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Hidden sickness ♪ TyNael

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# Hidden sickness ♪ TyNael
message posté Jeu 2 Fév - 0:49 par Nathanael E. Keynes
Vendredi 17 février 2017

Deux ans que je passe la plupart de mes nuits ici. Deux ans qu'une partie de mes affaires sont disséminées dans cet appartement que je connais par coeur. J'ai pris mes aises, c'est clair, je me sens un peu chez moi ici. Ok, beaucoup. Mon adresse officielle est dans White City, mais c'est clair que je vis réellement ici, bien davantage que là-bas. Même si la majorité de mes affaires sont là-bas, j'en ai toujours un peu ici aussi, je sais où trouver à peu près tout, et il y a un moment maintenant que je demande plus vraiment la permission de quoi que ce soit. Sans doute que le fait que j'aie la clef depuis un an et demi joue pas mal aussi, mais je crois que déjà avant qu'il me la donne, j'étais déjà assez à l'aise dans son appart'.

Généralement, je rentre pas beaucoup plus tôt que lui le soir, mais aujourd'hui fait exception. Il faut dire qu'il y a eu pas mal d'événements à couvrir ces derniers temps, et quelques concerts de LuSt, qui ont pas mal occupé mes soirées, une soirée off n'est pas du luxe. Et tant qu'à attendre le retour de Tyler, j'ai pris le parti de faire un peu de ménage et de cuisine, histoire qu'on soit tranquille ce week-end... et peut-être un peu parce que je suis assez maniaque, aussi, admettons. J'ai un peu grattouillé en arrivant, posé quelques vers sur papier, avant de reposer guitare et crayon pour m'occuper du reste, d'humeur plutôt joviale.

Quelques dizaines de minutes plus tard, le dîner est en cours, et je range du linge propre, comme si c'était le mien, quand un morceau de papier estampillé Royal Marsden Hospital attire mon attention, et pour cause : il n'a certainement pas grand chose à faire dans un tiroir empli de sous-vêtements. Et si quelque part dans mon esprit, l'idée qu'il soit planqué là pour une bonne raison s'insinue, je n'y prête pas vraiment d'attention, et tire le feuillet hors du tiroir. Mes yeux parcourent les lignes qui y figurent une fois, deux fois, trois fois, comme si je tenais particulièrement à mémoriser le message, avant de se fermer un instant, toute joie ayant déserté mon visage.

Une confirmation de rendez-vous pour faire retirer un mélanome. Il me faut pas longtemps pour rassembler les morceaux qui manquent. Cancer. Ty' souffre d'une de ces saloperies, et doit subir une intervention. Et j'en avais aucune idée. Depuis combien de temps il le sait ? Mon regard a cherché la date sur le courrier, comme si je ne l'avais pas déjà enregistrée. Et des détails qui auraient pu sembler insignifiants me reviennent en mémoire.

C'était entre Noël et le jour de l'an. On avait passé l'après-midi dans Hyde Park, à Winter Wonderland, profitant des attractions autant que du vin chaud et de la patinoire. On aurait pu passer un bon moment et rentrer tranquillement ici. C'était l'idée de base, en tous les cas. Mais il y a eu l'accident, et si j'entamais à peine un tour de piste quand il est tombé derrière moi, j'ai assez vite été alerté par l'attroupement, et inquiet de ne pas apercevoir la silhouette de Tyler parmi les patineurs, je me suis approché, à raison. C'était bel et bien lui qui était au sol, blessé. On a gagné une visite aux urgences, à défaut de peluches... Et j'ai bien senti un moment de flottement, une fois là-bas, un bref instant, mais ça n'était censément "rien", et je n'ai pas voulu insister sur le coup, pas le moment idéal pour faire mon relou et lui tirer les vers du nez. Je réalise seulement à présent qu'il a fait en sorte de me tenir éloigné de ce lourd secret, et je regrette de ne pas avoir laissé parler ma nature de fouine.

J'ai fini ce que j'avais commencé machinalement, après avoir posé le courrier au-dessus de la commode un instant, et je m'apprête à quitter la chambre quand la porte d'entrée se referme sur Tyler, et je reviens dans le salon le pli dans les mains, passablement blême. Un geste vague de la main qui tient le papier comme j'observe mon amant qui vient de rentrer, et je finis par lui demander, la voix mal assurée tant par la colère que l'inquiétude :

- Tu comptais m'en parler un jour ?

J'en doute. Mais j'ai besoin de l'entendre, je crois. J'ai besoin d'en parler. Et de savoir s'il va s'en remettre, surtout.

@Tyler J. Lewis
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# Re: Hidden sickness ♪ TyNael
message posté Lun 6 Fév - 23:40 par Tyler J. Lewis
Il était déjà un peu plus de 20 heures lorsque je franchis enfin le seuil de mon appartement, soulagé d’être enfin rentré chez moi après cette longue journée de travail. J’avais enchaîné plusieurs heures supplémentaires ces deux dernières semaines en prévision de mon hospitalisation qui approchait à grand pas, cela était donc devenu une certaine habitude de regagner mon appartement à une heure aussi tardive de la journée. Et si tous les détails administratifs liés à mon séjour à l’hôpital étaient entièrement réglés, il me restait toutefois une dernière petite chose à m’occuper avant mon opération chirurgicale : c’était l’excuse que j’allais bien pouvoir raconter à Nate pour justifier mon absence de quelques jours. J’avais bien pensé lui dire que je partais en voyage d’affaire, mais je n’avais pas vraiment le métier adéquat pour être en mesure d’utiliser ce genre d’excuses bateau et je n’avais franchement pas d’autres idées de raisons qui pouvaient tenir la route.

Plongé dans ces pensées qui n’arrêtaient pas de hanter mon esprit depuis la confirmation de mon rendez-vous au Royal Marsden Hospital dans le but que l’on me retire ce putain de mélanome, je ne remarquai malheureusement que trop tard qu’il n’était plus la peine que je m’inquiète de cette excuse bidon que je devais sortir à Nate étant donné que ce dernier s’avançait à présent vers moi d’un pas décidé, un papier on-ne-peut-plus familier à la main.

- Tu comptais m'en parler un jour ? me demanda-t-il alors de manière quelque peu abrupte, trahissant la colère qu’il devait sans le moindre doute ressentir pour l’avoir mis volontairement à l’écart d’une chose aussi importante.

- Oui… commençai-je sur un ton incertain, avant de rajouter avec la même hésitation dans la voix. Sûrement… Je ne sais pas… finis-je ensuite par avouer tout en me massant la nuque dans un geste nerveux, ne sachant honnêtement pas quoi répondre à sa question. Après tout, si j’avais décidé de ne pas lui en parler jusqu’à maintenant, c’était justement parce que je voulais éviter qu’il ne m’agace avec ses questions et son inquiétude qui ne m’aideraient pas à guérir plus vite. D’ailleurs, il n’était pas la seule personne à ne pas avoir été mis au courant de ma maladie. Dans mon entourage proche – qui n’était à vrai dire composé que de Rafael, mon meilleur ami, et de Akim et Elijah, les deux idiots qui complétaient notre petit groupe d’amis –, seul Rafael avait été averti de ma situation. Personne d’autre ne savait pour mon cancer et je préférais que cela reste ainsi. Ecoute, repris-je alors la conversation après un moment de silence, tout en initiant un pas vers lui. Si je ne t’ai rien dit, c’est pas pour te mettre à l’écart. C’est juste que… Je ne voulais pas t’inquiéter. J’avais déjà du mal à avaler l’annonce de cette foutue maladie, alors je ne voulais pas avoir à gérer ton inquiétude en plus.

J’avais peut-être été un peu trop honnête pour le coup. Mais je préférais qu’il sache la véritable raison pour laquelle je l’avais laissé dans l’ignorance plutôt que de lui raconter encore une fois des bobards.
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# Re: Hidden sickness ♪ TyNael
message posté Lun 13 Fév - 9:36 par Nathanael E. Keynes
Ca fait un petit moment qu'il rentre tard. Beaucoup de boulot, j'ai rien à en dire, y a des périodes où c'est pas mieux pour moi non plus. Il y a des jours où, même, je ne rentre qu'après un concert, à une heure assez avancée de la nuit, je ne vais donc, vraiment, pas lui jeter la pierre. Est-ce que je me suis posé des questions ? Plus ou moins, ça m'a traversé l'esprit parfois, mais je me suis toujours raisonné : ça n'avait rien de si alarmant, au fond. Sauf qu'en fait si, et cette lettre en témoigne. Je sais pas combien d'images terrifiantes m'ont traversé l'esprit pendant les quelques secondes entre ma découverte de ce papier et le bruit de la porte d'entrée, des centaines peut-être. Et puis je suis déçu, je suis frustré, et oui, je flippe, et ça fait un peu trop d'émotions négatives d'un coup pour que je puisse rester calme. Pas un bonsoir, pas un baiser volé, juste cette question qui passe mes lèvres comme je me retrouve face à lui, et dont, au fond, je redoute un peu la réponse.

- Oui… Sûrement… Je ne sais pas…

C'est pas vraiment une réponse, ça, et j'attends, la mâchoire crispée, les sourcils froncés, et les yeux rivés dans les siens, fuyant.

- Ecoute... Si je ne t’ai rien dit, c’est pas pour te mettre à l’écart. C’est juste que… Je ne voulais pas t’inquiéter. J’avais déjà du mal à avaler l’annonce de cette foutue maladie, alors je ne voulais pas avoir à gérer ton inquiétude en plus.

Mange-toi ça Nate... Il y a une part de moi qui a envie de lui exploser à la tronche - parce que c'est pas normal que je sois inquiet ? Et puis c'est quoi, je suis un boulet que tu te traînes, c'est ça ? - et que je visualise tellement bien en train de hurler et de faire les cent pas dans l'appart', peut-être même jusqu'à claquer la porte sur un "t'auras pas à gérer mon inquiétude, t'en fais pas pour ça"... Et puis... et puis il y a une partie de moi qui trouve ça démesuré, et qui réalise, au fond, que c'est tout de même assez vrai : bien sûr que je m'inquiète, et bien sûr que, même si je fais des efforts pour le dissimuler, il s'en rendra compte. Il me connaît suffisamment pour ça, je crois. Et ça n'aidera pas, je sais bien. Mais... Je lâche un soupir, conscient de sa nervosité - ce geste de la main sur sa nuque est sans équivoque - et secoue légèrement la tête.

- Evidemment que je suis inquiet, c'est pas comme si c'était anodin... Mais Tyler, je suis là aussi pour ça, t'as pas à traverser ça tout se...

Je ferme les yeux, expire un peu fort avant de secouer à nouveau la tête, un peu dépité.

- Mais t'es pas tout seul, n'est-ce pas ? Rika est au courant et tu lui as fait promettre de ne rien me dire...

Et évidemment, le peintre a tenu parole, parce que le lien qu'ils ont est juste exceptionnel. Et oui, je suis un peu jaloux, parfois, de ce qu'ils ont. Pas de façon maladive, parce que je trouve ça magnifique, et je suis content qu'il ait quelqu'un sur qui compter aussi, mais je peux pas m'empêcher d'avoir toujours le sentiment de passer après, et c'est pas toujours super facile à encaisser. C'est pas le sujet, cependant, et si mes propos ont l'air de lui en faire le reproche, c'est plus une constatation qu'autre chose en réalité. Je me suis rapproché de lui, délaissant le feuillet sur le fauteuil près de moi au passage, pour venir poser mes mains autour de son cou.

- Je suis là pour ça aussi...

Oui je me répète, mais on s'en fout.

- Et oui, je vais m'inquiéter, forcément... Mais ça va pas m'empêcher de te soutenir malgré tout.

Je veux pas me voiler la face et me répéter que c'est rien, et qu'après les dates figurant sur le courrier que je viens d'abandonner, il n'y aura plus rien, parce que personne ne peut affirmer ça, mais je veux rester optimiste, parce que ça nous avancerait à rien d'être défaitiste, ça aurait même toutes les chances de miner son moral - et ses chances de rémission.
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# Re: Hidden sickness ♪ TyNael
message posté Sam 8 Avr - 3:02 par Tyler J. Lewis
- Evidemment que je suis inquiet, c'est pas comme si c'était anodin... répondit-il de manière la plus simpliste qui soit. De toute façon, il n’avait absolument pas besoin de faire dans le compliqué en entrant dans des explications à rallonge qui ne serait qu’une perte de mon temps comme du sien dans le simple but, en plus, de ne faire qu’illustrer quelque chose que nous savions déjà tous les deux. Tout était clair comme de l’eau de roche, il n’y avait donc pas besoin d’épiloguer là-dessus. Mais Tyler, je suis là aussi pour ça. T'as pas à traverser ça tout se... voulut-il apparemment me renseigner sur les avantages qu’offraient le fait d’avoir une personne qui faisait partie intégrante de sa vie, avant de s’interrompre brusquement comme s’il venait tout à coup de se souvenir d’un élément important à prendre en compte. D’ailleurs, le profond soupir que j’entendis – plus que je ne vis – sortir de sa bouche et l’expression totalement dépitée qu’il n’essayait même pas de cacher et qui donc transparaissait avec clarté sur son visage trahissaient quelque peu ses pensées quant au sujet qui allait suivre. Mais t'es pas tout seul, n'est-ce pas ? Rika est au courant et tu lui as fait promettre de ne rien me dire...

Avais-je réellement besoin de répondre à cette question qui ressemblait d’ailleurs plus à une constatation plutôt qu’à une réelle interrogation. Après tout, il venait lui-même d’apporter une réponse à sa propre question, donc si je devais effectivement lui donner une explication afin d’effacer tous les doutes qu’il pouvait potentiellement avoir – ce qui m’étonnerait fortement –, je ne ferais alors que répéter ce qu’il venait déjà de dire. Oui, Rafael était au courant pour mon cancer depuis le jour où j’ai reçu mes résultats d’analyses. La raison était simple – bien que je n’en avais pas besoin – : cela faisait près de dix ans à présent que Rafael et moi étions totalement inséparables et je le considérais plus que comme mon meilleur ami, il était comme un frère pour moi. Alors, je l’avais bien évidemment informé de cette foutue maladie qui venait de faire faire un virage à cent quatre-vingt degré à ma vie. Et puis, j’avais beau ne vouloir mettre au courant personne de ma situation actuelle, je ne pouvais tout de même pas nier que j’avais besoin du soutien d’au moins une personne, et il était – malheureusement pour Nate – la personne toute désignée pour tenir ce rôle.

- Je suis là pour ça aussi... insista-t-il de nouveau sur ce point après s’être rapproché de moi pour venir poser ses mains autour de mon cou dans un geste qui avait pour but de montrer son soutien. Et oui, je vais m'inquiéter, forcément... Mais ça va pas m'empêcher de te soutenir malgré tout, finit-il par m’expliquer, sans pour autant que cela me convainc réellement.

- Du moment que tu ne changes pas ta façon de te comporter avec moi, ça me va, répondis-je simplement. Parce que je savais qu’il était très facile de se laisser aller à une compassion un peu trop poussée face à une personne malade, souhaitant ainsi éviter toutes formes de confrontations, même si le malade en question était absolument invivable – ce qui était déjà mon cas de base. Seulement, si Nate se mettait à agir de la sorte, cela allait rapidement m’agacer. Il valait donc mieux qu’il évite ce genre d’attentions inutiles. Après tout, ce n’était pas parce que j’étais malade que j’avais perdu de mon répondant. Bon, et sinon… Ça te dirait qu’on oublie tout ça dans la chambre… dis-je tout en commençant à picorer son cou de baisers. Ce n’était peut-être pas la meilleure façon de clore ce sujet de conversation délicat, mais c’était pour le moment la seule issue que j’avais trouvé pour couper court à cette discussion. Et il n’allait très certainement pas m’en vouloir…
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# Re: Hidden sickness ♪ TyNael
message posté Ven 21 Avr - 18:48 par Nathanael E. Keynes
J'ai un peu monologué, il faut avouer. Est-ce que je suis surpris de son manque de réponse ? Non, pas vraiment. D'une part, parce que c'est pas son genre de parler pour rien dire quand le sujet est aussi sensible, d'autre part, parce qu'au fond, il y a pas mal de points qui ne nécessitent vraiment pas de réponse. Je suis inquiet, ô surprise, et je vais l'être un moment. Je doute pas une seconde que ça soit aussi le cas de Rika, même si lui, pour le coup, a dû garder ça pour lui depuis.. Combien de temps au juste ? Ne pas chercher à savoir, ça ne ferait que remuer un peu le couteau dans la plaie pour moi, et ça ne changerait rien pour personne. L'absence de réponse à ma question qui n'en est pas vraiment une confirme mieux que n'importe quels mots que le peintre a été mis au courant, et je ne cherche absolument pas à revenir sur le sujet. C'est pas une surprise, il n'y a rien à en dire de plus : leur lien est particulièrement fort, c'est beau... et je peux pas lutter. Bref. Tyler a eu une oreille attentive, en tous les cas, d'une certaine manière, c'est le plus important. Même s'il s'est passé de mon soutien, il n'a pas dû gérer ça jusque-là sans soutien tout court. Positiver... C'est pas vraiment super simple pour moi quand il s'agit de lui et de ce genre de cas de figure, mais c'est ce qu'il faut faire, je crois, alors je m'y efforce.

De lui faire comprendre ma présence auprès de lui, aussi, même si je doute que ça soit tout autant nécessaire qu'efficace. Je suis là, après tout, dans cet appart' quasiment toutes les nuits pour pas dire purement et simplement toutes. J'ai la place qu'il veut bien me laisser avoir, et je suis tout à fait conscient que pour lui, c'est déjà plus qu'exceptionnel. Est-ce que je voudrais plus ? Parfois oui, comme à cet instant, mais ça servirait à rien de tenter de forcer les choses, si ce n'est à le braquer... Et c'est clairement pas le moment. Alors je me répète, et sans doute que je me répèterai encore, parfois, dans les jours, les semaines qui viennent, mais ça en reste là. Je suis près de lui, les mains autour de sa nuque, le regard plongé dans le sien, espérant qu'il comprenne que je suis parfaitement sincère et qu'il peut, réellement, compter sur moi.

- Du moment que tu ne changes pas ta façon de te comporter avec moi, ça me va.

Un sourire. Je répondrais bien un truc du genre "et me passer de tes prouesses au lit ? Ca risque pas", mais à vrai dire, j'en ai pas vraiment le temps et les mots restent bloqués au fond de ma gorge : ses lèvres dévorent déjà mon cou de baisers, et ça a toujours légèrement tendance à me rendre barge.

- Bon, et sinon… Ça te dirait qu’on oublie tout ça dans la chambre…
- Mmmh...

Très éloquent, je sais. Mais la tête penchée sur le côté, lui laissant plus de marge de manoeuvre et les yeux fermés, je suis déjà plus complètement maître de moi-même - mais ça n'est jamais très étonnant, en réalité.

- Ca, c'est fourbe...

Parce qu'il sait très bien que je sais pas résister à ça, et que c'est un suuuuuuuuper bon moyen de faire tourner court une conversation qu'il n'a pas envie d'avoir. Ca m'empêche pas de répondre favorablement à cette sollicitation plus qu'explicite - la chair est faible, paraît-il - et mes mains passent sous son t-shirt, déjà prêtes à le lui retirer. Je suis pas près d'oublier, comme il dit, mais je suis clairement pas près, non plus, de délaisser le côté physique de notre relation. Ce qui nous arrange bien tous les deux, après tout...
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# Re: Hidden sickness ♪ TyNael
message posté Sam 3 Juin - 2:11 par Tyler J. Lewis
Nate avait finalement réussi à calmer l’animosité qu’il avait ressentie envers moi lors de la découverte de la lettre provenant de l’hôpital et confirmant la date de mon intervention chirurgicale qui aurait lieu très prochainement. J’étais d’ailleurs assez surpris de constater qu’il ne lui avait suffi que de quelques minutes à peine pour me pardonner de l’omission totalement intentionnelle que j’avais faite concernant mon cancer de la peau – ce qui, au final, arrangeait plutôt mes affaires car cela n’aurait fait que compliquer encore un peu plus les choses si j’avais dû m’occuper de l’ego blessé de Nate en plus de mes problèmes de santé. Par contre, si ce sentiment d’animosité avait semblait-il complètement disparu, je ne pouvais malheureusement pas en dire autant de l’inquiétude qu’il éprouvait très clairement depuis la découverte quelque peu impromptue de mon cancer – ce qui était toutefois logique compte tenu de la gravité de ma situation et de la nature soucieuse du jeune homme. Même les baisers que j’avais commencés à déposer au creux de son cou n’arrivaient pas totalement à le distraire de cette angoisse qui allait très certainement l’accabler pendant encore un très long moment…

- Mmmh... exprima-t-il ouvertement le plaisir qu’il ressentait au contact de mes baisers tout en penchant un peu plus la tête sur le côté dans le seul but d’offrir davantage la peau de son cou à mes lèvres.  Ça, c'est fourbe...

- Tu aimes ça pourtant, quand je suis fourbe, répondis-je sur un ton quelque peu sournois, tandis que ma bouche se dirigeait de plus en plus bas, atteignant à présent l’une de ses clavicules.

Sans réelles surprises, Nate répondit positivement à mes avances en glissant ses mains sous mon haut, ce qui fit accroître peu à peu le désir qui commençait à brûler en moi. J’entrepris donc d’enlever les vêtements que nous portions et qui n’étaient qu’un frein à notre plaisir, tout en amenant le jeune homme dans ma chambre où les choses pourraient alors devenir plus intéressantes – non pas que cela ne soit pas intéressant de le faire dans le salon, mais c’était tout de même beaucoup moins confortable, il fallait bien le reconnaître.

Une fois notre désir entièrement assouvi, je m’assis confortablement dans le lit défait, un oreiller placé derrière mon dos afin que cette position soit plus agréable, et je pris une cigarette de mon paquet déjà ouvert avant de l’allumer. Je tendis ensuite le paquet à Nate dans le but de lui en proposer une et reposai l’emballage sur ma table de chevet.

- Tu l’as sûrement lu dans la lettre, mais je me fais opérer la semaine prochaine, décidai-je finalement de l’informer malgré mon retard de quelques semaines à présent, tout en expirant la fumée toxique de la taffe que je venais d’inspirer. Ils vont me garder quelques jours après l’opération donc, si tu veux dormir ici pendant mon absence, tu peux, précisai-je, bien que cela me parut légèrement ridicule. Après tout, Nate possédait le double de la clé de mon appartement depuis presque deux ans déjà et, après tout ce temps passé ensemble, je doutais qu’il ait réellement besoin de mon autorisation pour venir squatter chez moi lorsque je n’y étais pas. Et si tu veux venir me rendre visite à l’hôpital, tu peux aussi… clarifiai-je les choses afin qu’il ne se sente pas inquiet de me réaction si l’envie de venir me voir lui traversait l’esprit (ce qui serait forcément le cas) – même si je n’étais pas forcément très à l’aise à l’idée qu’il me verrait peut-être un peu affaibli dans un lit d’hôpital.
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# Re: Hidden sickness ♪ TyNael
message posté Lun 19 Juin - 15:03 par Nathanael E. Keynes
On va pas se mentir, ça me fait pas plaisir d'avoir été laissé de côté depuis un mois et demi. Mais je peux pas revenir en arrière, et je sens bien que si je m'énerve pour ça - même si oui, clairement, mon ego est blessé, et je pourrais totalement laisser la colère l'emporter - je ne vais faire qu'envenimer la situation, et lui donner plus de raisons encore de ne pas partager ce genre de choses avec moi. Ce qui est loin d'être le but recherché, bien au contraire. Ca m'empêche pas d'être inquiet, ça va pas m'empêcher d'y penser, et sans doute qu'au fond, je lui en voudrais un petit moment de m'avoir caché ça, mais ce qui est fait est fait. Maintenant je sais, on laissera de côté la façon dont je l'ai appris - pas la plus agréable qui soit, clairement - et... on passe à autre chose ? C'est bien parti pour, même si l'information ne disparaîtra évidemment pas d'un coup de mon esprit, et je me fais pas vraiment prier pour accepter les baisers qu'il vient déposer au creux de mon cou. Je suis pas dupe, je vois bien qu'il utilise mes faiblesses pour détourner mon attention d'un sujet houleux et qu'il n'avait aucune envie d'aborder, mais ça ne m'empêche pas de laisser faire, bien au contraire.

- Tu aimes ça pourtant, quand je suis fourbe...

Sans commentaire, de toute façon mon cerveau est en train de se faire la malle. Il n'a pas besoin de réponse, de toutes les manières, le fait que je le laisse faire, mieux, que je l'encourage visiblement à continuer, et que mes gestes suivent l'impulsion qu'il vient de lancer en disent bien plus long que n'importe quel discours. Je suis le mouvement quand il nous guide jusqu'à sa chambre, imite ses gestes comme il se charge de me dévêtir et m'attèle à retirer ses vêtements. Et pendant le temps de nos ébats, je ne pense plus vraiment à ce foutu cancer.

L'information ne disparaît pas complètement de mon esprit pour autant, et une fois nos envies du moment assouvie, elle revient à la charge barrant d'un pli soucieux mon front, une fois de plus. Tyler s'est rassis, a sorti une clope et entrepris de l'allumer, tout en me tendant le paquet, et là encore, je ne me fais pas prier. A mon tour, je me redresse, pour m'asseoir à ses côtés, légèrement tourné vers lui.

- Tu l’as sûrement lu dans la lettre, mais je me fais opérer la semaine prochaine...

Je hoche simplement la tête toute en avalant une bouffée de nicotine salvatrice.

- Ils vont me garder quelques jours après l’opération donc, si tu veux dormir ici pendant mon absence, tu peux.

A vrai dire, c'est maintenant qu'il en parle que je réalise que l'idée de retourner chez moi ne m'avait même pas effleurée l'esprit. J'ai peut-être pris trop d'aises et d'habitude, depuis que sa clé ne quitte plus mon trousseau...

- Et si tu veux venir me rendre visite à l’hôpital, tu peux aussi…
- Merci.

Je ne doute pas un instant que l'idée de me voir ne le mette pas très à l'aise. Ou plutôt, l'idée que je puisse le voir dans cette situation. Mais il est tout aussi évident que je ne me vois pas ne pas lui rendre visite.

- J'essaierai de pas squatter trop longtemps, mais je peux effectivement pas te promettre de pas venir te faire chier un peu.

Un petit sourire en coin, même si on sait tous les deux que ce n'est pas tout à fait la vérité. Une manière comme une autre de minimiser ce qu'on sait d'avance : que l'atmosphère de ces visites risque d'être assez lourd, même si on s'efforce de dédramatiser... Et puis c'est une façon un peu détournée aussi - trop peut-être - de sous-entendre que je lui laisserai quand même la paix avec son best parce que je ne doute pas vraiment que Rika campe presque à l'hosto, et qu'on sait tous les deux, là aussi, qu'il va rechercher son soutien en priorité, s'il doit en chercher un... La preuve, je ne viens donc de découvrir tout ça qu'au hasard d'une lettre mal dissimulée...
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