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You know I'm under the influence so don't trust every word I say (riley)

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message posté Dim 18 Déc - 13:55 par Solal D. B. Fitzgerald
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Solal & Riley

Putain d'enculé de Vince. Je regarde l'écran et me connecte sur Facebook. Les deux boulets sont connectés. J'ai une chance sur deux de tomber sur le bon. J'ouvre la conversation et écris : « Eh couille de merde. Elle est où ma beuh? T'es sérieux tu te casses avec? Et me dis pas que tu l'as caché comme la dernière fois ou tu vas voir ce qu'on va jamais retrouver bientôt. » J'attendis quelques secondes et poussais un cri de lamentation lorsque je vis qu'on avait déjà vu mon message. Ca ne pouvait être que Romy, Vince n'était jamais très réactif. Je fixais attentivement les petits points tandis qu'elle me répondait. « Wsh Poca, t'as pas baisé depuis deux jours ou quoi? T'as pensé à regarder dans ta machine à laver? » Je fronçais les sourcils. Il n'y avait que Vince pour faire cela. Depuis des années déjà il s'amusait à cacher ma beuh. Il avait testé dans les caleçons, dans le syphon de la douche - il n'avait jamais recommencé, en découvrant ma boule de cheveux restée coincée - , le pot de ketchup au fond du frigo, même le paillasson à l'entrée. Je me levais et me dirigeais dans la salle de bain. J'ouvrais la porte de la machine et découvrais un papier. Je découvrais un dessin de gamin de six ans, me représentant en train de pleurer et Vince au tribunal avec le sachet dans ses mains. Je soupirais. Je retournais sur mon ordinateur et envoyais à Romy : « C'est vraiment un débile. Il m'a laissé un dessin. J'vais au tribunal. » Je claquais brusquement le clapet de mon ordinateur et filais sous la douche. Je m'habillais, et enfilais ces choces atroces appelées chaussures. Je grimaçais et pris mon skate, mon casque, et mes clopes. Je quittais mon appartement et montais sur mon skate, les Red Hot dans les oreilles. Je glissais dans les rues de Londres, en direction de Westminster. J'aimais mes potes, mais parfois je les haïssais profondémment. Lorsque j'ai rencontré Vince, Wilson s'était déjà emparé de mon corps. Pourtant, il n'avait jamais voulu agir en conséquence. Il n'avait jamais accepté que son meilleur pote soit malade - pire, mourrant. Il avait toujours agis comme si je n'étais qu'un gars comme les autres, fumeur de beuh et insousciant, collé au fond de son canapé toutes les heures de chaque jour de la semaine. Mais j'avais besoin de cette merde. Pour que les tremblements cessent, pour que les psychoses cessent. Pour que les ombres s'en aillent. Quittent mon appartement et laissent mon corps en paix. Je ne voulais pas les entendre me dire qu'elles allaient s'emparer de moi, que je ne pourrai pas les repousser éternellement. Ces représentations matérielles et iréelles de cette famille, des ces frères et soeurs qui m'avaient volé mon père et mon enfance. Je fermais les yeux quelques secondes.
Bien assez vite, je vis le tribunal. Je descendis brusquement de mon skate en manquant de renverser quelqu'un. Je m'excusais et soupirais. Je plongeais la main dans ma poche de jean et en sortis mon paquet de clope. J'en calais une entre mes lèvres et l'allumais en me mettant à marcher, le skate dans l'autre main. J'arrivais devant le tribunal et arrangeais mes cheveux. Je ne voulais pas qu'on me prenne pour un délinquant. J'étais un mec malade, et ça, Vince ne semblait pas l'avoir compris. Ou accepté. J'écrasais ma cigarette dans le cendrier - pour une fois - et entrais. J'avançais vers son bureau et collais l'oreille à la porte. Pas un bruit. Il n'était pas en rendez-vous. Alors j'entrais. « Mec t'es vraiment une plaie. T'as pas compris que si j'ai pas ma beuh je deviens un papi de 106 ans? Passe-là moi avant que j'te défonce ta ra... Oh. Salut! » J'affichais un sourire charmeur et calais mon bras dans l'encadrement de la porte. Ce n'était pas Vince, c'était une jolie petit brune assise à son bureau. Je passais une main dans mes cheveux et refermais la porte derrière moi avant de me précipiter doucement jusqu'au siège à l'autre bout du bureau. « Solal, j'suis l'pote malade de Vince, celui qu'il emmerde tout le temps. Et toi charmante demoiselle qui es-tu? Et où se trouve cet imbécile de Stafford? » Je fronçais les sourcils et regardais autour de moi. Non il n'était pas là. Mais j'allais attendre, cette demoiselle semblait être de très bonne compagnie. J'affichais un grand sourire et posais ma joue dans ma main en la regardant. Solal le chasseur, le retour, infni point zéro.
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# Re: You know I'm under the influence so don't trust every word I say (riley)
message posté Mer 21 Déc - 14:05 par Riley Z. Lancaster
I transcend into a sky of liminal thought. As the stars paint themselves into constellations, I catch myself distracted by the sparks in your eyes-iridescent effulgence. But I shall remain silent, for saying your name will insinuate the night and I need beautiful things in my life. ✻✻✻ Au fil des mois qui passent, Riley apprécie de plus en plus son travail au tribunal. Si sa relation professionnelle avec son patron était partie du mauvais pied, ça s’est arrangé avec le temps, et elle est désormais toujours – ou presque – à l’aise en sa compagnie. Peut-être pas de là à dire qu’ils sont amis, mais au moins ils parviennent à travailler ensemble, et Vince a arrêté de la tester sans arrêt. Il accepte même parfois son aide, même si elle doit insister et, souvent, prendre seule des décisions. Sans le lui dire, elle se plait à penser qu’elle est un peu la bonne conscience sur son épaule, tout en subtilité bien sûr. C’est souvent elle qui organise les auditions et jugements, et elle s’occupe de toute la paperasse pour rendre le travail de Vince le plus facile possible. Et elle a l’impression de plutôt bien réussir.
A côté de ça, elle a quelques cours, qu’elle suit généralement le soir et un jour par semaine, qui l’intéressent moins que son travail au tribunal. Mais elle apprend tout de même des choses, et ça la conforte dans son choix de carrière. Elle qui n’a jamais regardé plus loin que le mois suivant, elle se surprend à imaginer faire ça pendant longtemps encore. Aucune journée n’est la même, et ça lui plaît. Aujourd’hui, elle est seule dans le bureau de Vince. Il est parti il y a peut-être une heure, et Riley n’a aucune idée de l’endroit où il est. Ce n’est pas la première fois, et ça ne sera sûrement pas la dernière. Et elle trouve toujours de quoi s’occuper en l’attendant. Ce qu’elle préfère, c’est se plonger dans de vieux dossiers alors qu’elle les trie, pour apprendre toujours plus de choses. Aujourd’hui, c’est un dossier sur un cambrioleur qui l’intéresse, elle lit avec les détails les témoignages et est fière en découvrant que Vince a utilisé les arguments qu’elle aussi, trouvait pertinents. A force de travailler ici, elle apprend de plus en plus comment tout ça fonctionne, et ça l’intéresse toujours plus.
Alors qu’elle range le dossier dans l’ordre, qu’elle a elle-même défini puisque Vince n’en avait aucun, elle est surprise par l’arrivée de quelqu’un. Si elle s’attendait à son patron, ce n’est pas lui cette fois. « Mec t'es vraiment une plaie. T'as pas compris que si j'ai pas ma beuh je deviens un papi de 106 ans? Passe-là moi avant que j'te défonce ta ra... Oh. Salut! » L’homme qui vient d’entrer ne réalise que tardivement qu’elle est là. Il semble évident qu’il s’attendait à trouver Vince mais l’avocat n’est pas là. « Bonjour ! » Dit-elle, amusée. Voir un homme aux cheveux longs entrer et réclamer de la beuh, ça ne devrait pas l’amuser. Mais elle n’est plus vraiment étonnée de ce qui peut se passer dans ce bureau. Il s’agit apparemment d’un ami de Vince, et Riley peut très bien le visualiser. « Solal, j'suis l'pote malade de Vince, celui qu'il emmerde tout le temps. Et toi charmante demoiselle qui es-tu? Et où se trouve cet imbécile de Stafford? » Tout dans la formulation. Mais à nouveau, ça fait sourire Riley. Elle ne connaît pas tellement Vince en dehors du travail, mais elle voit là l’occasion d’en découvrir davantage. Et ce qu’elle voit pour le moment ne la surprend pas. « Je suis Riley Lancaster, l’assistante de Vince. » Est-ce qu’il parle un peu d’elle ? Si c’est le cas, c’est sans doute pour se plaindre. « Et je ne sais pas où il l’est, je l’attends aussi. » Ce n’est pas la première fois que ça arrive. Ça ne sera sûrement pas la dernière. Elle a rapidement dû trouver une certaine autonomie en travaillant ici. « Et au cas où la question se poserait, je n’ai pas entendu parler de beuh ou de quoi que ce soit. » Elle n’a pas vraiment envie d’être mêlée à quelque chose comme ça. Ça serait quand même fou qu’il y ait de la drogue dans ce bureau, mais elle ne peut pas dire qu’elle en serait surprise. « Mais je peux peut-être aider autrement ? » Demande-t-elle, souhaitant se rendre utile. Et puis un détail lui revient en mémoire, venant titiller sa curiosité. « Vous êtes malade ? C’est quoi comme maladie ? » Il a abordé de lui-même le sujet pour se présenter, elle suppose que ça ne le dérange pas d’en discuter.

✻✻✻
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# Re: You know I'm under the influence so don't trust every word I say (riley)
message posté Lun 26 Déc - 0:30 par Solal D. B. Fitzgerald
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Solal & Riley

Mes actes s'étaient retournés contre moi. C'était moi qui avais prit l'habitude de faire des blagues. C'était moi qui avais eut ces idées de tout cacher, ces idées de faire gueuler l'autre et de rester en retrait, à observer la réaction. J'étais celui qui avais habitué mes amis à faire des conneries, et désormais ça se retournait contre moi. Mais je n'avais pas envie de rire. Je n'avais pas envie de rire car Vince ne semblait pas avoir compris que l'herbe contribuait depuis des années à ma survie. Sans la drogue, je ne serai peut-être plus de ce monde. Le THC calmait mes tremblements, calmait mes psychoses et me laissait dans un état second, dans un état de plénitude et de calme. Il m'enlevait ma peur, il me permettait d'oublier que je risquais de clamser, à n'importe quel moment. J'étais agacé, et en colère. Il était trop con, vraiment trop con. Mais en débarquant dans le bureau de mon débile de meilleur pote, je découvrais avec surprise une jolie fille dont il ne m'avait jamais parlé. Il oubliait souvent les détails intéressants. J'étais un séducteur malgré moi. La vision d'une jolie jeune femme éveillait un tas de manoeuves tant travaillées aux côtés de Vince, et même si Alexandra soignait peu à peu mon coeur meurtri, le désir de plaire prenait le dessus sur tout. Je m'installais dans le fauteul en face d'elle et lançais les présentations. A ma grande surprise, je connaissais son nom. Je restais quelques instants, surpris, à chercher d'où me venait cette sensation de déjà-vu, lorsque je m'exclamais presque : « Tu es de la famille d'Eugenia? » Julian m'avait de nombreuses fois parlé de sa femme avant que je ne la rencontre vraiment, et régulièrement, il m'invitait à venir manger chez lui pour que je passe du temps avec sa famille. Avec ma famille. J'eus un sourire à cette pensée et me renconcentrais sur la jolie demoiselle qui venait de rompre mon silence. « Oh merde. Vince s'amuse à cacher mes affaires, de temps à autre... Trop souvent même. » Je regardais autour de moi, scrutant minitieusement la pièce. On ne sait jamais. « Tiens moi compagnie. Je te dérange? » Demandais-je en me penchant pour voir ce qu'elle faisait. Un dossier était ouvert devant elle et je fronçais les sourcils. C'était certainement confidentiel, alors, à contre coeur, je me rassis et posais mes mains sur l'accoudoir en étirant mes longues jambes sous le bureau. Je ne voulais pas donner une mauvaise impression lors d'un premier rendez-vous. A ma grande surprise, elle osa me demander quelle était ma maladie. La plupart des gens faisaient mine de ne pas avoir entendu, ou ignorait mes paroles, de peur de me blesser ou de m'offusquer. Je passais une main tremblante dans mes cheveux et soupirais en la regardant. « Maladie de Wilson. Ca bousille mes nerfs. C'est pas cool. Je vais mourir d'ici six ans d'ailleurs. Mon passage est de courte durée! » Annonçais-je d'un air solennel en levant les bras en l'air. Mon détachement face à la mort allait certainement la choquer, mais c'était ainsi. Je m'y étais fait depuis des années déjà, et rien ni personne n'était en mesure de déjouer la mort. Les personnages de Destination Finale aurait pu en témoigner si l'un d'eux avait survécu. La seule personne qui n'avait pas su que j'étais mourrant était Elsa. Mais Elsa était partie. Elle m'avait abandonné, elle m'avait retiré cet oxygène qu'elle m'avait donné pendant deux ans. Elle était partie, et elle m'avait laissé ici. Je baissais le regard sur mes chaussures et fronçais quelques peu les sourcils. Je ne m'étais jamais préparé à la perdre car il était évident que ce serait elle qui me perdrait. Je n'avais jamais imaginé ma vie sans son aura colorée, sans ses manières de princesses. Désormais que je l'avais rencontré, ma vie ne pouvait plus redevenir comme avant. Je lâchais un soupir discret et levais le regard sur l'assitante de Vince. J'affichais un grand sourire, dans le but de détendre l'atmosphère et tendais ma main pour qu'elle la serre.
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# Re: You know I'm under the influence so don't trust every word I say (riley)
message posté Mar 27 Déc - 13:56 par Riley Z. Lancaster
I transcend into a sky of liminal thought. As the stars paint themselves into constellations, I catch myself distracted by the sparks in your eyes-iridescent effulgence. But I shall remain silent, for saying your name will insinuate the night and I need beautiful things in my life. ✻✻✻ A force de côtoyer Vince, Riley avait fini par s’habituer au personnage, et à apprendre à le connaître et le comprendre. Elle n’est plus étonnée par toutes ses petites bizarreries, et peut même dire qu’elle l’apprécie par moments. Il est tout sauf conventionnel, mais elle apprend tout de même beaucoup de choses, et est toujours motivée pour venir travailler le matin. C’est sans doute le principal, que ça lui plaise toujours. Après tout, idéalement, elle voudrait faire ça longtemps, alors c’est bon signe. Même les jours où elle se retrouve seule dans le bureau, elle ne trouve pas le temps de s’ennuyer.
Alors qu’elle croit voir revenir Vince, elle est surprise de tomber sur un autre homme, visiblement un de ses amis. « Tu es de la famille d'Eugenia? » Demande-t-il, reconnaissant sans doute son nom de famille. Elle est surprise qu’il puisse connaître Ginny, ça ne semble pas être le genre de personne que celle-ci fréquente. « Oui, c’est ma sœur. Enfin demi, on a le même père. Comment est-ce que tu la connais ? » Surtout que maintenant, elle s’appelle Fitzgerald alors ça paraît étrange qu’il ait reconnu leur nom de famille. Elle est curieuse de savoir. Solal semble réellement embêté d’apprendre que Vince n’est pas là. D’après ce qu’il a dit en arrivant, il semblerait qu’il soit venu pour chercher de la drogue. Rien de trop surprenant. Et si c’est pour soulager une maladie, elle peut tout à fait le comprendre. Elle-même doit prendre une myriade de médicaments tous les matins, médicaments qui peuvent représenter une drogue pour certaines personnes. « Oh merde. Vince s'amuse à cacher mes affaires, de temps à autre... Trop souvent même. » Rien d’étonnant à ça, puisque Vince fait aussi des blagues à son assistante parfois. Elle espère juste pour Solal qu’il reviendra bientôt. « Tiens moi compagnie. Je te dérange? » « Pas du tout. » Dit-elle en souriant, alors qu’elle referme le dossier posé sur le bureau. Elle ne sait pas s’il a le droit de le lire, et préfère ne pas prendre de risque. Elle n’a rien d’urgent à faire alors elle peut toujours discuter un peu, en attendant que Vince n’arrive.
Curieuse, Riley l’interroge sur la maladie dont il parlait en entrant. Sans doute est-ce un sujet que la plupart des personnes évitent, mais Solal en parle ouvertement, alors pourquoi ne pas poser la question ? Même si elle, elle préfère toujours éviter le sujet de sa maladie. « Maladie de Wilson. Ca bousille mes nerfs. C'est pas cool. Je vais mourir d'ici six ans d'ailleurs. Mon passage est de courte durée! » Riley ne croit pas connaître la maladie dont il souffre, mais il ne semble pas avoir un grand espoir de guérison. Il en parle comme si ce n’était rien, avec un détachement qu’elle lui envie. Elle a toujours eu peur de la mort, sans doute encore aujourd’hui. Mais peut-être qu’avoir une telle échéance, ça permet de savoir, de profiter avant la fin. Elle tend le bras pour serrer la main que Solal lui tend. Il se présente à travers sa maladie, l’inverse de ce que fait Riley. Enfin habituellement. Aujourd’hui, elle se sent en confiance avec Solal, sans qu’elle ne se l’explique. « Cancer lymphatique en rémission depuis sept ans. Pas cool non plus, mais je suis tirée d’affaire pour le moment. » Ces trois derniers petits mots qui la terrifient, mais pourtant réels. Elle n’est jamais à l’abri que son cancer revienne. « Il n’y a pas de remède pour la maladie de Wilson ? Désolée, tu dois entendre ça souvent, je ne connais que de nom. »

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# Re: You know I'm under the influence so don't trust every word I say (riley)
message posté Mer 28 Déc - 21:19 par Solal D. B. Fitzgerald
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Solal & Riley

En fait, le monde était incroyablement petit. Nous finissons tous par nous rejoindre, par nous retrouver. J'aurai pu être surpris de tomber sur un membre de la famille d'Eugenia, mais je ne l'étais pas. J'avais rencontré Julian, Lexie, Thomas dans des contextes différents, sans me douter que tous trois se connaissaient. Alors je souris lorsque Riley me demanda comment je la connaissais. Avec désinvolture, et tout en croisant une jambes sur l'autre, je passais les bras derrière ma tête et répondis, d'un air absent : « Son mari est mon cousin. Derrière Solal y'a Fitzgerald. » Je lui fis un clin d'oeil et affichais un grand sourire. En même pas cinq minutes de conversation, j'avais évoqué les gros drames de ma vie. La maladie. Et la Fitzgeraldmaladie. Je regardais autour de moi. Elle devait très certainement connaître Julian, mais elle savait sans doute pas ce qu'il avait traversé. Ce que notre famille avait traversé. Ce qui nous avait forgé de poussières et de mirages. Je reposais les yeux sur elle, inexpressif. Je me souvenais encore de la demeure familiale de Glasgow. Celle où mon père avait grandit sous le joug de parents incultes et abrutis. Je sentais encore l'odeur des pages d'Oliver Twist, dévorées par les flammes sous le regard satisfait de mon grand-père. C'était un bouseux. Un campagnard qui ne sortait jamais de sa terre écossaise. Il ne connaissait que Glasgow. Il ne connaissait que ce travail d'agriculteur. Pour lui c'était sa la vie. Je réprimais un sourire. Je mourrais lentement, mais je vivais plus qu'il ne l'aura jamais fait. Je haussais une épaule. J'étais un connard né. La connerie coulait dans mes veines. Je relevais les yeux vers Riley. A ma grande joie, je ne la dérangeais pas. Je m'installais donc un peu plus dans le canapé. Je tournais en rond, tout en regardant les livres posés sur les étagères. Vince en avait lu des trucs chiants, pourtant il ne sortait jamais rien d'intéressant. Je réprimais un nouveau sourire et me rapprochais de Riley. Je restais sceptique, les yeux grands ouverts. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle réplique. Reprenant mes esprits, je haussais les sourcils et grimaçais : « Ah ouais c'est chaud ça aussi... Décidement c'est l'hécatombe chez les Lancaster. » Il n'y avait pas seulement l'alcoolisme qui se transmettait par les liens du sang, il y avait aussi la poisse. Lorsque Julian m'avait parlé de sa femme pour la première fois, j'avais été surpris d'apprendre qu'elle était paralysée et encore aujourd'hui en fauteuil roulant. J'avais éprouvé un peu plus d'admiration pour ce cousin devenu frère. Je n'étais pas sûr, moi-même, de faire preuve d'autant de courage, d'affronter la maladie, par amour. Je n'aurai jamais imaginé que Riley cachait en elle de telles souffrances. Elle était parvenue à retenir mon attention. Je la détaillais, tentais de trouver des signes de fatigues, de maladie. Ca allait, elle ne semblait pas sur le point de flancher. Alors je me détendis de nouveau et passais une main dans mes cheveux bruns encore trop courts. Ils avaient repoussé, depuis l'attaque mortelle du chewing-gum de Camille. Mais je m'étais habituée à la coupe de Romy. Je l'appréciais presque. « Non, en fait... Il y a des traitements à prendre à vie, et j'avais l'espoir de m'en sortir pas trop mal. Mais manque de pot, j'ai fais une insuffisance hépathique aiguë y'a quatre ans, j'étais avec Vince à ce moment là et heureusement qu'il était là sinon je serai mort en pleine rue. Du coup ils m'ont transplanté un nouveau foie, et selon les pourcentages, ça laisse encore dix ans à vivre. Donc je suis foutu, et je ne pourrai jamais me débarasser de Wilson... » C'était rare que je prenne le temps d'expliquer ma maladie. Je ressentais toujours un pincement au cœur à avouer cet échec inévitable, mais je m'y étais fait. Rien ne servait d'avoir peur – même si je ne pouvais m'en empêcher – car la mort allait venir me chercher, tôt ou tard. Je lui souris, afin de détendre l'atmosphère. Il y avait mieux comme sujet de rencontre. Mais ça ne me dérangeait pas, au contraire. Elle m'avait mise à l'aise, et elle avait le droit d'en apprendre un peu sur moi.
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# Re: You know I'm under the influence so don't trust every word I say (riley)
message posté Dim 15 Jan - 15:13 par Riley Z. Lancaster
I transcend into a sky of liminal thought. As the stars paint themselves into constellations, I catch myself distracted by the sparks in your eyes-iridescent effulgence. But I shall remain silent, for saying your name will insinuate the night and I need beautiful things in my life. ✻✻✻ C’est complètement fou n’est-ce pas ? Que le meilleur ami de l’avocat avec qui elle travaille connaisse sa demi-sœur. Un sacré hasard qu’elle n’aurait jamais imaginé. Mais après tout, les deux Lancaster ne sont pas proches au point de connaître tous les amis l’une de l’autre. Elles ont repris contact seulement deux ans auparavant et Riley est déjà ravie de là où en est leur relation, et de pouvoir faire partie de la vie d’Eugenia. « Son mari est mon cousin. Derrière Solal y'a Fitzgerald. » Le monde est sacrément petit, pour qu’ils se trouvent ainsi un lien avec le couple que forment Julian et Eugenia. « Oh d’accord. Enchantée alors. » Ils auraient sans doute pu se rencontrer en d’autres circonstances mais le fait est que c’est la première fois que leurs chemins se croisent.
Etrangement à l’aise en compagnie de Solal, Riley l’imite et présente sa maladie. Elle ne le fait jamais avec des inconnus, ne souhaitant pas que sa maladie la définisse. Très peu de personnes sont au courant, même parmi ses amis proches, tout simplement parce qu’elle n’aime pas en parler. Elle n’est plus malade après tout. Et en parler, ça lui rappelle tout ce qu’elle a traversé. Ça lui rappelle cette peur toujours présente en elle. Mais il y a quelque chose de différent chez Solal. Avec lui, elle n’a pas peur d’inspirer cette pitié qu’elle déteste lire dans le visage des gens, quand ils savent. Sans doute parce qu’elle non plus, elle n’a pas pitié de lui, quand il explique qu’il ne lui reste que quelques années à vivre. « Ah ouais c'est chaud ça aussi... Décidement c'est l'hécatombe chez les Lancaster. » Elle n’avait jamais réfléchi à ça, parce que ce qui est arrivé à Ginny n’avait rien à voir avec la maladie de Riley. Un accident de voiture et un cancer, c’est tout à fait différent. Mais les deux ont abouti à un résultat peu plaisant. Toutes deux n’ont pas eu de chance, finalement. Heureusement que les autres Lancaster vont bien. Deux sur quatre, c’est déjà bien assez. Même si Riley n’est plus malade.
Curieuse, elle interroge Solal sur sa maladie. Maladie qu’elle ne connaît pas vraiment. Elle écoute ses explications en le regardant. Lui non plus, n’a pas eu de chance. Naître avec une maladie, il y a peu de choses aussi injustes. Au moins, la sienne avait un traitement efficace. Normalement. Maintenant, il n’a plus cette même chance, à cause de quelque chose qui ne dépendait pas de lui. Et savoir le nombre d’années approximatif, ça doit rendre tout ça bien trop réel. Encore que Riley aurait sans doute préféré ça plutôt qu’attendre et espérer ne pas mourir le lendemain. C’est une peur qu’elle a toujours du mal à oublier. Le genre de peur qui marque à vie, et qu’on souhaite ne jamais revivre. Au moins, Solal semble être en bonne santé pour l’instant, ce qui est un point positif. « Les pourcentages, ce n’est pas une valeur sûre. On me donnait trente pour cent de chance de m’en sortir à l’époque, pourtant je suis toujours là. Enfin ça pourrait toujours être plus de dix ans, on ne peut jamais savoir. » S’il se sait condamner, la durée n’est qu’une moyenne si elle a bien compris. « Et c’est toujours mieux que si Vince n’avait pas été là. » Avoir plus de temps, c’est toujours mieux. Même si se savoir condamné dès le début, ça doit être compliqué à vivre. C’est un changement radical, une autre façon de vivre. Côtoyer la mort de si près, ça ouvre de nouvelles perspectives. Riley avait vécu ça, après avoir appris que son cancer était enfin en rémission. Et puis, peu à peu, elle était revenue à la réalité. Parce qu’on ne peut pas vivre au jour le jour sans savoir quand tout va finir. Et maintenant, elle pense à l’avenir, quand elle en avait terriblement peur il y a quelques années. « Et donc… l’herbe, ça aide les symptômes ? » Demande-t-elle alors qu’elle se souvient de ce détail qu’il avait abordé en entrant dans le bureau. Elle sait que ça peut détendre, et que ça a parfois des vertus médicinales. Elle, elle n’a jamais essayé, et n’osera sans doute jamais. Du côté de sa santé, elle fait toujours très attention, presque trop.

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message posté Dim 5 Fév - 17:08 par Solal D. B. Fitzgerald
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Solal & Riley

Je respirais la maladie. J'avais beau tenter de vivre avec, elle, elle s'inflitrait dans chaque partie de ma vie. Elle m'empêchait de travailler, elle détraquait mon cerveau, mettait en péril mes amitiés et m'éloignait de ceux que j'aimais. Elsa était partie. Alexandra aussi. Et j'étais seul. Encore. Alors je n'avais pas d'autres choix que de vivre avec. J'avais essayé, avec Elsa, de garder cela secret. Mais tout ce que j'avais gagné, c'était de la perdre. En entrant dans ce bureau, je ne m'étais pas attendu à faire une nouvelle rencontre. Et je n'attendais rien des nouvelles rencontres. Parfois, j'envoyais chier les gens. D'autres fois, j'allais de moi-même vers eux. Mais souvent, je disparaissais, sans donner de nouvelles. Je faisais en sorte qu'on me déteste afin qu'on ne cherche pas à me retrouver. Pour éviter qu'ils portent le deuil de ma mort. La victoire de la maladie sur la volonté. Je voulais vivre, je voulais construire quelque chose, fonder une famille. Mais je n'y croyais plus. Julian et Eugenia avaient perdu les jumelles, plus rien n'était pareil. Il avait essayé, il avait essayé de briser la malédiction Fitzgerald, et il n'y était pas parvenu. Nous étions tous des âmes condamnés. A la frustration. Il fallait juste apprendre à accepter ses échecs, et à vivre avec. Mon existence était un échec, j'en étais un moi aussi. L'échec de Juliette et Léopold. Je relevais les yeux vers Riley. J'eus un sourire en coin. Elle ne resterait pas longtemps enchantée. Il arrivait toujours un moment où l'on regrettait mon existence. Les gens m'aimaient, ou me détestaient. Et lorsqu'on parvenait à m'aimer, on regrettait de s'être attaché à quelqu'un de bien plus éphémère que la normale. J'allais mourir. Cette phrase revenait constemment dans mon esprit, comme pour me ramener sur terre. Comme pour calmer les élans de mon coeur et les noeuds dans mon ventre. Je n'avais pas le droit à l'espoir, car il n'y en avait pas d'espoir pour moi. Certaines choses ne pouvaient être contestées, et mon temps ne pouvait être étiré. Je voyais déjà une phrase à ma mémoire gravée dans la pierre de ma tombe. A un ange parti trop tôt... Un ange. Je n'avais rien de divin. J'étais une créature de l'enfer. Corrompue. Tentatrice. Egocentrique. Je ne cessais jamais de penser à mes jours, à ma vie. A mes déceptions. Mais je n'apportais aucune lumière. Aucun soleil. Mes pieds restaient bien ancrés dans le sol, au bord du gouffre. J'étais prêt à tomber, mais les autres autour de moi n'étaient pas prêt à me lâcher. Alors je restais debout, j'avouais mes faiblesses. Je les assumais. Et je fus heureux de voir que Riley était de ceux qui acceptent. « Ouais je sais. On verra bien. Je suis toujours beau, c'est que ça va. » Répondis-je en me redressant fièrement et en affichant un grand sourire enjôleur. Je ris doucement et commençais à jouer avec un objet moche décoractif sur le bureau de mon meilleur ami. « Je lui dois une fière chandelle en effet. Maintenant c'est lui qui m'est redevable. On aime bien se faire des sals coups. » L'amitié que nous formions, Romy, Vince, Camille et moi, était étrange. Mais unique. Elle était faite de conflits et de marques de tendresses. D'insultes et de caresses. De trahison et de loyauté à toute épreuve. Nous étions les pièces complémentaires d'un même puzzle. Si l'une s'ôtait, aucun n'était complet. Mais c'était cette amitié bancale qui formait notre équilibre. C'était notre folie qui nous gardait la tête sur terre. Je relevais les yeux vers Riley, quelque peu noyé dans mes pensées et j'eus un sourire. Je la regardais et m'adossais de nouveau à mon siège. « Exactement. Ca calme les tremblements, et ça me détend le corps. Parfois mes doigts sont tellement raides que je ne peux pas m'en servir. Et puis ça fait planer, c'est mieux que de déprimer avec les idées clair. T'as déjà essayé? » Lui demandais-je alors en me rapprochant. Elle me semblait calme, obéissante, douce. Elle ne donnait pas le sentiment de s'être levée contre qui que ce soit. Mais les apparences sont trompeuses, et j'étais le premier à être victime de cela dans le métro lorsque je devais tenter de garder l'équilibre et de ne pas m'évanouir alors que des gens en pleine forme monopolisaient les places assises. Je l'observais longuement. J'aurai aimé pouvoir lire dans ses pensées, et tout savoir.
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# Re: You know I'm under the influence so don't trust every word I say (riley)
message posté Mer 15 Fév - 19:01 par Riley Z. Lancaster
I transcend into a sky of liminal thought. As the stars paint themselves into constellations, I catch myself distracted by the sparks in your eyes-iridescent effulgence. But I shall remain silent, for saying your name will insinuate the night and I need beautiful things in my life. ✻✻✻ La désinvolture avec laquelle Solal parle de sa maladie, Riley se surprend à l’envier. Malgré la fatalité de sa condition, il continue de vivre, et semble se ficher pas mal de la mort qui arrive. Comme si rien de tout ça ne comptait. Peut-être n’est-ce qu’une façade. Peut-être qu’en vérité, il a aussi peur de la mort qu’elle, voire plus. Mais, à sa façon d’en discuter, il n’en dévoile rien. Peut-être est-ce parce qu’il n’a plus d’espoir de vivre une longue vie. Parce qu’il sait que ses jours sont comptés, quoi qu’il fasse. Riley avait toujours cet espoir, même quand elle passait des jours à souffrir, même quand elle ne voulait plus y croire. Et c’était sans doute pour ça qu’elle avait si peur de mourir. Parce qu’elle avait une chance de survivre.
Pourtant Riley s’en veut d’envier sa nonchalance. Solal sait que sa maladie aura sa peau, peu importe ce qu’il peut faire, ou essayer de faire. Mais, malgré la fatalité, il ne semble pas vivre pour sa maladie, ou vivre pour la mort. Non, il vit, tout simplement. Comme Riley n’a jamais su le faire quand elle était malade. Et c’est sans doute pour ça qu’elle a déjà un peu l’impression de connaître cet inconnu qu’elle vient pourtant de rencontrer. Si on ne compte pas les histoires qu’elle a pu entendre au fil des mois, à force de travailler avec Vince. « Ouais je sais. On verra bien. Je suis toujours beau, c'est que ça va. » Au moins, il n’a pas perdu sa confiance en lui. Elle sourit en se disant qu’en effet, Solal n’est pas mal du tout. « Je lui dois une fière chandelle en effet. Maintenant c'est lui qui m'est redevable. On aime bien se faire des sals coups. » Rien d’étonnant de la part de Vince. Aujourd’hui en est bien la preuve, puisque Solal ne serait pas là sinon. Riley se demande si son patron se cache pour faire enrager encore plus son ami, ou si c’est simplement le hasard qu’il ne soit pas là pour l’instant.
Curieuse sur un point évoqué par Solal, Riley lui pose la question. Etrangement, un climat de confiance s’est rapidement installé, et elle n’est pas gênée à l’idée de poser une question un peu personnelle. « Exactement. Ca calme les tremblements, et ça me détend le corps. Parfois mes doigts sont tellement raides que je ne peux pas m'en servir. Et puis ça fait planer, c'est mieux que de déprimer avec les idées clair. T'as déjà essayé? » Elle secoue la tête. « Non, jamais. » Pourtant, ça semble être un rite de passage pour beaucoup. Aurait-elle essayé si elle n’avait pas été malade ? Aurait-elle été différente ? Sans doute. « La morphine, c’est pas mal pour planer aussi. Mais ça fait longtemps que j’y ai plus eu droit. » En soi, tant mieux, parce que ça veut dire qu’elle n’en a pas besoin. Mais ça ne l’empêche pas d’en plaisanter. Surtout qu’elle a l’impression de ne pas être aussi bien, aussi ‘cool’ que Solal. Pourtant, elle est comme elle est, elle ne devrait pas en avoir honte. « Enfin je suppose que l’herbe est plus facile à trouver, sauf quand Vince s’amuse à la cacher. » Non pas qu’elle en sache grand-chose à vrai dire. Peut-être même qu’il a un traitement officiel, elle n’en sait rien. « Et c’est bizarre qu’il ne soit toujours pas là. » Commente-t-elle en regardant l’horloge fixée au mur. « Tu as essayé de l’appeler ? » Non pas qu’elle veuille qu’il s’en aille, elle ne voudrait juste pas que ses symptômes se réveillent. A vrai dire, elle apprécie sa compagnie, vraiment.

✻✻✻
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# Re: You know I'm under the influence so don't trust every word I say (riley)
message posté Sam 25 Mar - 14:03 par Solal D. B. Fitzgerald
You know I'm under the influence so don't trust every word I say
Solal & Riley

Il y avait quelque chose d'exceptionnel dans cette amitié, dans ce qui m'unissait à Vince. Nous avions galéré ensembles, nous découvrions la vie ensembles. J'avais été son petit frère, j'étais désormais son meilleur ami. Il donnait de l'élan à mon quotidien et je calmais ses ardeurs. On se complétait, mais on se haïssait. Peut-être parce que quelque part, on s'aimait beaucoup trop. J'avais beau passer mon temps à me plaindre de lui, je savais que sa présence m'était indispensable. C'était grâce à lui que je connaissais Camille et Romy, c'était grâce à lui que j'habitais désormais Londres, et que je respirai encore. Il m'avait sauvé la vie. Il m'avait sauvé de l'ennui. De la solitude. Je levais les yeux vers Riley. Encore aujourd'hui, avec ses conneries, il me permettait de faire la rencontre de cette jolie demoiselle. Mes premières intentions avaient été purement animales. Elle était belle, j'étais séduisant, pourquoi ne pas s'unir l'espace de quelques heures? Mais j'avais découvert une jeune femme curieuse, et je m'étais laissée prendre à cette conversation autour de la vie, de la maladie et de la drogue. Mes fesses épousaient parfaitement le cuir du fauteuil dans lequel je m'étais installé. Je n'étais pas prêt à partir. Elle ne risquait rien à glander à mes côtés aujourd'hui, Vince me devait bien cela après avoir joué à l'abruti. Un sourire apparut sur mes lèvres lorsqu'elle parla de la morphine. Elle n'y allait pas de mains mortes. Je la regardais en souriant et lançais : « Ah pour planer comme la morphine faut fumer pas mal de joints quand même. J'pense que tu pourrais supporter ça. » Lançais-je en riant. Je l'écoutais parler et répondis : « T'en trouves partout. Surtout du shit, tu vas dans une garre t'es sûr d'avoir un vendeur quelque part en fait. » Cela faisait des années que je n'avais pas acheté du shit. J'avais toujours préféré la beuh, et c'était l'herbe qui se montrait utile pour mes tremblements. C'était plus fort et plus pur surtout. Je regardais autour de moi. J'avais envie de fumer. Où avait-il bien pu cacher mon pochon? Je soupirais et attrapais mon téléphone lorsque Riley me demanda si je l'avais appelé. Je composais une nouvelle fois son numéro et tombais sur sa messagerie. Je montrais l'écran de téléphone à Riley et râlais : « Il filtre. Il sait vraiment pas s'arrêter cet abruti. Mais j'suis sûre qu'il en a caché pour lui dans ce bureau. Tu m'autorises à fouiller? » Elle hocha la tête et je me levais. Minutieusement, je parcourais les étagères pleines de livres et passais ma main entre chacun d'eux. Au bout de plusieurs essais, je tombais sur un sachet en plastique. Mon coeur fit un bond dans ma poitrine et heureux, j'en sortis un pochon. Il ne devait contenir que dix balles d'herbe, mais c'était amplement suffisant. Je le montrais à Riley, fier de moi et m'asseyais de nouveau dans le fauteuil. Je croisais une jambe sur l'autre et reniflais l'intérieur. Je lui tendis, pour qu'elle renifle à son tour et lui souris. Elle observait curieusement. Et je savais qu'elle était tentée. Qui ne le serait pas? « Ca te dit d'essayer avec moi? T'es pas obligée de fumer jusqu'à être défoncée, mais au moins t'auras tenté l'expérience. » Lui demandais-je d'une voix douce, soudainement excité à l'idée d'initier quelqu'un à l'art du bedo. Je sortais mes feuilles slim de ma poche, et commençais à rouler un toncar. Puis, j'attrapais mon grinder (il ne me quittait jamais), puis y déposais une petite tête de beuh. Lentement, je transformais la tête en pourdre et lui fis sentir l'odeur de l'herbe, beaucoup plus forte après avoir été divisée. Je la sentais m'observer, attentive. Tout le monde considérait les joints comme quelque chose de mauvais. Mais ça n'avait pas de conséquences très graves. Personne ne risquait l'overdose avec cela. Juste des pertes de mémoires. Je souriais, j'avais le coeur battant tandis que je roulais le bedo. Fumer me permettait d'aller mieux, mais c'était aussi et toujours un réel plaisir.
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# Re: You know I'm under the influence so don't trust every word I say (riley)
message posté Dim 28 Mai - 8:56 par Riley Z. Lancaster
I transcend into a sky of liminal thought. As the stars paint themselves into constellations, I catch myself distracted by the sparks in your eyes-iridescent effulgence. But I shall remain silent, for saying your name will insinuate the night and I need beautiful things in my life. ✻✻✻ Aucun tabou, vraiment aucun. Ç’en est presque déconcertant. Riley connaît Solal depuis à peine dix minutes et ils parlent déjà de sujets plutôt inhabituels. Parler de mort, de maladies, certaines personnes beaucoup plus proches que peuvent l’être Solal et Riley n’osent jamais en parler, même après des dizaines d’années. Et pour eux, ça semble normal. Peut-être est-ce grâce à la désinvolture dont fait preuve Solal en parlant de ces sujets si sérieux. Peut-être que ça fait du bien à Riley, qui a trop l’habitude de les dramatiser. Elle n’a jamais pu parler de sa mort possible quand elle était souffrante, car sa mère le lui interdisait. Parce qu’elle en avait peur, aussi. Mais Solal ne semble pas en avoir peur, ou il est doué pour faire semblant.
Et quand ils commencent à parler de drogues, ça ne l’étonne même pas. Elle en fait presque une compétition en parlant de morphine, alors qu’elle n’en a jamais pris qu’à l’hôpital. Solal et elle sont radicalement différents et, pourtant, ils parviennent à se comprendre, comme peu de personnes le font. Surtout au bout de si peu de temps. « Ah pour planer comme la morphine faut fumer pas mal de joints quand même. J'pense que tu pourrais supporter ça. » Elle serait bien incapable de savoir, mais elle veut bien le croire. Elle n’a jamais pensé à prendre des drogues pour le plaisir, ça lui semblait même stupide. Solal les prend pour sa maladie, mais ça ne semble pas l’empêcher d’en profiter aussi. Sans doute a-t-il raison de le faire. Autant trouver de bons côtés à ses problèmes, ça les rend plus supportables. « T'en trouves partout. Surtout du shit, tu vas dans une garre t'es sûr d'avoir un vendeur quelque part en fait. » Alors ça, elle ne s’en serait jamais doutée. Pour sa défense, elle ne s’est jamais posé la question. Même s’il en a besoin, Solal ne doit pas avoir accès à l’herbe par ses médecins. Si c’est possible dans certains pays, elle ne croit pas que ça soit le cas en Angleterre.
« Il filtre. Il sait vraiment pas s'arrêter cet abruti. Mais j'suis sûre qu'il en a caché pour lui dans ce bureau. Tu m'autorises à fouiller? » A peine hoche-t-elle la tête qu’il ouvre les tiroirs pour chercher. Elle surveille juste qu’il ne regarde pas de documents confidentiels, espérant que Vince ne lui en voudra pas. Mais elle ne voudrait pas que Solal commence à aller mal, parce que Vince a caché son herbe. Solal finit par trouver quelque chose et, au vu de son sourire, ça doit être ce qu’il cherchait. Ça l’étonne à peine qu’on puisse trouver ça dans le bureau. Ce qui l’étonne, c’est qu’elle ne l’ait pas remarqué avant, surtout que c’est généralement elle qui range tout, ou presque. Solal sort quelque chose d’un sachet et Riley l’observe quand il le lui donne. « Ça ressemble à ça alors ? C’est tout petit. » Elle ne sait pas vraiment à quoi elle s’attendait. Elle approche l’objet de son nez, et constate que l’odeur n’est pas désagréable, comme peut l’être celle du tabac. Mais peut-être que l’odeur vient une fois que c’est allumé. « Ca te dit d'essayer avec moi? T'es pas obligée de fumer jusqu'à être défoncée, mais au moins t'auras tenté l'expérience. » Elle ne dit rien, alors qu’elle observe Solal préparer le joint. Celui-ci prend rapidement une forme que Riley reconnaît. Elle ignore si elle doit accepter ou non. Si elle a envie de le faire ou non. Sa curiosité en a envie, évidemment. Mais cela serait-il raisonnable ? Alors que Solal lui montre le résultat final, Riley l’observe, avec une curiosité certaine, bien que mêlée à de l’appréhension. « Je suis pas sûre que ça soit une bonne idée en fait. » Dit-elle doucement, presque honteuse d’avoir peur, en s'appuyant contre le dossier de la chaise. « Mes poumons… enfin un des deux n’est pas à moi. Il était bouffé par le cancer donc j’ai eu droit à un changement. » Présenté comme ça, ça paraît presque facile, alors que l’attente de la greffe, alors qu’elle était enfin débarrassée du cancer, avait été particulièrement difficile. « Du coup, j’préfère ne pas prendre de risque. Si c’est dangereux, ça n’en vaut pas la peine, non ? » Malgré ses envies de nouvelles aventures, Riley ne peut s’empêcher de craindre pour sa santé, et elle déteste ça. Elle voudrait pouvoir faire n’importe qui, sinon à quoi bon être en vie ? Mais elle veut rester en vie, alors il faut savoir faire des compromis.

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