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NILLY ☾ there's a flaw in my code, these voices won't leave me alone.

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# NILLY ☾ there's a flaw in my code, these voices won't leave me alone.
message posté Lun 27 Mar - 20:51 par Noé Zola
Le cœur partagé. Mouvement de balancier dans ta poitrine. Cœur qui se soulève, se retourne, s’envole, s’emporte et qui, finalement, implose dans un silence affreusement strident. Vacarme intérieur. Cœur qui éclate brutalement, te laissant le souffle court, les yeux brillants. Perles salées qui viennent noyer tes opales sombres et sans vie, sans expression. Opales perdues dans l’univers, dans son immensité. Immensité remplie d’un vide infiniment grand. Le vide de ta vie. Vide bien trop vaste. Comme si tu n’avais rien. Comme si tu n’étais rien. Et, à y réfléchir, tu n’es sûrement rien. Personne. Astre filant qui navigue à l’aveugle dans cette voie lactée qui ne lui permet pas de se poser, de s’ancrer ici ou là. De trouver une place. De trouver sa place. Place que tu as crû trouver, un temps. Place qui n’était que poussière de fée. Poudre aux yeux brillante. Le corps presque crispé, tu souffles doucement. Ta nuit s’est vue mouvementée, peu reposante, animée par les chimères de ton passé. Elles ont surgis du tréfonds de ton âme, du plus profond de ta mémoire et t’ont fait visiter les ombres, une fois de plus. Ton obscurité. Ta pénombre. Celle que tu connais déjà par cœur, mais qui semble se ré-inventer presque tous les soirs. Articulation nouvelle de tes maux, de ce spectre horrifique qui te colle à la peau. Tu te passes les mains sur le visage, cherchant à reprendre tes esprits. Le retour à la réalité n’est jamais facile pour toi. Jamais. Tu as toujours cette absence, celle qui t’empêche de discerner le vrai du faux. Période plus ou moins longue durant laquelle tu te retrouves complètement perdue. Brouillon émotionnel et psychique qui ne semble jamais trouver de fin. Paix intérieure que tu retrouves après quelques longues minutes. Minutes beaucoup trop longues à ton goût. Tu te redresses finalement, jetant un œil au réveil. Appréhension. L’idée de sortir de cette chambre, de passer la porte et donc, de te retrouver face à face avec toi-même, avec ta solitude et tes regrets, t’angoisses au plus haut point. Comme si ces quatre murs t’en protégeaient. Ces quatre murs stériles, d’un blanc impersonnel. Ces quatre murs que t’as dû repeindre avant de le rendre, cet appartement. C’était le votre. Celui dans lequel tes peurs se sont effondrés. Celui dans lequel tu t’es découverte. Celui dans lequel t’as appris à aimer. Celui dans lequel tu l’as perdu. Ces quatre murs qui ont vu ta vie défiler, de son véritable début à sa fin. Création et destruction du bonheur. Ces quatre murs qui ne t’appartiennent plus. Tout ce que t’as maintenant, c’est le droit de passer tes nuits ici et là, quand tes potes sont sympathiques. Quand tu ne te débrouilles pas trop mal, que tu déniches un endroit. Le ciel étoilé pour toit. Tu l’aimes le ciel lorsqu’il est clément, qu’il étincelle de mille feux. Comme une lueur d’espoir. Tu souffles lentement avant de te relever, comme si t’étais prête à t’enfoncer dans la nuit noire. Fausse conviction que tu tentes de rendre réelle. Affaires que t’enfonces dans ton sac à dos, pour ne pas laisser de traces de ton passage. T’es plus supposée avoir accès à cet appartement, t’es plus censé passer là quand bon te semble, mais c’est plus fort que toi. C’est plus fort que toi, parce que t’as besoin de cet ancrage, parfois. T’as besoin de sentir que tout ça, c’était réel. Que tout ça, ça a existé. Que tout ça, ça a compté. Parce que tu l’as trop aimé. Tu l’aimes toujours de trop. Et, tu l’aimeras à jamais. Wolf, il a gravé son prénom sur ton cœur en lettre d’or. Prénom qui trône tout là-haut, fièrement. Roi d’un royaume déchiré. D’un royaume incomplet. Prénom qui te colle à la peau, qui raisonne dans ta tête au son des battements de ce cœur fragilisé que tu caches dans ta poitrine. Il y a laissé sa marque. Il t’a marqué toute entière. Masochisme. Coups que tu t’infligent toi-même, en revenant ici. Coups de plus en plus fort, à chaque fois que tu laisses ton esprit dériver vers le rivage de ton passé. Nostalgie déchirante, stridente. Vacarme  qui fait rage dans un présent qui te glisse entre les doigts. Plus de ligne directrice. Tu n’avances pas. Eaux troubles dans lesquelles tu te noies. Tu secoues finalement la tête, comme pour reprendre tes esprits. Le cœur au bord des yeux, tu enfonces tes ongles dans la paume de ta main. Façon de te ramener à la réalité, de retenir ce flot salé. Tu attrapes ton sac, remet la couverture et files à pas de loup. Tu passes par la fenêtre, chemin que tu connais par cœur pour l’avoir emprunter des millions de fois. T’as toujours eu la tête dans les nuages, distraite par la moindre beauté du monde, alors tes clés tu les as oubliés un sacré nombre de fois. Une fois en bas, tu poses tes fesses sur le béton gris anthracite, pour te rouler un joint. Herbe magique qui te fait du bien. Herbe qui apaise ton cœur, qui rend léger ton esprit. Un vestige du passé, ça aussi. Vestige dont tu ne peux te passer. T’as ce besoin constant de pouvoir t’évader, de te sentir plus légère et ça tu n’y parviens que grâce à ce petit trésor, glissé entre tes lèvres. Tu ères dans Londres, seule. Bien trop seule. Tes pas te guident, sans même que tu n’y réfléchisses. Et, c’est presque trop naturellement que tu te retrouves devant la maison de Lilly. Lilly, la douce Lilly. Cinq lettres qui réchauffent ton cœur. Lilly, c’est un peu comme une partie de toi. Une amitié si précieuse à tes yeux que tu ne pourrais envisager de la perdre. Tu te plantes devant la porte, laissant ton doigt appuyer sur la sonnette. Au fond, tu ne sais pas vraiment pour quelles raisons t’es là. T’en as juste ressentie le besoin. Et t’espère qu’elle t’en voudras pas, Lilly. Parce que c’est ton truc, de débarquer à l’improviste, de poser tes fesses là, et de trouver du réconfort près de son corps. Près d’elle. Lilly, c’est comme un remède à tout ce qui te pèse, à tout ce qu’est détruit chez toi.  
 
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# Re: NILLY ☾ there's a flaw in my code, these voices won't leave me alone.
message posté Ven 31 Mar - 14:49 par Lilly R. Adams

J'ai compris que le bonheur c'était pas un lieu, ou un moment. Le bonheur c'est des gens. Des gens particuliers. Et qu'on se trouve à Hawaï,en plein désert ou n'importe ou ailleurs, ça ne change rien, du moment que ces gens, ces sourires, ces yeux, nous accompagnent. Noé & Lilly

there's a flaw in my code, these voices won't leave me alone.


Ce soir-là, j'avais opté pour rester chez moi à ne rien faire. Ou à faire. En fait j'en savais trop rien. Comme d'habitude, j'étais toute seule, mais pour une fois ça ne me dérangeait pas tant que ça. Je me sentais paisible, relativement calme et même si je n'étais pas la fille la plus occupée du monde, je pouvais toujours prendre une feuille de dessins et m'attarder dessus, laisser sortir ce que j'avais dans la tête. Je n'avais pas non plus prévu de voir Pierre, pour la simple et bonne raison que lorsqu'il travaille, il doit se lever à trois ou quatre heure du matin. Autrement dit, j'étais pas la fille la plus motivée pour me lever à cette heure-là pour prendre le chemin du loft de mon père. Je m'étais juste contentée de l'appeler une petite dizaine de minutes et voila. Après une douche revigorante, comme je le pensais, j'optais pour le dessin. Un calepin, un crayon et je m'allongeais sur mon lit pour laisser la mine de mon crayon valser sur le papier. Le dessin avait toujours eu une grande importance pour moi et ce depuis que je suis toute petite. Alors que je n'avais que quatre ou cinq ans, ma maman comblait mes interrogations et mes inquiétudes concernant mon père. Elle me disait toujours de lui faire des dessins en représentant ce que je voulais lui dire, ce que je faisais de la journée. Comme ça quand j'irai le voir en Australie, j'aurais des dessins à lui donner et je pourrais lui expliquer ce que j'avais fait. Une époque bien révolue. Ces moments où à chaque fois que je voyais mon père, je lui courrais dans les bras, alors qu'aujourd'hui, c'est à peine si j'ai quelque chose à lui dire. C'est un peu comme si on vivait en colocation, mais chacun faisait sa petite vie. Pourtant avec la dernière discussion que l'on a eue, j'ai l'espoir que ça s'arrange. Qu'on puisse faire des choses ensembles. Sauf que depuis, il y a Pierre et je suis presque sûre qu'il sera un sujet de discorde entre lui et moi. Encore. De toute façon, quand c'est pas une chose, c'est l'autre. A croire que les milliers de kilomètres nous séparant n'ont fait qu’aggraver les choses, sans parler de ce que ma mère m'a dit, qu'elle aurait peut-être mieux fait de taire. En fait, dans cette famille c'est un pas en avant, trois pas en arrière.

Au début, je donnais les dessins comme convenu à mon père. Je lui expliquais ce qu'ils représentaient, je répondais à ses questions et j'étais contente de voir qu'il s'intéressait à ma vie. La crainte qu'il ait une autre famille, des autres enfants m'avait longtemps rongée et pourtant à chaque fois que j'y retournais, j'étais soulagée de voir que ce n'était pas le cas. Que j'étais la seule et j'en étais bien contente. Les années ont passée et j'ai continué à dessiner. C'est devenu une passion, mais aussi une nécessité. Les visites en Australie se sont fait rares, remplacées par des coups de téléphone. Eux-même se faisaient moins longs au fil des mois, des années pour finalement ne plus vouloir lui parler. Je crois qu'à force de supporter la distance et l'éloignement ou simplement le manque de pouvoir vivre pleinement une complicité digne de ce nom comme n'importe quelle fille voudrait vivre avec son père. Lorsque j'ai su que je devrais vivre chez lui, je sais que petite j'aurais été ravie. Mais à dix-neuf ans, après plus de dix ans sans le voir tous les jours ou encore toutes les semaines, il en était hors de question. D'après ma mère c'était ce qu'il me manquait, mais il lui a fallut autant de temps pour s'en apercevoir. Aujourd'hui j'ai envie de penser qu'il est trop tard, parce que c'est plus difficile d'espérer que de ne rien attendre. J'ai toujours l'impression que la déception me pend au nez et à force, c'en devient fatiguant. Alors ce soir là, j'avais décidé de ne pas me prendre la tête, de mettre sur papier ce qui occupe mes pensées.

Dans le courant de cette soirée, je ne m'attendais pas à ce qu'on vienne sonner à la porte.  D'autant plus que mon père n'était pas là, que j'étais là toute seule et qu'à part l'une ou l'autre copine, je ne connaissais pas beaucoup de gens à Londres. Sans plus attendre, je pris la direction de la porte d'entrée et en ouvrant la porte, je souris en y voyant Noé. Noé c'était un peu cette bouffée d'air frais, c'était un peu cette âme qu'on avait besoin dans sa vie, celle avec qui on pouvait s’échapper sans risque, sans se prendre la tête. Avec elle tout est simple et intriguant à la fois et je ne me lasse jamais de sa présence, de ses dires ou simplement de ses venues à l'improviste. Je sais qu'avec elle ma vie devient celle que je veux vraiment, ne serait-ce que pour un moment, jusqu'à la prochaine fois. Elle me permet de garder l'équilibre, la tête hors de l'eau et surtout, d'avancer. Je lui adresse un sourire sincère du coin des lèvres et tenant la porte d'une main je m'écarte pour l'inviter à entrer sans la quitter des yeux. J'approche d'elle pour déposer mes lèvres le long de sa joue « Je ne sais pas ce qui t'amène, mais t'es obligée de rester jusqu'à demain au moins ». Autrement dit, j'avais pas envie qu'elle m'abandonne toute seule maintenant que je la savais chez moi. Attrapant ses doigts je l'attirais jusque dans ma chambre et rangeai le dessin que j'avais commencé pour m'asseoir sur mon lit, l'invitant à faire de même si elle le souhaitait. « Mets toi à ton aise. Alors, raconte-moi » je voulais qu'elle me dise ce qu'il lui passe par la tête. Ce qu'elle avait envie. Ou bien simplement ce qu'elle voulait qu'on fasse. Peut-être avait-elle juste envie de se poser, ou je sais pas, je voulais qu'elle vide un peu son esprit afin de pouvoir y lire quelque chose de moins triste que les traits tirés de son doux visage actuellement.

(c) black pumpkin

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# Re: NILLY ☾ there's a flaw in my code, these voices won't leave me alone.
message posté Sam 8 Avr - 15:08 par Noé Zola
L’air frais qui te glisse sur la peau, qui fait valser tes longs cheveux couleur ébène à droite, à gauche. Longs cheveux qui se mouvent en une danse conceptuelle. Jusqu’à s’échouer sur ton visage, jusqu’à t’obstruer la vue. Ton visage un peu meurtrie, un peu écorché. Parce que t’as pensé. Parce que t’es retournée trop loin dans le temps. Parce que tu t’es perdue, dans des bras qui n’existent plus, qui ne sont plus là. Qui ne seront plus jamais là. Dans des draps qui n’ont plus cette douceur, cette odeur sauvage que tu aimais tant. Tu t’es perdue dans ce monde, celui qui est parfait. Cet âge d’or. Celui qui est beaucoup trop parfait pour n’être qu’une illusion, qu’une tromperie. Celui qui ne présente aucune faille. Celui qui fait briller tes grands yeux sombres, qui élargie ton sourire, qui illumine ton visage et qui fait battre ton cœur, de nouveau. Ton cœur, cet organe en veille. Ce bout de toi, qui n’est plus là. Ce bout de toi, qui a implosé. Ce bout de toi, qu’il a emporté avec lui, Wolf. Parce qu’il te l’a volé, ton cœur. Loup chasseur dans la nuit, il n’a pas eut pitié de toi. Il a traqué sa proie, il l’a battue et il en a fini avec elle. T’étais qu’une proie, rien de plus que ça. Tu n’étais qu’un corps. Qu’un corps de plus. Des courbes délicates, comme tailler dans la dentelles. Un sourire à en allumer les nuits les plus sombres, les plus opaques. Les nuits sans une once d'espoir. Une aura, un truc suave presque malgré toi, qu’il disait. Mais au final, t’étais qu’un jeu. Un vulgaire petit jeu. Et comme l’idiot d’agneau, tu t’es éprises de la bête. De ta bête. Du loup. De celui que tu devais fuir, de celui dont tu ne devais pas t’approcher. On t’a prévenue, mais t’en as pas crû un mot. Parce que tu le connaissais, toi. Tu savais qui il était. T’étais la seule à savoir. Il s’est fait berner, ce fou aveuglé, l’agneau, toi. Il s’est retrouvé hypnotisé, face à la splendeur. Face à cet être si brillant. Face à la force, à la grandeur. Il a vu là l’idéal. Tu pensais tout savoir. Le connaître mieux qu’il ne se connaissait lui-même. Tu croyais avoir vu la lumière au milieu de toute cette pénombre. Tu croyais avoir lu en lui, comme dans un livre ouvert. Wolf, c’était comme un bout de toi. Le seul a toujours avoir été là. Le seul à tout savoir de toi, à te connaître sur le bouts des doigts. Le seul à avoir tout vécu avec toi. Le seul qui ne te ferais pas de mal. Jamais. Le seul que t’ais aimé. Que t’aimes toujours. Encore un peu trop. Beaucoup trop. Tu l’aimes à t’en brûler les ailes. A t’en consumer le cœur. Le cœur, ou ce qu’il t’en reste du moins. Comme si c’était plus fort que toi. Comme si tu ne pourrais jamais cesser de l’aimer. Comme si ton âme était la sienne, comme si la sienne était la tienne. Mais que tu l’avais perdue, son âme. Que tu l’avais perdue, ou que tu ne l’avais jamais eu. T’en sais rien, au final. T’as plus l’impression d’en savoir grand-chose. Wolf, c’était l’évidence. Comme si tout était prévu d’avance, comme si vous deviez exister. Exactement comme vous avez exister. Aussi fort que ça. Aussi puissant que ça. Aussi transcendant que ça. Sans doutes taquins, sans questions aux réponses jamais données. T’as jamais doutée, toi. Jamais, jusqu’à maintenant. Wolf, c’était l’évidence qui hurlait à ton cœur. L’évidence brumeuse. Wolf, ce n’est plus qu’une ombre. Une ombre dont tu ne sais plus rien. Une ombre dont t’as peur, parfois. Une ombre qui te colle à la peau, sans jamais être là. Une ombre qui se fout de toi. Et toi, t’es là. Là, au milieu de tout ça. De toutes ces choses, de tous ces souvenirs, de tout ce que tu supposes. Parce que tu ne peux que supposer. T’es là, sans savoir s’il t’a aimé, lui. Si t’étais un jeu ou pas. Tu penses que t’étais un jeu, là, maintenant, t’enfonçant dans le nuit noire, parce que t’as l’âme en colère. T’as la rage au corps, le joint coincé entre tes lèvres. Fièvre colérique, parce qu’il est parti, mais qu’il est toujours là. Qu’il est beaucoup trop là. Et que tu te sens seule. Seule et abandonnée. A cause de lui. A cause de ces débris, de toutes ces cicatrices. Parfois, quand t’es plus habitée par ta fureur, tu penses différemment. Tu penses qu’il t’a aimé. Tu sais qu’il t’a aimé. Contradictions qui tournent dans ta tête, qui te font te perdre, encore. Chemin que t’as emprunté sans en connaître l’arrivée, la destination. Chemin du paradoxe, des interrogations. Interrogations dont tu n’es même pas certaine de vouloir les clés. Mystère qui devrait rester mystère. Ou pas. Tu sais pas, tu sais plus. Traits de ton doux faciès un peu trop tirés, les opales virant au rouge. Au rouge passion, au rouge amour, au rouge regret, au rouge enfer. Au rouge passé. Passé trop envahissant. Passé qui a détruit ton cœur. Passé qui vient noircir tes nuits. Qui vient éteindre la lumière de tes jours. Passé que tu dois oublier. Air frais qui t’envole, qui vient purifier ton esprit. Comme un sursaut de vie. Comme si soudainement, t’oubliais. Fantasme que tu sais irréel, mais qui te fais du bien l’espace d’un instant. Pas qui te guident, sans que tu ne saches réellement où tu veux aller. Tu marches, sans conviction, sans destination. Sans destination, jusqu’à ce que tu te retrouves devant la porte de sa maison. Lilly. T’avais pas prévu de la voir, de te pointer là. Mais, tu ne prévois pas grand-chose avec Lilly. C’est souvent au dernier moment, quand t’as envie, quand elle a envie. Parce que toi, ça te dérange pas qu’elle te rejoigne sans un mot, de la rejoindre sans un mot. Tu sais que tu trouveras ses bras grand ouverts et qu’elle trouvera les tiens, si ce n’est autant, encore plus grand ouverts. Tu l’aimes, Lilly. Tu l’aimes de la façon la plus pure qui puisse exister sur cette Terre. Ton doigt s’enfonce, la porte s’ouvre. Son sourire te chauffe le cœur, sans même que tu ne puisses en expliquer la raison. Elle s’approche, t’embrasse la joue et attrape tes doigts pour te faire entrer, te guidant dans sa chambre. Tu souris, stupidement. Parce que tu te sens déjà mieux. Lilly, c’est un synonyme de bonheur. Ton synonyme de bonheur. Elle range ce qui semble être un dessin, avant de s’installer et de t’imposer de rester. Tu souris, encore. Parce que tu n’avais même pas songé à repartir. Tu te place près d’elle, quand elle te demande de te mettre à ton aise, et de raconter. Est-ce que tu crois que, je pourrais peindre l’un de tes dessins, un jour ? que tu demandes. Comme si c’était ce qu’elle attendait de toi. Comme si c’était tout ce que t’avais à lui dire. J’suis certaine que c’est inspirant, ce que tu fais. que tu ajoutes avec un sourire. Elle est inspirante elle-même, alors son processus créatif, pour sûr qu’il te fascinerait. Tu la regardes fixement, presque un peu trop longtemps. Presque comme si ce n’était pas amical. J’crois que j’déraille. Que j’suis en perdition. J’sais pas trop. Les mots glissent difficilement de ta gorge, comme si t’allais t’écrouler, t’effondrer. Tu lâches finalement son regard, pour venir déposer ta tête contre son épaule. Un besoin d’aide que tu hurles en silence. Tu l’aimes tellement, Lilly.
 
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