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Nevermind, I'll find someone like you (Pierre)

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# Nevermind, I'll find someone like you (Pierre)
message posté Mar 14 Mar - 15:47 par Eulalie F. Montandon
Don’t forget me, I beg, I remember you said : Sometimes it lasts in love but sometimes it hurts instead
EXORDIUM.
Le printemps pointe tout doucement le bout de son nez. Le soleil fait de plus en plus son apparition et bien entendu cela a une influence positive sur l’humeur des gens. Surtout la mienne. Je n’ai jamais aimé l’hiver et la neige qui l’accompagne. Pendant ces quelques mois où le froid domine notre quotidien, mon sourire s’efface de mon visage et me rend beaucoup moins joyeuse qu’à l’habitude. Souvent, ces moments me semble aussi long que l’éternité. Cette expression est un peu étrange, certes, vu que personne n’a jamais atteint l’éternité. C’est juste ma façon de dire que c’est vraiment long et que je plains les gens qui me côtoient tous les jours. Certains pensent même que je déprime. Pourtant je n’en suis pas encore là. Je n’aime juste pas quand les rayons de soleil ne sont pas là pour booster mon humeur. Les journées plus courtes accompagnées d’un temps grisâtre me force souvent à rester enfermée dans mon appartement, plutôt qu’à profiter de la vie à l’extérieur.  Pour une enfant de cinq ans ce n’est pas un mode de vie très amusant et je m’en veux d’infliger ça à ma fille. Elle mérite beaucoup mieux et je vais bientôt pouvoir lui offrir des activités plus amusantes que des jeux assis sur la table de la cuisine.

Au vu de la belle couleur bleue du ciel, c’est naturellement que je passais mon après-midi de libre dans les rues de Londres. J’avais bien travaillé durant toute la matinée, étudiant les données reçues suite à un tremblement terre survenu dans une contrée lointaine sur le globe. C’est certainement la présence d’un temps magnifique qui me fit travailler plus vite qu’à l’habitude. Tout le monde sembla s’en rendre compte et le sourire sur mon visage laissa penser que j’étais amoureuse. Je ne pus réprimer un petit rire quand un collègue me fit la réflexion. Amoureuse ? Moi ? C’est tout simplement impossible et je m’empressai de le lui faire savoir. J’ai fermé mon cœur à l’amour depuis quelques années maintenant et je ne m’en porte pas plus mal. La souffrance engendrée par la perte de son grand amour est trop violente que pour prendre le risque de revivre la même expérience. Je préfère accordée tout mon amour à celle qui rend ma vie plus belle jour après jour. C’est donc de bonne humeur que je quittai le bureau peu après treize heure. Je commençai par aller déjeuner puis je pris la direction du parc où je me posai quelques heures. Ma fille me manquait. Sa présence aurait rendu la journée encore plus parfaite. Je ne peux malheureusement pas l’enlever de l’école comme bon me chante. En tant que mère, j’ai des responsabilités et je me dois de les respecter.

Je m’étais installée dans un parc, un livre sur les genoux. J’étais contente d’avoir pris une veste avec moi vu que les degrés ne sont pas très élevés. Après quelques heures je décidai de quitter le parc. Sur le chemin qui me ramenait vers ma voiture, je décidai de faire un arrêt dans une pâtisserie. Autant terminer la journée en se faisant plaisir. Après tout on ne vit qu’une fois. Mon téléphone se mit à sonner au moment où j’entrais dans la boutique. « Excusez-moi mais je peux vous rappeler plus tard ? Merci. » Je coupai court à la conversation. Je n’avais pas vu que le regard de la cliente précédente me dévisageait. Ca faisait toujours cet effet là quand je parlais en français dans une ville où l’on parle qu’en anglais. Comme le français est la langue que j’ai toujours parlée, mon patron m’avait laissé travailler avec la France et c’était un de nos collaborateurs qui avait essayé de me joindre. Comme ma journée de travail était finie je ne voulais pas laisser la conversation s’éternisée. Je n’avais pas vu qu’un autre regard s’était soudainement posé sur moi. Celui de la personne coincée derrière le comptoir. Mes beaux yeux bleus se levèrent pour croiser ceux que je n’avais plus vus depuis plus de six ans. Ma gorge se serra et mon visage donnait l’impression que je venais de voir un fantôme. C’était plus ou moins le cas à vrai dire. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » Je ne m’étais pas rendue compte que j’avais de nouveau abandonné mon anglais. Ma voix trahissait la colère qui m’abritait en cet instant. Ma journée finissait de façon vraiment désastreuse, voir la dernière personne que je veux voir sur cette terre.
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# Re: Nevermind, I'll find someone like you (Pierre)
message posté Jeu 16 Mar - 23:01 par Pierre A. Du Menil
La roue tourne
Pieralie
never mind I find someone like you


Est ce que vous croyez à cette histoire de Karma ? Est ce que quand trop de bonnes choses nous arrivent d’un coup il faut forcément qu’un évènement vienne faire pencher la balance ? J’aimerais que la réponse soit non, car pour l’instant le soleil brille encore. Ou du moins il commence à briller, tout comme il le fait dehors en fait. Disons qu’après toutes ses années renfermé sur moi même, ne vivant que pour le travail, et seul j’ai enfin compris que je finirais dans le mur avec de telles actions. Disons qu’aujourd’hui je fais des efforts pour aller de l’avant, pour me dire qu’après 6 ans de vie passer à errer d’un endroit à un autre, il est grand temps que je m’établisse vraiment, que je commence à m’attacher, à m’ouvrir à sortir à nouveau. Ca je ne me le suis pas dit tout seul, et dieu sait que mon frère aura essayé pourtant, mais voilà j’ai quitté le mode pause qui s’était activé quand Eulalie était partie. Je ne pensais pas qu’une personne pouvait avoir autant d’influence sur une vie. Pour le coup ça aura marché par paire pour moi, une qui l’a fait s’arrêté, anéantissant tout sur son passage, et l’autre qui aura démarré le feu pour la faire repartir. L’ennuie c’est que l’une ne va pas sans l’autre et ça je ne vais pas tarder à m’en rendre compte. Comment ? Réponse dans les prochains paragraphes.

Un jour comme les autres avait commencé. Globalement calme, mais avec une séance dégustation pré-mariage en vue pour un jeune couple, et donc l’obligation pour moi de faire des heures supplémentaires. Sinon il n’y aurait eut aucune raison pour moi d’être ici cet après midi, c’est bien le seul temps de la journée où je peux me reposer. Cependant là je travaille, et je prends même le relais sous l’affluence des gens qui arrivent pour le goûter à la pâtisserie.  
C’est comme ça que de temps en temps je suis derrière le comptoir à la caisse, et je réponds au demande des gens, surtout en secondant la vendeuse en fait, je fais les paquets en gros, c’est le problème des petites entreprises, il faut bien gagner son pain, et ça ne veut pas dire avoir une myriade de gens qui sont derrière le comptoir.

Ainsi je suis entrain de travailler quand mes yeux se posent sur une personne que je ne comptais pas revoir de sitôt. La première raison est que je savais pertinemment que quand elle était partie elle ne comptait jamais revenir, et pour moi le seul endroit où nous pourrions nous voir était notre petit village suisse et nul part ailleurs. La seconde raison c’est justement cet abandon et le pourquoi du comment. Je sais qu’elle s’est fait des idées sur des choses que j’aurais faites, et pour lesquelles on ne m’a jamais laissé la chance de me justifier. Elle est partie sans me laisser le temps d’expliquer que ce qu’elle avait vu ne correspondait pas à ce que j’avais fait, que je m’étais retrouvé au milieu de cette cérémonie sans comprendre et sans savoir. Depuis ce jour là j’ai simplement chercher à m’enfuir de cet endroit, mais je n’ai jamais pu résoudre à le faire sans être prêt à partir sur un coup de tête. En plus il y avait Elias que je ne pouvais pas laissé là, je ne voulais pas qu’il soit confronté à la même chose que moi et qu’il ait cette image là de nos parents. Ca a prit le temps qu’il fallait, mais nous avons fini par nous enfuir malgré tout. C’était il y a quelques années, et pourtant ça semble toujours aussi frais dans ma tête, peut être parce que j’y songe très souvent, et que la déception est encore inscrite en moi.

Cependant si il y a quelque chose auquel je ne m’attendais vraiment pas donc c’était de la retrouver ici aujourd’hui dans l’endroit où je travaille, et encore moins qu’elle ait cet air là en me voyant. Jamais elle ne m’avait regardé comme ça ouvertement. Je suis vraiment sous le choc, je ne sais pas vraiment quoi dire, sa question me paraît pas approprié pour la situation.
Il y a beaucoup de monde autour de nous, du monde qui nous regarde en fait. Peut être parce qu’elle s’est exprimée vers moi en Français, en même temps nous n’avons jamais parlé une autre langue entre nous.
“-Je travaille ici.”
A question bête, réponse bête c’est bien ce qu’on dit non ?
Tout un tas de sentiments sont mêlés en moi, de la colère, mais aussi le soulagement de retrouver un bout de chez moi. De plus tout mon passé me revient à la tête, c’était une claque que je n’étais pas prêt à me prendre. Pas maintenant. Le Karma souvenez vous.

Alors je décide de passer derrière le comptoir et de m’approcher d’elle pour couper court à tout ses regards tournés vers nous.
“-Je… Je ne pensais pas te revoir ici.”
Je suis tellement sonné qu’à vrai dire je ne sais pas vraiment ce que je raconte. En quelques instants j’ai oublié qu’elle était une cliente et qu’elle venait sans doute pour acheter quelque chose… Moi je l’ai prise à partie pour parler sur un ton plus bas histoire de ne pas être le sujet de discussion de tout le monde là dedans.
Un vrai fantôme du passé.

Made by Neon Demon
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# Re: Nevermind, I'll find someone like you (Pierre)
message posté Mar 21 Mar - 18:35 par Eulalie F. Montandon
Don’t forget me, I beg, I remember you said : Sometimes it lasts in love but sometimes it hurts instead
EXORDIUM.
La journée semblait parfaite. Il faisait beau, même si nous sommes toujours en hiver et que les degrés ne sont pas encore d’humeur estivale. Il n’en fallait pas moins pour illuminer les visages de magnifiques sourires. On m’a souvent répété que j’avais un beau sourire et qu’il accentuait mon charme. Même si je n’ai pas confiance en moi, on n’a jamais été avare de compliments à mon égard. Je ne suis donc pas apte à juger mais quoiqu’il en soit, je devais être magnifique si ces propos s’avèrent vrais. Je ne peux m’empêcher de sourire. Un sourire tellement naturel et pas du tout forcé. C’est tellement plus joyeux de voir quelqu’un sourire et j’espérais que le mien soit communicatif.

J’avais souris aux nombreux passants que j’avais croisés dans le parc. Ces derniers me le rendaient bien et c’était agréable. Je ne vois pas comment une si belle journée allait être gâchée. D’ici quelques heures, j’irais rechercher l’amour de ma vie à son cours de danse et nous pourrons passer du temps ensemble comme tous les jours. C’est tellement important pour moi, d’accorder le maximum de mon temps à cet enfant. Depuis sa naissance, je l’élève seule. J’avais fait un choix en laissant son père loin de nos vies que je devais en assumer les conséquences aujourd’hui. Je dois combler ce rôle paternel qui lui manque tant. C’est difficile mais je n’ai pas le choix. Je ne peux revenir en arrière et changer les erreurs que j’ai commises. D’ailleurs, si j’en avais la possibilité, je changerais tellement de choses que Madeline ne ferait sans doute pas partie de ce monde. C’est impensable. Même si parfois je souffre encore de mon passé, je ne regrette en rien d’avoir donné la vie à un être si merveilleux. Elle donne un sens à ma vie.

C’était donc dans cet esprit printanier que j’entrai dans une pâtisserie. J’allais vite me rendre compte que ce choix allait gâcher tout le bonheur de cette journée. Pourquoi faut-il toujours que les bonnes choses aient une fin ? Suis-je un monstre que le destin veut punir pour tout ce que j’ai fait ? C’est ce que je finis par me demander quand mon regard croise celui d’un visage que je n’ai jamais oublié. J’ai longtemps essayé de chasser ses traits de mes souvenirs mais c’est impossible quand tous les jours des détails vous replongent dans ce passé qui nous unissait encore. Le temps a passé et pourtant il n’a pas changé. Je l’aurais reconnu, même dans une foule remplie d’autres mâles. On n’oublie jamais les visages qui ont marqué votre vie. Et Pierre a marqué la mienne. Certes, avec de bons moments mais ceux-ci commencent à s’estomper de ma mémoire, laissant la place au dernier moment qui nous a réuni avant celui-ci. Je suis tellement surprise que mes propos n’ont aucun sens. Je ne me rends même pas compte que je ne parle pas dans la langue que les clients peuvent comprendre. Il me répond bêtement qu’il travaille ici. Je suis blonde mais je pense que j’aurais pu le deviner toute seule. En lui demandant ce qu’il faisait ici, je visais Londres, pas cette petite boutique. J’avais tout fait pour qu’il ne puisse pas me retrouver. Je ne savais pas s’il était là parce qu’il m’avait cherché ou si c’était dû au hasard.  Si tel est le cas, le destin veut vraiment me punir de quelque chose. Je ne savais pas quoi dire, j’étais comme prostrée, tel un enfant qui se réveille après un cauchemar. Je ne me rendis même pas compte qu’il avait quitté son poste pour me rejoindre de autre côté, me prenant à part pour éviter les regards. « Je ne pensais jamais te revoir, tout simplement. » Ca faisait trop mal de le voir. C’est comme si une plaie venait à peine de se rouvrir déversant un flot de douleur. « Je crois qu’il vaut mieux que je parte. » Fuir ? C’était ma spécialité. Mais je n’avais pas le courage de l’affronter et je pense que pour lui, la page est tournée qu’il arrivera à faire comme s’il ne m’avait jamais revue. J'ai toujours pensé que les hommes oublient plus vite que les femmes et qu'ils ressentent moins les choses. Je m'apprête donc à quitter la pâtisserie.
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