idea of being free? And if I'm not the one for you you've gotta stop holding me the way you do — « Reed, tu nous as pas dit que tu avais une jumelle… » finit par dire une amie de son soit disant sosie.
Finalement, le sosie de la néerlandaise finissait par avoir un nom. Reed. Doux. Mélodieux. Et passer sa surprise d’un prénom qui n’aurait jamais collé à son propre visage, Minnie finit par percuter ce que cette inconnue avait dit : elles se ressemblaient tellement qu’elles auraient pû être jumelles.
Elle prit une grande inspiration et lança un dernier regard sur Reed. Non, elle n’était en rien différente d’elle après tout, si on mettait à part les petits détails qui faisaient la personnalité de Minerva Van Halen
Jouer au septs différences n’amusait plus Minerva. Non, plus du tout. Elle devait se rendre à l’évidence : la femme face à elle était son sosie, son portrait craché. Elle aurait pu s’amuser à échanger son identité avec elle et personne n’aurait rien remarqué. Évidemment, elle aurait du se faire à un style vestimentaire plus… simple et casual que celui qu’elle avait l’habitude de porter. Mais la personne face à elle aurait bel et bien pu être son reflet dans le miroir. Petite ressemblance… Il fallait qu’elle se rende à l’évidence, la Van Halen : elle n’avait pas trop bû. Elle n’avait pas de problèmes de vues. Elle n’était pas trop fatiguée. Elle n’avait pas d’hallucination. Il n’était pas question d’une blague.
Non. C’était sérieux. Minnie était face à son reflet vivant, en chair et en os. Et elle ne savait pas comment réagir.
« J'ai eu une jumelle mais… » commença à raconter Reed.
Finalement, sa voix sonnait comme la sienne, à la seule différence qu’elle était peut-être plus douce. Toutes ces années à vouloir être la meilleure avait fait d’elle quelqu’un de plus méchant, de plus hargneux que Reed peut-être. Le mot jumelle fit écho dans les oreilles de Minnie, remettant alors en doute tout ce qu’elle savait d’elle même et qui elle avait l’impression d’être. Comme si son monde s’écroulait sous ses pieds. Comme si elle avait l’impression d’être face à une vérité qu’elle n’était pas prête à entendre. Peut-être que tout ça n’était qu’un hasard. Que Reed était finalement ce seul et unique sosie qu’elle avait dans ce monde. Non. Pas un jumelle. Parce qu’elle était la fille de Lucy Rosenbach-Van Halen et Erick Van Halen. Elle ressemblait à sa grand-mère Alphonsa. Elle était une Van Halen. Elle ne connaissait que cette histoire.
Elle ne voulait pas en entendre une autre.
« Elle est … Elle n'a pas survécu. Les médecins ont dit à mes parents que sa santé était fragile et que le cœur avait lâché. »
L’histoire de cette jumelle disparu lui brisa un peu le coeur. Mais elle était de toute évidence morte née. Pas de chance pour que ça puisse être Minerva.
Reed demanda alors à ses amies de les laisser, afin qu’elles puissent comprendre ce qu’il se passait. De toute évidence, il n’y avait pas grand chose à comprendre aux yeux de Minnie. La génétique était un sacré bordel de toute évidence. La blonde prit une chaise et s’y laissa tomber, ne pouvant plus tenir quelques secondes de plus sur ses deux jambes.
Un sosie. Comme si elle n’avait pas assez de soucis dans sa vie.
« Et vous quelle est votre histoire ? Ecoutez... vous devez me trouver direct mais j'essaie juste de comprendre et ... je pense que vous aussi. »
Minerva resta muette pendant quelques instants. Elle fixait le sol, comme impuissante. Elle eût envie de plaisanter en lui disant qu’elles n’avaient pas besoin de se vouvoyer puisqu’elles étaient presque intime sans le vouloir.
Elle prit une grande inspiration.
« Je suis née le treize décembre mille neuf cent quatre vingt dix à 22h12, à Londres. Ma mère se souvient de l’heure précise, parce qu’elle est méticuleuse comme ça. Mes parents ont eu du mal à avoir leur premier enfant, c’est-à-dire moi. Mon père est ambassadeur des Pays-Bas à Londres depuis un bout de temps. J’ai vécu entre Londres et Amsterdam. Je suis avocate. J’aime la littérature et le théâtre. J’ai un petit frère. J’ai failli mourir deux fois : la première fois il y a un peu plus de dix ans à cause d’une maladie génétique stupide et en juillet dernier à cause d’un fou qui voulait mettre fin à La City. » Elle soupira encore une fois, avant de plonger son visage dans ses mains. « Je suis quelqu’un de banal. Et je ne comprends absolument pas ce qu’il se passe ici. »
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