Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Version #22 !
LC vient d’enfiler sa 22ième version, dont vous trouverez tous les détails par ici.
La chasse aux fleurs.
Une chasse aux fleurs est en cours où mêmes les allergiques peuvent jouer. Plus d'infos.
On a besoin de vous !
Si vous avez des idées, des suggestions ou autre à nous faire par quant à l’intégration sur le forum, rendez-vous par .
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.



Partagez|

Past strikes back (lioba)

avatar
Modératrice
Modératrice
» Date d'inscription : 10/01/2016
» Messages : 741
» Pseudo : .KENZO (louise)
» Avatar : teresa oman
» Âge : vingt-trois ans depuis le douze septembre.
» Schizophrénie : kenzo a. armanskij (k. scodelario) ; solal d. b. fitzgerald (m. mcmillan) & charlie o. maas-cahill (f. gustavsson)
# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Dim 14 Mai - 16:25 par Shiraz M. Monroe
Past strikes back
Shiraz M. Monroe + Lioba Roy-Stozzi

✻✻✻ J'avais eut de la chance, au fond. Tous ceux que je connaissais avaient eut des différents avec leurs parents, ou leur frères et soeurs. Et pour moi, tout allait bien. Je ne m'étais jamais fâchée avec mes parents. Nous avions étées heureuses Basile et moi. Des gamine aimées inconditionnellement par nos parents. Ils nous avaient compris, nous avait laissé nous épanouir dans ce qui nous plaisait, et nous avait toujours soutenu. Mais maman était morte, et aujourd'hui, c'était compliqué de revoir mon père. Sans qu'elle ne soit là. Il était resté amoureux d'elle, et probablement l'aimerait-il toute sa vie. Je ressemblais trop à elle, il l'aimait beaucoup trop. Alors nous nous contentions d'appels, chaque semaine. C'était plus facile que de se voir. Et même si aujourd'hui ma relation avec ma grande soeur était compliquée suite à ce qui s'était passé avec Tancredi, nous restion une famille. Nous restions soeurs. Lioba n'avait pas connu cette chose. J'avais eut de la chance car même si la mort avait emporté le pilier de notre famille, nous avions été heureux ensembles. Le parfait petit foyer Londonien. Des parents aimants, des filles talentueuses. Je souris tristement. Car Lioba, elle, avait fuit sa famille. Elle était seule désormais, seule à Londres sans aucun repères. On l'avait enfermé sans raison aucune. Elle en avait chié sans jamais le mériter. Elle était née dans la mauvaise famille. Elle était bien trop pure pour eux. Bien trop réelle. Je soupirais et sirotais à nouveau mon smoothie. Nous avions tous des parcours différents, des blessures différentes. Mais le résultat était le même. J'étais cassée. Elle était cassée. Nous l'étions tous un peu, et nous ne pouvions enlever la souffrance des autres, mais l'on pouvait l'alléger. Elle me demanda comment moi j'allais et je répondis simplement. J'me fais chier, ouais. Parce que tout est déjà tracé, tout est déjà trop ranger. J'veux pas grandir. Je voulais redevenir insouciente, je voulais profiter de l'instant présent. Je voulais revenir en arrière et recommencer certaines choses. Retrouver ma mère et redevenir sa petite fille. Je voulais retourner à Palerme et convaincre Lioba de partir avec moi. Pour ne jamais avoir à être enfermée dans un hôpital psychiatrique. Mais je ne pouvais contrôler le temps, malheureusement. « Ouais... J'espère bien. Faut que je passe des castings. » Je soupirais en passant une main dans mes cheveux. Quelle ironie. J'étais au sommet, j'avais réussi, mais j'étais lasse désormais. Je n'avais pas assez vécu. J'avais besoin d'échouer encore pour me rendre compte de ce que je possédais. Je ne me sentais pas prête. A rien. La vie qui se tracait doucement devant moi ne m'enchantait pas. Je voulais rester enfant, mais je grandissais trop vite. Mariage. Enfant. J'eus un frisson. J'aimais Tancredi, mais je n'étais pas prête. Alors que lui, avait encore la bague, achetée il y a deux ans, cachée dans ses chaussettes. Je le savais. Il ne s'en était jamais débarassé, et j'avais peur qu'un jour, il finisse par la ressortir.
✻✻✻
CODES © WICH WITCH
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 16/03/2017
» Messages : 525
» Pseudo : bermudes.
» Avatar : lili reinhart.
» Âge : 23 yo.
» Schizophrénie : kiddie, la licorne.
# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Dim 14 Mai - 20:41 par Lioba Roy-Stozzi
T’aimes pas l’idée que Shiraz, elle s’emmerde dans sa vie. Ta vie à Londres, elle tient qu’à un fil, et tu sais pas combien de temps tu pourras y rester. Alors quelque part, t’as l’impression que si les gens vont mal, ça va gâcher tes p’tites vacances. Et puis Shiraz… Shiraz, t’as pas envie qu’elle soit comme ça. Shiraz, elle a ton âge, mais Shiraz a tellement de possibilité, elle peut vivre tellement de choses, que ça te tue qu’elle te dise ça. Pourquoi passer du temps précieux à s’emmerder. Faut qu’elle fasse quelque chose. Pour toi, c’est pas possible autrement. Pourquoi tu souris, parce que t’as pas envie de lui à quel point sa réponse te déçoit. Pas d’elle, non, de son potentiel gâché. Du fait qu’elle essaye peut-être pas de plus s’ennuyer aussi. T’en sais rien, ça fait trop longtemps que tu l’as pas vu. Mais si elle essaye, elle essaye manifestement pas assez. Alors tu dis ce qui te passe par la tête. C’est ce que tu penses, mais pas tout ce que tu penses. C’est pas réellement lui mentir. Juste pas tout lui dire. Et c’est pas plus mal. Tu viens de la retrouver, et malgré que ton côté donneuse de leçon, tu l’aimes bien, mais pas là, pas maintenant. Tu lui dis que ça va s’arranger aussi. Pas que ce soit un total mensonge là aussi. Mais faut qu’elle agisse pour ça. “Ouais... J'espère bien. Faut que je passe des castings.” Ouais, c’est une façon de faire. Pourquoi pas. Mais toi, tu penses que peut-être, elle devrait faire autre chose aussi. Parce que Shiraz, elle a tellement de possibilité. Shiraz, elle peut faire tellement. Tellement mieux. Pas que t’es un problème avec le métier d’actrice, mais t’adores pas forcément ça non plus. Particulièrement que c’est un truc d’enfant. Parce qu’il y a cette possibilité qu’elle continue par habitude, ou parce qu’elle est bloquée par ça. Et t’aimes pas l’idée que Shiraz soit bloquée par quelque chose, par quelqu’un, par quoique ce soit, par une raison X, un truc Y. Alors tu sirotes ton Milkshake, et tu le finis. Tu lui souris et tu la laisses là, en plan, avec un sourire, pour retourner t’en acheter un. Et ton sourire, il s’efface devant l’homme devant toi. Tu le regardes sans le voir, tu le payes sans faire attention à lui. Tu l’ignores quand il souhaite te rendre ta monnaie. T’as assez de fric, que les gens du peuple le garde. Tu l’aimes pas cet argent. Tout ce qui vient de ta famille, t’aimes pas. L’argent, bien qu’utile, en fait partie.

Alors oui, qu’il le garde, cet argent. Tu reviens vite vers Shiraz avec deux nouveaux Milkshake. T’en déposes un à côté d’elle. “Au cas où” que tu lui lances en souriant. Et tu recommences à siroter. T’es heureuse de la revoir, c’est pas là, la question. Mais le temps, toi, tu trouves qu’il commence à se faire long. Alors tu regardes le ciel et après ta contemplation, tu retournes tes yeux vers ton amie. “T’habites loin ? Tu veux que je te raccompagne ?” Et tu souris. Parce que rester trop au même endroit c’est pas bon. Parce que t’as peut-être pas longtemps à passer à Londres, et tu veux voir le plus de choses possibles avant d’avoir à partir. Et pas rester bloquer. Jamais. Au même endroit.
past strikes back
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Modératrice
Modératrice
» Date d'inscription : 10/01/2016
» Messages : 741
» Pseudo : .KENZO (louise)
» Avatar : teresa oman
» Âge : vingt-trois ans depuis le douze septembre.
» Schizophrénie : kenzo a. armanskij (k. scodelario) ; solal d. b. fitzgerald (m. mcmillan) & charlie o. maas-cahill (f. gustavsson)
# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Ven 2 Juin - 18:32 par Shiraz M. Monroe
Past strikes back
Shiraz M. Monroe + Lioba Roy-Stozzi

✻✻✻ Les souvenirs, pourtant chose abstraite, chose qu'on ne peut toucher et tenir entre nos mains, avaient le pouvoir de nous détruire. De nous briser, de nous atteindre bien plus que les coups. Car malgré nous, nous ne les oublions jamais. Ils restaient en mémoire, disparaissaient quelques temps pour ressurgir au moment venu. Plus intensément, avec plus de force et de fracas. L'ironie dans l'histoire, c'était qu'il était toujours plus dur de se souvenir des souvenirs heureux, mais plus difficile d'oublier les souvenirs douloureux. Je regardais et j'affichais un léger sourire en coin. En vérité, je ne voulais pas oublier ce qui m'avait touché. Je voulais continuer de me remémorer mes échecs afin de ne plus les reproduire. J'avais appris de mon malheur, ou du moins, mon malheur m'avait fait changé, m'avait fait grandir. Prendre conscience de certaines choses. Aujourd'hui, ma vie était rentrée dans l'ordre. J'avais retrouvé Tancredi, j'avais arrêté la drogue. Mais quelque chose n'allait toujours pas. J'étais sans cesse en quête de nouveauté, mais à force de toujours la chercher, j'avais fini par faire le tour. Plus rien n'était nouveauté, et la nouveauté elle-même ne l'était plus. J'attrapais ma paille et commençais à faire des ronds dans le fond de mon gobelet. J'avais beau approcher du quart de siècle, j'étais restée une enfant, et il me semblait impossible que je perde mon innocence. J'étais Peter Pan au féminin. Je vivais dans un monde imaginaire dont j'étais reine. J'aspirais à la liberté, à la fantaisie, à l'inconscience. Je me foutais des règles et des conventions. Ce que je désirais, c'était vivre, inspirer chaque bouffée d'air comme si c'était ma dernière. Je ne voulais plus avoir les pieds sur Terre. Je ne voulais plus agir en fonction de ce qui était mieux. Je voulais agir en fonction de ce qui me rendait heureuse, moi, et personne d'autre. Parce qu'on avait beau dire, même si notre existence est accompagnée des autres, on meurt seul. La douleur, nous sommes les sommes à la ressentir. C'est notre corps qu'on quitte, notre vie, notre famille. Je fixais la main de Lioba tandis qu'elle payait et je haussais les épaules. Entre gosses privilégiées, il n'y avait pas de discussion à avoir. D'une traite, je terminais mon smoothie à la fraise et me relevais. La tête me tourna et je restais quelques secondes immobiles afin de reprendre mes esprits. Je fronçais les sourcils, insultant intérieurement l'abruti qui avait glissé sa pilule dans mon verre. A contre cœur, j'avais replongé dans mon pire cauchemar, mais le lendemain semblait plus doux que ce à quoi je m'étais attendue. Parce que je n'avais plus envie. Je n'avais plus envie de retomber dans la drogue. La voix de Lioba me sortit de mes pensées et je relevais la tête vers elle. « Nan c'est à 15mn à pied environ. Ouais vas-y viens comme ça tu connaîtras le chemin. » J'attrapais mes sacs de course et commençais à marcher lentement sur les trottoirs d'Oxford Street. J'avais envie de lui dire, à Lioba, que j'avais arrêté de prendre des merdes. Mais qu'hier soir, j'avais replongé à contre cœur. La vérité, c'est que je ne faisais pas attention. Trop naïve, j'accordais ma confiance au monde entier et ne me méfiais jamais. J'étais toujours une gamine, et mes erreurs avaient fini par se concrétiser. Je posais ma main sur mon front et soupirais. « Putain la gueule de bois de merde quoi ! » Râlais-je en avançant doucement. Je tournais la tête vers Lioba et grimaçais. Les gueules de bois, elle aussi ça la connaissait. Combien de fois avions-nous décuvé ensembles dans les rues de Palerme ? Comme le reste, j'avais fini par oublier. Car même si sur l'instant l'estomac tentait de rejoindre le cerveau et le cerveau de s'échouer dans les talons, ces souvenirs restaient des bons souvenirs. Et les bons souvenirs finissent toujours par s'en aller.
✻✻✻
CODES © WICH WITCH
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 16/03/2017
» Messages : 525
» Pseudo : bermudes.
» Avatar : lili reinhart.
» Âge : 23 yo.
» Schizophrénie : kiddie, la licorne.
# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Sam 3 Juin - 14:27 par Lioba Roy-Stozzi
Dans cette envie de bouger, tu t’dis que ce serait pas une si mauvaise idée de la raccompagner chez elle, Shiraz. T’as pas vraiment envie que vous vous sépariez déjà, mais si le temps le veut, c’est pas toi qui le refuseras. Le seul truc, c’est qu’au moins, si un jour tu fais plus confiance au destin, tu sauras à quelle porte frapper pour te rendre heureuse, un peu au moins, de nouveau. Parce qu’elle est belle, Shiraz, et qu’elle te rappelle Palerme, avec son visage et ses cheveux au vent. Et que Palerme, tous les souvenirs sont pas bons, de Palerme. Mais elle, et la bande de gus des rues, eux, c’est des bons souvenirs. Les meilleurs, souvenirs. Et elle est là, elle, pas en souvenir, pas sur une toile, juste elle, en chair et en os, devant toi. Et t’as chialé plus tôt oui, parce que c’est normal. Parce que tu pensais que la meilleure période de ta vie était terminée, et qu’avec elle, t’as l’impression qu’elle pourrait reprendre. Pas comme avant, pas aussi débauchée. Tu retoucheras pas à la drogue par exemple, ça c’est clair. Mais juste en souvenir des nuits, passées à errer dans les rues les plus sombres de Palerme. En souvenir des fous rires et des délires. Juste ces souvenirs là. Ces souvenirs que t’oublieras jamais. Ces souvenirs que t’essayerais même de les oublier, tu pourrais pas. Parce que toi, Lioba, tes souvenirs, ils sont peint. Sur des toiles. Chaque souvenir a une toile. Et celle du souvenir de Shiraz, il y a beau avoir des aiguilles, des bouteilles cassées, une ruelle sombres et dégueulasse. La toile de Shiraz, elle est colorée, et malgré tout ça, malgré la merde, elle donne cette sensation de chaleur. Cette sensation que Shiraz, c’était cette personne, à cette époque, qui pour toi, était la chaleur dont t’avais besoin, quand le monde autour de toi, il était si, si froid. “Nan c'est à 15mn à pied environ. Ouais vas-y viens comme ça tu connaîtras le chemin.” T’hoches la tête. T’aimes l’idée même qu’elle pense comme toi. Oui. Cette phrase, elle dit cette chose, cette chose que t’espérais qu’elle dise, Shiraz. Lioba, on se reverra. Tu serais plus du genre à dire que tu l’as retrouvé, que maintenant que c’est fait, t’es certaine de ne plus la quitter. Jamais. Mais ça, c’est des conneries. Du baratin. Des mensonges. Et c’est des mensonges que ça te ferait du mal d’avoir à dire. Tu veux pas lui mentir, à Shiraz. Et pour autant, t’es loin de vouloir lui dire la vérité.

Tu chopes ton smoothie, et vous commencez à marcher. Doucement. Côte à côte. Et c’est silencieux. Ca te dérange pas, que ce soit silencieux. Loin de là. T’aimes bien être juste avec elle, là, tranquillement. A marcher. Ca te rappelle des bons souvenirs, justement. Ceux de Palerme, de l’époque. Où t’étais dans cette impression que t’étais libre. Aujourd’hui, c’est plus le cas. Aujourd’hui, t’as l’impression d’être en sursis. C’est ça, le soucis. “Putain la gueule de bois de merde quoi !” Tu la regardes, et tu rigoles. C’est vrai qu’elle a pas l’air super, la Shiraz. Tu veux pas te moquer d’elle, mais t’as ce rictus un peu moqueur mine de rien, qui allonge soudainement ton visage. “T’as essayé le remède avec les œufs crus ?” Et tu rigoles, de nouveau, fière de ta connerie. C’est dégueulasse ce remède, et toi, t’es persuadée qu’en plus de ça, il marche pas. Mais rien que d’imaginer des œufs crus dans un verre et la possibilité même de devoir les boire, ça te donne envie de vomir. Et t’as trouvé ça normal, très drôle, de lui sortir ça comme ça. Naturellement.
past strikes back
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Modératrice
Modératrice
» Date d'inscription : 10/01/2016
» Messages : 741
» Pseudo : .KENZO (louise)
» Avatar : teresa oman
» Âge : vingt-trois ans depuis le douze septembre.
» Schizophrénie : kenzo a. armanskij (k. scodelario) ; solal d. b. fitzgerald (m. mcmillan) & charlie o. maas-cahill (f. gustavsson)
# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Dim 4 Juin - 20:31 par Shiraz M. Monroe
Past strikes back
Shiraz M. Monroe + Lioba Roy-Stozzi

✻✻✻ L'amitié n'était pas chose facile. Ca se cultivait, la confiance se gagnait, ça s'entretenait. Des potes, j'en avais des dizaines. J'étais rarement seule car j'avais toujours été populaire. J'avais été celle avec qui les gens voulaient traîner, la personne auprès de qui on voulait briller, alors que ce que je voulais moi, c'est qu'on me considère comme quelqu'un de normal. Mais j'avais été naïve d'y croire, j'avais été naïve de penser que les gens pouvaient laisser de côtés mon style de vie et mes accomplissements, car à leur place, je n'aurai pas agis differemment. J'avais beau vouloir et prétendre être comme tout le monde, ce n'était pas le cas. Car tout le monde ne fréquentait pas les plateaux de tournage, tout le monde ne finissait pas placardé sur des affiches géantes en pleine ville, tout le monde n'était pas adulée de milliers de fans. Alors, à force de me sentir utilisée, j'avais finis par faire le tri. Par apprendre à faire le tri. Je n'accordais ma confiance qu'à ceux qui montraient un intérêt neutre à mon égard. Mes amis étaient ceux qui étaient capables d'oublier que chaque année, je grimpais les marches des festivals et des concours. C'était ceux qui trop habitués à fréquenter mes toilettes, en avaient oublié les trophées minables des chaînes télévisées d'adolescentes qui surplombaient le placard à PQ. Lioba avait toujours sur quel était mon occupation, et ça n'avait jamais changé les choses entre nous. Peut-être était-ce déjà pour cela, que je l'avais considéré comme importante à mes yeux. Et puis ces instants passés à Palerme m'avaient marqué à vie. Ca ne s'oubliait pas ces choses là. Il me paraissait donc évidement que ces retrouvailles débouchent sur d'autres retrouvailles. Le temps et la vie nous avait séparé, mais désormais, nous n'avions aucune occasions de continuer chacun de notre côté. Nous avions été ensembles à Palerme, alors nous étions ensembles ici aussi. Pendant plusieurs semaines, on s'étaient nourries des forces et des faiblesses de chacunes, pour sourire un peu, pour pleurer un coup, pour oublier un temps. On avait déconné, mais quelque part, on avait fini par s'en sortir après avoir enchaîné les échecs. On quitta la terrasse et on reprit notre marche. A vrai dire, j'avais besoin de mouvement : lorsque je restai immobile, je sentais le monde tourner autour de moi, et les nausées s'emparer de moi. Lentement, j'entraînais Lioba en dehors des longs trottoirs bondés d'Oxford Street et rejoignais les petites ruelles. Ce serait plus calme par ici. Moins silencieux. Je râlais puis ris à la réponse de Lioba. Je la poussais doucement et répondis d'un air dramatique : « Nan mais tu sais bien que j'ai tout essayé! » j'en plaisantais, mais au fond c'était pour éviter d'avoir à lui dire ce qui s'était passé la veille. Ca n'avait pas été de ma faute, mais j'avais tout de même kiffé une bonne partie de ma soirée. Je ne voulais pas la décevoir, pas maintenant alors que nous venions de nous retrouver. Je continuais donc de marcher en silence et me tournais alors vers elle : « Et t'habites où toi du coup? » J'espérai qu'elle n'habite pas trop loin, afin qu'on puisse se voir régulièrement. Je ne voulais plus la perdre de vue.
✻✻✻
CODES © WICH WITCH
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 16/03/2017
» Messages : 525
» Pseudo : bermudes.
» Avatar : lili reinhart.
» Âge : 23 yo.
» Schizophrénie : kiddie, la licorne.
# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Mer 14 Juin - 20:33 par Lioba Roy-Stozzi
Lioba, t’es jamais sûre de rien. Mais en ce moment si. Depuis que t’es sorti de l’hôpital, depuis que t’es partie à Londres, y’a une chose dont t’es sûre. C’est que tu ne veux pas repartir. Que tu le devras, mais que tu ne le veux pas. C’est déjà ça de pris. Il y avait bien ds époques où tu ne savais pas non plus ce que tu voulais. Ca a probablement commencé à changer quand tes parents t’ont présenté l’autre Timeo en te disant qu’un jour, tu deviendrais sa femme. Et rien que l’idée de partager ta couche avec lui t’avais répugné. Et ce jour là, t’avais dit : je le ferais pas. C’est ce jour là où t’as commencé à comprendre ce que tu voulais. Pas à faire ce que tu voulais, non. Mais à le comprendre. Comprendre tes désirs, tes envies. Comprendre tes limites par rapport à tes parents. Comprendre que certains trucs, c’est juste non. Mais que ces trucs, c’est obligatoirement oui. Et aujourd’hui, c’est un jour comme ça. Toi, t’aimerais pouvoir rester à Londres, plus jamais partir. Mais la réalité est différente de ce que tu souhaites, comme d’habitude. Ta réalité est blessante pour toi. Ta réalité est déprimante, presque.

Et y’a Shiraz. Et Shiraz, t’as envie de lui sourire jusqu’à ce que ce ne soit plus possible. T’aimerais lui sourire jusqu’à ce que mort d’en suive, qui sait. Du moment que tu peux lui sourire. Que tu peux rester avec elle, retourner quand tout était plus beau, plus simple. Quand t’étais vraiment, vraiment libre. Avant que tes parents n’interviennent dans ta vie de junkie. Tu regrettes pas vraiment de plus en être une, de Junkie, mais très sincèrement si, presque. C’était bien à l’époque. Et même si tu risquais de mourir le lendemain, au moins, tu vivais.

Là, c’est différent. Tu parles à Shiraz, et tu trouves ça drôle de l’embêter un peu. C’est drôle, toujours drôle, de se moquer des gens qu’on apprécie. Tu lui souris à Shiraz. T’insistes pas sur sa gueule de bois. Elle en reparlera si elle le veut. “J’habites avec ma grand mère et ma cousine. A Brixton.

Vous continuez à marcher quelques secondes. “Tu m’as vraiment manqué Shiraz. On est bientôt arrivées ?

T’as pas envie de partir loin d’elle. Mais t’as étrangement envie de peindre, de dessiner, de faire quelque chose pour être sûre de jamais, oh non jamais, oublier ce moment. Cette rencontre. Ces retrouvailles. Tu espères que tu pourras les revivre, mais juste au cas où, t’aimerais pouvoir les mettre sur toile. Les colorier. Les rendre vivantes. Tu la vis, oui. Mais… Mais c’est différent, trop différent. Tu voudrais aussi pouvoir t’en souvenir tellement longtemps, tellement après que ce moment soit passé. Alors que tu le fasses maintenant ou non, il faudra, avant cette nuit, que tu peignes. Et tu passeras ta nuit à peindre s’il le faut.
past strikes back
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Modératrice
Modératrice
» Date d'inscription : 10/01/2016
» Messages : 741
» Pseudo : .KENZO (louise)
» Avatar : teresa oman
» Âge : vingt-trois ans depuis le douze septembre.
» Schizophrénie : kenzo a. armanskij (k. scodelario) ; solal d. b. fitzgerald (m. mcmillan) & charlie o. maas-cahill (f. gustavsson)
# Re: Past strikes back (lioba)
message posté Mar 20 Juin - 14:48 par Shiraz M. Monroe
Past strikes back
Shiraz M. Monroe + Lioba Roy-Stozzi

✻✻✻ Mêmes les familles les plus heureuses explosaient. Les frères Monroe étaient des pères aimants et qui croyaient en leurs enfants. Mais mon père sans ma mère n'était plus grand chose selon lui, et mon oncle avait fondé trop d'espoir sur son aîné. Nous étions tous bousillés, Basile, Zola, Eli, Camila et moi. Nous avions chacun vécu quelque chose qui nous avait éloigné des autres. Il y avait eut des alliances, Zola et moi. Eli et Basile. Mais nous demeurions tout de même seuls avec nos soucis. Je n'avais jamais osé parler de Cape Town à Zola, justement parce que cela risquait de briser son amitié avec Tancredi, mais aussi parce qu'il n'aurait pas supporté de savoir sa petite cousine malheureuse ainsi. Il n'aurait pas supporté. Il avait déjà beaucoup trop de choses à supporter. Toutes les familles étaient détraquées, parce qu'on ne choisit pas sa famille, et malgré nos apparentes ressemblances, nous sommes tous différents et nous prenons les évènements de la vie de manière différente. Basile avait mieux supporté le décès de maman que moi. Mon père lui-même semblait l'avoir un peu mieux supporté avec le temps. Mais moi, même après deux ans, je ne parvenais toujours pas à me rendre dans la maison dans laquelle j'avais grandis à ses côtés. Quelque chose m'en empêchait. La peur me tétanisait à l'idée de revenir quelques années en arrière mais seulement pour quelques heures. Des heures creuses, différentes. Parce qu'on en ressucite pas les morts, quant bien même on le désire fortement. J'avais longtemps espérer y retrouver le fantôme de ma mère, mais de toute évidence, elle était passée dans l'au delà. Elle n'était pas morte à la maison. Elle était morte seule, brûlée par les flammes qui avaient embrasé sa voiture. Un accident vulgaire. Une mort terrible. Imprévisible. Je relevais les yeux pour regarder les gens devant nous. L'existence était faite de nombreuses déceptions; mais parfois on avait le droit à des surprises. Lioba en était une, et elle n'était pas à prendre à la légère. Je savais que ces retrouvailles étaient une seconde chance. Une seconde chance de retrouver ce que j'avais perdu à force de m'accrocher aux endroits que j'avais visité, à force de m'y perdre pour oublier ma cruelle vérité. Il ne fallait jamais refuser l'aide de la chance, car elle ne se pointait pas toujours. Ma mère n'en avait pas eut. Lioba non plus. Moi non plus ce soir là. Mais aujourd'hui c'était une seconde chance pour nous deux, pour cette amitié qui était née de la souffrance. Nous étions deux petites filles perdues qui retrouvaient le sens à leur vie en étant ensembles. Je venais de passer une nuit terrible, mais la présence de Lioba me l'avait fait oublier. Tout allait bien, dans le meilleur des mondes. Nous marchions tranquillement. Je l'écoutais parler et tournais la tête vers elle. Solal le crétin aussi habitait Brixton. « J'aime bien ce quartier. C'était celui de Bowie tu savais? » Je posais brusquement la paume de ma main sur mon front. J'avais tourné la tête trop vite, et désormais, j'avais des vertiges. Je repris mes esprits et repris tranquillement ma marche. Fallait pas brusquer mon esprit lent. Je regardais autour de nous à l'entente de la question de Lioba et fronçais les sourcils, incertaine. J'avais toujours été nulle en orientation, même quand il s'agissait de rentrer chez moi. Je reconnus alors l'immeuble de l'angle et hochais la tête, à moi-même. « Toi aussi Lioba!! Et oui, c'est au bout de la rue à gauche. » Je lui indiquais furtivement la direction du doigt et continuais de marcher, en gardant le contrôle de mon esprit. Putain de gueule de bois. Je continuais d'avancer et tournais alors la tête vers Lioba lorsque nous arrivions en bas de mon immeuble : « Tu dois rentrer tout de suite? » Lui demandais-je, pleine d'espoir qu'elle n'ai rien à faire. Mais même si elle ne pouvait pas, ce n'était pas grave. Partie remise, comme on dit.
✻✻✻
CODES © WICH WITCH
Revenir en haut Aller en bas
Past strikes back (lioba)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
» The atelier théâtre strikes back ...
» The Drow Strikes Back ! [Lùthien]
» ✹ the past always comes back (ellia).
» Why Haiti Can't Forget Its Past
» R.M.S TITANIC IS BACK!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
London Calling. :: Zone 1-2-3 :: Central London :: Oxford Street-