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we are starwaves. well at least me + hal

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message posté Lun 13 Fév 2017 - 11:48 par Vince D. Stafford

the one thing i have absolute faith in is mankind's capacity to make things worse. no matter how bad it gets, we're all happy to screw each other over. it's enough to make me wonder if we should have let the zombies win. La porte était ouverte. Je m’élevais en l’air, puis tête la première je me jetais sur la fente. Les couloirs du commissariat n’avaient pas changé. Je marchais au milieu des ses innombrables silhouettes. Il y avait un millier de reflets, des couleurs ondulant sous la grisaille oppressante de Londres. Je passais avec curiosité entre les bureaux. Je furetais afin de m’accrocher aux espaces vastes qui s’étendaient dans le service criminel. Il y avait des tueurs ici. Des malfrats. Des cons à pistolets. Je lisais sur chacune des expressions. Je ressentais l’effroi de l’hiver et l’envie de claquer sous leurs doigts. Il suffisait d’un rail de crack. L’alcool pouvait faire le reste. Mon esprit était vagabond dès le matin. Parce que je m’étais couché avec le fixe sur le bras. J’avais injecté le liquide cristallin, l’essence d’une vie au-delà des espérances. La fin était infinie. Mes pensées cheminaient autour de mon esprit, broyant le bon sens et les conventions morales. A quoi bon être malin quand on est entouré de flics? Je soufflais sur mes poignets en longeant le corridor. Tous les postes étaient placardés d’affiches de recherche. Les photos étaient magnifiquement alléchantes : Wanted sans récompense. Ils avaient pas encore compris que les justiciers étaient fauchés ? A l’ère de la technologie on avait plus les sous pour faire les héros. C’était plus pratique de s’acheter un iphone et des écouteurs sans fils. Je riais en peignant mes cheveux sur une vitre. Mon regard brillait sous les néons de la lampe. La salle d’interrogatoire m’attendait, mais je me fichais des suspects d’aujourd’hui. Je venais pour me divertir. Mes idéologies s'envolaient avec l'hésitation d'un papillon perdu au clair de lune. Elles se noyaient avec grâce dans la pénombre des cellules. Dans ma tête; le vide. Un courant d’air glacial et doucereux. Je me redressai avec lenteur, incapable de retrouver l'équilibre. Ma poitrine s'enflammait sous les jougs de la cocaïne. Mon amour, embrasse moi. La drogue renforçait mes pulsions euphoriques. Le doute avait disparu. La peur n'existait plus, inhibée par les effets de la poudre cristal. Je sentais les contractions de mes veines autour de mon cœur, leurs ronflements harmoniques enveloppaient ma conscience comme une caresse, comme un sifflement strident. J’observais les alentours. Toutes les directions se ressemblaient. Vers la gauche. Vers la droite. Je continuais mon ascension dans l’avidité. Maura Belshaw n’était pas là. Le canon était de sortie - Misère, j’allais encore me retrouver seul dans son bureau. Je pouvais lui laisser un souvenir. Un bout de caleçon. Une poil de cheveu. Comme ça elle pouvait garder un peu de moi dans un tiroir. Je soupirais en coinçant une cigarette dans ma bouche. Mon briquet s’époumonait dans ma prise. Pas de feu. Pas de fumée. Je grommelai en claquant mes semelles sur le sol. J’apercevais la silhouette bien menue de Hal Manning. Il avait l’air sportif, peut-être pas le genre à se rouler un bedon. Mais je voulais tenter. Après tout, j’avais un peu de Hanna en moi. Peut-être était-il un peu amoureux de moi aussi. «Yo. Chef Manning. » Raillai- en papillonnait des yeux. Je secouais mon filtre sous son nez dans un geste dramatique. «J’dois plaider dans cinq minutes. T’as pas d’quoi me dépanner?» Je sentais déjà son scepticisme. Il allait me sortir une réplique bien cliché sur les donuts ou les menottes. Un truc pas drôle, mais je ferais semblant de rire. Encore ma grandeur d’âme! «Tsais quand j’étais plus jeune. J’étais roux aussi. J’me demandais l’autre jour, c’est genre l’orange ton truc. Ou tu peux faire dans toutes les nuances?» J’acquiesçais d’un air solennel. Il était bizarre de s’enticher d’une jumelle. Je pompais l’air en m’appuyant sur le rebord.
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message posté Dim 19 Fév 2017 - 13:25 par Hal Manning
Le commissariat était d'un ennui mortel, la raison ? Son chef l'avait assigné à son bureau jusqu'à ce qu'il finisse sa paperasse. Pour le punir encore davantage, il lui avait enlevé Maura en l'envoyant sur le terrain avec un autre partenaire. Il était bloqué à son bureau et sans personne à qui se plaindre, il savait que c'était la seule façon de lui faire faire sa paperasse, car il repoussait toujours le moment d'écrire ses rapports, mais il râlait quand même par principe. Sa plus grande distraction était de jeter des boulettes en papier dans sa poubelle et même ça commençait à le lasser. Maura avait eu la bonne idée de lui faire livrer des donuts au bureau, une grande boîte qu'il aurait pu aisément partager avec ses autres collègues présents dans les locaux. Sauf que son amour des donuts avait pris le dessus et que la boite vide traînait négligemment sur un coin de son bureau. Il avait bien essayé de prendre des cafés avec d'autres gens pour écouter les derniers potins, mais aussi bien le liquide imbuvable que les sujets de discussion puérils l'avait vite dissuadé. Alors, il n'avait eu d'autre choix que de se plonger dans sa paperasse pour s'occuper l'esprit. Comme une pendule, il lève la tête de son rapport pour regarder l'heure et constate qu'il est pile l'heure de sa pause, la cigarette était le dernier véritable vice qui lui restait et il n'était pas prêt de l'abandonner. La cigarette entre les lèvres avant même d'avoir atteint l'extérieur du bâtiment, à peine il passe la porte que son zippo allume sa cigarette sans manière. Un léger vent aide sa clope à se consumer sa clope un peu plus rapidement qu'à l'accoutumer, puis il tirait de longues taffes sur sa cigarette, preuve que la paperasse le poussait vraiment à bout. Surtout qu'il avait tellement mieux à faire que de remplir des rapports pour permettre à sa hiérarchie de contrôler le moindre de ses mouvements, il se savait surveiller à cause de ses écarts de conduite, mais ce n'est pas pour autant qu'il avait envie de faire des efforts. Au diable le cancer, il fume sa cigarette jusqu'au filtre, jusqu'à ce que la dernière trace de tabac ait disparu. Il écrase rageusement son mégot du bout du pied. Elle était passée trop vite et il était déjà prêt à s'en rallumer une lorsqu'une voix le sorti de l'observation de sa chaussure. « Yo. Chef Manning. ». Son regard se lève et il n'est pas surpris de reconnaître la silhouette de Vince, il n'y avait que lui pour l'appeler comme ça de toute façon. Instantanément, les pensées d'Hal vont vers sa jumelle. Il se rappelait d'ailleurs, quand elle lui avait annoncé que son frère avait décidé d'arrêter la drogue. Malheureusement, la consommation de drogues était difficile à déceler au premier coup d'œil surtout chez un utilisateur régulier. Hal était plutôt tolérant avec l'usage de drogues et les addict, sans doute parce qu'il avait bataillé avec sa propre addiction. L'alcool n'était pas interdit, mais restait une drogue dévastatrice. « J'dois plaider dans cinq minutes. T'as pas d'quoi me dépanner? ». Sans un mot, il lui tend la flamme de son zippo pour lui permettre d'allumer sa cigarette. Qui était-il pour empêcher quelqu'un d'avoir sa dose de nicotine. Vince était avocat et c'était un concept que Hal n'avait toujours pas assimilé, il était tellement éloigné des autres avocats qu'il voyait se pointer au commissariat à longueur de temps. « Tsais quand j'étais plus jeune. J'étais roux aussi. J'me demandais l'autre jour, c'est genre l'orange ton truc. Ou tu peux faire dans toutes les nuances? ». Hal lève les yeux en l'air instantanément, cela lui apprendra à rendre service. Vince Stafford l'ennuyait autant qu'il l'amusait, à égale mesure. Depuis l'adolescence, il avait réussi à dissimuler ses sentiments pour Hanna à la principale intéressée, mais son jumeau l'avait deviné, comment Hal ne savait pas trop. Vince ne manquait jamais une occasion de lui balancer en pleine face. « T'as aucune chance, je suis plutôt branché Donald Trump en ce moment... ». Cela ne servait à rien de s'énerver, ça ne ferait que le réjouir encore davantage. Ne résistant pas plus longtemps à l'envie, le policier glisse une nouvelle cigarette entre ses lèvres et l'allume sans perdre de temps. Vince avait le don de lui taper sur les nerfs, d'ailleurs il était bien content que Maura soit sur le terrain car l'avocat prenait toujours un malin plaisir à flirter avec elle juste sous son nez. Certes, Maura était indéniablement un canon, mais il soupçonnait que Vince fasse aussi ça pour l'énerver. « Va faire mumuse ailleurs, avant que je décide de te faire pisser dans un pot pour te faire radier ! ». Il serait incapable de mettre ses menaces à exécution, car il était un peu mal placé pour cela, mais il n'oserait jamais faire une crasse pareille au frère d'Hanna. Même si Vince était sa propre personne, dans son esprit il restait toujours lier à la rousse.
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message posté Sam 18 Mar 2017 - 16:02 par Vince D. Stafford

the one thing i have absolute faith in is mankind's capacity to make things worse. no matter how bad it gets, we're all happy to screw each other over. it's enough to make me wonder if we should have let the zombies win. J’avais fais une promesse et je l’avais tenu pendant une semaine. Pardon mamma, l’addiction est trop forte. La coke c’est bon pour le moral. C’est bon pour le moral. Le vent s’effondrait sur ma peau. J’avais l’impression d’avoir la silhouette craquelée. Le manque dessinait ses arabesques sur mes veines comme une étoile dont les pointes se transformaient en aiguilles. Je suffoquais dans la monotonie. Je me languissais du contact filant de la drogue. Ma vibe était cassée par les réfractions de la lune. Je levai la tête vers la vitre en baillant. Mon client s’appelait Monsieur Peebody. J’étais fier d’avoir retenu son nom mais j’étais aussi frustré de devoir le prononcer en gardant mon sérieux. P-E-E-B-O-D-Y. Littéralement corps pipi. Je tournais les pages du rapport de police pendant deux secondes, puis je finis par l’abandonner sur le comptoir. Avant la gloire d’une défaite face au procureur, une petite clope s’imposait. J’arquai un sourcil en me pavanant dans les couloirs. Le commissariat semblait désert. Aucun signe de donuts, de cupcakes ou de tartelettes à la crème, la vie de justicier était devenue bien chiante. Je roulais des yeux en dévalant les escaliers. Mes jambes se pliaient en dansant avec légèreté. Mes pensées étaient nuancées par la douceur de la nicotine. J’veux tellement m’prendre un fixe. Hal se tenait comme un roc à l’extérieur de l’immeuble. Il arborait cette expression constipée, à la limite de l’intelligence. Il fixait sa chaussure avec insistance, comme si le cuir ternie de ses godasses de flic pouvaient renvoyer l’image de Yasmine Bleeth en bikini. Vieille référence. Mais référence quand même. Alerte à Malibu était indémodable. Je déglutis en imaginant les dunes gracieuses qui s’articulaient au bord de la mer. Bien sûr, je ne parlais pas de sable. Mais des courbes bien dodues de Carmen Electra, Pamela Anderson. Oh mon Dieu, je pouvais entendre les tambours du générique. Dans un geste vacillant, je me penchais pour reluquer la semelle de Hal. Si sa chaussure pouvait vraiment créer les reflets, j’étais prêt à lui voler une jambe. Il me tendit son feu et je marquais un silence pour me rire intellectuellement de la scène.«T’as aucune chance, je suis plutôt branché Donald Trump en ce moment... » J’agitais les épaules en aspirant les fumées de mon joint. Les senteurs du cannabis enlaçaient mon âme comme une pipe en hiver; à la fois chaudes et apaisantes. «Va faire mumuse ailleurs, avant que je décide de te faire pisser dans un pot pour te faire radier !»  J’étais presque offusqué par sa remarque. Mais j’étais sûr d’avoir obtenu l’immunité grâce à Hanna. C’était comme prostituer ma soeur, mais tant que j’étais libre et que Hal la gardait dans sa chaussure, elle allait pas se plaindre. Je soufflais en m’adossant au mur. «Mais j’veux jouer avec toi. Puis franchement si t’veux juste voir mon zgeg y a moyen de s’arranger sans l’pot.» Je lui adressai un clin d’oeil en ondulant le bassin. «Sinon pourquoi t’as jamais avoué à la rousse que t’avais envie de la ken?» M’enquis-je avec hilarité. Puisqu’il voulait tant me rappelle qu’il y avait un barreau et j’étais avocat - autant lancer l’interrogatoire.
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message posté Dim 9 Avr 2017 - 9:12 par Hal Manning
Les jumeaux Stafford n'allaient pas l'un sans l'autre, malgré leurs différences et Hal s'était toujours habitué à la présence de Vince. Ce n'était pas un prix si terrible à payer pour avoir la rousse dans sa vie finalement. L'avocat n'était pas désagréable, bien qu'il essayait par tous les moyens de taper sur les nerfs d'Hal, surtout en lui renvoyant son amour pour Hanna en pleine figure. Au moins, il avait le mérite d'être loin du stéréotype du reste des avocats qui passaient la porte du commissariat, avec lui on pouvait rire au moins. Les seuls qui appréciaient beaucoup moins, devaient être les clients de Vince. Avec sa mine débraillée et son attitude perchée, il n'inspirait absolument pas confiance. Hal ne comptait plus le nombre de fois où des personnes lui avait demandé s'il n'y avait pas un autre avocat commis d'office en réserve. Malheureusement, c'était un job ingrat et les avocats prêts à s'occuper d'affaires mineures pour un salaire minable ne couraient pas les rues. Le policier s'accrochait à sa cigarette pour ne pas perdre patience devant l'avocat. Surtout, qu'il suffit d'une bouffée pour que Hal comprenne que ce qu'il venait de lui allumer n'était pas une cigarette, mais un joint. L'odeur du cannabis était tellement forte, qu'il ne pouvait pas la louper. C'était du Vince tout craché, demander à un flic d'allumer son joint. Heureusement que personne n'avait vu Hal faire, sinon il aurait pu avoir de gros problèmes avec sa hiérarchie, déjà qu'il l'avait dans le collimateur. Puis, cela faisait bien longtemps qu'Hal ne courrait plus après les consommateurs de stupéfiants, il gérait des affaires bien plus importantes que cela désormais. Pour sa conscience, Hal jette un coup d'œil autour de lui pour être certain qu'aucun flic n'était présent. Tous ses collègues ne faisaient pas preuve de la même tolérance vis-à-vis du cannabis, surtout devant un commissariat, à la vue de tous. « Mais j'veux jouer avec toi. Puis franchement si t'veux juste voir mon zgeg y a moyen de s'arranger sans l'pot. ». Une expression de profond dégoût traverse son visage, autant pour le langage vulgaire qu'à cause de ce qu'il est en train d'insinuer. Vince n'avait jamais été un poète, mais il mettait la barre haute encore une fois. « Désolé, mais je veux pas jouer à touche pipi avec toi ! ». Plus l'avocat s'exprimait, plus Hal se demandait comment il avait réussi à faire des études en droit et passer le concours d'avocat, c'était un véritable mystère. Peut-être qu'il irait le voir plaider un jour, pour voir s'il utilisait le même langage devant un juge que devant les policiers. « Sinon pourquoi t'as jamais avoué à la rousse que t'avais envie de la ken ? ». Cette fois encore, il grimace, ses questions étaient tellement déplacées et à côté de la plaque. Sa façon puérile de tout ramener au sexe était inquiétante, bien qu'un peu amusante. Toutefois, Hal n'avait aucune envie de parler de cela avec lui, il n'en parlait à personne et sûrement pas au frère de la principale intéressée. Il se voyait mal expliquer à Vince, la personne la moins romantique qu'il connaisse, qu'il avait ressenti de l'amour pour sa sœur et pas une simple envie de coucher avec elle comme il le laissait entendre. « J'avais trop peur qu'elle y prenne goût et que je me retrouve à faire partie de la même famille que toi ! ». Rien que de s'imaginer qu'Hanna aurait pu être sa femme lui faisait toujours un pincement au cœur, mais ce qui était fait était fait, il ne pouvait plus revenir en arrière désormais. L'odeur du cannabis lui chatouillait le nez et il se rappelait distinctement de la dernière fois qu'il en avait fumé. C'était au mariage d'Hanna, Hal avait picolé plus que de raison pour oublier sa peine et avait quasiment arraché le joint des mains de Vince ce jour-là. « La dernière fois que j'ai fumé de ta merde, c'était au mariage de ta sœur. J'ai passé des semaines dans l'angoisse d'un contrôle anti-drogues. ». Il ne savait pas vraiment pourquoi il partageait cette information avec lui, sans doute pour faire la conversation plutôt que de l'entendre sortir des obscénités sur sa sœur.
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message posté Sam 6 Mai 2017 - 10:59 par Vince D. Stafford

the one thing i have absolute faith in is mankind's capacity to make things worse. no matter how bad it gets, we're all happy to screw each other over. it's enough to make me wonder if we should have let the zombies win. Je le toisais du regard. Hal était grand, sa silhouette imposait le respect mais je préférais fermer les yeux et imaginer ses fantasmes romantiques. Je préférais imaginer ses façons de penser à Hanna lorsqu’elle se trémoussait devant la porte de la maison et qu’il ouvrait la bouche pour gober toutes les mouches du voisinage. Elle ne l’avait jamais aimé - Elle ne l’avait même pas remarqué. Pourquoi s’était-il accroché ? J’ignorais s’il fallait admirer sa persévérance ou se moquer de son idiotie. Je relevais la tête en calant mon joint au coin de mes lèvres. Toujours la provocation. Je souris avec arrogance. Il avait de la chance. Je n’avais pas d’ambition et de vanité en réserve. Je me fichais de son statut de flic. Mon apparence ne changeait pas devant lui. J’étais fidèle à mon détachement. Je pouvais être son pote pour quelques heures - sans juger l’éclat trop brillant de sa plaque et ses chaussures rustiques. Il avait un soucis vestimentaire. De base, il était bizarre parce qu’il se changeait. J’étais plus dans l’optique une tenue pour la semaine. Je fronçais les sourcils en me penchant vers son profil. Lequel de nous était saint, lequel était débauché ? Il avait étouffé ses addictions et j’explorais les miennes. Mes poumons se déployaient derrière les arcs de ma cage thoracique. Le vent s’élevait devant la façade du commissariat. L’insigne brillait au sommet de ma tête. Le froid s’infiltrait dans mes os. Je m’agitais afin de me recroqueviller sous les plis de ma veste. J’avais besoin d’espace avant ma prochaine investigation. Ma plaidoirie était déjà travaillée. Comme toutes les autres, il s’agissait de tchatch. Nul besoin de réussir pour encaisser un salaire. La vie d’avocat était belle. Celle du commis était encore mieux. Je tirais une longue latte. Les vapeurs du cannabis enveloppaient mon regard. «Désolé, mais je veux pas jouer à touche pipi avec toi ! » Je roulais des yeux. Son rejet me brisait le coeur; Il ne réalisait pas encore que j’étais sa seule chance de se faire un Stafford. Bon il y avait la petite soeur, mais avec un tempérament aussi rigide, il y’ avait fort à parier que son vagin était un territoire hostile. Je pinçais les lèvres sur mon filtre. « J'avais trop peur qu'elle y prenne goût et que je me retrouve à faire partie de la même famille que toi ! » Je pouffais de rire. Ce n’était pas du tout moqueur. Le pauvre. « La dernière fois que j'ai fumé de ta merde, c'était au mariage de ta sœur. J'ai passé des semaines dans l'angoisse d'un contrôle anti-drogues. » Je secouais mon index d’un air réprobateur. Impossible, j’étais au courant du calendrier des dépistages. Le prochain était prévu dans deux mois. Et j’avais déjà posé mon congé pour éviter de me faire griller. Puis ma beuh c’était de la qualité premium. Mon dealer était un homme de l’église. Il avait trop la foi pour tricher. «M’en parle pas. Le pire mariage de ma life. Ils se sont tellement éternisé dans les voeux à croire qu’ils étaient les seuls de la planète à niquer quoi. Et regarde, divorcée, nevrosée, plus rousse que jamais. Pauvre Hanna. Maybe elle aurait dû t’épouser. Et Maybe elle t’aurait divorcé aussi.» Le rayonnement du lampadaire renvoyait ses prismes sur mon visage incertain. Je lui adressai un sourire taquin. «Du coup. Tu t’es déjà fait une rousse pour compenser? C’est pas une race à part t’sais. Toutes les femmes sont pareils si t’appuie sur le bon bouton… » J’ouvris en imitant des halètements féminins. Ou un chien galeux. L’analogie était si facile.
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# Re: we are starwaves. well at least me + hal
message posté Sam 13 Mai 2017 - 15:08 par Hal Manning
Pendant longtemps, Hal avait cru que Vince finirait pas révéler son secret à Hanna et cela l'angoissait. Avec tout ce qu'il consommait, il était capable de faire une boulette et de révéler des informations compromettantes sans même sans rendre compte. Jamais il n'aurait choisi son jumeau pour vider son sac et confesser son grand amour. Hanna était son grand amour, qu'elle ne lui ait jamais retourné ses sentiments ne changeait rien, il l'avait mise sur un piédestal depuis bien trop longtemps. Il devait reconnaître que Vince était plus observateur qu'il ne le pensait, car il avait deviné sans qu'Hal n'ait besoin de le verbaliser. Sa sœur n'avait jamais rien vu elle, pourtant le policier avait passé beaucoup plus de temps à son contact, à souffrir en silence, à cacher sa peine. Sauf que Vince avait compris et il se délectait de le voir souffrir. Même si la douleur n'était pas aussi importante que par le passé, cela n'était toujours pas agréable pour Hal. Peut-être qu'il ne guérirait jamais complètement d'elle. Il était préparé à cette éventualité. Il avait fait un choix il y a bien longtemps de demeurer dans sa vie en tant qu'amis, il n'imaginait pas une existence où Hanna ne faisait pas du tout partie de sa vie. Pourtant, au fond il savait que cela aurait été la meilleure solution pour l'oublier, ne plus la voir tout simplement, mais il était trop tard pour des mesures aussi drastiques. « M'en parle pas. Le pire mariage de ma life. Ils se sont tellement éternisé dans les voeux à croire qu'ils étaient les seuls de la planète à niquer quoi. Et regarde, divorcée, nevrosée, plus rousse que jamais. Pauvre Hanna. Maybe elle aurait dû t'épouser. Et Maybe elle t'aurait divorcé aussi. ». C'était lui qui avait lancé le sujet et il regrettait amèrement. Il n'avait pas envie de s'imaginer marier à Hanna, il ne voulait pas se faire plus de mal que nécessaire, mais Vince ne pensait qu'à appuyer là où cela faisait mal. Malgré tout, son cerveau était en désaccord profond avec ce que Vince venait de dire. Si elle l'avait épousé, ils n'auraient pas divorcé, ou pas aussi vite tout du moins. Avec lui, elle n'aurait pas eu d'enfant, elle ne l'aurait pas perdu non plus. Il ne pouvait pas se permettre de réfléchir comme ça, de laisser Vince foutre le bordel dans sa tête. Peut-être qu'elle serait toujours la Hanna qu'il avait connu, si seulement il avait osé lui dire ce qu'il ressentait. Vince agissait comme s'il était Team Hal, mais il n'avait jamais rien fait pendant des années. Il avait regardé Hanna épousait Alex, tout comme lui. « Du coup. Tu t'es déjà fait une rousse pour compenser? C'est pas une race à part t'sais. Toutes les femmes sont pareils si t'appuie sur le bon bouton… ». Hal grimace, non pas à ce que venait de dire l'avocat, mais à son imitation grotesque de relations intimes. Vu son allure, il se demandait comment des femmes pouvaient avoir envie d'écarter les cuisses devant lui. Il devait avoir des germes partout et cumuler les maladies sexuellement transmissibles. « Désolé de ne pas partager ta vision de l'amour Vince, j'aurai été plus heureux en suivant tes préceptes. ». L'odeur de cannabis autour d'eux l'énervait, tout comme son attitude de maître du monde, comme s'il savait tout mieux que tout le monde. « Et non je me suis jamais fait de rousse, mais je te tiendrai au courant si jamais je tente l'aventure... ». Il grinçait des dents, Vince lui tapait sur les nerfs, mais il ne voulait pas lui faire la joie de perdre les pédales. Hal glisse une nouvelle cigarette entre ses lèvres et l'allume rapidement. La nicotine l'apaisait, enfin il aimait y croire. « Si elle m'avait épousé, elle aurait été heureuse, mais tu l'aurais pas supporté. Hein Vince ? Toi ce qui t'intéresse c'est que tout le monde soit aussi malheureux et paumé que toi ! ». Malgré la cigarette et sa bonne volonté, il n'avait pas pu cacher complètement son agacement. Il n'était même pas vraiment en colère contre Vince, mais il avait ravivé des souvenirs douloureux.
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