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and way down we go / rocky

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# and way down we go / rocky
message posté Mar 21 Mar - 19:06 par Victoria J. Hopkins

♢♢♢
/ 'cause they will run you down,
down 'til the dark /

La musique était forte, assez forte pour qu’elle hausse le ton pour se faire entendre. Elle vibrait dans ses veines, son cœur cognait dans sa cage thoracique. Son corps tout entier tremblait sous l’impact des ondes. Elle sortait depuis la première fois depuis l’accident. L’accident. Ses proches l’ont protégée, surprotégée. Les docteurs lui ont conseillé d’y aller doucement, de reprendre ses activités progressivement. Les séquelles se sentaient dans certains de ses muscles qui étaient restés endormis trop longtemps, dans des migraines qu’elle n’avait pas avant. Son corps guérissait progressivement, mais pas son mental. Parfois, elle se surprenait à rêver, à imaginer le soir de l’accident, d’imaginer sa détresse à tel point qu’elle ne prêtait plus attention à rien. Toutes ces pensées. Parfois, elle essayait d’imaginer la dernière année, de s’inventer des souvenirs, des images. C’était loin d'être sain. Mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. Sortir lui manquait. Victoria n’était pas le genre de fille à rester enfermée. Elle n’aimait pas ça. Il fallait qu’elle se change les idées, qu’elle oublie, le temps d’une soirée son mariage, son amnésie, ses problèmes. Clay était distant, avait toutes les raisons d'être distant. Son attitude était blessante, bien plus que l’acte en lui-même. Elle refusait de l’admettre, d’accepter la vérité pour ce qu’elle était. Refusait de se considérer victime d’un acte qu’elle ne cautionnait pas. Refusait même dans parler. Le Clay de ses souvenirs était différent. Il était ce mari aimant, attentionné. L’homme de sa vie.  Maintenant, il était juste l’homme responsable de tous ses malheurs, l’homme qui avait déjà abandonné le navire. Les doigts de sa main gauche étaient enroulés autour d’un large mojito. Le verre était mouillé à cause des glaçons qui fondaient doucement. Une paille en sortait, pour qu’elle sirote de temps en temps. Jules l’avait traîné dans ce bar, un samedi soir, avec quelques amis à eux. Il y avait foule, l’endroit était blindé. C’en était presque difficile de circuler. Mais ça ne la dérangeait pas, au contraire. Son regard s’arrêta sur son meilleur ami se déhanchant sur la piste de danse. Lui aussi, fuyait son mariage, fuyait ses ennuis et ses problèmes. Sans lui, elle ne serait probablement pas là aujourd'hui. Il était une sorte de rayon de soleil dans ce qu'était devenu son quotidien maussade. Elle laissa échapper un rire, alors qu’il agita ses hanches. Elle secoua doucement la tête en rigolant, quand il fit un signe de son index pour qu'elle le rejoigne. Son attention se reporta sur Emily, avec qui elle était engagée dans une discussion houleuse. C'était toujours comme ça avec elle, toujours passionné. Les débats se succédaient et leurs divergences d’opinion se faisaient de plus en plus sentir. Son front se plissa et sa main libre s’agita dans les airs, avant de cogner violemment quelque chose. Ou plutôt, quelqu'un. Un hoquet de surprise s’échappa de ses lèvres en constatant qu’elle avait accidentellement frappé un homme. « Oh mon dieu ! Je suis désolée ! » S’écria-t-elle, s’approchant de lui. « Je ne vous avais pas vu. Tenez, mettez ça sur votre nez, ça va le soulager, » déclara-t-elle, posant son verre froid contre son nez, et manquant totalement de tact en sous-estimant sa force. Elle cogna une nouvelle fois contre son nez. Certes, moins fort, mais quand même. Bravo, Victoria. Elle retira rapidement son verre, lui lançant un regard désolé. « Je suis tellement désolée...» Murmura-t-elle, avant de se mordre nerveusement la lèvre inférieure.
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# Re: and way down we go / rocky
message posté Mar 21 Mar - 19:21 par Robin T. Lawford

L’alliance autour de mon annulaire semblait avoir rétrécie, elle serrait la peau de mon doigt, coupant la circulation du sang dans ce dernier. Je jouais nerveusement avec l’anneau, le regard perdu dans le vide. Livy avait changé. Nous avions changé. La promesse liée à cette alliance, les vœux que nous avions échangés semblaient si lointains, semblaient, dorénavant, pouvoir se briser. Comme si chacune de nos disputes, chaque mot prononcé dans un haussement de voix venait alourdir le poids de cette alliance, la rendant de plus en plus difficile à porter. Je ne savais plus où placer mes sentiments, j’ignorais si ce qui me gardait auprès d’Olivia était encore l’amour que j’éprouvais pour elle ou s’il s’agissait de culpabilité. J’avais souhaité mettre un terme à notre mariage parce que ses silences m’oppressaient, me blessaient. Ils avaient creusé un fossé entre nous, nous éloignant peu à peu, affaiblissant les sentiments que j’éprouvais pour elle. Livy s’en rendait compte. C’était, sans doute, la raison pour laquelle nous nous étions disputés. Notre mariage se fragilisait, il ne tenait plus qu’à un fil, et je savais que je n’étais pas le seul à l’avoir remarqué. Mon attention se reporta sur mon collègue lorsqu’il me fit remarquer que mon verre était vide. Je glissai un regard vers ce dernier, un sourire se dessinant sur le coin de mes lèvres. Fuir la maison un samedi soir pour venir me réfugier dans ce bar, accompagné de collègues, était lâche, j’en avais conscience. Mais, je ne supportais plus nos disputes incessantes, je ne supportais plus le regard accusateur qu’elle posait sur moi, chaque fois je rentrais le soir, après être parti en claquant la porte. C’était plus facile de fuir, d’attendre que la colère passe. Ce soir, je préférais choisir la simplicité, plutôt que d’avoir à affronter une nouvelle fois la réalité d’un mariage qui prenait fin. Un rire s’échappa de mes lèvres lorsqu’on m’annonça que la prochaine tournée était pour moi. Evidemment. Je hochai la tête et me levai pour aller commander une nouvelle tournée. Le bar était rempli, comme chaque samedi soir, rendant difficile la circulation jusqu’au comptoir. Je me faufilai entre une bande d’amis avant d’entrer en contact avec ce qui semblait être la main d’une jeune femme. Une douleur vive traversa mon nez et je laissai échapper un grognement. « Oh mon dieu ! Je suis désolée ! » Je secouai la tête, venant porter une main à mon nez. « C’est rien. » Déclarai-je, relevant la tête vers la jeune femme face à moi. « Je ne vous avais pas vu. Tenez, mettez ça sur votre nez, ça va le soulager, » Je n’eus pas le temps de protester, qu’elle cogna, cette fois-ci, son verre contre mon nez. Loin de soulager la douleur, ce dernier ne fit que l’accentuer. Un autre grognement s’échappa de mes lèvres. « Non, mais vous le faites exprès ? » Je fronçai les sourcils en fixant la brune devant moi. « Je suis tellement désolée...» Un soupir passa mes lèvres alors que je massais mon nez pour atténuer la douleur. « C’est comme ça que ça va le soulager ? Je sens plus rien, je crois que vous m’avez cassé le nez ! » Râlai-je, plissant le front. J’exagérai certainement, mais elle n’avait pas besoin de le savoir. La journée n’avait pas été assez mauvaise comme ça, il fallait en plus que je rentre avec le nez endolori.

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# Re: and way down we go / rocky
message posté Lun 3 Avr - 11:40 par Victoria J. Hopkins

♢♢♢
/ 'cause they will run you down,
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Le bar était tellement rempli, qu’elle commençait à perdre la silhouette de Jules au milieu de la piste de danse. Son sourire et son déhanchement cocasse se démarquaient tout de même du reste des corps qui ondulaient. Ses lèvres bougeaient en parfaite synchronisation avec les paroles de la chanson, et des mimiques ridicules coloraient les traits du visage de son meilleur ami. Un rire passa des lèvres de Victoria, alors qu’elle reporta son attention sur son amie au bar. Cette soirée lui faisait du bien. Sortir, et voir des têtes étrangères, lui faisait du bien. Le temps d’une soirée, elle oubliait qu’elle était Madame Hopkins, femme du célèbre écrivain, femme soit disant battue par son époux. Oubliait qu’elle l’aimait toujours, malgré les événements. Ils s’étaient mariés pour le meilleur et pour le pire. C’était un engagement à vie, qu’elle ne pensait pas pouvoir rompre, ne voulait pas rompre. Ils avaient leurs différents, mais peut-être pouvaient-ils les régler. Son optimiste la rendait probablement aveugle. Elle se volait la face. Parce que Clay n’était plus le même, elle n’était plus la même. Les magazines people et les sites internet avaient déchaîné les foules. Que ce soit sur leur vie privée, que sur les événements. Chaque tabloïd avait sa version différente. Aujourd’hui, elle était reconnaissante que les gens aient oublié, que personne n’ait mémorisé son visage. Le liquide sucrée et amer de son mojito coula le long de sa gorge. La musique faisait vibrer son corps tout entier. Vicky parlait toujours avec de grands gestes, avec une théâtralité qui exprimait sa passion pour les sujets qu’elle évoquait. C’était comme ça, l’avait toujours été. Ça agaçait certains, alors que ça en amusait d’autres. Elle n’était pas non plus dans l’exagération, mais elle faisait rarement attention à son environnement, aux gens qui l’entouraient. Son regard se fixa sur l’homme qu’elle venait d’agresser d’un geste de la main, sur cet homme qui semblait plus offensé que blessé. Elle posa son verre sur son nez pour limiter les dégâts, mais Victoria était maladroite. Une masse de personnes commençait à s’attrouper autour d’eux, face au volume élevée de l’homme. Tous curieux, tous commères. Comme elle, avant. Mais elle n’était plus fan de l’attention que les gens leur portaient. Elle avait réalisé que l’anonymat était précieux, que l’intimité était rare et devait être chérie. « C’est comme ça que ça va le soulager ? Je sens plus rien, je crois que vous m’avez cassé le nez ! » Elle roula des yeux au ciel, posant violemment son verre sur le comptoir. Le liquide en déborda légèrement. « Oh pitié, je vous ai à peine touché ! » S’écria-t-elle, plissant le front. « Je vous ai dit que j’étais désolée, vous avez pas besoin d’en rajouter autant, » souffla-t-elle, le mesurant du regard. La taille de l’homme l’obligeait à lever la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux. Elle voulait qu’il voit son irritation. Son attitude de drama queen commençait sérieusement à l’agacer. C’était un accident, un simple accident. Il ne saignait même pas, c’était ridicule.
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# Re: and way down we go / rocky
message posté Ven 21 Avr - 15:25 par Robin T. Lawford

L’ambiance qui régnait dans le bar avait quelque chose d’apaisant. Lorsque je regardais ces personnes rire et s’amuser, tout semblait plus simple. C’était comme si, à travers leur joie et leur insouciance, je retrouvais un peu de réconfort, un peu de ma propre insouciance. Comme si je pouvais laisser mes problèmes derrière moi, les effacer et les oublier le temps d’une soirée. Peu importe que leur joie soit réelle ou non. Que leurs sourires soient sincères ou qu’il ne s’agisse que d’une façade, comme le sourire que j’arborais sans cesse. Prétendre que tout allait bien était beaucoup plus simple. Personne ne posait de questions, jamais. Parce qu’il n’y avait aucune raison de le faire, aucune raison de s’inquiéter. Tout allait bien. Du moins, en apparence. Me retrouver dans ce bar, loin de la maison, loin de nos problèmes, était agréable. Je pouvais oublier, l’espace d’une soirée, que mon mariage ne tenait plus qu’à un fil. Qu’il me suffisait de sortir les documents cachés dans le tiroir de ma table de nuit pour y mettre un terme. Peut-être que c’était ça la solution, arrêter de se battre et tout laisser tomber. Je secouai la tête pour chasser ces pensées de mon esprit. Une part de moi aimait encore Olivia, voulait arranger les choses et faire en sorte que ça marche. Mais j’étais fatigué de prétendre que rien n’avait changé, que tout allait bien entre nous alors que ce n’était pas le cas. Ses mensonges avaient cessés, elle avait levé le voile sur ses secrets pour me révéler une vérité bien plus horrible que tout ce dont à quoi à je m’attendais. Je restais pour les mauvaises raisons. Je restais par peur de faire une erreur en la quittant, par peur des représailles que cela engendrerait. Je n’avais pas la force de la quitter. Pas maintenant qu’elle s’était ouverte à moi. Rester était égoïste, j’en avais conscience, mais partir l’était encore plus. Mon regard se posa sur la jeune femme qui venait accidentellement de me frapper, sur sa mine désolée, et sur le verre qu’elle tenait entre les mains. Son intervention n’avait fait qu’aggraver la situation. Qui tentait d’apaiser la douleur en donnant un coup de plus à l’endroit où la personne avait mal ? C’était complétement stupide. Ma voix s’éleva un peu trop, attirant l’attention des personnes qui nous entouraient. « Oh pitié, je vous ai à peine touché ! » Un rire s’échappa de mes lèvres alors que je relevai la tête vers la jeune femme, s’il y avait quelqu’un qui devait s’énerver ici, ce n’était certainement pas elle. « Vous m’aviez à peine touché la première fois, c’était inutile de me foutre votre verre sur le nez. » Clamai-je, la défiant du regard. Au fond elle n’avait pas totalement tort, mon attitude était exagérée, c’était la colère et la fatigue qui parlaient pour moi. L’incident n’était que la goutte d’eau qui faisait déborder le vase, et la brune, le bouc émissaire qui allait prendre pour tout ce qui allait de travers dans ma vie. « Un conseil, quand vous frappez quelqu’un, évitez de lui venir en aide par la suite. » Je m’avançai vers le comptoir pour commander un verre. « N’oubliez pas votre mojito avant de repartir. » Déclarai-je, sans lui adresser un regard.

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# Re: and way down we go / rocky
message posté Ven 19 Mai - 12:29 par Victoria J. Hopkins

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« Vous m’aviez à peine touché la première fois, c’était inutile de me foutre votre verre sur le nez. » Ses prunelles claires détaillaient cet inconnu. Ses sourcils étaient froncés, et sa moue boudeuse. Il était clairement en colère. Cet homme dont les réactions pouvaient facilement s’apparenter à celles d’une fille. Vicky était à blâmer. Ses gestes maladroits et le manque de vigilance à l’égard de ceux qui l’entouraient, les avaient menés jusqu’ici. Parce que Vicky était toujours vivante, toujours animée quand le sujet de conversation était passionnant. Elle aimait les ragots et les potins, se réjouissait quand il fallait commérer. Mais la réaction de cet homme était disproportionnée. Son nez était loin d’être cassé. Il aurait un bleu, tout au plus. Un vilain bleu, accompagné sûrement d’un vilain coquard. Rien de bien méchant. Elle s’était excusée, encore et encore. Et pourtant, il en faisait une affaire d’état. Des gens s’affairaient autour d’eux, dans l’espoir qu’il y ait un peu plus d’action, un peu plus d’animation. Sûrement un peu plus de cris. Peut-être quelques coups de la part d’un homme qui surgirait pour jouer son preux chevalier, et la sauver de cette joute verbale inutile. Clay l’aurait fait, à l’époque. Parce que Vicky était la prunelle de ses yeux, sa muse comme il l’appelait. Sauf que Clay n’était pas là, n’était plus là. C’était puéril et stupide. Le genre d’ambiance qui gâchait la soirée de certains, ou qui refaisait celle d’autres. Les coups qu’elle avait pu lui porter étaient loin d’être forts ou violents. Elle n’avait pas assez de force pour réellement casser. Ses petits bras menus supportaient à peine les poids de la salle de sport. Elle était amusée, Vicky. Son énervement disparaissait lentement, s’évaporait d’elle par vague, pour laisser place à un mince sourire en coin sur ses lèvres. Elle murmura à son amie qu’elle la rejoindrait plus tard. Elle n’aimait pas les conflits, encore moins quand elle était en tort. Elle le laissa parler, le laissa débiter ses remarques acerbes sans broncher. Rien ne servait d’alimenter le conflit. La musique battait son plein, et les quelques personnes encore autour d’eux, perdurent rapidement intérêt. Elle posa un coude sur le comptoir, les doigts s’enroulant autour du verre de mojito qu’il venait de citer. La glace avait fondu et des gouttes d’eau perlaient le long du gobelet en plastique. L’eau avait probablement dilué l’alcool. Elle éleva le gobelet jusqu’à ses lèvres, pour venir en siroter le contenu à l’aide de sa paille. Le goût plat qui se déversa dans sa gorge ne fit que confirmer ce qu’elle pensait. Elle se tourna légèrement de profil pour regarder l’homme. Quelque chose la poussait à vouloir lui parler pour dire autre chose que pardon, à vouloir apaiser la tension dans les muscles de sa nuque. Elle ne le connaissait pas, c’était bête. Mais c’était samedi soir, dans un endroit propice à la bonne humeur et à la fête. « Victoria, » déclara-t-elle, lui tendant sa main libre. « On est partie du mauvais pied, alors je me suis dit qu’on pouvait peut-être la refaire sans les coups… » Souffla-t-elle finalement, la main toujours tendue. Elle ne devrait pas se soucier de lui. Elle aurait dû l’ignorer, rouler une énième fois ses yeux et faire demi-tour pour se perdre dans la masse. Mais certaines pulsions ne se contrôlaient pas. Sa gentillesse et sa bonne humeur la perdraient sûrement un jour.
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