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Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)

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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Ven 28 Avr - 15:36 par Samuel A. Adams
Le passage dans l'ascenseur semblait durer éternellement tandis que la machine grimpait en direction de leur fille. Samuel l'avait prit un million de fois cet ascenseur mais jamais dans une telle tension. Il sentait ses jambes trembler sous son poids tandis que sa respiration devenait de plus en plus irrégulière. Pourtant, le pire était derrière lui. Lilly était sauvée, elle était sortit d'affaire même s'il aurait préféré qu'elle s'en sorte indemne. Le pire c'était ce qu'il avait traversé dans son bloc. C'était de voir le corps sanglant de sa fille inconsciente sur la table d'opération, de frémir à chaque fois que son rythme cardiaque faiblissait. Oui, de toutes les opérations qu'il avait dû mener depuis le début de sa carrière, celle-ci était de loin la pire. Il avait opéré sa propre fille. Et pas pour une simple appendicectomie, non, pour de multiples traumas après un accident de la route. Aucun parent ne devrait avoir à connaître cela. « Merci » Samuel lui fit un pâle sourire avant de l’entraîner vers l’ascenseur, conservant  sa main dans la sienne. Ce contact, comme tout à l'heure, lui permettait de garder la tête froide alors que tout son esprit semblait lutter pour ne pas craquer. Callie avait le visage rougie et son menton ne cessait de trembler. Il savait qu'elle luttait pour ne pas craquer, pour ravaler ses larmes. Pendant le temps que dura leur montée, il songea à tous ces moments qu'il avait raté. Il songea au visage poupon de Lilly quand elle commençait à marcher, à ses éclats de rire devant ses grimaces, à son visage navré face à une bêtise prise en flagrant délit... Il fut soudain inondé d'un tas de souvenirs remontant au temps où Lilly était encore une enfant couvée et surprotégée par ses parents. La jeune fille qui venait de sortir du bloc était devenue une adulte et il avait l’impression de n'avoir rien vu de sa transformation. Il sortit de sa torpeur lorsque les lourdes portes s'ouvrirent sur un couloir blanc et impersonnel. Samuel se glissa à la suite de Callie dans la chambre.

Lilly avait les paupières closes et sa respiration se soulevait au rythme des bips des machines. Si pour Callie cela pouvait paraître effrayant, Samuel y voyait un certain réconfort. Au moins, elle respirait et sa vie n'était plus en danger. Néanmoins, chaque tuyaux, chaque perfusions, venaient rappeler ce que Lilly avait traversé et ce qu'elle avait encore à encaisser. Dans un geste mécanique, Samuel vint vérifier que le liquide en intraveineuse s'écoulait bien tandis que Callie se rapprochait de lui. « Je comprends pas comment c’est arrivé. Elle conduit pas, elle a pas le permis. Elle a peur d’apprendre à conduire » Ca, il le savait. Samuel ne l'avait jamais poussé à passer le permis, même s'il savait à quel point cela était important pour le travail. Seulement les accidents de la route il ne connaissait que trop bien et il aurait voulu épargner à sa fille ce genre de spectacle. « Elle n'était pas au volant, elle était côté passager, à l'avant », dit-il d'une voix lasse. En vérité, il n'avait pas eu cette information mais c'était malheureusement le genre de blessures qui touchaient les passagers. La place du mort, pensa-t-il amèrement en serrant les poings. Il se demanda si d'autres personnes avaient débarquées aux urgences dans le même état, une manière comme une autre d'obtenir plus d'informations. Seulement il ne voulait pas quitter cette pièce tant que Lilly n'avait pas reprit connaissance. « Elle sait que je ne veux pas qu’elle monte avec quelqu’un qui a bu. Je ne comprends pas. » Samuel fixa le visage inexpressif de sa fille. Lui non plus il ne comprenait pas. Mais il avait été jeune autrefois et lui aussi avait fait le con, un souvenir qui ne l'avait jamais quitté depuis. Il regarda Callie, comme pour lui faire comprendre le message. Par réflexe, il toucha la base de sa nuque où il avait fait tatouer un ange en hommage à Danny. « Elle va avoir des séquelles ? ou devoir faire de la rééducation ? » Samuel mit ses mains les poches de sa blouse, cachant une certaine nervosité. « Pas de séquelles neurologiques et les organes vitaux vont bien, même si j'ai dû lui enlever la rate. Mais elle devra être plâtrée à la jambe et sûrement porter une attelle pour son coude ». En soit, Lilly était assez chanceuse compte tenu des circonstances. « Elle va garder quelques cicatrices également. », dit-il assez évasif. Dans la précipitation, il avait dû faire vite et refermer rapidement afin d'éviter plus d'hémorragies. Cependant, Lilly était jeune et sa reconstruction cellulaire ne laisserait pas trop de trace.

Callie se rapprocha du sac où le portable de Lilly semblait attendre son heure. Elle le prit en main et revint vers Samuel. « Je devrais peut-être le prévenir quand elle sera réveillée ». Si jusque là Samuel était resté plutôt inactif, il ouvrit de grands yeux effarés. Avec l'accident, l'opération, il n'avait pas vraiment cherché à savoir qui conduisait. Mais maintenant que Lilly était stable, il songea à ce fameux Pierre. « Tu le connais, Pierre ? » enchaîna-t-elle. Pourquoi avait-elle l'air si sure qu'il ne savait pas déjà ? « Le prévenir ? Parce que tu ne pense pas qu'il soit responsable de l'accident ? », dit-il avec rage, sa mâchoire tremblant sous la colère. Il attrapa le téléphone de sa fille, l'arrachant presque des mains de Callie. « Un peu que je vais le prévenir... » Mais il stoppa son geste, percevant un infime mouvement derrière Callie. Il la contourna et se rapprocha du lit, posant sa main tiède sur celle de sa fille. Lilly émit un léger sourire qui ressemblait plus à un rictus au vu de son visage encore gonflé par les hématomes et les anesthésiants. Aussitôt, Callie fut à ses côtés, couvant un regard maternelle sur son enfant. « Salut ma chérie. Tu m'entends ? ».
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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Mer 17 Mai - 11:05 par Callie M. Dos Santos
Hope, I just need a ray of that
Lilly, Sam & Callie
Callie ne savait pas comment réagir face à sa fille allongée sur un lit d’hopital. Elle ne s’était jamais préparée à ça et pourtant, elle avait déjà essayé d’anticiper pas mal de situation par rapport à sa fille, mais jamais l’éventualité qu’elle puisse se retrouver dans cette situation un jour. Elle aurait voulu avoir le pouvoir de revenir en arrière, de faire pause, de tout reculer jusqu’à pouvoir changer le passé et éviter à Lilly de souffrir, ou simplement de passer par la case hôpital. Elle non plus n’y était surement pas préparée, mais est-ce que quelqu’un l’avait déjà été ? A part peut-être les médecins, les chirurgiens, mais Callie était presque sûre que Samuel ne s’était jamais préparé non plus à ce que sa propre fille passe les portes de son service en tant que patiente. Il n’était surement pas prêt à devoir opérer son enfant un jour, ça se saurait si en fac de médecine on préparait les futurs médecins à cela. Peut-être même que s’il n’avait pas été chef de son service, qu’il n’aurait pas pu être celui qui la sauverait, mais ça Callie n’en savait trop rien.

Si autrefois elle lui avait longtemps reproché ses heures d’études, que la médecine prenne autant de place dans sa vie par rapport à leur petite famille qu’ils commençaient à construire avec un nouveau né qui demandait beaucoup d’attention, aujourd’hui elle s’en voulait, elle culpabilisait et elle le remerciait même d’être aussi professionnel dans son travail. Est-ce qu’un autre médecin aurait réussi à la sauver ? Peut-être pas. Peut-être qu’ils ne se seraient pas autant donné que l’avait fait Samuel pour sa fille. Il s’était probablement impliqué plus que la normale, ou du moins c’était ce que Callie se permettait de croire. C’était ce qu’elle voulait croire. Dans la chambre, voir sa princesse allongée, entendre ces bruits de machine la terrifiait intérieurement. Callie essayait de se contenir, de prendre sur elle et de faire preuve de force mentale comme elle pouvait faire, mais sa corde sensible n’était pas épargnée. C’était plus dur, elle savait qu’elle devait se surpasser, elle aussi. Samuel lui avait assuré que Lilly allait vivre, mais probablement qu’il fallait le temps pour des parents de s’en remettre. Qu’il fallait leur laisser quelques minutes pour comprendre, pour accepter la situation, ou du moins pour vivre avec. Plusieurs questions lui vinrent à l’esprit, mais surtout une : comment en est-elle arrivée là ? Elle élimina plusieurs probabilités, comme celle de Lilly derrière un volant de voiture : une chose improbable étant donné qu’elle ne voulait pas conduire. Callie lui avait déjà appris les bases, mais elle se rappelait le jour où Lilly avait bloqué au milieu d’un carrefour, et avait ensuite pris la fuite en entendant les autres véhicules s’exciter sur leurs klaxons parce qu’elle ne parvenait pas à repartir.

L’espagnol posa son regard sur Samuel lorsqu’il lui affirma qu’elle ne se trouvait pas derrière le volant, mais sur la place du passager : la pire place dans une voiture, disait-on. Callie s’intéressa à ce qu’il se passerait après pour Lilly. Comment allait-elle s’en sortir ? Allait-elle souffrir encore longtemps ou bien pourrait-elle retrouver une vie normale, un peu comme celle qu’elle vivait avant. Ou presque « - d’accord. » Ce fut tout ce que Callie put ajouter. Elle savait que le plâtre allait probablement énerver sa fille, tout comme le fait de rester à l’hôpital plusieurs jours encore. Lilly ne tenait pas en place, ou difficilement, son plâtre et son attelle allaient très certainement la maintenir tranquille. Au moins, Samuel et Callie seraient tranquilles pour quelques semaines concernant les sorties, autant essayer de positiver d’une façon comme d’une autre, non ?

Callie fronça les sourcils en entendant Samuel réagir par rapport à Pierre. Est-ce qu’il était responsable de cet accident ? Elle en doutait fortement. Elle connaissait assez le garçon pour savoir qu’il n’était pas le genre à être irresponsable. C’était un jeune homme sérieux qui n’avait pas le choix de se lever tôt pour travailler. Il n’aurait donc pas pu être dans cet accident, et encore moins pouvoir envoyer des messages à Lilly si vraiment il était l’auteur de cet accident. « - Je suis presque sûre que non. Pierre est loin de ressembler aux garçons que Lilly fréquente habituellement. Il est sérieux, il est pâtissier donc il travaille. Il ne peut pas se permettre de sortir jusqu’au milieu de la nuit. En plus, j’imagine que le conducteur doit aussi être dans un état plus ou moins critique, il ne pourrait pas envoyer de textos à Lilly » Callie eut à peine le temps de faire quoi que ce soit de plus avec le téléphone que Samuel s’empara assez violemment du portable, ce qui ne plut guère à l’espagnole. Elle fronça les sourcils « - Sam, quand elle sera dans la capacité de le faire, elle va te tuer ». Callie connaissait assez le caractère explosif de sa fille pour l’assurer. Callie était exactement pareil, elle n’avait jamais apprécié que ses parents se mêlent de sa vie privée ou agresse son petit ami de l’époque. Elle prit son portable dans son sac dans le but de prévenir le petit-ami de sa fille, quand elle vit Samuel la contourner, instinctivement Callie se retourna et en voyant sa fille éveillée, elle s’approcha de l’autre côté du lit. Elle ne put s’empêcher de glisser délicatement ses doigts dans la chevelure de sa fille « - Ma princesse, comment tu te sens ? »C’était un peu bête comme question, certes. Callie déposa un baiser sur le front de sa fille et lui adressa un léger sourire. Elle aurait aimé pouvoir porter toutes ses blessures à sa place, et supporter toutes ses douleurs.

Plus tard, Callie sortit dans le couloir afin d’appeler sa propre mère et la rassurer de l’état de Lilly. Elle savait que malgré tout elle voulait venir la voir et sans doute la couvrir de tendresse comme elle en avait l’habitude ou le secret. Elle prit aussi le temps d’appeler Pierre pour le déranger dans son travail et le prévenir de l’état actuel de Lilly. A ses yeux, sa fille avait besoin de réconfort, tout comme Pierre avait le droit d’être rassuré, d’autant plus qu’il devait être le premier petit-ami de sa fille qu’elle cautionnait, si on mettait la différence d’âge entre parenthèses.


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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Mar 23 Mai - 23:40 par Pierre A. Du Menil
Hope
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Il y a des moments de la vie où tout va trop bien pour que ça continue dans cet élan. Je ne suis pas du genre à croire à ce genre de prédictions de vieille sorcière, et pourtant c’est ce que je me dis au moment où je reçois un appel de Callie m’apprenant que Lilly est à l’hôpital.
En règle générale je ne réponds pas au téléphone quand je suis au travail, mais généralement Callie ne m’appelle pas pendant mes heures de boulot. En plus, je n’ai pas eu de nouvelles de Lilly depuis longtemps. Longtemps dans le monde de ma copine ça se résume à plus de 10h, pour elle qui est toujours pendue au téléphone. J’ai décidé de ne pas m’inquiéter histoire de ne pas passer pour le copain jaloux, ou trop inquiet. On ne fait pas vraiment notre vie chacun de notre côté, mais ça ne veut pas dire que nous sommes l’un sur l’autre pour autant.

Cependant l’appel a fini par mettre fin à mes bonnes résolutions. J’ai fini ce que je faisais en vitesse, expliqué la situation à mes collègues, et j’ai rendu le tablier pour le matinée. Sans réfléchir plus longtemps j’ai hélé le premier taxi qui venait, et si mon tablier est resté en arrière boutique ainsi que ma toque, j’ai toujours le reste des mes habits de travail : la blouse noire, ainsi que le pantalon. Clairement c’est le dernier cadet de mes soucis. J’essaie de resté rationnel une fois arrivé dans le taxi, mais je dois avouer que j’ai du mal à garder la tête froide. On peut dire que j’ai maladivement peur de perdre les gens autour de moi, comme tout le monde sans doute. Je ne m’imaginais pas que venant de Lilly j’aurai peur que ça soit un accident de la route qui l’emporte. J’exagère sans doute, Callie m’a dit qu’elle était hors de danger, mais ça n’empêche que c’est simple de se faire des films.

A bord du taxi je finis par arriver à l’hôpital après ce qui me semble une éternité. Au téléphone Callie m’a dit que je ne pourrai pas avoir accès à la chambre puisque je n’étais pas de la famille et qu’il faudrait donc que j’attende après elle. C’est pour ça qu’à peine passé les portes coulissantes je prends mon téléphone et lance le rappel sur le numéro de la mère de Lilly.

***

Callie est venue me chercher et nous sommes devant la porte de Lilly. Elle ouvre la porte, et me laisse passer en premier. Mes yeux se posent automatiquement sur la jeune femme alitée, mais ça n’est pas pour autant que j’en oublie l’homme qui se tient près d’elle. Mon premier élan est de l’ignorer, mais le poids des habitudes est plus fort. Je ne peux pas ignorer l’homme, de plus je devine sans mal que c’est le père de Lilly. Je ne l’ai jamais rencontré à défaut de sa mère que je vois souvent et avec qui je travaille parfois.
J’use donc de patience pour croiser son regard.
“-Bonjour, je suis Pierre...”
Je ne sais pas quoi rajouter de plus ce qui accentue mon malaise, donc je m’en retourne vers Lilly. Je m’approche du lit, je prends la main de la jeune femme dans la mienne veillant à ne pas la bouger de trop ne sachant pas l’étendue de ses blessures.
“-Qu’est qui s’est passé … ?”
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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Mer 31 Mai - 11:52 par Lilly R. Adams

on fume, on boit, on fais des bêtises. Tout devient drôle et tout est triste, on oublie nos amis, on parle à nos ennemis. On oublie les odeurs du passé, les câlins avec maman, les courses avec papa, les ballades à vélo avec Germain, les stages de bateau avec Sophie... On laisse les barbies, les voitures, la wii, on laisse nos repères et on part dans le grand froid de l'infini en laissant dernière nous les pages de petit... Samuel, Callie & Lilly

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Je crois que j’aurais préféré que tout ça soit un cauchemar, plutôt qu’une réalité. Peut-être même que si j’avais pu voir l’avenir, qu’au lieu de sortir je serais restée chez ma mère comme c’était prévu à la base. Surtout qu’au final, je ne peux même pas dire que cette soirée soit inoubliable dans le bon sens, c’est pas comme si on s’était éclaté comme des fous. Danser, se défouler sur le son de la musique c’est fun pendant une heure, mais après on cherche à savoir combien de temps il reste avant de pouvoir rentrer. D’après Zara, on n’allait pas rentrer trop tard, c’était juste le temps de se défouler un peu et dire qu’on avait fait quelque chose. En y repensant, rester chez ma mère devant un film c’était aussi faire quelque chose. Peut-être pas aussi « top » qu’une soirée, mais c’était bien aussi, et reposant. Et sécurisant. Je ne cesse de me demander quelle mouche a piqué Julian. Vraiment. Comment peut-on en arriver à prendre des risques inutiles juste pour défier la chance ? Comment cette idée de passer les feux rouges d’un carrefour aussi fréquenté que celui-là, juste pour tester son petit bonhomme chance lui est-elle parvenue ? Julian est ce genre de type, à tester ses limites tout le temps, à vouloir montrer qu’il survit, que c’est un surhomme, un genre de superhéros. Je ne sais pas trop qui il essayait d’épater en faisant ça, mais je pense que désormais on peut le qualifier de super zéro. En tout cas, moi j’étais déjà plus très convaincue, là je le suis encore moins. Pire encore, j’espère que lui aussi il est dans un piteux état. Mais sans doute que non, ça serait trop facile.

J’ai l’impression qu’un rouleau compresseur m’est passé dessus. Que tous mes membres ont été broyés. Il y a le contrecoup, mais il y a aussi les dégâts. Je ne suis pas vraiment en mesure de dire ce que j’ai, et je sais même pas si j’ai envie de le savoir. J’ai mal partout, c’est pas difficile. En voyant mes parents un peu plus loin de mon lit, j’essaie de les sortir de leur discussion dont je n’ai pas saisi le contenu et j’essaie de lever mes doigts pour leur faire signe, non sans un sourire à peine visible. Je reconnais mon portable dans leur main, ordinairement probablement que j’aurais hurler de les voir chipoter avec celui-ci. Mais là je m’en fous complètement, c’est pas le plus important, j’aurais encore le temps pour faire ma crise plus tard, quand je serais remise sur pied. Du moins j’espère. Finalement c’est mon père qui remarque mon signe de main quand je le vois s’approcher de mon lit. J’acquiesce un signe de tête pour répondre à sa question. A la question de ma mère, je plisse les yeux. J’ai l’impression qu’on est en train de jouer au marteau piqueur dans ma tête « j’ai mal partout » finis-je par lui répondre. Je regarde l’endroit autour de moi et lutte en même temps pour ne pas me rendormir. Je ne sais pas si c’est l’effet des médicaments, mais j’ai l’impression que mes paupières me supplient de les laisser se refermer, et que ma conscience me demande de la laisser en paix quelques heures encore. Pas prête à affronter le monde, sans doute a-t-elle besoin de repos, elle aussi.  

Quand je vois ma mère quitter la pièce, je reste sceptique, gardant les yeux sur l’encadrement de la porte avant de tourner le regard vers mon père « Elle va où ? ». Je soupire en repensant à cette soirée si bête quand on y repense « T’avais raison … il est nul Julian » finis-je par avouer à Samuel avec un débit de paroles lent et saccadé. On avait déjà eu une conversation concernant ce type, et pourtant je n’avais pas prévu de passer la soirée avec lui et ses potes. On a juste terminé avec eux en fin de soirée parce qu’il a voulu nous ramener. J’aurais mieux fait de prendre mes jambes à mon cou, en fait.  Finalement c’est Pierre qui entre dans la chambre. Je ne m’attendais pas tellement à le voir, je ne sais même pas si c’est une bonne idée étant donné la position de mon père le concernant. Je lance un regard à ma mère, puis le pose à nouveau sur Pierre à qui j’adresse le même genre de faible sourire alors qu’il s’approche doucement du lit et qu’il se présente. Je sens sa main saisir la mienne et avec mon pouce lui caresse le dos de la main lorsqu’il me demande ce qu’il s’est passé. Après une profonde et douloureuse respiration, j’essaie d’expliquer d’une voix saccadée et pas très élevée ce dont je me rappelle de cette soirée « Zara a voulu qu’on aille à une soirée à Camden. On y est allées avec d’autres copines et à la fin de la soirée, comme on avait un peu trop bu, Julian a voulu nous ramener en voiture. Sauf que lui était aussi alcoolisé ou peté j’en sais rien. Au début je voulais pas, mais j’me voyais pas rentrer à pieds donc je me suis dit qu’à cette heure on risquait rien. Sauf que Julian a fait un pari avec son pote en disant qu’il pouvait griller les feux rouges qu’il risquait rien vu qu’il n’y avait personne, sauf qu’il a perdu son pari et voilà. Après j’me rappelle pas. » J’hésite à regarder mon père après avoir avoué que j’avais bu, d’un autre côté il le sait surement dans quelconques résultats de sang qu’ils ont pu me faire.



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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Sam 3 Juin - 18:47 par Samuel A. Adams
Même dans nos pires cauchemars, on imagine pas de pires scénarios. Pourtant le corps meurtris de Lilly reposait bien dans ce lit, juste à côté de lui. Il avait arpenté ces couloirs des millions de fois, il était même venu dans cette chambre une centaine de fois pour ses patients, mais aujourd'hui il s'agissait de sa fille. Il n'arrivait pas à comprendre ce qui avait merdé durant cette journée. Comment était-il passé du père tranquille qui comptait retrouver sa fille au petit-déjeuner, à ce père inquiet au chevet de sa fille gravement accidentée ? C'était une de ces journées qu'on aimerait oublier, où l'on aimerait remonter le temps afin d'éviter le drame. Samuel avait vu beaucoup trop de parents ressentir cela, mais malheureusement pour certains, c'était déjà trop tard. Parce que Lilly, elle, avait la chance d'être encore en vie. Même si cela ne crevait pas les yeux actuellement, Samuel savait qu'elle vivrait. Quand il fermait les yeux, il visualisait presque l'accident. Il pouvait imaginer le corps de sa fille traverser le pare-brise et rouler quelques mètres plus loin, inconsciente. Il imaginait sans peine le chaos qui avait dû suivre. Il ressentait presque la détresse de Lilly quant elle avait ouvert les yeux sous un ciel noir, le corps douloureux, la peur au ventre. Puis le son lointain des secours avec leurs lumières bleutées servant de point de repère dans l'obscurité. Oui, il pouvait imaginer tout cela pour l'avoir vécu, pour avoir été ce patient dans ce lit, bien des années plus tôt. Jusque là, il avait toujours cru que cette journée était la pire de son existence. Pas pour la douleur, pas pour la collision brutale, non, pour la perte de Danny. Car ce jour avait marqué la perte de son meilleur ami. Mais cette nuit là, tandis que le brancard roulait vers lui avec le corps inerte de sa fille, il avait comprit qu'il vivait quelque chose de plus tragique encore.

« Je suis presque sûre que non. Pierre est loin de ressembler aux garçons que Lilly fréquente habituellement. Il est sérieux, il est pâtissier donc il travaille. Il ne peut pas se permettre de sortir jusqu’au milieu de la nuit. En plus, j’imagine que le conducteur doit aussi être dans un état plus ou moins critique, il ne pourrait pas envoyer de textos à Lilly » Voilà ce que donnait la colère et la peine, elle donnait envie à Samuel de se venger. De mettre des mots sur ce qu'il venait de se passer. Seulement Callie ne semblait pas de son avis. Son regard lourd de menace ne le fit pas reculer pour autant, bien qu'il soit conscient qu'elle le déconseillait de faire la suite. « Si le chauffeur a été blessé, croit moi, je vais pas tarder à mettre la main sur lui », dit-il rapidement, prenant l'appareil dans ses mains. Il suffisait qu'il rejoigne le service des urgences et qu'il demande à voir toutes les arrivées en lien avec un accident de la route. « Sam, quand elle sera dans la capacité de le faire, elle va te tuer ». Le ton de l'espagnole ne laissait aucune place à l'ironie mais Samuel s'en moquait. Sa fille pouvait bien lui en vouloir à mort, lui, il avait bien faillit la perdre parce qu'un connard l'avait envoyé dans le décors. Mais Samuel n'eut pas le temps de mener à bien son enquête car il perçut un mouvement en direction de Lilly. En moins de deux, ils furent tous deux à son chevet. « j’ai mal partout ».  Samuel lui fit un pâle sourire. Elle n'imaginait pas à quel point il heureux d'entendre ça car cela voulait dire qu'elle ressentait, qu'elle n'était pas paralysé, qu'elle était en vie. Il jette un regard à la perfusion de morphine et ajuste le flux afin de la soulager un peu. « Tu risques de jongler comme ça encore un petit moment. Ton corps n'as pas été épargné », se contente-t-il de dire, masquant un autre discours qu'il compte garder pour plus tard, quand elle sera plus apte à tout entendre. Tandis que Callie s'esquive, il passe une main dans les cheveux de sa fille dans un geste apaisant. « Elle va où ? ». Il sait combien il est important pour Lilly que sa mère ne la quitte pas. « Passer un coup de fil. Elle revient ». Il ne sait pas si elle a décidé d’appeler ce Pierre finalement, mais il ne va quitter la chambre à son tour pour le découvrir. Il espère simplement qu'elle prévient juste sa famille, parce qu'il se doute que la grand-mère maternelle est morte d'inquiétude. Il prend conscience que lui n'a prévenu personne, que tout est allé très vite. Il devine sans mal Amanda morte d'angoisse et Sloan au bord de la crise de nerf, aussi il attendra demain, histoire qu'il encaisse lui aussi cette très longue nuit. Il voit les paupières de Lilly s'abaisser, luttant pour rester ouvertes. « Ne lutte pas chérie. Ton sors d'une lourde opération, tu as le droit de dormir ». Il sait que le produit anesthésient coule encore dans ses veines et que donc, le corps réclame encore un peu de repos. Mais Lilly s'agite encore : « T’avais raison … il est nul Julian ». Samuel coule sur elle un regard surprit. Julian ? Il avait presque oublié ce type, aussi il ne comprend pas vraiment ce qu'il vient faire dans le tableau. « Julian ? C'est lui qui conduisait ? ». Samuel n'est plus très sûr de comprendre, il essaye d'encaisser à sa façon les informations. Lilly hoche péniblement la tête en signe d’acquiescement tandis que son père soupire. Il garde pour lui son sermon bien qu'il meure d'envie de dire à sa fille combien elle a été inconsciente de monter avec ce petit con. Il devine que le moment est mal choisi, aussi préfère-t-il poser une main rassurante sur son bras. Lilly finit par se rendormir, Samuel ne quittant pas son chevet. Il se demande ce que fait Callie mais n'ose pas quitter la chambre. Finalement, la porte s'ouvre mais pas sur l'espagnole mais sur un jeune type avec un tablier et de la farine dans les cheveux. Samuel fronce les sourcils tandis que Callie se glisse à son tour dans la pièce. Lilly ouvre les yeux et les pose tour à tour sur Pierre puis sur sa mère. “Bonjour, je suis Pierre...”, lui dit-il en arrivant à sa hauteur. Samuel lui jette un regard froid, ne cachant pas que sa présence ici le dérange. Néanmoins, il ne dit rien, il n'est pas nécessaire qu'il se présente : entre sa blouse où est inscrit son nom, son regard inquiet et la main qu'il serre dans la sienne, Samuel ne peut qu'être son père. Il voit Pierre prendre place de l'autre côté du lit, couvant un regard lourd d'inquiétude sur Lilly. Samuel capte le regard de Callie mais celle-ci semble plutôt heureuse qu'il soit là, évidemment, puisqu'il ne serait pas là sans son aide. “Qu’est qui s’est passé … ?” , demande Pierre. Il voit Callie se rapprocher du lit. Samuel regarde sa fille, pas encore sur de tout vouloir savoir, mais prêt à écouter. Il entrevoit les mains entrelacés des deux jeunes et prend sur lui de se taire, encore.  « Zara a voulu qu’on aille à une soirée à Camden. On y est allées avec d’autres copines et à la fin de la soirée, comme on avait un peu trop bu, Julian a voulu nous ramener en voiture. Sauf que lui était aussi alcoolisé ou peté j’en sais rien. Au début je voulais pas, mais j’me voyais pas rentrer à pieds donc je me suis dit qu’à cette heure on risquait rien. Sauf que Julian a fait un pari avec son pote en disant qu’il pouvait griller les feux rouges qu’il risquait rien vu qu’il n’y avait personne, sauf qu’il a perdu son pari et voilà. Après j’me rappelle pas. ». Samuel fixe le plafond, crispant sa main libre. Il va faire payer ce Julian, ce n'est qu'une question de temps. Il regrette de ne pas l'avoir fait la première fois, quand il en avait l'occasion. « Chérie... Tu... », mais il ne trouve pas ses mots. Il est en colère contre Julian, contre sa fille aussi d'être monté avec lui, contre Pierre de débouler ainsi, contre lui-même de n'avoir pas été là pour la ramener. Il chercher à garder bonne contenance mais il sent les nerfs monter. « Je vais aller récupérer ton dossier et te chercher une autre couverture », dit-il d'une voix mesurée bien qu'il sente le regard en biais de Callie dans son dos.
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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Ven 9 Juin - 12:20 par Callie M. Dos Santos
Hope, I just need a ray of that
Lilly, Sam & Callie
Dans cette chambre, Callie tentait de retrouver son calme. Elle se disait que sa fille était hors de danger, que tout irait bien. La positive attitude était la meilleure des armes dans ce genre de situation, autant se donner toutes les chances pour arriver à garder la tête hors de l’eau. Si elle s’était demandée pendant plusieurs heures ce qu’elle ferait si on venait lui dire que Lilly avait succombé à ses blessures, désormais elle ne cessait de se dire que sa princesse se trouvait sous ses yeux avec des fractures, qu’il lui faudrait un moment avant de se remettre totalement de son accident, mais que globalement, elle s’en sortait pas trop mal. Malgré tout Callie n’arrivait pas encore tout à fait à ressentir cette sensation de soulagement. Elle ne cessait d’essayer de lire le visage et les mimiques de Samuel en sachant pertinemment que si quelque chose n’allait pas, elle le verrait rien qu’en traduisant la gestuelle de son ancien compagnon. En tant que mère, l’espagnole aurait aimé porter la douleur de Lilly, probablement même se trouver à sa place. La culpabilité la rongeait, ne cessant de se dire que si elle était plus regardante à ce que faisait sa fille, ils n’en seraient par là. Peut-être avait-elle été trop laxiste durant l’enfance de sa fille ? C’était sans doute une des raisons pour lesquelles Lilly était aussi explosive aujourd’hui. Pourtant, elle ne lui laissait pas tant de liberté que ça. Elle ne faisait pas partie de ces mamans qui disent oui-amen à tout une fois que leur enfant tombe dans une crise de larmes. Elle avait essayé de jauger et de trouver un juste milieu.

L’heure étant à la discussion avec Samuel, Pierre était un des premiers sujets. Callie savait pertinemment que le faire venir ne plairait pas à Samuel, mais d’un autre côté, elle savait aussi que la venue du pâtissier ferait plaisir à Lilly et lui mettrait un peu de baume au cœur. L’espagnole avait fait preuve d’empathie et s’était mise à la place de sa fille. Si à dix-neuf ans il lui était arrivé le même drame, elle aurait aimé voir le garçon dont elle était amoureuse en ce temps-là, autrement dit, probablement Samuel. Callie ne savait pas vraiment ce qu’il s’était passé durant cet accident, elle ne savait même pas avec qui Lilly avait passé la soirée. Elle avait entendu parlé de Zara, d’autres copines, mais c’est tout, ça s’arrêtait là. Autant dire que la jeune mère aurait préféré que sa brunette se lie d’amitié avec des filles de son année, de ses cours plutôt qu’avec des filles comme Zara qui passent le plus clair de leur temps à sortir, à boire, à fumer et bien d’autres encore, dont elle ne voulait même pas entendre parler. Plus jeune, Callie n’était en aucun cas comme Lilly. Elle ne se reconnaissait pas en sa fille, si elle avait son caractère et une sainte horreur qu’on puisse en arriver à dicter sa vie tout comme Lilly, elle n’en était jamais arrivée au stade de se rebeller contre ses parents à ce point. Non, pour le coup il y avait ce je ne sais quoi qui la dépassait.

Au réveil de Lilly, Callie tout comme Sam s’était rapproché du lit. Callie la regardait émerger doucement, bien que ses premières paroles la peinèrent. Elle aurait tellement aimé réduire cette douleur pour la partager avec elle, se disant qu’une jeune fille de dix-neuf ans n’avait pas à subir tout ça. Callie lança un regard à Samuel suite à ses dire, se retenant de lui dire que la prochaine fois elle la ligoterait et la séquestrerait chez elle pour s’assurer qu’il ne lui arrive rien d’autre. En voyant son portable s’affoler et en lisant sur l’écran qu’il s’agissait de sa propre mère, Callie sortit de la chambre pour prendre l’appel et rassurer sa mère qui ne pouvait s’empêcher de lui répéter qu’elle comptait prendre le prochain avion. Callie ne cessait de lui dire que ce n’était pas nécessaire, mais elle savait aussi que dire non à sa mère c’était comme lui dire oui en double puisque celle-ci n’écoutait qu’elle. Elle en profita pour passer un coup de fil à Pierre afin de le prévenir du cas de Lilly.  

Callie revint dans la chambre sans rien ajouter, se rapprochant à nouveau de sa fille jusqu’à recevoir un enième coup de fil de Pierre cette fois-ci. Elle sortit à nouveau de la chambre pour aller à la rencontre du jeune homme et ensuite le mener jusqu’à la chambre de Lilly. Elle resta appuyée contre le mur dans un coin de la chambre, guettant la réaction de Samuel. Après l’explication de Lilly, tout était plus clair pour tout le monde. Que ce soit Samuel ou Callie, tous les deux avaient déjà entendu parler de ce Julian, et aucun des deux ne pouvait le porter dans son cœur. Callie ne put retenir un commentaire concernant ce garçon « - Lilly on t’a déjà dit d’arrêter de voir ce type aussi. » c’était plus fort qu’elle, bien que son ton fût relativement posé, bien que blasé. En voyant Samuel sortir de la chambre, Callie ne le quitta pas du regard et sortit à son tour en le suivant jusque dans le couloir « - Samuel, tu ne peux pas l’empêcher de vivre sa vie. » Elle avait bien compris qu’il n’approuvait pas le fait que Lilly ait un petit-ami, et même si celui-ci soit Pierre « - Pourquoi t’apprends pas à le connaitre si ça compte tant que ça pour elle ? Elle ne va pas rester ta petite fille éternellement, à un moment elle devra voler de ses propres ailes, avec un homme qu’elle aime et que tu devras accepter aussi » Callie ne se voulait pas moralisatrice, loin de là. Elle essayait juste de faire prendre conscience à Samuel que Lilly était en âge, surtout qu’à son âge, l’espagnole était déjà mère, elle.

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# Re: Hope, I just need a ray of that (Callie, Pierrot & Samuel ♥︎)
message posté Dim 11 Juin - 22:41 par Pierre A. Du Menil
Hope
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Je pensais qu’apprendre que Lilly était à l’hôpital serait suffisamment d’émotions pour une journée mais non le sort en a voulu autrement puisque j’ai le plaisir de rencontrer Samuel le père de cette dernière. Je connais suffisamment Lilly pour savoir que son père est très important pour elle. Cependant leur relation est définitivement compliquée, bourrée de non dits, et … En fait je ne sais pas quoi rajouter. Je pense que les deux ont du mal à se comprendre, mais moi je ne suis pas là pour faire de la thérapie. Ce qui me concerne plus c’est son attitude envers moi. Clairement ça se voit qu’il se méfie de moi, je pense que je comprends pourquoi. Ce n’est pas la première fois que je vois un père poser ce genre de regard sur sa fille, et celui qui est considéré comme le copain de ladite fille.
Clairement il y aurait pu y avoir un meilleur lieu de rencontre que l’hôpital, avec Lilly dans ce lit, pleine de bandages et d’hématomes. Je n’ai pas encore eu tout le détail des blessures, pour l’instant je m’en fiche, la seule chose qui m’importe c’est de savoir qu’elle va bien, et qu’elle s’en sortira sans séquelle.

Je rentre donc dans cette chambre me présentant succinctement au père de Lilly, ayant déjà dit bonjour à Callie. Mon premier réflexe est de demander à Lilly ce qu’il s’est passé. Callie n’a pas été en mesure de me le dire clairement, comme si personne n’avait demandé jusque là. En même temps c’est normal si elle vient de se réveiller je suppose qu’ils ne l’ont pas encore pressée de questions. Je n’ose pas esquisser un autre geste envers elle pour le moment, par peur de lui faire mal et parce que je sais que je suis observé avec attention. Le moindre faux pas pourrait s’averrer fatal.
Alors Lilly explique. Je la regarde tenter de se souvenir de l’accident. Sa voix est faible, on voit clairement que c’est compliqué pour elle d’articuler ses mots. Je les enregistre, je sens la colère bouillir faire son bonhomme de chemin en moi.

Il y a d’abord Sam qui prend la parole, mais ne termine pas sa phrase. A son ton, je n’ai pas besoin de me retourner pour savoir qu’il doit être remonté lui aussi. Puis Callie qui reproche à Lilly ses fréquentations. Je dois dire que je n’en pense pas moins qu’elle mais je ne vais pas lui faire la morale. La connaissant la leçon qu’elle a reçu est suffisante.
Je ne dis donc rien, baissant les yeux sur la main de Lilly dans la mienne. Moi aussi je suis en colère contre l’autre abruti d’avoir tenu à conduire, et contre elle de ne pas avoir eu le discernement de ne pas monter dans cette voiture, et de ne pas en descendre par la suite.

La porte s’ouvre se referme, je jette un coup d’oeil derrière mon épaule, et je remarque que Sam est parti. Finalement Callie le suit dehors, si bien que nous nous retrouvons tous les deux.
Je reporte mon regard vers Lilly. Elle a l’air fatiguée, je l’ai vu en meilleur état c’est rien de le dire, mais elle pourrait être morte ce qui pourrait être pire. Je tente de lever ma main vers sa joue pour la caresser doucement.
-Ca va ?
Malgré la colère je suis soulagé. Disons que les sentiments sont mitigés. En plus ses mots ne m’ont pas tout à fait échappés : elle m’a dit qu’elle était à Camden quand c’est arrivé. Autrement dit sans doute à deux pas de chez moi. Je suis moi aussi blasé.
-Tu nous as fait peur tu sais ? Pourquoi tu as pris la voiture ? Pourquoi t’es pas venue chez moi ?
Ca ne sert à rien de m’énerver contre elle je le sais mais ça me frustre de me dire qu’elle aurait pu être saine et sauve plutôt que dans ce lit d’hôpital.
“-Je te ferais faire une clef t’auras plus d’excuse.”
J’essaye de me radoucir mais je suis toujours un peu amer par le rapprochement que j’ai fait.

“-Je crois qu’on aurait pu trouver mieux comme moment pour que je rencontre ton père.”
Je tente un sourire mais dans la confusion je ne suis pas vraiment convaincu…
© GASMASK


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