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to turn at last to paths that lead home. (theodam)

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# to turn at last to paths that lead home. (theodam)
message posté Sam 25 Fév - 1:19 par Sam P. Oswald-Bower
♢♢♢
/ i bid you a very fond farewell /

. i saw the light fade from the sky, on the wind i heard a sigh. as the snowflakes cover my fallen brothers, i will say this last goodbye. we came all this way, but now comes the day to bid you farewell. many places i have been, many sorrows i have seen. but i don't regret, nor will i forget, all who took the road with me . Elle regardait les voitures défiler sous ses yeux azurs tout en portant son gobelet à ses lèvres à peine rosées. La circulation était fluide, même le bruit des klaxons avait fini par s’effacer. La ville était paisible, balancée par une douce brise qui faisait presque penser à l’arrivée du printemps. Les rayons du soleil avaient repris leurs droits le temps d’une journée. L’un deux venait juste éclairer le haut de son visage, rendant une des mèches de ses cheveux plus claire que d’habituel. Sa plaque pesait lourd sur sa poitrine, alors qu’elle appréciait l’uniforme neuf que son oncle lui avait remis plus tôt dans la semaine. Commissaire. Elle pouvait encore voir les prunelles fières de celui qui fut son supérieur, tandis qu’il épinglait son nouveau grade. Elle l’avait salué, et les festivités s’étaient arrêtées là. Mais elle en était fière. Elle avait fini par accomplir quelque chose. Elle avait parcouru un bout de chemin, en quelques sortes. Après avoir failli perdre son travail par les méfaits de la bouteille, on lui avait fait confiance. Sur le siège passager, un large trousseau de clés était abandonné sur une pile de dossiers qu’elle devait encore étudier. Son jeton de sobriété y était attaché tel un porte clé, un rappel. Elle n’avait pas touché à une goutte d’alcool depuis six mois, quatre jours et sept heures. Elle n’était pas descendue étancher sa peine et ses doutes lorsque Lexie lui avait annoncé son départ. Elle était partie, loin. Elle était partie vivre. Elle était partie faire ce que Sam lui avait toujours empêcher. Voler de ses propres ailes. Et la brune n’avait aucun pouvoir sur cela. Elle l’avait regardé s’en aller, un sourire aux lèvres. C’était l’image qu’elle voulait garder de son absence. Un sourire qui parvenait à la réchauffer le soir. Jetant un coup d’oeil sur son tableau de bord, elle constata la date. 24 février 2017. Où était-elle à cet instant ? Sa soeur lui envoyait souvent sa feuille de route, lui laissant tout de même l'occasion de savoir où elle se trouvait. Avoir encore une place minime dans le déroulement de sa vie. Sortant la petite feuille pliée et repliée de la boite à gants, elle constata que Lexie était probablement entre l’Allemagne et la Pologne à cet instant. Un mince sourire se dessinait sur ses lèvres alors qu’elle rangeait le papier, reportant son attention sur la rue. Sa voiture de patrouille était garée devant ce vieux café qu’elle aimait temps, celui qui servait les meilleurs irish coffee de la ville. Theodore avait l’habitude de l’y emmener lorsqu’ils faisaient leurs rondes. Elle l’avait souvent accusé de vouloir la saouler jusqu’à ce qu’elle s’endorme sur la banquette arrière, pour qu’il puisse ainsi s’en débarrasser. Leur début d’équipe n’avait pas été des plus cordiales, mais ils avaient fini par s’arranger, avec le temps. Disons qu’ils avaient fini par évacuer leur animosité dans autre chose que des joutes verbales. Alors elle revenait souvent ici, quand elle patrouillait dans le quartier. Elle y avait ses habitudes, même si elle n’était plus accompagnée. En pénétrant dans le petit café, Maddy, une petite rouquine venue d’Irlande, lui avait immédiatement souri, bien plus heureuse que d’habitude de la voir. En attendant son café désormais sans alcool, elle s’était demandée depuis quand elle n’avait pas remis les pieds ici. Il lui était impossible de s’en souvenir. « On ne vous avait pas vu depuis cet été ! Au fait, félicitations pour votre grade. » Elle lui avait tendu son café, toujours souriante. Samantha s’étonnait d’avoir déserter l’endroit depuis si longtemps. En rejoignant sa voiture de fonction, la brune finit par trouver sa réponse. Son absence n’avait rien d’étonnant. Cet été avait signé les derniers instants où elle avait eu Theodore sous ses yeux. Ils se fuyaient depuis. Et elle patrouillait seule. On lui avait bien proposer un nouveau coéquipier, mais elle avait décliné toutes les propositions. Elle préférait d’avantage être seule.
La solitude ne l’avait jamais dérangée. Au contraire, la solitude était en quelques sortes devenue son amie. Sa soeur était partie. Theodore était parti. Et elle patrouillait seule.
Son existence était basée sur un même et seul algorithme, finissant toujours par reprendre ses droits. Mais elle s’était habituée. Elle l’acceptait à présent. Elle n’y pensait quasiment plus. La vie continuait. Les jours défilaient. Et elle observait le mouvement des voitures. C’était un vendredi tout à fait calme. Le commissariat ne comprenait pas qu’elle veuille continuer ce genre de patrouille. Ça n’avait rien d’exceptionnel, de rester ainsi à attendre que quelque chose se passe. Rien ne se passait, en général. Mais elle avait apprécié cette partie de son ancien poste. Alors elle prenait une après-midi dans la semaine, et se replongeait dans les années qui étaient désormais derrière elle.
Portant à nouveau le gobelet à ses lèvres, elle s’enfonçait plus confortablement dans son siège, ramenant un de ses genoux à son menton alors que l’alerte intérieure de sa voiture venait sonner. Par réflexe, son regard se porta vers la vitre à sa gauche, avant de constater que c’était la porte passagère qui venait de s’ouvrir. Alors que la grande taille de l’individu ne lui permettait pas de voir son visage, sa main se porta à sa ceinture pour se saisir de son arme, avant que l’homme ne vienne se baisser. Il n’avait pas vraiment changé. Il avait maigri, peut-être. Ses traits étaient tels qu’elle les avait laissé l’été passé. Son regard était toujours froid, mais semblait quelque peut réchauffé par le premier contact de leurs yeux. Sans attendre sa permission, ni même une contestation, il venait balancer ses dossiers sur le siège arrière et prenait place sur le siège passager, refermant la portière derrière lui. La main toujours à sa ceinture, prête à sortir son arme, Samantha se demandait si le fait d’être restée seule si longtemps ne lui jouait pas des tours. Peut-être qu’elle avait viré barge. Theodore restait silencieux, concentrer sur la route comme elle avait pu l’être avant qu’il ne pénètre dans sa voiture. Comme ils avaient pu l’être lorsqu’ils étaient encore coéquipiers. Lorsque rien n’avait encore commencé. Elle voulait dire quelque chose, mais aucun mot ne semblait cohérent. Sans contrôler le moindre de ses gestes, elle finit par défaire la languette retenant son arme et la pointe sur Theodore, sans grande conviction. « L’intrusion au sein d’un véhicule de police sans autorisation est une infraction punie par la loi. Mais tu n’as jamais été vraiment du genre à suivre les règles, pas vrai ? » Le doigt sur la gâchette, elle penchait sa tête sur le côté, le regardant d’avantage. Il n’avait rien d’un mirage. Et il avait exactement su où la trouver. Peut-être qu’il la connaissait encore trop bien, finalement.

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# Re: to turn at last to paths that lead home. (theodam)
message posté Sam 25 Fév - 23:35 par Theodore A. Rottenford

he loved the extensive vaults where you could hear the night birds and the sea breeze; he loved the craggy ruins bound together, those dark halls, and any appearance of death and destruction. having fallen so far from so high a position, he loved anything that had also fallen from a great height. C’était fini -  et pour la première fois, je ne parvenais pas à apercevoir l’horizon au milieu des cendres. Notre relation s’était évanouie avec douceur. Le temps léchait les cicatrices de mon Irlande, et avec les arabesques de l’encre, se rajoutait le prénom de Samantha Bower. Je voulais lui offrir un rein mais elle avait prit mon coeur. Elle m’avait dépouillé de mon intégrité pendant un instant. Je baissai les yeux sur les jantes de la voiture de service. Ses vacances avaient prolongé mon envie d’oublier. Je glissais les doigts sur le rebord de mon arme. Le canon était encore glacé. Je n’avais pas tiré le premier. Je m’étais laissé crever. Lentement, les ailes déployées, je me penchais vers la balustrade. Le commissariat était silencieux. Il m’attirait dans ses fils argentés afin d’émanciper ma douleur. L’absence de conclusion m’avait propulsé, à nouveau, vers le sommet de la montagne. L’aigle sait voler. Alors, je me détournais des sentiments. Je me détachais des souvenirs creux qui avaient bordés nos baisers. De ce parfum qu’elle avait abandonné dans mes bras, sans jamais se retourner, sans jamais me pardonner d’être un tueur. Jasmine la réclamait parfois. Et je les réclamais toutes les deux dans mon sommeil. Je rêvais de cette trêve idéale avant que la lutte de la mafia ne commence. On m’avait sacré bouffon des highlands. Je détenais le pouvoir absolu sur les hommes du clan, mais le règne ravivait l’addiction. Je respirais à l’envers. J’expirais dans mes poumons, les vapeurs d’une fournaise acide. J’agitais les épaules en scrutant la rue. Notre café semblait immuable au bout de l’allée. Le vent tremblait sur les briques mais j’étais prisonnier de nos images ensemble. Sa silhouette surplombée d’un sourire radieux, son regard sublimé par l’éclat de la lune. Et le son de la mer. J’entendais les vagues sur les roches de Belfast. Les mouettes perdues sur les sables de Grèce. L’escapade et la confession, j’en avais trop dit. Le désespoir de la retenir m’avait rendu pathétique. Je fronçais les sourcils en traçant les reliefs de son corps sur le mur. Mon esprit retournait vers les ruines passées. Sa blessure lors de la prise d’otage. La présence de Rhys à son chevet. La passion refoulée derrière ce masque de haine. Je ne pouvais pas la protéger de ce démon. Je refusais d’éponger ses larmes car mes étreintes étaient couvertes d’écailles. Je longeais le couloir afin de rejoindre le hall. Londres m’enlaçait dans son souffle d’hiver. Elle me guidait vers l’absolution. Je restais devant la portière, les dossiers pliés sous le poing afin de maintenir l’équilibre. Samantha s’était allongée sur le siège afin d’observer les alentours. Je me demandais s’il lui était possible de se redresser - de nier notre complicité comme je le faisais depuis des mois. Un soupir glissa entre mes lèvres alors que je tapotais sur la vitre. Je m’installai dans le siège sans attendre son invitation. Mon profil se dessinait sous ses prunelles, mais j’avais perdu cette familiarité grisante. Je remarquais sa main sur la gâchette. Oserait-elle seulement ? Elle possédait la même étoffe que dans mes songes. Ses cheveux s’étaient éclaircie dans le brouillard. J’étais tenté d’imaginer la lumière, de retourner dans ses sentiers sinueux. « L’intrusion au sein d’un véhicule de police sans autorisation est une infraction punie par la loi. Mais tu n’as jamais été vraiment du genre à suivre les règles, pas vrai ? » Sa voix résonnait toujours dans l’habitacle. Elle avait cet aisance délicate, la saveur d’une étoile déchue. «Tu ne fais plus dans les règles non plus. Dès l’instant où tu as choisi de te taire. Tu es devenue comme moi.» Déclarai-je en dépliant les chemises de déposition. Je regardais les références de ces affaires non élucidés, toutes les enquêtes que nous avions mené dans la ville afin de combattre les crimes des autres. En oblitérant la vérité sur nous. Sur mon appartenance au clan irlandais. «J’ai besoin de ta signature. Ensuite, tu seras libre de vagabonder sans coéquipier. C’est officiel maintenant, félicitations commissaire.» Il n’y avait pas d’amertume. Seulement la lassitude d’un amour avorté. La lassitude, car je n’étais plus son meilleur ami.
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# Re: to turn at last to paths that lead home. (theodam)
message posté Mer 8 Mar - 22:52 par Sam P. Oswald-Bower
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/ she's running out again /

. i want you to notice, when i'm not around. you're so fucking special, i wish i was special. but i'm a creep, i'm a weirdo, what the hell am i doing here? i don't belong here . Theodore et Sam. Sam et Theodore. Leurs noms étaient connus, dans le milieu. En bien comme en mal. On parlait du pire duo, comme du meilleur. À un certain point, ils avaient même du être les deux. Mais personne ne pouvait nier qu’ils avaient été de sacrés coéquipiers. Certes, les débuts avaient été difficiles, voir même douloureux. Ça n’avait pas été le coup de foudre. Elle était jeune et toute excitée à l’idée de trouver sa place dans la police, et il était déjà fatigué de ce système. Autant dire qu’il n’avait jamais été sur la même longueur d’onde. Mais, sans savoir comment, ça avait marché. Ils avaient résolus des affaires. Ils avaient gagné, autant qu’ils avaient perdu. Il y avait toujours eu cette alchimie, autant amicale que séduisante. Ils avaient vécu plusieurs étapes. Ils s’étaient brûlés les ailes, au moment où ils se sentaient au sommet. Et finalement, ils en étaient rendus là. À rien. Ils n’avaient même pas eu besoin de s’éviter ; le destin s’en était chargé. Ils évoluaient à différents endroits, à différents moments. La seule chose qui avait réellement changé était leur quotidien. Il n’était plus question d’aller chercher Jazz, ni de participer à ce qui lui avait à un moment peut-être paru comme une potentielle famille. Elle n’avait plus les clés de chez Theodore, et il ne l’emmenait plus découvrir ce monde qu’elle connaissait à peine. Plus rien n’était comme avant. Mais quelque part, elle ne pouvait pas en être triste. Elle ne pouvait pas regretter. Ça avait été le cas, lors des débuts difficiles. Mais elle savait qu’ils auraient fini par se faire du mal, sans le vouloir. Ils étaient comme ça; ils étaient sombres, chacun à leur manière. Et l’union de leurs corps n’avait pas su raviver leur lumière. Ils n’étaient pas suffisants. Leur histoire était vouée à l’échec, comme tout ce qu’ils avaient tenté de construire dans leur vie. Samantha l’avait accepté. Il avait simplement été douloureux de l’admettre, au début. Et il avait été tout aussi douloureux de dire au revoir à ce morceau de vie qu’elle avait cru pouvoir faire durer. Comme toujours, elle avait fini par tout gâcher. Il suffisait de l’accepter.
Ce qui était plus difficile à supporter était son absence. Il n’était plus à ses côtés, sous aucune forme. Il n’était plus son coéquipier, ni son amant, ni son meilleur ami, ni son petit-ami. Il avait disparu, sous toutes ses formes. Il ne restait qu’elle, en tête à tête avec sa morale. En accord avec ce qu’elle avait fait, ce qu’il avait fallu faire. Pour leur bien. Et au final, elle avait du abandonner plus qu’elle ne l’aurait pensé. C’était toute une partie de sa vie qu’elle avait du laisser derrière elle. Elle avait été idiote de croire qu’ils pouvaient retrouver ce qu’ils avaient été… D’ailleurs, qu’est-ce qu’ils avaient été ? Elle n’avait jamais su mettre un nom sur leur relation. Tout était toujours compliqué; mais c’est aussi ce qui lui avait plu.
La doigt sur la gâchette, elle pointe son arme vers lui. Elle était incapable de dire ce qu’elle ressentait à cet instant où il venait de pénétrer dans son véhicule sans aucune autorisation. Elle ignorait si c’était de la colère, de la surprise, du soulagement, de la joie. Peut-être un mélange de tous ces sentiments. Il n’avait pas changé, et pourtant ils ne s’étaient pas vus depuis près de six mois. Jamais ils n’étaient restés si longtemps éloignés, mais tout avait semblé si rapide. La vie avait continué. Sans eux. « Tu ne fais plus dans les règles non plus. Dès l’instant où tu as choisi de te taire. Tu es devenue comme moi. » Elle fronçait les sourcils, presque offensée. Bien sûr qu’elle était comme lui. Noire. Les mains salies. Par sa faute, en quelques sortes. Il avait fallu qu’il se retrouve dans ces histoires. Il avait fallu que son enquête porte finalement sur lui. Et il avait fallu qu’il tienne à ce qu’elle reste éloignée. Elle lui en avait voulu. Elle lui en voulait encore. « Je t’ai protégé. C’est ce que j’ai toujours fait, protéger les gens que j’aime. » Sa voix était calme, posée. Elle n’essayait pas de l’en convaincre; peut-être qu’elle le disait pour elle. Quittant les yeux noirs de Theodore pour les poser sur son arme, elle finit par baisser le bras et la ranger, lasse. « C’est ce que je fais. » Lexie, Maura, Julian, Theodore. Il le lui avait tous dit. Elle les avait trop protéger. Ils avaient tous fini par s’en aller. Et elle ne pouvait pas d’avantage en changer. Elle avait protégé Theodore, en se taisant. En lui faisant confiance. En essayant de comprendre. Mais elle avait échoué. Elle n’avait pas pu le sauver. Comme elle n’avait pas su sauver sa soeur. Elle y mettait du coeur, et la vie lui renvoyait ses efforts en pleine face. Et elle l’acceptait. « J’ai besoin de ta signature. Ensuite, tu seras libre de vagabonder sans coéquipier. C’est officiel maintenant, félicitations commissaire. » Bien sûr, il n’était pas là par hasard. Il l’avait trouvé, il l’avait cherché. Tout ça n’était qu’une histoire de papiers. Elle avait simplement à signer, et toute cette histoire serait classée. « Merci. Fais moi voir, qu'on en finisse. » Saisissant la pile de chemises qu’il avait apporté, elle commence à les ouvrir, observant les enquêtes qu’ils avaient partagé, celles qu’ils avaient élucidé, et celles où ils avaient failli. Sans pouvoir s’en empêcher, un sourire naquit sur ses lèvres. Ils avaient eu de belles années. « Tout ça semble bien loin maintenant, pas vrai ? » Elle le regarde furtivement avant de continuer à feuilleter tous ces papiers. Elle ne les regardait pas vraiment. Elle se souvenait de toutes ces affaires. Il n’en restait que les bons moments. Elle aurait voulu que ces vadrouilles durent éternellement, mais il fallait se rendre à l’évidence ; ils n’étaient plus ceux qu’ils avaient pu être, aussi difficile puisse être de poser une définition sur leur relation. Mais il était là, près d’elle, à nouveau. Et elle ignorait pour combien de temps. Il avait toujours été un de ses piliers, et son monde semblait moins bancale, alors qu’il se trouvait sur le siège passager. Toujours le nez plongé dans les papiers, elle hésite, sans oser le regarder. « Ça me manque. » La lèvre pincée, elle se rendit compte qu’elle n’était pas tout à fait honnête. Ce n’était pas qu’une histoire de coéquipiers. Ce n’était pas ce qu’elle voyait à travers ces dossiers. Relevant finalement les yeux, elle hausse les épaules. « Tu m’as manqué. » Malgré toutes les définitions qu’elle pouvait leur avoir donné, son meilleur ami était celui qui lui manquait le plus.
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# Re: to turn at last to paths that lead home. (theodam)
message posté Dim 30 Avr - 16:00 par Theodore A. Rottenford

he loved the extensive vaults where you could hear the night birds and the sea breeze; he loved the craggy ruins bound together, those dark halls, and any appearance of death and destruction. having fallen so far from so high a position, he loved anything that had also fallen from a great height. J’avais perdu mon amie, mon acolyte. Samantha avait disparu de mon quotidien. Mon regard était suspendu entre les néons des lampadaires. Les souvenirs embaumaient la rue, juste là où nous avions étreint la promesse éphémère de notre passion. Je me tournais vers les façades grisonnantes. Avec le temps. J’avais choisi le silence. Je ne courrais plus après ses méandres et ses chimères. Elle avait une soeur à guérir. Un futur amant à detester. Je crispais la machine en soupirant. Ma place se trouvait dans les landes irlandaises. Le clan m’avait sacré et je répondais à ses exigences. Le trèfle se dessinait sur mon épaule, imprimant la dévotion sempiternelle que j’accordais à la famille de Belfast. Il n’y avait pas de raison au crime. Il n’y avait pas que la violence et la folie des tueurs. La lutte s’émancipait au-delà de ces conventions juridiques. J’avais abandonné Jasmine pour lui offrir un héritage différent. Mais je ne voulais pas changer ma destinée. Je refusais de m’extirper aux rangs de la divinité qui m’avait accordé le pouvoir et l’absolution. Malgré notre rupture, Sam n’avait jamais trahi mon secret. Elle respectait mon éloignement dans l’espoir vain d’un changement dans mon comportement. Parce que nous avions rêvé de la lumière au bout du tunnel. Nous avions effleuré l’esquisse d’un avenir calme et limpide. Mais c’était stupide. Me ôter la mafia, c’était me tuer. C’était me détruire. Je posais mes mains sur les dossiers. Puis mes doigts glissaient vers son profil sans la toucher, sans entamer le premier contact. Des mois après - nous étions devenus des étrangers dont la rancune se transformait en lassitude. J’esquissais une ébauche de sourire. Pour la forme. Pour la politesse. Ou peut-être, essayais-je de prouver que mon coeur avait surmonté la blessure ? Que malgré les secrets et la lâcheté de cette rencontre, je demeurais imperturbable face à ses charmes ? «Je t’ai protégé. C’est ce que j’ai toujours fait, protéger les gens que j’aime. C’est ce que je fais. » Et je souris au son de sa voix. Je souris parce que l’amertume remontait dans ma gorge afin de tracer des sillons acides au bout de ma langue. Elle aurait pu mieux m’aimer. Me répondre après que je lui ai avoué. Rester comme je lui avais suggéré. Mais je n’étais pas suffisant. Je n’étais que l’échappatoire avant la liberté. J’étais conscient de mon rôle. Je n’étais pas là pour durer. Je pinçais les lèvres en la laissant signer les papiers officiels. Il y avait une fin à notre histoire. Et je supposais que c’était la raison de ce léger pincement dans ma poitrine. Samantha était magnifique, fidèle aux souvenirs de la femme que j’avais emprisonné dans mes bras. J’étais maléfique et elle était souillée. L’alcoolisme. L’abandon. Lexie. Je me penchais vers le tableau de bord alors qu’elle finissait de gribouiller sur les dossiers. Toutes nos enquêtes étaient là - les vestiges d’une amitié, un amour, une relation sans objet. Simplement l’impulsion des corps qui s’emmêlaient sous le vent. Il était trop tard pour essuyer les ratures. Je lui manquais mais je n’étais plus là. «Bonne continuation.» Sifflai-je en ignorant ses confessions. J’ouvris brusquement la portière afin d’esquisser quelques pas sur les pavés glissants. Je respirais la violence de l’automne et la froideur de la pluie. L’eau ruisselait sur mon visage. J’étais stoïque entre la voiture et le commissariat, incapable d’oblitérer l’espace. Dans une impulsion soudaine, je me retournais afin de cogner contre la vitre du véhicule. «Tu n’étais pas obligée de rester seule pendant six mois. Sam, je ne t’en veux pas pour une partie de jambe en l’air. Je t’en veux d’avoir abandonné. Parce que tu as pensé que j’étais assez idiot pour m’emmêler dans ce que j’ai pu ressentir pour toi. Mais peu importait. Je ne t’aurais pas quitté.» Déclarai-je à bout de souffle. Il fallait qu’elle comprenne. Je ne l’avais jamais attendu. Je ne m’étais pas languis d’un idylle inexistante. Mes sentiments ne concernaient que mon coeur. Et son silence, ne concernait que son orgueil.
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# Re: to turn at last to paths that lead home. (theodam)
message posté Sam 10 Juin - 11:59 par Sam P. Oswald-Bower
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/ what if i'm wrong, what if i've lied /

. i want you to notice, when i'm not around. you're so fucking special, i wish i was special. but i'm a creep, i'm a weirdo, what the hell am i doing here? i don't belong here . Elle avait fini par les perdre, un à un. C’était ce qu’elle avait toujours fait, depuis que son nom avait été prononcé pour la première fois sur cette Terre. Elle avait commencé très tôt; elle avait perdu sa mère dès le jour de sa naissance. Ça n’avait rien d’un drame, ce n’était pas une histoire triste que l’on racontait à son cercle proche pour se faire plaindre. Elle ne voulait pas d’enfant, elle était partie, point. Ça n’avait rien d’une grande histoire, mais il avait fallu vivre avec, et accepter que le même sort soit réservé à sa soeur Lexie. C’était sûrement ce qui avait été le plus dur à encaisser. Qu’on puisse lui faire du mal. Lexie avait toujours été différente; elle était douce, plus pure que la première neige. Elle était son étoile dans un ciel qui avait toujours été si obscure. Elle était tout, et elle aussi avait tout perdu, au fil du temps, sans que Sam ne puisse rien y faire. Une mère, un père, un ami, sa santé. Tout s’effritait, un jour ou l’autre. Pour Lexie, tout était arrivé trop vite. La brune l’avait regardé s’éteindre à petits feux, cinq années durant. Elle l’avait étouffé, incapable de la laisser se perdre elle aussi. Egoïste, elle n’avait pas pu la perdre. Elle n’avait pas pu la laisser partir. Un jour, elle s’en voudrait peut-être. Mais aujourd’hui, sa soeur à des milliers de kilomètres d’elle, Sam savait qu’elle l’avait perdu elle aussi. Elle n’avait plus aucune emprise sur son futur, sur ce qu’elle voulait lui imposer, pour qu’elle reste. Elle l’avait perdu, et l’échéance ne faisait qu’être retardée. Depuis six mois, elle apprenait à vivre avec ce sentiment. Un poids, au creux de sa poitrine, lui rappelant chaque jour que Lexie pouvait disparaitre d’un jour à l’autre, et qu’elle n’était pas là. Qu’elle ne lui dirait pas au revoir. Qu’elle ne reverrait plus jamais son sourire, ou ses yeux qu’elles avaient toujours partagé. Elle s’évanouirait, et Sam serait là pour la paperasse. Elle était toujours là pour ça. Une épée au dessus de la tête, elle continuerait à vivre, inanimée. Parce que c’est ce qu’elle était. Inanimée. Entre la vie et la mort, mais ce n’était pas la sienne.
Lexie n’était pas la seule qu’elle avait perdu, avec le temps. Au delà de tous les hommes qui avaient croisé son chemin pour ne jamais y rester, elle avait perdu Theodore. Il avait eu tellement de qualifications qu’elle ne savait plus lequel elle voulait retenir. Il avait été son collègue, avant de devenir son ennemi. Finalement, elle avait été fière de l’avoir appelé son coéquipier, dans leurs plus beaux moments. Et puis, ils avaient été amants, avant qu’il ne soit promu ailleurs. Là, ils en sont sortis amis, puis meilleurs amis. Sam n’aimait pas particulièrement ce terme, mais c’était ce qu’il était. Elle ne comptait que sur lui, ne voyait qu’à travers ses yeux, et ne faisait confiance qu’à lui. Ils avaient gardé ce titre un long moment, avant que les choses ne changent à nouveau. Ils étaient devenus plus. Ils étaient ensemble. Ils avaient un titre, une vie, une routine. Il l’avait emmené là où elle n’était encore jamais allée. Il lui avait fait voir le monde de ses yeux neufs et innocents, alors qu’elle s’était toujours cru condamnée. Il l’avait élevé, pour ne jamais quitter sa main. Et elle avait tout détruit, comme à son habitude. Avec le temps, Sam savait de quoi il s’agissait. C’était la peur. La peur de perdre encore quelqu’un. Et c’était ce qui serait arrivé, tôt ou tard. Alors elle n’avait fait qu’avancer l’échéance. Pour mieux le perdre en retour. Elle avait perdu sa dernière attache. Il avait lâché sa main, et elle ne s’était pas sentie délivrée. Au contraire, le poids sur son coeur n’avait fait que s’amplifier, toujours plus. Il lui manquait quelque chose. Il lui manquait. Mais ça, elle ne pouvait pas l’avouer. Parce qu’ils renfermaient tous les deux une fierté telle que ces mots ne pouvaient pas quitter ses lèvres. Elle était trop faible, malgré tout ce que le monde pouvait penser. Elle n’était pas forte, ni insensible. Il lui était simplement plus aisé de rester dans le silence, parfois. Et c’était ce que les lâches faisaient. Elle signa la dernière feuille de paperasse, avant de lui tendre le fameux dossier. Leur dossier. Signé. Plié. Bientôt archivé. Son coeur se serra mais elle ne laissa rien paraitre. Lui non plus. Il ignorait ses confessions, se saisissant du dossier. « Bonne continuation. » Il claqua la portière derrière lui, et Sam resta là, incapable d’esquisser le moindre geste. Il l’avait rejeté. Il était parti, lui aussi. Pour de bon cette fois. Engageant un combat avec ses émotions, pour les cacher tel qu’elle le faisait à son habitude, elle savait qu’elle avait perdu d’avance cette fois. Elle ne put retenir les larmes qui coulaient silencieusement sur ses joues, pour la première fois depuis un long moment. Elle s’en était toujours empêchée, jusqu’à ce que le poids devienne trop lourd. Elle tentait de les balayer d’un revers de main, mais il n’y avait rien qu’elle ne puisse faire. Elle détestait ses émotions, elle détestait cette faiblesse, pourtant nécessaire. Un vive coup sur la vitre la fit sursauter, les joues toujours humides. « Tu n’étais pas obligée de rester seule pendant six mois. Sam, je ne t’en veux pas pour une partie de jambe en l’air. Je t’en veux d’avoir abandonné. Parce que tu as pensé que j’étais assez idiot pour m’emmêler dans ce que j’ai pu ressentir pour toi. Mais peu importait. Je ne t’aurais pas quitté. » Il se tenait là, dehors, prononçant les mots qu’elle n’avait jamais voulu entendre. Elle n’avait jamais écouté, ce n’était pas nouveau. Parce qu’en entendant ces mots, elle avait d’autant plus mal. En les écoutant vraiment, elle savait qu’elle avait eu tord. C’était sa faute. Elle l’avait perdu par elle-même, il n’était jamais parti. Tâtonnant jusqu'à trouver la poignée, elle ouvrit la portière pour s’extirper du véhicule, les joues rosies par ses larmes. « Je sais. » Elle se tenait debout devant lui mais ne s’était jamais sentie aussi petite. Aussi ridicule. Son visage était tordu par l’émotion qu’elle ne lui avait jamais fait voir, « Pourquoi je fais toujours ça, Theo ? C'est quoi mon problème ? » Elle fit un pas vers lui, avant de se stopper. Elle voulait retrouver la chaleur de ses bras, la sécurité de ses étreintes, mais elle savait qu’elle avait perdu ce droit. Elle restait là, minuscule, ridicule, presque frêle, laissant peser dans l’air une question qui n’avait aucune réponse. Il ne pouvait pas y en avoir. Il était trop tard pour changer. Trop tard pour espérer qu'il puisse lui pardonner.
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to turn at last to paths that lead home. (theodam)
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