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sitting with our backs against the world / jacky

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# sitting with our backs against the world / jacky
message posté Mer 8 Mar - 19:09 par Jake O. Cavendish
Dreams are always crushing when they don’t come true. But it’s the simple dreams that are often the most painful because they seem so personal, so reasonable, so attainable. You’re always close enough to touch, but never quite close enough to hold and it’s enough to break your heart. ✻✻✻ Ces derniers temps, Jake a passé beaucoup de temps chez sa mère. Déjà que d’habitude, il est rare qu’il passe une semaine entière sans aller la voir, là c’était encore plus. La raison n’est pas bien compliquée à comprendre : c’est pour Victoria qu’il fait l’aller-retour plusieurs fois par semaine jusqu’à la maison où ils ont grandi. Son réveil après quatre mois dans le coma avait été ressenti comme un miracle par toute la famille et, depuis, Jake fait de son mieux pour aller la voir le plus souvent. D’abord parce qu’elle lui avait manqué, mais aussi parce que le temps doit paraître bien long dans la maison de banlieue. Si leur mère a pu prendre quelques jours de congé au début, elle avait dû retourner au travail. Jake n’ose pas imaginer ce que Vicky ressent après tout ça. Après son accident, après le coma, et surtout après avoir oublié toute une année de sa vie. Au sujet de cette année, il est resté silencieux, parce qu’il a peur de la faire souffrir. Pourtant, il va bien falloir qu’elle apprenne la vérité un jour.
Alors Jake avait fait exprès de fixer ses jours de congé de la semaine en dehors du weekend, pour pouvoir aller tenir compagnie à sa petite sœur. Et cet après-midi, avec le soleil qui éclaire les rues de Londres, il a bien envie d’en profiter pour aller dehors, et promener son chien, qui en a toujours besoin. Bien sûr, il le sort toujours chaque matin, quand il part pour son jogging mais c’est parfois le seul moment de la journée, en dehors des besoins naturels. Une après-midi au parc pourrait lui faire le plus grand bien, et il sera sans aucun doute ravi de revoir Vicky. Pour éviter de promener Luke dans le métro, puis dans un train, Jake commande un Uber, et se prépare en attendant qu’il arrive. Le message ne tarde pas à arriver, et Jake passe la laisse autour du cou du chien, alors même qu’il déteste ça. Mais en voiture, pas trop le choix. Il la lui enlèvera dès qu’ils seront sortis.
Un cours trajet de vingt minutes plus tard, Jake paye le chauffeur et sort de la voiture. Il détache la laisse, et Luke avance à ses côtés, sans chercher à aller faire n’importe quoi. Jake sonne à la porte pour prévenir de son arrivée avant d’ouvrir lui-même avec sa clé. « Vicky ? C’est moi ! » Crie-t-il en entrant, pour ne pas qu’elle s’inquiète d’entendre quelqu’un rentrer. Leur mère doit être au travail à cette heure-là, et il n’a pas pris la peine de la prévenir de sa visite. Il aurait sans doute dû le faire. « Luke veut te dire bonjour. » Dit-il, toujours fort, alors qu’il retire sa veste et avance dans le couloir, à la recherche de sa cadette. Il la trouve finalement dans la cuisine, occupée à ranger. « Laisse-moi faire, je vais t’aider. » Il n’attend pas sa réponse pour prendre les assiettes qu’elle sortait du lave-vaisselle, et les range à leur place. Il sait bien qu’elle n’est pas en sucre, mais il ne peut s’empêcher de vouloir la protéger. Elle a été partie bien assez longtemps comme ça. « Comment tu vas Vicky ? » Son ton est encore un peu inquiet, ce qui peut parfois énerver Vicky, mais c’est plus fort que lui. Il est inquiet pour elle, même s’il est évident qu’elle va mieux maintenant. « J’me suis dit qu’on pourrait aller promener Luke au parc, si ça te dit. Il fait un temps magnifique dehors. »

✻✻✻
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# Re: sitting with our backs against the world / jacky
message posté Lun 3 Avr - 18:39 par Victoria J. Hopkins

♢♢♢
/ sometimes people are beautiful. not in looks.
not in what they say. just in what they are. /

Ses doigts étaient enroulés autour d’une tasse de thé bien chaude. La céramique lui réchauffait les mains, alors que son regard admirait l’horizon. Le jardin de sa maison d’enfance était grand. Le genre de jardin qu’on voit dans les téléfilms, avec une pelouse suffisamment grande pour jouer et courir. La balançoire qui avait accueillie de nombreuses fois son popotin, trônait toujours au milieu. Elle avait vieilli, s’était abîmée avec le temps, mais sa mère refusait de la jeter. Trop de nostalgie, trop de souvenirs liés à cet objet. Un sourire traversa ses lèvres, quand elle pensa à ces moments où tout était plus simple. La neige avait fondu. Il faisait beau aujourd’hui, c’était particulièrement ensoleillé dehors. Londres était plus connu pour sa pluie légendaire, que pour ses journées illuminées d’un bain de soleil. Clay lui avait appris à aimer la pluie. A Rainy Day lui était dédicacé, du titre à son contenu. Parce que leur vie avait changé un soir de pluie, sur son lieu de travail vide, sous les lumières tamisées du café. Il lui manquait un peu plus chaque jour. Les silences de ses proches devenaient lourds et pesants. Elle n’y croyait pas, au fait que personne ne sache où il se trouvait. Elle ne voulait pas y croire. Ils s’aimaient. Ou du moins, elle le croyait. Croire le contraire était plus douloureux que son absence, parce que ses sentiments étaient intacts, n’avaient pas changé, même s’il lui manquait un an de sa vie. L’amnésie était difficile. Des migraines s’invitaient dans sa vie, dans sa tête, des migraines qu’elle n’avait pas avant. Mais le plus compliqué restait les trous noirs. Un an, c’était long. Douze mois d’une vie ne pouvaient pas être racontés comme on raconte une simple anecdote. Ses proches ignoraient probablement tout un tas de choses. Un soupire s’échappa d’entre ses lèvres. Elle plissa des yeux, avant de rapidement détourner le regard. Le lave-vaisselle avait fini de tourner. La maison était calme et silencieuse. Sa mère était au travail, personne pour lui tenir compagnie. Une vapeur chaude s’échappa du lave-vaisselle lorsqu’elle ouvrit la porte. Elle la balaya simplement d’une main, avant de commencer à ranger la vaisselle. La sonnerie de la maison retentit, la faisant sursauter au passage. Avant même qu’elle ne dépose l’assiette qu’elle avait dans les mains, Jake annonça son arrivée, avec Luke, le chien. Jake se déplaçait régulièrement pour la voir, et pour ça, elle était reconnaissante. La solitude l’obligeait à réfléchir, l’obligeait à créer tout un tas de scénarios dans sa tête. « T’as pas une autre question ? J’en ai marre de répéter que je vais bien, » marmonna-t-elle dans sa barbe. Cette question était sur toutes les lèvres. Elle ne leur en voulait pas, c’était normal. Mais elle voulait que Jake agisse normalement avec elle. Ses yeux s’écarquillèrent en voyant Luke trotter son grand-frère. Dans ses souvenirs, Luke n’était qu’un adorable chiot. « Il a tellement grandi, je suis choquée ! » Déclara-t-elle, grattant doucement le chien derrière les oreilles. Elle hocha simplement la tête à la proposition de son frère. C’est vrai qu’il faisait beau, ce serait dommage de gâcher ça en restant à l’intérieur. « Je viens avec toi, seulement si tu arrêtes de t’inquiéter. » Ce n’était pas un ultimatum, pas vraiment. Elle savait très bien qu’il ne cesserait pas de s’inquiéter. Mais il pouvait prétendre, au moins pour la journée, au moins pour lui faire plaisir.
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# Re: sitting with our backs against the world / jacky
message posté Lun 8 Mai - 11:20 par Jake O. Cavendish
Dreams are always crushing when they don’t come true. But it’s the simple dreams that are often the most painful because they seem so personal, so reasonable, so attainable. You’re always close enough to touch, but never quite close enough to hold and it’s enough to break your heart. ✻✻✻ Le temps avait passé. Les jours s’étaient ressemblé. Et Vicky n’avait pas bougé, n’avait pas ouvert les yeux, n’avait pas parlé pendant plusieurs mois. La voir prisonnière de ce lit d’hôpital n’avait pas été facile. Surtout qu’il ne pouvait rien faire pour elle, pour l’aider à se réveiller. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était venir la voir aussi souvent que possible, espérant la voir ouvrir les yeux un jour. Finalement, elle les avait ouverts un jour où il n’était pas là. Il avait reçu le coup de téléphone de sa mère alors qu’il était au travail, et avait tout laissé tomber pour rejoindre rapidement l’hôpital, et retrouver sa petite sœur. Il sait qu’elle va bien maintenant, c’est pour ça qu’elle a pu rentrer. Mais après l’avoir vue pendant si longtemps, immobile sur son lit d’hôpital, Jake ne peut s’empêcher d’être inquiet pour elle. C’est plus fort que lui.
Et le pire, c’est sans doute qu’il n’ose pas lui dire toute la vérité. Ce n’est pas pour protéger son mari qu’il se tait. Non, au contraire, il ne le mérite pas une seule seconde. C’est pour épargner Vicky qu’il ne lui a toujours pas dit pourquoi Clay n’était pas à ses côtés à son réveil, et qu’il ne l’est toujours pas. L’amnésie de sa sœur avait été un coup dur, après la joie de son réveil. Parce qu’elle ne se souvient pas du coupable de tous ses problèmes, et, pire encore, elle le cherche partout. Mais Jake n’a toujours pas eu le courage de lui en parler, parce qu’il ne veut pas la voir souffrir. Il veut qu’elle aille bien. Il est conscient que la vérité doit bien finir par éclater, pour son bien aussi. Peut-être osera-t-il aujourd’hui. Ou peut-être pas. Il n’en a aucune idée. Dans l’idée, ce n’est pas pour ça qu’il est venu. Il est venu pour la voir, tout simplement. Et pour profiter du beau temps avec son huskie. « T’as pas une autre question ? J’en ai marre de répéter que je vais bien, » Il sourit, heureux de la retrouver inchangée. Mais ça n’efface pas son inquiétude pour autant. Il lui faudra plus de temps pour ça. « Il a tellement grandi, je suis choquée ! » S’exclame Vicky alors que Luke entre dans la cuisine. C’est vrai qu’il grandit vite, alors, après ne pas l’avoir vu pendant des mois, ça doit faire un sacré choc. Il n’a pas encore atteint la taille adulte mais il n’est plus un chiot non plus. Celui-ci n’a pas oublié Vicky, et se laisse caresser avec plaisir, donnant même quelques coups de langue par moments. « Je viens avec toi, seulement si tu arrêtes de t’inquiéter. » Il sourit, pas étonné que ça ne lui plaise pas de voir tout le monde s’inquiéter pour elle. Son statut de petite dernière de la famille a souvent entraîné une protection, une inquiétude de la part de ses aînés, dont Vicky ne voulait pas. « Si je promets d’essayer, ça te va ? » Propose-t-il, pas certain de pouvoir réussir complètement. Après, il peut toujours taire ses inquiétudes le temps de la journée et simplement profiter de la compagnie de sa sœur.
Il ne faut pas longtemps pour qu’ils sortent dans la rue, le chien trottinant devant eux, visiblement ravi de prendre l’air. Le soleil timide vient réchauffer leur peau, la journée s’annonce belle, et il a bien fait de choisir de la passer avec Vicky. Elle lui avait manqué, mais il ne parvient pas à agir comme si de rien n’était avec elle. Il n’arrive pas à rester naturel, comme leur relation pouvait l’être auparavant. Pas quand il lui cache un si gros secret. « Les journées ne sont pas trop longues depuis que maman a repris le travail ? » Cela dit, la présence constante de leur mère ne devait pas non plus être très facile à gérer. Jake a beau adorer sa mère, il évite qu’elle s’immisce trop dans sa vie, surtout sa vie amoureuse qu’elle voudrait pouvoir améliorer. « Ça doit faire bizarre, d’habiter ici à nouveau. » Ils ont tous deux quittés la maison familiale depuis longtemps, et Jake ne s’imagine pas revenir y vivre. Mais pour Vicky, c’est sans doute mieux pour l’instant.

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# Re: sitting with our backs against the world / jacky
message posté Dim 4 Juin - 18:39 par Victoria J. Hopkins

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/ sometimes people are beautiful. not in looks.
not in what they say. just in what they are. /

Ses doigts s’emmêlaient dans la fourrure toute douce de Luke. Il avait grandi. Il n’était plus ce chiot, qui la regardait avec ses grands yeux bleus. Elle caressa doucement ses oreilles. Son attention se reporta rapidement sur son grand-frère. Une année était peu dans le cours d’une vie. Mais Vicky pouvait voir les changements sur son visage. Il n’avait pas vieilli, pas vraiment. Certains traits de son visage semblaient seulement plus marqués. L’inquiétude était toujours présente dans ses yeux, dans son comportement. Son regard était identique à celui de chaque membre de sa famille. Sa mère, sa sœur, son père. Elle comprenait, évidemment. Seulement, elle était fatiguée. Epuisée, d’être traitée comme si elle pouvait se briser à tout moment. Ses quatre mois de coma lui avaient permis de guérir physiquement. Les séquelles étaient minimes. Quelques heures de rééducation lui suffiraient pour retrouver une motricité correcte. Ses muscles étaient juste endormis. En revanche, ses souvenirs ne lui reviendraient probablement jamais. Perdus, quelque part, dans les tréfonds de la complexité du cerveau. C’était ce qu’elle regrettait le plus. La mémoire. Elle avait comparé ça à une soirée trop arrosée, à un black-out causé par l’alcool. Mais un an d’une vie, n’était clairement pas quelques heures dans un bar. Et Clay était toujours aux abonnés absents. C’était douloureux. Il n’était pas là, alors qu’elle avait le plus besoin de lui. La truffe humide du chien entra en contact avec sa main. Vicky baissa les yeux pour le regarder, pour lui sourire et murmurer quelques compliments. Elle s’agenouilla un bref instant, avant d’hocher la tête en regardant Jake. « Tant que tu fais l’effort d’essayer, » lança-t-elle, haussant doucement les épaules. « J’ai pas envie que ce soit bizarre entre nous, tu sais ? Je suis là, je vais bien. » Elle se sentait presque comme une étrangère, parfois. Elle avait cette horrible impression que ses proches ne pouvaient pas se comporter normalement avec elle. Et elle détestait ça. Un rayon chaud et lumineux traversa le carreau de la cuisine. La neige avait disparu, avait fondu au soleil. C’était une belle journée, Jake avait raison. « Les journées ne sont pas trop longues depuis que maman a repris le travail ? » Elle secoua vigoureusement la tête, un mince sourire sur ses lèvres. « C’est calme, » souffla-t-elle, laissant échapper un rire. « Tu sais comment elle est ? Elle veut toujours parler, toujours faire des gâteaux, toujours regarder un film, toujours faire quelque chose ! Donc j’avoue que c’est reposant d’être seule ici, » finit-elle, doucement. Elle aimait sa mère, vraiment. Mais parfois, être seule lui faisait du bien. Pour se retrouver avec elle-même, avec ses pensées. Ou simplement pour se reposer sans l’oppression de son regard sur elle. « Ça doit faire bizarre, d’habiter ici à nouveau. » Depuis presque dix ans, la maison familiale n’était qu’un point de passage pour un déjeuner, un dîner, voire un week-end. Vicky était partie, à 19 ans, avec l’idée de conquérir l’Europe. Elle n’y était pas revenue, depuis. « Oui, mais j’espère rentrer à la maison bientôt, » murmura-t-elle, se dirigeant vers l’entrée pour prendre une veste. Le confort de son appartement lui manquait, Clay lui manquait. Elle ne se souvenait même pas de ce que ça faisait de dormir dans son propre lit, de préparer du café dans sa propre cuisine. Mais elle savait pertinemment que sa mère ne la laisserait pas rentrer, pas encore. Et Vicky ne voulait pas la vexer, ou la contrarier. Alors, elle attendrait encore un peu. « Tu viens ? » S’enquit-elle, ouvrant la porte. La fraicheur hivernale lui caressa doucement les joues. Le soleil était presque aveuglant. C’était agréable.
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# Re: sitting with our backs against the world / jacky
message posté Dim 23 Juil - 10:04 par Jake O. Cavendish
Dreams are always crushing when they don’t come true. But it’s the simple dreams that are often the most painful because they seem so personal, so reasonable, so attainable. You’re always close enough to touch, but never quite close enough to hold and it’s enough to break your heart. ✻✻✻ Dès que son regard se pose sur Vicky, Jake sent une vague de bonheur mélangé à du soulagement l’envahir. Moins forte que le premier jour où il l’a vue réveillée, après avoir reçu un appel en urgence de sa mère, mais toujours présente. Il est réellement heureux de la retrouver, soulagé qu’elle aille bien, malgré tout cela. Malgré cette ‘pause’ dans sa vie. « Tant que tu fais l’effort d’essayer, » Il n’est pas sûr de réussir, mais il peut toujours essayer. C’est plus fort que lui, difficile de ne pas s’inquiéter pour elle avec tout ce qu’elle a traversé. Et ce qu’il reste devant elle, même si elle l’ignore encore. « J’ai pas envie que ce soit bizarre entre nous, tu sais ? Je suis là, je vais bien. » Il peut aussi comprendre que ça ne lui plaise pas. Vicky n’a jamais été le genre à vouloir être protégée. Malgré son statut de petite sœur, elle a toujours su le faire elle-même. « J’sais bien. Tu m’as manquée, c’est tout. » Dit-il en venant déposer un baiser sur sa tempe. Il faut aussi qu’elle essaye de se mettre à sa place, impuissant à la regarder, immobile pendant des mois.
« C’est calme, » Répond-t-elle en parlant de la maison. Jake n’a plus trop l’occasion d’être dans la maison alors qu’il n’y a personne. Il y a longtemps qu’il n’a pas connu ça. « Tu sais comment elle est ? Elle veut toujours parler, toujours faire des gâteaux, toujours regarder un film, toujours faire quelque chose ! Donc j’avoue que c’est reposant d’être seule ici, » Les enfants Cavendish ont beau adorer leur mère, ils se comprennent parfaitement sur ce point, et ce n’est pas un mauvais côté. Helen est adorable, simplement elle veut parfois trop bien faire. Mais ça part d’une bonne intention, c’est le principal. « Elle ne veut surtout pas que tu t’ennuies, c’est tout. Enfin c’est vrai que ça doit être plus calme pendant la journée du coup. » Elle doit avoir hâte d’en avoir fini avec sa convalescence pour retourner chez elle. Enfin Jake n’est pas certain que ça soit une bonne idée. Mais il préfère éviter le sujet pour l’instant. Il préfère profiter de la présence de sa petite sœur, tout simplement. « Oui, mais j’espère rentrer à la maison bientôt, » Cette maison avait été la leur, pendant longtemps. Pendant tout un temps où ils ne se seraient jamais imaginés vivre autre part. Maintenant chacun des enfants a sa propre maison, sous la forme d’un appartement dans la capitale anglaise. Peut-être leur faudra-t-il encore quelques années pour passer le cap de l’achat d’une maison.
« Tu viens ? » Le chien l’a déjà rejointe, pressé de retourner dehors, alors Jake referme le lave-vaisselle et retourne dans l’entrée. Son manteau sur le dos, il suit Vicky dehors. Le froid est mordant, mais le soleil brille. La journée va être belle, et il ne regrette pas d’être venu proposer une promenade à sa cadette. « Maman n’est pas trop excitée pour dimanche prochain ? » Première fois que Timéo viendra ici, et première fois aussi que toute la famille le rencontrera. Tout le monde en même temps, alors qu’il l’a annoncé à chaque membre séparément. D’abord ses sœurs, puis sa mère. Et finalement, c’était plus Sofia qui avait joué le rôle de la mère qui dispute. Helen Cavendish, elle, avait été simplement euphorique à l’annonce d’un petit fils. Même s’il sent bien qu’elle en veut à Lou-Ann de l’avoir privé des trois premières années, d’avoir un petit enfant depuis le début. Alors forcément, elle s’était pressée d’organiser une rencontre dès le premier weekend où Timéo était chez Jake. « C’est normal d’être nerveux ? » Il ignore pourquoi, il n’y a aucune raison pour que ça ne se passe pas bien. Il sait d’avance que tout le monde va adorer Timéo. La seule variable, c’est peut-être que Timéo ne soit pas content de rencontrer autant de monde d’un coup. Mais ça, il ne peut pas vraiment le contrôler.

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