Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Version #26 & nouveautés.
LC vient d'enfiler sa 26ième version toute douce pour l'hiver, dont vous pouvez découvrir les nouveautés par ici.
LC awards 2017 !
C'est déjà la quatrième édition et pour les nominations, on se retrouve ici.
Les dés du Père Noël !
Cela se passe par ici pour avoir des cadeaux de la part du Père Noël.
Trouver des amis.
Rendez-vous par ici pour trouver vos liens manquants.
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.


Une mère, une fille, une source de conflits mais un amour infini. {Callie ♥︎}

En ligne
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 21/01/2017
» Messages : 512
» Avatar : Bridget Satterlee
» Âge : 20 ans (23.05.97)
» Schizophrénie : La ravissante Meluzine (B. Palvin)
() message posté Dim 29 Jan - 21:44 par Lilly R. Adams

 
La roue tourne. Il faut savoir encaisser les coups. Il faut faire preuve d'endurance. Faire le dos rond. Laisser passer l'averse. Survivre au déluge. La plupart du temps, le balancier finit par s'inverser. Pas toujours, mais souvent. Callie & Lilly
 

 
Une mère, une fille, une source de conflits mais un amour infini.

 
Aujourd’hui, je dois dire que j’avais particulièrement la flemme. Ou du moins je n’avais pas envie d’aller en cours, c’était bien ça le problème. Néanmoins, je me suis quand même préparée pour m’y rendre. Le plus triste dans l’histoire, c’était que mon option me plaisait beaucoup, mais voilà j’avais pas le feu sacré pour rester assise sur une chaise à écouter un type parler. Ce qu’il disait, je ne cessais de me dire que je pouvais l’apprendre toute seule en lisant mes livres de cours, alors pourquoi me prendrais-je la tête à y aller ? Le premier cours de la journée, j’étais installée tout au fond de l’amphi, ou plutôt tout au-dessus. Au moins là, je pouvais dessiner tranquillement, sans que personne ne me dise quoi que ce soit. Puis lorsqu’il décida de nous passer un documentaire sur la destruction de Pompéi par le Vésuve, me curiosité prit le dessus. Ca restait des images, du réel et surtout c’était un événement passé. C’était du concret et beaucoup plus intéressant que tout ce que le prof avait pu nous raconter jusque maintenant. Alors après avoir trouvé une position idéale sur cette chaise qui au bout de trois heures donnait mal aux fesses, mon attention fut attirée par ce que racontait le documentaire.

A la fin de celui-ci, il ne restait plus qu’une dizaine de minutes avant de pouvoir quitter le cours. Juste le temps de faire un débriefing sur ce qu’avait raconté le documentaire auquel je ne participais pas, mais dont j’écoutais d’une oreille distraite. Et puis à la fin du cours, je rangeai mes affaires et pris la direction de la sortie « Eh Lilly, c’est par-là le cours suivant » Je fis volte face pour me retourner vers les filles avec qui je restai à l’école et sans aucune hésitation, j’ajoutai « Moi je rentre, ma mère part ce soir j’aimerais passer un peu de temps avec elle avant qu’elle ne parte pour une semaine » Gros mensonge, mais au moins ça les pousserait à me donner leur notes plus facilement que si j’avais dit que je séchais les cours tout bêtement. Elles savaient qu’il arrivait parfois à ma mère de devoir partir et elles savaient également que je vivais chez mon père. La pilule passait donc plus facilement. Les écouteurs dans les oreilles, je rentrais jusque chez ma mère. Elle, je savais qu’elle revenait plus tôt alors que mon père, lui, travaillait encore. Une fois chez elle, je lançai ma veste sur le porte-manteau, mais celle-ci glissa sur le sol. En la voyant par terre je ne pris pas la peine de la ramasser et la première chose que je fis fut de chercher dans les armoires de la cuisine un truc à manger. Je sortis un pot de Nutella et des scones que je posai sur la table et puis, je pris un verre de jus d’orange dans le frigo. Dans mon sac de cours, je savais que j’avais un magazine de mode de glissé et pour le coup, je comptais bien passer les vingt prochaines minutes à manger et à bouquiner ce magazine. La nouvelle tendance anglaise n’était pas le style que je préférais, mais peut-être avaient-ils décidé de se moderniser un peu ?

Lorsque j’eus terminé de manger, je laissai tout là, me lavai les mains et puis allais m’asseoir dans le divan avec mon téléphone portable. Affalée, j’allumai la télévision et cherchai un programme à regarder. Mais à cette heure-ci, il n’y avait pas grand-chose. Finalement, les réseaux sociaux étaient plus intéressants, gardant l’œil sur l’heure. Ma mère allait bientôt arriver. Chouette. Sur mon téléphone, je regardai les nouveautés sur Asos. Tout n’était pas de mon goût, mais en cherchant bien, on pouvait dénicher de jolies choses. Encore fallait-il dénicher une carte de banque pour passer la commande. Mais ça, c’était une question de minutes maintenant. Je savais qu’avec maman on prendrait le temps de regarder à nous deux, un jour et qu’on ferait crier sa carte. Comme ça nous arrivait de temps en temps. Lorsque la porte de la maison s’ouvrit, je ne bougeai pas d’un poil. Elle allait sans doute être étonnée de me trouver là à cette heure-ci, mais je savais déjà quoi lui répondre « Maman, j’ai besoin de ta carte de crédit stp » Pas de bonjour, pas de comment ça va. Non, juste cette demande qui semblait bien plus importante que tout le reste.



 
(c) black pumpkin

 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 04/12/2016
» Messages : 199
» Pseudo : Delphya, HEATHEN
» Avatar : Anne Hathaway
» Âge : 37 ans
» Schizophrénie : Nobody
() message posté Mer 8 Fév - 11:31 par Callie M. Dos Santos
UNE MÈRE, UNE FILLE, UNE SOURCE DE CONFLITS MAIS UN AMOUR INFINI
Lilly & Callie
Assise à son bureau, Callie regardait sa pile de dossiers en suspens. Il était urgent qu’elle y jette un œil, mais elle manquait de temps. Elle avait eu des évènements à préparer, des campagnes publicitaires à gérer et là, des entreprises qui demandaient des conseils. Selon elle, il était temps de recruter, d’avoir un coup de main. Contrairement à d’autres, elle acceptait de déléguer. Il le fallait. Elle ne voulait pas être ce genre de personne qui voyait sa vie défiler à toute vitesse sous prétexte que son travail lui prenait tout son temps. Et puis dans sa vie à elle, il y avait aussi cette jeune fille de dix-neuf ans qui, même si elle vivait chez son père, lui prenait beaucoup de temps. Et d’argent. Mais surtout de temps. Déjà comme ça, Lilly avait tendance à lui sortir le même genre de couplet qu’elle sortait à son père et pourtant Callie était loin d’être aussi prise que Samuel. Malgré tout, elle comptait bien engager quelqu’un pour l’aider dans les tâches plus simples. Elle comptait aussi prendre quelques jours de vacances pour pouvoir rattraper son retard chez elle, tout comme elle comptait passer la soirée d’aujourd’hui avec Lilly qui lui avait envoyé un SMS pour l’en informer.

Aussitôt la décision prise, Callie se mit à rédiger un brouillon d’une offre d’emploi pour le candidat idéal. Elle essayait de ne pas trop montrer son exigence à travers cette annonce, mais il était clair que la collaboration serait difficile si la personne choisie venait à être un(e) je-m’en-foutiste de première. Dans son boulot, elle était plutôt rigide et ferme. Elle savait où elle allait et elle avait des principes qu’elle faisait respecter. Le moindre détail était vérifié, testé et seulement après, approuvé. Pourtant, elle n’était pas désagréable ni méchante avec ses employés, elle était juste et ferme. Parfois Callie oubliait qu’elle était passée par là et que seulement une personne patiente et conciliante lui avait permise d’obtenir de l’expérience avec le temps. A peine eut elle commencé son brouillon que son téléphone sonnait déjà. En voyant qu’il s’agissait d’un client un peu trop insistant, elle laissa son téléphone sonner. Elle savait qu’il laisserait un message et de là, elle pourra juger si oui ou non ça valait la peine de rappeler l’énergumène. L’horloge mural indiquait qu’il était bientôt temps pour elle de rentrer. Et l’idée de prendre plusieurs jours de vacances afin de terminer son travail, mais aussi l’aménagement de la maison lui tendaient les bras. Elle avait hâte de pouvoir transformer cette maison en un endroit chaleureux et cocooning et sans doute que sa fille arrêterait de crier au scandale la prochaine fois qu’elle se prendrait le pied dans un des cartons.

Les dossiers dans les bras, ses affaires dans une de ses mains, Callie quitta le bureau en laissant à sa secrétaire le brouillon du profil qu’elle désirerait comme aide dans l’entreprise. Elle lui précisa également que Macsen se chargerait des entretiens puisqu’elle comptait bien prendre plusieurs jours de congé et n’espérait pas devoir revenir alors que Macsen la connaissait assez pour savoir quel genre de personne elle désirait réellement. Après tout, elle n’était pas toute seule à faire tourner l’entreprise, ils étaient deux. Ils étaient tous les deux au même niveau. Et sans doute que pour un deuxième entretien, elle serait de retour et pourrait donner son avis sur les premiers choix de Macsen. Elle rejoignit le parking où se trouvait sa voiture afin de rentrer chez elle, non sans passer par un supermarché pour y faire quelques courses et finalement, une fois chez elle, elle fut étonnée dans un premier temps de remarquer que la porte d’entrée n’était pas fermée. Callie ne s’attendait pas à y voir Lilly aussi tôt, mais pourtant ce fut bien sa voix qu’elle entendit à peine avait-elle mis un pied dans la salle de séjour. En entendant la réclamation de sa fille, Callie leva les yeux au ciel. « - Bonjour maman tu vas bien ? T’as passé une bonne journée ? Mais oui et toi querida ? Oui merci. Maman, peux-tu me passer ta carte de crédit s’il te plait ? » s’en allait Callie à l’adresse de sa fille. C’était le genre de conversation qu’elle aurait voulu entendre plutôt que d’avoir directement l’impression d’être une banque sur pattes « - Lilly, si tu veux que je sois ta banque, en plus d’être ta mère, je te conseille de faire preuve de subtilité, parce que les banques sont très susceptibles quand il s’agit de donner de l’argent. » Et en plus, avant d’accepter de lui donner quoi que ce soit, il était question de savoir ce qu’elle souhaitait en faire « - Tu veux acheter quoi ? » Callie déposa ses affaires sur la table lorsqu’elle y vit que sa maison qui n’était déjà pas encore très accessible avec tout ces cartons l’était encore moins avec le bordel de sa fille. Elle rangea ce qui lui avait permis de goûter « - Ta veste, tu l’as mise par terre en guise de paillasson  ou comment ça se passe ? »

Callie ôta sa veste pour aller la mettre au porte manteau et ramassa celle de Lilly par la même occasion. Lorsqu’elle revint dans la salle de séjour elle regardait sa fille qui semblait pendue à son téléphone « - Comment ça se fait que t’es déjà là toi d’ailleurs ? T’as pas cours ? »

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 21/01/2017
» Messages : 512
» Avatar : Bridget Satterlee
» Âge : 20 ans (23.05.97)
» Schizophrénie : La ravissante Meluzine (B. Palvin)
() message posté Sam 18 Fév - 18:56 par Lilly R. Adams

 
La roue tourne. Il faut savoir encaisser les coups. Il faut faire preuve d'endurance. Faire le dos rond. Laisser passer l'averse. Survivre au déluge. La plupart du temps, le balancier finit par s'inverser. Pas toujours, mais souvent. Callie & Lilly
 

 
Une mère, une fille, une source de conflits mais un amour infini.

 
Les cours du vendredi étaient barbants. A croire qu’ils étaient là pour endormir les étudiants pour le weekend. C’est la raison pour laquelle je ne vais jamais aux dernières heures, que je préfère quitter le navire avant afin d’aller voguer ailleurs. Chez ma mère par exemple. Elle avait conclu avec mon père que je devais vivre chez lui, okay. Mais ça ne m’empêchait pas d’aller chez elle de temps en temps. L’entente n’était pas toujours au beau fixe, mais de mes souvenirs les plus lointains, c’était ma maman mon repère. Petit à petit je savais qu’elle voulait que mon père le devienne aussi, mais pour le moment j’étais encore dans une phase découverte ou d’adaptation. J’avais grandi avec ma mère, j’en avais même été très proche alors parfois j’avais envie de retrouver le réconfort qu’on pouvait avoir de sa mère. Pas déprimée, non, juste un moment plus confortable qu’un loft trop vide de vie à mon goût quand il avait ses urgences ou ses gardes « J’ai dit s’il te plait ! » Lançais-je alors à ma mère qui venait tout juste de rentrer. C’est vrai que j’aurais pu m’intéresser un peu plus à elle qu’à son titre de banque comme elle semblait le dire. Et puis ce n’était pas vrai, elle n’était pas juste ma banque. La preuve, la banque je ne m’y déplaçais pas. Si elle était revenue plus tôt, je n’aurais sans doute pas perdu mes esprits sur le site d’Asos et je n’aurais pas eu une envie de dépenser de l’argent en fringues « T’es une super banque toi alors. Pour me donner envie de me déplacer jusque chez toi… Et puis t’es juste ma banque à moi alors tu risques pas de me dire non, sinon tu perdrais ta seule cliente. Quelle tragédie » lui lançais-je avec une pointe d’humour. Non non, elle n’était pas juste ma banque, mais le message était passé… Jusqu’à la prochaine fois « Je veux acheter des vêtements. Comme ça je dois pas balader mes fringues ici et chez papa. A chaque fois c’est le même cirque, c’est bon quoi » j’aurais pu aussi demandé à mon père de me filer de l’argent pour me les payer, ces fringues. Mais c’était sans doute le seul avantage d’avoir des parents séparés : deux fois plus d’argent de poches alors deux fois plus de fringues.

Je levais les yeux vers ma mère lorsqu’elle me parla de ma veste, jetai un œil sur ma veste qui gisait sur le sol et puis plongeai à nouveau dans mes achats « En Angleterre il fait bon parfois ? Non parce que je voulais savoir si je devais m’acheter que des pulls à col roulés ou bien si j’avais une chance de prendre un peu de couleurs cet été » Je n’étais pas débile au point de penser qu’à Londres il pleuvait 7 jours sur 7. Du moins j’avais un peu d’espoir que non. Je savais que ce n’était pas le pôle nord toute l’année, mais je savais aussi que ce n’était pas le climat espagnol. D’ailleurs il était hors de question que je passe mon été ici. Je comptais bien retourner en Espagne une semaine ou deux qu’ils le veuillent ou non. Et puis vint la question que je n’espérais pas avoir. Je ne savais pas si je devais jouer le franc jeu ou pas, sachant qu’elle allait surement me dire que l’école c’était important pour s’assurer un avenir, qu’ils ne seront pas toujours là pour moi etc. La même rengaine tout le temps quoi « Les profs étaient malades alors j’ai eu fini plus tôt » Non, ce n’était pas exactement la vérité, mais autant éviter le défilé de questions « de toute façon tous les cours ne sont pas obligatoires. Certains sont juste là pour endormir les élèves. Comme ceux d’aujourd’hui par exemple. » Je tâtais un peu le terrain finalement.

Finalement je délaissai mon téléphone et me levai pour aller m’appuyer sur l’ilot central de la cuisine. Rien qu’à l’idée que je devais retourner chez mon père, j’en avais la flemme. Pas tellement à l’idée de peut-être me retrouver toute seule de la soirée, ça je commençais à en avoir l’habitude, mais le trajet. L’idée de se remettre en route jusqu’au loft, dans le froid « Ton futur mari n’est pas là ? » j’avais insisté sur le futur mari, parce que je n’étais pas pour ce mariage. D’un autre côté rien n’avançait et je savais au moins que la préparation d’un mariage se faisait au moins un an à l’avance. Avec un peu de chance il n’aurait jamais lieu et tant mieux « On va manger quoi au soir ? Oooh je sais, on n’a qu’à aller manger au truc de sushis et puis on va au ciné, ça serait cool non ? » j’étais sincère, j’étais pas motivée pour retourner chez mon père, mais j’étais au moins motivée pour faire une sortir avec ma mère.



 
(c) black pumpkin

 
[/quote]
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 04/12/2016
» Messages : 199
» Pseudo : Delphya, HEATHEN
» Avatar : Anne Hathaway
» Âge : 37 ans
» Schizophrénie : Nobody
() message posté Dim 12 Mar - 12:33 par Callie M. Dos Santos
UNE MÈRE, UNE FILLE, UNE SOURCE DE CONFLITS MAIS UN AMOUR INFINI
Lilly & Callie
« J’ai dit s’il te plait ! » Callie lança un regard à sa fille. Elle avait déjà compris dans quel jeu elle partait et ça la fit sourire. Elle avait toujours mis un point d’honneur à ce que Lilly soit polie et si parfois elle la trouvait un peu trop vulgaire dans ses paroles, elle n’hésitait pas à la reprendre. Malgré tout, elle avait toujours, et même étant petite, insisté sur les petits mots magiques. C’était des valeurs que Callie avait reçue de ses parents et qu’elle avait voulu inculqué à sa propre fille. A côté de ça, Callie avait toujours fait de sa fille une princesse. Elle lui refusait rarement quoi que ce soit et à la demande de Lilly, elle savait qu’elle lui donnerait sa carte pour qu’elle puisse s’acheter ce qu’elle veut. Evidemment, il y avait des limites au montant total, ce qu’elle était censée savoir « - Si je perdais ma seule cliente, j’aurais au moins tout cet argent rien que pour moi et de toute façon tu ne résisterais pas longtemps à l’appel de l’argent. Parce que je doute que ton père accepte que tu le dépouilles »  Certes, que ce soit Samuel ou Callie, ils gagnaient tous les deux très bien leur vie au point de combler comme il se devait les besoins de leur fille, mais Callie ne lui refusait que très rarement ses demandes d’argent alors que Samuel espérait être plus qu’une banque. Il devait surement mettre une halte à un moment donné. Alors que Callie terminait de ranger le bordel que sa fille avait laissé derrière elle, elle écoutait d’une oreille attentive ce que celle-ci lui disait. Des vêtements, elle en avait énormément, mais visiblement ce n’était jamais assez « - Ben voyons, je suis sûre que tes armoires sont vides chez Samuel tiens. » et accompagné d’un geste montrant l’étage, Callie ajouta « - Et si tu veux, t’as du tri à faire dans tes vêtements là-haut. Tu pourrais combler ce soi-disant manque de vêtements au lieu de racheter à chaque fois.  D’ailleurs t’as intérêt à vite venir me ranger ça un de ces quatre parce qu’il est hors de question que ça reste comme ça. »

La remarque de Lilly sur la météo anglaise la fit sourire. Elle ne connaissait pas assez Londres pour savoir comment il faisait en temps normal et elle ne savait pas si la rumeur comme quoi il pleuvait sans cesse était véridique ou pas. Après, rien ne l’empêchait de prendre des couleurs dans un autre pays. Elle ne lui soumettra pas l’idée de partir toute seule à la merci du premier venu, mais elle pouvait au moins lui proposer des vacances avec quelques conditions « - Tu peux toujours venir prendre des couleurs en Espagne avec moi cet été » et avant que Lilly n’ajoute quoi que ce soit, Callie reprit aussitôt « - MAIS. Primero tu bosses tes cours. Segundo, tu t’assures que ton père n’a rien prévu avec toi pour cet été Lilly. » Callie ne savait pas si son ex compagnon avait prévu des vacances ou simplement de vouloir passer du temps avec sa fille. C’était une des raisons pour laquelle ils avaient décidé qu’elle vive chez lui, alors Callie ne voulait pas monopoliser leur fille et ne lui laisser que les entrevues de ses jours de travail « - Et si tu te foires à tes examens, tu vas passer ton été à étudier, donc t’as intérêt à cartonner ma chère » Callie attrapa son téléphone portable, y jeta un œil avant de le déposer sur la table. Elle chercha dans son sac son portefeuille et une fois en main, donna sa carte à sa fille pour qu’elle puisse effectuer ses achats en attendant qu’elle lui réponde concernant ses cours « - Dis-donc, c’est une vraie épidémie qu’il y a dans ta fac. » et en entendant la suite, Callie soupira « - Ah non Lilly, ça c’est pas possible. Tu ne commences pas à sécher à tout va, tu vas en cours même si, pour toi, ils sont chiants. Moi aussi j’ai eu des cours chiants, mais ça n’empêche pas qu’ils ont servi. T’as aucune ambition, c’est désespérant. » Callie s’installa dans un fauteuil, passant une main dans ses cheveux. Elle espérait que la vie de Lilly changerait, qu’elle prendrait de nouvelles dispositions et qu’une nouvelle école la motiverait un peu plus, mais visiblement c’était pas le cas « - Est-ce que t’es sûre que t’aimes ce que tu fais ? C’est quoi le problème pour te pousser à faire n’importe quoi, sérieusement ? Et ne me sors pas ta tirade sur ton père, parce qu’en Espagne t’étais pas plus motivée et pourtant tu ne vivais pas avec lui » Pour le coup, Callie était complètement blasée. Elle avait l’impression qu’importe ce que Lilly ferait de sa vie, elle n’y mettrait aucun amour, aucune passion.

Callie s’adossa dans le fond du fauteuil, le coude sur l’accoudoir et ne cessait de regarder sa fille qui se trouvait dans le divan en face d’elle. Parfois elle se demandait comment elle pourrait vivre sans elle, et se rendait compte à quel point Lilly était le centre de sa vie. De son monde. La question que la jeune fille lui posa concernant Macsen la fit froncer les sourcils. Macsen n’était pas son futur mari et si lui avait des envies de mariage, ce n’était pas le cas de Callie. En fait, elle avait l’impression qu’ils étaient ensembles seulement pour le travail. Ils se voyaient surtout dans le cadre du travail, et plus le temps passait, plus Callie avait tendance de l’écarter de sa vie privée et quand vraiment ils décidaient d’aller diner, ou de s’offrir une soirée à deux, ça se terminait toujours par une discussion concernant leur travail. « - Il est à New-York. Et il n’est pas question de mariage querida » finit-elle par lui dire d’une voix plus basse. Non, en fait elle n’en voyait pas l’intérêt alors qu’ils étaient plus associés qu’autre chose « On va manger quoi au soir ? Oooh je sais, on n’a qu’à aller manger au truc de sushis et puis on va au ciné, ça serait cool non ? » En voyant l’enthousiasme de sa fille, Callie laissa un rire franchir ses lèvres. Au moins avec elle on ne risquait pas de s’embêter, et c’était la raison pour laquelle Callie ne comprenait pas qu’elle ne propose jamais rien à Samuel. Certes, il travaillait, mais elle pouvait toujours lui proposer quelque chose et lui s’arrangerait pour lui dégoter quelques heures de son temps « - T’es certaine que ton père n’a pas pris sa soirée pour la passer avec toi ? »

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 21/01/2017
» Messages : 512
» Avatar : Bridget Satterlee
» Âge : 20 ans (23.05.97)
» Schizophrénie : La ravissante Meluzine (B. Palvin)
() message posté Sam 8 Avr - 13:03 par Lilly R. Adams

 
La roue tourne. Il faut savoir encaisser les coups. Il faut faire preuve d'endurance. Faire le dos rond. Laisser passer l'averse. Survivre au déluge. La plupart du temps, le balancier finit par s'inverser. Pas toujours, mais souvent. Callie & Lilly
 

 
Une mère, une fille, une source de conflits mais un amour infini.

 
Est-ce que mes armoires étaient vides chez mon père ? Non, pas du tout même. Mais n’empêche que j’avais envie de faire du shopping et à défaut de vouloir le faire sous la pluie de Londres, j’avais opté pour les sites internet. Et puis il faut dire aussi que sur Asos on trouvait parfois des choses impossibles à trouver en ville « Je veux surtout adapter mes tenues au climat de ce pays. Rien qu’un parapluie ça serait une grande avancée » lançais-je pleine de sarcasme. Définitivement, je n’aimais pas Londres. En Espagne j’avais le soleil, la chaleur, les gens sympathiques et cool et ici j’avais droit à la pluie, le froid, le brouillard et les gens pressé ne pensant qu’à leur petite vie sans s’occuper de personne d’autre. Et pour ce qui est du rangement, je préférais ne rien relever. L’envie de faire le tri ne me branchait pas, voir pas du tout. J’étais pas venue ici pour passer mon temps à ranger et si elle m’avait laissé en Espagne, sans doute qu’elle n’aurait eu que ses affaires à ranger. « Je vois que le remord de m’avoir entrainée dans cette ville te submerge. C’est bien, il y a une avancée. Peut-être que dans un mois tu me diras qu’on retourne en Espagne » J’y croyais pas trop, parce que même si elle y retournait, elle me dirait de rester chez mon père « Je vais donc attendre un peu pour ranger quoi que ce soit, ça me saoulerait vraiment de devoir le faire pour rien tu comprends »

Sans doute que ma mère lisait dans ma tête, parce que quand il s’agissait de me parler de retourner dans ce pays chaud où j’avais grandi, je laissais l’ordinateur de côté, les achats aussi et mon attention se portait totalement sur les paroles de ma mère, mais j’eus à peine le temps d’ouvrir la bouche qu’elle imposa ses conditions « Il a déjà pas le temps à passer avec moi en Angleterre, alors il va surement pas s’emmerder à prévoir quoi que ce soit comme vacances » Encore une fois j’exagérai. Si on en se tenait uniquement à mes dires, mon père n’avait jamais ô grand jamais le temps. C’est vrai que c’était pas ce qu’il avait le plus, mais c’était aussi moi qui prévoyait des choses pendant ses jours de congés. Et si vraiment j’avais rien à faire, je ne lui proposais pas vraiment de faire quelque chose non plus. Ce n’était pas par manque d’envie, mais plutôt parce que j’avais beaucoup de mal à m’imposer dans sa vie en lui proposant des activités alors qu’il avait surement d’autres choses à faire, à voir, à penser « Puis vous n’avez qu’à assumer aussi. Vous vous séparez, ben faut savoir partager sa fille maintenant. ».

Quant aux cours, je levais les yeux au ciel. Quand je voulais, j’arrivais à avoir la volonté d’étudier et de les potasser. Le problème étant qu’une fois que j’étais à fond dedans, je recevais un sms me proposant une sortie ou un truc bien plus fun à faire et du coup, je les mettais de côté « Non mais si on écoute les profs on passe sa vie à étudier. Faut pas déconner, si c’est ça j’vais me trouver un boulot et au moins j’aurais du temps pour moi et pour profiter » Je grimaçai en voyant la réaction de ma mère. Encore une fois, je ne séchais pas tout le temps, juste les cours barbant le vendredi « C’est pas que j’ai pas d’ambition, c’est que j’ai pas envie d’être esclave de mes études. Et puis tu râles pour faire genre, parce que dans cinq minutes tu seras ravie de m’avoir près de toi ». Je soupirai en entendant le monologue de ma mère sur ma motivation, sur ma façon d’agir ou simplement sur mon manque d’implication dans mes études. Les yeux levés au ciel, j’avais l’impression qu’elle et mon père s’étaient donné le même refrain à me tourner en boucle à chaque fois « Le problème c’est que j’ai dix neuf ans et que j’ai pas envie de passer mon temps à étudier. Et je pense qu’on peut arriver à allier le plaisir et les études. C’est juste que vous êtes tellement focalisés sur les cours que pour vous c’est presque vital de devoir étudier ! » Je marquai une pause mais repris aussitôt « Et puis vous n’êtes pas tout le temps avec moi. Déjà papa il travaille donc il ne voit même pas quand je bosse ou pas et parfois même quand je vais chez Pierre, je travaille » Bon, c’était pas ce que je faisais le plus chez Pierre, mais ça m’arrivait de le laisser vaquer à ses occupations et de me poser dans un coin pour me concentrer sur mes cours.

J’avais tenté de tourner la conversation autrement qu’autour de mes études. Je ne vois pas pourquoi je serais la seule à devoir subir l’interrogatoire alors qu’elle était dans une espèce de galère aussi avec son pseudo nouveau compagnon. Le savoir à New-York me fit sourire, parce que ça voulait dire que je ne risquais pas de le croiser. Je maintenais mon regard posé sur ma mère quand elle me confirma qu’elle ne comptait pas se marier, cherchant à la faire faillir et à ce qu’elle m’annonce peut-être qu’en fait, si, mais qu’elle n’avait pas vraiment envie de ce mariage. C’était possible après tout « En tout cas, si vous vous mariez je resterais chez mon père ce jour-là. Parce qu’on va au mariage quand on est heureux pour les personnes. Et si tu te maries avec ce type-là, je ne serais même pas heureuse pour toi » C’était pas gentil, mais en même temps c’était vrai. Je ne voulais pas voir ma mère mariée à ce type-là, ni à un autre en fait. Alors il était hors de question que je participe à cette fête célébrant leur amour ou que sais-je.  « - T’es certaine que ton père n’a pas pris sa soirée pour la passer avec toi ? » Je grimaçais. Je n’étais pas certaine, mais au moins je lui avais laissé un mot « Euh. Non. Mais il sait que je suis ici je lui ai laissé un mot. T’as qu’à l’appeler tu verras. ».



 
(c) black pumpkin

 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 04/12/2016
» Messages : 199
» Pseudo : Delphya, HEATHEN
» Avatar : Anne Hathaway
» Âge : 37 ans
» Schizophrénie : Nobody
() message posté Sam 22 Avr - 17:17 par Callie M. Dos Santos
UNE MÈRE, UNE FILLE, UNE SOURCE DE CONFLITS MAIS UN AMOUR INFINI
Lilly & Callie
Londres était connue et reconnue pour avoir un climat assez particulier, mais aux yeux de l’espagnole, il y avait pire. Et puis c’était une belle ville avec de jolis trésors, des magasins à couper le souffle et une mentalité qui lui plaisait. Les espaces verts, le dynamisme qu’offrait cette ville lui donnait l’impression qu’elle pouvait s’intégrer sans trop de problème aux mentalités d’ici. Ses rencontres professionnelles s’étaient toujours très bien passées depuis que Callie se trouvait à Londres, peut-être était-ce la preuve qu’elle avait choisi le bon endroit pour s’implanter. Sa fille avait beau critiquer cet endroit, crier au monde entier ô combien elle détestait cette ville, elle savait qu’il ne s’agissait que d’une question de temps avant qu’elle s’y fasse elle aussi et qu’elle puisse avoir l’impression qu’elle était la bienvenue dans les rues animées de Londres. L’entendre pester sur la météo tira un sourire sur le visage attendrit de Callie ; cette gamine trouvera toujours quelque chose à critiquer si vraiment elle avait décidé qu’il en serait ainsi « - Et comme tu n’as vraiment pas de chance, tu n’as aucun parapluie… » Callie se dirigea vers le hall d’entrée et attrapa un parapluie prenant la poussière dans un porte-parapluie, le tendant à sa fille en reprenant « - La pluie n’a jamais tué, Querida. Pourquoi tu ne demandes pas à Samuel de t’emmener visiter un peu Londres ? » Certes, le père de Lilly n’était pas l’homme le plus disponible, et Callie n’avait jamais cessé de le lui reprocher, d’ailleurs. Mais elle avait encore l’espoir que si Lilly lui demandait de vive voix, qu’il en serait content et qu’il ferait un effort pour lui consacrer une après-midi.

« - Arrête de rêver, Lilly. On est venues ici, on y reste. Faudra t’y faire. » Il était hors de question de refaire ses valises, de choisir une autre destination ou de simplement retourner en Espagne. Callie se tourna à nouveau vers sa fille, pointant le haut avec son doigt « - tu pourras donc venir me déblayer tout ton bordel là-haut. » Quand elle entendait Lilly parler de son père, Callie ne pouvait réprimer un soupir. Elle aurait aimé que sa fille et Samuel aient une meilleure entente, comme quand elle était petite. Ils avaient réussi à faire en sorte que leur problème de couple, ou d’ex couple n’entache pas sur la vie et le bien-être de leur fille puisqu’à chaque fois que Lilly voyait son père en Australie, elle lui courrait toujours dans les bras et ne voulait plus le lâcher. Aujourd’hui, ce temps-là semblait révolu au plus grand désarroi de l’espagnole « - Lilly, je n’aime pas quand t’es irrespectueuse. D’accord, il a pas énormément de temps, mais t’es pas sa colocataire, t’es sa fille. T’es pas chez lui pour dormir, manger, et faire ta petite vie de ton côté. Profite, Lilly. Parce que lui il ne demande que ça, apprendre à te connaitre et passer du temps avec toi. » Croisant les bras sur sa poitrine, Callie ne quittait pas sa fille des yeux « - Je ne t’aie pas élevée comme ça. La famille c’est important et ça se respecte. Alors arrête de pester comme tu le fais contre ton père, parce que ça je n’accepte pas et tu le sais. » Aux yeux de Callie, Lilly ne savait pas la chance qu’elle avait d’avoir Samuel comme père. Peut-être n’était-elle pas la plus objective des femmes, puisqu’elle s’était toujours trouvée chanceuse d’avoir eu une fille avec lui malgré leurs différends, malgré le manque d’implication de Samuel il y a plusieurs années. Malgré tout et malgré tous les états d’âme qu’elle avait pu avoir envers son ex compagnon, Callie avait toujours mis un point d’honneur à ce que leur fille respecte sa famille. Que ce soit la famille de Samuel, ou bien la sienne. Que ce soit Samuel, ou bien elle.

Ses études, Callie les avait réussies. Elle avait fait tout pour et s’était donnée les moyens d’y arriver. Pourtant, elle avait une petite princesse qui lui demandait beaucoup d’attention et de temps. Lilly avait toujours été au centre de sa vie, elle avait toujours été ce qui importait le plus. Si elle avait dû abandonner ses études pour s’occuper de sa fille et trouver un petit boulot dans l’espoir de pouvoir offrir le meilleur à sa princesse, elle l’aurait fait. Elle n’avait pas pu aller plaisir et les études justement parce qu’elle avait une fille « - Le problème c’est que tu n’as pas de juste milieu, Lilly. Tu peux t’amuser, profiter, mais t’en oublies tes études. Tu les procrastines et c’est pour ça qu’avec ton père on ne te fait pas confiance et on a l’impression que tu vas droit dans le mur. Si tu veux te trouver un boulot, fais-le. Mais réfléchis bien. Si tu veux changer d’option tu peux aussi, mais encore une fois, réfléchis bien. Je ne t’ai jamais obligée à t’inscrire en Architecture, tu l’as décidé toute seule. Mais on va pas continuer à payer des études pour que tu ne t’impliques pas. Si tu veux qu’on soit moins derrière ton dos, tu dois nous prouver qu’on peut te faire confiance. Réussis ton année haut-la-main et probablement qu’on te fera déjà un peu plus confiance. » Callie leva les yeux vers sa fille lorsqu’elle prononça le prénom de Pierre. Elle n’était pas certaine que Lilly avait assez de volonté pour travailler si son petit ami se trouvait à quelques mètres d’elle « -Tu veux vraiment me faire croire que tu travailles quand t’es avec Pierre ? » Est-ce qu’elle approuvait leur relation ? Moyennement. Callie savait que le jeune homme frôlait la trentaine et sa fille la vingtaine. Ces dix ans d’écart étaient peut-être un peu trop pour qu’elle ait envie d’approuver cette relation. Pourtant Callie l’appréciait. Elle le connaissait en tant que pâtissier, elle le savait passionné et déterminé, motivé et probablement la gentillesse incarnée. S’il avait cinq ans de moins, elle prierait presque pour qu’il épouse sa fille un jour. Mais elle avait peur que cette histoire devienne trop sérieuse : un homme de trente ans n’avait pas les mêmes aspirations dans la vie qu’une fille de vingt ans. C’était sans doute ce qui lui faisait le plus peur. Voir Lilly vivre sa vie de petite femme était difficile alors qu’elle aimerait revenir dix ans en arrière quand ses seules préoccupations étaient les vêtements qu’elle ferait porter à sa poupée préférée « - Tu l’aimes bien Pierre, non ? » Elle se leva de son fauteuil, un sourire mitigé sur le visage « - C’est un gentil garçon, il est mignon aussi c’est vrai, mais il a trente ans, Lilly. »


Revenir en haut Aller en bas
En ligne
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 21/01/2017
» Messages : 512
» Avatar : Bridget Satterlee
» Âge : 20 ans (23.05.97)
» Schizophrénie : La ravissante Meluzine (B. Palvin)
() message posté Ven 9 Juin - 18:33 par Lilly R. Adams

 
La roue tourne. Il faut savoir encaisser les coups. Il faut faire preuve d'endurance. Faire le dos rond. Laisser passer l'averse. Survivre au déluge. La plupart du temps, le balancier finit par s'inverser. Pas toujours, mais souvent. Callie & Lilly
 

 
Une mère, une fille, une source de conflits mais un amour infini.

 
Je n’aimais pas Londres, c’était décidé depuis le jour où ma mère m’avait dit que je devrais y vivre. Quoi que même avant, je n’avais jamais été très emballée par l’Angleterre en règle générale. Disons que je m’en fichais. Mais maintenant que j’y vis, je peux vraiment dire que je n’aime pas. Alors aller visiter Londres ne me dit pas grand-chose. Je regarde ma mère en fronçant les sourcils « Parce qu’il y a mieux à faire qu’aller visiter Londres. Et puis je m’en fous de Londres. » Clair, net et concis. Je sais que ma mère essaie du mieux qu’elle peut de me faire apprécier la ville, mais elle se donne du mal pour rien, parce que j’étais programmée à ne pas aimer cette ville pour la simple et bonne raison qu’au lieu de choisir l’Espagne comme pays, mon père avait choisi l’Angleterre. Pourquoi ? Pour son travail, encore. Alors non, je ne comptais pas faire d’effort pour aimer cette ville « Toi si tu veux passer le restant de ta vie ici, tant mieux. Mais moi je compte pas prendre racines dans cette ville et heureusement pour moi, un jour je pourrais en faire faire ce que je veux de ma vie. Quoi que ça reste à voir, parce qu’avec vous j’ai l’impression d’avoir 13 ans. »

J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi à dix-neuf ans j'ai pas le droit, moi aussi, de décider de ma vie. On en parle de leur vie à eux ? A mon âge ils avaient déjà un môme sur les bras. Ils vivaient leur petite vie, étaient même déjà séparés. Et moi, je dois encore les suivre comme si j'en avais 13. Je lance un regard noir à ma mère lorsqu'elle m'affirme que j'allais belle et bien rester à Londres « J'vais pas passer ma vie avec toi, maman. Faudrait que tu t'y fasses. » Ma remarque est cinglante, mais je pense qu'à un moment donner il faut savoir essayer de se détacher et faire un pas en avant, toute seule. J'évite cependant sa remarque sur le bordel, vu qu'à mon sens je n'aurais pas besoin de le « déblayer » comme je ne comptais pas passer ma vie à Londres. Peut-être que moi aussi je pourrais partir à New-York ou ailleurs pour faire mes études. Ca serait toujours mieux qu'à Londres. Je me contente de soupirer en y pensant. Un peu tranchée par l'idée de vouloir voler de mes propres ailes, et de devoir vivre dans ce pays. Je ne sais pas si j'ai la franchise de ma mère de partir dans un autre pays toute seule, comme elle avait fait pour l'Australie, ou pour le nord de l'Espagne pour son Master.

Concernant mon père, c’est une autre histoire. Je ne suis pas irrespectueuse volontairement, mais j’ai du mal avec cette nouvelle vie ou cette nouvelle lubie de vouloir me faire vivre avec un homme que je ne connais pas vraiment. Pour moi, il n’a pas beaucoup de temps, son travail passe souvent bien devant et moi je fais ma petite vie de mon côté. C’est du moins ce que je vois, moi. Mais ma mère ne semble pas y voir la même chose. Peut-être parce qu’elle le connait mieux que moi, ou peut-être parce que contrairement à moi elle prend le temps de discuter avec lui ? Mais comment discuter avec un fantome ? « Je ne peste pas, je dis la vérité. C’est toujours son boulot et puis seulement moi. Je ne vais pas attendre sagement qu’il se rappelle que j’existe. ». Je sais que ma mère n’a pas tord, mais après je ne sais pas vraiment comment avancer la chose, je ne sais pas comment on peut proposer quelque chose à faire à son père qu’on ne connait pas. Je ne sais pas ce qu’il aime, tout comme il ne sait pas ce que j’aime non plus. En clair, on est au point mort, je crois du moins. Toujours assise dans mon fauteuil, j’évite de regarder ma mère, parce que mes études sont un sujet tabou. Est-ce que j’aime ce que je fais ? J’aime bien le principe, mais me lever tout les matins pour aller m’asseoir sur des bancs, j’ai du mal « Ben au moins si je trouvais un boulot, je serais indépendante et je pourrais vivre ma vie. Alors que pour le moment vous oubliez que j’ai aussi besoin d’un peu d’indépendance dans ma vie sans que vous ne deviez contrôler tout. Rien que concernant Pierre je sais très bien que vous avez besoin de donner votre accord, comme si j’avais douze ans. Mais si moi il me plait et si je suis bien avec lui, s’il me rend heureuse vous devrez le respecter qu’importe ce que vous pensez de lui »

La réflexion de ma mère a tendance à me faire démarrer au quart de tour. Elle semble sourire à sa remarque, sauf que moi ça ne me fait pas rire. Elle ne prend pas ma relation avec Pierre au sérieux et ça m’énerve « Oui je travaille. Il est assez sérieux dans la vie pour me pousser à travailler je te signale plutôt que de me distraire. ». Je ne réponds pas à sa question quand elle me demande ce que je pense de lui. Je ne suis pas le genre de fille à dévoiler ce que je ressens au grand jour, alors j’aime autant rester silencieuse dans ce cas-là. Je fixe ma mère, pas convaincue de ses remarques « J’en ai presque vingt. Et je vois pas en quoi c’est si dérangeant. C’est pas comme s’il en avait cinquante. »




 
(c) black pumpkin

 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
() message posté par Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Une mère, une fille, une source de conflits mais un amour infini. {Callie ♥︎}
London Calling. :: Zone 1-2-3 :: Central London
» Chasse entre mère et fille
» 02. Comme mère et fille.
» Tel mère, tel fille ♥[Momy and little Girl's Candria]
» Mémore Histoiremon, fille de Trivia
» Telle mère, telle fille? [PV Leslie]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-