Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Version #23.
La nouvelle version vient d'être installée, pour découvrir les nouveautés, c'est par ici que ça se passe.
Beach party !
Tous à Brighton pour une fête, de nuit, sur la plage. Rendez-vous par ici.
Les défis, le retour !
Les défis sont de retour ! C'est le moment de venir jouer. Ça se passe par .
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.



Partagez|

A gentleman is one who never hurts anyone’s feelings unintentionally.┊Milo

Guyliner.
avatar
Guyliner.

» Date d'inscription : 13/10/2016
» Messages : 1639
» Avatar : Colin O'Donoghue.
» Âge : 35 ans.
# A gentleman is one who never hurts anyone’s feelings unintentionally.┊Milo
message posté Jeu 19 Jan - 15:20 par Ethan I. Hemsworth

A GENTLEMAN IS ONE WHO NEVER HURTS ANYONE'S FEELINGS UNINTENTIONALLY.
Mais qu'est ce que j'avais accepté ? Le centre de Londres, ça allait encore. Depuis l'été, je commençais à m'y faire, à me repérer plutôt bien et, surtout, je supportais un peu mieux la foule et les nombreux touristes tout le temps en balade. Il m'arrivait même d'apprécier la beauté de la capitale anglaise ensevelie sous la neige par ce temps hivernal. Mais me retrouver au beau milieu de Bloomsbury, ses impressionnants campus et collèges, c'était de l'inédit et un sacré challenge. Des silhouettes en uniformes défilaient de tous les côtés, les regards interrogateurs de certains sur ma personne me firent sourire. Il faut dire que je devais faire un peu tache dans le décor. Mon jean et ma veste en cuir ne me donnaient visiblement pas la carrure d'un professeur ou d'un conférencier. Je n'étais pas plus crédible pour me fondre parmi les étudiants, même les plus âgés, mon allure beaucoup trop décontractée jurant avec le sérieux et le chic de leurs vêtements. Je me sentais plus proche d'eux que du corps enseignant pourtant, les tenues des plus jeunes me rappelant celles que j'avais porté dans ma jeunesse irlandaise et tous les souvenirs que la nostalgie ramenait en me remémorant ces années lointaines. Traverser les campus, remonter le temps, quelle différence. Il n'y avait pas meilleur ersatz au voyage temporel. J'étais Ethan Hemsworth, étudiant de dix-huit ans débarqué à Belfast une pochette à dessins sous le bras, l'envie d'assommer la foule oppressante avec. Mais si le retour en arrière avait dû être parfait, il y aurait eu mon frère derrière moi, et pour lui, les gens autour n'auraient pas été agaçants au point de vouloir les frapper avec du matériel scolaire, mais de vraies bombes ambulantes prêtes à lui exploser à la figure à tout moment. Nous aurions traversé la foule ensemble malgré tout... Nous aurions traversé le monde entier ensemble...

Putain de nostalgie. Et putain de mal du pays. Je n'avais besoin de rien pour me rendre compte que mon frère me manquait. Je m'inquiétais déjà de son sort tous les jours. Pourtant penser à notre jeunesse m'avait écarté de mon chemin, sans savoir trop comment je me retrouvais devant un bâtiment inconnu, apparemment pas celui dans lequel je devais me rendre. « Vous êtes sûr Docteur ? » m'avait dit Eddie, la jeune secrétaire que je devais rendre folle avec tous mes décalages de rendez-vous pour profiter de ma fille dès que l'occasion se présentait. Docteur... Je tiquais à chaque fois. Quelle belle vengeance pour elle, songeai-je, professeur d'un jour paumé au milieu d'étudiants. Dommage qu'elle ne puisse pas la savourer, si elle me voyait elle rirait bien. Moi en revanche, je commençais sérieusement à perdre patience et avais de moins en moins envie de rire. Non Eddie, non, je ne suis pas sûr. Je suis même sûr que c'est une idée complètement débile d'accepter de donner une conférence, mais voyez-vous Eddie c'est une offre très bien payée alors je vais me forcer à y aller, mon charme et mon aura naturels feront le reste. Je me parlais à moi-même, de mieux en mieux.... Ah. Autre chose qui me rendait nostalgique, la paye de directeur de banque. Paye qui ne m'obligeait pas à essayer de passionner une salle de jeunes inconnus en leur vantant les mérites de l'exercice de la psychologie en milieu hospitalier. J'aurais dû apporter les piles de dessins que m'offraient mes gamins pour stimuler leur égo. Les plantes et petits jardins zen que m'offraient leurs parents auraient été plus compliqués à transporter. Mais aucun doute que regarder Eddie essayer de s'en dépatouiller aurait été hilarant. Très drôle, mais je ne me trouvais pas plus avancé, quand, vérifiant le numéro du bâtiment où j'étais censé me rendre, je distinguais une silhouette familière en sortir.

Avec lui vint l'illumination. J'avais encore un peu de temps devant moi avant d'accomplir ma seconde mission : trouver la bonne salle. Et ce temps là, j'étais bien décidé à ne pas le passer à poireauter comme un con dans un couloir ou une salle vide. Un sourire malicieux au coin de la gueule, je regardais l'homme que j'avais très bien reconnu suivre son chemin et entrepris de le suivre tel l'étoile du berger. Avec un peu de chance, il me montrerait la lumière jusqu’à un café dans le secteur qui ne serait pas bondé d'étudiants ou, pire, de profs. De profs comme lui, Milo, l'ex-mari de Charlotte. Je me souvins brusquement qu'il enseignait dans le coin, pas sûr de moi pour autant. Plusieurs années s'étaient écoulées depuis leur divorce alors forcément nous nous étions moins vus, mais là, l'occasion était trop belle. Je retrouvai vite l’envie de rire. C’était comme apercevoir au loin une version future de moi-même. C'était aussi la première fois que m'imaginer en divorcé m'amusait. Donc Milo pouvait toujours révéler la partie la plus mesquine et sarcastique de ma personne, même muet et à plusieurs mètres de distances. Intéressant. Prometteur pour la suite. « Hey ! Mais ce serait pas mon ex-beau-frère préféré ? » Lançai-je assez fort, gardant les mains dans mes poches mais accélérant le pas pour le rejoindre. Quelle mouche me piquait ? Mystère. Voir sa tête quand il se retournerait vers moi en se demandant ce que je foutais là était trop tentant. Je me jetais littéralement dans la gueule du loup.

EXORDIUM.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Emmerdeur professionnel.

» Date d'inscription : 14/10/2015
» Messages : 1174
» Pseudo : Jean-Jacques
» Avatar : Charlie Cox
» Âge : 34 ans
» Schizophrénie : Maya M. Scott , Samael G. Pellegrino et Amanda E. Hemsworth
# Re: A gentleman is one who never hurts anyone’s feelings unintentionally.┊Milo
message posté Mer 25 Jan - 16:00 par Milo K. Wendling
A GENTLEMAN IS ONE WHO NEVER HURTS
Ethan✧Milo
Il n'était pas franchement de mauvaise humeur, non. Toutefois, l'américain n'a vait pas réellement très envie d'être là non plus. Assister à ce genre de réunion, sur les grands principes de l'enseignement, ce en compagnie d'autres profs buvant les paroles de celui qui débitait son discours d'une voix monocorde, ne l'enthousiasmait pas. Au contraire, cela avait tendance à lui porter sur les nerfs. Malheureusement, Milo ne disposait pas d'un large choix d'options. Il ne pouvait pas échapper à ce pénible moment. Et pour cause, parmi les nombreux professeur composant l'équipe de son établissement, c'était lui que l'on avait choisit. A ce souvenir, il contracta sa mâchoire. Mauvais blague ou intention de le faire prendre ses responsabilités ? Il l'ignorait, néanmoins, il n'appréciait que peu la tentative. Poussant un soupir à fendre l'âme en franchissant la barrière imaginaire qui le séparait du campus, il se mit en quête d'un café ou d'une vulgaire cantine faire une ébauche de petit déjeuner.  Une fois n'était pas coutume, il était en avance. C'est qu'on devient ponctuel mon petit Monsieur, se moqua sa conscience. Non...Bien sur que non. Pinçant les lèvres, il eu la brusque envie d'envoyer quelque coups de cannes à des étudiants qui le dépassèrent sans gêner de la bousculer au passage. Ce dont il avait une sainte horreur. Pour un habitué des lieux, je te trouve un peu perdu. Effectivement, l'ancien militaire ne s'embarrassait généralement pas de traîner dans le coin. Il se rendait à ses cours, son bureau, la salle des profs, la salle de classe et il repartait. Cela était déjà arrivé en de rares occasions qu'il prit le temps d'effectuer une sortie avec ses collègues, mais il se contentait de suivre le mouvement sans se préoccuper de l'endroit où il se rendait. A force de déambuler, il s'arrêta devant deux enseignes à priori similaire et hésita. Il n'eu pas sitôt prit de décision, qu'une voix qu'il connaissait bien l’interpella. « Hey ! Mais ce serait pas mon ex-beau-frère préféré ? »  Se retournant vivement, il fut surprit d'apercevoir Ethan. Sans réfléchir, il termina de réduire la distance qui les séparaient. S'il y avait bien une personne qu'il ne s'attendait pas à croiser ici et maintenant, c'était lui. Prit au dépourvu, il ne su que dire et hésita un instant. "Qu'est-ce qui t'amène ici ?" s'informa-t-il assez curieux. Même s'il n'était plus avec Charlotte depuis un bout de temps, il avait tout de même eu vent de la séparation de sa soeur et du banquier. Une chose à laquelle personne ne s'attendait. De tous les couples qu'il c'était permis de fréquenter de près ou de loin, l'australienne et l'irlandais, semblaient de ceux qui dureraient toujours, jusqu'à la fin des temps. Il était même parfois très difficile en leur présence, de ne pas se montrer un peu jaloux de ce bonheur et de son étalage. Alors apprendre que la jumelle de Chuck était venue à Londres en catastrophe sa fille sous le bras...sans son mari. Cela mettait un coup. Qui n'était pas convié, soit dit en passant, précisa sa conscience pour plus de clarté. "J'avoue que je ne m'attendais pas tellement à te trouver ici" enchaîna-t-il. Milo interrogea son camarade du regard. Comme avec son amie Rachel, les questions se bousculaient dans sa tête et il ignorait donc par quoi commencer. S'appuyant sur sa canne, l'ancien militaire se décida finalement à entrer dans le vif du sujet. " Tic et Tac savent que tu es là ?" Oui, effectivement, il avait osé les affubler d'un surnom dans leur dos. Ba...j'aurais pu trouver pire. Ca reste relativement acceptable, songea-t-il."Qu'est ce qui c'est passé en fait ?" Il marqua une pause et se mordit la lèvre. Il n'était pas vraiment désolé de sa façon de poser les choses mais trop intrigué pour tourner autour du pot. Par ailleurs, prendre des pincettes n'avait jamais été réellement son style. "J'ai fais mieux comme entrée en matière je sais, mais ça me laisse perplexe. Et puis...je n'ai eu que des bribes de l'affaire à me mettre sous la dent." Il afficha une moue à mi chemin entre l'amusement et la déception. "Ca ne devrait pas m'étonner cela dit, dans ma position. " Il ne faisait plus vraiment partie de la famille, de ce fait,  aucune règle n’imposait qu'il fut tenue u courant du bon déroulement de ce genre d'affaires. "Et donc, tu m'as vu et tu t'es dit que ce serait sympa de discuter un peu avec le mari déchu ?" Vaguement amusé, il poursuivit : "Ca risque de ne pas arranger tes problèmes si l'on t'aperçois en ma compagnie" déclara-t-il sur le ton de celui qui se médit du complot à venir.  La présence de son interlocuteur paraissait faire resurgir son coté joueur et provocant, très légèrement oublier depuis peu.
.
© Starseed
Revenir en haut Aller en bas
Guyliner.
avatar
Guyliner.

» Date d'inscription : 13/10/2016
» Messages : 1639
» Avatar : Colin O'Donoghue.
» Âge : 35 ans.
# Re: A gentleman is one who never hurts anyone’s feelings unintentionally.┊Milo
message posté Mar 14 Fév - 16:06 par Ethan I. Hemsworth

A GENTLEMAN IS ONE WHO NEVER HURTS ANYONE'S FEELINGS UNINTENTIONALLY.
C’était très étrange de se sentir redevenir étudiant, comme transporté à un âge qu’on croit révolu tout en se rendant compte qu’il était resté tout proche de nous tout ce temps qu’on a passé à grandir… Le campus londonien amenait avec la foule une grande vague de nostalgie que je ne savais comment traverser sans m’y noyer. J’aurais pu rester planté là à divaguer sur le jeune Ethan ou à réfléchir à comment il était devenu professeur d’un jour -tout de même, ça avait tout d’une énorme mauvaise, très mauvaise, blague, et je l’avais bien cherché- si l’espoir n’avait pas revêtu l’apparence d’un homme en costume chic quelques mètres devant moi. Milo était arrivé dans mon champ de vision comme… une apparition providentielle m’épargnant de longues et pénibles minutes à patienter dieu sait où à faire dieu sait quoi -rien sûrement- jusqu’à l’heure de cette maudite conférence. Je n’étais pas encore devenu cinglé au point de croire aux apparitions divines, ni à louer le ciel au beau milieu d’un campus blindé d’étudiants grouillants de partout comme de bonnes petites fourmis travailleuses, mais je sentais qu’il ne me manquait pas grand chose pour me mettre à sautiller de joie jusqu’à lui ou à me frotter les mains en perspective des réparties toujours prêtes à fuser entre nous. Quant à Milo, je le voyais comme une bombe à retardement, et, tout grand masochiste que je pouvais être parfois, je me décidai à en couper tous les fils jusqu’à ce qu’elle m’explose en pleine face. Le voir se diriger vers un coffee shop m’encouragea davantage, pressant le pas à la recherche du saint graal café. « Hey ! Mais ce serait pas mon ex-beau-frère préféré ? » Ah. Trop tôt peut-être, il sembla coupé en pleine réflexion.  Mais à en juger par son accueil, je l’avais pris au dépourvu. C’était donc le timing parfait. « Qu'est-ce qui t'amène ici ? » Bien content qu’il s’avance jusqu’à moi, un sourire sur mon visage laissait deviner qu’il n’aurait pas les réponses attendues à ses questions. « Tu n’aimerais pas m’avoir comme élève ? Hm non sûrement pas, je pourrai te voler la vedette auprès des étudiantes. » Il faut croire qu’on ne change pas les bonnes habitudes, même après des années. Le professeur devait bien s’y attendre, l’un comme l’autre nous aimions nous chercher et nous nous le rendions bien. Tout comme mon talent incommensurable pour la vantardise ne devait pas trop l’étonner. J’en étais capable en toute circonstance, même les moins appropriées et les plus surprenantes. Je n’étais pas un homme très modeste, et je l’assumais totalement en compagnie de mon ex beau-frère. L’image que je gardais de lui n’était pas celle d’un homme humble, alors c’était un vrai plaisir de l’entrainer sur ce terrain. Egalement parce que je me doutais qu’il voudrait de vraies réponses pour satisfaire sa curiosité. « J'avoue que je ne m'attendais pas tellement à te trouver ici. » Moi non plus, pensais-je tristement, moi non plus... En effet, drôles de retrouvailles. Drôles de circonstances également. Nous nous étions très peu vus depuis son divorce avec Charlotte qui remontait déjà à plusieurs années. Pas faute d’avoir râlé à l’époque. Je perdais mon meilleur allié aux repas de famille interminables. Repas organisés à quatre-vingt-dix-neufs pour-cent du temps par ma femme, autant dire qu’après son éviction du clan Adams, je m’étais retrouvé complètement impuissant. « Je te rassure, tes étudiantes peuvent dormir tranquilles, je suis ici parce que je me suis laissé entrainer dans une histoire de conférence... Mais tu ne voulais pas dire ici, ici pas vrai ? » Je prenais plaisir à le regarder essayer d’emboiter les pièce du puzzle dans sa tête, mais, plus que cela, je ne savais moi-même trop comment aborder le sujet de ma séparation et de ma présence à Londres. J’ignorais quelles informations il détenait à ce sujet, sujet qui, je ne pouvais pas le cacher, restait sensible. « Tic et Tac savent que tu es là ? » Je ne pus retenir un éclat de rire, franc et bref, même si je tentais d’hausser un sourcil offusqué à son égard. Tic et Tac… Je me demandais s’il avait déjà osé sortir ce surnom ridicule à Charlotte. Mais oui, j’étais sûr qu’il en était capable. « Et bien puisque Tic l’est, je suppose que Tac l'a été dans la minute qui a suivie. » Ou pas. J’ignorais à quel point mon arrivée à Londres avait bouleversé Amanda, mais si l’on pouvait être sûr d’une chose à propos des jumelles, c’est que l’une n’ignorait rien de la vie de l’autre, alors… « Qu'est ce qu'il s'est passé en fait ? (…) » J’entendis mal la suite de sa question. Étais-je vraiment en train de passer à côté de semi-excuses de la part de monsieur Wendling ? Convaincu que je m’en mordrai les doigts plus tard, je passais une main dans mes cheveux, grattant la zone juste derrière mon oreille comme à chaque fois que je me sentais gêné. Qu’est-ce qu'il s’était passé hein ? Trois fois rien, ma femme avait simplement fui le domicile conjugal en prenant soin d’emporter notre fille. La routine. J’aurais peut-être dû la sortir à voix haute celle-là, mais de bon matin et sans une dose de café, j’apparaissais plus vulnérable que je le voulais. « Que dirais-tu d’un café en échange d’infos croustillantes à te mettre sous la dent sur la chute tragique d'Ethan et Amanda ? » Roméo et Juliette n'avaient qu'à bien se tenir ! Et oui, je venais de troquer l’histoire de ma séparation contre un café. C’est peut-être la seule chose qu’elle m’apporterait de bon, si l’on oublie ma récente reconversion en psychologue. Ça non plus, je ne savais comment l’aborder avec mon ex beau-frère, tout simplement parce que je ne trouvais pas cela très correcte qu’il l'apprenne avant Amanda. Une chose était sûre, j’avais l’air tout aussi perplexe que lui. Comment en étions nous arrivés là elle et moi ? Je n’aurais su l’expliquer autrement que par d’affligeantes banalités.
« Et donc, tu m'as vu et tu t'es dit que ce serait sympa de discuter un peu avec le mari déchu ? »
« Et bien étant donné que je vais peut-être rejoindre le club, je me suis dit que tu pourrais devenir mon parrain. » Parrain des maris déchus anonymes, ça sonnait bien !
« Ca risque de ne pas arranger tes problèmes si l'on t'aperçoit en ma compagnie. »
« C’est vrai que toi et moi buvant un café ensemble ça ressemble plus à un complot diabolique qu’à une conversation entre amis… Mais tu ne comptes pas me faire signer un contrat avec mon sang, rassure-moi ? »
Plus trop un club alors, mais plutôt une secte. La secte des maris déchus complotant pour récupérer leurs femmes. J’imaginais bien le tableau. « Alors, tu m'le paye ce café ? » Un nouveau sourire amusé étira mes lèvres, les yeux levés vers les enseignes devant nous et les mains fourrées négligemment dans les poches, en attente. La journée ne s’annonçait pas si mal finalement.

EXORDIUM.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Emmerdeur professionnel.

» Date d'inscription : 14/10/2015
» Messages : 1174
» Pseudo : Jean-Jacques
» Avatar : Charlie Cox
» Âge : 34 ans
» Schizophrénie : Maya M. Scott , Samael G. Pellegrino et Amanda E. Hemsworth
# Re: A gentleman is one who never hurts anyone’s feelings unintentionally.┊Milo
message posté Mar 21 Fév - 13:10 par Milo K. Wendling
A GENTLEMAN IS ONE WHO NEVER HURTS
Ethan✧Milo
Un café, il avait besoin d'un café. Non seulement s'installer quelque part avec sa boisson lui ferait perdre un peu de temps avant sa pompante réunion, mais aussi parce que le maigre déjeuné effectué avant de partir, ne s'avérait définitivement pas suffisant. Il cherchait l'endroit adéquat lorsqu'une voix qu'il connaissait bien l'interpella. L'enseignant aperçu alors Ethan, son ex beau frère. Sa surprise du s'afficher sur son visage, car il ne s'attendait pas le moins du monde à le croiser ici. Se rapprochant, il lui demanda alors ce qui l'amenait ici. « Tu n’aimerais pas m’avoir comme élève ? Hm non sûrement pas, je pourrai te voler la vedette auprès des étudiantes. »  En réponse, il fit vaguement la moue et pencha légèrement la tête de coté. "Très honnêtement, je ne sais pas si j'aurais été capable de te supporter." Il haussa les épaules. "Pour ce qui est du reste, tu ne risquerais pas de me piqué la vedette. Tu n'oserais pas si ? Moi qui t'es tout appris, j'en serais fortement déçu." déclara-t-il amusé. Il avoua par la suite ne réellement pas s'attendre à le rencontrer présentement. N'était-il pas resté en Australie, aux dernières nouvelles ? « Je te rassure, tes étudiantes peuvent dormir tranquilles, je suis ici parce que je me suis laissé entraîner dans une histoire de conférence... Mais tu ne voulais pas dire ici, ici pas vrai ? »  "A dire vrai, je ne m’inquiétais pas tellement pour elles. Et oui en effet" ajouta-t-il pour préciser qu'il ne mentionnait pas le lieu où ils se situaient tout deux. Piqué par la curiosité, il ne savait pas pourtant comment aborder le sujet. S'il était naturellement enclin à se montrer brute et sans gêne, il ne souhaitait pas réellement remuer le couteau dans la plaie. En d'autres occasions, cela pouvait s'avérait sympathique et grandement le distraire, il ne le niait pas. Toutefois, pas pour ce qui concernait le couple Hemsworth. Ces deux là, lui avait vendu du rêve, alors même qu'il n'y croyait plus. Et apprendre leur séparation, avait été une vrai baffe. « Tic et Tac savent que tu es là ? » s'informa-t-il alors, sans le moindre soupçon de culpabilité fasse à son choix de surnom pour les jumelles. « Et bien puisque Tic l’est, je suppose que Tac l'a été dans la minute qui a suivie. » Il pinça les lèvres. Evidemment, si l'une savait ou faisait quelque chose, l'autre s'en trouvait rapidement au courant. "Ca a du créer un sacré b***el chez les Adams. Tu ne vas pas tarder d'avoir tout ce petit monde sur le dos, à mon humble avis...Et sans vouloir t’affoler." se rattrapa-t-il. « Qu'est ce qui s'est passé en fait ?» Il faisait bien entendu plus précisément référence à la cause de l'explosion du couple mythique qu'il formait avec Amanda. En bon exclu de la famille, il n'avait pu connaitre que des bribes de l'affaire.  « Que dirais-tu d’un café en échange d’infos croustillantes à te mettre sous la dent sur la chute tragique d'Ethan et Amanda ? » L'ancien militaire hocha la tête. Il pouvait difficilement refuser une telle proposition. "Je dirais oui, j'ai besoin de me préparer mentalement avant la réunion qui m'attends. Et j'avoue être curieux d'en savoir d'avantage. Par ailleurs ça fait tellement longtemps qu'on ne c'est pas vu, que ça mérite quand même un petit moment en tête à tête." Jouant légèrement avec sa canne, Milo évoqua le fait que son compagnon fut venu lui parler, comme ça, sans gêne aucune. Cela ne risquait-il pas d'entacher sa réputation ? « Et bien étant donné que je vais peut-être rejoindre le club, je me suis dit que tu pourrais devenir mon parrain. » L'ex-mari de Charlotte pinça vaguement les lèvres, septique. "Tu sais c'est un club très fermé. Il faut étudier un cas avec beaucoup de soin avant d'approuver une candidature" plaisanta-t-il. Honnêtement, il ne souhaitait pas tellement au banquier de s'associer à une telle misère. Bien qu'il ne vécu plus avec autant de difficulté son divorce, ce n'était réellement une étape facile et aisé à oublier. On laissa forcément des plumes dans une relation qui se termine, songea-t-il. « Ca risque de ne pas arranger tes problèmes si l'on t'aperçoit en ma compagnie. » continua-t-il. Ni les miens finalement. Lui qui faisait des efforts pour arrondir les angles avec sa blonde. Il ne tenait pas particulièrement à jeter de l'huile sur le feu ou se voir accuser de corruption, ni de quoi que ce fut d'autre. « C’est vrai que toi et moi buvant un café ensemble ça ressemble plus à un complot diabolique qu’à une conversation entre amis… Mais tu ne comptes pas me faire signer un contrat avec mon sang, rassure-moi ? »  L'américain sourit, amusé par les propos de son interlocuteur. "Non, ne t'en fais pas. J'ai récemment pris des congés, le service est assuré par un de mes remplaçant. " Il abaissa légèrement ses lunettes du bout des doigts. "Même tu-sais-qui à besoin de vacances" annonça-t-il sur le ton du complot. Le diable ? Lord Voldemort ? Non, certainement bien pire. Milo s'avérait hors compétition.  "Alors, tu m'le paye ce café ? " Il hocha la tête. "C'est ton jour de chance, allez c'est partit." Il se dirigea donc vers le café le plus proche en compagnie d'Ethan.
.
© Starseed
Revenir en haut Aller en bas
Guyliner.
avatar
Guyliner.

» Date d'inscription : 13/10/2016
» Messages : 1639
» Avatar : Colin O'Donoghue.
» Âge : 35 ans.
# Re: A gentleman is one who never hurts anyone’s feelings unintentionally.┊Milo
message posté Sam 18 Mar - 3:32 par Ethan I. Hemsworth

A GENTLEMAN IS ONE WHO NEVER HURTS ANYONE'S FEELINGS UNINTENTIONALLY.

La vie faisait des cadeaux, parfois. Non, Milo n’était pas un cadeau. Même l’oiseau d’Amanda l’avait très bien intégré. Mais quand, au mieux, j’espérais recevoir un café, la vie m’offrait un ami. Un ami à l’oreille curieuse, à la langue bien pendue et au tact… hm… à réviser, mais un ami tout de même. Je n’ai jamais vraiment cherché à comprendre pourquoi nous avions facilement accroché, Milo et moi, sûrement parce que nous partagions les mêmes défauts cités plus haut et que nous nous en accommodions bien. Son franc-parler de me dérangeait pas, au contraire, sa franchise me faisait l’effet d’un léger vent d’air frais après avoir passé les dernières semaines à mesurer chacune de mes paroles. Avec ma…. ma pas encore ex-femme ? notamment. J’ouvris le bal des questions, galant masochiste que j’étais, faisant la réponse qui allait avec en vantant le succès que j’aurais eu auprès des étudiantes du professeur. Professeur visiblement certain qu'il n'aurait pas pu supporter une version élève de moi-même. Le début d’un sourire amusé prit racine sur mon visage. Je devais bien reconnaître avoir mis à l’épreuve la patience de certains professeurs dans mes jeunes années. Et si je me souvenais bien, la patience n’était pas un grand point fort chez le Wendling. « Oh ne sois pas si modeste, on s’est supporté des années, je suis sûr que même enfermé avec moi dans une salle de classe tu tiendrais bon. » L’angoisse. J’allais finir par le faire fuir, pensais-je avec amusement. Je songeais à ses élèves un instant, à l’idée que se retrouver coincé dans une salle de classe avec Milo avait tout d’une vision cauchemardesque, enfin, du point de vue d’un presque-ex-Adams. D’un coup je montrai curieux de découvrir le professeur qui se cachait derrière le mari infernal de Charlotte. Peut-être qu’il était très différent, et très aimer des jeunes auxquels il enseignait. «  Pour ce qui est du reste, tu ne risquerais pas de me piqué la vedette. Tu n'oserais pas si ? Moi qui t'es tout appris, j'en serais fortement déçu. » Il me sortit de mes divagations en m’arrachant un petit rire défiant « Ah mais ne sais-tu pas que l’élève finit toujours par dépasser le maître ? » Une lueur de défi brillait dans mon regard, je le devinais parce que je me sentis soudainement d’humeur guilleret, comme requinqué par la simple présence d’un visage familier. Ca faisait du bien, finalement, de parler naturellement à quelqu’un après tout ces mois passés comme un ermite dans mon trou australien. Bien sûr l’américain n’allait pas se contenter d’un lancé de répliques et, très vite, aborda le sujet de ma présence ici. Je serai passé pour un fou si je lui avais avoué ne pas m’attendre moi-même à me trouver là, non ? Pourtant… A par détourner sa question en le rassurant sur la sécurité de ses étudiantes et en parlant de ma conférence à venir pour gagner du temps, je ne trouvais rien à dire. Je ne pouvais pas lui balancer de but en blanc être là pour espionner Amanda comme un détraqué, ni me la jouer grand romantique en lui avouant mon désir de la reconquérir. Le rouge me montait peut-être déjà aux joues rien que d’y songer. J’avais honte. Tout le monde a honte, au moins une fois dans sa vie, moi pas moins qu’un autre, mais ce mariage… Le voir se foutre en l’air du haut de ma misérable impuissance me tuait de ridicule. Un beau rêve auquel on croit, jusqu’à ce que le réveil nous en extirpe et qu’on se sente idiot de s’être laissé emporté. Pour la deuxième fois l’humour de mon interlocuteur me décoinça, provocant un nouveau rire cette fois un peu coupable de cautionner pareil surnom. « Ca a du créer un sacré b***el chez les Adams. Tu ne vas pas tarder d'avoir tout ce petit monde sur le dos, à mon humble avis...Et sans vouloir t’affoler. » « Si tu savais comme j’ai hâte… » De les voir tous rappliquer un à un... Parole ironique d’un homme résolument blasé. ''Tac’’ devait bien être au courant de ma présence à Londres maintenant… D’un côté, j’étais content qu’Amanda ne se retrouve pas chamboulée et seule, à remuer ses doutes dans son coin. De l’autre, je ne n’avais foutrement aucune idée de ce que Charlotte pourrait lui dire, sur ses choix, sur moi, de bon ou de négatif. Après tout, elle avait couvert sa fuite… Sans même réfléchir et non sans auto-dérision, je lui proposais un café en échange de plus d’informations quand il me demanda ce qui avait bien pu arriver entre Amanda et moi. Le temps d’entrer dans l’e-shop, de passer commande, je trouverai peut-être comment organiser une réponse cohérente dans ma tête. Je souris quand il accepta, le rictus amusé qui se collait au coin de ma gueule depuis que je l’avais aperçu apparemment pas décidé à s’en aller. « Attention, j’vais croire que tu me fais du gringue. Je suis encore marié je te rappelle. » Plaisantai-je, rebondissant sur son envie de ''tête-à-tête’’. Quand à ce qui tenait de ma réputation… M’en étais-je seulement réellement soucié un jour ?

A l'écouter, rejoindre le club des ex-maris déchus s’avérait être une affaire très sérieuse. « hm hm. » Mimant mon vis-à-vis, j’affichai à mon tour une expression des plus sérieuses. « Et bien je pourrai toujours déposer mon dossier, en dernier recourt. » Pas la peine de se mentir, je n’avais pas pour ambition de finir divorcé et -pour mon cas- encore plus malheureux que je ne l’étais déjà. Milo l’avait très bien compris. Il y avait certaines choses personnelles que j’ignorai autant de lui qu’il ignorait de moi. Comment il avait vécu son divorce, par exemple. Même si j’avais gardé contact après la séparation, je n’avais jamais vraiment osé aborder le sujet. Jamais de façon aussi cash qu’il venait de le faire avec moi. Et je le regrettai un peu, maintenant. Parce que je ne me sentais pas blessé qu’il ose le faire, comme j’avais redouté  qu’il le soit à l’époque. Ah. Encore cette réputation. J’haussais les épaules. De toute façon, ni sa blonde ni la mienne n’avaient des espions placés aux aguets dans ce café, dans l’attente de surprendre une réunion secrète des ex-compagnons ? Si ? L’idée d’un énorme complot diabolique me plaisait, alors je plaisantais de plus belle en soumettant cette théorie. Imaginer Milo en patron des enfers délégant les basses besognes à ses sbires, c’était pas mal non plus. « Même tu-sais-qui à besoin de vacances. » Ou peut-être bien pire que le patron des enfers. J’acquiesçais d’un air on ne peut plus solennel, encourageant celui dont on ne doit pas prononcer le nom à aller prendre ce fameux café. « C'est ton jour de chance, allez c'est partit. » Je le suivais, lançant discrètement un « Je sais qui est de bonne humeur, ouais, j’en ai une sacrée chance ! » à sa suite comme si personne ne devait nous entendre, passant devant pour lui ouvrir la porte. « Je prendrai un double expresso, s’il vous plait, monsieur. » Non non, je ne m’adressais pas au serveur derrière le comptoir, mais bien à Milo avant qu’il ne passe commande. Me tortillant le cou, je repérai les tables libres et en vit une au fond de la salle. Parfait. J’attrapai le plateau pendant qu’il payait et, une fois assis face à face, pas besoin de faire une remarque à voix haute sur ce choix de table, il parlait de lui-même : n’ai pas peur Milo, personne ne nous surprendra ici. Non, j'avais mon café, le temps des grandes révélations avait sonné. Quelque chose frappa mon esprit brusquement, je n’avais aucune idée de ce qu’il pouvait déjà savoir. Est-ce que... « Est-ce que… » Osai-je d’une voix hésitante. « Est-ce que tu es au courant pour le bébé ? » J’en savais foutrement rien. Peut-être que le drame avait fait le tour de la famille au complet, ex-maris, cousins, tantes et oncles compris ? Ou peut-être qu’Amanda avait souhaité, comme moi, garder le tabou, porter ce fardeau comme un secret rien que pour soit-même, ne comptant que sur la famille très proche ? La seule chose dont j’étais certain à ce moment-là c’était d’avoir prononcé une phrase comprenant le mot ''bébé’’ d’une traite.

EXORDIUM.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Emmerdeur professionnel.

» Date d'inscription : 14/10/2015
» Messages : 1174
» Pseudo : Jean-Jacques
» Avatar : Charlie Cox
» Âge : 34 ans
» Schizophrénie : Maya M. Scott , Samael G. Pellegrino et Amanda E. Hemsworth
# Re: A gentleman is one who never hurts anyone’s feelings unintentionally.┊Milo
message posté Mar 21 Mar - 17:49 par Milo K. Wendling
A GENTLEMAN IS ONE WHO NEVER HURTS
Ethan✧Milo
Il n'aurait su définir ce lien particulier entre eux, cette entente mutuelle installée dès le début et qui perdurait malgré les événements, malgré l'éloignement. Quoi qu'il en fut, si Milo ne s'attendait pas à croiser son ex-beau-frère ici, cela ne s'avérait pas moins une bonne surprise. Après tout, la compagnie de celui-ci avait toujours été plutôt rafraîchissante. Et la conversation ne tarda de ce fait, pas très longtemps pour s'engager, le tout avec animation. « Oh ne sois pas si modeste, on s’est supporté des années, je suis sûr que même enfermé avec moi dans une salle de classe tu tiendrais bon. »  L'enseignant inclina vaguement la tête de droit à gauche quelque peu hésitant. "Très honnêtement, je ne suis pas sur." Il marqua une pause et ajouta : " La perspective de t'avoir comme élève me fait d'ailleurs froid dans le dos. Mais si ça peut te consoler, je ne me serais pas supporté non plus." Comment aurais-tu pu en même temps ? C'est pas faux. Par la suite, Milo précisa à son camarade qu'il ne risquait pas de lui piquer la vedette. Je m'en assurerais si besoin, songea-t-il tout en souriant. Non pas qu'il pu envisager de faire du mal à Ethan, au contraire, mais sa classe était son domaine, les élèves ses sujets et il comptait bien conserver tout cela.  « Ah mais ne sais-tu pas que l’élève finit toujours par dépasser le maître ? » "Je ne crois pas...Eh puis, tout dépends si tu tiens à la vie." annonça-t-il dans un battant de cil très exagéré. Un début de discussion en entraînant un autre, le sujet dériva très vite autour de la famille Adams. Les deux soeurs ayant tendance à fonctionner en symbiose,  si l'une savait quelque chose, l'autre aussi. « Si tu savais comme j’ai hâte… »  L'ancien militaire pinça légèrement les lèvres. S'il ne s'effrayer pas facilement, la perspective de ce clan d'australien débarquant fièrement pour en découdre avec qui avait osé mettre la pagaille dans leurs affaires, le faisait frissonner. "J'imagine oui. Eh bien sache que lorsque le jour du châtiment arrivera, je serais le premier à...disparaître. Sans oublier d'agiter le drapeau blanc derrière moi, au cas où on tenterait de me poursuivre." Bon d'accord, peut-être exagérait-il un peu quant à la réelle influence de la fratrie à laquelle appartenaient Charlotte et Amanda. Mais cela s'avérait assez distrayant. Revenant sur quelque chose de plus sérieux, l'américain proposa à son compagnon d'aller s'installer dans un coin plus tranquille, comme un café, pour avec plus d'aisance. Car il devait l'avouer, le fin mot de l'histoire, ou tout du moins un récit un peu moins vague de la cause de la séparation entre lui et sa blonde, l'intriguait. « Attention, j’vais croire que tu me fais du gringue. Je suis encore marié je te rappelle. » plaisanta-t-il, ce qui fit sourire le brun d'avantage. Impossible de rester sérieux très longtemps, ils divaguèrent tout deux sur le club, des ex-mari déchu, dont ce cher Mr. Wendling avait la présidence. « Et bien je pourrai toujours déposer mon dossier, en dernier recourt. » "Oui, bien sur. N'oublie cependant pas de joindre une lettre de motivation, ça me parait essentiel. Et pour ce qui est de la procédure, nous étudions les dossiers sous 15 jours après la réception."déclara-t-il d'un ton formel. Entrant dans le premier endroit à l'allure sympathique ce présentant, Milo plaisanta, toutefois impatient d'en apprendre d'avantage sur l'affaire Hemsworth. « Je prendrai un double expresso, s’il vous plait, monsieur. » Il haussa sourcil. Est-ce bien à moi qu'il parle ? Ah oui, apparemment. "Hum...un banquier fauché" commenta-t-il tout en se dirigeant vers le comptoir pour passer commande et payer. "Tu n'y vas pas un peu fort dans l'ironie ?". L'irlandais prit le plateau et tout deux se dirigèrent par la suite vers deux place libre un peu plus loin. L'espace de quelques instants, un blanc s'installa, chacun étant plongé dans ses propres pensées. Jetant un oeil par la fenêtre, le prof se saisit de son thé et entreprit de le touiller. « Est-ce que… » commença son interlocuteur rompant ainsi le silence.  « Est-ce que tu es au courant pour le bébé ? ». Le bru n se mordit la lèvre, posa sa tasse et se passa enfin la main dans les cheveux pour se donner une contenance. Il ne s'attendait pas vraiment à cela. Et même s'il ignorait encore de quoi il en retournait, l'homme sentait que cela n'allait pas être plaisant à entendre. "Non." Il marqua une pause, le sujet aller s'avérait délicat et il ne voulait pas mettre les pieds dans le plat à sa bonne habitude. "Je n'ai pas sur grand chose de ce qui c'est passé. Même si je suis restais en contact avec Charlotte et que l'on c'est toujours vus plus ou moins régulièrement, nous n'avons pas abordés ce genre de sujet. J'ai seulement su qu'il y avait eu quelque chose d'important, tout du moins, je l'ai supposé lorsque Amanda c'est installée en ville pour ne plus repartir ". Une fois n'était pas coutume, il se montra patient et s’intéressa à sa boisson, laissant le temps nécessaire à Ethan pour rassembler ses idées.  
© Starseed
Revenir en haut Aller en bas
Guyliner.
avatar
Guyliner.

» Date d'inscription : 13/10/2016
» Messages : 1639
» Avatar : Colin O'Donoghue.
» Âge : 35 ans.
# Re: A gentleman is one who never hurts anyone’s feelings unintentionally.┊Milo
message posté Mer 7 Juin - 18:51 par Ethan I. Hemsworth

A GENTLEMAN IS ONE WHO NEVER HURTS ANYONE'S FEELINGS UNINTENTIONALLY.

Un rire spontané éclata de bon coeur quand le professeur m’assura ne pas pouvoir se supporter lui-même en tant qu’élève. Voilà qui excusait ses paroles précédentes. Je campais sur mes positions, certain que j’aurais fait un élève tout à fait délicieux. Puis il se mit à battre des cils tout en proférant des menaces de mort sur ma personne. C’était censé lui donner un air innocent, c’est ça ? Mes lèvres se pincèrent et mes sourcils se plissèrent, montrant tout mon scepticisme. D’un sérieux très théâtral, je tentais de rester impassible face à la menace. « J’aime vivre dangereusement. » m’entendis-je répondre à son inquiétant enfin si tu tiens à la vie. Un peu plus et j’aurais pu me la jouer homme qui n’a plus rien à perdre. On dit que ce sont eux, les plus redoutables. Mais je ne suis pas sûr qu’il aurait frémis devant ce constat. Après tout nous en étions presque au même point tous les deux : un mariage en train de couler, des enfants qu’on voit peu, un travail très prenant… Par ailleurs, je n’ai jamais imaginé ce que pourrait donner un Milo en pleine heure de cours. Trop habitué à déconner avec lui pendant les réunions de famille, ou bien à rendre la vie impossible aux jumelles quand nous nous retrouvions entre couple. Ces sorties me semblaient tellement loin derrière moi… En fait je ne l’ai jamais imaginé dans son rôle de professeur, tout comme lui ne doit pas m’imaginer en psychologue. Surtout qu’il ne me connait que dans le costume du banquier. J’aurais aimé voir sa tête en essayant de me visualiser avec une blouse blanche si je n’avais pas gardé le secret de ma transformation. Je voulais qu’Amanda soit la première à l’apprendre, mais je me doutais bien qu’entre Samuel et Charlotte, ce serait difficile. Milo essayait bien de me mettre en garde, d’ailleurs, en m’annonçant sans précédant que mon retour allait remuer la fourmilière Adams. Est-ce que j’y étais préparé ? Pas vraiment. Il faudrait bien. Pour l’instant j’étais plus prêt à taquiner l’américain qu’à quoi que ce soit d’autres. Après tout, il gagnait la palme des retrouvailles les plus joyeuses et insouciantes depuis mon arrivée à Londres. Je me donnais donc le droit d’en profiter un peu. Et même de plaisanter sur le sujet de mon retour et de tout ce qu’il impliquerait. Ce qui s’avérait assez facile avec l’ex beau-frère qui déclara se rendre à l'ennemi quand le jour fatidique arriverait. « Je ne t’en voudrai pas de sauver ta peau. Je serai ce brave soldat touché par une blessure mortelle qui à terre dans les bras de son camarade lui dit dans son dernier souffre laisse-moi, je vais te ralentir. Comme ça tu pourras dire que tu es encore en vie grâce à mon sacrifice héroïque, et non pas parce que tu auras fui comme un lâche. » Mon visage retrouva immédiatement l’immense sourire taquin qui l’égayait trop souvent en sa compagnie. Une vieille habitude très vite retrouvée. Difficile de rester sérieux bien longtemps. Quelques secondes tout au plus durant lesquelles il tenta de me soutirer des informations sur ma séparation. J’aurais eu l’air bien con, planté là à lui dire que je ne l’avais pas voulue, que je n’avais rien compris. Alors je préférais gagner du temps. Bonus non négligeable, je le faisais languir. Un petit jeu dangereux, puisqu’il faudrait satisfaire sa grande curiosité après l’avoir titiller. Je pensais sincèrement en être capable posé devant un café fort et chaud. Cela voudrait dire également que je plomberait royalement la bonne ambiance. Là, je pourrai lui dire que mon plan n’est pas de déposer un dossier au club des ex-maris déchu, même si je faisais mine de m’impliquer dans la cause face à son président, appuyant un « hm hm. C’est noté monsieur le président. » tandis qu’il m’en annonçait toute les clauses. Je n’étais pas contre une alliance diabolique des refoulés de la famille Adams. Les deux ex-maris des Jumelles, ça mériterait bien de fonder un club, et de lui trouver une devise pleine d’autodérision. Malgré cette perspective amusante qui aurait pu amortir ma chute, je comptais arrêter de chuter et remonter la pente, ne pouvant concevoir ma vie sans Amanda. Ça, j’étais sûr que mon acolyte le savait déjà. Il me connaissait assez, m’avait vu en couple avec sa belle-soeur assez d’années pour se douter que tout ne pouvait pas être vraiment fini. Ainsi le banquier fauché entra dans le café le plus proche. Plus banquier du tout pensai-je pour moi-même, réalisant tout à coup que me voir me faire inviter aurait pu vraiment le choquer vu ma situation. Enfin, celle qu’il pensait que j’avais toujours. L’argent n’avait jamais été un problème, et bien que j’étais redescendu sur l’échelle sociale, j’avais encore de quoi me payer un expresso. « Un peu fort dans quoi ? Comment tu dis ? L’iro… iro quoi ? » Ouais, j’y allais carrément fort. Mais au moins, il comprenait que c’était juste pour l’embêter. Ne lui laissant pas le temps de me faire payer mon insolence, je disparaissais jusqu’à une table tranquille, plateau en mains. Bon. Nous y voilà… Tu ne vas pas touiller ton café pendant trois heures si ? Non… Mais y’avait une boule énorme dans ma gorge. Du même genre de celle qui y était restée coincée quand mon amie Indianna m’avait amené sensiblement sur le même sujet. Je me demandais de plus en plus sérieusement si ça passerait un jour, cette saloperie de gorge nouée et d’oeil trop épuisé pour couler plus de larmes qu’il n’en a déjà coulé chaque fois que j’aborderai le sujet du bébé que nous avions perdu… Et puis, comme l’enseignant regardait à travers la fenêtre, j’arrêtai de me soucier de ma gueule de déterré et tâtais le terrain. J’ignorais à quelle fréquence lui et charlotte se voyaient, s’ils avaient réussis à entretenir des rapports plus amicaux avec le temps. Je me disais aussi que, tout simplement, Charlotte aurait pu avoir besoin de se confier en voyant sa jumelle débarquer à Londres avec Ava. « Non. » Bon. Après ma question, il devait commencer à comprendre de quoi il s’agissait. J’hésitais à poursuivre, à tout balancer, là, maintenant, après quoi j’aurais éviter son regard désolé. Mais il voulut y mettre plus de formes, comblant en quelques phrases les informations qu’il me manquait en étant resté à Sydney. Je décrochais un sourire quand il évoqua Charlotte, parce que sa phrase, aussi courte soit-elle me laissait entendre que les choses n’allaient pas si mal entre eux. Pour le reste, même si il m’avoua ne rien savoir de précis, Milo n’était ni aveugle ni idiot, il avait compris que l’installation d’Amanda à Londres cachait quelque chose de grave. « Tu supposes bien… » Reprendre ses mots rendait les choses plus faciles.  Ce qu'il s’est passé c’est qu'Ava aurait dû avoir un petit frère. Amanda était presque à terme… » Bordel, j’étais vraiment beaucoup moins doué que lui pour mettre les formes. Pour ne rien arranger, j’avais posé mes yeux un peu partout sauf sur mon interlocuteur. Sur ma tasse beaucoup, dans le vide un peu… Reprenant ma respiration, j’essayais de regarder Milo et de m'exprimer calmement. « Je crois que ni elle ni moi n’avons su reprendre nos vies après ça. Amanda a eu besoin de tout recommencer… moi… je suis venu ici en espérant ne pas foutre sa nouvelle vie en l’air, je crois. » J’essayais de ne blâmer personne. Ni Amanda qui était partie sans rien dire en emportant Ava, ni Charlotte à qui j’en voulais de ne pas m’avoir prévenu même si je la comprenais, deux faits que je n'évoquais pas pour l'instant.

EXORDIUM.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Emmerdeur professionnel.

» Date d'inscription : 14/10/2015
» Messages : 1174
» Pseudo : Jean-Jacques
» Avatar : Charlie Cox
» Âge : 34 ans
» Schizophrénie : Maya M. Scott , Samael G. Pellegrino et Amanda E. Hemsworth
# Re: A gentleman is one who never hurts anyone’s feelings unintentionally.┊Milo
message posté Jeu 8 Juin - 22:15 par Milo K. Wendling
A GENTLEMAN IS ONE WHO NEVER HURTS
Ethan✧Milo
« J’aime vivre dangereusement. »  répondit-celui-ci aux précédents propos de Milo. "A ce niveau là, ce n'est plus juste dangereux" commenta-t-il simplement. Tout en regardant son compagnon, il s'imaginait ce que celui ci devait penser. Il n'avait pas beaucoup de peine à cela. Son rôle d'enseignant, la perspective qu'il pu exercer ce métier semblait étonnait beaucoup de monde. A commencer par lui même. L'ancien militaire n'aurait jamais cru, quelques années plus tôt en arriver jusque là. "Alala...Si j'avais pensé qu'on en serait là aujourd'hui " déclara-t-il plutôt amusé. Plaisanter avec son ex-beau frère sur les restent de leurs mariages respectifs, avait quelque chose de rafraîchissant. Faut bien avouer toutefois, que mes jours heureux auprès de Chuck, sont doute beaucoup plus loin que les siens avec Amanda. Il se mordit l'intérieur de la lèvre, pensif. Même s'il ne connaissait pas le détail de la situation, ni les sentiments de la sœur de Charlotte à l'égard de son mari, il espérait encore un peu. Après tout, officiellement, ils ne sont pas divorcé. L'affaire restait à suivre. La discussion se poursuivit et l'américain annonça, non sans ironie, que si la famille Adams se déplaçait spécialement pour qu'on vint lui rendre des comptes, il disparaîtrait miraculeusement, plus vite que son ombre. « Je ne t’en voudrai pas de sauver ta peau. Je serai ce brave soldat touché par une blessure mortelle qui à terre dans les bras de son camarade lui dit dans son dernier souffre laisse-moi, je vais te ralentir. Comme ça tu pourras dire que tu es encore en vie grâce à  mon sacrifice héroïque, et non pas parce que tu auras fui comme un lâche. » Souriant, il secoua vaguement la tête. "C'est très noble de ta part, je te l'accorde. " Pinçant vaguement les lèvres, le brun hésita un instant avant décider d'aller jusqu'au bout de son intention. " Depuis plusieurs semaines maintenant, j'essaye d'arrondir les angles avec Chuck, de faire...des efforts disons. Et...ce n'est pas toujours facile. Par moment j'ai l'impression…" Et la quasi certitude..."Que le moindre petit truc de travers, viendrait tout bouleversé." Il marqua un temps d'arrêt avant de continuer sur un ton moins sérieux. "De fait...tu comprends bien, que je mentirais honteusement s'il le fallait, concernant le plus petit soupçon d'ébauche de rapport entre toi et moi s'il le fallait." Entrant dans le premier café sur le chemin, il continuèrent ainsi de se distraire de tout et de rien, de divaguer au sujet du club des ex mari déchu, dont il se retrouvait d'office président et ultime décisionnaire. « hm hm. C’est noté monsieur le président. »  " Bien, bien, c'est parfait. " Les choses suivant leur cours, ils se retrouvèrent installer à une table dans un coin, que Milo apprécia à sa juste valeur. Au moins, personne ne viendra nous déranger. Touillant son café tout en observant son camarade faire de même, il tenta délaissant sa délicatesse habituelle, d'en savoir d'avantage sur ce qui c'était passé entre lui et sa blonde. Comment ce couple quasi mythique avait-il pu voler en éclat ? Si Charlotte et lui se voyaient régulièrement, ils n'avaient jamais abordés de tels sujets. "J'ai seulement su qu'il y avait eu quelque chose d'important, tout du moins, je l'ai supposé lorsque Amanda c'est installée en ville pour ne plus repartir.  " S'intéressant à sa boisson, il laissa le temps à son compagnon de rassembler ces idées, parler de tout ça ne s'avérait sans pas très agréable. « Tu supposes bien…Ce qu'il s’est passé c’est qu'Ava aurait dû avoir un petit frère. Amanda était presque à terme…Je crois que ni elle ni moi n’avons su reprendre nos vies après ça. Amanda a eu besoin de tout recommencer… moi… je suis venu ici en espérant ne pas foutre sa nouvelle vie en l’air, je crois.  »  Le silence s'installa quelques instants. Que dire après pareil révélation ? "C'est triste, parfois la vie est mal faite." De nouvelles secondes s'écoulèrent avant qu'il reprit la parole. "Malheureusement, les couples qui volent en éclats à cause de la perte, d'une malformation ou d'un quelconque problème important, lié à l'enfant, ne sont pas si rares que ça. En l’occurrence je parle en connaissance de cause. Bien sur, les choses ne redeviendront jamais comme avant. Ce que tu sais déjà j'imagine. " Il laissa planer un blanc, à peine l'espace d'une respiration. " Je ne connais pas l'avis et les sentiments d'Amanda, ni l'exactitude des tiens à dire vrai et je ne suis absolument pas le meilleur conseillé du monde. " Surtout concernant les affaires de cœur, songea-t-il. "Néanmoins si je puis te dire une chose, c'est de ne plus attendre, ne pas lâcher l'affaire et essayer de passer au delà des non dits et de tout ce qui n'est pas essentiel." Il se tut finalement, et bu son café.
 
© Starseed
Revenir en haut Aller en bas
A gentleman is one who never hurts anyone’s feelings unintentionally.┊Milo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Page 1 sur 1
» Adam P. Moriharty, the Gentleman Murderer.
» Gentleman est la pour de vrai
» Alfie B. Reynolds ⌂ You don't get to choose if you get hurt in this world...but you do have some say in who hurts you.
» Angleterre, le gentleman est dans la place !
» « Un gentleman est un loup patient. » || PV. Emi & André

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
London Calling. :: Zone 1-2-3 :: Central London :: Bloomsbury :: « Bloomsbury Colleges »-