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Let the music play

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# Re: Let the music play
message posté Sam 22 Juil 2017 - 20:44 par Eulalie F. Montandon
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"Ça, c’est mon espace de danse, et ça, c’est ton espace de danse. Tu n’envahis pas mon espace, je n’envahis pas ton espace." L’alcool qui s’infiltrait dans mon sang commençait petit à petit à se dissiper. Je sentais que j’étais en train de redevenir moi-même. Mais ce n’était que provisoire. Une fois que l’air frais de l’extérieur m’aura fouetté le visage, ce sera sans doute comme si je venais d’ingurgiter de nouvelles doses d’alcool.  J’appréhendais déjà la sortie et le chemin du retour qui me mènerait jusqu’à mon appartement. En attendant je profitais du fait que je me sentais mieux. C’était plus facile pour discuter avec la jeune demoiselle que je venais de rencontrer. J’avais juste l’impression que la musique semblait plus bruyante qu’auparavant. Sans doute parce que j’y prêtais plus d’attention. La tête risquerait de faire bien mal dès le réveil.

Il faisait également chaud. Bien que mon cocktail sans alcool soit rempli de glace pillée, je n’avais pas l’impression d’être rafraichie. Je levai la tête et les ventilateurs accrochés au plafond semblait fonctionné. Mais comme on dit l’alcool tient chaud et à mon avis c’est ce qui provoquait les bouffées de chaleur qui me donnait juste envie de plonger dans une piscine ou de simplement me glisser sous une douche bien froide. Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours eu difficile à supporter la chaleur. Et l’été qui arrivait n’allait rien arrangé. J’allais souffrir. J’aime bien le soleil et j’ai la chance d’avoir une peau qui le supporte bien malgré que je sois blonde. Pourtant une fois que les degrés s’affolent j’ai l’impression que l’on m’empêche de respirer. Je suis contente d’avoir investi dans une bonne climatisation mais c’est loin d’être le cas ce soir.

Mon verre en main la discussion se prolongea. Tout en sirotant ma boisson, je me disais que je devrais investir là-dedans pour boire aussi un apéro quand je reçois à la maison. Ça m’évitera de boire de l’eau pendant que mes invités se font plaisir. « Oui je suis une jeune maman très chanceuse. » Chanceuse est le terme que j’emploi souvent pour me qualifier. Je savais que j’avais de la chance d’avoir une fille comme la mienne. Elle est tellement facile à vivre et rend tout l’amour qu’on lui porte. La fille idéale en quelque sorte. Mais n’est-ce pas la façon dont pensent tous les parents ? « Comme quoi le hasard fait vraiment bien les choses ? »  Sans cela elle ne serait jamais venue à mon aide et jamais nous ne nous serions rencontrés. Je commençais à avoir mal aux pieds et je regrettais d’avoir choisi des talons plutôt que des sandales. Mais le mal est fait et sans doute effectuerais-je le chemin retour à pied nus. « Elle va bientôt avoir six ans. Elle grandit trop vite. » Je prenais toujours un coup de vieux quand je pensais à son âge. Pourtant je reste encore une jeune femme, je ne suis pas encore à la trentaine, même si je m’en rapproche très vite. « Et toi tu as des enfants ? » Elle semblait encore jeune mais comme j’ai accouché de Madeline a seulement 23 ans je ne me retiens jamais de poser la question. « Mais peut-être que tu as une vie trop chargée pour penser aux enfants maintenant ? » Façon détournée de lui demander ce qu’elle faisait dans la vie. Elle avait peut-être un emploi du temps chargé. Ce qui est souvent le cas quand on est jeunes.
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# Re: Let the music play
message posté Lun 31 Juil 2017 - 10:53 par Sharona K. García-Brown
Elle a l'air de recouvrer un peu ses esprits. Sans doute que ça ne durerait pas, et qu'elle n'irait réellement mieux qu'après une bonne nuit de sommeil et une fois que l'alcool présent dans son sang aurait fini par être totalement éliminé, mais pour l'heure, c'était déjà ça. Quant à la chaleur... J'avoue que pour ma part, je ne la ressens pas tellement, même quand c'est la canicule. Pas aussi mal que la plupart des londoniens, en tout cas, c'est certain. Mais c'est assez logique, quand on connaît mes origines, et le fait que j'ai grandi au Texas. Le climat y est sensiblement différent, c'est un fait, et ici, c'est plutôt la grisaille éternelle et le froid hivernal qui sont difficiles pour moi. J'ignore qu'elle supporte mal la chaleur, cela étant, tout comme j'ignore à peu près tout de sa vie, au final. Sauf le fait qu'elle soit maman, pour le coup, puisqu'elle vient de m'en faire part.

« Oui je suis une jeune maman très chanceuse. »

Chanceuse et heureuse, apparemment comme je vois le sourire radieux qui éclaire son visage quand elle parle de sa fille. Et de fait, elle a eu de la chance, ce soir, comme j'étais là par hasard, pour la tirer des griffes de ce connard.

« Comme quoi le hasard fait vraiment bien les choses ?
- On dirait bien ! »

Enfin... Pour ce soir, oui. Pour le reste, je ne sais pas trop quoi en penser. Pour ma part, je ne me qualifierais certainement pas de chanceuse, ni vraiment heureuse. Je ne suis pas la plus à plaindre du monde, je n'irais pas jusque-là, mais si je retrace ma petite vie - pourtant pas très longue - y a quand même un sacré enchaînement de merdes... et je suis pas encore au bout de mes surprises, d'ailleurs, mais ça, je l'ignore encore.

« Elle va bientôt avoir six ans. Elle grandit trop vite. »

Je crois que tous les parents disent ça, non ? Je lui souris, passablement attendrie par son air de jeune maman comblée. Ca ne doit pas être facile tous les jours, et j'imagine que si elle est ici seule ce soir, c'est que c'est le cas aussi le reste du temps, ce qui ne doit pas lui simplifier la tâche.

« Et toi tu as des enfants ?
- Oh non ! »

Cri du coeur, qui pourrait facilement être mal interprété. Pourtant ça n'est pas forcément que je n'en veuille absolument pas - à vrai dire, je me suis jamais trop posé la question encore, et pour cause - mais c'est assez inenvisageable quand on est incapable de laisser qui que ce soit vous toucher...

« Mais peut-être que tu as une vie trop chargée pour penser aux enfants maintenant ?
- C'est pas tout à fait ça, mais c'est effectivement pas d'actualité. »

J'ai avalé une gorgée de mon cocktail, histoire de gagner un peu de temps.

« Je sais pas si j'en voudrais un jour. Je sais juste qu'aujourd'hui, c'est vraiment juste pas possible... Techniquement, je suppose que ça serait faisable, on trouve toujours un moyen de gérer quand il faut, mais je suis encore étudiante, et je bosse dans un diner un peu tout le reste du temps pour payer l'école, y compris pendant les vacances, alors c'est pas vraiment le moment idéal. »

Et même comme ça, je roule clairement pas sur l'or, parce que c'est pas vraiment donné les cours de mise en scène...

« Et toi ? T'es maman à plein temps, ou tu as une autre activité ? »

J'imagine que c'est plutôt la seconde option, élever un enfant, ça coûte aussi cher, en tout cas je suppose, et je vois mal comment on pourrait le faire sans bosser... A moins d'avoir une famille très friquée de base, peut-être, mais c'est quand même pas donné à tout le monde.
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# Re: Let the music play
message posté Mar 1 Aoû 2017 - 12:41 par Eulalie F. Montandon
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"Ça, c’est mon espace de danse, et ça, c’est ton espace de danse. Tu n’envahis pas mon espace, je n’envahis pas ton espace." Je me sentais de mieux en mieux, l’alcool s’étant doucement dissipé de mon être. J’espérais vraiment que ça allait continuer dans ce sens-là et que j’allais toujours me sentir mieux.  Cependant, au fond de moi, je sentais que c’était le calme avant la tempête et que dès mon réveil je regretterai d’avoir abusé de si bonnes choses. Surtout que maintenant en sirotant mon cocktail sans alcool, je me rendais compte que j’aurais pu mieux profiter de ma soirée. Si j’avais eu l’intelligence d’éviter les boissons alcoolisées dès le départ, tout se serait passé différemment. J’aurais eu les idées claires pendant toute la soirée et rien de mal ne se serait produit. Mais je n’aurais pas fait cette chouette rencontre qu’est Sharona. Au final je ne vais pas me plaindre longtemps d’avoir débordé un peu. Je peux dire que c’est un mal pour un bien. Et la jeune femme semble tout aussi contente que moi de cette rencontre. Heureusement je pense que l’inverse m’aurait rendue très mal à l’aise.

C’est tout naturellement que je finis par parler de ma famille. J’évitais souvent le sujet car une fois que je commence, il est difficile pour moi d’arrêter d’en parler. Je l’aime trop et c’est tout à fait normal d’aimer son enfant de la sorte. Cependant, je voulais éviter d’être insupportable en n’ayant qu’un seul sujet à la bouche. Ma petite merveille de fille. J’étais tellement curieuse que je me pris à essayer de savoir des choses sur la vie de mon interlocutrice. «   C’est sûre que tu sembles avoir une vie assez chargée que ce serait plus difficile. »  Et un enfant ça demande tellement de temps que je me demande où elle trouverait le temps de vivre un peu pour elle surtout avec déjà autant d’activités à son actif. «   Maintenant je pars toujours du principe que quand on veut, on peut arriver à tout. » Je n’aimais pas voir le négatif dans tout et j’essaye toujours de partir sur le positif. Je n’ai pas toujours eu la vie facile, sachant que j’ai élevé ma fille seule et que pendant ma grossesse je vivais dans la rue. Mais je voulais m’en sortir et j’y suis arrivée.

Je pris une nouvelle gorgée de mon cocktail et sans le vouloir je croquai dans un morceau de glace pillée. La sensation que ça provoqua au niveau des dents était vraiment désagréable. Il serait temps que j’aille faire un tour chez le dentiste. Je fis la grimace avant de répondre. «   Bien que d’être maman à temps plein est déjà une activité très prenante, je suis également géologue. » Parfois je me demandais comment je faisais pour exercer ces deux métiers en même temps. Ils prenaient du temps et comme je suis seule ce n’est pas toujours facile pour tout faire. Mais on finit toujours par y arriver. Surtout que la petite étant jeune je peux la prendre souvent avec moi pour mes différents voyages. «   Et toi tu fais des études dans quel domaine ? » Je trouvais toujours que c’était courageux de faire des études et de travailler en même temps pour les payer. Moi j’ai eu de la chance pour les miennes, bien que ma dernière année fut la plus compliquée de toute mais j’eu la chance de tomber sur des aides au bon moment.
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# Re: Let the music play
message posté Mer 2 Aoû 2017 - 11:23 par Sharona K. García-Brown
Je suis pas vraiment très portée sur l'alcool. Avant que j'arrive à Londres, je n'en avais même jamais bu une goutte. Les gens changent, moi aussi, et même si je ne finis jamais complètement ivre, il m'arrive de boire un verre de temps en temps. Guère plus parce que le manque d'habitude fait que ça me monte vite à la tête. Alors opter pour un cocktail virgin, ça n'est pas très surprenant pour moi.

Ce qui l'est davantage, c'est que je suis en train de discuter presque naturellement avec une parfaite inconnue, et ça, ça n'est pas tellement dans l'ordre des choses. Enfin... il faut dire que les circonstances font que la glace a été brisée d'un coup, ça aide sans le moindre doute. Et comme elle parle de sa fille, je me surprends à me demander si je voudrais être maman un jour, moi aussi. Et j'ai aucune foutue réponse à cette question, alors c'est aussi bien qu'on évoque mon emploi du temps plutôt qu'une potentielle et improbable maternité.

« C’est sûr que tu sembles avoir une vie assez chargée que ce serait plus difficile. Maintenant je pars toujours du principe que quand on veut, on peut arriver à tout. »

Presque tout. Des fois, il y a des choses qu'on veut terriblement fort, mais qu'on ne peut pas avoir. Une carrière dans la danse, par exemple, pour ce qui me concerne, parce que ma cheville sera plus jamais d'accord. C'est pas tout à fait le sujet, cela dit, et j'ai pas vraiment envie d'expliquer ça à la jolie blonde à côté de moi, alors je hoche seulement la tête.

« Sans doute... J'ai bien le temps, de toute façon, je verrai bien... »

Ou comment répondre sans répondre. Je verrai bien un jour, si j'en ai envie, si je trouve quelqu'un aussi qui soit assez patient pour attendre que je sois capable de le laisser me toucher. Peut-être que ça n'arrivera jamais. Peut-être que ça sera ma partenaire qui deviendra maman, et que mon ventre restera éternellement plat. Il y a tellement de possibilités que je préfère arrêter d'y penser, et me focaliser sur sa carrière - sans doute plus sympathique que la mienne.

« Bien que d’être maman à temps plein est déjà une activité très prenante, je suis également géologue.
- Ah oui ? Pardonne mon inculture mais... C'est super flou pour moi, ça consiste en quoi concrètement ? »

J'ai un peu de mal à identifier un intérêt à ce boulot, mais je suis sûre d'une chose, c'est pas vraiment le genre de carrière qu'on fait par hasard, et j'imagine mal qu'elle soit autrement que passionnée. Alors je suis curieuse de savoir ce qui l'attire là-dedans, et peut-être d'en apprendre un peu plus sur ce métier qui reste assez obscur pour moi.

« Et toi tu fais des études dans quel domaine ?
- Oh... Moi ça n'a rien à voir ! J'ai entamé un cursus en arts dramatiques, je table sur la mise en scène et la réalisation, plutôt sur le spectacle vivant comme on dit, mais j'ai aussi pris une option audiovisuel... »

J'ai pas trop d'autre choix que de bosser pour payer l'université, j'ai pas la somme nécessaire sinon. Enfin j'ai plus. Il doit y avoir un compte abandonné - sans doute repris par mes vieux depuis le temps - là-bas à Houston où il y aurait largement de quoi faire, mais j'y ai plus accès depuis longtemps, et aucune intention de leur devoir quoi que ce soit, d'ailleurs...
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# Re: Let the music play
message posté Lun 21 Aoû 2017 - 19:09 par Eulalie F. Montandon
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"Ça, c’est mon espace de danse, et ça, c’est ton espace de danse. Tu n’envahis pas mon espace, je n’envahis pas ton espace." A force de parler de ma vie où je mêlais ma profession de géologue à celle de maman, je me rendais compte de la vie que je menais. Ayant accouché d’une enfant assez jeune, je n’ai pas vraiment pu profiter de la vie. Déjà qu’enfant, ma vie n’était à envier par personne. Vivre au sein d’une famille comme la mienne vous empêche vraiment d’être une enfant comme les autres. La liberté, je ne savais pas trop ce que c’était et aujourd’hui, je refuse d’élever ma fille dans un environnement comme celui qui a été le mien. Je veux que ma fille profite de son enfance et de son insouciance tout en restant raisonnable. Je ne veux pas non plus qu’il lui arrive quelque chose mais mettre des limites ne veut pas dire de l’empêcher de vivre. Ca me faisait bizarre de repenser à tout ce que j’avais vécu. Mais je ne veux pas déprimer. « Oh bien sûre que tu as le temps. Profites bien de ta jeunesse on en a qu’une. » Je ne regrettais pas d’avoir une enfant. Mais ayant dû l’élever toute seule, je n’avais pas pu profiter de ma vie comme je l’aurais voulu. Je n’ai pas de famille ni rien et c’est parfois difficile de pouvoir continuer à vivre une vie de femme tout en étant une maman. Je ne savais pas très bien quel âge avait ma nouvelle connaissance mais elle semblait encore jeune et avait encore tout le temps. Je lui souhaitais aussi de trouver un homme qui ne l’abandonnerait pas et qui resterait à ses côtés pour le reste de sa vie.

J’espère qu’un jour j’aurai la chance aussi de tomber sur quelqu’un de bien pour le reste de ma vie, avec qui j’aurai envie de fonder une famille et donner un petit frère ou une petite sœur à Madeline. En attendant la vie continue, peut-être pas comme je l’avais rêvée mais je n’ai pas à me plaindre pour autant. Quand je pense à tout cela, je boirais bien de l’alcool pour oublier. Pourtant je me contentai de ma boisson non alcoolisée. L’alcool ne résout aucun problème, je devrais le savoir. « C’est difficile quand on ne travaille pas là-dedans de connaître. Donc en gros ça consiste à étudier la terre, le sol plus précisément. » Je reste assez brève dans mes explications. Je ne veux pas non plus entrer dans des détails qui peuvent sembler barbant et prendre le risque de la faire fuir. « Je me suis spécialisée dans la volcanologie. Donc je voyage souvent pour faire des études de certains sols et voir si des dangers peuvent en surgir. » De cette façon, je ne donne que le positif de mon travail. Le négatif c’est quand le danger est plus qu’éminent ou qu’il s’est déjà produit. C’est difficile de faire face à tout cela par la suite.

Mon métier me permet d’être totalement coupé de mon passé. Si je n’avais pas tenu tête à mes parents en faisant croire que j’étudiais la théologie, je n’aurais jamais pu rejoindre une Université et avoir une telle profession que celle que j’exerce. « Ca a l’air intéressant aussi comme études. » Ce n’est pas vraiment un domaine qui me plait mais heureusement que d’autres personnes apprécient et font ces études. « Et passer de l’autre côté ça ne t’intéresse pas ? Devenir comédienne ? »
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# Re: Let the music play
message posté Mar 22 Aoû 2017 - 20:51 par Sharona K. García-Brown
Je sais pas ce que ça peut être d'avoir une enfant jeune et de concilier vie professionnelle et vie de maman... mais j'en aurai un bon aperçu dans peu de temps, puisque Rhi va accoucher d'une petite puce dans quelques dizaines de jours. Pour l'heure, c'est assez flou pour moi, même si je suis quand même assez admirative, parce que son boulot n'a pas forcément l'air d'être simple. Et la vie de maman sans doute pas non plus. Quand on le fait correctement, toujours, mais je vais éviter de laisser mon esprit vagabonder vers la mienne, de mère, qui ne porte ce nom que parce que c'est effectivement le cas d'un point de vue biologique à mes yeux.

Ma mère, ça a toujours été ma soeur. Jusqu'à ce qu'elle m'abandonne quand je me suis retrouvée forcée de passer mes étés dans des camps de guérison pourris. Ca aurait pu être les nourrices, mais elles changeaient tout le temps, et si certaines étaient sympa, c'était pas forcément le cas de toutes. Alors je vais pas me prononcer sur ce que ça peut être d'être maman, même si j'ai très envie de lui demander d'être compréhensive envers sa fille, quelles que soient ses préférences en grandissant. Evidemment, je n'ai aucune idée de ce qu'a été sa propre vie. Mais je suppose qu'on cherche tous à éviter de reproduire ce qu'on considère comme des traumatismes dus à nos parents... Enfin pour ma part, je vois vraiment pas comment leur trouver des circonstances atténuantes - et j'en ai aucune envie.

« Oh bien sûr que tu as le temps ! Profite bien de ta jeunesse, on n'en a qu’une...
- Ouais... »

Je suis sceptique quant au fait d'en profiter. J'ai vingt-deux ans, et sincèrement, j'ai rien vécu de ce que la plupart des gens de mon âge font. A part voyager, mais c'était même pas vraiment volontaire ou pour voir du pays, c'était pour fuir Houston. Mais ça non plus, je suis pas vraiment partie pour en parler. Quant à trouver un homme - ou une femme d'ailleurs - qui ne m'abandonnerait pas... Hum... Si j'entendais cette pensée, je crois que je demanderais un shot de tequila que je rajouterais à mon verre, même si c'est pas censé aller avec. Ouais, c'est ça. Les gens ne restent pas dans ma vie, de toute façon, de façon générale.

«  C’est difficile quand on ne travaille pas là-dedans de connaître. Donc en gros ça consiste à étudier la terre, le sol plus précisément. »

Heureusement, la conversation est pour l'heure centrée sur son travail, et ça vaut sans doute mieux. Je l'écoute attentivement, curieuse et intriguée.

« Je me suis spécialisée dans la volcanologie. Donc je voyage souvent pour faire des études de certains sols et voir si des dangers peuvent en surgir.
- Oh... Ca doit pas être de tout repos... »

Et je reste songeuse, d'ailleurs. Un volcan, forcément, ça implique une certaine imagerie dans ma tête. Et dangereuse, forcément. Alors c'est un peu trop spontanément que je lui demande :

« C'est pas trop compliqué à gérer avec ta fille ? Puis... Les dangers en question, t'as pas peur qu'ils arrivent... un peu trop tôt ?... »

Hum... Je suis peut-être en train de dépasser un peu les bornes là, non ?

« Enfin je juge pas, hein, puis ça me regarde pas vraiment, mais... T'as pas peur... enfin... de pas revenir ?... »

Et de laisser ta fille toute seule ? Moui, non, vraiment, ça me regarde pas.

« Pardon, ça me regarde pas... »

Je secoue les mains comme pour me dédouaner, et lui réponds concernant mes propres études, pas très certaine de ce qu'elle pense.

« Ca a l’air intéressant aussi comme études. »

Je hoche la tête. T'as aucune idée de ce que c'est, ou c'est que ça te plaît pas du tout ? Je souris dans mon verre. Avant de m'étouffer à moitié quand elle reprend la parole.

« Et passer de l’autre côté ça ne t’intéresse pas ? Devenir comédienne ? »

J'ai avalé de travers, et c'est complètement ridicule.

« Non... Non ça, ça me dit pas... »

Je parle ou pas ?

« Mais en fait, je suis déjà de l'autre côté, maintenant... »

Ah bah apparemment oui. Pourtant j'ai pas l'excuse de l'alcool.

« Avant, j'étais danseuse, mais je peux plus, et comme j'aime la scène en général, bah... C'est déjà la deuxième option, tu vois ?... »

Mouais, je vais boire un coup. Et peut-être que je vais finir par le prendre ce shot de tequila, en fait...
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# Re: Let the music play
message posté Mer 13 Sep 2017 - 18:57 par Eulalie F. Montandon
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"Ça, c’est mon espace de danse, et ça, c’est ton espace de danse. Tu n’envahis pas mon espace, je n’envahis pas ton espace." Je ne suis pas de nature très bavarde mais je devais reconnaître que ça me plaisait de parler avec cette inconnue. Avoir l’occasion de parler de tout et de rien sans avoir cette sensation d’être jugée au moindre de mes mots, me plaisait réellement. C’était assez nouveau à vrai dire car je ne parle pas aisément avec des inconnus mais peut-être que c’est l’alcool que j’ai ingurgité durant toute la soirée qui m’aide à délier ma langue. Puis cette jeune demoiselle semble très sympathique et ça aide à parler sans avoir peur de rien. C’était tout naturellement que la conversation avait dévié sur nos routines professionnelles. C’est souvent le cas quand on parle avec des personnes que l’on rencontre pour la première fois. Chacun se découvre au travers de questions différentes les unes des autres mais tellement essentielles à l’apprentissage de l’autre.

« Non ce n’est pas une activité très reposante en effet. » Et pourtant ça ne me donnait pas envie d’arrêter ce que je faisais. Je n’aurais pas apprécié de faire un métier où je reste assise toute la journée sans avoir autre chose à faire que de taper à la machine. Certes parfois, je reste dans les bureaux mais chaque journée est différente, même si je préfère le travail en plein air à celui passé à étudier au travers des logiciels. Le seul inconvénient qui me vient en tête est que souvent, je dois pouvoir partir du jour au lendemain quand une « mission » nous est confiée pour des études de terrain. « Ce sont les risques du métier mais grâce aux nouvelles technologies ça arrive de moins en moins. » On entend moins souvent parler de problèmes de volcan qui surgit sans que personne ne s’y attende. Heureusement pour nous ça évite de revivre de nouvelles catastrophes comme celle vécue à Pompéi il y a quelques siècles. « Pour le moment, comme elle est encore petite, elle vient avec moi quand je quitte le pays. » Même plus grande je doute que je puisse la laisser seule. J’aurais trop peur que son père connaisse son existence et la retrouve. C’est presque impossible mais sait-on jamais. « Je te rassure je ne l’amène pas sur les volcans ou toute zone à risque. » M’empressais-je d’ajouter. Je ne voulais pas qu’elle imagine que je sois une maman sans cervelle et que je mette la vie de ma fille en danger. Mais je ne peux vivre loin d’elle.

« Ne t’excuse pas. Je trouve ta question très légitime ! » Après tout, beaucoup de personnes se la posent mais très peu d’entre eux ont le courage de me la demander à haute voix. « Si parfois j’ai peur mais je dois faire mon travail du mieux que je peux sans être déstabilisée par les risques. Puis voilà on devra tous un jour mourir donc j’essaye de ne pas trop penser à tout ça. » Après tout si je commence à angoisser dès que je pars en mission, je ne suis pas sûre de faire mon travail comme il se doit. Puis quand je vois l’actualité, j’ai plus de risque de mourir dans les rues de Londres qu’au pied d’un volcan.

Je l’écoutai parler de son métier. Je n’y connaissais pas grand-chose aux métiers des arts mais ca semblait intéressant quand elle en parlait. J’avais envie de rire quand elle me parla de danse. Non pas que je me moquais d’elle mais j’étais tellement une piètre danseuse qu’elle aurait rigolé en me voyant. « Oui je comprends très bien. » J’imaginais que ce n’était donc pas par choix qu’elle ne pouvait plus et j’étais triste pour elle. Je compatissais bien au fait de ne pas pouvoir faire quelque chose qui nous tient à cœur. J’ai eu du mal à faire mes études à cause de mes parents. « Tu as eu un accident ? » risquais-je à demander.
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