Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Version #22 !
LC vient d’enfiler sa 22ième version, dont vous trouverez tous les détails par ici.
La chasse aux fleurs.
Une chasse aux fleurs est en cours où mêmes les allergiques peuvent jouer. Plus d'infos.
On a besoin de vous !
Si vous avez des idées, des suggestions ou autre à nous faire par quant à l’intégration sur le forum, rendez-vous par .
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.



Partagez|

Life is not always what you expect it to be - ft Mohan & Breena

avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 15/06/2015
» Messages : 1038
» Pseudo : Anne
» Avatar : Emily Bett Rickards
» Âge : 27 ans
# Life is not always what you expect it to be - ft Mohan & Breena
message posté Lun 13 Fév - 21:39 par Rhiannon O'Connor
Life is not always what you expect it to be
Mohan & Breena & Rhiannon



4 février 2017

4.20am c’est l’heure qu’affichait mon réveil quand je me réveillais en sueur pliée en deux par la douleur sans savoir ce qui m’arrivait. Les crampes avaient commencé la veille au soir, j’avais pris un médicament pour la douleur et une tisane pour me relaxer afin de pouvoir dormir, malgré tout j’avais passé des heures à me tourner et retourner dans mon lit et j’étais à peine endormie qu’une nouvelle crampe, plus forte que la dernière me réveillait. J’avais envie de hurler mais je ne voulais pas affoler Sharona qui dormait dans la chambre à côté et l’inquiéter. J’attendais que la douleur passe finalement avant de me tourner à nouveau en espérant arriver à me rendormir encore une fois, mais après une heure et de nouvelles douleurs je finis par me résoudre à sortir de mon lit. Je commençais par un arrêt dans la cuisine où j’allumais la bouilloire pour me préparer un thé noir bien corsé, après quoi je pris mon ordinateur avec lequel je me posais sur le canapé. Si je devais être réveillée aux aurores autant que ces heures soient productives et que je me mette à travailler sur la traduction qui m’avait été confié il y a quelques semaines. Ce n’est qu’en entendant Sharona se lever et constatant que je n’avais pas avancé dans mon travail passant la plus grande partie de mon temps pliée en deux par la douleur que je capitulais en éteignant l’ordinateur et appelait mon médecin pour prendre un rendez-vous pour le matin même en espérant qu’il puisse me donner quelque chose qui fasse passer la douleur rapidement. Je rejoignais Sharona dans la cuisine pour me forcer à manger quelque chose en guise de petit déjeuner et échangeait quelques mots rapides avec elle avant d’aller prendre ma douche.

Je m’étais préparé tant bien que mal entre deux crampes avant de prendre un taxi pour me rendre au cabinet de mon médecin pour découvrir ce qui m’arrivait. Je ne pouvais m’empêcher de penser au pire sans pouvoir mettre un nom sur ce qui m’arrivait. J’attendais patiemment dans la salle d’attente que ce soit mon tour, j’étais là depuis une quinzaine de minutes que j’entendis mon docteur m’appeler et me levait pour la suivre dans son cabinet. Elle avait une quarantaine d’année et me suivait depuis que j’étais installée par moi-même à Londres, avant que je ne parte pour retrouver mes parents biologiques en Australie. Nous commencions par échanger quelques paroles avant qu’elle me demande ce qui m’arrivait. Je lui parlais rapidement des crampes que j’avais depuis la veille qui empiraient en intensité et du fait qu’elles se faisaient plus rapprochées. Je m’installais sur la table d’auscultation et la laissait faire ce qu’elle avait à faire en répondant à ses questions sur la douleur, l’intensité, la répétition et si cela me faisait mal quand elle touchait à tel ou tel endroit.

« Et vous dites que ce sont des crampes, vous êtes sûres que ce sont pas des contractions ? »
« Des contractions ? Vous voulez dire comme les femmes enceintes prêtes à accoucher ? »
« C’est bien ça. Se pourrait-il que vous soyez enceinte ? »
« Non, c’est impossible. »
« Vous en êtes absolument sûre ? »
« A 100%. Je suis célibataire depuis presque neuf mois et je n’ai eu aucune relation depuis. »

Je pouvais voir l’air sceptique que m’adressait mon médecin à ma réponse avant de hocher la tête. Je ne savais pas ce qu’elle pensait et si elle me croyait ou non, mais j’étais sûre que ce n’était pas possible, je le saurais si il y avait la moindre chance que je le sois, il y avait des signes qui ne trompaient pas et je n’en avais aucun. J’avais peut-être prit deux ou trois kilos depuis le départ de Noam mais je n’avais pas vraiment fait attention à ce que je mangeais, mais je ne montrais définitivement pas les rondeurs de quelqu’un qui attendait un enfant. Sans compter les autres symptômes comme l’arrêt des règles que j’avais toujours aussi régulièrement qu’avant, sans compter que j’avais toujours fais attention à ma contraception et que je ne manquais jamais la prise de ma pilule.

« Mmmm j’aimerais vous envoyer à l’hôpital pour faire quelques tests supplémentaires et principalement un scanner pour voir ce qui peut être la raison de vos douleurs. Je vais vous appeler une ambulance et les prévenir de votre arrivée. »
« Vous ne me croyez pas, n’est-ce-pas ? Je peux prendre un taxi et me débrouiller par moi-même. »
« Je ne dis pas que je ne vous crois pas, vous pourriez faire un déni de grossesse et ne pas vous êtes rendu compte que vous étiez enceinte. Ou il pourrait s’agir de quelque chose de totalement différent. Mais on ne le saura pas tant que vous n’avez pas fait un scanner et d’autres tests plus poussé et pour cela il vous faut aller à l’hôpital. Je n’en doute pas que vous puissiez vous rendre par vous-même, mais je préfère ne pas prendre de risques et vous faire accompagner. »

Je me contentais de hocher la tête, je ne savais pas quoi penser de ce qu’elle avait dit et j’avais du mal à imaginer qu’on puisse ne pas se rendre compte que l’on est enceinte pendant neuf mois. J’avais envie de lui répondre qu’elle était folle, que ce déni de grossesse n’était qu’une invention mais je n’avais pas envie de causer une scène et que les patients dans la salle d’attente me prennent pour une folle. J’espérais que ce passage à l’hôpital puisse m’apporter des réponses et que je puisse revenir pour lui prouver qu’elle se trompait et que je connaissais mon corps. J’essayais de ne pas y penser mais les douleurs me rappelaient tout ce qui se passait toutes les quelques minutes que quelque chose n’allait pas.

Il n’avait fallu que quelques minutes à l’ambulance pour arriver et me prendre en charge avant de prendre la direction de l’hôpital où l’on me demandait de m’asseoir et de remplir un formulaire d’admission. Ce que je faisais aussi bien que possible quand je n’étais pas pliée en deux par une nouvelle crampe. J’étais consciente de ce que mon médecin m’avait dit concernant le fait que c’était probablement des contractions mais je n’arrivais pas à me résoudre à les nommer de la sorte. Finalement on me demandait de patienter dans une salle d’auscultation que quelqu’un vienne m’examiner.  

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 03/05/2016
» Messages : 104
» Avatar : Dev Patel
» Âge : 27 ans
# Re: Life is not always what you expect it to be - ft Mohan & Breena
message posté Sam 25 Fév - 4:18 par Mohan J. Sanders


Life is not always what you expect it to be
with Rhiannon & Breena

Des patients qui ne cessent jamais d’arriver, d’autres qui sont mécontents de devoir attendre si longtemps et un personnel qui tente de surpasser la fatigue pour faire au mieux leur boulot… voilà l’atmosphère qui règne chaque jour au service des urgences et cette journée n’échappe pas à la règle. Savoir supporter un rythme soutenu et savoir faire face à toutes sortes d’imprévus, c’est primordial quand on travaille dans un hôpital mais il y a des imprévus qui restent toujours plus marquants que d’autres. Depuis le début de la matinée, Mohan a déjà vu défiler un bon nombre de patients et il sait que c’est loin d’être fini. Tout en prodiguant des soins à l’un d’entre eux, il ne peut pas s’empêcher de jeter quelques coups d’œil du côté des admissions qui ne désemplissent pas. Il sait qu’il va devoir encore accélérer le rythme pour aider à soigner un maximum de gens et tenter de désengorger le service le plus rapidement possible. C’est un challenge difficile à relever mais pas forcément impossible. Ça dépend des jours et surtout de l’état de gravité des patients qu’on leur amène. Tout en s’occupant de nettoyer une plaie, il remarque d’ailleurs l’entrée d’une nouvelle arrivante, amenée par des ambulanciers. Il n’a pas à s’en occuper, ses collègues de l’accueil sont là pour ça mais il y a quand même quelque chose qui l’intrigue chez cette nouvelle patiente. Elle se trouve assez loin de l’endroit où il se trouve et il doit rester tout de même concentré sur ce qu’il est en train de faire mais il ne peut pas s’empêcher de relever de temps en temps la tête vers le bureau d’admission des urgences pour tenter d’apercevoir à nouveau cette jeune femme. Une fois les soins de son patient terminé, Mohan s’occupe de remettre un peu d’ordre dans le matériel utilisé avant de continuer son travail. Il se charge déjà de plusieurs patients en même temps et c’est un soulagement d’en avoir terminé avec l’un d’entre eux. Il se retrouve à se rapprocher un peu plus du bureau des admissions et c’est seulement à ce moment qu’il arrive à distinguer le visage de la nouvelle arrivante, un visage qui ne lui est pas du tout inconnu. Sur le coup, il a même du mal à croire que ce soit vraiment elle. Depuis le temps qu’il travaille ici, il n’a jamais croisé une seule fois une personne qu’il connaissait, ce qui est plutôt positif. C’est la première fois qu’il se trouve confronté à un cas de figure où une nouvelle patiente de l’hôpital se trouve être également son amie, et une amie de très longue date qui plus est. Un léger doute persiste encore mais alors qu’il tentait d’aller à sa rencontre, Mohan est obligé de s’arrêter auprès d’une autre patiente qui l’interpelle sur son passage. Il s’agit d’une vieille dame qui a fait une chute chez elle et qui attend de pouvoir passer des examens. Elle semble un peu inquiète alors Mohan n’a pas d’autres choix que de s’arrêter un moment pour lui expliquer à nouveau ce que le médecin lui a déjà dit quelques minutes plus tôt. Il essaie d’être assez rapide dans ses explications puisqu’il a hâte d’aller voir ce qui se passe réellement aux admissions mais même s’il commence à s’inquiéter lui-même, il se doit de rester professionnel auprès de cette patiente, qui semble finalement chercher à le retenir pour avoir un peu de compagnie.

- Excusez-moi Mrs Price, j’ai à faire mais je reviens vous voir plus tard. Lui dit-il poliment avant de continuer son chemin.

Le temps qu’il arrive à quitter cette vieille dame pour rejoindre ses collègues de l’accueil, la nouvelle patiente a déjà disparu. Mohan la cherche un instant du regard mais il ne la voit pas et il devine qu’elle a été emmené ailleurs. Il est presque sûr d’avoir reconnu Rhiannon mais ne pas en être certain le fait se questionner encore plus. Il a besoin de savoir, il n’arrivera jamais à penser à autre chose s’il ne sait pas si c’est bien elle et si c’est le cas, de connaitre la raison pour laquelle elle se trouve aux urgences.

- Hey ! Dit-il à sa collègue de l’accueil en s’approchant d’elle pour attirer son attention. La patiente qui était là avec toi, une femme blonde, tu sais où je peux la trouver ?

Ayant toujours un léger doute sur son identité, il préfère ne pas citer de nom et de taire aussi le fait qu’il est possible qu’elle soit son amie. Mohan obtient bien vite les renseignements qu’il veut et quitte sa collègue, après l’avoir remercier, pour se rendre vers les salles d’auscultations individuelles. Il n’a aucune autre information pour le moment en ce qui concerne la patiente, son dossier étant probablement entre les mains d’un médecin à ce moment même. Mohan frappe à la porte avant d’entrer, ne sachant pas si la patiente était seule ou déjà en consultation avec le médecin. Ce dernier n’est apparemment pas encore arrivé et il ne lui suffit que d’une seconde pour comprendre que ses craintes étaient finalement bien fondées.

- Rhiannon ? Dit-il en refermant la porte derrière lui. Il me semblait bien t’avoir reconnu. Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que tu viens faire là ?

Même en exerçant dans cet hôpital, il est difficile - voire impossible - de garder la même distance professionnelle lorsqu’il s’agit d’un proche et non d’un patient parmi tant d’autre. L’inquiétude qu’il ressentait déjà monte d’un cran également puisqu’il sait très bien qu’elle n’est pas du genre à se rendre aux urgences pour rien et qu’il doit se passer quelque chose d’assez grave pour qu’elle soit là.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 15/06/2015
» Messages : 1038
» Pseudo : Anne
» Avatar : Emily Bett Rickards
» Âge : 27 ans
# Re: Life is not always what you expect it to be - ft Mohan & Breena
message posté Sam 4 Mar - 3:19 par Rhiannon O'Connor
Life is not always what you expect it to be
Mohan & Breena & Rhiannon



Depuis mon passage chez mon médecin qui part chance était de garde un samedi matin, j’étais complètement perdue et ne savais ni ce qui m’arrivait ni ce qui se passait vraiment. L’idée que je puisse être enceinte me paraissait complètement surréelle. Ce n’était pas possible que ce soit le cas, je n’avais pas eu de relations amoureuse depuis que j’avais rompu avec Noam il y a presque neuf mois, ni de relation sans lendemain. J’étais installée dans une salle d’auscultation à l’hôpital mais jusqu’à présent je n’avais pas encore eu la visite d’un médecin ou d’un/e infirmier/e ce qui me laissait le temps de me retourner le cerveau pour avoir une idée de ce que je pouvais avoir. J’avais sorti mon téléphone et fais une recherche mais les seuls symptômes qui revenaient à chaque fois étaient ceux d’une fin de grossesse que je ne pouvais toujours pas m’expliquer. Si j’étais enceinte je le saurais, il y avait assez de symptômes pour reconnaitre les signes d’une grossesse et je n’en avais présenté aucun au cours des neufs derniers mois, j’avais continué à avoir mes règles aussi régulièrement qu’avant même en stoppant ma contraception après ma rupture avec Noam, je n’avais jamais eu de nausée matinale et il était clair que je n’avais pas le ventre d’une femme enceinte. J’avais pris un ou deux kg mais je m’étais laissé aller ces derniers mois me concentrant sur mes traductions et me réchauffant souvent un plat tout prêt ce qui était on le savait pas ce qu’il y avait de mieux pour la ligne. Et j’avais passé un bilan de santé complet avec prise de sang il y a cinq mois, si j’avais été enceinte le résultat l’aurais montré et ce n’était pas le cas.

Je continuais de pianoter sur mon téléphone pour essayer de trouver une réponse, mais rien qui ne puissent m’aider vraiment. Mais je ne pouvais m’arrêter, il me fallait trouver une explication autre que ce que mon médecin m’avait dit car je n’arrivais pas à accepter ce qu’elle pensait. Je tombais finalement sur un site parlant de déni de grossesse au moment où la porte s’ouvrait. Je relevais les yeux pour voir de qui il s’agissait avant de reconnaitre Mohan. Je poussais un léger soupir à son apparition, heureuse d’avoir quelqu’un dont j’étais proche qui puisse me rassurer et me dire que tout irait bien.

« Mohan ! » Jusqu’à présent le stress et l’envie de faire ces recherches pour savoir ce que je pouvais avoir m’avaient en quelque sorte permis de ne pas craquer, mais la vue de mon ami suffisait à ce que des larmes se mettent à couler sur mes joues. « Je sais pas ce qui se passe. J’ai des crampes depuis hier soir, mon médecin m’a envoyé ici pour faire des examens supplémentaires. » Je laissais une courte pause pour essayer de me calmer. « Elle pense que je suis enceinte et sur le point d’accoucher. Mais c’est juste impossible, je le saurais si j’étais enceinte non ? »

J’espérais qu’il puisse me donner une réponse, qu’il puisse affirmer qu’elle se trompait et que j’avais quelque chose de tout différent et que tout allait bien se passer. Mais j’avais du mal à y croire, même si j’étais toujours persuadée que je ne pouvais pas ne pas m’être rendu compte que j’étais enceinte, bien que le titre du site que j’avais trouvé commençait à me faire douter de cette simple certitude.

« Pendant que j’attendais j’ai fait des recherches pour savoir ce que je pouvais avoir, et je viens juste de tomber sur ça. » Je lui montrais mon téléphone et la page sur laquelle je venais de cliquer. « Tu crois vraiment que ce qu’ils disent est possible ? Que l’on peut être enceinte sans le savoir ? Ne pas avoir de symptômes, que les tests sanguins ne le montrent pas ? »

J’étais de plus en plus perdue et avait besoin de quelqu’un en qui j’avais confiance pour me dire que je n’étais pas folle, que je n’étais pas perturbée au point que mon corps refuse de me dire que j’attendais un bébé. Je n’étais pas sûre d’être prête à en avoir, pas pour le moment, pas quand j’étais toute seule, et surtout pas sans avoir eu le temps de m’y préparer. Il devait y avoir une autre explication à mes douleurs que celle que mon docteur m’avait donné mais je ne savais plus quoi penser et tout ce que je souhaitais pour le moment était de retrouver mon lit et de m’y recroqueviller pour dormir et oublier cette matinée.
 

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 03/05/2016
» Messages : 104
» Avatar : Dev Patel
» Âge : 27 ans
# Re: Life is not always what you expect it to be - ft Mohan & Breena
message posté Sam 8 Avr - 2:43 par Mohan J. Sanders


Life is not always what you expect it to be
with Rhiannon & Breena

Voir un proche arriver aux urgences - que ce soit dans le cercle familial ou bien amical - doit être la hantise de chaque membre du personnel qui compose un hôpital. Mohan ne fait pas exception à la règle et lorsqu’il pose son regard sur Rhiannon, c’est comme s’il ne portait plus cet uniforme, comme s’il n’était plus infirmier mais un ami inquiet et qui s’attend forcément à apprendre une mauvaise nouvelle. A première vue, Rhiannon n’a pas l’air blessée ou malade mais le regard qu’elle lui lance dès qu’il entre dans la pièce lui fait comprendre qu’il a toutes les raisons d’être inquiet pour elle. Elle semble paniquée, même complètement terrorisée et les larmes qui se mettent rouler sur ses joues lui nouent aussitôt l’estomac. Il a pourtant bien été obligé d’apprendre à gérer ses émotions pour travailler chaque jour dans un tel environnement mais c’est plus facile à faire lorsque le patient en question est un inconnu et non une amie d’enfance. Il ne peut pas rester insensible face aux larmes de son amie et il pose instinctivement sa main sur son épaule pour lui apporter un peu de soutien et de réconfort par ce petite geste, en attendant de découvrir et de comprendre ce qui se passe réellement. Les explications de Rhiannon apportent plus de questions que de réponses et il comprend qu’il va falloir s’armer d’un peu de patience avant de découvrir ce qu’il en est vraiment. Sans examens, personne ne peut se prononcer sur la cause de ses maux mais quand elle lui fait part des suspicions de son médecin, Mohan est à son tour très surpris. Une grossesse, surtout à terme, ça passe difficilement inaperçu mais il comprend mieux pourquoi Rhiannon semble toute bouleversée. A sa manière de le regarder et de le questionner, il sait qu’elle cherche à ce qu’il la rassure mais il se doit aussi d’être honnête envers elle.

- Oui, enfin… normalement. Lui répond-il, ne pouvant pas totalement écarter cette possibilité, comme elle l’espérait.

Les grossesses ne se déroulent pas toujours comme elles devraient l’être. Mohan le sait très bien et des complications peuvent vite arriver mais il ne veut pas davantage l’alarmer. Elle est déjà bien assez paniquée comme ça. Lorsqu’elle lui montre le site qu’elle a trouvé son téléphone et qu’il en lit le titre, Mohan hoche doucement la tête. C’est ce qu’il pensait aussi mais pour l’instant, rien ni personne ne peut l’affirmer avec certitude.

- Ça peut arriver mais c’est des cas plutôt rares. Il peut aussi y avoir d’autres raisons à tes symptômes mais tu as bien fait de venir consulter. Lui dit-il cette fois-ci en retrouvant un peu plus ses habitudes d’infirmier.

Il arrive à se montrer plutôt rassurant, du moins en apparence puisqu’il est lui-même très inquiet pour son amie. Un déni de grossesse n’est pas à prendre à la légère. Le risque de complications au cours de ces grossesses particulières est bien plus élevé puisqu’il n’y a eu aucun examen prénatal et que la future mère a mené toute sa grossesse sans se préoccuper du bien-être et de la santé de ce bébé, qui n’était pas censé exister. L’enfant peut être malade ou bien présenter des malformations mais même s’il en est parfaitement conscient, c’est le genre d’informations que Mohan préfère taire face à son amie. Ce serait totalement absurde de l’effrayer alors qu’il serait bien évidemment trop tard pour y changer quoi que ce soit. Il est aussi possible que son médecin se soit trompé dans son diagnostic et qu’il s’agisse de tout autre chose, même si cette possibilité n’est pas forcément plus rassurante.

- Un médecin va venir pour te faire une échographie, on sera vite fixé. Reprend-il pour tenter de l’apaiser. Essaies de te détendre, tout va bien se passer.

C’est sans doute plus facile à dire qu’à faire mais même si elle est réellement enceinte et sur le point d’accoucher - ce qui, même pour lui, parait surréaliste - ce n’est pas bon pour elle, comme pour ce supposé bébé, qu’elle soit si stressée. Rhiannon doit absolument se calmer en attendant de connaitre les résultats du prochain examen qui pourra confirmer ou bien écarter cette idée de déni de grossesse. Le médecin ne devrait d’ailleurs plus tarder à arriver mais même s’il n’est pas supposé être là, Mohan n’a aucune envie de repartir maintenant et de laisser Rhiannon attendre toute seule. Il peut bien rester encore un peu avec elle ou même aussi longtemps qu’elle aura besoin de lui.

- Tu veux que je reste avec toi pendant l’examen ? Lui demande-t-il, très calmement.

Il ne veut en aucun cas lui imposer sa présence et Mohan peut tout à fait comprendre qu’elle ne soit pas à l’aise à l’idée d’être examinée devant lui. Cependant, si elle préfère qu’il reste auprès d’elle, ça ne le dérange pas de rester à ses côtés.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 15/06/2015
» Messages : 1038
» Pseudo : Anne
» Avatar : Emily Bett Rickards
» Âge : 27 ans
# Re: Life is not always what you expect it to be - ft Mohan & Breena
message posté Sam 8 Avr - 5:46 par Rhiannon O'Connor
Life is not always what you expect it to be
Mohan & Breena & Rhiannon



Neuf mois… C’était le temps qui s’était écoulé depuis que j’avais enfin prit la décision de rompre avec Noam, il m’avait fallu des semaines après ma conversation avec Breena pour enfin agir et couper les ponts. J’avais eu une discussion le soir-même, mais il m’avait promis que c’était juste parce que c’était sa sœur et que cela ne se reproduirait plus, malgré un pressentiment que cela n’allait pas être le cas j’avais voulu y croire et lui avait accordé une dernière chance. J’avais essayé de retrouver ce que nous avions avant qu’il ne règle ses problèmes tout seul en allant à l’aide de sa sœur, mais le temps me faisait seulement me rendre compte que quelque chose s’était brisé et que je ne voulais plus de cette relation avec le jeune homme. J’avais donc mis fin à notre relation même si cela n’avait pas été facile car malgré tout ce qui avait pu se passer j’avais toujours des sentiments pour lui et je me retrouvais à devoir les enfouir au plus profond de moi afin de pouvoir continuer.

Neuf mois… C’était également la durée d’une grossesse normale chez une femme. Le temps qu’il fallait pour un bébé de grandir et d’être prêt à voir le jour. Neuf mois durant lesquelles une future maman se préparait physiquement et émotionnellement à accueillir la vie qu’elle portait en elle et pour laquelle elle s’était réjouie. Du moins c’était généralement le cas, et je ne pouvais imaginer que mon corps ait passé neuf mois à faire grandir un petit être sans que je ne m’en rende compte. Accepter le diagnostic de mon médecin était tout simplement impossible à mes yeux, elle ne pouvait que se tromper. Mais les recherches que j’avais fait pendant que j’attendais ne me confortait pas vraiment dans mes pensées. J’avais trouvé plusieurs sites qui parlaient de déni de grossesse avec des témoignages de personnes à qui cela était arrivé, je venais d’en ouvrir un quand la porte de la pièce où l’on m’avait installé s’ouvrait sur Mohan.

J’étais soulagée de voir une personne dont j’étais proche et qui s’y connaissait dans le monde médical et ne pouvait contenir ma peur plus longtemps laissant libre court aux larmes qui n’avaient toujours pas coulées sur mes joues depuis mon passage chez le médecin. Je laissais ma tête glisser doucement et se poser sur son bras alors qu’il posait sa main sur mon épaule tout en respirant pour essayer de me calmer afin de pouvoir expliquer ce qui se passait au jeune homme. Sa réponse ne me rassurait pas vraiment mais je ne voulais pas qu’il cherche à me rassurer en cachant la vérité, j’étais cependant soulagé d’avoir quelqu’un qui me connaissait à mes côtés et qui allait pouvoir me rassurer tout en me disant les choses telles qu’elles étaient. Je lui tendais le téléphone sur lequel je pianotais quand il était entré dans la pièce pour qu’il puisse voir le résultat des recherches que j’avais fait et savoir si il pensait que c’était possible. Savoir que c’était possible, même si rare, qu’on ne puisse pas se rendre compte que l’on était enceinte ne me rassurait pas du tout. Je n’arrivais simplement pas à comprendre pourquoi cela m’arrivait à moi.

Je me contentais de hocher la tête à la réponse de mon ami d’enfance avant de regarder mon téléphone pour lire ce que disait l’article. Mais je n’arrivais pas à me concentrer dessus, mon attention était prise par tout ce qui passait par mon cerveau. J’essayais de repasser les neuf derniers mois en replay pour voir si il y avait quoique ce soit qui aurait pu me mettre sur la voie, pour savoir qu’est ce qui pouvait provoquer le fait que mon corps n’ait donné aucune indication de mon état jusqu’à présent. Je repensais à toutes les indications que l’on donnait aux femmes enceintes : ne pas fumer, ne pas boire, les médicaments à ne pas prendre, les vitamines à prendre… La liste était infinie, il n’y avait qu’une chose sur laquelle je ne m’inquiétais pas, je ne fumais pas et ne buvait que très rarement en quantité raisonnable, si je devais réellement être enceinte il y avait au moins deux choses pour lesquelles je n’avais pas à me sentir coupable.

Je ressorti de mes pensées en entendant la voix de Mohan me dire qu’un médecin allait venir me faire une échographie et que cela allait nous fixer sur ce qui m’arrivait.

« D’accord. Tu crois qu’il va prendre longtemps à arriver ? » Si d’un côté j’avais envie de rentrer chez moi et me cacher sous la couette tout en ignorant ce qui m’arrivait, d’un autre j’avais envie qu’il vienne et que je sois enfin fixée. « Je vais essayer. J’espère. »

J’essayais de respirer doucement pour me calmer un peu, mais c’était plus difficile à faire qu’à dire. L’idée d’avoir un bébé ne m’avait pas effleuré l’esprit jusqu’à maintenant, encore moins de me retrouver mère célibataire. Et si je savais que ce n’était pas bon, je ne pouvais m’empêcher de paniquer tout en espérant qu’il y avait toujours une autre explication à mes symptômes. L’attente n’arrangeait pas les choses et me laissait le temps de penser et repenser à tout ce qui se passait. Ma main attrapait directement celle que mon ami avait toujours sur mon épaule quand il me demanda si je voulais qu’il reste avec moi pendant l’examen comme pour l’empêcher de partir.

« Reste ! S’il te plait ? Je ne veux pas me retrouver seule, ou avec quelqu’un que je ne connais pas. » Je savais qu’il allait probablement devoir retourner travailler à un moment ou à un autre mais si il pouvait rester j’espérais qu’il allait le faire.

J’allais rajouter que si il devait retourner auprès de ses patients je le comprendrais quand la porte s’ouvrit sur une jeune femme qui s’approchait en prenant la charte qui se trouvait au bas de mon lit. J’essayais de sourire et d’avoir l’air plus calme que je ne l’étais mais je doutais que cela soit très efficace. Elle s’approchait finalement du lit de l’autre côté que celui où se trouvait Mohan.

« Bonjour, je suis le docteur Rendle, c’est moi qui vais vous examiner aujourd’hui. »
« Bonjour. »
«  Je peux voir que votre médecin vous a envoyé ici pour des examens plus approfondi, et qu’il soupçonne que vous fassiez un déni de grossesse. Si vous voulez bien, je vais commencer par l’échographie comme cela nous serons fixé sur les suspicions de votre médecin et je ferais ensuite un examen plus poussé. »

Je hochais la tête pour accepter la proposition de la jeune femme, incapable de lui répondre verbalement. Pour le moment, je voulais simplement être fixée sur ce qui m’arrivait et savoir si oui ou non j’étais assez stupide pour ne pas me rendre compte que j’attendais un bébé. Car quoiqu’on puisse me dire, je me trouvais stupide de ne pas connaitre assez mon corps pour savoir qu’il y avait un changement du genre. J’agrippais la main de mon ami un peu plus fort alors que la jeune femme remontait mon haut et laissait couler le gel sur mon ventre. Je pouvais me sentir frissonner au contact froid du liquide sur ma peau, et fermait les yeux pour ne pas voir ce qui se passait dans la pièce autour de moi.

« Je ne peux pas être enceinte… Je ne peux pas être enceinte… Je ne peux pas être enceinte… »

Je me répétais les mots en silence dans ma tête espérant que si je le faisait assez souvent cela allait le rendre réel et qu’il y avait vraiment une explication différente à mes douleurs et ce qui m’arrivait. Je serrais les dents sous la pression de l’appareil qui servait à faire l’échographie, luttant pour ne pas regarder vers l’écran et y voir ce qui se passait. Je cherchais à faire l’autruche un peu plus longtemps, car si je n’étais pas prête à être mère et à avoir une vie à ma charge, je commençais à me dire que mon docteur avait raison et je n’étais pas prête à l’accepter. C’était la voix du médecin qui me tirait de ma torpeur. Je rouvrais les yeux au son de sa voix.

[color=#336699]« J’ai bien peur que votre médecin ait eu raison, vous êtes bien enceinte. Et le travail a bien commencé, il va nous falloir nous rendre en salle d’accouchement aussi vite que possible. Vous voulez appelez quelqu’un ? »

Je la regardais sous le choc, incapable, à nouveau, de laisser un son franchir mes lèvres. Ce n’était pas possible, elle devait se tromper, la machine devait avoir un problème. Mais un regard vers le jeune homme qui me tenait toujours la main suffisait à me faire comprendre qu’il l’avait vu également. Je secouais simplement la tête pour répondre à sa question. J’étais trop perdue pour penser à appeler qui que soit, j’avais besoin de temps pour accepter ce qui se passait. Je relevais à nouveau les yeux vers mon ami d’enfance.

« Tu restes avec moi ? S’il te plait ? »

Je ne voulais pas me retrouver toute seule entourée d’étranger pour donner naissance à un bébé dont je n’attendais pas l’arrivée. J’avais envie de hurler que ce n’était pas possible, que je ne pouvais pas donner naissance à un enfant maintenant, qu’il devait y avoir une erreur ou que c’était une mauvaise blague. Mais je savais que ça ne servait à rien, que quoique je dise je ne pouvais pas changer les choses. Un groupe de personnes étaient arrivées dans la pièce et je pouvais sentir le lit bouger. Avant qu’ils ne le poussent hors de la salle, je lançais un coup d’œil vers l’échographe pour voir la photo qui y était toujours du bébé qui allait bientôt faire son arrivée dans le monde.
 

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Life is not always what you expect it to be - ft Mohan & Breena
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Page 1 sur 1
» — bring me to life
» Life in UCLA
» 06. My life would suck without you (part II)
» 01. life is beautiful ? …Maybe ! Pv. Finn
» "Life is a ticket to the greatest show on earth."

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
London Calling. :: Zone 1-2-3 :: Central London :: Bloomsbury :: Great Ormond Street Hospital-