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Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)

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# Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Mar 14 Mar - 1:49 par Lilly R. Adams

on fume, on boit, on fais des bêtises. Tout devient drôle et tout est triste, on oublie nos amis, on parle à nos ennemis. On oublie les odeurs du passé, les câlins avec maman, les courses avec papa, les ballades à vélo avec Germain, les stages de bateau avec Sophie... On laisse les barbies, les voitures, la wii, on laisse nos repères et on part dans le grand froid de l'infini en laissant dernière nous les pages de petit... Samuel, Pierrot, Callie & Lilly

Hope, I just need a ray of that


Au loin des sirènes hurlent. Au fur et à mesure des secondes, ces sirènes se font de plus en plus stridentes. De quoi s’arracher la tête, avec un mal de crâne jamais ressenti auparavant. D’autres douleurs viennent s’y mêler, des voix, des halos, et puis encore des voix « Une voiture avec cinq jeunes à l’intérieur dont une jeune femme consciente (Zara). Appelle du renfort ! ». Au même moment, mon cerveau se déconnecte totalement. Les bruits se font de plus en plus lointains, tout est flou, tout est froid, noir, silencieux. Black out.  Des minutes s’écoulent, peut-être des heures je n’en sais rien, les bruits reviennent, toujours aussi lointains et flous. Un éclairage beaucoup plus contrasté et une sensation de froid. Les douleurs se font plus fortes, toujours plus fortes. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, ni qui. Mais mon cerveau n’est même pas en état de réfléchir. Il est un peu comme ces appareils électroniques en fin de vie : il fonctionne quelques secondes pour se déconnecter la minutes suivantes « Mademoiselle, restez consciente, Mademoiselle ! » Mes oreilles entendent, en fait je ne sais même pas si c’est à moi qu’on s’adresse, mais mon cerveau ne percute même pas. Je ne percute rien « Lilly ! Vous m’entendez ? ». Aucune réaction, à nouveau c’est le trou noir le plus complet. Ce même silence, ce même froid, cette même obscurité angoissante.


--------------------- FLASHBACK ----------------------

Ce matin là, je me suis réveillée normalement. Fidèle à moi-même, avec ce même manque de motivation pour le réveil, pour l’école. La douche m’a aidée à me rafraichir les idées, à me réveiller, mais pas à être plus loquace. Ce matin là, j’étais toute seule, ou du moins la seule encore éveillée. Alors sans réveiller mon père qui était censé dormir, j’ai attrapé mes affaires et je suis partie. Sans un mot si ce n’est, sur un morceau de serviette en papier « Ecole + Maman xoxo » C’était un peu mon rituel du vendredi après-midi et ça serait aussi celui de ce soir. Pierre travaillant le lendemain, on en avait convenu qu’on se verrait dimanche. Ou peut-être samedi après son taff, on verrait. Ou bien je verrais toute seule et je débarquerais encore à l’improviste. Mais j’aimais profiter de mon après-midi avec ma mère, quand j’avais pas spécialement envie de suivre les cours les plus barbants aux monde. J’avais droit au même refrain à chaque fois concernant le fait que sécher des cours c’était mal, mais l’autorité presque inexistante à ce niveau de ma mère ne m’encourageait pas à y aller. Elle me donnait plus l’impression de la femme qui se forçait à jouer son rôle de maman concernant des cours barbants, mais qui au final savait que oui, certains cours pouvaient parfois passer à la trappe.

Cette journée s’est déroulée normalement, je suis restée fidèle à moi même concernant mes cours : attentive pour certains, beaucoup moins et plongée dans un quelconque dessin pour d’autres, jusqu’à ce que je reçoive le message de Zara me proposant une soirée. D’après elle, c’était la soirée à ne pas rater, dans un endroit génial, de quoi s’en rappeler. J’aime bien sortir, j’aime bien m’amuser, mais j’aimais bien aussi l’idée de rester chez ma maman à regarder un film sans se prendre la tête, se coucher de bonne heure et demain une autre journée recommencerait. Dans un premier temps, je décline l’invitation une première fois, une deuxième fois et puis au téléphone elle arrive à trouver des arguments. Elle arrive à me faire culpabiliser en me disant que depuis que je suis avec Pierre je mets mes amis de côtés et je sors moins. Mais est-ce que sortir moins veut dire mettre ses amis de côté ? Elle savait très bien que non, mais trop tard, j’avais déjà dit oui. J’envoyai alors un texto à ma mère pour la prévenir que finalement, je ne passerais pas et fis de même avec mon père pour lui annoncer mon changement de plan. Après, la journée est passée, pas beaucoup plus vite, pas beaucoup plus motivée. J’avais juste hâte d’être demain.

En rentrant chez mon père où je vivais depuis plusieurs mois maintenant, je balançai mes affaires de cours contre mon lit et me laissai tomber sur celui-ci. Ma concentration fut portée sur mon portable, sur les réseaux sociaux, les mails et les messages reçus et une fois que j’eus répondu à tout ce petit monde, ou presque, je me glissai à nouveau sous la douche pour commencer à m’apprêter pour la soirée. Une robe de soirée, autrement dit une tenue plus légère, sans non plus tomber dans la vulgarité, une paire d’escarpins pour bien me fusiller les pieds encore une fois et un maquillage qui tient et qui ne peut mal de couler. J’entends au loin mon téléphone qui sonne, et je sais très bien que Zara est en train de m’annoncer qu’elle m’attend en bas, qu’elle a froid et qu’elle veut que je me grouille. Ce que je fais. Je ne fus pas trop étonnée en voyant qu’il y a une autre fille elle aussi d’une vingtaine d’année, comme Zara et moi je suis la plus jeune. La seule pas vraiment motivée, la seule en-dessous des vingt ans. On attrape le premier taxi et Zara lui donne une adresse. Lorsque celui-ci nous largue, il n’y a pas un chat, pas un bruit annonçant une quelconque soirée. « T’es sûre que c’est ici ? » lui avais-je demandé. Avant d’arriver à destination, on a dû marcher une bonne dizaine de minutes, pour finalement rejoindre une espèce de ruelle menant à l’arrière d’une maison où se cachait une boite de nuit probablement pas assez légal pour porter une enseigne à vue de tout le monde « Zara, moi je rentre. C’est pourri comme endroit » lui lançai-je alors que j’avais déjà tourné les talons. Mais la jeune fille m’avait rattrapé « Mais noon, Lilly ça va être cool tu verras ! Allez stp. Promis on reste pas longtemps » C’était toujours son argument et moi comme une bleusaille, je me laissais encore avoir.  Dans cet endroit, tout était arrangé pour ressembler de près ou de loin à une discothèque, mais on voyait bien la raison pour laquelle jamais ça ne pouvait être dévoilé au grand jour. De la musique qui fait bouger, probablement de la drogue pour aider à bouger. De l’alcool qui coule à flot et une ambiance électrique, différente que celle d’une boite de nuit ordinaire. Ici, on sent l’excitation de l’infraction.

Deux ou trois verres plus tard, on se dandine sur la piste avec les filles alors que Julian et ses potes sont un peu plus loin, assis à discuter, à boire, à fumer pour ne pas changer. Il devait être deux heures du matin quand avec les filles on décide de rentrer. Sans aucune certitude de trouver un taxi à cette heure ci, on commence à se mettre difficilement en route. La tête tourne, la nuit risque d’être longue et porter des talons alors que l’alcool nous fait tanguer, ça ne garanti pas une chute à un moment ou à un autre. Julian et un de ses potes nous proposent alors de nous ramener, parce que lui il a sa voiture. Les filles sont totalement pour et grimpent à l’arrière alors que moi j’hésite « Bon Lilly tu te magnes ? T’attends quoi là ? De prendre racine ? » je lève les yeux en l’air. Oui, j’étais au moins encore assez sobre pour ça, et encore assez sobre pour me rappeler que conduire en étant bourré, c’était pas une bonne idée « Tu te rends comptes que t’es éméché, complètement peté et que tu veux conduire ? » si moi ça ne me fait pas vraiment rire, lui il semble se marrer face à ma phrase. « T’es mignonne quand tu fais l’innocente comme ça. C’est bon je sais aligner trois mots et c’est pas loin. Grimpe je te dis, putain » Il n’avait pas tord dans un sens, la pote de Zara ne vit pas très loin apparemment et donc sur une si courte distance, il fallait sans doute manquer de chance à une heure aussi tardive, pour subir quoi que ce soit. Et probablement que Julian tient beaucoup mieux l’alcool que moi, parce que des deux, c’est lui qui marchait le plus droit. Alors finalement je grimpe, j’attache ma ceinture. Jusque là, tout allait bien. « Julian, roule moins vite » je sais qu’il aime la vitesse, qu’on est même souvent secoué comme un prunier tellement il est brusque et sauvage, mais je crois que quand il est peté c’est encore pire. Il ne doit plus rester que cinq minutes avant d’arriver. Lui il se marre, c’est un jeu. Il reste juste cinq minutes. En cinq minutes, rien ne peut nous arriver, c’est bon. Sauf qu’on oublie trop souvent que d’une minute à l’autre, en brulant un feu rouge, on peut risque de perdre la vie. Des cris, un choc brutal venant percuter. Peut-être que s’il avait roulé moins vite, que tout serait différent. A ce moment-là, ma dernière pensée à été de regretter de ne pas pouvoir passer la soirée avec ma maman, comme je l’avais prévu.

--------------------- FIN FLASHBACK ----------------------

- Aux urgences -

Les secouristes font leur travail, au mieux. Ils ont donné les premiers soins dans l’ambulance jusqu’à devoir donner la main à d’autres personnes plus expertes. Ils ont fait de leur mieux, mais c’était sans doute pas assez. Par manque de savoir, manque de matériel peut-être. Tout n’est pas fini, mais il faut persévérer, il faut se donner pour y arriver. Alors dans ce service, tout le monde essaie de se donner justement. C’est ce qu’ils font tous les jours, c’est ce pourquoi ils se lèvent le matin. Une fois qu’un médecin s’approche, la secouriste lui donne les détails, ce qu’elle sait alors que le médecin fait au mieux «  Ils ont eu un accident, c’est le jeune qui conduisait. Ils étaient à cinq dans la voiture et il a brulé un feu rouge. La jeune fille ici se trouvait sur le siège passager, on a retrouvé ses papiers : Lilly Adams, 19 ans née en Australie et c’est tout ce qu’on sait » La secouriste continuait à préciser des informations concernant l’état de conscience, mais désormais elle devait laisser sa place à des personnes beaucoup plus compétentes.



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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Mar 14 Mar - 18:58 par Samuel A. Adams

Et il y a ce genre de douleur qu'on ne peut pas ignorer. Une douleur si grande, qu'elle bloque tout, et fait disparaître le reste du monde, jusqu'à ce que la seule chose à laquelle on pense c'est à quel point on souffre. La façon dont on gère notre douleur dépend de nous. La douleur, on l'anesthésie, on la surmonte, on l'étrain, on l'ignore. Et pour certains d'entre nous, la meilleure façon de gérer la douleur c'est de foncer tête baissée. Samuel, Callie & Lilly

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Samuel ouvrit les yeux sur le plafond blafard d'une salle de garde. Il ne serait dire laquelle, elles se ressemblaient toutes. Combien de temps avait-il dormit ? Il ne serait le dire, mais la lumière du jour perçait derrière les stores. Il passa ses mains sur son visage fatigué, frotta sa barbe de trois jours, toujours allongé sur le dos. Il sentait le mal de dos arriver. Il n'avait jamais trouvé ces salles très confortables. En même temps, elles n'étaient pas sensé l'être. Elles ne devaient servir que de sas entre deux opérations, un lieu de repos avant de repartir sur un marathon d'intervention. Mais Samuel savait que certains y passaient leur nuit, enchaînant les prises de service en toute illégalité. Maintenant qu'il était chef, il voyait à quelle point la loi n'était pas respecté dans cet hôpital. Lui, il avait la chance de vivre à quelques bornes seulement de l'hôpital, un choix totalement stratégique de sa part. Pourtant, voilà qu'il s'était assoupi bien plus longtemps que prévu et que son dos commençait à le faire souffrir. Il devrait être plus vigilant, donner l'exemple, mais Samuel n'avait jamais été le plus respectueux des règles. Être chef lui donnait une autre vision du métier et certains aspects lui déplaisaient. Comme celle de pister les récalcitrants et leur intimé de rentrer dormir chez eux, de respecter le nombre d'heure entre chaque prise de service, comme si lui l'avait fait avant eux... Son biper sonna, le ramenant à la réalité. Il en profita pour regarder l'heure et soupira avant de s'étirer, sentant son dos protester. Il fallait qu'il pense à prendre rendez-vous chez un ostéopathe, vraiment. Il prit tout de même le temps de s’asperger le visage d'eau fraîche et d'ajuster sa blouse sur sa chemise avant de retrouver son service.

Il avait quelques heures avant de prendre son service de nuit. Aussi décida-t-il de rentrer chez lui prendre une douche et se poser un peu. En entrant, il avait peu d'espoir de croiser Lilly. Hier soir il aurait dû rentrer, il n'était pas prévu qu'il s'endorme en salle de garde. Lilly ne se gênerait pas pour le lui reprocher, alors qu'il avait fait des efforts depuis leur dernière discussion à ce sujet. A son retour, il ne fut donc pas surprit de trouver un mot, ressemblant mot pour mot à tous ceux du vendredi. Samuel avait bien comprit que sa fille n'était jamais dans le coin le vendredi en fin de journée, aussi il ne culpabilisait plus de travailler dans ces moments là. Il regrettait cependant de ne pas l'avoir croisé et encouragé pour sa journée. Mais il ne l'avait pas informé qu'il devait travailler ce soir, remplaçant un collègue en arrêt maladie. Samuel partit prendre une douche et il en profita pour se raser, troquant ainsi son visage de vagabond contre une image plus valorisante. Revigoré, il partit faire des courses. Depuis qu'il avait une jeune adulte à la maison, il avait réajusté le budget cuisine et s'appliquait à acheter des produits frais. Il faisait un effort pour troquer les livraisons de pizza contre des plats maison, enfin disons autre chose que des choses qui se livre. Parfois, Amanda passait lui déposer des tupperware maison, à la grande joie de Lilly. Au moins une personne chez les Adams savait cuisiner. Samuel avait retrouvé l'hôpital. Il avait reçu un message de Lilly lui disant qu'elle ne rentrerait pas dormir à la maison ce soir. Bien entendu, il n'en savait pas plus sinon qu'elle passait la soirée avec des amis. Des amis. Il aurait largement préféré qu'elle dorme chez sa mère, au moins, il savait où elle était. Il tenta de la joindre, sans sucés. « Lilly, c'est moi. J'aimerais que tu me rappelle, rapidos. Je veux bien pour la sortie mais tu dors chez qui ? Au risque de passer pour un père envahissant, j'aimerais un nom et une adresse. Rappelle moi vite ! ». Il ne comptait plus le nombre de messages vocaux dans ce genre là qu'il lui avait laissé. Depuis leur dernière conversation, Samuel avait concédé sur les sorties du moment qu'il était informé en avance et qu'il connaissait les personnes avec elle. Il se méfiait comme de la peste du Julian qu'il avait menacé devant chez lui. Quant à ce Pierre, il ne connaissait que son nom. Et il n'était pas du tout d'accord pour que sa fille dorme chez lui. C'était trop tôt, elle n'était pas prête, fin de la discussion.

La nuit était bien entamée et il n'avait aucune nouvelle de Lilly. Celle-ci semblait faire la sourde oreille. Avait-elle au moins reçu son message ? Au vu de l'heure, il espérait qu'elle soit bien à dormir chez une copine et qu'elle serait rentrée dés le lendemain matin. Il avait souhaité appeler Callie plus tôt dans la soirée pour avoir son avis, mais il c'était fait embarqué dans une urgence. Et maintenant, il était clairement trop tard pour la réveiller. Samuel était entrain de soigner une vilaine plaie quand le bruit caractéristique des arrivées lui fit lever la tête. Quand les ambulances venaient jusqu'aux portes de l'entrée des urgences, gyrophare allumé, cela n'annonçait jamais rien de bon. Tout comme l'heure très tardive, qui annonçait souvent des saoulards et des accidents de la route après des sorties nocturnes. Il sentit l’effervescence gagner les lieux tandis qu'une équipe de médecin se détachait pour accueillir le brancard. Intrigué, Samuel délégua sa tâche à un interne et s'avança vers l'attroupement. « Que ce qu'on a ? ». Alors que son collègue urgentiste allait lui répondre, le visage de Samuel s'attarda sur le visage de la victime. Son cœur manqua un battement et il sentit ses jambes trembler. « Chef ? ». Le chirurgien près de lui l'observa d'abord avec surprise puis avec inquiétude. « C'est ma fille », dit-il tout bas, ses mains agrippant les barres de sécurité du brancard pour ne pas s’effondrer. Samuel ne vit pas tous les yeux converger vers lui. L'un des résident tenta de le pousser gentiment, bredouillant quelque chose comme « conflit médicale » mais Samuel n'écoutait pas. Il n'écoutait plus, il était concentré sur le corps de sa fille, il luttait pour respirer normalement, toujours fermement accroché à ce lit. Il fixait le sang répandu un peu partout, les yeux clos de Lilly, lson visage tuméfié, la sonde dans son nez... Il revint enfin à lui et demanda rapidement mais fermement : « Que ce qu'on a ? ». Tout le monde semblait hésiter mais son collègue se lança. « Fractures ouvertes. Possible trauma crânien. Tension très basse et... » Il continua son discours le plus rapidement possible tandis qu'ils guidaient le brancard vers la salle de trauma la plus proche. Les infirmières s’affairaient à brancher sondes et perfusions tandis que Samuel avait prit le relais, concentré. « Vous là, prenez mon téléphone perso et prévenez Callie. Bougez-vous ! ».  


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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Mer 15 Mar - 12:17 par Callie M. Dos Santos
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Lilly, Sam & Callie
Le vendredi, c’est généralement une journée calme, tranquille pour Callie. Elle finit toujours sa journée plus tôt et peut ensuite penser un peu à elle. Elle n’est jamais étonnée quand, d’ordinaire, elle croise Lilly chez elle en train de l’attendre d’une façon comme d’une autre. Parfois elles se disputent, parfois elles rigolent, mais chaque vendredi a sa petite histoire au final et Callie avait hâte de voir ce qu’allait être celle d’aujourd’hui. Avant même qu’elle n’atteigne sa maison, l’espagnole reçoit un SMS de sa fille la prévenant que finalement, elle ne passerait pas, qu’elle avait changé de plan et qu’elle passait la soirée avec ses amies. Un peu déçue, Callie se contenta de répondre quelque chose du style « ok, fais attention à toi ». L’espagnole ne connaissait plus la vie sociale de sa fille et si elle avait droit à quelques prénoms, elle n’était plus celle qui rencontrait les amies, comme avant. Chez elle, la première chose que Callie fit, fut de se débarrasser de ses affaires, mais surtout de prendre une douche et d’enfiler des vêtements plus confortables. Elle avait relevé ses cheveux à l’aide d’une pince à cheveux et dans un premier temps, le rangement prima sur le reste de son planning. Ensuite, alors que ça ne faisait pas une heure qu’elle était revenue du bureau, l’espagnole se plongea encore dans son travail, comme s’il n’y avait que ça pour l’aider à passer le temps. Elle troqua son travail avec la salle de sport une heure plus tard et lorsqu’elle fut détendue, elle pouvait s’installer dans un canapé face à la télévision. Macsen l’appela pour lui conter l’entrevue qu’il avait eu cette après-midi pour le travail et lorsqu’il lui proposa de passer, Callie déclina la proposition en lui avouant qu’elle comptait aller dormir histoire de rattraper les heures de repos qu’elle avait cruellement besoin. Pour une fois qu’elle ne devait pas travailler jusque toutes les heures, elle avait envie d’en profiter.

Au beau milieu de la nuit, alors qu’aucun bruit animait la maison, son portable se mit à vibrer sur la table de nuit. Il fallut quelques secondes à l’espagnole pour comprendre et attraper l’appareil sur lequel il était indiqué « Samuel ». Elle fronça les sourcils, certaine qu’il avait oublié que tout le monde ne travaillait pas la nuit et qu’en l’occurrence, pour elle, la nuit lui servait à reprendre des forces et de l’énergie. Ordinairement, elle avait droit aux appels de Lilly lui demandant parfois de venir la rechercher, mais elle n’avait encore jamais eu droit à un appel nocturne de son ex « - Oui Samuel ? » à peine avait-elle décroché qu’elle l’invita d’une voix encore endormie à lui expliquer la raison de son appel. « - Bonsoir Madame, excusez-moi de vous déranger en pleine nuit, je suis l’infirmière de garde des urgences et je vous appelle de la part du chef de la chirurgie pour vous prévenir que votre fille Lilly a été admise cette nuit suite à un accident de voiture »  Callie sentit son cœur louper un battement, pas sûre d’avoir vraiment compris. Ni d’être réellement éveillée. « - Quoi ? » c’était la seule chose qu’elle avait été capable de dire. Dans sa poitrine elle sentait son cœur s’emballer, elle n’attendit même pas que l’infirmière répète quoi que ce soit qu’elle raccrocha. L’espagnole sortit de son lit, s’habilla rapidement, prit ses clés, son sac et se mit en route jusqu’à l’hôpital. Sur le trajet, elle peinait à rester concentrée sur la route, ne pensant qu’à sa fille. Plus elle se rapprochait de l’hôpital et plus elle sentait son estomac se contracter.

Aux urgences, le premier réflex de Callie fut de poser ses yeux et ses oreilles partout, comme si au milieu de tous ces gens elle finirait par intercepter une quelconque informations concernant Lilly. Peut-être un peu trop naïve, elle finit par interrompre une infirmière. Elle lui expliqua que sa fille avait été admise ce à quoi l’infirmière lui répondit d’aller s’informer à l’accueil des urgences où on pourrait surement la rediriger, ce qu’elle fit « - Bonsoir, je suis Callie Dos Santos, ma fille, Lilly Adams a été admise aux urgences cette nuit. » Dans sa voix, on pouvait entendre beaucoup d’inquiétude. Elle espérait qu’on lui dise que sa fille allait bien, mais personne ne semblait dire quoi que ce soit. « - C’est ma collègue qui vous a contactée. Je vais prévenir de votre arrivée et un médecin viendra vous chercher. Vous pouvez attendre dans la salle à côté, madame Dos Santos » Le visage de Callie se décomposait au fur et à mesure du manque d’infos qu’elle avait. Elle ne savait pas si sa fille allait bien, ce qu’elle avait. Elle ne savait même pas ce qu’il s’était réellement passé, elle savait juste qu’elle était quelque part dans cet hôpital, c’était tout. Rien de plus. « - Mais vous ne pouvez pas me dire ce qu’elle a ? » A voir le visage de la dame Callie comprit que c’était foutu. Apparemment elle n’avait pas la qualification pour ça et comme un discours appris par cœur, elle lui ressortit la même phrase, au mot près. Le visage grave, Callie regarda autour d’elle. Elle avait presque l’espoir de peut-être pouvoir croiser Samuel, mais même pas. Elle se rendit dans ladite salle où les quelques personnes présentes la regardaient. Tous ces yeux remplis d’espoir et finalement déçus en voyant qu’il ne s’agissait pas d’un médecin.  

Callie alla s’asseoir à côté d’une dame âgée qui lui adressa un sourire auquel elle ne répondit pas vraiment. Elle n’avait pas la tête à sourire, pas même par courtoisie. La seule chose qu’elle voulait c’était sa fille. La gorge serrée, elle déglutit avec difficulté, passant ses mains sur son visage. Rester là avec tous ces gens ne l’aidaient pas à se calmer, Callie prit ses affaires et alla s’installer sur un banc dans le couloir. Ce calme était angoissant, elle avait besoin de réponses. Pendant un instant elle hésita à appeler sa propre mère pour lui expliquer, mais lui expliquer quoi ? Elle ne savait absolument rien sur le sort de sa fille. De plus, elle connaissait assez Madame Dos Santos pour savoir qu’elle voudrait prendre le premier avion pour Londres en apprenant que sa petite fille se trouvait entre les mains de médecins qu’elle espérait sur-qualifiés. Elle ne savait même pas si Samuel était en charge de Lilly ou pas. Elle l’espérait, quelque part, parce qu’il devait être le seul médecin en qui elle avait assez confiance pour laisser sa fille entre ses mains. Lorsqu’un homme qui semblait être un médecin passa devant elle, Callie l’intercepta « - Excusez-moi, c’est possible de voir le chef de chirurgie ? »  L’homme la gratifia d’un sourire « - c’est de la part de qui ? » ce à quoi l’espagnole hésita un moment« - Juste Callie. Il comprendra. Merci » L’homme continua son chemin, Callie quant à elle commença à faire les cent pas dans le couloir. Bouffée par l’inquiétude, elle avait l’impression d’être là depuis des heures, essayant de ne pas craquer. Elle ne savait rien, elle ne pouvait rien faire.


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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Jeu 16 Mar - 17:36 par Lilly R. Adams

on fume, on boit, on fais des bêtises. Tout devient drôle et tout est triste, on oublie nos amis, on parle à nos ennemis. On oublie les odeurs du passé, les câlins avec maman, les courses avec papa, les ballades à vélo avec Germain, les stages de bateau avec Sophie... On laisse les barbies, les voitures, la wii, on laisse nos repères et on part dans le grand froid de l'infini en laissant dernière nous les pages de petit... Samuel, Callie & Lilly

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Quand on est jeune, on ne tient jamais compte de la mise en garde de ses parents. Ou pas à chaque fois. Concernant Julian, mon père m’avait mise en garde, et même si depuis ce jour-là je n’avais jamais vraiment cherché à le revoir, il restait cependant dans le cercle d’amis de Zara et des autres. Alors quand je sortais avec elle, je le voyais parfois. Mais ça n’allait pas plus loin, chacun faisait sa vie de son côté. Je n’avais pas vraiment d’attache avec ce type, c’était le premier que j’avais rencontré à Londres, c’était aussi le premier qui m’avait fait un peu oublier les prises de tête enchainées avec mes parents. Mais même si l’intervention de mon père m’avait mise hors de moi, après ça je n’avais pas vraiment repris contact. Sauf ce soir, pour ne pas rester toute seule au beau milieu d’une rue déserte de Londres en pleine nuit alors que je n’étais même pas totalement sobre.

Comme ils le disaient tous, ça n’était que l’histoire de cinq minutes. On a toujours tendance à se dire qu’il ne pouvait rien nous arriver en cinq minutes. Alors j’ai finalement accepté. Mais j’ai pas compris. J’ai pas compris pourquoi sur les cinq minutes, Julian n’a pas simplement fait attention. Pourquoi il a redoublé d’effort pour appuyer sur l’accélérateur ? Pourquoi quand le feu est devenu rouge, il ne s’est pas arrêté ? C’est pas la première fois que je monte dans sa voiture et d’habitude il n’agit pas comme ça, il est pas aussi stupide. Je crois qu’il ne s’est plus senti, il avait trois filles dans sa voiture, une grande première sans doute. Ou bien c’est pour frimer devant son pote qui, pas moins con, l’a poussé à l’aide de « mais fonce, il n’y ’a personne dans le carrefour ! ». Ils ont trouvé ça marrant, amusant. Ca non plus, j’ai pas compris. Peut-être est-ce parce que moi mes parents m’ont mise en garde concernant l’alcool au volant. Peut-être que les panneaux de sensibilisations sur le bord de la route n’ont touché que moi tout au long de ma vie. Ou peut-être que c’est le fait d’avoir un père qui travaille dans la médecine et qui en voit un peu tous les jours. J’ai l’impression que contrairement à eux, j’ai eu une éducation stricte, sauf que ma mère n’est pas la personne la plus rigide au monde. Elle est même plus cool que certaines sur certains points. Non, en fait ce soir j’ai rien compris à ma vie.

En Espagne, alors que je n’avais qu’une petite dizaine d’années, un voisin assez agé à qui j’aimais bien aller dire bonjour parfois m’avait refroidie. En une phrase, il avait réussi à me glacer le sang. Dire à une petite adolescente de onze ou douze ans que la place du passager à l’avant était la place du mort, m’avait marquée au point qu’aujourd’hui encore, je m’en rappelle. Lorsque j’avais raconté ce qu’il m’avait dit à ma mère, elle avait essayé de me rassurer, comme le faisait toutes les mamans. Elle m’avait dit que c’était le cas avant, parce que les voitures étaient moins bien équipées. Mais qu’aujourd’hui, il y avait les airbags et les tableaux de bords sont plus remontés et construits de sorte à ce qu’on ait moins de chance de traverser un pare-brise. Malgré tout, ce soir-là, j’ai repensé à cette expression et malgré que ma maman m’eût rassurée ce jour-là, j’en ai eu le souffle coupé.

Le souffle court, la douleur persistante, des voix et du mouvement. C’est ce que je perçois autour de moi. J’entends mon prénom parfois, mais je ne réagis pas pour autant, comme si mon cerveau ne savait pas quoi faire, comme s’il n’y avait aucune connexion entre lui et le reste de mon corps. De temps en temps, j’ai l’impression de refaire surface et sans vraiment comprendre pourquoi, ni comment, je suis dans un endroit beaucoup plus éclairé et j’aperçois de temps en temps des silhouettes penchées au-dessus de moi. Encore des voix. La situation est angoissante. A nouveau je me force à rouvrir les yeux un peu plus fort pour essayer de distinguer des visages connus, principalement cette voix qui m’est familière. J’ai l’impression que la douleur est de plus en plus forte au fur et à mesure des minutes qui s’écoulent « Papa… » tentai-je de dire dans un souffle alors que des larmes se frayèrent un chemin sur mes joues. Tout allait trop vite alors que l’angoisse se mêlait à la douleur. Sur le moment, j’aurais donné n’importe quoi pour revenir en arrière et refuser catégoriquement cette soirée.



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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Sam 18 Mar - 12:49 par Samuel A. Adams

Et il y a ce genre de douleur qu'on ne peut pas ignorer. Une douleur si grande, qu'elle bloque tout, et fait disparaître le reste du monde, jusqu'à ce que la seule chose à laquelle on pense c'est à quel point on souffre. La façon dont on gère notre douleur dépend de nous. La douleur, on l'anesthésie, on la surmonte, on l'étrain, on l'ignore. Et pour certains d'entre nous, la meilleure façon de gérer la douleur c'est de foncer tête baissée. Samuel, Callie & Lilly

Hope, I just need a ray of that


Pendant une fraction de seconde, il s'était dit que ce n'était pas elle. Après tout, les jeunes filles de son âge sont nombreuses à Londres. Et puis Lilly était sagement endormie chez une amie, donc impossible qu'elle se retrouve mêlée à un accident aussi tard dans la nuit, si ?. Oui, c'est d'abord ce que son esprit avait tenté d'analyser ou plutôt de se convaincre. Parce que voir le corps inanimé de sa fille était juste inconcevable. Quand Samuel avait franchit les quelques pas le menant au brancard, il avait adopté une attitude droite et concentrée. Bien que chef de chirurgie, ce soir il était avant tout le chirurgien de trauma de garde. Intervenir auprès des accidentés de la route était devenu une habitude. A chaque soirée arrosée, il savait qu'une ambulance ne tarderait pas à débouler et à apporter avec elle des victimes abîmées, sonnées ou parfois, quasiment mortes. Mais ce soir là, il ne c'était pas préparé à ça. Comment l'être en même temps ? Samuel avait beau être médecin, rien ne l'avait préparé à voir un jour ce spectacle. Des jeunes filles accidentées, il en avait vu un bon nombre durant sa carrière et à chaque fois, il pensait à leurs parents, à leur famille, sûrement morte d'angoisse à l'idée de perdre leurs enfants. Jusque là, il n'avait jamais imaginé qu'il serait confronté à cette situation à son tour. Le fameux dicton « cela n'arrive qu'aux autres » lui était vaguement familier à présent. Tandis que son sang ne faisait qu'un tour, son esprit tentait d'analyser les informations qui venaient à lui à toute vitesse. Pourquoi était-ce sa fille allongée devant lui ? Qu'était-il arrivé ? En général, il réagissait sans perdre de temps, il n'accordait pas une seconde à ce qui avait provoqué l'accident de peur d'être rattrapé par le passé. Tout ce qui comptait, c'était sauver la personne, peu importait comment elle s'était retrouvé dans cette situation. Mais maintenant que c'était Lilly sur ce brancard, tout était différent. Samuel eut l’impression de perdre pied, que le sol c'était soudainement ouvert sous lui et l'aspirait sans lui laissé le temps de reprendre sa respiration. Néanmoins, le chirurgien reprit vite le dessus. Il ne pouvait pas la laisser mourir. Il n'y survivrait pas.

Une fois dans la salle de trauma, les informations affluaient vers lui de toute part. Son collègue énumérait à haute voix le diagnostic de Lilly. Samuel ne notait même pas qu'il faisait un effort pour dire les choses autrement, conscient que la victime n'était autre que la fille de son chef. Chaque personne présente dans cette pièce semblait avoir intégré cette information si bien que l'ambiance semblait différente des autres interventions. Le personnel ne cessait de jeter des regards inquiets en direction de leur chef, comme par crainte que celui-ci n'explose devant eux. Samuel n'y faisait pas attention, trop concentré sur le corps de Lilly. Celle-ci respirait faiblement, sa poitrine se soulevant avec effort. Au vu des tracées de sang, Samuel imaginait sans mal que l'impact avait été fort violent et il lutta pour ne pas hurler de rage. Qui était la personne responsable de ça ? Il mit de côté cette question pour plus tard, car il était évident qu'il n'en resterait pas là. Lilly était toujours inconsciente et Samuel avait peur de son réveil, car il savait qu'elle souffrirait au vu des blessures infligées à son corps. « Papa… ». Tout le monde sembla se figea et une infirmière cria même pour intimer à tout le monde de se taire. Samuel se rapprocha de son visage. Ses yeux semblaient le chercher, mais il ignorait si elle était consciente ou non de sa présence dans la pièce. Il passa une main rassurante mais tremblante sur son visage abîmé. La voix de Lilly était lointaine et il sut qu'elle luttait pour parler, que ce moindre mot avait abîmer sa trachée, que celle-ci avait été impacté dans l'accident. Il vit ses larmes couler le long de ses joues et il se mordit la lèvre pour ne pas en faire de même. Cela n'avait rien à voir avec de la pudeur, c'était simplement la peur de s'enfoncer à son tour. S'il voulait lui sauver la vie, il devait resté concentré, il s’interdisait de céder la place à un autre professionnel. « Je suis là ma chérie, je suis là... » Ces simples mots le bouleversèrent et il serra sa main fort dans la sienne. Puis plus rien. Lilly semblait venait de replonger dans l'inconsciente tandis que la machine prés d 'elle s'agita amenant avec elle un son strident, le son que tous les médecins redoutent. Samuel leva un regard paniqué tandis qu'une voix près de son oreille hurlait : « On la perd ! ». Arrêt cardiaque, en d'autre terme. Samuel se redressa et poussa le résident qui mettait le défibrillateur en marche pour prendre sa place. Il ne calcula même pas que celui-ci avait heurté le mur. « On choque ! ». Tout le monde s'écarta de Lilly et un silence pesant suivit. Ce silence qui vous indique si oui ou non le cœur à décidé de repartir. Rien. A cet instant, des larmes vinrent brouiller la vue de Samuel. Il ne pouvait pas la perdre bordel ! Il recommença et cette fois-ci, un léger battement indiqua à l’équipe que le cœur n'en n'avait pas fini. T'es une battante Lilly. Continue, accroche toi ! « On l'emmène au bloc », beugla-t-il. Samuel n'était même plus conscient que sa fille avait failli mourir sous ses yeux, il songea simplement à l'opération qu'il allait mener. Il allait la sauver. Elle ne mourrait pas sur sa table. Jamais.

Une fois au bloc, Samuel prit les initiatives. Il savait qu'il n'aurait pas dû être là, qu'il aurait dû attendre dans la salle d'attente comme tous les proches des victimes. Il savait que c'est ce que ses collègues pensaient également. Mais personne n'osa s'interposer entre la chef et sa fille. Il commença l'opération, un chirurgien cardiaque et un neuro-chirurgien à ses côtés. L'opération à six mains était une procédure ultime en cas de graves trauma, une procédure que Samuel appréhendait toujours mais qui s'avérait nécessaire dans cette situation. « Chef ? Il y a une femme qui demande à vous voir en bas. Elle s'appelle Callie ». Samuel se figea. Il c'était tellement concentré sur Lilly qu'il avait oublié que Callie n'allait pas tarder à débarquer. Elle était sans doute morte d'inquiétude. « Chef, allez-y, je peux poursuivre. Elle a besoin de savoir ». Samuel hésita et coula un regard vers le visage de Lilly. C'est ce qu'elle voudrait, qu'il y aille, qu'il la console avant de revenir s'occuper d'elle. Sans répondre, il quitta le bloc à toute jambe, jetant ses gants à terre. Il descendit comme un fou dans la salle d'attente, toujours vêtue de sa tenue de bloc. « Callie ! ». Il avait presque crié. Il devait l’effrayé, aussi se radoucit-il, attrapant ses mains dans les siennes, cherchant dans ce contact la force de continuer. « Lilly est au bloc. Je vais la sauver Callie. Je dois faire vite et y retourner, mais je te promet que je la laisserai pas partir. ». Il embrassa le front de son ex compagne, ressentant une douleur fugace dans sa poitrine. Il avait peur. Jamais il ne faisait de promesse de ce genre, mais là il s'agissait de son enfant, de leur fille et penser le contraire ne ferait que les achever, tous les deux.


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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Mer 22 Mar - 19:50 par Callie M. Dos Santos
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Lilly, Sam & Callie
En cet instant précis, Callie se demandait pourquoi elle n’avait pas simplement refusé que sa fille sorte en soirée. Elle aurait très bien pu lui dire qu’elles avaient adopté ce rituel à se voir tous les vendredis et qu’elle voulait le garder, d’autant plus qu’elle-même finissait sa journée plus tôt. Mais non, on lui avait répété d’arrêter de couver sa fille. Alors elle n’avait rien dit, si ce n’est lui demander de faire attention à elle. Elle le regrettait. Elle le regrettait même amèrement, parce que si elle avait demandé à Lilly de laisser tomber sa soirée et de rester chez elle, à l’heure qu’il est, elle serait sagement endormie dans son lit. Elle serait bercée dans les bras de Morphée, Callie tout autant et Samuel serait certes en train de sauver des vies, mais certainement pas la vie de leur fille. Mais non, Callie avait laissé sa fille aller à cette soirée et maintenant, elle se retrouvait là à attendre au beau milieu d’un couloir de l’hôpital où Lilly avait été admise. Elle attendait que quelqu’un vienne lui dire comment sa fille allait, ce qu’elle avait. Bref, lui donner des infos, la rassurer, lui dire quelque chose.

A chaque fois qu’elle entendait des pas se diriger vers le couloir, Callie se retournait, elle ne quittait pas la personne des yeux, dans l’espoir que celle-ci se dirigerait vers elle, jusqu’à voir qu’en fait, non. Le médecin lui adressait un sourire auquel elle ne répondait pas, ou juste par courtoisie, mais l’envie de sourire n’était pas vraiment là. Alors elle continuait à faire les cent pas. Une infirmière vint ensuite lui apporter un sac dans lequel se trouvaient les affaires de sa fille. Callie posa les yeux sur ce sac la main pinçant ses lèvres. Elle sentait son cœur se resserrer dans sa poitrine, la peur dessinée sur le visage, elle osa à peine s’en approcher. Finalement, elle vint prendre place sur l’un de ces sièges à côté de celui où se trouvait le sac en question. Elle y trouva le portable de Lilly avec un écran fendu, ses vêtements tachés de sang ou encore sa veste qu’ils avaient probablement dû découper pour la lui ôter. Callie en avait vu assez et referma le sac aussitôt, passa ses mains sur son visage essayant de se réveiller de ce mauvais rêve. Elle se sentait à deux doigts de craquer, mais encore une fois elle ne savait pas réellement ce qu’avait sa fille. Si ça tombe, elle n’avait que quelques égratignures, mais alors pourquoi personne ne venait la voir pour lui donner des nouvelles ? Pourquoi ne pouvait-elle pas voir Lilly et une fois terminer, repartir avec ? Pourquoi lui avait-on rendu ses vêtements ? Pourquoi donc ça durait si longtemps ? Callie était rongée par le remord. Elle avait longtemps reproché à Samuel son manque d’implication, son absence dans la vie de leur fille, aujourd’hui il pouvait à son tour lui reprocher son manque d’autorité. D’un autre côté, Lilly n’en faisait qu’à sa tête et avait l’intelligence de ne jamais vraiment dire où elle se trouvait. Callie aurait pu lui envoyer 40 messages lui disant de revenir, si elle avait décidé qu’elle ne le voulait pas, elle ne reviendrait pas. Aller la chercher était pire que tout. A son âge, Callie n’aurait jamais supporté que son père ou sa mère vienne la chercher comme une gamine de 12 ans. Alors non, elle avait pris sur elle et s’était endormie toute seule dans sa grande maison en se disant que le lendemain, elle recevrait un texto de la part de sa fille, ou mieux encore qu’elles pourraient prendre le petit-déjeuner ensemble avant que celle-ci ne retourne auprès de son père, là où elle vivait désormais

Callie soupira. Elle ne savait pas quoi faire, si ce n’est attendre. Elle tentait de rester calme, de contenir son agacement, son stress ou son manque de patience. La culpabilité la rongeait, n’était-ce pas son devoir de prévenir des dangers ? Mais Lilly connaissait tout ça, elle lui avait déjà répété à maintes reprises. Samuel l’avait certainement fait aussi. Alors comment en était-elle arrivée là ? Tout se bousculait dans la tête de l’espagnole. Une fois de plus, elle se leva et continua les cents pas ne cessant de penser à sa fille. Le cœur gros, à chaque bruit de porte, elle le sentait s’arrêter de battre le temps de se rendre compte que ce n’était pas pour lui donner quelconques nouvelles. Face à une fenêtre, elle tentait de se concentrer sur ces lumières qui éclairaient la ville de Londres la nuit, jusqu’à ce que la porte s’ouvrît une fois encore. Elle ne prit plus la peine de se retourner, persuadée que ce ne serait pas pour elle, jusqu’à ce qu’elle entendît une voix familière crier son prénom. Samuel s’approcha d’elle et l’espagnole sentit à nouveau son cœur s’arrêter de battre. Elle avait peur de ce qu’il allait lui dire et ne le quitta pas des yeux alors qu’il lui donnait un peu trop d’informations à intégrer. Les seules mots qu’elle retenait furent « bloc » , « sauver » « je ne la laisserais pas partir ». Autrement dit, tous ces mots qui lui annonçaient que sa fille était entre la vie et la mort. Elle ne quitta pas le père de sa fille du regard. Un regard apeuré, triste, Callie était sur le point de fondre en larmes. Elle s’attendait à ce que Samuel lui dise quelque chose qui pouvait la rassurer sur l’état de Lilly. Mais rien que la fin de sa phrase lui donnait l’impression d’étouffer. Callie s’appuya sur l’appui de fenêtre derrière elle, portant sa main près de sa bouche. Un visage grave, elle ne voulait pas croire ce qu’elle était en train de vivre. Ni ce que Sam était en train de lui dire. Les mains du chirurgien attrapant les siennes la firent revenir à elle. Ou presque. Si elle s’attendait à ce qu’il lui donne des informations rassurantes sur leur fille, le contact avec Samuel lui donnait encore un peu d'espoir. Peut-être parce que pour elle, il avait toujours tout donné pour être le meilleur dans son domaine et là, elle avait vraiment besoin qu’il le soit. Malgré tout, il y avait toujours cette douleur dans sa poitrine que lui infligeaient l’inquiétude et la peur. Sa fille était toute sa vie et si elle n’avait jamais hésité à la seconde où elle avait appris qu’elle était enceinte, elle se demandait comment elle pourrait vivre sans Lilly. Pendant de longues années, Lilly avait été son rayon de soleil, sa motivation, son moteur. Aujourd’hui, rien que l’idée de vivre sans elle lui donnait l’impression qu’on lui arrachait le cœur, et c’était douloureux. Sentir les lèvres de son ex compagnon se poser sur son front la poussa à s’approcher de lui, à la recherche de réconfort alors qu’elle s’efforçait à ne pas pleurer. Elle sentit sa gorge se resserrer, ne lui permettant que de murmurer quelques mots dans un sanglot « - Il faut qu’elle s’en sorte, Sam. Je t’en supplie… ». Maintenant, Callie pouvait se rendre compte de ce que pouvait ressentir les parents des patients que Samuel tentait de sauver un peu plus chaque jour. Et désormais, elle ne souhaitait ça à personne. Vraiment personne.
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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Mer 29 Mar - 16:47 par Lilly R. Adams
[quote="Lilly R. Adams"]

on fume, on boit, on fais des bêtises. Tout devient drôle et tout est triste, on oublie nos amis, on parle à nos ennemis. On oublie les odeurs du passé, les câlins avec maman, les courses avec papa, les ballades à vélo avec Germain, les stages de bateau avec Sophie... On laisse les barbies, les voitures, la wii, on laisse nos repères et on part dans le grand froid de l'infini en laissant dernière nous les pages de petit... Samuel, Callie & Lilly

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Ordinairement, j’aurais vécu ma petite vie, pénarde, sans la raconter à qui que ce soit. Je n’aurais pas non plus parlé de Pierre à mes parents et lorsque j’aurais eu envie d’aller le voir, je n’aurais rien dit. Ou bien j’aurais dit que j’allais chez une copine. Je croyais qu’en disant les choses clairement, ça m’aiderait à avoir plus de liberté dans mes choix, dans mes actes. Je pensais qu’en disant que j’avais un copain, ou du moins une histoire un peu plus… sérieuse que d’ordinaire, j’aurais plus de mou et que je pourrais gérer ma petite vie privée toute seule, comme je l’entends. Avec ma mère, je suis presque sûre que ce serait le cas. Qu’elle se contenterait de me dire d’être prudente, de faire attention à moi, elle m’aurait répété la théorie sur la contraception 650 fois, mais je crois qu’au final, j’aurais eu plus de liberté. Ici, j’ai quand même voulu jouer le franc jeu en annonçant la couleur de ma relation avec Pierre. Certes, je suis restée discrète au niveau des informations le concernant en général. Il ne voulait pas que je passe la nuit chez Pierre, mais ça ne m’empêchait pas de le faire non plus. Quitte à dire que j’étais chez une amie. Ou bien simplement en décidant de ne pas rester toute seule chez Samuel alors qu’il travail. Cette nuit-ci, si j’avais plutôt opté pour passer la nuit chez mon copain, j’aurais évité l’accident. J’aurais été heureuse, souriante et je serais rentrée de bonne humeur. Certes, j’aurais pas respecté la volonté de mon père, mais je serais rentrée entière et pas sur un brancard. Pierre n’est pas Julian. Il est plus âgé, plus mature et plus attentif. Il ne pense pas qu’à lui, il réfléchit à deux fois, il est bienveillant. En fait c’est l’homme parfait. Ou presque parfait. Alors oui, là je ne comprends pas pourquoi je peux sortir sans trop de problème, mais le fait d’aller chez lui est synonyme d’ennui. Sans doute parce que mon père ne le connait pas. Il ne l’a jamais vu, il ne lui a jamais parlé et je ne suis même pas sûre d’être vraiment prête à ce qu’il le rencontre. Pour le moment c’est une jolie histoire où il n’y a rien que nous deux, c’est apaisant et j’ai l’intime conviction qu’en y mêlant mes parents, ça deviendra beaucoup plus compliqué. Ma mère le connait déjà, puisqu’ils travaillent sur divers projets évènementiels. Elle connait ses qualités dans son travail.

Oui, en fait j’aurais dû tenter d’aller chez Pierre. Même s’il travaillait le lendemain, j’aurais pu passer une ou deux heures, quitte à revenir chez ma mère après. Il aurait été trop tard pour penser à sortir, j’aurais eu une bonne raison pour ne pas aller en boite et là, tout de suite je ne serais pas à me demander pourquoi. Ni à ressentir cette douleur trop aiguë pour être supportable. Etre dans cet endroit est angoissant, parce que ce remue-ménage autour de moi ne m’aide pas à rester calme. On ressent l’urgence, la précipitation et la gravité de la situation. La voix de mon père devrait me rassurer, si elle ne se mariait pas aussi bien avec l’ambiance qui régnait à ce moment précis. Un timbre de voix rempli d’inquiétude. Souvent, on dit que les parents flippent pour un rien lorsque leur enfant est à l’hôpital. Ils flippent parce qu’ils ne s’y connaissent pas, ils ne savent pas si c’est grave ou pas. Mais si c’est un médecin qui flippe alors, comment doit-on le prendre ? Je me sens vaciller entre le moment présent, la conscience et le trou noir, encore. Je sens les larmes se frayer un chemin le long de mes joues. Sa main vient serrer la mienne et j’en fais de même, jusqu’à perdre connaissance et relâcher la sienne doucement et me perdre encore un peu plus chaque seconde s’écoulant.

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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Ven 31 Mar - 17:11 par Samuel A. Adams

Et il y a ce genre de douleur qu'on ne peut pas ignorer. Une douleur si grande, qu'elle bloque tout, et fait disparaître le reste du monde, jusqu'à ce que la seule chose à laquelle on pense c'est à quel point on souffre. La façon dont on gère notre douleur dépend de nous. La douleur, on l'anesthésie, on la surmonte, on l'étrain, on l'ignore. Et pour certains d'entre nous, la meilleure façon de gérer la douleur c'est de foncer tête baissée. Samuel, Callie & Lilly

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Rien ne l'avait préparé à ça. Rien du tout. Il avait beau tenir des discours tout prêt aux parents dont les enfants débarquaient aux urgences, là, c'était son tour et il aurait tout donné pour éviter de connaître cette angoisse un jour. Pourtant, il était là, les mains dans le corps de sa fille, tentant de réparer les dégâts qu'avait causé son accident. Il transpirait à grosses gouttes mais il savait que cela n'était pas dû à la pression de l'opération, non, c'était la peur viscérale de la perdre. Toutes les minutes, il jetait un coup d’œil à cette effroyable machine lui indiquant la tension artérielle et le rythme cardiaque. Jusque là, tout était stable mais Samuel savait que cela pouvait changer à tout moment. Autour de lui, le silence était devenu pesant. D'ordinaire, Samuel aimait parler, remonter le moral, s'entendre parler pour ne pas se laisser dépasser par les événements. Mais là, aucun son ne voulait franchir ses lèvres et personne n'osait prendre la parole. Robin, son collègue et ami, l'avait rejoint en toute hâte quand il avait apprit que la fille du chef avait été admise. Solennel, il avait immédiatement prit son poste, posant un regard bienveillant sur son patron. Le diagnostic n'était pas bon. Son cœur était plus que fragile et menaçait à tout moment de cesser de battre. Quant à son corps, il avait reçu des impacts importants et certains organes avaient été touché. Son état cérébral n'avait rien de rassurant également car le traumatisme crânien avait créé un oedeme qui pouvait se rompre à tout moment. Samuel connaissait les statistiques, mais il refusait de les appliquer aujourd'hui. Ce n'était pas simplement une jeune fille sur cette table d'opération, c'était sa fille, son bijou et il n'était pas concevable qu'elle y reste.

En retrouvant Callie, il avait agit dans la précipitation, il le comprenait maintenant. Son regard dément avait dû la paniquer plus que la rassurer. Il lui avait parlé à toute vitesse, trop pressé d'y retourner. Il avait beau être entouré d'une équipe de chirurgiens chevronnés et aguerris, il ne voulait pas être celui qui n'avait rien fait, quand bien même sa simple présence était un facteur de stress supplémentaire. Ils partagèrent une courte étreinte, la première depuis de longues années à bien y repenser. Durant cet instant, ils n'étaient plus des anciens conjoints séparés, mais un père et un mère soudés face à la peur de perdre leur unique enfant. « Il faut qu’elle s’en sorte, Sam. Je t’en supplie… ». Il avait appuyé son regard dans le sien, y dénichant toute la force qu'elle pouvait avoir en elle. Elle avait toujours été la plus forte des deux, la plus téméraire. Il avait besoin de ça pour y retourner, même si la douleur de la voir ainsi lui transperça le cœur. Il aurait aimé ajouter quelque chose, n'importe quoi lui permettant de s'accrocher, mais il était à court de mot. Il craignait de craquer à son tour et il ne pouvait, ne voulait, pas se le permettre. Il avait besoin de toute sa hargne pour la sortir de là. Il était donc retourné au bloc, gonflant sa poitrine pour éviter de céder à la panique.

Il n'avait aucune idée de l'heure et il ne ressentait même pas la douleur lancinante dans ses jambes, ni la tension dans ses bras. D'ordinaire, une infirmière ou un interne lui auraient dit de souffler, de se dégourdir les jambes pour éviter les crampes, mais personne n'osa ce jour là. Lilly avait perdu beaucoup de sang et la moindre erreur pourrait lui être fatale. Dés que la machine s'agitait, les trois chirurgiens levaient les coudes à la recherche de la cause de cet agitement, mais ils avaient réussi à tout réparer. « Samuel, c'est terminé. On dois l'emmener en soins intensifs maintenant », lui dit Robin en posant une main ferme mais amical sur son épaule. Samuel attendit que le bloc se vide totalement pour enfin s'accorder une pause. Il ne vit pas venir le flot de larme mais ne chercha pas à le contraindre. Il glissa le long du mur et mit sa tête entre ses mains, ressentant chaque tressaillements comme un coup de massue. Puis il songea à Callie. Il était certain que personne ne l'avait prévenu que l'opération été terminé, lui laissant ce soin. Il se redressa, passa son visage rougi sous l'eau froide. Il jeta avec violence sa tenue souillée du sang de sa propre fille et descendit en salle d'attente. Callie n'avait pas bougé alors que dehors, l'aube c'était levé. Il s'approcha d'elle lentement pour ne pas l’effrayer. « Callie ? L'opération est terminée, ça c'est bien passé ». Il n'avait pas envie de lui donner les détails, lui épargnant toutes les frayeurs qu'elle lui avait causé durant ces longues heures. « Elle est en soins intensifs. Je t'emmène la voir », dit-il en lui tendant sa main pour l'aider à se relever. Sans lui lâcher la main, il la guida à l'étage où Lilly avait été transféré. Dans l'ascenseur, il se tourna vers son ex-compagne. « Elle... L'accident a été violent Callie. Lilly a subit de graves blessures donc son corps est... Enfin, ça risque de te causer un choc... » Il avait beau dire cela aux autres, le dire à Callie lui semblait être une épreuve insurmontable. Il vit la peur dans ses yeux et aussitôt, il prit son visage entre ses mains encore tremblantes. « Mais elle est en vie Callie. Lilly va vivre ». L'ascenseur s'ouvrit et ils longèrent le couloir jusqu'à la chambre où Lilly se reposait. Samuel laissa Callie entrer la première. La voir ainsi, brancher avec des tuyaux un peu partout, était vision effrayante, même pour lui qui avait l'habitude. « Elle ne va pas se réveiller tout de suite. Elle doit reprendre des forces », se contenta-t-il de dire, laissant du temps à Callie pour analyser la situation.

Des heures s’écoulèrent avant que Lilly ouvre les yeux.


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message posté Jeu 6 Avr - 13:43 par Callie M. Dos Santos
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Dans la salle d’attente, Callie avait le temps de cogiter. Ca faisait plusieurs heures maintenant qu’elle savait sa fille en salle d’opération et elle se doutait qu’elle n’aurait pas de nouvelles avant un moment encore. Depuis que Samuel y était retourné, l’espagnole s’était à nouveau installée sur les sièges, dans ce même couloir. Elle ne pouvait pas s’empêcher de repenser aux moments qu’elle avait passé avec Lilly. Il y en avait des bons comme des moins bons, mais sa propre mère ne cessait de lui dire de ne garder en tête que les moments de complicité. La complicité avec Lilly, elles l’avaient. Elle était parfois aux abonnés absents quand Callie n’était pas du même avis que sa petite teigne de fille, mais elles avaient beaucoup de bons souvenirs ensemble. C’était des souvenirs auxquels elle pouvait se rattacher alors que Samuel n’en avait pour autant dire pas. Si, quand elle était toute petite, ou sa naissance, ses premiers gazouillements, la première fois où Lilly voulait attraper tout ce qu’elle avait à proximité dans l’unique but de resserrer ses petits doigts sur quelque chose, peut-être d’autres quand l’enfant allait passer ses vacances chez son père. Lilly ne commençait encore qu’à explorer le monde autour d’elle quand elles avaient quitté l’Australie. Au fond, Callie se sentait coupable d’avoir privé Samuel de tous ces moments importants dans la vie d’un enfant. Aujourd’hui, Lilly savait parler, marcher, avait passé l’étape du lycée. Elle était une jeune fille. A aucun moment elle n’avait voulu repousser un instant avec sa fille, laissant toujours tout passer après elle. Petite, Lilly avait déjà cette tendance à vouloir être au centre du monde des gens qui l’entouraient, réclamant toujours des bras pour la cajoler, ou l’attention des personnes avec qui elle voulait jouer. Callie ne comptait plus le nombre d’heures qu’elle avait passée assise par terre dans son petit appartement de Madrid, à jouer avec Lilly avant de la mettre au lit pour pouvoir se concentrer – enfin – sur ses études. Et quand elle rentrait de ses cours et qu’elle récupérait sa princesse, elle passait des heures avec elle à la chouchouter, la câliner, jouer avec elle, avec l’espoir que tous ces moments la rendraient heureuse et comblerait le manque de son père dans sa vie. Avec du recul, Callie savait qu’on ne pouvait jamais combler ce genre de manque. Parce que l’amour d’une mère c’est une chose, mais celui d’un père c’en est une autre. Elle n’avait jamais douté de l’amour de Samuel pour leur fille, mais elle avait toujours été certaine que son travail était beaucoup plus important. Son travail, c’était l’avenir. Son avenir. A ses yeux, Lilly avait grandi trop vite et cette nuit, elle aurait donné n’importe quoi pour retrouver cette petite fille découvrant encore le monde de ses grands yeux et son petit sourire. Elle donnerait n’importe quoi pour baigner à nouveau dans l’innocence de sa princesse.

Dans ce couloir, les premiers rayons du soleil venaient apporter un peu de gaieté. Pourtant, Callie ne ressentait là, que sa chaleur sur son visage. Elle n’avait pas le goût à être souriante, ni à se laisser envouter par cette gaieté et cette bonne humeur. Les jambes croisées, elle sentait la fatigue se dessiner sur son visage et pourtant rien ne pourrait la faire dormir. Elle tenait dans ses mains son téléphone portable, elle n’attendait pas de coup de fil, elle ne savait pas si elle devait en passer. Peut-être prévenir sa propre mère, mais elle ne se sentait pas prête à la voir débarquer. D’un autre côté, elle savait que la grand-mère de Lilly prendrait mal le fait de ne pas avoir été prévenue. Pour elle Lilly était sa première petite fille, elle l’avait vue grandir et avait partagé beaucoup de moments. Elle avait déjà prévu de la voir cet été en Espagne et si pas, elle s’inviterait certainement chez Callie à Londres pour pouvoir en profiter. Callie lui avait déjà demandé de ne pas faire de plan sur la comète étant donné qu’elle vivait avec Samuel, il était normal que lui-même veuille peut-être prendre des vacances avec sa fille. Mais l’anticipation de Madame Dos Santos allait au-delà des paroles de sa fille ce qui pouvait être déroutant. Callie recevait une marée d’e-mail lui indiquant que la semaine serait chargée. Peut-être même qu’elle devrait travailler du weekend, mais pour le coup c’était pas ce qui l’importait. Le portable fourra dans la poche de la veste de l’espagnole, celle-ci se frotta le visage avec ses mains, dans un soupire, elle jeta un œil sur sa montre. Une nouvelle journée allait commencer et Callie ne savait toujours pas comment elle devrait s’y prendre pour faire face à cette journée.

La voix de Samuel lui fit relever la tête. Dans sa poitrine son cœur ne pouvait s’empêcher de battre la chamade. En le regardant, elle ne savait pas à quoi s’attendre. Malgré ses dires, Callie ne semblait pas convaincue. Comme si ces longues heures d’attente à se poser maintes questions l’avaient poussée à croire que cette opération serait un échec. Pourtant, elle ne s’y était pas préparée. Comment pouvait-on se préparer à la mort de son enfant de toute façon ? C’était impossible, on avait toujours une petite lueur d’espoir, mais Callie ne réalisait pas, elle ne réagissait pas non plus. Elle se contentait juste de fixer Samuel, c’était comme si elle avait vu ses lèvres bouger sans en entendre la musique. Il lui tendit la main, l’invitant à aller voir Lilly aux soins intensifs, mais encore une fois elle se contenta dans un premier temps de poser son regard sur cette main, avant de le poser sur le visage du père de sa fille. La peur de ne pas reconnaitre Lilly, la peur de voir la réalité en face. Peut-être que rester dans ce couloir était une meilleure idée pour se protéger elle, mais dans cette chambre il y avait sa fille. Elle était faible, vulnérable et probablement apeurée ; elle avait besoin de ses parents. De ressentir leur présence. Quelle mère indigne serait-elle si elle préférait rester là pour se protéger elle plutôt que d'apporter un peu de réconfort à son enfant ? Callie finit par récupérer sa veste, son sac et les affaires de Lilly qu’on lui avait apportées un peu plus tôt et posa sa main dans celle de son ex compagnon en se relevant pour rejoindre l’ascenseur. A l’intérieur de cet ascenseur, Callie fixait le sol, appuyée contre la paroi sans rien ajouter. Elle en avait le souffle coupé. La peur la tétanisait, l’empêchait de dire quoi que ce soit. Les bras croisés contre elle, c’était sa façon d’y trouver un peu de réconfort, une sorte d’auto-réconfort, une façon de se protéger aussi. Lorsque la voix de Samuel s’éleva à nouveau dans l’ascenseur, elle releva les yeux vers lui. Il ne la rassurait pas vraiment, voir pas du tout. Au moins il la prévenait afin qu’elle se prépare. Et si d’habitude Callie avait ce caractère fort et cette faculté à rester inébranlable devant les situations déstabilisantes, elle ne put retenir les larmes couler sur ses joues. Il ne s’agissait pas de travail, pas de meeting important où simplement d’entrevue afin de vendre quelque chose, mais de sa fille. Lilly avait été son pilier, sa source d’énergie et probablement son plus gros point sensible, et ce depuis dix-neuf ans, alors rester inébranlable devant le sort de sa fille lui était impossible. Samuel s’approcha et prit le visage de Callie entre ses mains et elle ne pu s’empêcher de poser une de ses propres mains sur celle de son ex compagnon. Ses dires lui donnaient déjà plus d’espoir. Mais l’espagnole avait surtout besoin de le voir pour le croire. « - Merci » C’est à peu près tout ce qu’elle arrivait à dire. Merci d’avoir fait ce qu’il fallait pour la sauver, d’avoir été là et de lui ôter sans le savoir ses aprioris quant à son rôle de père qu’elle trouvait trop absent. Callie passa sa main sur ses joues alors que l’ascenseur s’immobilisa au bon étage. Tenant toujours ses affaires ainsi que celles de sa fille, elle sentait son cœur s’accélérer au fur et à mesure qu’ils longeaient le couloir et lorsqu’elle passa l’antre, elle sentit son cœur louper un battement. Des tuyaux, des fils, des bips qui résonnaient dans la chambre. Jamais elle n’aurait imaginé que ce genre de tableau pouvait la toucher autant, mais jamais elle ne s’était dit qu’elle devrait faire face à sa princesse dans une telle situation.

Dans un premier temps, Callie resta assez éloignée du lit dans lequel se trouvait Lilly. Elle sentait les larmes lui monter à nouveau, n’osant pas s’approcher. Elle échangea un regard avec Samuel. Finalement elle fit quelques pas lents au moment où il lui affirma qu’il faudrait encore quelques heures avant que leur fille se réveille. Lilly semblait si paisible, probablement la plus paisible des trois. D’une main délicate, Callie écarta une mèche du visage de sa fille, osant à peine la toucher de peur de la briser plus qu’elle ne l’était déjà, comme si elle était en porcelaine. Enfin, elle se recula pour retourner près de Samuel, ne quittant pas le lit de regard « - Je comprends pas comment c’est arrivé. Elle conduit pas, elle a pas le permis. Elle a peur d’apprendre à conduire » Callie ne savait rien de cet accident. Elle pensait avoir répété assez de fois à Lilly tout ce qu’il fallait pour justement lui éviter ce genre de situation. Probablement que Samuel le lui avait répété trois fois plus encore « - Elle sait que je ne veux pas qu’elle monte avec quelqu’un qui a bu. Je ne comprends pas. » En effet, Callie préférait encore devoir se lever à trois heures du matin pour aller rechercher sa fille plutôt que de la savoir avec un conducteur ivre. Dans la chambre, l’espagnole s’exprimait à voix basse. Et puis sur un ton plus inquiet, elle demanda « - Elle va avoir des séquelles ? ou devoir faire de la rééducation ? » Callie déposa les affaires de Lilly sur un fauteuil qui se trouvait dans la chambre et regarda dans le sac de sa fille. Comme si elle cherchait à en savoir plus. Le téléphone de cette dernière dans la main, elle observa le fond d’écran qui reprenait une photo d’elle et Pierre. Sur la photo elle semblait toute souriante, toute heureuse « - Je devrais peut-être le prévenir quand elle sera réveillée » en montrant le fond d’écran à Samuel. Callie avait un avis mitigé sur la relation de sa fille avec Pierre. Elle connaissait le jeune homme pour travailler avec, elle le savait sérieux, respectueux et gentil, mais ce qui la gênait c’était son âge. Il avait environs dix ans de plus que Lilly et à peine sept de moins que Callie. Elle ne pouvait s’empêcher de se dire qu’à l’âge de Lilly, elle n’aurait pas apprécié ne pas être prévenue des potentiels accidents de Samuel. L’espagnole connaissait l’attachement de Lilly pour Pierre et il n’y avait qu’à voir le sourire sincère représentant le Bonheur qu’arborait la jeune fille sur la photo pour le comprendre. Et finalement, Callie aurait encore préféré la savoir avec lui plutôt qu’avec ses amies qui avaient pour habitude de l’entrainer dans ce genre de soirée « - Tu le connais, Pierre ? ».

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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Lun 17 Avr - 15:17 par Lilly R. Adams

on fume, on boit, on fais des bêtises. Tout devient drôle et tout est triste, on oublie nos amis, on parle à nos ennemis. On oublie les odeurs du passé, les câlins avec maman, les courses avec papa, les ballades à vélo avec Germain, les stages de bateau avec Sophie... On laisse les barbies, les voitures, la wii, on laisse nos repères et on part dans le grand froid de l'infini en laissant dernière nous les pages de petit... Samuel, Callie & Lilly

Hope, I just need a ray of that


Petit à petit, je crois que je reprends possession de mes sens. Je ressens les choses, j’entends, je sens. C’est encore faible, tout comme moi je me sens assez faible. Par contre, l’impression qu’un camion m’est passé dessus est, elle, bien présente. Ma mémoire essaie de faire travailler mon cerveau, afin de me rappeler où je suis ou bien encore pourquoi je suis là avec autant de douleur. Doucement j’en viens à ouvrir les yeux et à prendre un rythme de respiration régulier. Pour l’instant, rien ne me vient et je crois que je suis un peu trop dans les vapes pour arriver à comprendre quoi que ce soit. Mes paupières ont du mal à rester longtemps ouvertes, comme si elles me suppliaient de les fermer à nouveau, pas prête à commencer une nouvelle journée. Je ne sais pas trop comment réagir, ni comment bouger tout simplement. Si j’essaie de me mouvoir ne serait-ce que de quelques centimètres, la douleur est intense. Alors je m’en veux d’avoir essayé, plutôt que de rester tranquille. J’aimerais comprendre pourquoi je suis là, comment j’en suis arrivée là et puis petit à petit je crois que je me suis rendormie à force d’essayer de me détendre, à force d’essayer d’avoir moins mal.

Plusieurs heures plus tard, je crois que je n’ai pas bougé d’endroit. La douleur est elle aussi toujours présente, peut-être un peu endolorie, mais prête à se réveiller elle aussi au moindre mouvement que je ferai. Malgré tout, je ne peux m’empêcher d’essayer de vouloir bouger, ne serait-ce que pour jauger, pour voir comment bouger, ce que j’arrive à bouger sans avoir envie de hurler. Doucement encore, j’ouvre les paupières, essayant de m’adapter à la lumière, bien que j’ai l’impression qu’on est en train de me perforer le crâne, j’arrive à garder mes yeux ouverts. Autour de moi c’est un décor que je ne connais pas, que je ne me rappelle pas avoir déjà vu. En réfléchissant un peu, en essayant de lier cet endroit à quelque chose, il n’est pas difficile de se dire que ça ressemble plus à une chambre d’hôpital qu’autre chose. Mon cerveau n’a pas encore vraiment assimilé la raison. Je fronce les sourcils à cause de la douleur qui ne semble pas vouloir se mettre sur pause.

Enfin, j’essaie de comprendre pourquoi je suis là, j’essaie de me souvenir comment je suis arrivée ici. Et puis finalement je me rappelle de cette soirée, de ces verres d’alcool. Je me rappelle qu’on m’a donné un verre et qu’à l’odeur ça sentait la banane à plein nez. Cette odeur m’a marquée, parce que c’est une odeur forte, qui réveille les papilles. A croire que le rhum qu’il y avait dedans relevait encore plus le goût de la banane. Je me rappelle pourtant m’être forcée à le boire, rebutée par le rhum et à force, c’est devenu un automatisme. Cette soirée se déroulait dans un endroit dont personne ne connaissait le nom, ni l’endroit. Et puis il y a eu Julian qui s’est énervé. Je suis montée à l’avant de cette voiture, il n’a pas pris sa vie au sérieux. Il n’a pas pris la mienne au sérieux non plus. Il a pensé à quoi au juste ? Cette histoire de feu rouge n’était basée que sur une décision, une prise de conscience. Une question de maturité. Il n’a pas compris en prenant cette décision qu’il ne jouait pas qu’avec sa propre vie, mais aussi la nôtre. J’ai l’impression de sentir à nouveau mon cœur battre la chamade, comme ce soir-là. Et puis, un trou noir.

La main posée sur la couverture, je bouge mon doigt dessus, comme si j’étais en train d’essayer de redécouvrir la sensation que ça pouvait avoir. Je me sentais rassurée de savoir que ça ne m’était pas inconnu et puis en tournant la tête j’aperçois mes parents. Ma maman a ce visage fermé que je lui connais quand elle est rongée par l’inquiétude. Et puis mes yeux se pose sur mon père qui semble pas moins inquiet, mais plus patient. Ou plus serein. Probablement parce qu’il est médecin et qui d’autre peut connaitre les risques qu’un médecin ? Alors je les observe sans rien dire et puis à nouveau je me sers de mes doigts pour leur faire un petit signe. Un sourire à peine visible se dessine sur mon visage. La situation n’a rien de drôle, encore moins pour leur faire un signe de la main, mais c’est la seule partie de mon corps que j’ose bouger et à défaut de vouloir en pleurer, j’essayai de positiver. Au moins un peu.


(c) black pumpkin




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Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
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