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everyone goes away in the end. (julian)

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# Re: everyone goes away in the end. (julian)
message posté Lun 1 Mai - 23:27 par Maura Belshaw
Il riait, de ce rire bruyant et grave qui sortait des poumons et du cœur. Où était la logique de cet homme de vouloir l'inviter à un dîner alors que Maura, dans sa conscience professionnelle, essayait de le repousser. Elle se redressa légèrement, comme pour mieux réfléchir à cette idée, courbant ses lèvres d'un faible rictus. Il essayait probablement de l'amadouer pour éviter la cellule de dégrisement ce soir. Elle se perdait dans la contemplation de la rue avant d'être rattrapée, par Julian dans un geste expert, calée contre son torse chaud. Son geste était langoureux, son souffle chatouillait ses joues, son odeur l'enivrait. Elle était prise au piège dans ses bras immenses et forts et elle posa, dans un geste aussi naturel que troublant, sa main sur le muscle de son bras, frôlant son épaule, la peau de son cou, l'épiderme brûlant, malgré la fraicheur de la soirée. Son esprit se perdait dans la contemplation de sa bouche, dans le mouvement de ses lèvres qui se mouvaient avec lenteur pour des mots qu'elle n'écoutait même plus. Troublée, Julian occupait toutes ses pensées alors qu'elle réalisait ne pas s'être retrouvée dans l'étreinte d'un homme depuis trop longtemps. Elle en observait chaque parcelle de son visage, son nez si fin, le marron de ses iris, la blessure à sa lèvre. « Pour info, je pense que j’arriverais à me détacher. Et aussi. Vous êtes complètement tombé sous mon charme. » Elle sentait son souffle chaud dans le creux de son oreille, sur ses mèches blondes qui recouvraient sa peau. Elle vacilla une seconde et elle resta ainsi un moment, le regard fixé sur Julian, sur ses lèvres humides qui accueillaient une nouvelle cigarette dont elle jalousait la place. « Vous avez dû vous battre à propos d'une femme, une histoire d'égo. C'est ma théorie. En général, les hommes se battent pour deux choses, les femmes ou leur voiture. » Elle essayait de redevenir maitresse de son corps et ses pensées. Elle balaya l'air de ses cheveux trop blonds, Maura, marchant à ses côtés comme si elle avait été son ombre. La Lune arpentait les rues, le bitume de Londres illuminait par quelques éclats, faisant apparaître leurs silhouettes en ombres chinoises sur les murs. Ses doigts tripotaient toujours l'insigne accrochée à sa ceinture, comme pour se laisser du temps avant de faire quelque chose. Elle ne supportait plus la proximité de Julian et si elle avait pu, sans aucun doute que Maura lui aurait royalement tourné le dos. Le coin de la rue était tout près, à peine à quelques mètres, près d'une épicerie italienne aux produits du sud de son enfance. Elle s'arrêta brusquement à côté de la vitrine, étouffant presque sous le regard brûlant de Julian. Sa main effleurait parfois la sienne, dans une lente caresse involontaire. Il n'était qu'un voyou de plus sur la longue liste des hommes qu'elle avait un jour mis en prison. Mais les frissons dans ses doigts, dans son corps tout entier n'était pas le fruit de son imagination et Maura eut presque honte de mettre ça sur la proximité de cet homme dont elle ne connaissait absolument rien. Elle s'approcha, l'obligeant à reculer jusqu'à ce qu'il touche le magasin de son dos. Sa main libre glissa sur le mur, à quelques centimètres du visage de Julian. Ses gestes étaient timides, maladroits, Lyanna avait des théories complètement folles sur la séduction mais ce n'était ni l'heure, ni le moment de les mettre en pratique. Pendant leur rendez-vous, peut-être. Mais pas maintenant. « Vous n'arrêtez donc jamais ? Si je refuse de vous draguer, techniquement c'est parce que je ne suis pas intéressée. » Soupirant, elle jette une mèche blonde derrière son oreille. « Je travaille, vous me troublez. Vous n'avez pas compris, alors je vais répéter pour être claire ; je donne les ordres et vous écoutez. On va au commissariat. » Elle avait l'impression de voler et de se noyer, les deux en même temps. Elle était flic, elle régnait de son autorité inébranlable, mais pas ce soir. Elle se sentait si bête. « Le reste, ça attendra notre rendez-vous. Et pour info, vous avez dit être capable de vous détacher. Essayez. »

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# Re: everyone goes away in the end. (julian)
message posté Sam 3 Juin - 23:57 par Julian P. Fitzgerald

“flowers were sun and fiery spots of sky strewn through the woodland. birds flickered like skipped stones across the vast inverted pond of heaven. his breath raked over his teeth, going in ice, coming out fire. insects shocked the air with electric clearness. i'm really alive! he thought. i never knew it before, or if i did i don't remember!”   J’entendais les mouvements de la nuit sur la chaussée. Elle dansait comme une goutte d’eau qui roulait sur le bitume sans rien savoir de la vapeur qui l’avait engendrée. Le temps filait à travers les néons de l’insigne tandis que nos silhouettes se perdaient dans les contours alambiqués de la rue. Les éclats de verre décoraient la façade du bar. La grande vitre avait disparu, laissant transparaitre le reflet de la lune sur les rebords su comptoir. Le propriétaire devrait me remercier. La décoration était plus libertine et cassée. Elle glissait dans un millier de configurations différentes. Ma vision était indistincte. J’imaginais la chevelure nébuleuse de la policière. Je l’effleurais dans un battement de cils. Sans toucher. Sans ébranler la convention. Mon sourire était ivre. Il ne valait rien - j’inspirais les fumées imaginaires du tabac, bordant son expression d’un rire taquin. La séduction n’était qu’un jeu. Et ce soir, je célébrais la folie et l’exubérance. Je n’avais pas peur de la cellule de dégrisement. Tous les cachots se ressemblaient. Les lattes de métal se succédaient dans l’obscurité du commissariat. Mais aucune prison n’était plus effrayante que l’esprit. Les nuages ondulaient sur la voute, pesant lourd sur les quartiers de Londres. Je souris en tenant Maura. Je l’attirais dans un mouvement léger, prenant le risque d’offusquer sa morale professionnelle. Elle pouvait rajouter le charme au chef d’accusation. Je blâmais le système d’engager des femmes aussi belles. Je blâmais la solitude et longues nuits d’insomnie. Je pinçais les lèvres en avançant sur le trottoir. Mes semelles se noyaient dans les enchevêtrements du goudron. Parfois, j’avais l’impression d’être immobile au milieu d’une foule assourdissante. Ils bougeaient tous. Et je restais sur place. J’attendais un regain de force pour marcher. Mais le sol se brisait sous mes pieds. Je soupirais en suivant les revers de la rue. Les réverbères se penchaient sur mon visage afin d’éclairer les cicatrices. Le sang avait séché sur les plaies. Mais je ressentais la douleur vive et engourdissante. « Vous avez dû vous battre à propos d'une femme, une histoire d'égo. C'est ma théorie. En général, les hommes se battent pour deux choses, les femmes ou leur voiture. » Je haussais un sourcil d’un air amusé. J’étais loin du cliché du macho. Bien au contraire, je n’objectivais pas les femmes. Je les aimais toutes. Sans aucune exception. J’esquissais une moue défaitiste en fixant la vitrine du magasin italien. La vérité, j’avais oublié l’origine de la bagarre. Et je ne voulais pas parler de mes troubles colériques. Il était trop tôt pour avouer un secret intime - même pendant une investigation de police. « Vous n'arrêtez donc jamais ? Si je refuse de vous draguer, techniquement c'est parce que je ne suis pas intéressée. Je travaille, vous me troublez. Vous n'avez pas compris, alors je vais répéter pour être claire ; je donne les ordres et vous écoutez. On va au commissariat. » Son profil s’allongeait sous les lampadaires. Ses yeux brillaient au milieu des ombres et des grands arbres. Je suspendis mes gestes afin de m’esclaffer. «  Ne me dites pas vous allez m’emmener dans la chambre rouge du plaisir ?» Fifty shades grey, is that you ? Je me défilais avec insouciance, bordant la chaussée dans une démarche débonnaire et insouciante. Si je la troublais, c’est qu’il y avait effet. « Le reste, ça attendra notre rendez-vous. Et pour info, vous avez dit être capable de vous détacher. Essayez. » Elle acceptait donc. Je souris en me mordillant la lèvre inférieure. Je ne connaissais même pas son prénom. Je humais les bourrasques du vent en lui adressant un regard complice. « Le reste ? Il ne faut pas trop espérer. Ce n’est qu’un diner. » Je chuchotais d’une voix suave. « Vous vous appelez comment ? Je passerais pour un goujat si je réservais une table pour Julian Fitzgerald et l’équipière de choc. » Je souris en secouant mes menottes. Nos poignets s’emmêlaient dans un mouvement involontaires avant de se croiser entre les chaînes.  
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