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Past strikes back (lioba)

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# Past strikes back (lioba)
message posté Mer 29 Mar 2017 - 20:00 par Shiraz M. Monroe
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Shiraz M. Monroe + Lioba Roy-Stozzi

✻✻✻ Je déambulais dans Oxford Street. Parce que je n'avais pas mieux à faire. C'était la fin de mon aventure dans Believe. J'allais quitter la série, parce qu'Emma allait partir, elle aussi. Je ne voulais plus partir. Si au départ, j'avais accepté de laisser mon personnage, maintenant, j'avais la sensation qu'on me l'arrachait. Il me restait encore tellement de choses à explorer en elle. J'avais encore tant de sentiments et de frustration à incarner, avec elle. Sa personnalité collait à la mienne. Elle était une partie de moi-même. Je l'avais façonné, avec le temps. J'en étais sa co-créatrice. Parfois même, on me disait que j'en étais l'unique créatrice. Car de mots, je l'avais transformé en chair, en sentiments. En gestes. Je soupirais. J'avais peur de l'avenir désormais. Pourtant, je n'avais aucune raison de le craindre. Larry Clark en personne m'avait contacté. J'allais tourner avec lui cet hiver. Il m'ouvrait tant de portes. Il était ma première réussite. J'allais tourner avec un des plus grands. Je souriais. Et je fis tomber mon sac par terre. Désorientée, je le ramassais et m'excusais platement auprès de l'homme que j'avais bousculé. Ma tête me tournait encore un peu. J'étais sorti hier soir. Pas forcément avec les bonnes personnes. Le dos tourné et j'avalais sans le savoir une pilule d'extasy. J'avais passé la pire soirée qu'il soit. Je m'étais promis de ne plus toucher à ces merdes. Mais le destin m'avait rattrapé. J'avais détourné le regard, et sans le vouloir, j'avais replongé dans l'horreur. Car aussi étrange que cela, j'avais aimé. J'avais aimé ressentir à nouveau les choses de cette manière. J'avais aimé tout oublier et laisser mon corps parler. Tout oublier. Être juste Max. Et je m'étais promis de ne plus jamais recommencer. Je soupirais et passais une main sur mon visage. Je manquais de sommeil. Mais, sûrement encore sous effet de la drogue, ou dans l'énergie de la nuit, je m'étais rendue sur Oxford Street après être passée à l'appartement pour me rafraîchir. Tancredi devait rentrer vers treize heures. J'avais donc prit soin de partir vers midi et demi au plus tard. Il allait cramer. J'étais donc là, dans cette grande rue de Londres à camoufler ma culpabilité en dépensant dans le shopping. Bientôt, j'allais recevoir un appel de lui, et allais prétexter avoir oublié sa venue. Mais je tentais de gagner du temps, de me remettre de la soirée, d'aller un peu mieux. D'avoir meilleure forme. Je m'étais foutue dans une sacré merde. Je m'arrêtais contre un mur pour chercher mes cigarettes et en allumais une. Lorsque je relevais la tête, une petite blonde me fixait, effarée. J'ouvris grand les yeux. Je connaissais ce visage. Lioba. J'ouvris grand la bouche et hurlais preque : « PUTAIN, la vache Lioba ? C'est bien toi ? » Sous le choc, je m'avançais vers elle en ouvrant les bras et la serrais contre moi. Le hasard faisait bien les choses. J'allais pouvoir gagner du temps, et rattraper celui perdu ces dernières années sans ses nouvelles. < center>✻✻✻
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# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Jeu 30 Mar 2017 - 0:31 par Lioba Roy-Stozzi
En général, tu prends le bus. En général, quand tu veux aller quelque part, ou même quand tu veux juste te balader dans Londres, tu prends le bus. Parce que c’est pratique, parce que c’est beau, le paysage. Parce que tu te dis que pour faire le tour de Londres en peu de temps, c’est quand même ce qu’il y a de mieux. Mais pas cette fois ci, pas aujourd’hui. Et tu le regrettes pas. Parce qu’en marchant dans Londres, tu découvres toutes ses rues, ruelles et allées que tu voyais pas quand t’étais dans le bus. Pas ou moins bien. Que tu prenais pas le temps, parce que tu l’avais pas, d’observer. Un bus, après tout, ça va vite. Très vite. Au final, dans un bus, t’as pas vraiment le temps d’observer les choses, et t’as juste une vue d’ensemble. Parce que les bus Londoniens, ils vont vite. Et que le paysage, il passe, un peu comme ça, sans vraiment que tu le scrutes. Du coup, aujourd’hui, t’as décidé de marcher. Tu regardes les rues pavées. Tu comptes les pierres, t’essayes de trouver une logique, mais sans trop non plus chercher. Tu cherches un peu abstraitement. Tu t’dis que c’est sympa, les pavés. Ca te rappelle la maison, un peu. T’as envie d’y retourner, à Palerme. Pas pour retourner à tes parents, ton fiancé et le reste. Non. Mais pour retrouver les rues pavée, les amis dans les ruelles pommées, les aiguilles et les joints. Pas que t’ais envie de replonger, oh non. Jamais. Mais t’as envie de les revoir, parce qu’ils te manquent. T’avances, sans trop savoir où tu vas. Mais c’est pas grave, non. Non, tu te dis que de toute façon, t’arriveras bien quelque part que tu connais. Un bar dans lequel t’as déjà été par exemple. C’est le matin. Oui. Et ? Même fermés, ils sont toujours là les bars, non ? Tes pieds se déplacent d’eux même, t’aimerais bien les contrôler plus. Ou pas, peut-être. Peut-être que ça te plaît de marcher sans but. Presque autant que ça te plait de trainer dans les bus jusqu’aux terminus sans savoir où ils t’emmènent.

T’aimes voir les gens passer devant toi. Tu t’intéresses pas forcément à leur vie. Mais tu trouves ça intéressant, parfois, de voir comment les autres se comportent comparés à toi. Oui. C’est intéressant. Toi, tu te presses pas, tu marches, tranquillement. A côté, y’a cet homme qui se presse tellement, qu’il bouscule une jeune fille aux cheveux couleur foin. Il continue son chemin, pressé comme il est, à la vitesse d’une locomotive. Et tes yeux commencent à se perdre autre part. Sur d’autres horizons. De l’autre côté de la rue. Mais tu restes là, à pas bouger. Parce que quelque chose t’en empêche. Et que tu pleures. Lioba. T’as les joues, t’as des larmes qui coulent dessus. Alors tu te remets comme t’étais et tu regardes la fille, la jolie petite fille. Shiraz ? Vraiment ? Elle ? Ici ? A Londres.

Alors tu t’approches, et t’hésites presque à passer ta main dans ses cheveux, juste pour vérifier qu’elle est réelle. Et t’attends qu’elle relève les yeux. Relève la tête, que je vérifie que c’est toi, bien toi. Et elle relève la tête. Toi, t’as les yeux écarquillés, parce que c’est bien elle, devant toi. Et que c’est le premier lien que tu retrouves, de là-bas, d’avant. Et tes larmes, elles s’arrêtent, pas, elles sont juste un peu plus discrète. Et putain, c’que t’es heureuse. « PUTAIN, la vache Lioba ? C'est bien toi ? »

Elle te sert dans ses bras, et tu lui rends son étreinte. C’est bon de la sentir, là, contre toi. Parce que c’est un peu comme si t’étais de retour chez toi. Un peu. “Ouais, c’est moi. C’est moi.” Et tu te sépares un peu d’elle. Tu la regardes dans les yeux. C’est beau. T’es heureuse, contente, extatique, presque. “Qu’est-ce que tu fous ici ? Pourquoi ? Enfin… Que ?” Mais vite, tu la reprends dans tes bras, et tu pleures. Parce que, parce que t’es vraiment heureuse. Vraiment. De la revoir.
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# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Mar 11 Avr 2017 - 22:19 par Shiraz M. Monroe
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Shiraz M. Monroe + Lioba Roy-Stozzi

✻✻✻ Après le décès de ma mère, après ce qui s'était passé à Cape Town, j'avais eut besoin de voyager. Je m'étais rendue en Ecosse, en Italie. Je m'étais échoué à Palerme, et avais planté les aiguilles dans mon bras en compagnie de jeunes, perdus tout comme moi. Je me souvenais d'une rencontre en particulier. Sûrement la plus belle que je m'étais faite durant cette aventure Lioba. Sans que je ne puisse l'expliquer, elle se retrouvait désormais devant moi. Ses doigts avaient effleurés mes cheveux. J'avais oublié sa douceur. Un grand sourire fendit mon visage. Car avec le temps, je m'étais fait une raison. Je ne pensais jamais la revoir, ni même recevoir de ses nouvelles. Je la pris dans mes bras. Elle pleurait. Je souris, et la serrais un peu plus contre moi. Le coeur battant je la regardais. Je n'en revenais. Discrètement, je me pinçais la peau du bras pour être sûre de ne pas rêver. C'était improbable. Le monde était si grand. Londres était si grand, et pourtant, nous étions parvenues à nous retrouver parmi la foule. Il y avait quelque chose d'évident. C'était un signe du destin. Intérieurement, je remerciais le dieu du hasard d'avoir organisé ces retrouvailles et promettais d'allumer une bougie en son honneur tous les soirs pendant une semaine. « C'est dingue!! » Hurlais-je en levant les bras au ciel et en pliant les genoux. J'avais envie de sautiller partout, mais je ne voulais pas me faire remarquer et gâcher cet instant. Elle continuait de pleurer et bafouilla des mots. Je m'approchais d'elle en souriant et essuyais ses joues de mes pouces. « Je suis Londonienne, je ne te l'ai jamais dit? Et toi?! Depuis combien de temps t'es ici?! » Et pour combien de temps? Vas-tu encore t'évaporer, Lioba? Même si c'est moi qui suis laissé. Je l'ai laissé là-bas, avec tous ses problèmes. Sans l'aider à s'en sortir. Je m'en voulais. Mais je n'avais pas le temps de culpabiliser, j'étais si heureuse de la retrouver. Je poussais un long soupir de satisfaction et la serrais une nouvelle fois dans mes bras en sautillant. Je pris alors sa main et l'embarquais avec moi. « Allez viens on va boire un smoothie! Je suis TROP heureuse de te retrouver là. C'est fou! C'est le destin ça Lioba. On devait se retrouver. » Mon sourire ne quittait pas mes lèvres. C'était si bon, c'était si bon de retrouver une pièce de mon passé. Une partie de puzzle que j'avais égaré sur mon chemin pour pouvoir me reconstruire. Après tout ce qui s'était passé. Je voulais rattraper le temps perdu. Max, toujours à la recherche du temps. Toujours à fuir le temps.
✻✻✻
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# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Mar 11 Avr 2017 - 23:38 par Lioba Roy-Stozzi
Ta Shiraz. Ta belle, fragile, mais parfaite Shiraz. C’est bon de la retrouver. C’était impensable, c’était impossible. Tu pensais que c’était du passé, comme tout le reste. Comme tous les autres. Tu pensais qu’elle était un beau moment de ta vie, que tu n’oublierais pas que tu ne pourrais jamais revivre. Tu pensais que jamais tu ressentirais de nouveau cette tendresse que t’as toujours eu envers elle. Et pourtant elle est là, cette beauté, cette tendresse. Tes mains dans ses cheveux, tes larmes aussi. Parce que t’es heureuse, tellement heureuse. C’est presque ridicule hein ? Que tu te laisses aller, comme ça, en pleine rue. Mais Shiraz, elle en vaut la peine. Pour Shiraz, tu peux montrer ton côté fragile, ton côté qui essaye de se rattacher tant qu’il peut au passé pour ne surtout pas continuer vers l’avenir. Shiraz, elle le sait. Shiraz, elle le comprend. Et face à Shiraz, t’es une gosse. Et ça te fait du bien, de pas avoir à faire bonne figure face à elle. Tellement de bien. “C'est dingue!!Oh tu l’as dis bouffie. Elle est heureuse. Tellement, tellement heureuse. Comme toi. Elle t’a lâché, mais sincèrement, tu serais bien restée dans la chaleur de ses bras, encore un instant. Parce que Lioba, t’as l’impression d’avoir retrouvée l’âge que t’avais à cette époque. Et que comme à l’époque, t’as juste besoin d’être avec d’autres, de pas être seule. Et que Shiraz est là, devant toi, et que t’es plus seule. Tu pleures Lioba, tu pleures. Tes lèvres tremblent. Mais rapidement, Shiraz elle s’approche, et de ses doux pouces, elle essuie tes joues. T’arrêtes de pleurer par ce simple geste. Parce que maintenant, Shiraz, elle est là, elle est avec toi, et tu la quitteras plus. Pas maintenant, pas tout de suite. Tu veux retourner dans le passé, la retrouver à l’époque, et revivre tout ça. Tout pour ne surtout, surtout pas continuer d’avancer. “Je suis Londonienne, je ne te l'ai jamais dit? Et toi?! Depuis combien de temps t'es ici?!” Tu déglutis. Tes larmes, tes pleurs, elles te cachent la voix, elles t’empêchent de parler pour le moment. Tu peux rien dire, alors t’hausses juste les épaules. C’est ta seule réponse.

Elle est là, Shiraz, la belle Shiraz. La Shiraz d’avant.

Elle prend ta main, Shiraz, et elle t’entraine à sa suite. T’hésites pas à la suivre, pas une seule seconde. T’es pas folle, t’as aucune raison d’hésiter. Tu veux la suivre, et longtemps, et tu veux être avec elle, à ses côtés, plus jamais la quitter. Tu devras partir, rentrer, un jour, mais t’y penses pas, tu penseras jamais. Le jour où ça arrivera, tu… t’aviseras. Mais pour le moment, t’as retrouvé Shiraz, et elle est là. “Allez viens on va boire un smoothie! Je suis TROP heureuse de te retrouver là. C'est fou! C'est le destin ça Lioba. On devait se retrouver.” Et elle a ta main dans la sienne, et t’es cette gosse qui suit une amie pour aller boire un Smoothie. Un Smoothie. Lioba, ça fait un bout de temps que t’as pas bu de Smoothie. Parce que Lioba, la fille des riches investisseurs, elle peut pas être vue en train de boire quelque chose de si pauvre qu’un Smoothie. Mais Shiraz est là, et quand elle est là, t’es la Lioba des rues, la Lioba de la drogue, la Lioba libre. Alors tu la suis, tu la suis, tu cours presque en la suivant. Et vous vous arrêtez finalement, et t’achètes les smoothie, tu lui offres le sien. Et tu restes là, à la regarder, en sirotant ton brevage. C’est doux. Mais peut-être que c’est la situation qui lui donne ce goût là. “Je…” Ta voix est rayée. Probablement à cause des larmes. Alors tu rigoles. Et tu reprends, ta voix un peu enrouée. “Je suis arrivée. A Londres. Début 2016 ? Euh… Je. Wow, désolée. Shiraz. Je pensais que je te reverrais jamais. Je pensais que tu serais juste un beau souvenir. Je suis… Je suis tellement, tellement… Contente ? Non. J’suis, j’suis heureuse j’crois. Depuis l’époque des rues… Shiraz. Dis moi que je rêve pas, que t’es bien là.” Et tu rigoles. Parce qu’elle est là, bien sûr, tu le sais. Mais t’aimes tellement ce moment, tu ressens tellement d’anciennes sensations qui reviennent en même temps. Tu essayes juste de lui faire comprendre à quel point, à quel point t’es heureuse de la revoir. Oui. Si heureuse.
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# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Jeu 13 Avr 2017 - 12:47 par Shiraz M. Monroe
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Shiraz M. Monroe + Lioba Roy-Stozzi

✻✻✻ Après Cape Town, j'avais voulu ôter la douleur. Elle s'était trop accumulée, et la douceur ne m'aidait pas à regagner la surface. Je me noyais, dans mes mensonges, dans mes souvenirs. Je me mentais à moi-même et au monde entier car je refusais de faire face aux choses. J'avais puisé l'espoir dans les seringues, j'avais cru trouver l'amour dans des cachetons pour calmer les élans de mon coeur et retarder son explosion. Les plaies étaient encore béantes lorsque je m'étais rendue à Palerme. Mes fantômes me suivaient encore de près. J'étais affaiblie, sans espoir. Et je l'avais trouvé dans les ruelles de ces rues italiennes. Les cheveux blonds de Lioba avait contrasté avec la noirceur des lieux, ou la tristesse qui en émanait. Comme un ange, j'avais été attirée par elle, et elle m'avait éclairéé de son aura lumineux. Elle était ma plus belle rencontre, mon plus beau souvenir de mon tour du monde improvisé. J'avais voulu oublier mon monde et me perdre dans ceux des autres. Elle m'avait entraîné dans les rues de sa ville avec frénésie, en quête de temps, à la recherche de la vie, du mouvement. Je revoyais sa queue de cheval blonde flotter derrière elle tandis qu'elle me tirait. Je souris. Elle était désormis devant moi. Non plus en Italie, mais ici, chez moi. Non plus chez elle. La situation s'inversait. C'était elle désormais qui fuyait sa vie. Elle ne répondit pas à mes questions, mais je m'en foutais. N'essayes pas de parler, c'est bon, je comprends. Je lui souriais nouveau. Je ne réalisais pas ce qui se passait. Elle n'était pas un mirage, elle était bien réelle. Je pouvais sentir ses doigts entre les mains. Pourtant, pourtant, elle semblait sortir de nulle part. Elle semblait s'être échappée d'un monde, et avoir atteri dans le mien. Tout ira bien maintenant. Je l'entraînais jusqu'à un vendeur de smoothie. Sans que je n'ai le temps de réagir, elle m'offrit le mien. J'eus un sourire. J'avais oublié à quel point elle était généreuse. Je la voyais me regarder avec de grands yeux, et se demander si j'étais réellement là. Moi non plus je n'y croyais pas. Je voulais me frotter les yeux, jusqu'à être sûre de ne pas rêver. Mais je le savais. Elle était là. Je n'étais pas en mesure de voir les fantômes, quand bien même j'étais convaincue de leur existence. Je soupirais et passais une main dans mes cheveux apportant la paille de mon smoothie fraise à mes lèvres. Le liquide froid délia un peu les noeuds de ma gorge. J'avais du trop crier hier soir. Putain de soirée. Mais délicieuse gueule de bois. Je tournais la tête vers Lioba. « Yep, j'suis bien là. Ca remonte à loin tout ça... » Ma voix se fit plus faible. Du temps s'était écoulé depuis cette époque. J'avais changé, j'avais évolué. Je soupirais et fronçais les sourcils. Je plongeais mon regard dans celui de mon amie et demandais d'une voix douce : « T'étais où Lioba tout ce temps...? Pourquoi tu as cessé de me répondre? » Ce n'était pas un reproche, je voulais juste avoir des explications, de ce qui avait bien pu se passer dans sa vie pour qu'elle ne puisse plus me contacter. Je svais que cela ne pouvait pas être volontaire. J'en avais longtemps douté, mais sa réaction à nos retrouvailles me prouvait que je ne m'étais pas trompée : lorsque Lioba aimait, c'était de tout son coeur.
✻✻✻
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# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Jeu 13 Avr 2017 - 17:42 par Lioba Roy-Stozzi
Quand tes parents, à l’époque, sont venus te chercher dans les ruelles de Panerme, et qu’ils t’ont enfermé en asile, t’as laissé tout le monde. T’as laissé tous tes amis de l’époque, ton copain de l’époque, et tu les as jamais revus. Jamais. Parce que dès que t’es sortie, ça a été pour aller à Londres. Et que tes potes, t’as pas même pu leur dire au revoir. Mais Shiraz, Shiraz c’était encore différent, encore autre chose, encore pire un peu aussi. Parce que Shiraz, même avant d’entrer, tu savais qu’elle venait pas de là, tu savais pas d’où elle venait, mais évidemment pas de Palerme, pas d’Italie même. Et Shiraz, autant à l’époque, c’était une pote comme une autre, autant de la revoir maintenant lui donne une importance pour toi que tu pensais pas qu’elle aurait, jamais. Shiraz, quand tu l’as rencontré, t’avais envie de l’aider, de l’intégrer à ce groupe qui t’avait si facilement accueilli. T’avais envie de lui faire découvrir ta vie. Pas celle de château, l’autre, l’autre vie. La vie qui était vivable, la vraie vie. Alors c’est ce que t’avais fait, à l’époque. Et elle était partie, mais toi aussi. Et vous vous étiez séparés, et t’avais plus pû garder contact avec ta protégée aux cheveux châtain. Et c’est pas ce qui t’avait le plus emmerdé, dans cet asile de dingue, mais ça avait participé à cet isolement, à ces pleures et à ce dégoût que t’as ressenti pour ceux qui t’avaient arrachés à tes amis, à elle. Alors oui, de la revoir, là, à boire son smoothie à la fraise, ça te fait chaud au coeur. Et oui, tu pleures, à chaudes larmes. Parce que t’as pas besoin, avec elle, de te poser cette question de l’attache. Parce que t’es déjà attachée à elle, d’avant, de ton passé. Et puis, elle est cette once d’espoir qu’un jour, on retrouve ceux qu’on a perdu. Qu’un jour, même si tu t’es attachée à trop de monde ici, tu pourras les retrouver, plus tard, en Italie ou autre part. Tu prends une gorgée de ton smoothie banane-kiwi et tu la regardes, de tes yeux protecteurs, de tes yeux aimants. Parce que c’est comme ça que tu la vois, comme quelqu’un à protéger. Quelqu’un que tu aimes, que tu peux aimer sans barrière, sans hésitation. Et elle te répond, la belle Londonienne. Elle te confirme qu’elle est là. Si ça tenait qu’à toi, tu serais encore en train de lui passer la main dans les cheveux, pour le vérifier par toi-même. Si ça ne tenait qu’à toi, tu la prendrais de nouveau dans tes bras, parce que t’as besoin de la sentir là, pas juste de la savoir là. Ca remonte à loin tout ça, qu’elle dit, la Shiraz. Oui, ça remonte à loin, tellement loin. Mais tu l’as jamais oublié Shiraz. Et elle est fraîche dans tes souvenirs, comme le premier jour où tu l’as vu. Comme le dernier jour où tu l’as vu, aussi. Tu l’as jamais oublié, aussi loin que ce soit. Tu penses rapidement qu’il a du s’en passer des choses, dans sa vie à Shiraz, pour qu’elle pense que c’est loin. Pour toi aussi c’est loin, mais moins. Pour toi, c’est comme si c’était l’année dernière. Parce qu’avant ça, enfermé dans des murs blancs, c’est un peu comme un arrêt dans le temps pour toi.

Mais le manque, il était là. Quand t’étais enfermée, il était là. Et Shiraz, elle est sérieuse quand elle pose calmement ses prochains mots. Sa voix est douce. Si douce. “T'étais où Lioba tout ce temps...? Pourquoi tu as cessé de me répondre ?” Tu souris tristement. Shiraz, ma Shiraz, je suis tellement désolée. Tu prends une gorgée de plus de ton smoothie, essayant de calmer tes larmes, tes émotions. Tu peux pas lui parler de ça en pleurant, tu peux pas rendre ça plus affreux encore que ça ne l’était. Il faut pas qu’elle ressente ce que t’as ressenti. Alors t’essuyes tes larmes, et tu la regardes, la belle Shiraz, et tu prends sa main, et tu la poses sur la table, la tienne par dessus. Et t’inspires, et t’expires. Doucement, calmement, un médicament contre l’anxiété. Parce que ce que tu vas lui dire, elle va être la seule à le savoir à Londres. Tu lui souris, doucement, et bien sûr que t’as cette larme qui tombe sur ta joue avant que tu lui en parles, bien sûr. Cette traitre ne pouvait pas rester où elle était. “Je suis désolée Shiraz.” Et tu respires, tu prends une longue inspiration, une lente expiration. Tu sers un peu sa main, perdant ses yeux, regardant vos mains sur la table. Un signe qu’elle est là, que tu peux la toucher, la sentir. Qu’elle partira pas, t’espères. “Là où… Les contacts extérieurs, courriers, téléphones, c’était pas autorisé. Pas en hôpital psy.” Et tu baisses la tête. T’as honte quelque part, de les avoir laissé faire. De les avoir laissé t’emprisonner loin de tout, de tes amis. Loin d’elle, qui avait besoin que tu sois là.
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Shiraz M. Monroe + Lioba Roy-Stozzi

✻✻✻ Le temps avait passé depuis Cape Town. Depuis ce traumatisme qui m'était resté sur le coeur jusqu'à ce que le responsable vienne l'ôter par ses baisers. Tancredi m'avait manqué, et pour combler le vide que son absence laissait, je m'étais plongée dans la drogue. Alors que c'était la drogue qui nous avait mené à ce point de non retour. Je levais les yeux vers Lioba. Elle semblait trop belle pour être réelle. Pourtant, elle était bien là. Au delà de la voir, je la sentais entre mes bras. Aucun mirage ne pouvait briser à nouveau les élans de mon coeur, car je ne rêvais pas. Je souris. Parce que je n'étais pas capable d'offrir autre chose à cet instant. J'étais trop touchée. Trop émue qu'on me permette de retrouver un morceau de mon passé. Elle était à elle seule toute une période de ma vie. Elle était celle qui avait transfomé ma fragilité en soif de folie. De la déprime, j'étais passée à la soif de folie. Et la quitter avait été une toute autre déchirure. Je n'avais eut aucune envie de rentrer à Londres, mais ma famille n'était pas à Palerme. Et même si j'avais abandonné mon père et Basile sans un mot d'au revoir, j'avais toujours su que mon absence ne serait que temporaire. J'étais ainsi. Vagabonde. Partout et ailleurs à la fois. Je gardais toujours un pied à Londres, car j'y étais née, et j'y avais grandis. Mes racines restaient ancrées dans le sol. Mais retrouver Lioba, c'était retrouver une facette de moi que j'avais perdu. Je sirotais mon smoothie fraise, en tentant de me remettre de mes émotions. Le mal de crâne était toujours présent, mais ces retrouvailles semblaient l'avoir atténué. J'avais presque oublié la nuit que je venais de passer. Elle n'avait été qu'une camarade d'aventure lorsque j'étais à Palerme, mais partir et la perdre lui avait donné un statut plus important dans mon coeur. Car elle m'avait manqué, et je m'en rendais compte à cet instant. Maintenant que je l'avais retrouvé. J'avais de nombreuses fois pensé à elle. Je m'étais demandé comment les choses se passaient pour elle. Mais j'avais cessé d'essayer. J'e n'avais plus consulté son profil facebook. Je l'avais laissé devenir un fantôme du passé car je m'étais faite à l'idée que j'en sois déjà devenue un pour elle. Je bassais les yeux. Je lui demandais des explications, mais moi aussi j'en avais à donner. Je ne m'étais pas battue assez longtemps pour conserver cette amitié qui s'était tissée en si peu de temps. Son visage m'était resté, imparfait. J'avais fini par ne plus discerner distinctement ses traits. Elle n'était devenue qu'un ombre de mes rêves. Comme si elle n'avait jamais existée. Comme si je l'avais imaginée. Mais non, elle était réelle. Terriblement réelle. Je souris à nouveau. Mais mon sourire s'effaça, car elle n'avait pas cessé de pleurer. Et cette fois, de peine. Elle posa sa main sur la mienne, et se força à respirer plusieurs fois. Je cessais de boire et la regardais, inquiète. Je serrais ses doigts entre les miens et m'approchais doucement pour écouter ce qu'elle avait à me dire. Surprise, je renversais ma boisson et jurais. Fort heureusement, le couvercle l'avait retenue dans le gobelet. Je le redressais sur la table et pris, à mon tour, une longue respiration. Comment avait-elle pu finir en hp? Je la regardais, sourcils froncés. Sans comprendre. « Mais merde! Il s'est passé quoi? Ptain merde t'es pas folle pourtant. Je l'aurai remarqué... » Je me pris la tête entre les mains, quelques secondes, et poussais un long soupir. Puis je relevais à nouveau la tête vers Lioba. Je voulais savoir, je voulais comprendre. Je l'avais abandonné. Alors qu'elle aurait probablement eut besoin d'une amie dans cette épreuve. Je repris ses doigts entre les miens et les serrais à nouveau, doucement. J'étais là désormais, et je en comptais pas fuir cette fois. Je commençais à me dire que la drogue me jouait encore des tours, mais je chassais cette idée de ma tête. Tout était réel. Lioba était là. Et ses dires tout autant. Pourtant, je ne voulais plus y croire. Je préférais ne l'avoir jamais retrouvé et qu'elle n'ai jamais mit les pieds en hôpital psychiatrique. Je fermais les yeux. Mon coeur était à nouveau lourd. De remords. Et surtout de culpabilité.
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# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Lun 1 Mai 2017 - 19:33 par Lioba Roy-Stozzi
T’as aucune idée de ce qu’elle a vécu, Shiraz, depuis que t’as été enlevé à elle d’une façon plutôt atroce. Mais t’aimerais croire que c’était plus beau que ce que t’as vécu toi. T’aimerais te dire que Shiraz, elle a eu une belle part de vie de là bas à maintenant. Des moments heureux. Et t’es heureuse qu’elle t’aie reconnue dans un sens. Et dans un autre, pas du tout. Parce que t’as peur que ça veuille dire qu’elle a jamais tourné la page de ces moments, passés ensemble. Qu’elle a pas tourné la page de ces seringues, de ces liquides meurtriers qui vous faisaient tant de bien. Toi aussi, cela dit, tu te souviens d’elle. Et pourtant, pour avoir tourné la page, tu l’as tourné, cette page. Grace à l’hôpital, oui. Pas tes parents, ah non. Tes parents ont juste voulu marquer le coup. Oui, ils auraient pu t’envoyer en desintox, mais ça aurait pas marqué le coup. C’aurait été dommage de passer à côté d’une chance comme ça. De la chance de faire de ton cas un exemple pour toute la jeunesse de Palerme. Ah. La bonne blague. S’ils savaient à l’époque, comme ils s’en battaient les staeks, les jeunes de Palerme. Ils avaient toujours une aiguille dans le bras. Étaient incapable de discerner le Jeudi du Lundi, et le matin du soir. Et ils s’attendaient à ce que le départ de l’un des leur les choquent. Ils y connaissaient rien. Au mieux, tu t’dis que tes potes de l’époque, ils ont pensé que t’étais morte. Peut-être bien qu’ils le pensent encore après tout. Tu lui dis, que t’as été en HP, tu lui dis la vérité. Parce que Shiraz, tu refuses de lui mentir. T’as pas envie de mentir sur ta vie à quelqu’un comme elle. Quelqu’un qui compte vraiment. Quelqu’un de ton passé. Qu’est pas un fantôme. Donc non, tu lui mens pas, et tu lui dis la vérité, sans voile pour la cacher. Et ça fait mal, tu penses. Tu ressens un peu beaucoup de choses, mais beaucoup de honte. Parce que l’HP, c’est pour les gens pas biens dans leur tête. Avec un problème psychologique. Et c’était pas ta place. Et c’est pas comme si t’y étais resté quelques mois, ou un an, non. Non, tes parents friqués ont réussis à payer, à débourser pour que t’aies une chambre quasi permanente là-bas. T’as toujours le goût de la bouffe dégueulasse dans la bouche parfois.

Mais merde! Il s'est passé quoi? Ptain merde t'es pas folle pourtant. Je l'aurai remarqué...” Tu la vois, Shiraz. Tu vois qu’elle est celle qui souffre de cette nouvelle. T’as plus envie de pleurer, là, tout de suite. Parce que t’es plus dans le bonheur de l’avoir retrouvée. Là, tu penses que tu t’en veux. Là, tu penses que t’aurais peut-être pas dû lui dire. Que Shiraz, elle est peut-être fragile, peut-être plus que toi. Qu’elle pourrait penser des trucs faux, des trucs qu’il faut pas qu’elle pense. Elle pourrait penser que t’es folle. Elle pourrait penser que tu l’as laissé parce qu’en fait, tu devais te faire interner avec les dingues. Mais c’est pas ça. Sauf que Shiraz, elle a pas l’air de t’en vouloir, ou de penser que t’es folle. Shiraz, elle ressent autre chose, pense autre chose. Mais tu peux pas savoir quoi. Comment tu pourrais savoir ? T’es pas dans sa tête. Alors tu contournes la table haute sur laquelle vous êtes installées et tu lui prends la main. “Hey Shiraz, tout va bien. Mes parents ont déconné.” Tu souris. Ce sourire rassurant que tu veux pouvoir lui réserver. Parce que Shiraz, elle en a pas besoin. Et que ce sourire, il est pas faux. “Ils voulaient faire de mon cas un exemple. Et ils m’ont envoyés là bas alors qu’ils auraient dû m’envoyer en desintox. Tout. Va. Bien. Je. Je vais bien.” Tu passes ton autre main dans ses cheveux, parce que t’as besoin de confirmer tes dires. Parce que t’es là maintenant. Que t’es une Lioba qui va bien. Qui a pas retouché à tout ça depuis sa sortie, et qui compte pas recommencer. Et que Shiraz, faut qu’elle sache que tu vas bien. “Et toi Shiraz ? Comment tu vas ?” Tu lui souris, et t’attends. Parce que quelque part, t’as peur. Dis moi que tu vas bien, Shiraz. Dis moi que ta vie est belle et que tu vis entourée de gens qui t’aiment comme moi je t’aimais à l’époque.
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# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Lun 1 Mai 2017 - 21:37 par Shiraz M. Monroe
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✻✻✻ En revenant à Londres, j'avais éprouvé l'étrange sensation de ne pas être revenue entière. Je m'étais imaginée, morcekée à travers le monde, là où j'avais foulé la terre à la recherche d'évasion. A la recherche d'autre chose. Je n'avais plus supporté les rues étroites de Londres, et sa grisaille. Et la pluie. Et la possibilité de croiser celui qui m'avait brisé. J'avais eut peur, j'avais craint ces retrouvailles non désirées, alors je m'étais enfuit. Là où je n'aurai jamais pu le recroiser. Et j'étais tombée sur Lioba. Parfois, j'avais rejoint Alistair. D'autres fois, j'avais vagabondé seule. Sans retenir de prénoms, sans retenir de visage. J'avais juste erré, avec la soif de voir encore plus. De découvrir encore plus. Et lorsque j'avais ressenti la manque de ma ville natale, alors j'étais revenue. Et je m'étais terrée, dans mon appartement de Soho. Comme mort aux yeux du monde. Je ne saurai dire combien de temps j'ai voyagé, car j'étais trop défoncée. Trop défoncée pour avoir la notion du temps. Je sais quand a eut lieu l'incident, mais les mois suivants furent troubles. Les deux années suivantes le furent. Car Tancredi n'était pas là pour m'éclairer, pour me guider. La plupart du temps, j'avais souffert. Mais restait tout de même des instants de pur bonheur. De légèreté. Mes souvenirs à Palerme en faisaient parti. Je levais les yeux vers Lioba alors qu'elle venait me prendre les mains. Elle me rassurait, et malgré ma réticence, je finis par la croire lorsqu'elle m'affirma que tout allait bien. Je tapais doucement sur la table et râlais : « Putain c'est con les darons. » Je ne parvenais pas à y croire. Je ne parvenais pas à croire que ses parents puissent l'avoir fu en hôpital psychiatrique pour servir d'exemple. Elle n'était pas une bête de foire, ni même un cobaye. On ne tentait pas de nous comprendre, on n'essayait pas de savoir les raisons de notre oubli dans la drogue. On mettait de côté, tout de suite. La drogue n'était pas un vice, c'était un refuge. Nous nous y étions perdus car nous n'avions rien trouvé d'autre auquel nous raccrocher. Je soupirais, et passais la main dans mes cheveux. Je regardais Lioba et me figeais. Si moi, j'allais bien. C'était une bonne question. Dans l'immédiat, j'allais bien. J'étais heureuse et amoureuse. Mais je m'emmerdais. Incroyablement. J'avais envie de nouveauté, j'avais envie de ne jamais perdre la motivation. Je ne voulais plus avancer. En tout cas, pas avec Tancredi. Je désirais revenir en arrière, perdre quelques années alors que lui envisageait la demande en mariage. Je ne voulais pas me marier, je ne voulais pas être adulte. Être mère. Je voulais rester Max, à jamais. Une gamne dans un corps de lutin. Mais personne ne pouvait réaliser mon souhait. J'étais contrainte au temps, et Tancredi encore plus. « Ca va. J'me fais chier dans ma vie, mais bon... » C'était terrible. Je n'avais que vingt-trois ans, et plus aucun objectif. J'avais déjà tout. Le travail. L'amour. La stabilité, la reconnaissance. Bientôt, j'allais vivre à travers des gosses. Des gosses qui allaient me voler ma jeunesse, mon existence. Et j'allais les aimer, car le sang y contraint, à cet amour. J'allais cesser d'être moi, et rien ne pouvait me sauver de cela. Je relevais les yeux vers mon amie. Oui, Palerme me manquait. Mais là Max de cette époque aussi. Je voulais avoir la force d'être seule. Je voulais avoir la force de quitter Tancredi, pour m'empêcher de vieillir. Mais je l'aimais trop. Et je ne m'aimais pas assez sans lui pour cela. J'étais condamnée.
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# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Mar 2 Mai 2017 - 21:49 par Lioba Roy-Stozzi
Putain c'est con les darons.” Si seulement elle savait à quel point. Tu doutes pas que Shiraz, elle a eu des problèmes avec ses parents. Enfin t’en sais rien. Et peut-être que tu devrais lui demander. Parce que t’aimerais bien trouver quelqu’un avec qui parler de ça. Avec qui parler des parents, des relations difficiles. Puis les autres, ils peuvent avoir des problèmes avec leur parents tant qu’ils veulent, t’as l’impression que ce sera jamais aussi mauvais que toi. Parce que t’as ce côté un peu martyr. Mais aussi parce tes parents, faut avouer qu’ils auraient jamais dû le devenir, parents. Ils sont pas fait pour ça. Oh Lioba, si seulement tu savais… À quel point ils ont pas l’étoffe d’être parents. A quel point, eux, parents, c’est ironique, cynique presque. Mais Shiraz, tu dois la rassurer. Shiraz, tu dois lui dire que tout va bien. Parce sur ce point là, oui, tout va bien. T’es pas réconciliée avec tes parents, tu le seras jamais. Un jour, tu devrais retourner à Palerme, ce jour là, t’aviseras. Et ce jour là, ça ira plus. Mais ce jour là est loin. Et ce jour là, t’as même pas encore envie de l’imaginer, d’y penser. Surtout maintenant que tu viens de retrouver Shiraz, la belleS Shiraz. Et t’as pas envie d’avoir à la quitter une nouvelle fois. Vraiment pas. Mais ça arrivera un jour. Alors tu lui souris, et tu restes là, à ces côtés, pour la rassurer, pour lui dire que tout ira bien. Qu’elle ne doit pas s’inquiéter pour toi. T’es un grande fille, tu sais te gérer toute seule. Et la première preuve de ça, pour toi, c’est que t’as pas repris. Et tu veux pas reprendre, t’es pas tentée. T’as l’impression que tu le seras jamais, tentée. De reprendre tout ça. Parce que c’est mauvais pour toi, oui, tu le sais. Et c’est contre productif. Si tu veux pouvoir vivre une vie, plus ou moins comme tu le veux, au moins un minimum libre, tu peux pas retomber là dedans. Parce que ça, en soit, c’est déjà un prison. C’est s’enfermer dans un rituel destructeur. Et tu peux pas être libre en étant accro à quelque chose. En soit, l’addiction et la liberté, c’est déjà deux choses contraires.

Alors oui, Shiraz tu la rassures. Sans penser à tout ça. Et tu lui demandes ensuite, comment elle, elle va. Parce que t’as besoin de savoir qu’elle va bien. Et t’as peur qu’elle te réponde “non”. T’as pas envie qu’elle aille mal. Parce que c’est Shiraz. Et que t’as l’impression que si elle va mal, ça jouera sur ton moral, que t’iras mal, toi aussi. Et puis, Shiraz, elle peut pas aller mal. Elle a vécu trop de trucs. Tu veux pas qu’après tout ce qu’elle a vécu (ou tout ce dont t’es au courant du moins), elle aille encore mal. Parce Shiraz, elle fait partie de ces personnes que tu connais qui méritent d’être heureux. Julina, Goliath, elle. Kylian aussi. Ils méritent d’être heureux. “Ça va. J'me fais chier dans ma vie, mais bon...” Pourquoi ? Elle devrait pas. Elle est jeune, tellement jeune, elle devrait pas s’emmerder autant. Elle devrait pas se “faire chier”. Mais tu souris. Parce que tu comprends quelque part. Tu sais pas ce qu’il se passe dans sa vie, mais si il se passe rien, c’est normal. Toi, t’as pas arrêté de bouger depuis ton arrivée à Londres. Des nouveautés, des rencontres. Et de passer d’un enfermement complet à ça, forcément, l’ennui est jamais de mise. Mais si sa vie, à Shiraz, elle est calme, tu comprends. Même si ça veut pas dire que t’es d’accord avec cette idée. Ou que cette idée te plait, oh non, loin de là. Alors Shiraz, tu la regardes. “Au moins tu vas bien. Et puis, tu pourras toujours trouver un moyen de plus te faire chier, j’en suis sûre. J’te fais confiance pour ça.” Tu vas te rasseoir du côté de la table et tu continues de siroter ton smoothie en regardant les environs. Ca fait du bien d’être ici, avec elle.
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