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memories from the past (peter)

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# memories from the past (peter)
message posté Lun 6 Mar - 21:00 par Kenzo A. Armanskij
Memories from the past
Peter & Kenzo

✻✻✻ Elle était partie. Elle s'était abandonnée. Ma main ne cessait de guetter les vibrations de mon téléphone. J'attendais constemment des nouvelles. Qu'elle me dise que tout allait bien. Qu'elle allait revenir. Qu'elle pensait encore à moi, peu importe l'endroit où elle se trouvait. Alexandra Wood-Bower s'était tirée. Elle avait fait ses valises, et s'était évanouie. Dans l'oubli. Après treize ans d'amitié, ma meilleure amie m'avait quitté. Je voulais la haïr de m'avoir abandonnée, la détester pour n'avoir pas pris le temps de connaître mon enfant. Mais je n'y parvenais pas. Elle supportait depuis trop longtemps. Elle luttait contre la maladie depuis trop longtemps. Je voulais juste qu'elle soit heureuse. Et s'il fallait qu'elle me quitte pour cela, alors j'étais prête à tout accepter. J'étais prête à tout, pour elle. Pourtant, je ne parvenais pas à aller bien. J'avais perdu mes repères. J'avais constemment besoin d'elle, constemment besoin de sa force. Pour être forte. J'avais tout affronté à ses côtés. Elle avait ressentit l'absence de mes parents, l'abandon de ma soeur, la grossesse inattendue, le deuil, le non-retour. La mort. Elle avait tout affronté, et avait ajouté mes fardeaux aux siens. Elle avait été forte pour deux, forte pour moi. Elle m'avait sauvé la vie, elle avait egayée mes jours. Elle m'avait ouvert le coeur. J'avais une confiance aveugle en elle, et je savais que là-bas, elle allait mieux. Je l'espérais du moins.
Elle était partie. Mais un autre était revenu. Aux vibrations, j'avais espéré une fraction de seconde que le numéro inconnu soit celui de ma disparue. Mais c'était celui d'un autre disparu. J'avais décroché, le coeur plein d'espoir, et je l'avais senti éclater. Un sourire était apparue sur mes lèvres. Il "allait bien". Du moins, il respirait encore. Will Montgomery. Mon ami d'enfance. Celui avec qui j'avais passé de nombreuses heures au lycée. Et qui s'était perdu. Dans la drogue. Il se trouvait quelque part entre Edimbourg et Glasgow, et voyageait régulièrement à travers le royaume-uni. On parla quelques minutes, pendant lesquelles il me racontait ses dernières aventures. Il avait empli mon coeur de joie, et de souvenirs. Je l'écoutais attentivement, puis il me questionna à mon tour. Je lui parlais de Louis, et de l'histoire qui gravitait autour. Puis on raccrocha. Je restais quelques secondes, silencieuse, à reprendre mon souffle, et mes esprits. Puis j'avais composais le numéro de Peter. Je pris pour prétexte l'envie de le voir et lui donnais rendez-vous à Soho. Une heure s'était écoulée, depuis l'appel, et je me trouvais là, assise à une terrasse de café. Rapidement, je vis sa silhouette se dessiner au loin. Il n'avait pas changé. Je souris et ouvrais les bras. « Comment tu vas? » Avant que je t'achève. Je me souvenais ce jour, où il était venu me chercher au lycée parce que son petit frère avait disparu. Mes soupçons sur l'addiction de Will s'étaient concrétisés. J'avais eut peur de trop l'inquiéter pour rien à lui donner les vraies raisons de cette rencontre. Je m'asseyais ensuite et il en fit de même. Je commandais une bière, même s'il était seize heures. J'avais besoin de courage. Je le laissais commander et sortais une cigarette de mon paquet. Je l'allumais et le regardais. Avec mon éternel sourire aux coins des lèvres. Je n'avais pas envie de briser cette joie qui s'était formée en moi. Cette joie de retrouver à la fois Will, et Peter.
✻✻✻
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# Re: memories from the past (peter)
message posté Lun 13 Mar - 11:27 par Peter Montgomery
Hours are like diamonds, don't let them waste, time waits for no one, no favours has he, time waits for no one, and he won't wait for me ✻✻✻ Les légumes rissolent sur le feu, un gratin cuit au four et la viande saignante attend son accompagnement. Le service est presque terminé, si bien que les choses sont calmes en cuisines, et Peter en profite pour répondre aux questions d’un apprenti, qui s’interroge sur la suite de sa carrière. Celui-ci est doué, surtout pour son jeune âge mais n’est pas certain que ça soit sa vocation pour autant. Peter lui explique son parcours, parce que la cuisine n’était pas sa première vocation. Se serait-il tourné vers les fourneaux s’il avait pu devenir nageur professionnel comme il en rêvait quand il était jeune ? Sans cette blessure qui l’avait contraint à changer ses plans, en serait-il au même point aujourd’hui ? Il conseille au jeune cuisinier de voyager, comme lui l’avait fait, pour découvrir le monde, toutes ses cultures et gastronomies. Ou bien d’explorer d’autres voies, qui pourraient l’intéresser aussi. Bien sûr, Peter préférerait qu’il reste dans son restaurant, parce qu’il lui est d’une aide précieuse, mais il ne saurait lui en vouloir s’il voulait partir. Alors que la dernière assiette part vers la salle, Peter est surpris d’entendre son téléphone sonner. Il le garde rarement sur lui quand il est en cuisine, parce que les personnes voulant le joindre d’urgence appellent directement au restaurant en général, mais il a dû oublier de le sortir de sa poche aujourd’hui. Comme il n’est pas occupé à cuisiner, il le sort de sa poche, un peu étonné de voir le prénom de Kenzo s’afficher, et décroche.
Une petite heure plus tard, après avoir quitté le restaurant, plus tard que la fin de son service, comme toujours, Peter rejoint Kenzo à la terrasse d’un café qu’elle avait choisi. « Comment tu vas? » Il sourit, un peu gêné lorsqu’elle l’enlace. Peu importe la personne, un tel contact le dérange toujours un peu, même s’il fait l’effort. Kenzo et lui n’ont jamais été très proches, puisqu’elle était l’amie de son frère avant d’être la sienne. Et puis ils s’étaient perdus de vue, jusqu’à récemment. Avec le temps qui a passé, il la voit différemment, bien sûr. Elle n’est plus l’adolescente qui l’avait aidé à retrouver son frère, alors qu’il était au bord de l’overdose dans un motel près de la mer. Aujourd’hui, elle est une femme, une mère, et leurs conversations ne tournent plus autour de Will, comme ç’avait pu être le cas il y a des années de ça. Bien sûr, il plane toujours au-dessus d’eux, parce que voir Kenzo lui rappellera toujours son frère, et ses problèmes. « Bien et toi ? » Demande-t-il en s’asseyant face à elle. Un serveur arrive rapidement, et il commande un café, alors que Kenzo demande une bière. « Louis va bien ? » Ajoute-t-il, bien conscient que la santé de son enfant est ce qui compte le plus pour un parent. Il est bien placé pour le savoir. Il commence par faire la conversation, sans pouvoir s’empêcher de se demander s’il y a une raison particulière à l’invitation de Kenzo aujourd’hui.

✻✻✻
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# Re: memories from the past (peter)
message posté Mer 29 Mar - 21:21 par Kenzo A. Armanskij
Memories from the past
Peter & Kenzo

✻✻✻ J'avais le sentiment que ma vie tournait en rond. C'était sans cesse des adieux, puis des retrouvailles. J'en avais assez d'attendre après la vie. J'en avais assez d'attendre le retour d'Alexandra, d'attendre des nouvelles de Suzon. D'attendre un signe de mes parents. Ils ne m'avaient jamais, pourtant j'attendais encore qu'ils s'intéressent à moi. Qu'il s'intéresse à ma vie, à mes échecs, à mes réussites. A mon fils. Je voulais que Louis ai des grands parents, des grands parents capables de l'aimer presque tout autant que ses parents. Il aurait ceux de Zola. Mais il n'aurait pas les miens. Il n'aurait pas l'amour de la femme qui a porté sa mère pendant neuf mois. Comme elle, je n'avais pas aimé mon bébé les premiers mois. Mais ça n'avait duré que quelques temps. Je m'étais accrochée à cette vie naissante, à la matérialisation concrète de notre amour, à Zola et moi. Oui, je continuais d'attendre car je ne pouvais faire autrement. Malgré l'évidence, je continuais d'aimer ma mère, car cet amour était indéniable. Et j'en avais conscience. Ils ne comprenaient pas, car quelque part, ils étaient dénués de toute humanité. De tout attachement. Je soupirais et regardais mon téléphone. Je n'avais pas choisi ma "famille", mais j'avais choisi mes amis. J'avais choisi des gens capables de me donner des nouvelles, même après des années. Je m'étais tourné vers ceux qui m'étaient loyaux. Will avait appelé. Après des années, il était revenu vers moi. Il m'avait contacté et réchauffé le cœur par la même occasion. Et presque sans réfléchir, j'avais à mon tour appelé un ami de longue date. Son frère, Peter. Une heure plus tard, je m'installais à cette terrasse de café. Bientôt, je le vis arriver. Trop enthousiaste sûrement, je l'avais serré dans mes bras. Je me rendis compte de sa gêne et m'écartais. Au fond, je ne le connaissais pas tant que cela. Mais le revoir m'avait fait oublié les conventions. Il s'installa et commanda un café. J'eus un sourire. C'était la femme qui commandait la bière. Il me répondit qu'il allait bien et je répondis en pinçant les lèvres et en hochant la tête. Je cherchais un moyen de lui parler de Will, d'aborder le sujet. Alors j'esquivais quelque peu la question. Je fus légèrement surprise lorsqu'il me demanda des nouvelles de mon fils, et je souris, niaise. C'est vrai, j'étais maman désormais. « Il a la pêche, on le voit toutes les semaines avec Zola, donc c'est super. Et Beth, ça va ? Elle doit avoir bien grandit ! » D'un seul coup, j'avais pris dix ans. Mais je m'en foutais. C'était ça ma vie, désormais. Parler des enfants et du bon vieux temps. Lorsque la serveuse revint avec nos commandes, je tirais une nouvelle fois sur ma cigarette et me penchais en avant. Je pris une longue inspiration, décidée à parler mais je croisais son regard et lançais : « Et le travail? Je pense que je viendrai te voir avec Zola dans la semaine pour y manger. On a prit quelques jours... Enfin j'ai pris quelques jours de congé pour m'occuper du petit. » Je souris et m'entourais de mes bras. Je n'aimais pas mentir. De toute manière, je ne savais pas faire semblant. J'étais brut de pomme comme on dit. Naturelle au possible. Je tirais une nouvelle bouffée sur ma cigarette et levais les yeux vers lui. Je ne voulais pas ressasser de mauvais souvenirs. Mais c'était son frère, et il était normal qu'il sache. Je n'étais pas la meilleure placée pour savoir comment agir en famille. Je n'avais jamais eut de famille. Sauf celle que je me créais petit à petit, aux côtés de Zola.
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# Re: memories from the past (peter)
message posté Sam 6 Mai - 11:08 par Peter Montgomery
Hours are like diamonds, don't let them waste, time waits for no one, no favours has he, time waits for no one, and he won't wait for me ✻✻✻ Volontairement, Peter laisse peu de choix à l’imprévu dans sa vie. Il apprécie avoir une routine qui ne change que peu, des moments qu’il retrouve chaque jour. D’abord, il sait que c’est important pour un enfant d’avoir un rythme ainsi défini. Mais en vérité, c’est principalement pour lui qu’il fait ça. Pour s’éviter de mauvaises surprises qui pourraient survenir. Il ne prend que peu de risques, pour éviter une chute trop brutale. Bien sûr, l’ouverture du restaurant avait été un risque, un gros risque même. Mais il l’avait pris, parce que c’était son rêve. En dehors de ça, il ne bouleverse rien dans sa vie, et se contente de la vivre doucement. Il ne se rend même pas compte des routines qu’il prend, car la question ne se pose même pas. Et il apprécie tout ça. Il apprécie les petits déjeuners avec Hayley et Beth. Il apprécie d’accompagner sa fille à l’école et de revenir la chercher dès que ses horaires le lui permettent. Il apprécie faire un arrêt au parc lorsque le soleil est de sortie. Il apprécie avoir toujours les mêmes horaires au restaurant, et pouvoir cuisiner ce qu’il aime, sans réelle contrainte. Il apprécie de voir sa famille de temps en temps. Il apprécie tout ça, et il estime qu’il a des raisons d’être heureux. Même s’il pourrait toujours l’être plus, il l’est déjà suffisamment. Pourquoi demander plus quand ce qu’il a lui convient ?
Fut un temps, voir Kenzo aurait constitué un imprévu dans sa vie. La revoir, il y a quelques mois, avait été étrange, parce qu’elle avait ramené avec elle des souvenirs de Will et de son échec vis-à-vis de son petit frère. Tout comme l’arrivée de Sara l’avait fait. Malgré son absence qui continue de durer, Will reste toujours présent, en quelques sortes. Mais finalement, Kenzo s’était fait sa petite place dans la vie de Peter. Ils se voient de temps en temps, sans que le sujet ait besoin de tourner autour de Will. Après tout, ce n’est pas parce qu’ils se sont rencontrés grâce à lui qu’ils ne peuvent pas parler d’autres choses aujourd’hui.  « Il a la pêche, on le voit toutes les semaines avec Zola, donc c'est super. Et Beth, ça va ? Elle doit avoir bien grandit ! » Peter sourit, heureux que tout se passe bien pour la famille de Kenzo. Il sait que la situation est compliquée, mais ça va finir par s’arranger. Peut-être était-ce cela qui les avait fait se rapprocher aujourd’hui. Le fait qu’ils soient parents tous les deux. Kenzo n’est plus une adolescente avec qui il n’avait comme point commun qu’un frère partant à la dérive. « Elle ne s’arrête jamais de grandir, oui. Et elle va très bien, elle est toujours ravie d’aller à l’école. » Peu importe que tout aille bien, peu importe le temps qui passe, ça fait toujours bizarre à Peter de la voir grandir si vite. Il ne peut rien faire pour ralentir le temps, il le sait bien, alors il essaye de profiter au maximum de chaque instant passé avec elle. « Et le travail? Je pense que je viendrai te voir avec Zola dans la semaine pour y manger. On a prit quelques jours... Enfin j'ai pris quelques jours de congé pour m'occuper du petit. » Peter sourit alors que leurs boissons arrivent à la table. Il remercie la serveuse, avant de se retourner vers Kenzo. « Ça serait avec plaisir. Je vous ferais un prix d’amis. » Il peut bien faire ça. Surtout que ce genre de geste reste assez exceptionnel, donc pas de risque que ça cause des problèmes financiers pour le restaurant. « Tout va bien sinon. On affiche même complet certains soirs, ça fait plaisir. » La réussite du restaurant fait toujours plaisir à Peter. Ils arrivent à bien gérer les dépenses et recettes, et font même pas mal de bénéfices certains mois. Il verse deux sachets de sucre dans son café, et le fait tournoyer avec sa cuillère. « T’as prévu des trucs spéciaux avec Louis ? Il doit être content de pouvoir passer du temps avec toi comme ça. » Dit-il en souriant. Du fait de la demande Kenzo de se voir aujourd’hui, il ignore si elle veut lui parler de quelque chose de spécial, et il préfère ne pas demander de peur de la vexer. Surtout que ça ne le dérange absolument pas de discuter des dernières nouvelles.

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# Re: memories from the past (peter)
message posté Ven 12 Mai - 20:29 par Kenzo A. Armanskij
Memories from the past
Peter & Kenzo

✻✻✻ Le temps était passé depuis le temps où Will et moi séchions les cours de maths pour fumer des pétards sur le parking du lycée. Il avait été le seul avec qui j'avais accepté de fumer, et il était celui pour qui j'avais arrêté. Je n'oublierai jamais le jour où Peter était venu me chercher en cours pour partir à la recherche de son petit-frère. L'inquiétude. La culpabilité. Je n'avais jamais aimé les effets de la drogue, mais j'avais aimé ces instants avec mon ami. Le seul pour qui je n'avais jamais été un poids mais plutôt un soulagement. Ensembles, nous avions refait le monde à une époque où nous n'y comprenions rien, à ce monde. Alors que la connerie adolescente nous avait exclu de la norme. Nous avions été des parias, mais ensembles, nous avions déambulé dans un monde qui n'appartenait qu'à nous. Parce qu'on se comprenait, les autres n'avaient pas le pouvoir de nous atteindre. Même s'il y avait Alexandra, elle n'avait pas vécu les années lycée à mes côtés. Will, si. Et sans lui, tout aurait été différent. Sans lui, je n'aurai pas eut d'ami. Personne sur qui compter, personne prête à sécher pour éviter la moindre larme. Il n'y avait pas d'affection, mais un respect commun. Et un réel attachement. Nous avions grandit ensembles, parce que sans trop savoir comment mes parents étaient parvenus à plaire aux siens. A devenir amis avec eux. Nous avions grandit ensembles, et cela nous avait lié ce premier jour de rentrée en seconde. Je souriais tout en serrant le cendrier entre mes mains. J'étais émue de revoir Peter car le revoir me rappelait l'importance qu'avait eut son frère. Lorsqu'il avait sombré, je n'avais pas suivit. Et il ne m'en avait jamais voulu de ne pas l'avoir appelé. Car j'avais toujours rappelé. Car je répondais toujours à ses nouvelles lorsqu'il m'en donnait. Comme aujourd'hui. Mais c'était difficile d'avouer à Peter que j'avais eut des nouvelles de son frère, et pas lui. Je baissais les yeux, et tentais de cacher ma gêne. Il me parlait de Beth et le sourire revint. Finalement, ce n'était pas nos blessures communes qui nous avait rapproché avec Peter, mais plutôt nos heureuses surprises : nos enfants. Je souriais, parce que j'avais fini par m'en sortir moi aussi. Il restait un espoir pour Will. Il restait toujours de l'espoir. « C'est super. Tu as de la chance de la voir grandir. » Je souriais, sincèrement. Je regrettais ces années manquées avec Louis, mais ce n'était rien, ce n'était rien comparé au bonheur de l'avoir retrouvé. Malgré tout. Je passais une main dans mes cheveux et commençais à boire ma bière lorsque la serveuse vint la déposer sur la table. Je regardais Peter, alors qu'il parlait, et tentais de rester concentrer sur ses paroles. Mais je ne cessais de me répéter que je devais lui dire. Que je devais tout lui avouer. Mais comment? « T'inquiètes pour le prix, je gagne bien ma vie maintenant. Et c'est super, je suis heureuse pour toi Peter. » Je lui souris à nouveau et tirais une bouffée sur ma cigarette. Je la regardais quelques instants, en me demandant lorsque je l'avais allumé. Puis je haussais doucement les épaules et en aspirais une nouvelle bouffée. Il me demandait si j'avais prévu des choses avec Louis. Je souris, idiote : « C'est... Parfait. Il sait que je suis sa mère, il l'a deviné. Il est super intelligent, j'en reviens pas! Ben le procès est un Juin, je suis certaine d'avoir sa garde. Donc on va pas tarder à choisir la décoration de sa chambre. Puis j'aimerai bien l'emmener à Glastonbury cet été. Un de ses copains lui a montré comment marchait youtube du coup depuis il regarde des lives, sans arrêt. » Je me figeais alors, surprise d'avoir parlé autant, d'un coup. Avoir un enfant c'était une autre vie. Une expérience unique que j'étais heureuse de vivre. Je le voyais chaque jour grandir un peu plus, s'intéresser à de nouvelles choses. Il avait toujours une nouvelle chanson à machouiller de sa voix cassée. J'avais mis au monde un enfant merveilleux. C'était presque trop beau. Je regardais à nouveau Peter. Je voulais contenir l'illusion encore quelques minutes. Juste encore un peu.
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# Re: memories from the past (peter)
message posté Jeu 8 Juin - 17:37 par Peter Montgomery
Hours are like diamonds, don't let them waste, time waits for no one, no favours has he, time waits for no one, and he won't wait for me ✻✻✻ Kenzo et Peter ont, tous les deux, bien changés. Rien à voir avec ceux qu’ils étaient à l’adolescence, quand leur seul point commun était une inquiétude profonde et partagée pour la santé de Will. C’était ce qui les avait réunis à l’époque, alors qu’il ne la connaissait que très peu, après l’avoir seulement croisée une ou deux fois lors d’événements au lycée où il n’était plus. Aujourd’hui, leur relation n’a plus rien à voir avec Will. S’il avait créé le début, aujourd’hui il n’en fait plus partie. De toute façon, il ne fait plus partie du tout de la vie de Peter depuis un moment déjà. A son plus grand regret, mais malheureusement, il ne peut rien faire pour changer cela. C’était le choix de Will, et Peter avait trop longtemps essayé de le faire changer d’avis, en vain. S’il devait s’inquiéter sans cesse pour son frère, il irait sans doute très mal. D’autant qu’il n’a aucune idée de l’endroit où il peut être aujourd’hui.
Maintenant, Kenzo et Peter ont d’autres points communs, des sujets de discussion qui font qu’ils sont devenus amis. Pas de grands amis non plus, ça serait exagéré. Peter n’en a pas beaucoup non plus. Mais il sait qu’il peut discuter avec Kenzo, tout simplement. Et ça fait toujours plaisir de la voir, même si son appel l’avait un peu surpris. En général, ils peuvent attendre plusieurs jours avant de se voir. Là, ce rendez-vous avait semblé urgent. Et ça inquiète un peu Peter, même s’il fait de son mieux pour ne pas le montrer. « C'est super. Tu as de la chance de la voir grandir. » Peter acquiesce, souriant. C’est vrai que c’est une chance que Kenzo n’a pas eue avec Louis. Il n’est pas trop tard pour commencer, mais le temps qu’elle a perdu, elle ne le récupèrera jamais. « T'inquiètes pour le prix, je gagne bien ma vie maintenant. Et c'est super, je suis heureuse pour toi Peter. » Il tire une véritable satisfaction à voir que le restaurant fonctionne comme il le voulait. Lui qui avait quelques doutes, ne regrette plus du tout de s’être lancé. Il est épanoui dans sa vie professionnelle, et familiale. Que demander de plus ? Sachant que sa vie sentimentale, c’est un choix qu’elle reste si calme. S’il était un peu fou, Peter pourrait même s’aventurer à dire qu’il est heureux, ou presque. « Ce n’était pas pour faire la charité. Tant qu’à posséder le restaurant, autant en faire profiter ses amis. » C’est une règle de base, Peter ne fait jamais payer plein tarif à quelqu’un qu’il connaît et apprécie. Heureusement, il n’a pas d’amis qui abuseraient de sa gentillesse, jusqu’à l’amener à la faillite.
« C'est... Parfait. Il sait que je suis sa mère, il l'a deviné. Il est super intelligent, j'en reviens pas! Ben le procès est en Juin, je suis certaine d'avoir sa garde. Donc on va pas tarder à choisir la décoration de sa chambre. Puis j'aimerai bien l'emmener à Glastonbury cet été. Un de ses copains lui a montré comment marchait youtube du coup depuis il regarde des lives, sans arrêt. » Peter sourit en écoutant Kenzo parler de son fils. Il voit bien qu’elle est heureuse, et il en est ravi pour elle. Il boit une gorgée de son café, en l’observant fumer sa cigarette. « Tu dois être impatiente pour le procès. Si tu as besoin d’un soutien moral, je peux essayer de venir avec vous. » La situation ne doit pas être évidente, même si le dénouement paraît évident. Mais ça reste stressant, peu importe les certitudes et la logique. Peter pourrait comprendre qu’elle voudrait avoir du monde avec elle. Ou même témoigner en sa faveur, il ne sait pas exactement de quoi sera fait le procès. « Tu n’as pas peur avec la foule à Glastonbury ? » Peter avait fait le festival il y a de cela quelques années, et ne s’imagine pas y emmener Beth. Trop de monde, surtout que beaucoup, comme lui à l’époque, sont là pour boire, s’amuser et danser. Pas vraiment le genre d’endroit où il voudrait voir sa fille. « Enfin il est grand tu me diras. Et c’est vrai que, si c’est qu’il veut à tout prix, ce n’est pas évident de dire non. » Kenzo a sans doute déjà pensé à tout, il doit y avoir des compromis à trouver pour emmener un enfant dans un festival, comme ne jamais le lâcher du regard et ne pas aller trop près de la scène, où la foule est trop dense pour s’y retrouver. « C’est super en tout cas, tu as l’air vraiment heureuse, ça fait plaisir à voir. » Il sourit, sincère, se demandant toujours si elle a quelque chose d’autre à lui dire. En attendant, il boit une nouvelle gorgée, et mange le chocolat qui accompagnait son café.

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# Re: memories from the past (peter)
message posté Mar 4 Juil - 21:36 par Kenzo A. Armanskij
Memories from the past
Peter & Kenzo

✻✻✻ On ne peut échapper au temps. Le passé nous rattrape, le présent nous échappe et le futur nous attend. On tente tant qu'on le peut de décider de notre sort en échappant à nos échecs, et pourtant, ce sont eux qui déterminent la nature de notre sort. De notre destin. J'y avais longtemps cru que chaque traumatisme me reviendrait en plein visage. J'avais eut à moitié tort. Certes, la peur de reproduire les erreurs de ma mère m'avait préparé à la perte de mon enfant, mais cette perte je ne l'avais pas supporté. Ma mère, c'était ma vie qu'elle n'avait pas supporté. J'avais compris que les pleurs, bien que réelles et souvent fondées, n'étaient qu'imaginaires. Malgré ce que l'on en dit, nous ne sommes pas nos parents et nous ne le serons jamais si nous gardons toujours cette même distance. Ce même recul sur ce que l'on est, et sur ce que l'on devient. Je ne voulais plus avoir peur, je ne voulais plus craindre le deuil et la perdition. Quelque chose était enfin arrivée. Un miracle. Moi qui ne croyais en rien d'autre que la fatalié, on m'avait laissé entrevoir l'espoir. Des profondeurs les plus sombres, je m'étais envolée jusqu'aux nuages. Et désormais, j'étais là, les joues rosies, à suivre un chemin enchanteur et ma destinée parfaite. Je n'étais plus reliée à ce monde, car le bonheur m'avait donné des ailes. Malgré ma méfiance, j'avais baissé ma garde. Et je m'y étais brûlée les ailes. J'avais trop vite pris pour acquis ces petits retournements de situations qui avaient fait mon quotidien ces deux dernières années. Je levais les yeux vers Peter tout en tirant une nouvelle bouffée sur ma cigarette. Il y a dix ans, lorsque je portais encore des tee-shirt et des chemises en guise de robe, il était de nombreuses fois venu me parler de son frère. Mon ami. Un autre qui était partie, pour son bien. Peut-être qu'il finirait par revenir, un jour. Tout comme Lexie. Ils ne partaient jamais vraiment, car Zola avait raison : ils existaient dans notre coeur, de la même manière que nous restions dans les leurs. Tôt ou tard, ils finissaient par revenir. Je souris à la remarque de Peter et répondis : « A condition que tu manges avec nous alors. » Je réclamais ces dîners entre amis, qui en devenaient presque familiaux depuis le temps que nous en faisions. Je n'avais pas de famille, mais Peter me rappelait des instants où je m'étais sentie en famille. Je regardais la fin de ma cigarette, qui s'était presque entièrement consumée. Et pris ma bière en transition. J'étais incapable de rester dans rien faire. Je n'aimais pas juste parler, je devais fumer et boire lorsque je me trouvais en terrasse ou pendant un dîner. Peter avait fini par le remarquer, avec le temps. Petite; il avait été celui qui avait fait les allers-retours jusqu'au garage pour me ramener du coca-cola cinq fois par repas lorsque nous étions invités à manger chez eux. On se mit à parler de Louis et je fus surprise et touchée par sa proposition. Gênée, je lui souris timidement et répondis : « Ca serait génial... Comme Alexandra est partie je n'ai plus aucun témoin de ma vie avant Zola... Merci. » Je ne voulais pas m'étendre sur le sujet. Certes, Lexie avait laissé une lettre, dans laquelle elle avait détaillé toutes les raisons de nous donner la garde de notre enfant. Mais elle ne serait pas là. Et j'avais besoin de quelqu'un qui m'avait vu grandir et évoluer. J'avais besoin de quelqu'un qui me connaissait, pas personnellement, mais depuis toujours. On parlait de tout et de rien, des dernières nouvelles, et ça me permettait d'en oublier les raisons de notre entrevue. Je fis la moue lorsque Peter me demanda si je n'avais pas peur de la foule des festival et je haussais les épaules. Nous avions prévu d'y aller ensembles avec Zola, et ce dernier avait proposé à sa cousine Shiraz de nous y emmener, avec les intérêts des vip pour le petit. « Non en fait la cousine de Zola est actrice, du coup il verra les concerts dans un espace privé, loin de la foule... » C'était un avantage les célébrités dans son entourage. Au début, j'avais prévu de l'emmener parmi la foule, mais de rester en retrait. Mais rapidement, je m'étais rendue compte de la fatigue que ce serait pour lui. Il n'allait pas profiter, et pourtant il ne cessait de parler de Glastonbury depuis qu'il en avait appris l'existence. J'eus un sourire qui redoubla aux mots de Peter et une nouvelle fois gênée, je répondis : « Merci. Toi aussi, tu as bonne mine, ça fait plaisir de voir qu'on s'en sort pas trop mal. » Je lâchais un petit rire. En effet, nous n'étions pas destinés à avoir cette vie, comme personne d'autre. Les évènements s'étaient enchaînés, avait fait de nous ce que nous étions devenus, sans jamais nous éloigner de ce que nous avions été. Du passé, ou plutôt, de notre passé commun : Will.
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# Re: memories from the past (peter)
message posté Jeu 20 Juil - 11:05 par Peter Montgomery
Hours are like diamonds, don't let them waste, time waits for no one, no favours has he, time waits for no one, and he won't wait for me ✻✻✻ Peter connaît Kenzo depuis des années. Depuis que les Montgomery se sont installés à Londres à vrai dire. Elle était rapidement devenue amie avec Will, parce qu’ils avaient le même âge, et parce que leurs parents avaient eu la bonne idée d’être amis entre voisins. Kenzo avant, pendant longtemps, fait partie des visages que Peter voyait régulièrement, sans qu’il ne la connaisse réellement. Elle était l’amie de Will, pas la sienne. Ils n’avaient pas le même âge, pas les mêmes centres d’intérêt, ni les mêmes cercles d’amis. Pas grand-chose en commun finalement. Et même si elle l’avait aidée à l’époque où Will avait déraillé, ils n’avaient pas appris à se connaître. Ils s’étaient entraidés, pour aider un proche. Ils avaient parlé plus que d’ordinaire, mais cela restait autour de Will.
Peter connaît Kenzo depuis des années et pourtant, il a l’impression de seulement commencer à la connaître. Et il apprécie sa compagnie. Plus qu’il ne l’aurait pensé quand ils avaient repris contact, des années plus tard. Aujourd’hui, ils ont davantage de points communs. Plus de choses à se dire en dehors des discussions à propos de Will. Qu’y a-t-il encore à dire à son sujet de toute façon ? Si Peter n’a plus eu de nouvelles depuis des années, c’est que Will ne veut pas lui en donner. Il a tourné le dos à sa famille, parce qu’ils voulaient l’aider, et a cessé de les laisser essayer. Peter avait bien dû se résoudre à arrêter. A aller de l’avant. Bien sûr, il espère toujours retrouver son petit frère un jour, mais il ne se fait que peu d’espoir. Mais sa relation avec Kenzo ne tourne plus autour de Will, depuis un moment déjà. Et il est ravi qu’ils puissent réussir à être amis, après tout ça. « A condition que tu manges avec nous alors. » Il sourit, désormais impatient à cette perspective. Il ne connaît pas beaucoup Zola ou Louis, mais ça sera avec plaisir qu’il apprendra à les connaître davantage. « Ça devrait pouvoir se faire. J’amènerais Beth aussi. » Un vrai dîner entre parents et enfants, quand sont-ils devenus si vieux ? Il est loin le temps où ils restaient à table le moins longtemps possible lors des repas de leurs parents. Cette fois-ci, ça sera le tour de leurs enfants. Et eux seront les adultes qui discutent trop longtemps, et de choses trop sérieuses. « Ca serait génial... Comme Alexandra est partie je n'ai plus aucun témoin de ma vie avant Zola... Merci. » Peter ne sait pas vraiment comment tout cela fonctionne, si le tribunal peut vraiment leur refuser la garde de leur fils, mais il espère sincèrement qu’il n’y aura aucun problème pour Kenzo. « Si je peux aider, ça sera avec plaisir. Il faudra juste me donner la date, que je puisse prendre une demi-journée de congé ce jour-là. » Certes, il est son propre patron, mais il faut quand même qu’il s’organise suffisamment en avance pour son emploi du temps.
« Non en fait la cousine de Zola est actrice, du coup il verra les concerts dans un espace privé, loin de la foule... » Là, il comprend mieux qu’elle accepte d’emmener son fils dans un festival. C’est vrai que ça doit être bien, de pouvoir profiter de la musique et de l’ambiance sans prendre le risque d’être dans une foule fortement alcoolisée. Certes, Peter a fait de nombreux festivals de musique quand il était plus jeune, mais aujourd’hui, il ne sait pas s’il apprécierait autant qu’à l’époque. Il aurait sans doute du mal à se remettre dans l’ambiance. Surtout qu’il ne connaît plus les groupes et artistes qui y jouent en général. Le fils de Kenzo est sûrement mieux informé que lui, c’est dire… Décidemment, il prend un sacré coup de vieux aujourd’hui. « Oh ça doit être sympa. Vous allez pouvoir vous prendre pour des stars. » En VIP, ça ne doit pas être la même ambiance, mais c’est sûrement un bon compromis avec un enfant. « Merci. Toi aussi, tu as bonne mine, ça fait plaisir de voir qu'on s'en sort pas trop mal. » C’est vrai que, même si Peter n’est pas là où il se serait imaginé, ça pourrait être bien pire. Il a une vie stable, un boulot qui lui plaît, et Beth va bien. Il boit une gorgée de son café, avant de sourire. « C’est vrai ça, on a plutôt bien réussi finalement. » Il repose sa tasse, le liquide étant encore un peu trop chaud à son goût. « Ça se passe toujours bien ton travail au fait ? »

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# Re: memories from the past (peter)
message posté Dim 30 Juil - 17:06 par Kenzo A. Armanskij
Memories from the past
Peter & Kenzo

✻✻✻ Depuis l'époque où Peter était venu me chercher au lycée pour trouver Will, de nombreuses choses avaient changé. Mais au fond, moi, j'étais resté la même. J'affichais encore ce même sourire en coin qui cachait toutes les larmes que je versais au quotidien. Encore une fois, mon binôme disparaissait. Il fallait croire que je n'étais pas destinée à vivre de longues amitiés sans failles. Ma soeur m'avait souvent dit qu'il fallait les épaules pour supporter les épreuves qui s'imposaient à nous. Les épaules je les avais mais le coeur. Je levais les yeux vers Peter. Notre conversation était des plus agréables et j'aimais discuter autour d'un verre. Mais ce n'était pas le but de ce rendez-vous, et je me plaisais à en détourner le sujet. J'en avais assez de toujours traiter les sujets graves en premier. Depuis toujours, je me torturais avec des soucis, des imprévus sans jamais prendre le temps de vivre. A cet instant, je vivais. Je vivais des retrouvailles avec un ami de mon passé. Avec quelqu'un qui m'avait vu grandir sans jamais me connaître. Avec Peter, je pouvais être nonchalente et souriante, car il n'avait jamais connu mes instants de noirceur. Et c'était apaisant. Lorsqu'il s'agissait de Julian, Zola, Sawyer ou Alexandra autrefois, je ne pouvais faire semblant. Leur faire gober mon grand sourire et espérer garder mes tourments scellés à double tour. Parce que mon amitié avec eux était née de nos souffrances communes. De plaies béantes qu'on avait su percevoir et qu'on avait tenté de refermer. Peter ne connaissait pas mes plaies les plus profondes. Il avait toujours été confronté à la surface, et sûrement avait-il cru lui aussi que j'étais heureuse avec Viktor et Elise. Mais il sufffisait de regarder un peu plus loin. Il suffisait d'aborder le sujet pour comprendre que nos relations n'avaient jamais été ne serait-ce que normales. Je n'avais pas de père, ni de mère. Seulement des progéniteurs qui m'avaient nourri et forcé à arborer cet éternel sourire. J'attrapais mon verre et bus une nouvelle gorgée de bière. « Oh mon dieu, les dîners Armanskij - Montgomery deuxième génération commencent. On a prit la place de nos parents. » Riais-je doucement. En apprenant ma grossesse, j'avais craint d'être la fille de ma mère. J'avais craint de lui ressembler et de reproduire ses erreurs. Mais aujourd'hui, ma peur était réelle. J'étais devenue ma mère. C'était désormais moi qui devais élever un enfant qui avait toujours manqué d'affection. C'était moi qui organisais des dîners entre amis et qui allais devoir donner l'autorisation de sortie de table à mon enfant pour qu'il aille jouer avec Beth. Me revins en mémoire ces longues après midi autour d'un bon repas et nos rires espiègles à Will et moi tandis que Peter discutait avec Suzon. Nous y étions. C'était ça, notre vie. Elle était désormais tracée, entamée. L'existence de nos enfants nous donnait un autre statut. Elle avait changé nos vies, et notre relation. J'avais toujours bien aimé Peter, mais aujourd'hui, je l'aimais encore plus car il me permettait de renouer avec mon passé tout en me permettant d'agir différemment de mes parents. « C'est le 23 Juin à 15h. Merci, Peter... » Répondis-je, touchée. Je détournais le regard, afin qu'il ne voit pas ma gêne. J'étais touchée qu'il souhaite lui aussi participer à la reconquête de ce qui m'avait été enlevé. Sans le savoir, il m'offrait la plus belle preuve d'amitié à mes yeux. Je me raclais la gorge, mal à l'aise et fumais à nouveau sur ma cigarette. Avec un sourire, j'imaginais mon fils chanter et danser devant ses groupes préférées. Nous avions de la chance d'avoir ce contact là et de pouvoir offrir un tel souvenir à Louis. En riant, je hochais la tête aux mots de Peter : « C'est clair. Mais bon, je me rends compte qu'il est fini le temps où je pouvais partir un week-end en festival, avec rien sur le dos et juste de l'argent pour manger et boire. ». J'étais nostalgique, mais je ne regrettais pas. Car ce que je désirais le plus au monde, j'étais sur le point de l'obtenir. Au fond, j'étais heureuse. Même si certaines choses n'allaient pas à la perfection, je me battais pour ma plus belle "création". Je me battais pour l'amour, et pour être mère. J'étais heureuse car j'avais bravé toutes mes peurs d'enfant, et j'étais devenue femme. « C'est vrai. Et oui très bien je bosse au Times maintenant. Je trouve pas ça très passionnant, mais ça fait du bien d'avoir un rythme de vie stable, de travailler et d'évoluer dans quelque chose.. » Je passais une main derrière mon oreille pour y replacer une mèche. La présence de Peter me rassurait, il me rendait optimiste et m'allégeait le coeur. Mais je le savais, ce n'était que pour un temps. Il suffisait d'un seul prénom pour assombrir nos regards et enchaîner nos coeurs dans un passé révolu. Il ne fallait que Will. Parce que depuis longtemps, il était parti. Et sûrement ne reviendrait-il jamais. Comme Alexandra. Comme toutes ces choses que l'on perd, et que l'on ne retrouve jamais.
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# Re: memories from the past (peter)
message posté Sam 26 Aoû - 16:21 par Peter Montgomery
Hours are like diamonds, don't let them waste, time waits for no one, no favours has he, time waits for no one, and he won't wait for me ✻✻✻ « Oh mon dieu, les dîners Armanskij - Montgomery deuxième génération commencent. On a prit la place de nos parents. » Leurs cerveaux ont fait la même connexion en parlant d’un repas entre leurs deux familles. C’est vrai que ça paraît étrange, d’être passé de l’autre côté de la barrière. Mais c’est sans doute ce qui arrive quand on vieillit et qu’on a des enfants. Une sorte de cercle, qui finit toujours par en revenir au même point. Un jour, ce seront Beth et Louis qui seront parents. Mais ce jour, il est encore loin, et Peter préfère ne pas y penser. Pour l’instant, Beth reste son bébé, même si elle n’en est plus exactement un. « Sacré coup de vieux ! » Commente-t-il avec un rire léger. Quelque part, Peter le pense vraiment. Bien sûr, il sait que les plus beaux jours de sa jeunesse sont derrière lui, mais la nostalgie qui le traverse ne correspond pas vraiment à son âge ou à sa position. Plutôt aux personnes qui lui manquent. Ou à une personne en particulier. Toujours la même.
Et Kenzo qui n’a que vingt-six ans, ça doit lui paraître encore plus étrange. Elle a eu un enfant bien plus tôt que lui, même si tout cela a été extrêmement compliqué, et l’est toujours un peu. Bientôt, tout ça devrait se résoudre et si Peter peut l’y aider, il accepte avec plaisir de le faire. « C'est le 23 Juin à 15h. Merci, Peter... » Il sort son téléphone de la poche de son manteau, et inscrit rapidement une note pour ne pas oublier de prendre quelques heures ce jour-là. « Je te tiens au courant, mais ça devrait le faire logiquement. » C’est ce à quoi servent des amis après tout. Même s’ils n’étaient sans doute pas destinés à se retrouver ici, tous les deux, à cette étape de leur vie, autant en tirer profit. Pour que tout se passe bien. « C'est clair. Mais bon, je me rends compte qu'il est fini le temps où je pouvais partir un week-end en festival, avec rien sur le dos et juste de l'argent pour manger et boire. » A nouveau, un coup de vieux. Peter aussi a beaucoup changé au fil des années. Beaucoup moins de folies. Beaucoup plus de stabilité. « C’est ça de vieillir. » Les responsabilités, ça change toute une vie. Et l’arrivée d’un enfant en amène toujours un sacré paquet. « Enfin tu es encore jeune, Zola aussi. Vous devriez partir à l’aventure avec Louis, je suis sûr qu’il adorerait ça. » Ce genre de souvenirs sont impérissables. Peter espère pouvoir fonctionner ainsi quand Beth sera plus grande, et quand le restaurant sera plus stable. Partir en vacances sans savoir où, profiter simplement de l’instant présent.
« C'est vrai. Et oui très bien je bosse au Times maintenant. Je trouve pas ça très passionnant, mais ça fait du bien d'avoir un rythme de vie stable, de travailler et d'évoluer dans quelque chose.. » Peter boit une gorgée de café en écoutant Kenzo lui parler de son travail. La stabilité, ça a une grande importance. Un travail correct pour pouvoir vivre sa vie tout autour. Peter aurait bien du mal à s’imaginer derrière un bureau, même s’il doit parfois s’y coller pour de l’administratif. Heureusement, tout ça ne prend pas le pas sur le temps qu’il passe en cuisine. « Tant mieux alors. Tu devrais te renseigner, pour essayer de trouver un métier qui te passionnerait. Ou avoir une solution de repli quand tu n’en pourras plus de ton travail. » Une autre donnée à prendre en compte. Il est plus facile d’être heureux quand on ne doit pas faire un travail qu’on déteste toute la journée. « Qu’est-ce que tu voudrais faire ? Si tout était possible ? » Avoir des rêves, c’est important aussi. Il ne voudrait pas que Kenzo passe à côté de ça.

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