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sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)

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# Re: sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)
message posté Dim 5 Mar - 17:07 par Maura Belshaw
Son regard était perdu sur les traits de son visage, sur la surprise que venait de provoquer son invitation soudaine, essayant de deviner sa réponse. Vince était trop imprévisible, insaisissable, ses réactions l'étonnaient toujours, alors qu'elle pensait à chaque fois le connaître. Il était toujours surprenant, il brisait sa routine, son petit quotidien parfaitement organisé. Elle aimait ça, parfois, et détestait son attitude à d'autres moments. Maura ne pouvait même pas expliquer son propre geste, pourquoi l'inviter dans un bar après l'avoir repoussé pendant des semaines. Certains coups de tête, certaines décisions n'avaient tout simplement ni logique, ni explication. Sortir de sa zone de confort était difficile, elle rentrait parfois accompagnée à son appartement, mais ce n'était pas aussi souvent que pour d'autres femmes. Elle sortait souvent avec Hal, parce qu'il était le seul avec lequel elle pouvait en avoir envie. Parfois avec Lya, aussi, quand elles se décidaient à sortir entre sœurs, pour oublier sa vie de famille pour l'une, son travail pour l'autre. Mais le reste du temps, sa vie se limitait à son job, à cette plaque accrochée à sa ceinture, à ses enquêtes, aux quatre murs que formaient le poste de police. Au-delà, c'était tout un autre monde, que Maura avait déjà affronté une fois mais qu'elle n'était pas prête à revoir. Cette peur constante de revivre la même détresse qui l'avait animé après sa grossesse. Au commissariat, elle se sentait en sécurité. Ses doigts s'agrippèrent à la hanse de son sac, son rythme cardiaque ne se calmait pas et même si ça n'avait rien d'un rencard, Maura se sentait comme une débutante. L'idée qu'il refuse, Maura y avait pensé, même si elle ne comprendrait sûrement pas pourquoi il le ferait. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, ne quittant pas ses yeux du regard. « Je souris parce que là, j’arrive vraiment à voir ce que tu portes en dessous. » Elle lui lança un nouveau regard courroucé, dont elle seule avait le secret, croisant les bras contre sa poitrine pour en cacher ses formes. Elle résista à l'envie de faire demi-tour, consciente que sa réaction était stupide. Elle n'était pas spécialement pudique, et la remarque de Vince n'avait rien d'étonnante. Il ne voyait pas vraiment, il pouvait seulement imaginer. « Et ça te plait ? » Elle releva un sourcil, comme si la réponse l'intéressait réellement. Un frisson parcourut son corps, l'intégralité de ses muscles en le voyant approcher pour poser sa tête contre son épaule. « Charmante invitation. Sauf que c’est non. » C'était ce qu'elle redoutait le plus et elle n'était pas sûre de savoir pourquoi l'absence de Vince à ses côtés, pourrait l'ennuyer. C'était sa perte, elle irait s'amuser ailleurs et avec quelqu'un d'autre que lui. Il espérait peut-être qu'elle le supplie, mais il se trompait. Maura ne suppliait pas, encore moins lorsque Vincent était la personne à convaincre. « Pas sûr que tu saches faire la fête. Un verre ? C’est un truc de flic. Les vrais ils vont au parc avec une caisse de bière et une pizza XXL. Viens j’te présente mon meilleur pote. » Un sourire en coin se dessina sur les lèvres de Maura. Elle repoussa sa tête d'un geste de la main pour revenir se place devant lui. « T'as des amis toi ? Je sais faire la fête, mais pas sûr que tu suives le rythme. » Sa voix se voulait taquine et amusée alors que, clairement, elle mentait. Elle ne s'était pas retrouvée dans une soirée depuis une éternité, parce que son travail lui prenait tout son temps, parce que c'était réellement devenue sa seule raison de vivre depuis deux ans. Vince perturbait encore sa routine. « Et te connaissant, ton pote, c'est sûrement un écureuil ou un chat. Ou un ami imaginaire. » Il lui apparaissait tellement comme un avocat excentrique, qu'elle ne serait pas surprise de le voir communiquer avec les bêtes de la forêt. Sans attendre, ses doigts s'agrippèrent à son poignet pour lui faire signe de la suivre avant de le relâcher aussi vite. Elle ne savait pas ce qui l'attendait, à qui il voulait la présenter. « Tu peux tellement pas me résister que t'es obligé de faire intervenir une troisième personne, tu t'en rends compte au moins ? » Il cherchait toujours à la déstabiliser, elle pouvait profiter, pour une fois, de se servir de ses avances contre lui.
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# Re: sometimes, despite all your best choices, fate wins anyway. (vince)
message posté Mar 7 Mar - 22:54 par Vince D. Stafford

we’re a different sort of thief here. deception and misdirection are our tools. we don’t believe in hard work when a false face and a good line of bullshit can do so much more. Sans déconner. Elle avait le cul révolver. Mais pas du genre tu as pété tu m’as touché. Maura avait une silhouette parfaite, des jambes interminables, surmontées par des courbes enchantées par la mélodie du bonheur. Son odeur était frôlante. Elle m’attendait toujours dans les couloirs du commissariat, arborant cette posture lascive et aguicheuse, impossible à oublier. Son attitude suffisait à susciter le désir, à évoquer l’excitation de façon naturelle. C’était de sa faute. Elle stimulait mes impulsions érotiques avec sa bouche ridiculement pulpeuse, ses manières brutales et sensuelles. Elle était l’incarnation du fantasme de l’infirmière, mais en policière, sans la robe et le bretelles. Sans le lit et le cliché. D’ailleurs, je me demandais s’il lui arriver de mettre des culottes comme les filles. Ou si elle était une forme d’humanoïde utrasexy envoyé sur Terre pour perpétuer son espèce. Je me porte volontaire! Mieux que Katniss. Mieux que tous les petits cons de Hunger Games. Je relevai la tête vers les arcs du ciel, les étoiles brillaient plus haut ce soir. Elle s’allongeaient sur les arabesques nébuleux des nuages afin d’accompagner mes pensées. Je n’étais pas encore défoncé. Ma dernière dose s’était estompée, laissant place à une euphorie étrangère. L’invitation de Maura était l’occasion de rafraîchir mon esprit - de lui redonner son énergie poudreuse. Je plissai les yeux d’un air contentieux, laissant mon regard se balader sur le chemisier de la jeune blonde.« Et ça te plait ? » Je m’esclaffai en agitant les épaules. Quelle joueuse. Il ne pouvait pas être innocente - ce jeu, cette séduction biaisée par un professionnalisme hypocrite. Il se passait quelque chose de mal entre nous. Depuis des années, elle me fuyait pour mieux me suivre. Elle refusait de tomber dans le piège qu’elle avait construit. «J’vais te faire une confession. Tu vas être surprise mais suis un gars super facile en pratique. Tu m’souffle dessus je bande. Même avec des écailles vertes j’te trouverais muy delisciosa. Molto bene. » Déclarai-je dans un accent pompeux, mélangeant espagnol et italien pour rajouter une touche exotique à la conversation. «J’parle ta langue pour tu t’sentes pas dépaysée. Suis un chic type c’est juste tu m’as pas laissé la chance. » Je pinçai mes lèvres autour de ma cigarette. J’inhalais les poisons de la nicotine, le coeur bercé par les bourrasques du vent et les promesses d’une nuit éternelle. Je ne connaissais pas ses plans, ni ses envies. Maura n’avait pas le swag des fous. Je n’arrivais pas à l’imaginer en soirée, le regard éméchée, le sourire béat. Elle semblait toujours se maitriser. J’en étais la preuve vivante, et sa pire tentation. Pour ça elle me refoulait. Quelle autre raison pouvait-elle avoir?« T'as des amis toi ? Je sais faire la fête, mais pas sûr que tu suives le rythme. Et te connaissant, ton pote, c'est sûrement un écureuil ou un chat. Ou un ami imaginaire. » Je laissai échapper un rire insouciant. Même pas offensé - même pas vrai d’abord! J’écrasai mon mégot en grattant ma barbe naissante.  «Tu m’as pris pour blanche-neige? Mon pote c’est Bernie. Enfin j’crois il s’appelle comme ça mais pas sûr c’est vrai. C’est un SDF on lui offre toujours des pizzas et des joints avant d’aller au bistro en face du parc. C’est notre before. » Je marchais à ses côtés, le poignet accroché à ses doigts. Quand elle lâcha prise, j’eus l’impression qu’elle brisait notre lien. Comme s’il lui suffisait de se détourner pour redevenir une collègue. « On va pas s’leurrer. On va pas Ken j’vais pas essayer. J’ai un radar et il m’dit que c’est mort. Autant t’montrer la vie. Tu peux penser c'est un au revoir. On peut dire c'est une bonne action. Mais j’vais te manquer si tu m’transfères sur les autres enquêtes. » Sifflai-je en me dirigeant vers le métro. 
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message posté Jeu 9 Mar - 20:46 par Maura Belshaw
Même si elle affichait un air sûre d'elle, confiante, en vérité, Maura n'était pas de ces femmes qui aiment séduire et se montrer. Elle ne recherchait pas la tendresse d'un homme comme d'autres en avaient besoin constamment, mais parfois si, parce que c'était toujours agréable de passer la soirée avec un homme, de se sentir désirée et de s'endormir dans sa chaleur, mais elle vivait tout aussi bien seule, satisfaite par sa petite routine et l'adrénaline que seul son job savait lui offrir. Sans doute que Lyanna aurait été trop contente qu'elle se trouve quelqu'un de bien, mais Maura, elle, s'en moquait parfaitement. Et même si elle ne serait jamais totalement guérie de cette perte, de cet enfant qui n'avait jamais vu le jour et qu'il lui arrivait encore de se réveiller en sueur au beau milieu de la nuit, par cette angoisse constante d'avoir perdu quelque chose, une partie d'elle-même, Maura tenait bon. Elle vivait encore. « J’vais te faire une confession. Tu vas être surprise mais suis un gars super facile en pratique. Tu m’souffle dessus je bande. Même avec des écailles vertes j’te trouverais muy delisciosa. Molto bene. » Ses prunelles ne quittèrent pas tout de suite le bleu des siennes. Elle avait l'impression qu'il se moquait d'elle depuis le début et même si elle connaissait Vince, qu'ils n'avaient jamais été particulièrement attentionnés l'un avec l'autre, Maura ne s'était pas attendue à ce genre d'aveu. Elle n'avait pas la prétention de se croire particulièrement belle, ni forcément sexy, ou plus belle que les autres femmes mais elle n'était pas non plus naïve, elle était un peu jolie et savait l'effet qu'elle pouvait parfois faire aux hommes. Alors c'était vexant, au fond, d'entendre ce genre de mots et elle n'était pas sûre de savoir comment réagir. Elle ne voulait pas qu'il voit à quel point sa petite remarque venait de la toucher. Un bruit sourd, de l'autre côté de la rue, raisonna jusqu'à ses oreilles, comme une porte qu'on ouvrait et que le vent aurait claqué trop vite pour la refermer violemment. « J’parle ta langue pour tu t’sentes pas dépaysée. Suis un chic type c’est juste tu m’as pas laissé la chance. » Elle arqua un sourcil en laissant échapper un rire. « Quelle chance au juste ? Tu me compares presque au monstre du Loch Ness, tu espères obtenir quoi après ça ? » Elle haussa les épaules pour conclure sa phrase, ne sachant pas trop quoi ajouter ou même quoi faire. Comme un vieux réflexe, elle passa la main dans ses cheveux, ses mèches blondes entremêlées par le vent de Londres. L'air froid caressa sa peau, s'infiltrait dans les manches de son manteau. Il l'aurait surnommé Nessie, en l'honneur du monstre marin recouvert d'écailles, que ça aurait eu le même effet qu'une claque ou sa comparaison douteuse. La rue était vide, seules leurs silhouettes brisaient la solitude de l'endroit, arpentant la rue jusqu'aux escaliers qui conduisaient au métro. Une sensation de légèreté l'enveloppait à l'idée de ne pas rentrer tout de suite à son appartement et de ne pas savoir où elle allait mettre les pieds ce soir. Vince était toujours surprenant. Il apportait un peu de lumière dans sa vie morose lorsque Hal n'était pas ici pour tout illuminer et qu'elle se sentait perdue, toute seule. Sans réfléchir, elle se laissait simplement guidée par l'avocat jusqu'au sous-sol de Londres, là où était le métro. Le quais n'était pas totalement désert, une dizaine de personne attendait aussi. « Tu m’as pris pour blanche-neige? Mon pote c’est Bernie. Enfin j’crois il s’appelle comme ça mais pas sûr c’est vrai. C’est un SDF on lui offre toujours des pizzas et des joints avant d’aller au bistro en face du parc. C’est notre before. » Blanche-Neige avait au moins le mérite d'avoir sept amis nains, lui n'en avait qu'un et il n'était même pas sûr de son prénom. « Méfie-toi le jour où quelqu'un voudra t'offrir une pomme. » Elle arqua un sourcil, un sourire moqueur aux coins des lèvres alors qu'elle se rapprochait de Vincent, son corps à peine à quelques centimètres du sien, les effluves de son parfum masculin mélangées à l'arôme de la nicotine envahissaient totalement son espace. Il avait probablement raison. Elle ne voulait pas l'admettre qu'il lui manquerait, qu'elle n'avait pas hâte de travailler avec un autre avocat qui ne serait pas lui, et qui serait sans aucun doute, trop coincé et trop sérieux. Un pauvre type qui n'aurait rien à voir avec Vincent Stafford et qui l'ennuierait. Le sentiment était étrange, parce qu'ils n'étaient même pas vraiment des collègues, le manque n'avait pas la place entre eux. « Tu te trompes. Je peux très bien travailler sans toi. Et ton radar, il est tout pourri, ça fait des mois que c'est mort entre toi et moi et tu le vois que maintenant. » Elle releva ses yeux verts vers les siens, se moquant royalement de lui. Elle déposa un baiser rapide sur ses lèvres, furtif, bref, comme pour mettre un point final. « Cadeau d'adieu. C'est moi qui vais te manquer et tu finiras par me supplier pour qu'on bosse à nouveau ensemble. »
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message posté Mer 15 Mar - 20:36 par Vince D. Stafford

we’re a different sort of thief here. deception and misdirection are our tools. we don’t believe in hard work when a false face and a good line of bullshit can do so much more. J’observais Maura en pensant que je devais la suivre dans les méandres de la nuit. Sa chevelure éclairait l’obscurité. Elle faisait la différence. Je m’appuyais sur le mur pour rouler mes feuilles de tabac. Soudain, j’avais dix sept ans à nouveau. Je me sentais léger et émancipé - comme si le rush s’élevait dans mon esprit. La drogue comblait toutes les failles. Je me souvenais de ces longues journées dans le jardin de mes parents, les yeux éteints sur les rails de la coke, les bras chargés des étreintes de Romy. Mes souvenirs étaient tendues sous les ondoiements des réverbères. J’élançais mes jambes à l’entrée du commissariat, comme pour échapper aux injustices de la police. J’étais l’avocat des coeurs brisés. Le parolier des condamnés. On m’avait séquestré dans la moralité. Et c’était pour cette raison que j’avais besoin de respirer mes démons. Mes muscles se crispaient sous les plis de ma chemise. J’éprouvais une sensation étrange. L’appréhension m’étranglait. Qui étais-je lorsqu’on s’éloignait de la zone de confort ? A cet instant, mon statut n’existait plus. Je n’étais pas un collaborateur ou un collègue. Nous avions consenti à rompre le lien quel que soit la relation, la tension ou l’envie qu’elle refoulait à mon égard. Je pouvais comprendre son détachement à l’égard du monde. Mais au lieu de plonger dans la monotonie du travail, je me laissais porter par l’euphorie de l’ivresse. Ma passion était limitée. Je lui accordais en cet instant, avant de me détourner vers les éclats d’une lumière différente. Ma silhouette arpentait les rues sans oser l’accompagner. Les silences de Maura se déchiraient dans ma conscience. Je composais une litanie au gré de sa démarche débonnaire. Je ne la connaissais pas vraiment. Je me fichais de ses énigmes et de ses secrets. La vérité, j’utilisais ses enquêtes pour me motiver à sortir de l’appartement. Elle avait un cul rebondi. Une poitrine aguicheuse. Mon imagination faisait le reste. C’était comme un porno gratuit. Je levai les bras en soufflant mes pensées.« Quelle chance au juste ? Tu me compares presque au monstre du Loch Ness, tu espères obtenir quoi après ça ? » Nous étions encore en opposition. Why so serious? Je voulais me libérer de la convention. Me perdre dans les arabesques de la fumée. Maura se trompait sur mes intentions. Je n’en avais aucune. Je ne voulais plus la prendre en levrette contre le poto en bas de la rue. Trop de courbatures, de voyeurisme. Puis elle avait pas encore trouvé de capotes écolo. Je hochai la tête en m’esclaffant. «L’espoir c’est pour les gosses. J’te jure. Je marche tranquille. » J’observais le ciel sans nuages, les quartiers silencieux et les piliers de la ville en dormance. J’suis pas le prince qui galoche pour réveiller. Franchement si j’avais l’choix. J’me serais couché à côté de la belle. Trop la flemme. Peut-être que je n’y arrivais pas. Je n’étais pas romantique sans ma dulcinée. J’avais besoin de la drogue et de Romy pour exprimer ce sentiment. Mon coeur s’était réfugié dans l’absence. Je me penchai vers la chaussée sans quitter ma trajectoire. « Tu te trompes. Je peux très bien travailler sans toi. Et ton radar, il est tout pourri, ça fait des mois que c'est mort entre toi et moi et tu le vois que maintenant.» J’arquai un sourire en gloussant. Puis quoi encore ? Elle pensait que j’allais crever? Mon univers avait cessé d’exister. Le cosmos était en suspens entre mes doigts. Je tendis les bras, prenant mon envol sur la voie lactée. Maura s’approchait mais je n’avais pas la force de fuir son ironie. Ses lèvres s’imprimaient doucereusement sur les miennes. Ce n’était pas un vrai baiser. C’était une blague de flic. Je louchais sur son profil. Mon oeil vibrait dans son orbite, avide de clarté et de couleurs. Mais je distinguais à peine les formes de son expression. Je ne portais pas mes lunettes. Et franchement, je n’en avais pas besoin pour savoir qu’elle se moquait de ma dégaine. J’essuyai ma bouche d’un revers de la main. «Tu veux m’faire supplier avec un smack. T’as pas encore compris que j’fonctionne au blowie? » Raillai-je en la poussant légèrement. Je dansais dans l’obscurité, les hanches flamboyant sous les rythmes de la lune. J’étais heureux dans ma folie. J’étais couvert par la grâce toxique. «Ne me dis pas à dieu quand tu sais que je partirais pas. Maura, embrasse pas n’importe qui. T’est trop belle. Tu vas t’retrouver avec des sangsues et des gars désespérés. » Déclarai-je en me blottissent dans mon manteau.  
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message posté Jeu 16 Mar - 20:30 par Maura Belshaw
Son insouciance l'attirait. Cet entrain pour la liberté, cette envie de vivre avant que la nuit n'engloutisse tout, que les mers et les océans ne viennent détruire les terres, comme si le soleil n'allait plus jamais se lever. Vince était une forme de tentation, quelque chose qu'elle voulait connaître mais refoulerait toujours jusqu'au plus profond de son être. Son pouls s'accéléra, entrainait par les récits de l'avocat, et ce qui se passait derrière les murs, la nuit, au cœur de Londres. A cet instant, elle n'était plus flic, et il n'était plus l'avocat débraillé qui venait squatter les locaux de la police. Vincent avait cet effet sur Maura, à chaque fois, depuis la première fois qu'ils s'étaient vus dans le hall du commissariat. Elle n'éprouvait pas toujours que de l'agacement lorsqu'il lui parlait, même si elle prétendait le contraire. Parce qu'elle n'était pas encore totalement sûre de savoir ce qu'elle appréciait autant chez Vince. Son côté débile, inévitablement, qui l'emmerdait autant que ça l'amusait. Elle avait envie de le suivre, de dévorer des pizzas jusqu'à en avoir mal au ventre si c'était ça la vraie vie. Il fallait avouer, que cette vision de la vie, quoiqu'un peu ridicule et bizarre, l'envoutait encore totalement. Ce n'était pas déplaisant, de lâcher prise, de voir la vie à travers le regard de Vince, de n'être qu'une femme de trente ans, insouciante, sans devoir et sans responsabilité. Elle eut envie de le suivre, de balancer par-dessus son épaule tous les aprioris qu'elle avait toujours. Maura n'aurait pas su exactement dire si ce qu'elle ressentait était normal ou non, mais elle se sentait vraiment bien ce soir. Elle l'observa alors qu'il essuyait sa bouche, comme pour retirer ce baiser innocent, ce bref moment où ses lèvres avaient effleuré les siennes, dans une tentative de lui montrer qu'elle était capable de lâcher prise pour ce soir, pour lui. Et l'espace d'un instant, Maura regretta son geste. « Tu veux m’faire supplier avec un smack. T’as pas encore compris que j’fonctionne au blowie? » Elle releva un sourcil, elle ne savait plus quoi dire. Sa voix paraissait plus moqueuse que d'habitude, ou peut-être ne le voyait-elle que maintenant et Maura, habituellement sur ses gardes, chancela légèrement lorsqu'il la poussa pour s'éloigner. Elle avait beau faire tous les efforts du monde, c'est lui qui rêvait qu'elle le supplie au fond. Peut-être attendait-il désespérément qu'elle lui dise de rester, que la vie au travail sans lui redeviendrait morose, triste, sans joie. Mais il se trompait. Son sourire disparu et elle recula volontairement d'un pas, comme pour rétablir une distance correcte entre eux. Parce qu'elle était flic, bon sang, et qu'elle n'allait pas trainer dans les parcs pour boire de la bière. Toutes les émotions qu'elle avait tenté d'effacer revenaient avec férocité à l'instant même où elle posa son regard sur Vince. « Ne me dis pas à dieu quand tu sais que je partirais pas. Maura, embrasse pas n’importe qui. T’est trop belle. Tu vas t’retrouver avec des sangsues et des gars désespérés. » Elle eut envie d'exploser de rire mais se retint, parce qu'elle avait du mal à saisir qui était le compliqué. Lui, pour changer d'avis. Ou elle, pour être constamment si réservée. Elle se recula, pouffant de rire pour marquer l'ironie, secouant avec légèreté sa tête de droite à gauche. Embrasser n'importe qui. Ça n'était qu'un smack, comme il disait, et elle était certaine que Vince se moquait royalement d'elle. Maura, perdue, resta d'abord silencieuse une longue minute, avant d'enfoncer ses mains dans les immenses poches de son manteau. Elle ne s'était pas vraiment attendue à ce qu'il réponde à son baiser ou qu'il ressente cette étincelle étrange dont parlent tous les livres, toutes les légendes sur l'amour. Mais elle avait espéré une meilleure réaction. Elle n'allait pas refaire la même erreur deux fois. Celle de l'embrasser ou de le suivre. « Tout le monde dit que les filles sont chiantes et compliquées. Mais toi, t'es pire qu'une femme pendant ses règles. Tu sais pas ce que tu veux, et ça me soule. » Elle le bouscula à son tour, avec sa faible force. Réaction d'orgueil. La policière était naturellement, bien placée pour savoir de quoi elle parlait. Au commissariat, tout le monde l'évitait, elle, pendant sa mauvaise période du mois tant elle devenait hypersensible et sur les nerfs. Peut-être que Vince l'était aussi, il était tellement étrange qu'elle n'en aurait pas été étonnée. « Et j'embrasse bien. Tu n'étais pas obligé de t'essuyer la bouche pour me faire comprendre que t'as plus envie de moi. Idiota. » Ses yeux roulèrent vers le ciel, vexée de ses réactions. « Peut-être que je préfère bosser avec des gars désespérés finalement, t'en sais rien. » souffla-t-elle, croisant les bras sous sa poitrine.
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message posté Sam 25 Mar - 13:17 par Vince D. Stafford

we’re a different sort of thief here. deception and misdirection are our tools. we don’t believe in hard work when a false face and a good line of bullshit can do so much more. Des larmes glissant dans le feu de ses lombes. L’impulsion delicate d’un doigt sur ses hanches. Ce contact redondant entre ma jambe et son os sacral. On pensait au sexe mais je respirais la cocaina. Je suis Icare, t’es la boule d’feu. Je me laissais submerger par le ridicule d’une sensation éphémère. Les océans s’élevaient dans ma tête. Les vagues s’écrasaient contre mes tempes engourdies. Encore une dose inhalée trop vite. Encore une nuit de perdition dans les reliefs de la drogue. La vie était facile pour l’homme sans conscience. Pourtant, la mienne se réveillait chaque jour. L’amour de Romy m’emplissait de courage, de dignité, de toutes ces valeurs méprisables et honteuses. Mes bras perpétuaient ces mêmes danses elliptiques autour du joint. J’avais touché le fixe pour l’enfoncer dans ma veine avant cette rencontre. Mais l’oubli se dissipait dans le sang. Rom t’es ou ? Je me souvenais de la beauté de cette femme, de ses courbes saillantes emboîtées dans mon corps vide. Le couple des ptits toxs. La meilleure amie du junkie. C’était prévisible depuis le début. Mais je n’avais pas réussi à anticiper ce sentiment. Je n’étais pas arrivé à effacer son empreinte sur ma poitrine. J’étais dépend de beaucoup – j’étais dépendant de tout. Je soupirai en fixant les franges de la nuit. Les étoiles entouraient le chemin menant jusqu’aux clubs de la ville. Je me déhanchais au gré de la musique. T’es sourde ou quoi ? Danse, blondie. Bouge. L’ignorance c’était le bonheur. Je m’éloignais sur le bord de la chaussé. J’étais prêt à m’oublier. Le vent sifflait dans mes oreilles. Son baiser s’était imprimé comme une caresse fugace sur ma bouche. Mais ça aussi, je choisissais de l’oublier. La distance se creusait entre nous, affirmant ma déconsidération pour le conflit et les joutes verbales. Je me penchai lentement vers son profil en riant. Sa voix se mêlait à mes hoquètements indistincts. « Tout le monde dit que les filles sont chiantes et compliquées. Mais toi, t'es pire qu'une femme pendant ses règles. Tu sais pas ce que tu veux, et ça me soule.» Je roulai les yeux avant de hausser les épaules. A quoi bon lui expliquer ? Je ne détenais pas ces secrets. Je ne savais rien des envies et des émotions. Je soupirai en grattant mon crâne. Il fallait un instant pour briser l’équilibre. «Me sors pas d’mon trippe. J’veux être capable d’faire les trucs des gens normaux. J’ai trente piges Mau. Si j’pouvais j’serais casé avec ma Roro mais j’flâne toujours. Trop la flemme d’être comme tout l’monde. C’est quoi ton excuse ? » Elle m’avait rejeté pendant des mois, se moquant de ma démarche et de mes plaidoiries dans les couloirs du commissariat. Et je m’en fichais. Tout ce temps, je me fichais des opinions. Je n’étais pas un visionnaire. Je ne voulais pas sauver les opprimés et défendre la cause des baleines, à moins qu’il y ait des préservatifs écolo à la clé. « Et j'embrasse bien. Tu n'étais pas obligé de t'essuyer la bouche pour me faire comprendre que t'as plus envie de moi. Idiota. Peut-être que je préfère bosser avec des gars désespérés finalement, t'en sais rien..» Mes sourcils étaient arqués. Mes rétines devenaient douloureuses sous les néons des lampadaires. La phobie de la lumière se confondait avec mes angoisses nocturnes. Elle ne cédait jamais. Et je n’insistais pas. Je soupirai en encaissant sa petite bousculade. «J’ai engrossé une addict. Elle est partie chez ma mère. Elle m’prend du fric pour l’gyné. La forceuse. La vérité j’voulais pas d’gosse. J’ai pas l’temps dm’en occuper. Et ça a brisé le cœur de Romy. J’pensais qu’une bague en plastoc et une déclaration du genre on s’épousaille dans 20 ans c’était suffisant. Et pendant un bref instant, ça a marché. Elle est tellement parfaite ctte nana. L’truc jm’e pardonne pas d’avoir trahi ma meilleure amie. Jm’en fous d’nos rapports. J’ai jamais été un bon p’tit copain. Mais tu vois j’aime plus faire des trucs débiles dans son dos. Alors ouais j’te désires moins. Mais j’te désire quand même. J’suis pas Gay non plus. » Déclarai-je en rallumant mon filtre. Le cannabis jaillissait dans mes bronches afin de me ramener à la démence. «By the way, j’ai rien contre les gays. Si j’pouvais j’serais homo juste pour faire chier à mes darons. Mais tu vois j’aime la bonne grosse pastèque.» Déclarai-je en essayant de mater son boule.

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message posté Ven 7 Avr - 3:23 par Maura Belshaw
Elle battit des paupières devant sa silhouette immense, le coeur au bord du gouffre, prêt à se jeter dans le vide pour satisfaire la folie de Vince. S'abandonner, juste une nuit, pour mieux vivre demain. Elle resta silencieuse de longues secondes, des mots au bout de la langue, le regard perdu sur la rame de métro et elle se demanda si il avait conscience de l'effet qu'il procurait, de cette aura attirante et chaleureuse qui se degageait de lui. Elle se fichait, Maura, de la destination, du métro, du parc et des pizzas immenses. Elle se fichait de tout, tant que Vince voyageait cette nuit à ses côtés. Elle craignait peut-être le réveil trop brutal du lendemain, le retour à la réalité et l'obligation de sortir des fantaisies de Vincent. Mais les doutes s'évaporaient, comme par magie, et il aurait été impossible de dire qu'ils avaient bien été présents quelques seconses plus tôt. La brûlure sur ses lèvres disparaissait aussi. Mais il y avait toujours ce truc dans son ventre dont elle n'avait pas reellement conscience et sur lequel, sans soute, Maura aurait été incapable de placer des mots. L'envie, le désir, l'ivresse de sa bouche qui espérait un second vrai baiser. Elle affichait une expression tout à fait détendu, plissant à nouveau les paupières pour cacher son trouble. Il parlait encore de sa fiancée et elle était fâchée d'avoir, à présent, un surnom à poser sur l'identité de cette femme. Roro. Quatre lettres, ça racle sur la langue. Roro qui devient Romy, comme une chenille se transforme en papillon. Romy, c'est tout de suite plus joli, plus lumineux, plus beau lorsque ça raisonne jusqu'à son oreille. Elle fronça les sourcils, recula d'un pas sans en avoir véritablement conscience et esquissa un sourire, faible, une vraie grimace. Elle se détestait, Maura, de vouloir le suivre, et elle détestait Vince de lui parler comme si ils étaient amis. Elle s'approcha et sans un mot elle posa avec douceur ses mains sur sa machoire, pour l'obliger à la regarder caressant de ses pouces, les joues de Vince, la commissure de ses lèvres. Elle ne savait pas bien, Maura, ce qui lui arrivait mais peut-être qu'à trop le voir rôder dans les couloirs du commissariat elle s'était habituée à ses mimiques, à sa présence et à sa proximite. A son faux accent italien, ses regards trop appuyés sur ses courbes pour chaque blagues salaces racontées, et puis, l'odeur particulière de son paquet de cigarette mélangée à son arôme masculin. Elle fixait son visage, ses traits, le marron de ses iris, parce qu'ils ne se tenaient jamais aussi près l'un de l'autre d'habitude. Elle aimait son regard brillant, beaucoup moins le voile sur ses pupilles. Une femme était enceinte de lui et Maura, ne s'imaginait pas bien rire de la situation. « J'ai toujours pensé que t'étais gay pourtant, que t'avais un crush sur Hal. Ça aurait expliqué pourquoi tu viens souvent nous voir. » Elle laissa échapper un rire, les traits amusés, ses doigts qui jouaient toujours sur ses joues. Puis elle se recula, ses bras retombant mollement contre son corps alors que son regard n'avait de cesse de fixer les yeux marrons de Vince puis sa bouche et elle mordit avec douceur l'intérieur de sa joue pour calmer ses ardeurs. Il voulait faire les choses bien, elle ne pouvait plus s'approcher ou fixer ses lèvres avec l'envie de l'embrasser encore une fois. « Si tu veux faire les choses biens avec Romy,  commence par arrêter d'être un con avec cette autre fille. » Elle en avait mal au coeur, la respiration coupée de prononcer ces mots. Elle qui avait tant désiré devenir mère, et son corps qui pleurait encore pour sa fausse couche. Son corps qui hurlait de douleur pour un enfant qui n'avait jamais vu le jour. « J'ai perdu un bébé. » souffla-t-elle, ses doigts glissèrent sur la surface lisse de son ventre, par-dessus la couche de ses habits. « J'étais enceinte et puis un matin, on m'annonçait que je l'avais perdu. Tout s'est arrêté. » Elle retint son souffle. Il s'en fichait sans doute mais ce secret, si bien gardé pendant deux ans, n'aurait jamais pu être raconté à quelqu'un d'autre qu'à Vince, finalement. Lui et son regard de débile, elle lui donnait son secret, un baiser, tout, pour cette nuit. « Tu ne le vois pas encore, mais tu as de la chance. Peut-être que cette fille est dingue, ouais, mais elle porte ton enfant. » Elle l'observa allumer son filtre et elle serra les dents d'être confrontée maintenant à une conversation si sérieuse. « Manger une pizza XXL est-ce que tu considère ça comme un truc débile ? Sinon on va devoir garder une part pour ta copine. »
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message posté Sam 29 Avr - 23:41 par Vince D. Stafford

we’re a different sort of thief here. deception and misdirection are our tools. we don’t believe in hard work when a false face and a good line of bullshit can do so much more. Le coeur téméraire prévalait maintenant. Il s’émancipait en battant au creux de ma poitrine. Il s’élançait dans les cloisons perforés de mes poumons. Je me penchais en posant mes doigts sur mes côtes. J’avais mal - mes bronches étouffaient dans les poisons de la cocaïne. Jamais satisfait. Jamais rassasié. Il en fallait toujours plus pour être heureux. Je contemplais les contours de la ville qui se noyait dans un magma noirâtre. C’était la nuit, et j’avais peur sans les lumières. J’avais peur des créatures rampant dans les égouts de Londres. Ils existaient encore. Dans ma tête. Dans mes yeux. Je crispai la mâchoire en balayant mes cheveux sous le vent. Mon odeur embaumait l’espace. Il y’a avait l’alcool et l’eau de Cologne dans chacune de mes démarches. J’étais conscient de la stupidité des autres. J’étais conscient de ma fainéantise et de mes idéologies douteuses. Mais je m’en fichais. Je riais au bon vouloir du monde. Je me moquais des malfrats et des violence de leurs actes. Probablement que l’allure crevette de ma silhouette m’avait rendu pacifiste. Je ne pouvais pas me battre avec une si belle gueule. Alors il y avait les paroles et le sarcasme. Le cynisme et les jugements. Je souris en vacillant vers le visage de Maura. Ses mains se posaient sur mes joues. Sa voix n’était qu’un murmure mais je l’entendais résonner à l’intérieur de ma boite crânienne. J’étais pris au piège de sa peau, de la délicatesse exagérée de ses traits. Je respirais à travers les oscillations de ses lèvres. Je sentais son regard sur ma bouche, il transperçait mes lèvres asséchées. Il convoitait le baiser que je me retenais de lui donner. Ma fiancée n’était pas réelle. Mais elle existait dans mes pensées. Romy m’avait accepté avec mes bonnets troués et mes faux airs de clodo. C’était ça le vrai amour. Je secouais les épaules avec insouciance alors qu’elle se détachait. Maura conseillère conjugale. J’esquissai un sourire moqueur. «T’es hot quand tu donnes des conseils sur la vie. Puis arrête avec Hal. Il en a après l’autre Stafford. Avoue t’serais déçu si on finissait en plan à trois. Promis si ça arrive t’engage pour être mon souffleur. T’es super efficace. » Marmonnai-je en désignant la fermeture éclair de mon pantalon. L’idiotie avant tout, je marchais en lui tenant le poignet. Il faisait froid quand elle restait derrière moi. Je voulais la voir et imaginer ses danses noctambules sur les pavés. Je voulais l’entendre et m’amuser de ses silences. Puis elle brisa l’équilibre. Sa voix se déchirait dans ma gorge. Je suspendis mes délires pour la fixer. Son profil s’illuminait sous les émanations spectrales de la lune. « J'ai perdu un bébé.» Je lui aurais donné Coco si je pouvais. Je l’aurais extirpé du ventre empoisonné de Jenny pour le glisser au sein de sa bienveillance. Elle avait l’air d’une bonne mère. Elle avait l’air d’aimer les gosses. Je haussai les épaules en l’attirant vers l’entrée du parc. Je ne commentais pas ses confessions. Je n’étais pas en droit de m’immiscer dans son intimité, parce qu’on faisait juste semblant d’être amis. C’était la règle. Je me posais sur le banc. Sans pizza. Sans Bernie. Le temps s’était cassé entre les parois du sablier. Je tendis les jambes en soupirant. Puis après un instant, je me levais afin de décrocher un bourgeon de rose. Meuf ça aurait pu être pire. Imagine j’étais l’père de ton marmot. Imagine t’aurais dû m’avoir sur le dos, avec mes addictions et mes envies de bouffe chelou. Je lui souris en l’invitant à se pencher sur le sol. J’ouvris ma petite boite de tabac. Elle était métallique avec mes initiales. Je gravais les siennes avec le bout de ma clé. Puis je mis le petit bourgeon dedans. «On va le laisser ici. T’sais un embryon c’est petit comme ça. » J’effleurais le feuillage délicat puis je l’enfouis sous la surface terreuse du jardin. «Je te prête mon fils. Tu pourras lui apprendre les gros mots italiens. Et j’lui dirais de t’insulter pour moi. Deal ?» Raillai-je en lui tendant mon poing. Comme des enfants. Comme s’il était impossible d’être triste ce soir. 
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message posté Jeu 4 Mai - 18:54 par Maura Belshaw
Elle souffla sur ses mains avant d'enfoncer ses doigts gelés au fond des poches immenses de son manteau. Elle remontait parfois ses épaules, comme pour tenter de conserver un peu de chaleur tout en empêchant le froid de glisser dans son cou totalement nu. Le parfum de Vince narguait ses narines, l'arôme particulier de son tabac, aucun doute qu'il ne fumait pas simplement des cigarettes. Maura se rappelait de toutes ces fois où il avait franchi les portes du commissariat avec une clope coincée entre ses dents ou derrière son oreille, sans la peur de rentrer dans un nid de serpents. Elle longeait les allées du parc, avec l'envie étrange, dans le creux du ventre, de se rapprocher un peu plus de Vince. Elle n'espérait pas le séduire, ni même finir la nuit dans ses bras, mais elle ne pouvait pas totalement ignorer le picotement dans son ventre alors qu'il l'invitait à se pencher près du sol. Il tenait dans le creux de sa main, le bourgeon d'une rose en sommeil. Elle aimait penser qu'un peu de romantisme était mal, que la délicatesse apportait la niaiserie mais ce n'était pas vrai, Maura avait cet espoir aussi, de vivre une histoire d'amour qui bouleverserait tout. Son monde, sa routine, tout l'univers. Les cailloux griffaient son jean, sensation désagréable pour ses genoux mais Maura n'avait jamais été du genre à se plaindre. Il lui avait fallu deux ans avant que son secret ne lui échappe. « On va le laisser ici. T’sais un embryon c’est petit comme ça. » Elle fixa son regard sur le visage de Vince, étonnée de le voir aussi doux avec un simple bourgeon de rose. Elle connaissait l'évolution du fœtus qui prenait tour à tour la forme d'une framboise, une figue, un citron ou une orange. Mais la comparaison à la rose était mille fois plus belle. Elle observait ses traits paisibles, éclairés par la seule lumière de la lune, ses cheveux en bataille et ses doigts enroulés autour de sa clé pour graver dans une boîte. Son cœur sembla s'effondrer dans sa poitrine, agonisant tout au fond comme un animal blessé, prêt à rendre son dernier souffle et son seul réflexe fut d'implorer Vince du regard. Me repousse pas, si je t'embrasse encore. Elle resta figée ainsi, quelques secondes, le temps suspendu au bout de ses lèvres à lui. Elle aurait aimé que cette nuit ne connaisse aucune fin, aucun lever de soleil, aucune destination pour que le voyage ne s'arrête jamais. Vincent l'amusait, il était son éclat d'oxygène lorsqu'elle se noyait dans sa routine. Il arrivait avec ses grands sourires, ses vêtements troués et son odeur de marijuana qu'elle détestait toujours. Sa silhouette ondulait dans son esprit et elle lui enviait sa façon de profiter d'un instant sans penser à ce qui viendrait ensuite. « Je te prête mon fils. Tu pourras lui apprendre les gros mots italiens. Et j’lui dirais de t’insulter pour moi. Deal ? » Elle fit la moue, cette expression étrange qui l'oblige à gonfler ses joues. Elle aurait préféré lui apprendre les berceuses italiennes que sa mère, puis sa sœur lui avaient trop de fois chanté étant enfant. Celle de la petite étoile qui brille, sa favorite, qu'elle connaissait par cœur. « Deal. » souffla-t-elle, tapotant son poing contre celui de Vince, comme deux gamins – super copains. « Où est Bernie ? » s'enquit-elle, balayant le parc de son regard trop vert, à la recherche d'un homme dans la force de l'âge, qu'elle n'aurait pas remarqué avant. Où étaient les pizzas immenses et le pack de bière. « Ton ami imaginaire ne veut pas se montrer. Tu aurais dû accepter mon invitation, tu ne sais vraiment pas faire la fête. » Le regard rieur, un sourire fanfaron barrait ses lèvres. Elle était plutôt douée, lorsqu'il s'agissait de rappeler à Vince et aux avocats en général, qu'ils étaient définitivement en-dessous des flics, dans tous les domaines. La boîte était cachée sous la terre. Son bébé avait déjà un endroit où il reposait en paix, mais ici, c'était tout aussi beau. Elle releva ses yeux pour se tourner vers le profil de Vince. Il la propulsait dans un monde parallèle au sien. Pas forcément plus beau, différent. Elle évitait de repenser aux goûts de ses lèvres, glissant ses doigts sur ses genoux abîmés, le regard ailleux. « Je crois que je vais rentrer chez moi. »
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message posté Sam 6 Mai - 16:04 par Vince D. Stafford

we’re a different sort of thief here. deception and misdirection are our tools. we don’t believe in hard work when a false face and a good line of bullshit can do so much more. Le saxophone se pliait sous mes doigts. Il se dérobait dans un souffle imaginaire. Je mettais mes tripes dans une ballade silencieuse. Mon coeur parlait la langue des bas-fonds, des quartiers défavorisés de Londres. Sale. Suant. Blasé. Je vivais parmi les bâtards et les putains. Je respirais les poudres nacrées à l’arrière de l’église pour rapprocher du ciel. Elle ne me connaissait pas, Maura. Pas vraiment. Elle ne savait pas d’où je venais. Comment j’avais vécu. Parce qu’elle n’avait pas à le faire. Je plissais les yeux en posant ma petite boite dans le jardin. Elle portait mes initiales et le souvenir de Romy. Elle me l’avait offert pour que je n’oublie pas. Mais son sourire était ancré dans ma bouche. Son haleine s’embaumait dans les soupirs du vent. Je l’avais gardé dans un effort primitif et farouche. Parce que nous étions ensemble. C’était l’évidence. Mais on se déchirait dans la drogue. On se déchirait parce qu’on était que des toxs. J’agitais les jambes en dépliant les pans de ma veste. Ma poche contenait l’objet de mon plaisir. Je ne voulais pas trahir Maura. Elle méritait une expression sincère. Elle méritait mon attention. Mais j’avais l’âme versatile. Je crispais mes doigts sur le sachet de coke. Elle était flic mais on ne travaillait plus. Nous avions décidé de nous séparer.  Et je voulais m’émanciper dans cette atmosphère épaisse et tiède de l’interdit. J’avais besoin d’effleurer les franges de l’indolence qui suscitait le bonheur. «Ton ami imaginaire ne veut pas se montrer. Tu aurais dû accepter mon invitation, tu ne sais vraiment pas faire la fête. » Je déroulais le tapis. Je tendais mes ailes sépulcrales dans l’obscurité. Dans ce coin reculé, nous existions au travers du temps. Elle était magnifique, avec sa chevelure négligée et son charme envoûtant. Je me penchais afin de remarquer les courbes de sa silhouette. Ma tête esquissait un mouvement oscillatoire. Bernie n’avait pas de domicile fixe. Il était libre de vagabonder partout ailleurs. Parfois il venait. Parfois il s’en allait. Je haussais les épaules en prenant une grande inspiration. Mes narines brulaient sous le toucher de l’extase. Mon esprit s’enflammait. Je déglutis en la voyant s’éloigner. Je la dégoutais - Je dégoutais avec mes addictions. Mais je respirais encore. J’étais heureux dans mon insouciance, le regard courbé tout prêt de la limite. Mes semelles craquaient sur les petits cailloux. Les vagues de la serpentine ondulaient dans mes yeux. « Je crois que je vais rentrer chez moi.» Elle ne pouvait pas abandonner. Ses lèvres étaient naïves et agitées par une détresse particulière.  Je me hissais sur mes talons afin de lui barrer le chemin. La divinité supérieure sommeillait en cette heure. Elle nous avait rejeté de sa miséricorde. J’effleurais son épaule en l’attirant contre moi. Un geste violent. Non calculé. Parsemé d’oublis et de faux pas. «Bernie est tout seul. J’dois le retrouver pour lui donner à manger. C’est ça la vraie fête. » Ma paranoïa commençait. Il fallait absolument sauver mon ami - lui réchauffer le ventre pour qu’il puisse vivre encore. Nous étions tous désunis et égoïstes. Et le temps d’un rush, je portais une main compatissante vers un autre. «Après je t’emmène danser. Promesse de Junkie.» Je m’esclaffais en l’entraînant dans les buissons. Je marchais dans les feuillages sans reprendre mon souffle. Puis je m’arrêtais afin de me tourner vers le bourgeon de fleur. Il était en sécurité la-bas, sans nous. Un frisson traversa mon échine alors que nous dépassions les roserais pour nous perdre au milieu des arbustes. Le clair de lune illuminait les sentiers. Je ne craignais plus l’obscurité. Il y avait a la lumière et l’effet du poison. «C’est pas une vraie soirée. Si tu ne fais un effort.» Murmurais-je en l’emmener dans ma folie. Londres s’effondrait sous nos pieds, laissant place aux univers irréalistes et libertins de cocaina.
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