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LIOÉ ☾ We push and pull like a magnet do.

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# LIOÉ ☾ We push and pull like a magnet do.
message posté Lun 3 Avr - 16:48 par Noé Zola
Nuit divine. Nébuleuse, reine si belle qui éclaire le ciel noirâtre. Halo d’une brillance que tu ne cesses d’admirer. Regard hypnotique, comme si tu ne pouvais le détourner. Elle t’impressionnera toujours, la lune. Petit astre, presque insignifiant. Petit astre qui est là, qui est toujours là, dans un coin. Un coin de paysage masqué. Trésor caché. Invisible, que l’on oublie le jour, comme si elle n’existait pas. Invisible, qui prend sa place à des heures trop silencieuses. Déconvenue d’une prestance que l’on admire plus, que l’on admire pas. Que l’on a même jamais admiré. Jamais assez, du moins. T’as pitié des ces pauvres âmes, celles qui ne comprendront jamais. Ces âmes qui ne seront jamais bercés par cette beauté. Elle est puissante, elle irradie. Elle est plus belle que le soleil. Plus belle à tes yeux. Parce que le soleil, tu ne l’aimes pas tellement, toi. Astre presque prétentieux. Astre auquel on a donné la place de divinité. Place volée. Le soleil, c’est trop lumineux. Ça brille trop. Ça fait mal aux yeux. Ça révèle toutes ces choses que l’on cherche à cacher, à enterrer, pour garder la face. Pour garder la conscience tranquille. Ou, simplement pour maintenir une illusion. La lumière, ça n’a jamais été pour toi. T’es à ta place, dans l’obscurité. Dans l’opacité de la nuit, avec tes fantômes et tes secrets. Avec ton passé sous le bras. T’es à ta place, en marge, à peine éclairée. Sous la lune. La lune qui réconforte, qui ne juge pas. La lune, celle qui t’accompagne depuis toujours. La seule qui ne t’abandonne pas. Comme une boussole là haut, quand tu t’enfonces dans la pénombre, à la recherche d’un sursaut de vie. Comme une boussole là haut, que tu suis attentivement. Louve captive. Captive de son pouvoir, de son aura. Louve libre. Libre, parce que le monde est à toi. Depuis toujours, tu trouves que la vie, elle est beaucoup plus jolie la nuit. Tu trouves que le monde ne dégage pas la même chose, qu’il n’a pas le même goût. Alors, tu vis la nuit, plus que le jour. Comme un animal sauvage, qu’on laisserait sortir de sa cage une fois le soleil couché. Comme une prisonnière. Parce que, tu l’es un peu. Et, t’en as pleinement conscience. Sans savoir si le pire c’est justement d’être consciente de ta place, de ton sort, ou non. Les gens qui ne savent pas ont l’air heureux. Optimistes au moins. Plus que toi, en tous cas. Mais du bonheur artificiel à la conscience pessimiste, tu préfères la vérité. Tu soupires lentement, le regard toujours rivé sur la fenêtre. Tes opales se désolent, assistant comme presque chaque matin à la disparition de la belle. Ciel qui se colore, aux premières heures. Petit matin que tu peines à trouver beau, à apprécier malgré ses tons doux. Étincelles de lumière trop abrupte, qui passe la vitre et se déposent sur elle. Sur ce corps chaud à côté du tien. Ce corps qui a su sécher tes larmes avant même qu’elles ne coulent, hier. Ce corps qui a embarqué ton esprit vers de meilleurs horizons. Qui l’a mis en veille. Qui lui a permis de trouver un peu de répit, le temps d’une nuit. Ce corps, aux courbes assassines auxquelles tu n’as su résister. Auxquelles tu n’as pas voulu résister. Une fois de plus. Lioba, ces cinq lettres presque trop répétitives. Presque trop froides. Presque incompréhensibles. Trop volcaniques. Ces cinq lettres que t’as l’impression de comprendre, de connaître parfaitement parfois. Paradoxe d’un être qui te ressemble tant. Des cheveux blonds, soyeux et bien tirés. Une odeur, peut-être un peu trop suave, pour que tu l’oublies. Ou que tu ne la repères pas. Telle la louve en chasse, parce que c’est toujours la nuit, elle et toi. Des lèvres dessinés, et un sourire à tomber. Faciès qui t’a plu au premier regard. Nuit divine. Tes opales le trouvent, ce corps qui n’a même pas conscience de ce qu’il fait pour toi. De ce qu’il fait contre toi. Ce corps, cet être, cette âme que tu utilises et qui t’utilise. Que tu n’aimes que le temps d’une nuit, plusieurs fois par mois, pour t’enfuir au petit matin. T’enfuir, parce que t’es curieuse, mais pas assez. Pas trop. Parce que t’es rongée par le doute. Parce que tu n’es jamais certaine de vouloir entendre ce qu’elle a à te dire, ce qui pourrait lever le mystère. Les réponses à ces questions que tu peux soulever quand tu es ivre, parfois. Parce que, tu n’es même pas certaine qu’elle ait quelques choses à te dire, des réponses à te donner, au final. Mais pas cette fois. Cette fois t’es là, t’es prête à voir. T’es prête a passer une étape. Même si t’as pas envie d’approcher trop près de la limite. T’as pas envie de trop te lier à elle. Pas envie de devenir plus que cet être fantomatique, celui qui n’est là que la nuit, pour boire, fumer et s’oublier dans ces draps blancs.

 
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# Re: LIOÉ ☾ We push and pull like a magnet do.
message posté Mar 4 Avr - 15:01 par Lioba Roy-Stozzi
T’es encore inconsciente. Encore dans l'insouciance. T’as toujours aimé la nuit. La vraie nuit. Celle où tu peux reposer tout ton corps sur un lit, moelleux ou pas, et tomber dans les bras de Morphée sans que personne puisse venir t’y emmerder. Et puis, ça repose, la nuit, c’est fait pour ça. Toi, ça te repose l’esprit aussi. La nuit, tu penses à rien, tu te souviens de rien. Tu rêves jamais, la nuit. Pas même ces rêves dont tu te souviens pas le lendemain, non, tu rêves pas. Tes nuits sont noires.  Et ça te fait du bien, de te vider totalement l’esprit. Tu es calme au réveil, ces cinq secondes de calme avant que tout te revienne dans la figure. C’est ton moment favoris de la journée, ces cinq minuscules secondes. Où t’es réveillée, tu peux voir le monde, mais sans les merdes qui y sont présentes. Ce moment, il passe toujours trop vite. Il est toujours trop vite oublié. Et trop rapidement, tu te souviens, tu te rappelles de tout ce qui se passe dans ta vie en ce moment. Du cher futur qui t’es promis, du passé que t’aimerais retrouvée, et du présent qu’est franchement pas inoubliable. Alors en général, le matin, quand tu sens que tu te réveilles, t’attends pas pour ouvrir les yeux. T’es pas de celles des films romantiques qui battent trois quatre fois les yeux avant de se réveiller, ou qui retournent se coucher. Non, dés que tu sens que ta conscience reprend sa place, t’ouvres les yeux. Juste pour voir, au moins cinq secondes par jour, le monde d’une autre manière, d’une manière plus belle. Plus pure.

Quand t’ouvres les yeux ce jour là, c’est un plafond, un beau plafond. Et dans ces cinq secondes, t’as le temps de tourner ta tête et de sourire, de la voir à côté de toi.

Les cinq secondes se terminent, ton sourire se ternit. Et le drap sur toi, tu t’assois dans le lit. L'élastique sur la table de nuit, ton premier réflexe est de le prendre et de tirer à l'extrême tes cheveux en ta fameuse queue de cheval haute. Tu les attaches avec attention et tu laisses retomber les bras à côté de ton corps encore un peu endormi. Tu fais le récapitulatif de la journée, de la soirée d’hier. La journée était chiante à mourir, t’as croisé personne à part ton boss. Tu l’aimes bien ton boss, c’est pas un problème. T’aurais bien croisé des gens. T’en as marre d’être seule, tout le temps seule. Le soir, t’as été boire, dans ce bar dans lequel tu vas pas souvent. Parce que qu’en t’y vas, c’est seule, sans ce groupe de tocard qui t’ont pris dans leur bande. Tu les aimes bien. Mais c’est des tocards quand même. Hier soir, ils étaient pas avec toi. Hier soir, t’étais seule. Seule avec tes pensées sur la solitude. Quelle logique. Quelle forte envie de t’en sortir. Et t’as rencontré Noé, encore une fois. Elle était bourrée, ou du moins un peu plus imbibée que toi. Et d’un sujet à un autre, vous êtes arrivez à la drogue, et encore une fois, tu lui as crié dessus, sans réellement crier. Tu pourrais pas lui crier dessus. Mais tu l’as réprimandé. Et d’une façon un peu plus dure que tu l’aurais voulu. Parce que t’avais bu. Parce que t’avais passé une journée de merde. Parce que t’avais pas envie d’avoir à lui expliquer pourquoi, non, jamais, tu toucheras à autre chose que des joints. Alors oui, vous vous êtes prises la tête. Même si plus t’y penses, plus tu te retournes en mémoire toutes les “disputes” que vous avez eu, t’es la seule, à lui prendre la tête. En général, la seule réaction qu’elle a, c’est de t’écouter. Parfois, elle ose poser des questions, auxquelles tu réponds pas. Auxquelles t’as pas envie de répondre.

Et il se passe autre chose. Votre discussion bascule. Vos mains, vos lèvres entrent en parfaite collision. Et elle t’embarque dans un autre monde. Où tu penses plus à tes journées de merdes. Ni à tes expériences passées, ni au futur. Et ton présent, à ces moments là, devient inoubliable. Et dans ces moments là, ses courbes se figent dans ton esprit, et c’est des images que tu penses ne jamais oublier. Que tu penses impossible à oublier. Mais c’est comme un rêve. Le lendemain, il te reste une petite gueule de bois, un mal de crâne, mais rien d’autre.

Tu la regardes. A côté de toi, dans ce lit que t’es pas encore trop sûre de reconnaître. Peut-être. T’es pas encore totalement réveillée après tout. Mais tu la regardes, et tu lui souris. Sourire un peu forcé. Le matin, tes réflexes de riches sont pas encore totalement assimilés. Ce sourire sonnera probablement faux à la brune en face de toi, mais tu t’en fous. Tu souris quand même. Parce que d’un côté, t’es contente qu’elle soit restée. “T’es pas encore partie ? Je m’attendais pas à te voir en me réveillant pour être honnête.” Et d’un autre côté, le fait est que t’as un peu peur. Ouais, tu flippes. Pourquoi elle est restée ? Pourquoi cette fois-ci, elle s’est pas enfuie ?
then why don't you pull away ?
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# Re: LIOÉ ☾ We push and pull like a magnet do.
message posté Mar 2 Mai - 22:56 par Noé Zola
Éclairs de lumière qui viennent briser la pénombre dans laquelle tu étais si bien. Prémisse du petit matin arrivé trop tôt. Soleil capricieux, imposant son aura dévastatrice. Magie de la nuit qui s’envole, qui s’évade, qui te glisse entre les doigts et que tu ne peux retenir. Soupir de désolation, qui te glisse entre les lèvres. Le retour de la lumière, c’est le retour de tes chaînes. De ta cage. Jusqu’à ce que la nuit revienne. Jusqu’à ce qu’elle te libère. Toi, tu ne peux exister, être ce que tu es, uniquement loin des regards indiscrets. Ceux des gens qu’on dit biens. Ceux qu’on prend comme exemples. Ces gens à la vie parfaitement rangée, sans une ombre pour noircir le tableau. Une jolie maison. Une belle petite famille. La réussite aux bouts des doigts. Tout ça, c’est pas toi. Ce ne sera jamais toi. T’es pas venue au monde pour avoir la vie dorée. Et, de toute façon, tu n’en voudrais même pas, toi. Tous ces stéréotypes, ces clichés à la con, t’as pas envie de t’y inscrire. D’y prendre part. De les nourrir. T’as pas l’âme assez belle pour être comme ces gens. T’as bien trop d’ombre en toi. Trop d’écorchures. De déchirures. De cicatrices. De plaies encore ouvertes. Le cœur à vif. Et, c’est tout ça. Toute cette laideur qui te permet de te sentir vivante, encore. Parce que c’est la douleur qui te ramène à la réalité. Qui, d’une certaine façon, te stabilise. T’empêche de basculer. Parce qu’elle te ramène au moment présent. Parce qu’elle t’empêche de divaguer, de te laisser emporter par tes cauchemars. Par tes chimères. Équilibre bien à toi, qui se loupe parfois. Mais t’es comme ça. Tu vis de tes ratés, que tu ne sais pas contrôlés. Tu trouves des remèdes, de temps à autres. Des remèdes éphémères, qui luttent contre tes chimères. Parade régulière à tes maux, qui se tient près de toi. Étendue. Tes opales qui l’observent. Comme si la luminosité rendait son visage différent. Comme si t’avais un nouveau regard, sur elle. Faciès que tu connais par cœur. Que tu pourrais peindre les yeux fermés, tellement tes iris l’ont détaillés. Ses cheveux blonds, dans lesquels tes doigts se sont glissés, qui s’étalent sur l’oreiller. Son odeur suave, qui imprègne toujours les draps. T’aimes ça, être là. Dans ses draps. Synonyme de désir, de plaisir, d’abandon. Et, aujourd’hui, les rayons du soleil ne te chassent pas. Parce que aujourd’hui, tu te sens l’âme courageuse. Tu te sens de poser les questions, d’écouter les réponses. Parce que ça dure depuis trop longtemps, ce petit jeu. Cette loi du silence. T’aimes ses bras, ses lèvres et son corps. Pas son cœur. Pas son âme. Mais putain, qu’elle attise ta curiosité, sa fichue âme. Celle enfermée à double tours. Celle à laquelle elle te refuse l’accès. Comme si t’allais prendre la fuite, si tu voyais plus loin. Ou, comme si elle n’avait pas une once de confiance en toi. Pas assez en tous cas, pour te laisser entrevoir ne serait-ce qu’un peu de ce mystère. Alors qu’elle s’abandonne à toi, dans tes bras, plusieurs nuits par mois. Paradoxe cinglant. Que tu comprends, un peu. Parce que tu ne lui ouvres pas la porte, toi non plus. Mais, toi, tu ne l’engueules jamais. Tu ne lèves pas la voix, pour la réprimander, sans rien lui expliquer. T’as pris l’habitude de la laisser faire. De ne jamais forcer. Parce que de toute façon, quand t’es ivre, rien n’a d’importance. Parce que, quand l’alcool glisse dans tes veines, t’as pas forcément envie de pousser la discussion. Parce que, quand la liqueur t’embrume le cerveau et qu’elle élève la voix, elle augmente l’envie en toi. Elle nourrit tes fantasmes. Et, les amènent à la vie, après. T’aurais pu ne pas rester. Filer dans la nuit, à pas de loup. Mais, tu t’en es sentie incapable. Parce que, hier soir, avant que vos corps se trouvent, s’emmêlent, s’accordent, quelque chose n’allait pas. Tu l’as lu dans ses yeux. Tu l’as entendue résonner dans sa voix. Hier, elle a criée. Mais pas comme t’aimes qu’elle crie. Il n’y avait rien de salace. Rien pour plaire à tes oreilles, dans le ton de sa voix. Sur les traits de son visage. T’as envie de savoir. T’as envie de comprendre. Elle ouvre les yeux, un sourire  qui sonne faux accroché au visage. C’est le propre des riches, ça. Croire que leur bonnes manières sont obligatoires, qu’elles trompent le monde et pire encore, qu’elles font plaisir. Elle n’a pas besoin de ça. De faire semblant, de s’entourer d’artifices. Pas avec toi. Parce que même si t’aimes voir ses lèvres s’étirer, tu te fiches complètement qu’elle ne le fasse pas naturellement, en te voyant là, nue sous les draps. Parce que tu ne devrais pas être là. Sa voix vient tomber l’illusion. Et, tu souris. Stupidement. Parce que, tu préfères ça. Et moi, j’m’attendais pas à être là. que tu lâches presque comme une fatalité. Ce n’est pas ta place. Pas au petit jour. Mais t’as pas su partir. T’as criée, hier. voix presque désemparée. Presque semblable à celle d’une enfant. Les opales qui se perdent, glissant sur le peu de sa peau que tu peux apercevoir. Peau qui t’appelle. Corps qui te supplie silencieusement de trouver le contact, encore. Parce que t’aime ça. Mais, tu ne peux pas. Pas maintenant.

 
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# Re: LIOÉ ☾ We push and pull like a magnet do.
message posté Mer 3 Mai - 20:54 par Lioba Roy-Stozzi
La vérité, c’est que t’es pas habituée à ce qu’elle soit là le matin. Et que t’as peur de la raison pour laquelle elle est restée. T’as peur qu’elle soit là pour te reprocher quelque chose. T’as peur qu’elle soit là pour t’avouer quelque chose. Quoique ce soit. Même quelque chose de positif. T’as un sérieux problème avec les aveux en général. C’est comme ça. L’aveu implique une faute, du point de vue de la personne qui avoue. Et t’as pas envie d’aller visiter les recoins de l’esprit de Noé. Tu l’adores Noé, c’est pas le problème. Le problème, c’est que malgré que son corps te fascine, son esprit, la façon dont elle pense, oh, beaucoup moins. Donc t’as pas envie que ce soit un aveu. Ni des questions. Ni un reproche. Ni même un “salut, tu veux un p’tit dej.” Sa présence te fait peur. Et pourtant, pour X ou Y raison, le fait qu’elle soit là, ça te réchauffe le coeur. Un peu. Et tu lui souris à Noé. Mais ton sourire, oh ce qu’il est ambigu ce sourire. Parce qu’autant que t’es contente qu’elle soit là, t’es déçue qu’elle soit pas partie. T’as l’impression qu’elle a rompue votre routine aussi, quelque part. Et t’aimes pas cette idée. Qu’elle ait rompu ça. Qu’elle soit restée pour quelque chose. Toi, quand tu vas chez les gens, tu restes chez eux, mais c’est rien d’étonnants. Tu prends juste le temps de leur dire ciao avant de te casser et de jamais les revoir. Sauf pour de rares cas bien particuliers. Mais Noé, c’est différents. Noé, elle reste jamais. Quand tu te réveilles le matin, Noé elle est plus là. Et tu souris de voir cette place vide à côté de toi, en pensant déjà à la prochaine fois que tu la verras, à la prochaine nuit que tu passeras avec elle. Sans l’attendre, cette nuit. Jamais. Mais elle te reste en mémoire. Mais ça, c’est parce que Noé a toujours été ce félin qui s’enfuyait. Et le fait qu’aujourd’hui, ce soit pas le cas, ça te prend la tête. Parce que ça te fait ressentir pas mal de trucs que t’aimes pas. Un pincement au coeur, un beau petit mal de tête et même presque des relents d’alcool de la veille. Et quand tu lui fais remarquer, qu’elle est restée. Qu’en général elle reste pas. Qu’en général elle part… Tu t’attends pas à cette réponse là. “Et moi, j’m’attendais pas à être là.” Non, tu t’attendais pas à ça. C’est pas une réponse que t’as envie d’entendre non plus. Noé, elle a choisi de rester. A un moment, dans sa tête, y’a eu cette pensée, ce moment où elle s’est dit que ce serait bien si elle restait, ce matin. Alors quoi ? Comment ça, elle s’attendait pas à être là. Sa réponse t’énerve pas. Vraiment pas. Tu la regardes juste. Parce qu’elle sourit Noé. Et tu attends. T’attends parce que tu sais pas quoi lui dire, à Noé.

Parce que t’as rien à lui dire.

T’as criée, hier.” T’hausses tes sourcils, un peu. T’hausses les épaules aussi, en regardant Noé. Parce oui, t’as crié. Mais tu comprends pas pourquoi elle te fait remarquer ça comme ça, maintenant, au saut du lit. Le reproche alors ? Elle est restée pour te reprocher d’avoir crier ? D’avoir réagi quand elle a voulu de faire “tester” ces trucs auquel tu toucheras plus jamais ? Alors tu regardes le plafond, et encore une fois, oui, t’hausses les épaules. “Je crie tout le temps quand j’suis avec toi Noé. Hier, c’était pas différent.” T’en sais rien. Peut-être que si. T’as pas eu cette impression. Mais peut-être que c’était la fois de trop. Et que tes mots étaient plus blessants, plus durs, sans même que tu t’en rendes comptes. Tu sais pas. Mais Noé, elle te le fait remarquer ce matin, juste ce matin. C’est qu’il y a une raison, que tu penses. Oui, il y a probablement une raison après tout. “Si ?
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