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it's only love, it's only pain. (r/victoria)

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MEMBRE

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# it's only love, it's only pain. (r/victoria)
message posté Lun 13 Mar - 23:07 par Clay Hopkins

there's one way out and no way in, back to the beginning
there's one way back to home again, to where i feel forgiven.
(○○○)

Quelques jours qu’il était dehors. Quelques jours qu’il était sorti. C’était curieux comme sensation, celle de retrouver la civilisation, la vraie. Marcher dans les rues, attendre au feu rouge, acheter un café. Toutes ces petites habitudes dérisoires mais qui, une fois retirées, semblaient si précieuses. C’était à la fois étrange et exaltant. Après quatre mois à vivre enfermé dans sa petite cellule, la liberté avait un goût différent de celui que Clay avait connu avant la prison. Lui qui s’était toujours considéré comme relativement libre, apprenait maintenant que ce mot signifiait réellement. Et pourtant, depuis qu’il était sorti, il avait à peine eu le temps d’en profiter. Ce n’était pas comme s’il y mettait réellement du sien, non plus. Mine de rien, le retour à la vie réelle s’avérait difficile à gérer. Il avait résisté à la tentation de taper son nom sur un moteur de recherche pour voir si sa libération avait été aussi médiatisée que sa condamnation, mais même si, sur conseils de sa famille, il se protégeait, c’était compliqué de faire face au monde. Dans la rue, lors des rares fois où il était sorti pour s’acheter un paquet de cigarettes, il avait l’impression que les gens sur son passage le dévisageaient d’un air méprisant. Qu’il y avait écrit « condamné » sur son front, ou même que les menottes continuaient d’entraver ses poignets. Peut-être que c’était juste dans son esprit. Peut-être qu’il se faisait des films. Mais il avait tout de même fini par mettre sa capuche sur la tête pour passer inaperçu. Il aurait pu décider de démarrer une nouvelle existence, s’en aller dans un endroit perdu sur un autre continent, faire des choses folles, comme il en avait toujours rêvé. Il aurait pu. Mais il n’avait encore rien fait. Parce que même s’il était à présent libre physiquement, Clay demeurait mentalement attaché. Il n’y avait rien, absolument rien qui pourrait le libérer de la culpabilité qu’il gardait au fond de lui, depuis des mois. Changer d’environnement ne servirait à rien. Il fallait simplement faire face et continuer à avancer de l’avant en acceptant ses erreurs, aussi graves puissent-elles être. Depuis qu’il était sorti de prison, il n’était pas retourné chez lui. Il avait dormi chez ses parents, avec qui les rapports étaient devenus quelque peu étranges. Ces derniers se montraient heureux de le revoir ailleurs que face à une baie vitrée, mais l’homme constatait bien qu’il y avait une gêne. Qu’ils avaient été déçus mais qu’ils continuaient à le soutenir parce qu’après tout, il restait leur fils. C’était toutefois grâce à eux que Clay avait appris que Victoria était sortie de l’hôpital et naturellement, il avait préféré ne pas rentrer même si techniquement, l’appartement était toujours leur appartement. Ça lui faisait un mal de chien de penser à elle. Encore plus lorsqu’il répétait ce tic de se frotter l’auriculaire avec le pouce et qu’il réalisait qu’il portait encore son alliance. Il était incapable de l’enlever. Pas tant qu’elle ne l’aurait pas contacté pour lui faire part de son désir de divorcer. La rupture de leurs vœux semblait à présent logique, mais il ne pouvait se résoudre à y songer réellement. Il préférait qu’elle vienne à lui, qu’elle lui envoie les papiers du divorce, mais il refusait d’engager de lui-même les procédures. C’était bien trop douloureux de se rendre compte de la fin de quelque chose, alors qu’ils auraient pu faire beaucoup plus. Quoiqu’il en soit, sur un coup de tête, il avait décidé de se rendre à son ancien logement. C’était un jour de semaine, en plein dans l’après-midi, il y avait peu de chances que sa femme (l’était-elle encore?) soit là. De toute façon, elle sortait d’un long coma, il était quasiment certain qu’elle non plus n’était pas encore retournée à l’appartement et qu’elle avait préféré rester avec ses proches. Il en profiterait pour récupérer ses affaires qui traînaient encore dans les parages et se tirerait, ni vu ni connu. Conduisant jusqu’à l’immeuble, il ne tarda pas et inséra les clés dans la porte d’entrée, ouvrant alors sur leur ancien appartement. C’était bizarre de revenir ici. Les lieux semblaient vides, mornes, alors qu’ils avaient autrefois accueilli la chaleur d’un amour unique et sincère. Rien n’avait changé de place, mais il y avait à présent ce sentiment, celui de ne plus se sentir chez soi. Préférant ne pas traîner plus longtemps, Clay se dirigea directement vers la chambre à coucher, commençant à vider à la hâte les placards pour fourrer négligemment ses vêtements dans la valise qu’il avait emmenée avec lui. Mais alors qu’il ouvrait un énième tiroir, le bruit d’une porte qui claquait retentit. Victoria. Qui d’autre? Ça ne pouvait être qu’elle. Il se préparait mentalement, anticipant le choc de la revoir, mais quand elle apparut dans l’encadrement de la porte, son cœur loupa quand même un battement. Il déglutit difficilement lorsque leurs regards se croisèrent et finalement, Clay tourna la tête, posant dans la valise une de ses chemises froissées. « Ne t’inquiète pas, je ne fais que passer. » Ne t’inquiète pas, je  ne suis pas là pour te faire du mal, aurait-il voulu préciser. Mais la simple pensée de l’avoir déjà blessée lui donnait la nausée alors il se tut, appréhendant une éventuelle conversation.
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# Re: it's only love, it's only pain. (r/victoria)
message posté Jeu 30 Mar - 13:45 par Victoria J. Hopkins

♢♢♢
/ that every night I'll kiss you you'll say in my ear
oh we're in love aren't we? /

Les magasines people en avaient parlé. Des dizaines de liens internet renvoyaient à des articles similaires dans leur contenu, dans leurs informations, dans les détails de leur intimité. Des photos personnelles ornaient ces pages, des photos qu'ils n'avaient pas forcément partagé avec le reste de la toile. Elle se sentait exposée. Exposée et flouée. Plus personne n'en parlait, aujourd'hui. Ses proches avaient choisi de se taire, de prétendre qu'ils ne savaient pas où se trouvait Clay, prétendre qu'elle avait eu un accident de la route qu'à cause d'un stupide camion. Sauf Jules. Il lui avait tout dit, un soir, avait tout déballé. Parce que la vérité était précieuse, trop précieuse, parce qu'elle méritait de savoir. Elle ferma rapidement l'écran de son ordinateur. Elle ne voulait pas chercher, mais sa curiosité l'avait emporté. Elle avait toujours été trop curieuse. L'appartement était silencieux. C'était oppressant, elle n'aimait pas ça. Le calme l'obligeait à se retrouver en tête à tête avec ses pensées, avec ses voix dans sa tête qui jouaient des dizaines de scénarios. La vérité était improbable. Il n'avait pas pu, elle refusait d'y croire, refusait d'être cantonnée à ce rôle de victime. Son mari, l'homme qu'elle aimait, était différent. Du moins, c'est ce qu'elle pensait, ce dont elle se souvenait. Son amnésie ne pouvait pas mieux tomber. C'était ironique, en soi, qu'elle ne se souvienne que d'un mariage heureux. Ses doigts pouvaient encore tracer le contour des yeux de Clay, son sourire, la pointe de son nez, la callosité de sa barbe, la douceur de ses cheveux. Sa mère avait accepté de la laisser rentrer, de quitter la demeure familiale pour retrouver le confort de son appartement. Victoria avait insisté, pour son bien, pour son équilibre mental. Les médecins avaient insisté pour qu'elle reprenne un rythme de vie normal. Être chez sa mère, aux petits soins, n'aidait pas. Alors elle avait fait ses valises, avait laissé derrière elle une maison chaleureuse, pour un appartement maussade. Elle avait presque l'impression que les murs de l'appartement reflétaient son état d'esprit. Sa valise traînait quelque part entre la chambre et l'entrée, toujours pas défaite. Elle était rentrée depuis deux jours, mais rien n'avait bougé. Une fine couche de poussière recouvrait les meubles, les fenêtres. Quelques affaires traînaient ici et là. Un rappel sans cesse qu'il y avait de la vie, ici, avant. Sans trop réfléchir, elle attrapa sa veste, son sac, et sortit de l'appartement. L'air frais lui faisait du bien. La vie agitée de Londres lui faisait oublier, le temps d'un instant, ses problèmes. Le soleil tombait progressivement, et Victoria décida qu'il était temps de rentrer. Peut-être qu'elle commanderait à manger, peut-être qu'elle appellerait Jules pour oublier un peu plus. La porte était déverrouillée, quand elle arriva. Son front se plissa. A part Clay, personne d'autre n'avait la clé. Elle posa son sac sur le sol. Son cœur s'emballa, alors qu'elle s'approcha automatiquement de leur chambre à coucher. Elle était angoissée à l'idée de le revoir, à l'idée de parler, d'avoir des explications. Mais aussi contente, parce que son amour n'avait pas changé, malgré les faits. Il lui manquait un peu plus chaque jour. Leurs regards se croisèrent brièvement, avant qu'il ne tourne la tête. « Ne t’inquiète pas, je ne fais que passer. » Une douleur lui traversa la poitrine. Son visage s'était durci, sa barbe plus imposante que d'habitude. Elle avait presque l'impression de voir un étranger. Elle déglutit, s'approchant doucement de lui, jusqu'à ce ses genoux rentrent en contact avec le bord du lit. Sa main s'éleva pour la poser sur celle de Clay, pour l'arrêter, pour l'empêcher de continuer à faire sa valise. Victoria refusait de la voir se remplir, refusait de le voir partir. Pas maintenant qu'il venait à peine de revenir. « Clay, j'ai pas envie que tu partes, » murmura-t-elle, doucement, retirant sa main au passage. Elle s'assit sur le rebord du lit. Ses doigts se courbaient autour du matelas, alors qu'elle leva la tête pour le regarder. « On peut parler ? J'ai...besoin qu'on parle. » Parce qu'elle avait besoin de l'entendre de sa bouche, parce qu'elle avait besoin d'entendre ses explications, et ses excuses.
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