Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Version #22 !
LC vient d’enfiler sa 22ième version, dont vous trouverez tous les détails par ici.
La chasse aux fleurs.
Une chasse aux fleurs est en cours où mêmes les allergiques peuvent jouer. Plus d'infos.
On a besoin de vous !
Si vous avez des idées, des suggestions ou autre à nous faire par quant à l’intégration sur le forum, rendez-vous par .
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.



Partagez|

sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)

avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 08/11/2016
» Messages : 2006
» Pseudo : lindsay.
» Avatar : amber heard.
» Âge : trente ans.
» Schizophrénie : remy + danny.
# sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)
message posté Sam 11 Fév - 16:00 par Maura Belshaw
Elle récitait l'habituel jargon policier, celui qu'elle servait à tout ceux qu'elle avait un jour arrêté et qui finissaient inévitablement, leur nuit ou leur journée au poste de police. Ils avaient le droit à un avocat, ils pouvaient garder le silence, c'était un discours qu'elle connaissait par cœur. Elle restait de marbre face aux remarques salaces de l'homme qu'elle venait de stopper après avoir couru une dizaine de minutes après lui. Cet idiot avait essayé de s'enfuir, toute une histoire. Sans ménagement elle lui passe les menottes autour des poignets pour le ramener vers la voiture, espérant qu'il finisse par se taire et qu'il reste comme ça pendant un moment. Le commissariat n'était pas très loin, mais assez pour qu'elle trouve le trajet avec cet homme insupportable. Il crachait tous les mots de la Terre, toutes les excuses et les alibis possibles pour défendre sa cause. Il finit par réclamer un avocat, alors qu'elle le laissait aux mains de deux autres collègues qui se chargeraient de le mettre en cellule. Sa nuit s'annonçait longue, et l'absence de Hal, qu'elle le veuille ou non, jouait inévitablement sur ses nerfs. Un bruit sourd contre la fenêtre vitrée qui séparait son bureau d'un couloir la fit sursauter. Un autre collègue lui fit signe de venir, un avocat commis d'office l'attendait. Elle se précipita vers la porte, s'arrêtant brusquement lorsque la silhouette familière de l'avocat se dessina sous ses yeux. Elle le vit tout de suite, de l'autre côté du couloir, comme si son instinct l'avait prévenu de l'arrivée imminente de Vincent Stafford dans les locaux de la police. Il ne passait jamais vraiment inaperçu ce type. Il débarquait ici comme si c'était un squat, et tout le monde au commissariat – en tout cas c'est la sensation que Maura avait toujours eu – le connaissait. Elle aurait donné n'importe quoi pour qu'un autre avocat soit réclamé ou que Hal surgisse pour échanger sa place avec lui. Elle aurait volontiers donné le dossier à son coéquipier, en échange d'une boîte de donuts ou de n'importe quoi, si ça lui évitait de passer sa soirée avec Vincent. Elle tourna la tête et le vit franchir les deux portes battantes qui amenaient au grand hall. Sa dégaine était terrible, Maura ne l'avait jamais connu autrement. Sa chemise froissée, à moitié bloquée dans son pantalon, à moitié au dehors, ses cheveux mal coiffés, sa démarche maladroite, si elle ne le connaissait pas, elle aurait pensé qu'il avait passé une mauvaise nuit et qu'il finissait probablement de décuver. Elle prit appui contre un mur, les bras croisés sous sa poitrine, pour l'observer. Lui, ne semblait toujours pas l'avoir remarqué. Elle avait toujours pensé qu'il avait un radar pour la détecter, mais peut-être que ce soir, celui-ci ne fonctionnait enfin plus du tout. Il prenait un malin plaisir à flirter avec elle, avec des accroches de drague qui ne lui procuraient, en général, aucun effet. Pas qu'il soit laid, Maura le trouvait même plutôt beau, et elle rentrait parfois dans son jeu, lorsque son humeur était plutôt bonne, que le temps s'y prêtait ou simplement lorsqu'elle s'ennuyait. Mais ça n'irait jamais plus loin, encore moins ce soir. Il était là pour défendre un homme et elle s'apprêtait déjà à subir sa présence ici toute la soirée, ses blagues douteuses et son manque de professionnalisme évident. Il était drôle, persévérant, mais parfois un peu trop lourd, elle n'avait jamais réussi à s'en débarrasser. Ce n'était pas surprenant de le voir ici ce soir, c'était probablement le seul avocat dans tout Londres, qui était prêt à plaider la cause de n'importe qui. « Vincent. Encore toi. » Un sourire se dessina sur ses lèvres lorsque son regard croisa enfin celui de Vince. Elle détestait son surnom, peu importe à quel point il y était attaché, Maura ne l'avait, jusqu'à maintenant, jamais utilisé. Maître Stafford aurait été même plus correct. Il paraissait déjà insolent alors qu'aucun n'avait encore vraiment parlé. Comme à chaque fois qu'elle le voyait en fait. « Je vais finir par penser que t'as fait disparaître tous les autres avocats de cette ville. » Sa main s'éleva avec douceur jusqu'à son cou, pour laisser ses doigts glisser contre le col mal replié de sa chemise. « T'as dormi dans ta voiture ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
elephant heart with a big trunk
elephant heart with a big trunk
» Date d'inscription : 10/04/2016
» Messages : 1020
» Pseudo : like animals :: prideissues (noha)
» Avatar : shiloh hellyeah fernandez
» Âge : 3* piece of diam
» Schizophrénie : julian (stan) ; theodore (dornan) ; lyanna (vikander) ; gale ( barnes)
# Re: sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)
message posté Dim 12 Fév - 10:24 par Vince D. Stafford

we’re a different sort of thief here. deception and misdirection are our tools. we don’t believe in hard work when a false face and a good line of bullshit can do so much more. Go, go, go, shawty it's your birthday. Tout allait trop vite. La musique tambourinait dans ma tête alors que j’aspirais les vestiges de ma cigarette. Le filtre avait rétrécit entre mes ongles. Ou peut-être étais-ce les frictions répétitives de mes gants qui avaient froissé la feuille. Mes yeux se plissaient dans la pénombre. Impossible de distinguer les formes sous mes doigts, mon acuité visuelle était réduite par la nuit. J’avais oublié mes lunettes parce que je n’avais pas de lunettes. Il fallait choisir entre le cadre et la coke. Clairement, la poudreuse était plus comestible que les montures. Puis, l’amyotrophie me donnait un petit air étourdi qui contrastait avec mon intelligence suprême. Je me faufilais dans les rues en humant les vapeurs de mon cannabis. Il faisait froid, mais je m’étais habitué aux versants grisonnants de la ville. Je m’étais habitué aux passants pressés dans les allées, à la pluie fine et la brume. Je peignais des étoiles sur le ciel pour oublier qu’on était tous pourris ici-bas. Mon imagination était une domination. Sans elle, je devenais seulement un avocat. Le commis d’office que personne ne respectait. Je tournai la tête vers l’insigne pendue au sommet du bâtiment. Encore, une soirée à combattre le crime. Le gros cliché. Les lampadaires brillaient sur les pavés du commissariat. Pendant un instant, il me semblait flotter dans les couloirs de la ville. On m’avait appelé pour une histoire de vol à l’étalage mais je n’étais pas sûr. Le suspect n’avait pas de nom. Ce n’était qu’un dossier. Une personne de plus ou de moins derrière les barreaux. Je soufflais dans mon col en priant pour qu’il ait la présence d’esprit de confesser tous ses délits. Mon service était terminé depuis deux heures. Je pouvais rebrousser chemin. Mais je m’ennuyais. Puis j’avais un peu de morale en moi. Maura Belshaw était l’officier en charge – c’était ça ma morale. J’adorais ses nichons. A voir, pas à consommer. Je ne me le permettrais jamais. Parce que j’avais aussi de la répartie. Et je savais qu’elle maniait le flingue comme un personnage de DC. Je saluais la réceptionniste, puis je m’attardais sur les bureaux des autres policiers. Ils se racontaient des anecdotes, les mains collantes sous le glaçage, la bouche pincée sur les bords d’un gobelet de café infecte. Je ne jugeais pas – j’avais testé. Ignoble. Je secouais les épaules en ricanant à la remarque de Reynolds. Cet idiot, pensait qu’il lui suffisait de sortir son insigne pour embarquer les nanas. Je le soupçonnais de toucher à des affaires louches de proxénétismes. Quel égoïste, il aurait pu me passer un bon numéro ! Je soupirais en m’introduisant dans la salle d’interrogatoire. C’était toujours le même décor : des murs délavés, le sol craquelé et l’objectif d’une caméra rivé sur la table du suspect. Je repliais mes jambes sous la chaise. J’avais une envie pressante. Je fixais les trajets de mes veines sous les plis de ma chemise. Il suffisait d’une seule injection pour voler. Le sourire de Romy bordait mon regard, je la respirais partout. Dans mes cheveux. Sur ma bouche. Elle habitait toutes les fractions de mon cœur. Le junkie était amoureux. Mais il aimait sa drogue encore plus.« Vincent. Encore toi. » Je restai immobile. Elle n’avait pas encore réussi à me sortir de ma torpeur. Vincent, c’était tellement vieux. Mamma était la seule à m’appeler comme ça.  « Je vais finir par penser que t'as fait disparaître tous les autres avocats de cette ville. » Sa main effleurait mon col. Je sentais les pressions de ses doigts sur la pointe du tissu. Aie, ça faisait mal. Tant d’ironie et d’arrogance. « T'as dormi dans ta voiture ? » Je m’éloignai en remuant les cheveux. Elle n’avait pas le droit de critiquer le swag. Je m’appuyai sur la vitre en bougonnait. «Je serais pas venu pour quelqu’un d’autre. Il est 20h. Et après 20h, ma conscience dort. La reconnaissance tu connais ?» Je lui adressai un regard aguicheur. Elle m’avait touché en premier. Elle avait entamé la descente afin de s’offusquer de la plaisance des ténèbres. Ces femmes. Elles étaient toutes compliquées. Je ne parvenais pas à sonder ses pensées. Son âme était fermée dans une posture rigide. Je pouvais me moquer de ses vêtements, moi aussi. Elle portait un jeans moulant avec des santiags. Un vieux body avec les bretelles de son flingue qui dépassait. Je remarquais son étalage de puissance, mais mon arme était mieux chargé que la sienne. «J’ai pas de voiture. Tu l’saurais si tu passais moins de temps à travailler. Plus dans mes bras.» Déclarai-je avec une once de malice. Je ne posais pas de questions sur mon client potentiel. J’ignorais encore les détails de son arrestation et les circonstances de cette dernière. «T’as fais exprès de choper ce pauvre gars un samedi soir ? Je sais que tu m’veux. Dommage t’as raté le coche. J’ai sorti le grand jeu pour Noel. J’ai posé le genou et j’ai tendu la bague. Je me marie dans 20 ans. Enfin, si je crève pas avant.» Je ricanais comme un idiot en me posant dans un coin de la salle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 08/11/2016
» Messages : 2006
» Pseudo : lindsay.
» Avatar : amber heard.
» Âge : trente ans.
» Schizophrénie : remy + danny.
# Re: sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)
message posté Dim 12 Fév - 12:21 par Maura Belshaw
Les dragueurs, les experts du flirt, les belles gueules au bagou impressionnant, Maura en connaissait tout un régiment. Elle se pensait à l'abri dans son travail pourtant, au moins là-bas, de ne pas avoir à les supporter. Mais elle s'étonnait de constater, jour après jour, que c'était ici qu'elles les voyait presque tous. Vince n'appartenait à aucune de ses catégories. Il semblait tout à fait savoir ce qu'il faisait, même lorsqu'il semblait à côté de la plaque. Il débarquait toujours au poste, avec sa dégaine débraillée et ce petit sourire aguicheur au coin des lèvres. Comme si il rentrait ici en se disant que l'emmerder et la draguer serait un vrai plaisir. Cela faisait des mois qu'il lui tournait autour, leur flirt ne s'arrêtait jamais vraiment, même après qu'elle l'ait repoussé plusieurs fois. N'importe qui d'autre aurait su s'arrêter à temps ou se serait tout simplement lassé, mais pas Vince. Et Maura, qu'elle en fut consciente ou pas, appréciait ce jeu qui s'était instauré entre eux. « Je serais pas venu pour quelqu’un d’autre. Il est 20h. Et après 20h, ma conscience dort. La reconnaissance tu connais ? » Elle ne put retenir un sourire, pas même en se mordant la lèvre inférieure, parce qu'il lui offrait une bonne distraction ce soir. Et toutes les distractions étaient toujours bien accueillies les soirs d'ennui, surtout lorsque Hal n'était pas là, que son humeur devenait plus morose à cause de son absence. Son bras retomba mollement contre sa hanche pour arrêter de toucher sa chemise. Elle ne voulait pas qu'il commence à imaginer des choses, qu'il la pense en manque, ou pire, complètement folle de lui. Elle pensa, une seconde, à le lui faire croire, pour s'amuser de sa réaction, mais elle était sur son lieu de travail, elle ne prendrait pas ce risque ici. Il la dévisageait, il analysait sa tenue, le choix des vêtements, peut-être le choix des couleurs et des textures qui ne se mariaient pas l'une avec l'autre. Lyanna aurait fait une crise, et elle imaginait déjà sa sœur ainée lui jeter ses chaussures à sa prochaine visite dans son appartement. « J’ai pas de voiture. Tu l’saurais si tu passais moins de temps à travailler. Plus dans mes bras. » Elle leva les yeux au ciel en poussant un râle agacé et totalement exagéré. Il ne perdait jamais son objectif de vue, sa persévérance n'avait plus rien d'étonnante depuis longtemps mais Maura était toujours surprise de ne pas le voir abandonner. Son regard s'illumina alors qu'elle reportait son attention sur Vince. « Il faudrait déjà que j'en ai envie. Mais c'est pas le cas. Puis, surtout si tu parles. » Ils étaient supposés travailler, retourner près du suspect, elle devait lui présenter son dossier, lui expliquer ce qui était vraiment reproché à son client, mais Vincent était un cancre, Maura n'avait pas souvenir qu'il ait un jour réellement pris une affaire au sérieux. « T’as fais exprès de choper ce pauvre gars un samedi soir ? Je sais que tu m’veux. Dommage t’as raté le coche. J’ai sorti le grand jeu pour Noel. J’ai posé le genou et j’ai tendu la bague. Je me marie dans 20 ans. Enfin, si je crève pas avant. » Oui, c'était totalement ça, Maura se languissait de lui et elle n'avait pas trouvé mieux que de trouver un homme, n'importe lequel pourvu qu'il ait fait une connerie, pour l'arrêter et avoir une excuse pour appeler Vincent Stafford. Elle ne comprenait pas ce qu'il cherchait à obtenir, pas sa jalousie en tout cas. Il avait demandé une femme en mariage et elle était heureuse pour lui, sincèrement, parce qu'elle pensait au travail qui les attendait, à tout ce que cette relation pour Vince allait provoquer dans leurs affaires. Il arrêterait sûrement de la draguer. « Qui est la malheureuse qui a accepté ta demande ? Pourtant je pensais qu'on était des âmes sœurs toi et moi. » Elle essayait de battre des cils très rapidement, mais elle ne parvint qu'à faire une grimace étrange, tout en clignotant des yeux comme une idiote. « Je suis contente pour toi. On peut se mettre au travail maintenant. Tiens, le dossier de ton nouveau client. » Il s'était éloigné dans la pièce et elle se sentit obligée de venir jusqu'à lui. « Et je te suis très très très reconnaissante d'être venu. Je peux te remercier comment ? D'ailleurs j'espère que tu n'avais rien de prévu pour ta soirée. » Elle se moquait de lui, naturellement. Maura ne voyait pas ce qu'il y avait de mieux à faire, un samedi soir, que de se plonger dans une bonne vieille affaire de police.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
elephant heart with a big trunk
elephant heart with a big trunk
» Date d'inscription : 10/04/2016
» Messages : 1020
» Pseudo : like animals :: prideissues (noha)
» Avatar : shiloh hellyeah fernandez
» Âge : 3* piece of diam
» Schizophrénie : julian (stan) ; theodore (dornan) ; lyanna (vikander) ; gale ( barnes)
# Re: sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)
message posté Dim 12 Fév - 15:41 par Vince D. Stafford

we’re a different sort of thief here. deception and misdirection are our tools. we don’t believe in hard work when a false face and a good line of bullshit can do so much more. Je me moquais de sa repartie – de ses putains de regards sexy et de sa chevelure qui brillait comme une étoile. Maura était un canon. Mais j’avais la poudre. J’étais le maître du feu et des explosions. Je me redressai avec désinvolture. Le courage, c’était d’être lâche. Pratiquement, les gens étaient tous décevants. Ils faisaient chier avec leurs règles, les conventions sociales et les abnégations. Mon allure n’était pas débraillée. J’étais un satyre vivant, une image flottante qui décrivait une Angleterre à l’agonie. La reine était trop veille pour escalader les marches du trône. J’étais trop jeune pour exister – pour défendre les opprimés. Cette logique était imparable. Je reniflais en pinçant une narine. Les vestiges de la coke s’épandaient sur mon âme. Ce n’était pas de la drogue. Mais de la farine. Une bonne pâte blanche qui m’insufflait le pouvoir. Je me penchais sur les meubles de la salle. L’ambiance était morose. Il y avait à peine de quoi respirer dans les locaux de la police. Je me languissais des vacarmes des tribunaux, des tintements du marteau qui annonçait la fin du verdict. Bien sûr, mes plaidoiries s’essoufflaient après l’intervention de l’opposition. Le droit était une question de persévérance et je préférais gâcher mon énergie à but lucratif. Les cuisses de Maura. Ou mieux, les hanches de Romy. Je frissonnais au souvenir de nos étreintes. Je ne la trompais jamais, car même en charmante compagnie, elle occupait toujours mes pensées. Elle était là – se moquant de mes répliques et de mon expression de crooner. Le sexe était biologique. Le charme, c’était une histoire plus compliquée. Je glissais mes doigts sur ma frange. Ça sentait le savon marseillais. J’aurais dû utiliser le shampoing de Hanna, mais cette idiote avait caché tous ses produits dans l’armoire du haut. Et j’avais pour principe de ne pas faire d’efforts. Me hisser. Tendre le bras. Ouvrir la bouteille. Tout ça, c’était pour les gonzs. Je m’agitais entre les murs. Il faisait froid, j’avais oublié ma veste quelque part. Je fixais la silhouette de Maura avec amusement. Elle avait du chien, son profil semblait briller sous les émanations de la lampe. Je voulais provoquer son courroux, laisser la colère glisser sur ses traits saillants. Elle était tellement belle lorsqu’elle fronçait les sourcils. Puis je m’ennuyais. Le suspect pouvait attendre, ce n’était pas mon intervention qui allait le sortir de prison. Il avait le temps de s’habituer à la cellule. De se faire des amis. Je militais pour la socialisation des détenus dans l’état. Encore une preuve de ma grandeur d’âme. « Qui est la malheureuse qui a accepté ta demande ? Pourtant je pensais qu'on était des âmes sœurs toi et moi. » Je flairais déjà son ironie. J’y étais même allergique. J’éternuais en prenant place sur la chaise des accusés. Inutile de lui faire un topo. Romy n’était pas malheureuse. Tout du moins, j’espérais sincèrement que je parvenais à la satisfaire malgré mon détachement. Elle méritait mieux. Mieux que moi. « Je suis contente pour toi. On peut se mettre au travail maintenant. Tiens, le dossier de ton nouveau client. » Maura s’approchait à nouveau. Sa silhouette ondulait sous mes yeux, je pouvais imaginer les vibrations de ses jambes sur le sol, les résonances acoustiques, la musique. Mes doigts traînaient sur le rebord de la table. J’aurais pu lui écrire une chanson. « Et je te suis très très très reconnaissante d'être venu. Je peux te remercier comment ? D'ailleurs j'espère que tu n'avais rien de prévu pour ta soirée. » Aie. Elle avait la voix acérée et la langue aiguisée. Elle m’aurait tranché le cœur si je lui en donnais l’opportunité. Je levais les bras dans une expression pieuse, comme pour l’expier de ses pêchers. Un sourire arrogant ornait les jointures de ma mâchoire alors que je m’approchais de sa joue. «J’ai oublié de te claquer la bise en arrivant. Pour ça t’fais la mégère.» Raillai-je en déposant mes lèvres sur sa pommette. Le geste était furtif, à peine décelable sur sa peau. Je n’avais pas envie aussi. Soyons clairs, j’étais un type chouette. J’étais différent. Je ne voulais pas baiser avec Maura. Il y avait autre chose, à part l’ennui et le contexte très encourageant de notre rencontre. I mean,  m’appeler après 20h pour un idiotie d’étalage, j’avais compris l’allusion. Elle me voulait. J’avais mis du parfum, je n’étais même pas étonné. «C’est mignon. Tu as inventé une vraie enquête juste pour moi.» Je souris en sortant mon paquet de cigarettes. Elle n’aimait pas ma désinvolture, mais je pouvais en moins allumer une clope à la bonheur. «Vas-y. Donne-moi tout ce que t’as bébé. Vol ? Obstruction ? Entrave à la justice. J’ai ramené ma bible et mon cierge. On pourra prier le seigneur pour tous les damnés du commissariat. » Je sortis mon calepin et un stylo. Je ne comptais pas vraiment prendre de notes. Mais le papier, les confortait dans la pensée, que je faisais mon job. Et Maura, malgré ses lèvres pulpeuses et son caractère trempé, n’était pas bien différente de ses collègues. Tous des flics. Tous des clichés.  
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 08/11/2016
» Messages : 2006
» Pseudo : lindsay.
» Avatar : amber heard.
» Âge : trente ans.
» Schizophrénie : remy + danny.
# Re: sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)
message posté Lun 13 Fév - 15:09 par Maura Belshaw
Le commissariat était devenu sa maison au cours des années, Maura passait presque tout son temps ici, elle en connaissait les secrets, les spécificités un peu particulières des locaux. Le parquet du bureau au premier étage qui grinçait, la photocopieuse qu'elle devait toujours taper trois fois pour la faire fonctionner, son bureau un peu bancale, le radiateur qui ne marchait presque jamais. Alors que la plupart des femmes et des hommes rêvaient de retrouver leur famille, qu'ils prévoyaient des week-ends sympa en forêt ou au bord de la mer, Maura, elle restait ici, jusqu'à ce qu'on lui rappelle de partir. Les changements dans sa routine étaient rares, mais toujours bien accueillis lorsqu'ils étaient initiés par Vincent. Elle oubliait parfois, qu'il y avait tout un monde à l'extérieur, des choses à voir, des expériences à vivre. Certaines choses lui étaient encore totalement inconnues. Et Vince le lui rappelait toujours un peu, volontairement ou non. Cette façon qu'il avait de trainer la liberté et son insouciance sous son bras lui faisait parfois regretter de finir ses journées seule. « J’ai oublié de te claquer la bise en arrivant. Pour ça t’fais la mégère. » Sa réflexion la laissa dubitative, Maura n'était pas une mégère. Elle n'était pas non plus une idiote, c'était probablement une ruse pour avoir le loisir de la toucher. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, ne quittant pas ses yeux du regard alors qu'il réduisait, à néant, les derniers centimètres qui la séparait de lui. Ses lèvres frôlèrent à peine la peau de sa joue, ça paraissait presque chaste, comme si ça avait été interdit que leurs corps rentrent en collision. Elle était surprise qu'il ne tente pas une approche plus direct, que ses mains restent sages. C'était une surprise agréable. « C’est mignon. Tu as inventé une vraie enquête juste pour moi. » Son front se plissa, alors qu'elle levait les yeux au ciel dans un geste totalement exaspéré. Elle ne saurait pas dire si il jouait ou si il croyait vraiment ça d'elle, mais elle eut presque envie de se jouer de lui. Elle fronça les sourcils, le bout de son nez alors que l'odeur de la nicotine remplissait ses poumons. C'était une odeur à laquelle Maura ne s'habituait toujours pas, un arôme particulier, amer, différent des cigarettes que fumaient Hal mais tout aussi désagréable. Elle lui déroba sa clope de la bouche, d'un geste gracile, pour l'écraser contre le coin de la table. Si elle refusait que Hal fume dans la voiture, ce n'était pas pour accepter qu'un avocat incompétent le fasse sous son nez. « Vas-y. Donne-moi tout ce que t’as bébé. Vol ? Obstruction ? Entrave à la justice. J’ai ramené ma bible et mon cierge. On pourra prier le seigneur pour tous les damnés du commissariat. » Bébé. Personne, jusqu'à ce que jour, ne l'avait jamais surnommé ainsi. C'était un surnom ridicule, utilisé par Vincent Stafford, c'était carrément une blague. Il tenait un stylo, un bloc note aussi, il le tenait correctement en plus, si il réussissait à écrire son prénom sans faute, elle arrêterait de se moquer. Il allait peut-être l'étonné et faire un joli dessin, mais écrire sur une affaire, elle n'y croyait pas une seule seconde. « Ne me fais pas croire que tu vas prendre des notes, bébé. Mais si tu fais un dessin, je peux essayer de te trouver des crayons de couleur. » Elle contourna la table, ses doigts agrippèrent délicatement le bois de la deuxième chaise pour s'y glisser dessus comme une ombre, sans lâcher le regard de Vince. Il était si sûr de lui, à croire qu'elle avait organisé tout ça pour le voir, mais il se trompait. Elle n'avait pas pensé à lui de la journée, jusqu'à ce qu'il franchisse les portes du commissariat. « Et donc c'est dans la prière que tu espères aider ton client ? Je voulais te remercier, et tu m'as insulté de mégère, le Seigneur va pas beaucoup t'aider je crois. Il n'aime pas les insultes. » D'humeur taquine, elle croise les mains sur la table, avant de se pencher, un peu, tout doucement, comme si elle espérait se rapprocher de Vince, de l'autre côté, pour lui confier un secret. « Comme j'ai inventé cette enquête, on peut inventer n'importe quel crime. » souffla-t-elle dans un murmure, un sourire moqueur au coin des lèvres. Elle se redressa soudainement sur sa chaise, retrouvant son sérieux. « Vol à l'étalage, et il a essayé de s'enfuir. Prends note, Vincent. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
elephant heart with a big trunk
elephant heart with a big trunk
» Date d'inscription : 10/04/2016
» Messages : 1020
» Pseudo : like animals :: prideissues (noha)
» Avatar : shiloh hellyeah fernandez
» Âge : 3* piece of diam
» Schizophrénie : julian (stan) ; theodore (dornan) ; lyanna (vikander) ; gale ( barnes)
# Re: sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)
message posté Mar 14 Fév - 10:37 par Vince D. Stafford

we’re a different sort of thief here. deception and misdirection are our tools. we don’t believe in hard work when a false face and a good line of bullshit can do so much more. Il n’y avait pas de coïncidences. J’étais l’enfant sauvage de la nuit, celui redoutait les créatures mystérieuses de la forêt. Celui qui se cachait sous les draps lorsque le tonnerre grondait sur les vitres de la maison. J’étais né avec la peur au ventre. Puis la drogue m’avait sauvé. Elle me libérait de l’emprise de Hanna. Il n’y avait plus de comparaisons. J’existais sans la dualité de ma jumelle. Les contours cruels de la vie s’estompaient sous mon oeil malade. Parce que l’amblyopie les avait tous rendu flou. Je me redressai en scrutant les murs de la salle. L’interrogatoire n’avait pas encore commencé. On préférait se jouer de nos complexes. Je regardais Maura avec attention. Elle était toujours aussi belle. Son allure détendue contrastait avec les traits de son visage. Elle avait la finesse de ces pays d’Europe du sud. Le teint éclairé par une lumière opaline et blanche. Ses yeux possédaient le secret. Elles papillonnaient sous l’effroi de l’hiver, mais je voyais la tristesse cristallisée dans ses prunelles. Hélas, je me moquais de son passé. Des tortures et des séparations dont elle avait souffert avant cette rencontre. L’avant ne comptait pas. Il était uniquement question d’éphémère. Je souris en bordant les parois de la table. Le bois grinçait sous mes ongles. Il condensait mes mouvements afin de créer une mélodie. Je marchais en harmonie avec mon univers. C’était ça les musiciens. Une touche excentrique dans une pièce austère. Mes vêtements se froissaient sur ma peau, un signe de protestation qui accompagnait ma dégaine vacillante. Je pliais les genoux afin de me laisser choir dans un coin. Ses paroles ne m’appartenaient pas. Ils glissaient entre les balancements du vent pour mourir au creux de mon oreille. Je me fichais des conventions, du suspect qui attendait supposément l’arrivée du commis d’office. La pointe du stylo tremblait sur la papier. Le manque de vigueur réelle, ou peut-être, l’envie de partir. Mon corps se rebellait contre le pouvoir. Il n’y avait pas de loi assez forte pour me retenir. Je pinçai les lèvres en dessinant un schéma. Un arbre. Un tournesol. Une maison. J’ignorais s’il y avait une signification. La tâche d’encre me semblait si habituelle. Ce n’était qu’un automatisme, comme le coeur qui pompait les effluves de la cocaïne.« Ne me fais pas croire que tu vas prendre des notes, bébé. Mais si tu fais un dessin, je peux essayer de te trouver des crayons de couleur.» Je relevai lentement la tête. Je n’essayais pas de répondre - ou de me moquer. La vérité, j’aurais bien aimé un feutre jaune pour colorer les pétales de ma fleur. Voilà, l’étendue de mon insouciance. « Et donc c'est dans la prière que tu espères aider ton client ? Je voulais te remercier, et tu m'as insulté de mégère, le Seigneur va pas beaucoup t'aider je crois. Il n'aime pas les insultes.» Je pouffai de rire en me laissant tomber sur le dossier. Si ma pauvre mère l’entendait. Elle ferait une crise de nerfs. «T’inquiète bellissima, le seigneur est clément.» Je lui adressai un sourire taquin. Elle avait des origines italiennes, l’odeur de la mer et des avenues de Milan s’emmêlaient sur les dorures de sa frange. Maura était un fantasme comme tous les autres. Une fleur que je voulais cueillir pour la laisser crever dans le vase.  Elle s’approcha malicieusement, l’expression féline et joueuse. Je me redressai afin de la défier. Parce qu’elle attisait ma curiosité. Elle regonflait mon ego. Maura était magique. «Comme j'ai inventé cette enquête, on peut inventer n'importe quel crime. Vol à l'étalage, et il a essayé de s'enfuir. Prends note, Vincent.» J’acquiesçais avec solennité. Mon poignet traçait les mots sur mon carnet. J’écrivais son nom, le lieu et la date. Les détails se transformaient sous ma plume. Car j’entendais une vérité différente. Maura Belshaw. Agent de police hot comme un canon qui vient d’expulser un boulet. Samedi 11 février. Quelque jours avant la Saint Valentin. Coïncidence , Je ne crois pas. Crime ? Peu importe. Mobile. Tu me veux tellement. T’as une capote écologique ? J'veux sauver les dauphins. Je fronçai les sourcils en lui tendant les notes. «Je crois que c’est bon. Tu as finis ta déposition ? Ou tu veux déposer direct? » Me moquai-je en désignant mon pantalon.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 08/11/2016
» Messages : 2006
» Pseudo : lindsay.
» Avatar : amber heard.
» Âge : trente ans.
» Schizophrénie : remy + danny.
# Re: sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)
message posté Mar 14 Fév - 16:20 par Maura Belshaw
« T’inquiète bellissima, le seigneur est clément. » Ses prunelles vertes détaillèrent la silhouette statique de Vince, la courbure que prenaient ses lèvres lorsqu'il parlait italien, et ce sourire qu'elle lui connaissait que trop bien. Elle resta plantée sur sa propre chaise, le fixant avec le même sourire en coin que lui. Elle aurait pu lui dire tous les mots de la Terre en italien, rentrer dans son jeu, le séduire si elle l'avait voulu, arrêter de cacher son accent du sud pour le faire voyager jusqu'à Rome ou à Milan sans qu'il n'ait à bouger de sa chaise. Mais elle ne se résoudrait jamais à lui donner ce qu'il voulait tant, elle ne céderait pas, comme d'autres femmes avaient probablement déjà dû céder avant elle. Maura se le répétait, jour après jour, à chaque fois que Vince poussait les portes du commissariat. Leurs joutes verbales n'étaient peut-être pas aussi jouissif que les plaisirs du corps mais il devrait se contenter de ça. Il était tenace, un peu trop d'ailleurs, mais c'était une surprise agréable de le voir écrire sur son fichu bloc note ce qu'elle lui dictait comme un enfant aurait fait après avoir boudé de longues minutes. Elle plissait ses yeux verts, la nuque tendue pour essayer de déchiffrer ce qu'il écrivait encore. La mine de son stylo s'agitait sur le papier, il gribouillait plus de notes qu'elle n'en avait dit. Peut-être qu'il préparait déjà sa défense, Maura n'en savait rien, mais quelqu'un finirait par venir voir ce qu'ils fabriquaient ici. Elle n'avait jamais été de nature patiente, ses supérieurs le lui reprochaient souvent, sur le terrain, lorsqu'il fallait rester dans une planque. Sa façon qu'il avait de froncer les sourcils ne présageait rien de bon, peut-être avait-il senti l'impatience de Maura mais elle prit son carnet rapidement pour lire ce qui y était écrit dessus. Son écriture était brouillonne, mais la fleur dessinait dans un coin de la page était plutôt réussie. A son tour, elle fronça les sourcils à la lecture des notes en bas de page. Elle reconnaissait sa ténacité comme une qualité impressionnante, mais là, ça virait à l'obsession. Que pouvait-elle y faire ? Maura n'en savait rien. Elle releva la tête pour lui adresser un regard courroucé. Tu me veux tellement. Elle se demanda si c'était réellement l'image qu'elle renvoyait, même involontairement ou si c'était simplement un espèce de fantasme de Vince qu'il projetait sur elle. « Je crois que c’est bon. Tu as finis ta déposition ? Ou tu veux déposer direct? » Ses remarques salaces étaient devenues sont quotidien et elle était presque certaine, sans avoir besoin de baisser les yeux, qu'il désignait royalement le dessous de sa ceinture. Il était son pire cauchemar dans ce genre de situation, lorsqu'il ne comprenait pas, même après plusieurs sous-entendus, que rien ne se passerait entre eux. Elle repoussa sa chaise, raclant le sol sans y faire attention, afin de se lever pour le rejoindre de l'autre côté de la table. « Et je crois que j'ai fini. » Il y avait comme de l'électricité dans l'air, mais son travail était trop important pour qu'un avocat de bas étage gâche tout. Sa soirée ou son affaire. Il était beau mec, Maura ne pouvait pas le nier, elle pouvait peut-être lui trouver un certain charme aussi, tout du moins, en se forçant. Mais elle espérait surtout le remettre à sa place une bonne fois. Son index traça le contour en bois de la table, jusqu'à s'arrêter à côté de Vince. Elle prit appui sur le meuble alors qu'un sourire en coin naissait sur ses lèvres. Sa tenue de flic n'avait rien de séduisante, ses formes étaient largement cachées, mais apparemment, l'imagination de Stafford lui suffisait. « Comment on fait, j'ai pas de capote écolo ? » Elle arqua un sourcil en se penchant vers la chaise sur laquelle Vince était assis, posant ses mains sur les rebords de chaque côté, son visage à quelques centimètres du sien. Il cherchait la provocation. « Tu veux que ta fiancée nous en ramène ? » Elle se pencha un peu plus pour venir frôler du bout des lèvres, comme lui avait fait, la peau de sa joue, jusqu'à son oreille. « J'ai pas envie de toi, Stafford, alors tu vas gentiment garder ton pantalon fermé et tu vas travailler. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
elephant heart with a big trunk
elephant heart with a big trunk
» Date d'inscription : 10/04/2016
» Messages : 1020
» Pseudo : like animals :: prideissues (noha)
» Avatar : shiloh hellyeah fernandez
» Âge : 3* piece of diam
» Schizophrénie : julian (stan) ; theodore (dornan) ; lyanna (vikander) ; gale ( barnes)
# Re: sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)
message posté Mar 21 Fév - 18:41 par Vince D. Stafford

we’re a different sort of thief here. deception and misdirection are our tools. we don’t believe in hard work when a false face and a good line of bullshit can do so much more. Je m’abandonnais à l’allégresse. Pendant un instant, les vacarmes du commissariat se taisaient afin de m’engloutir dans une dimension extraordinaire. Ma vision était bleue, nuancée par les effluves de l’herbe qui coulait dans mes poumons. Maura ne comprenait pas. La liberté du drogué était conditionnelle. Sa faiblesse était l’astuce, l’envie qui s’enlisait dans sa chair putride pour créer l’illusion de beauté. La magnificence crevait entre les ondoiements de la lampe. La magnificence courrait sur les murs de cette salle d’interrogatoire. La sienne. La mienne. Celle des autres. L’espace se consumait sous les joncs de nos pensées. Bang bang, qui serait le premier à sortir le canon ? Le feu jaillissait de mes yeux. Il brûlait ses lèvres pulpeuses de désir. Elle se moquait de mon insouciance. Et peut-être aussi des revers de mon jeans troué. Mais au fond, nous étions identiques. On se cachait derrière l’apparence pour régner dans le silence. Elle avait choisi de devenir justicière tandis que je me pavanais dans les couloirs, le cœur à nu – la langue acérée par toutes les conneries que le système imposait. Il n’y avait pas de truands. Il n’y avait pas de police. C’est juste la vie. J’étirais les lèvres en détaillant les courbes de sa silhouette. Elle avait le charme vénal. Son regard me transperçait la poitrine. J’imaginais ses baisers dans le noir, aussi doucereux que les poisons de la coke. Belshaw – cette créature éblouissante. Belshaw – la femme qui se refusait les vrais plaisirs du corps pour se tuer au travail. Je distinguais ses expressions à travers les fluctuations de sa gorge. Sa respiration sifflait sur son menton, tel un sonnet de l’église majestueuse de mamma. Je souris en me détachant de la réalité. Maura croyait me tenir entre ses filets mais ses mailles étaient trop larges pour contenir ma bêtise. Puis Romy était mieux. Romy était l’extase tant attendue. Je l’avais aimé pour mieux gâcher notre amitié. Son rire me manquait. Sa voix criarde et agaçante me berçait dans ma léthargie. Je repliais les genoux en m’affalant sur la table. L’avenir de mon client était suspendu sur la porte d’une cellule froide. Je me moquais des chefs d’accusations, de la terreur qu’il pouvait endurer derrière les barreaux. Je n’étais pas son geôlier. Je ne l’avais pas enchaîné. La société l’avait fait. Toutes les conjonctures votées par les ministères et le gouvernement l’avait rendu misérable. Je soupirais en léchant mon pouce. Les vestiges de la poudre s’épandaient sur ma bouche. Je vivais maintenant. J’étais con ici. Le reste n’avait pas d’importance. Je me levai afin d’esquisser quelques pas dans la pénombre. Mes doigts glissaient sur la poignée en agitant mon carnet de notes. Elle avait lu – elle connaissait l’étendue de ma perversité. Dans un autre contexte, je me serais jeté sur la première chance. Je l’aurais effleuré avec malice afin d’imposer le bonheur dans ses prunelles fatiguées. Je le savais – je l’avais vu souffrir dans un rêve. Maura était troublée par les complexes de l’esprit. Elle s’était enfermée dans la routine pour échapper aux attentes morales. Je secouai les épaules en retournant à mon siège. « Comment on fait, j'ai pas de capote écolo ? Tu veux que ta fiancée nous en ramène ? » Ses mains étaient plaquées sur la chaise. Et je ne bougeais pas. Je n’osais plus. La paralysie s’infiltrait sur ma peau de Crystal. Elle m’intimait le silence, alors que mon cœur s’enflammait sous les arcs de mon thorax. «]T’essaies de provoquer une érection ? Ça ira plus vite t'enlèves ta moustache.» Sifflai-je en relevant légèrement la tête. « Ma fiancée est trop cool pour toi. » Bourgeonnai-je en écrasant mes semelles sur le sol. Maura semblait inatteignable. Une ombre sur la glace. Un fantôme que je ne suspectais pas. Ma gorge vibrait sous son haleine délicieuse. Et si je tombais encore ? Engrosser Jenny ne suffisait pas à éloigner Romy. Pouvait-elle pardonner une dernière fois ? J’arquai un sourcil en me détournant de son visage. « J'ai pas envie de toi, Stafford, alors tu vas gentiment garder ton pantalon fermé et tu vas travailler. » Elle se rétractait pour savourer une victoire que je ne lui accordais pas. Mes états d’âme ne concernaient pas cette relation. Elle n’était pas en position de me demander de travailler. Je calais une cigarette dans ma bouche en la fusillant du regard. « «C’est comme ça que tu décourages les mecs d’habitude. Parce que tu penses que tu mérites un gros macho. Un gars qui va s’battre pour t’avoir dans le slip. Mais suis différent. J’veux pas juste baiser parce que t’es canon. J’te voyais comme ma bonne action. Tant pis. Ma bite trouvera bonheur ailleurs. » Je roulai des yeux en traçant des cercles sur la couverture de mon dossier. Vol à l’étalage aujourd’hui. Abstraction à la justice demain. Le sort des bandits pouvait attendre encore. Je marmonnai en faisant craquer une allumette sur le dos de ma chaussure. «[color=#393875] Comme on baise pas. J’me fais plaisir quand même. » Je feuilletais les papiers avec lassitude. Il n’y avait pas de plaidoirie. Ma présence n’était qu’une formalité. Un flagrant délit restait plus fort que toutes les manœuvres législatives. « «Faut que je signe quelque part pour que tu m’laisses tranquille ? Finissons vite. J’te raccompagne. C’est con d’rester de garde. Tu pues la testostérone. Dans un an, même moi j’voudrais plus te coucher. » Déclarai-je en soufflant un nuage de fumée.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 08/11/2016
» Messages : 2006
» Pseudo : lindsay.
» Avatar : amber heard.
» Âge : trente ans.
» Schizophrénie : remy + danny.
# Re: sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)
message posté Mer 22 Fév - 13:23 par Maura Belshaw
Elle l'observa un instant, détaillant les traits de son visage qui s'étaient assombris lorsque les mots avaient franchi la barrière de ses lèvres. Maura pouvait presque voir sur son visage, dans le noir de ses yeux, qu'il était en colère après elle. Elle ne voulait pas remonter le temps, changer sa façon d'être avec Vincent. Ils n'étaient pas amis, ils travaillaient juste ensemble, quelques heures par semaine et leur collaboration était supposée s'arrêter à ces échanges. Son égo d'homme était peut-être un peu blessé, Maura n'en savait rien et peut-être qu'au fond, ne tenait-elle même pas à le savoir. Ce n'était qu'un flirt, pas une relation, rien qui n'explique la réaction stupide de Vince ou qui justifie la fin de leur travail ensemble. Un soupir s'échappa d'entre ses lèvres alors qu'elle se recula pour prendre appui contre la table en bois. Il sortit une nouvelle cigarette de son paquet pour la porter à ses lèvres. Comme à chaque fois, ce fût une grimace qui déforma les traits de son visage, appréhendant le moment où l'odeur de la nicotine parviendrait jusqu'à ses narines. Il parvint quand même à craquer une allumette sous la semelle de sa chaussure pour allumer la cigarette entre ses lèvres, se préparant, elle en était persuadée, à l'insulter d'être une trainée. Ou quelque chose dans le genre. « C’est comme ça que tu décourages les mecs d’habitude. Parce que tu penses que tu mérites un gros macho. Un gars qui va s’battre pour t’avoir dans le slip. Mais suis différent. J’veux pas juste baiser parce que t’es canon. J’te voyais comme ma bonne action. Tant pis. Ma bite trouvera bonheur ailleurs. » Son regard croisa celui de Vince, elle secoua doucement la tête. Déclencher une dispute, Maura n'en avait pas envie. « T'as une copine, est-ce que je dois encore te le rappeler ? » Ses yeux se posèrent sur le paquet de cigarette avant de reporter son attention sur Vince. Elle ne l'avait jamais connu comme ça. Vexé, volontairement distant. Elle ne pensait pas mériter quelqu'un qui se battrait pour elle, pas de gros macho, pas de beau mec, ni d'intello, de sportif, ou de mauvais gars, tout simplement parce que Maura n'attendait personne. C'était probablement ça son problème. Elle se renfermait dans son travail, et Vince lui rappelait encore, que le monde ne s'arrêtait pas de tourner, qu'il y avait toute une vie derrière les murs du commissariat, que la vie ne se résumait pas à son travail, ni par le nombre d'homme et de femme qu'elle arrêterait pendant ses journées. Elle lui rendit son regard mauvais, contourna la table pour mettre le plus de distance possible entre son corps et celui de Vincent. « Comme on baise pas. J’me fais plaisir quand même. » Elle laissa échapper un rire amer, parce qu'elle savait, tout au fond, que cet échange entre eux sonnait comme le dernier. « Faut que je signe quelque part pour que tu m’laisses tranquille ? Finissons vite. J’te raccompagne. C’est con d’rester de garde. Tu pues la testostérone. Dans un an, même moi j’voudrais plus te coucher. » Elle ne savait pas d'où ce sentiment lui venait, cette déception qu'elle ressentait parce que Vincent Stafford voulait être tranquille. « On ne travaillera plus ensemble si c'est ce que tu veux, tu seras tranquille. Si on te rappelle pour d'autres affaires, je transmettrai les dossiers à d'autres collègues. Inutile de me raccompagner. » Sans un regard, elle traversa la pièce pour sortir dans le couloir. Elle baissa les yeux pour observer sa tenue de flic et elle se demanda, le temps d'une brève seconde, si Vince pouvait avoir raison. Lya aussi lui reprochait d'utiliser des shampoings pour les hommes, de se comporter comme un mec, de cacher sa féminité derrière des vêtements trop grands et un caractère trop froid. Elle abandonna le dossier à un autre collègue, celui qui avait arrêté le suspect avec elle, plus tôt dans la soirée. Jetant son uniforme dans son casier, elle hésita à remettre cette chemise immense qu'elle avait un jour volait à Hal mais elle finit par en sortir des vêtements que Lyanna lui avait offert et une paire de bottines. Trop fille. Elle s'apprêtait à sortir des vestiaires avant de se souvenir du chignon négligé qui retenait ses cheveux. Coiffure pratique mais pas très jolie. Elle se pressa d'enlever l'élastique qui maintenait ses cheveux relevés, laissant les mèches blondes retomber sur ses épaules. Avec un peu de chance, Stafford serait déjà parti une fois qu'elle sortirait du commissariat. Mais sa chance disparu lorsqu'elle le vit franchir les portes qui menaient à l'extérieur. Elle accéléra le pas pour le rejoindre dehors. Elle ne savait pas ce qui la poussait à le suivre. Ses mots avaient été crus, brutales, ce qu'il pensait d'elle n'aurait pas dû l'atteindre, ni la toucher de cette manière. « Hé, Vincent ! » Réflexe naturel, sa main se posa sur son poignet pour le retenir. Elle essayait de se comporter comme Lya l'aurait sûrement voulu. S'ouvrir un peu plus aux autres, être moins froide, plus féminine. Elle n'avait jamais été aussi gênée de toute sa vie, parce que maintenant que Vince la regardait, elle ne savait plus quoi faire, ni quoi dire. « Tu me laisses t'offrir un verre ? Pour fêter la fin de notre travail ensemble. » C'était une excuse idiote, mais il en fallait bien une, pensa-t-elle. « Et je t'interdis de sourire. C'est pas de la drague. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
elephant heart with a big trunk
elephant heart with a big trunk
» Date d'inscription : 10/04/2016
» Messages : 1020
» Pseudo : like animals :: prideissues (noha)
» Avatar : shiloh hellyeah fernandez
» Âge : 3* piece of diam
» Schizophrénie : julian (stan) ; theodore (dornan) ; lyanna (vikander) ; gale ( barnes)
# Re: sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)
message posté Ven 24 Fév - 15:58 par Vince D. Stafford

we’re a different sort of thief here. deception and misdirection are our tools. we don’t believe in hard work when a false face and a good line of bullshit can do so much more. Je simulais le cynisme pour avoir l’air plus fort. Je simulais la nonchalance, l’indépendance et la liberté. Puis je me laissais porter par la fascination de la coke. Mon cœur vibrait sous les prismes de la lampe. Le poison était dans mes veines. Le poison, c’était chaque pensée. La conscience humaine. Les droits et les valeurs. On ne voulait que ça. Un semblant de justice au fond du trou mais on finissait toujours par s’habituer au vice, à croupir dans une drogue puissante capable de séduire par son éclat poudreux. Moi, je tombais en premier. Je simulais le cynisme. Et tout le reste. Je simulais pour vivre. Mon regard glissait sur les parois de la salle. Je voyais les craquelures brisées sur la façade. Mon esprit s’introduisait dans chaque relief. Il s’épandait dans la vase gluante qui acheminait autour de ma tête. Maura m’avait jugé – sans comprendre, sans rien assimiler. J’étais beau maintenant. J’étais couvert par les vapeurs de l’opium et les saveurs du Crystal. Mais demain ? Je n’étais pas sûr d’exister. Je ne connaissais pas les voies impénétrables du seigneur. Je me levais afin de chanceler sur la table. Me voilà rendu, le visage courbé sous l’éclat de ses fulgurances. Y a pas qu’la baise dans la vie. Son sarcasme m’avait dépouillé de courage. J’étais désolé de rester. De m’imposer dans ces joutes qui la révulsait tant. Pendant une fraction de secondes, je retrouvais un semblant d’humanité. Puis je balayais ces idées d’un revers de la main. Je souris d’un air espiègle en accusant ses répliques. « T'as une copine, est-ce que je dois encore te le rappeler ? » Peut-être. Parce que Romy ne m’appartenait pas. C’était ma meilleure amie. Mon cœur battant à l’extérieur de ma poitrine. Elle se crispait et j’étouffais. Je grommelai en passant mes doigts sur mes narines. Les perles de la coke glissaient sous mon pouce. Je léchais les vertiges de ma perdition. «J’arrive à deviner c’que tu portes sous ton chemisier. Désolé t’auras pas ma liberté d’imaginer. » Je la toisais avec insistance, les prunelles voilées par cette démence juvénile qui insupportait. Maura avait l’expression lointaine. Elle s’en allait aussi. Parce que sa drogue était plus étouffante que la mienne. Son manque se manifestait par la distance qu’elle infligeait à ses sentiments. Hey blondie. Tu t’empêches de vivre. Et moi, j’vis trop. Un jour on s’trouveras à mi-chemin. T’auras l’cul en flammes. J’serais ton chalumeau. Comme dans un film de romantiques. Je relevai la tête vers la porte. Elle s’éloignait sans que je ne puisse la retenir. Et alors qu’elle franchissait le couloir, je laissais mon idiotie s’exprimer. Je rangeais mes papiers et ma connerie dans mes poches. Je m’avançais jusqu’au comptoir. La nouvelle assistante était jolie. Je lui adressai un clin d’œil en laissant mon poignet effleurer son bureau. Les officiers me saluaient. Comme d’habitude, ils fermaient les yeux sur mon incompétence. Et j’ignorais leurs allures de pecnos. On se droguait tous. La cocaïne était une nourriture pour l’âme. Seulement, il était plus facile de dealer les donuts. Je m’arrêtais sur la chaussée. Ma bouche se fermait sur mon joint afin d’extasier dans les bienfaits du cannabis. J’attendais dans mon inconscience, submergé par une apathie que ma gorge aspirait dans l’avidité de la nuit. Maura avait disparu – comme une enchanteresse, toujours avec ce charisme irréel. Je planais. Sa voix résonnait dans ma tête. Elle se mélangeait aux effluves du goudron, l’humidité de la rue. « Hé Vincent. Tu me laisses t'offrir un verre ? Pour fêter la fin de notre travail ensemble. Et je t'interdis de sourire. C'est pas de la drague.» Je me tournai vers la silhouette qui illuminait l’entrée du commissariat. Maura était … Aie, je refusais d’étendre les yeux sur ses courbes. Je me mordis la lèvre inférieure en m’amusant de la situation.  «Je souris parce que là, j’arrive vraiment à voir ce que tu portes en dessous. » Je m’approchais en faisant tournoyer les cendres de ma cigarette. « Charmante invitation. Sauf que c’est non. » La taquinai-je en posant ma tête sur son épaule. «Pas sûr que tu saches faire la fête. Un verre ? C’est un truc de flic. Les vrais ils vont au parc avec une caisse de bière et une pizza XXL. Viens j’te présente mon meilleur pote. » Bernie n’était pas un clochard comme les autres. Bernie il vivait dans un carton parce qu’il avait le mal des gens, la claustrophobie des murs et l’allergie aux sous. Bernie, c’était un vrai.  
Revenir en haut Aller en bas
sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
» Haitian Deportees Fate Now In The Hands Of Team Obama
» fate testarossa,vita chan et les autres.
» Mathis ♠ « I'm the master of my fate, I'm the captain of my soul. »
» Fate Stay Night RPG (demande de partenariat)
» United By The Fate, partenariat

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
London Calling. :: Zone 1-2-3 :: Central London-