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Une soirée à l'eau...

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# Re: Une soirée à l'eau...
message posté Ven 14 Avr - 22:17 par Theodore A. Rottenford
Puis elle m’avait dit on s’aime.  Comme deux gouttes de sang au bout du couteau, on s’aime. Je fixais l’horizon en silence. Nous étions les barbares de Belfast, les tueurs qui se délectait de la douleur. Mes ongles vibraient, appuyant sur la coque du bateau. La tamise ruisselait sous les moteurs, rugissant dans la pénombre mensongère de la ville. Je me tenais au milieu des silhouettes, le sourire étriqué et le regard aqueux. Mes prunelles se perdaient entre les mouvements des fluides autour de la croisière. Les ombres se succédaient sous mes paupières. Je fauchais l’air, brassant mon coeur et toutes les pensées. Babi était en retard tel que je l’avais prévu. Parce que j’avais donné l’heure à l’envers. Et qu’elle n’avait jamais été aussi belle qu’à distance, les jambes arquées sous le vent, courant vers les roches mousseuses de notre enfance. Je tendis le bras afin de la hisser vers la rampe. Ses joues étaient rosées par l’effort mais ses iris avaient capturé l’essence de la glace. Elle ne cillait pas, emprisonnant les effluves de l’Irlande au sein de ses malveillances. Elle était différente à chaque retour, comme si le fantôme de Jamie se distillait dans ses veines. Elle portait le poison de la mort. Je me penchais en humant son parfum - la grâce de ses gestes et la folie perlant au coin de ses lèvres. On se reconnaissait dans le noir. On se retrouvait entre les franges de la ville étrangère, où le celte n’était qu’une illusion. Elle ne comprenait toujours pas. Le clan perdait sa magnificence; il fonçait droit dans le mur. Je pensais être le seul à pouvoir nous sauver. Je croyais que mon nom avait la puissance nécessaire pour arrêter les trafics de drogue. Mais cette arrogance m’avait perdu. Je furetais tout autour, à la recherche de mon informateur. La mission était plus importante que la ballade. Que la présence de Babi à mes côtés. Elle se détachait de ma prise afin de flâner vers le comptoir. L’appel du whisky étouffait la proximité. «Quel atout féminin? Tu penses qu’il te suffit de porter une robe pour devenir une femme? » Déclarai-je en la guidant dans la foule. Je lui servis une boisson - sec. «Bois ton verre. J’espère que tu as ramené assez de minutions. J’ai entendu dire que tu ratais souvent ton coup. » Sifflai-je en me penchant vers son oreille. Je joignis les mains en observant les visages.
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# Re: Une soirée à l'eau...
message posté Ven 14 Avr - 23:08 par Babi J. Costigan
Belfast se reflétait encore dans mes yeux. Mon corps transpirait l'odeur verdoyante des plaines irlandaises. Je respirais mieux à présent. Nos landes m'avaient libéré du mal apatride qui recouvrait la capitale anglaise. Le coeur battant, les joues rougies par l'effort, durant quelques secondes, j'eu l'impression de voler jusqu'à attraper son poignet. Mes doigts s'enroulaient, se crispaient autour de sa peau. Chaud. Froid. Il n'y avait pas de contraste entre nos peaux. Nous étions au diapason, seul l'électricité nous guidait. Et c'est lorsque mes doigts me brulèrent que je décidais de lâcher prise pour mieux respirer. Les rires des citadins se mélangeaient à ceux des volatiles. Tous plus idiots les uns que les autres. La distraction n'était que façade. Mon regard cherchait silencieusement le visage bouffi du traitre. Mais l'illusion était nécessaire. Je profitais de sa crédulité, de sa confiance pour détourner les soupçons. Sorry but not sorry  T'as peut être raison. On devrait se trouver du temps tous les deux. J'ai tellement de chose à apprendre de toi ma jolie  je lui souriais en m'inclinant dans une révérence ironique. Ma prise se refermait autour du cristal. D'instinct, je tournais le liquide pour en apprécier ses nuances et ses arômes. Je riais à ses mots qui n'étaient que provocation, nul besoin de preuve, il savait que je ne loupais jamais ma cible.  J'en ai deux. Une pour lui et une pour toi  répondis-je en usant de son humeur. J'attrapais sa main en l'entrainant vers la foule  On a le temps de le chercher. Jusqu'au petit matin. Le décors est pas assez joli  soufflais-je en tournant sur moi-même pour apprécier un panorama à 360°  Alors qu'est-ce que j'ai manqué depuis mon départ ?  demandais-je en lui servant un verre de whisky.
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# Re: Une soirée à l'eau...
message posté Ven 14 Avr - 23:25 par Maura Belshaw
Ces chaussures t’emmèneront dans des endroits merveilleux. C’est une fois arrivée que tu les enlèves. Elle esquisse un fin sourire, se rapprochant naturellement de sa sœur, comme pour capter sa lumière, ses secrets pour plaire. Lyanna plaisait toujours, son ainée attirait naturellement le regard des hommes, elle les éblouissait tous. Maura ne possédait pas ce don, elle n'était pas bien sûre de plaire, avec ses jambes trop longues, ses cheveux trop blonds et ses yeux trop verts. Le contraire parfait du teint beaucoup plus halé de sa sœur et de sa chevelure brune. La nature lui avait donné une sœur merveilleuse, avec laquelle elle avait toujours eu l'impression qu'elles étaient une seule et même âme séparée dans deux corps distincts. « Je te tiendrai éveillée. T'auras même le droit de me faire une manucure ou m'expliquer la différence entre le rose et le saumon. Ou je te raconterai à quel point mon voisin est insupportable. » Sa main glissa naturellement dans celle de Lyanna, pour la laisser la conduire à travers la salle. Elle ne prenait jamais le temps, Maura, de réfléchir, de penser, de séduire, de profiter de la vie. Elle aimait tout consommer sur le champ, comme si, même deux ans après sa fausse couche, elle avait toujours la peur que tout lui échappe subitement. Comme si elle pouvait se retrouver du jour au lendemain sans personne, sans famille, sans ami, sans amour. Dans le fond, elle se doutait que Lyanna était inquiète et qu'elle se voulait bienveillante mais la forcer à trouver l'amour ou à séduire un serveur avec de jolies chaussures ne l'aiderait pas. « Tu peux marcher, tu peux danser aussi. » se moqua-t-elle, dérobant un gâteau chaud sur le plateau d'un serveur. Elle porta le feuilleté à ses lèvres, humant l'odeur de la pâte grillée. Un picotement contre la peau de sa main l'obligea à relever ses yeux vers Lyanna, ses bras levés au-dessus de sa tête comme une danseuse dans un ballet. Elle arqua un sourcil et se retourna vers le serveur, avec un sourire narquois, Lya le savait parfaitement. « Il est pas désagréable à regarder. » Un rire lui échappa et elle posa sa tête contre l'épaule de sa sœur. « Pourquoi tu t'obstines autant pour que je rencontre quelqu'un ? Tu as peur que je finisse toute seule avec quinze chats ? » Elle en avait déjà un, Maura, elle pouvait encore en adopter une dizaine. Ses doigts s'enroulèrent avec douceur autour du poignet de Lyanna pour approcher de son nez, le verre qu'elle avait dérobé sur un plateau. C'était plein d'alcool. « Danse avec moi. On est là pour s'amuser, pas vrai ? »

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# Re: Une soirée à l'eau...
message posté Ven 14 Avr - 23:54 par Theodore A. Rottenford
D’abord, la braise était montée. Elle avait enflammé les planches du balcon qui s’illuminait dans la pureté de la lumière. Je regardais Babi, comme pour la première fois. Comme à l’âge de vingt ans. Son sourire s’émancipait dans l’horizon. Et dans ses yeux, je retrouvais les reliefs brumeux de Belfast et sa beauté juvénile. J’esquissai un rictus en me faufilant au milieu des silhouettes. Il était stupide de perpétuer nos conflits. Le silence avait étouffé notre rengaine, et depuis les confessions de St Patrick, le voile avait recouvert nos faiblesses dans ses éclats d’argent. J’étais surpris par la légèreté de sa voix. Elle flottait, presque, titillant les courbes de mon oreille malade. Je vacillais craintivement, aux aguets, cherchant à capter son regard entre les décorations du bateau. Ses prunelles s’accrochaient à mon âme. A présent, le seigneur éveillait la chaine des êtres vivants. Ils nous guidaient vers la liberté de l’esprit et la conciliation de l’âme et sa soeur. Je prenais appui sur le comptoir, refusant de lâcher sa main et l’étreinte fugitive qui glissait sur sa peau. «Ne te vexes pas simplement parce que je porte mieux le kilt. » Sifflai-je avec arrogance. Je n’étais pas d’humeur versatile. J’embrassais ma conscience et le danger qui nous guettait au tournant. Le vent bouillonnait dans un souffle clair et resplendissant.  «Encore des menaces. Je pensais qu’on avait convenu que mourir c’était ennuyeux. Puis, je suis maniaque. Je préfère le suicide pour des raisons logistiques. Propreté. Efficacité. Et propreté. J’insiste. » Elle leva son verre et fit de même, acquiesçant dans un hochement de tête douteux. Mon attention sillonnait les coin de la salle - je connaissais la voix, mais j’ignorais tout de l’apparence de l’ennemi. La transaction de clover commençait ici, et il fallait que je trouve le responsable. Je furetais avec lenteur, longeant les parois galvanisées du navire. Mais Babi me déconcentrait. Babi insistait sur le retour aux sources; je me détournais en fixant la bouteille de whisky. «Je me suis découvert une passion pour l’écologie. Je fabrique mon propre détergent biodégradable à base de phosphate. Très efficace contre les tâches de sang sur le tapis. » Déclarai-je avec éloquence. «Et puisqu’on parle à coeur ouvert. La robe moulante, moyen. Franchement tu aurais pu mettre un string. On voit l’élastique de ton boxer. » Babi n’était pas crédible en femme. Elle n’était pas crédible sans l’étincelle de folie qui brillait au fond de ses yeux. Elle n’était pas crédible sans moi.
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# Re: Une soirée à l'eau...
message posté Sam 15 Avr - 0:02 par Romy J. Teller
Les croix rouges marquaient le calendrier. 14 jours. 2 semaines d'absence. Les disputes étaient un processus normal dans une amitié aussi longue que la notre, mais jamais nous étions allés aussi loin. Les mots prenaient des sens inconnus lorsque les sentiments s'y mêlaient. L'affection était puissante. Et le retrouver me faisait oublier les rancoeurs. Pourtant, je n'avais pas le temps d'apprécier sa présence, son odeur, la nuance de ses yeux et la saveur de ses lèvres. Les mouvements de la tamise et les secousses qu'il m'infligeaient avec ses grosses mains me soulevèrent le coeur. Vin... et la bile fut plus rapide que mes mots. Le reste du brownies de la Mamma s'étalaient sur Vince, le sol. La tête me tournait. Mon ventre se tordait. Mon meilleur ami se voulait prévenant et doux, excellant dans des gestes tendres et lorsque j'allais pour le remercier, mon corps s'arquait vers l'avant pour une nouvelle giclée. Toujours plus glamour Fort heureusement, l'émotion n'était que passagère. L'aigreur se dissipaient sous la brise marine.  Je me redressais en attrapant la chemise qu'il me tendait pour essuyer mes lèvres.  Arrêtes, j'ai l'impression d'être des toilettes publique. M'pisses pas dessus.J'suis pas sûre d'être prête d'un geste fébrile, je secouais la tête avant de la poser contre son torse, soupirante. Quoi tu veux pas goûter l'gateau ? J't'ai connu plus gourmand  je levais le visage vers le sien, grimaçante. J'en ai partout ? demandais-je en fermant les paupières. On sait jamais. J'ai l'jet puissant  Est-ce que ça fait de moi un être abjecte de rejeter la faute sur l'enfant qui est là-bas ?  
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# Re: Une soirée à l'eau...
message posté Sam 15 Avr - 1:05 par Babi J. Costigan
Les disputes incessantes et les rancoeur étaient fatigantes. J'avais conscience d'en être l'investigatrice. Impuissante face à nos silences. Trop fier pour panser nos blessures passées. Les non-dits m'avaient rongé mais aujourd'hui, ce n'était plus le cas. Les mots avaient été posé en ce soir de St Patrick. Nous avions trouvé le courage au fond d'une bouteille de Whisky. Comme une fatalité dont nous étions les principaux acteurs. J'entrainais l'aigle vers le comptoir pour profiter de la soirée éviter son courroux. Mon pouce traçait des ronds contre son derme, je ne voulais pas la lâcher parce que nous nous étions enfin retrouvés. Nos pieds étaient trempés, les vagues irlandaises léchaient nos pieds nu. Un retour dans le passé. Un bon dans nos souvenirs. A cette époque nous étions insouciants et heureux et nous apprenions à le redevenir pour le bien de notre amitié. Du bout de l'index, je lui fis signe d'approcher. Mon haleine se répandait chaudement autour de son oreille.  Détrompes toi. J'idolâtre tes Kilts  riais-je en posant mes lèvres contre mon verre. Le liquide roulait sous ma langue avec légèreté comme la brise londonienne. Cette soirée était bien plus agréable que je ne l'aurais pensé. Rappelle-moi de te confisquer tes armes dans tes moments de solitude  le suicide était une façon de s'exprimer, de poser des mots sur un silence imposée. Mais la solution était égoïste. Et les conséquences irréversibles. Son attention se portait sur l'assemblée, alors je le ramenais à ma réalité. Notre réalité. et tu fais ça devant amour gloire et beauté je suppose. On dirait ma mère.  la ménagère parfaite. Les lèvres bombées, je haussais une épaule en m'accrochant à son bras pour faire glisser mon boxer et le poser sur le plateau d'un serveur. Visuellement, c'est mieux comme ça ? Tu vois, je suis pas fan de la ficelle, mais c'est vrai que je me sens encore mieux comme ça  je lui fis un clin d'oeil en m'accrochant à sa nuque. Le visage de l'indique se confondait dans la foule et d'un geste furtif, je lui montrais mon arme dans ma veste  Ne te vexe pas simplement parque je porte mieux la robe que toi. 
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# Re: Une soirée à l'eau...
message posté Sam 15 Avr - 1:19 par Lyanna Belshaw-McAlister
IMPREVU:
 

Le champagne pétillait sur ma langue. Surprise, je me sentais vivre encore. Je me redressais au milieu des invités. L’odeur musquée de la salle embaumait mon esprit. Pendant un instant, j’oubliais le malaise. J’oubliais la carapace et les tranchées osseuses qui se courbaient sous ma robe. Je ne voulais plus être malade - je voulais manger et me rétablir dans les standards des autres. Un kilo de bonheur. Quelques grammes d’insouciance. L’ivresse me laissait entrevoir l’avenir. La sensation était terrible. N’être entouré que de doutes. La résolution ne suffisait pas à guérir. J’avais besoin de plus. De mon mari, d’un regard bienveillant, d’un miroir déformant. Mes doigts se crispaient sur la prise de Maura. Je ressentais son coeur dans mes veines. Il battait pour nous - il m’insufflait les méandres d’une vie qui se brisait sur les reflets des vitres. Mon estomac se tordait alors que je passais devant les façades translucides. Et alors que je voyais ma silhouette, je comptais toutes les courbes et les défauts. Mon estomac se tordit anxieusement. Je tentais de garder le sourire. Je me tournai vers le profil de ma soeur, lui adressant un hochement de tête incertain. «J’ai pas ramené mon kit de vernis. Mais on peut toujours tenter les commérages sur ton voisin. » Murmurai-je en me noyant dans mes pensées. Je suffoquais - seule et désemparée. Je voulais qu’elle rencontre quelqu’un. Parce que j’avais peur de la solitude. Elle avait condition mes troubles alimentaires. Elle conditionnait ma chute, et depuis l’accouchement, je redoutais le non retour. Je posais ma coupe sur le comptoir en déclinant son invitation à danser. «Je vais aux toilettes. Je reviens. » Mon humeur était changeante. Elle se dissipait tout à coup, brouillant ma vision et mon euphorie passagère. Je vacillais jusqu’à la salle de bain. Mes yeux fixaient la cuvette - l’envie de purifier mon estomac, de me sortir les tripes par les yeux. Le vertige me prenait à la gorge. Je résistais - je luttais contre l’impulsion malsaine. Je m’assis sur la cuvette en relevant les pans de ma robe. Pendant un instant, je me sentis défaillir. Mes doigts tremblaient sur mes genoux. Les symptômes nerveux commençaient. Je soupirais en me levant. Je sortis en esquissant un mouvement brusque, comme une danse violente au milieu des décorations. Les regards se posaient sur moi. Ils écorchaient ma peau. Je voyais les moqueries et le mépris. On me pointait parce que j’étais grosse. Ils m’avaient entendu entre les murs. J’arquai un sourcil, paniquée par la force de leurs jugements. Je cherchais Maura du regard. Je voulais partir, quitte à sauter par dessus bord. Je voulais fuir cet endroit et retrouver l’accalmie de mon appartement. Ici, il y avait la tamise, les crevasses des flammes qui embrasaient le coeur. Je me dressai en tremblant : «Je crois qu’on se moque de moi.» Grommelai-je en fronçant les sourcils. Pourquoi vous insistez pour que je mange? Pourquoi vous voulez que je sois grosse ?
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# Re: Une soirée à l'eau...
message posté Sam 15 Avr - 8:55 par Theodore A. Rottenford
Je voulais imaginer une étincelle éternelle mais nous étions incapables d’atteindre la plénitude. Il y avait toujours le silence et la consigne de la mafia. Belfast retenait nos impulsions, ployant dans un mouvement disgracieux de la tamise. Les horizons étaient contradictoires. On avait arraché les larmes sur le port. Et désormais, l’unique sentiment était le mépris. Je longeais les couloirs du bateau. Les traces de la drogue apparaissaient dans une pièce colorée. Je redoutais les transactions et les illusions de grandeurs. Mon regard glissait sur le profil de Babi, et sans m’en rendre compte, dans un souffle harassé par le vent et la mélancolie, je lui intimais dans le mutisme : Aide-moi à sauver le clan et éloigne-toi. Cours comme tu l’as fait auparavant. Car je vais brûler les traitres dans le sang. Je vais noyer les irlandais dans la rage vindicative de l’expatrié de Londres, celui dont la vie se déchire ailleurs. Mes prunelles s’amenuisait sous les émanations des lustres. Je redoutais la vérité. La famille m’avait tout pris ; l’identité de ma jeunesse, le souvenir de Jamie, l’amour de Babi et mon coeur. Jasmine et le manque tourillonnaient autour de mon âme. J’étais emprisonné dans un rêve empoisonné. La famille m’avait tout pris mais elle m’avait tout donné. Je soufflais dans les cheveux de Babi alors qu’elle se penchait avec grâce sur les rebords du comptoir. «C’est ma mort que tu crains ou le deuil? Ou n’as-tu peur de rien Baibin, même pas du ridicule. » Déclarai-je en me moquant de sa posture sous les plis de la robe. Elle était si différente - la poitrine serrée dans un corset féminin, les paupières maquillées de noir. Je frottai mes mains sur le goulot d’une bouteille. «Ne dis pas de bêtises, ta mère n’a jamais été aussi propre. » Ma voix était rauque et enjouée. Je maintenais la prise sur sa peau, comme pour la respirer dans la pudeur de la croisière. Clover se répandait sur les rues de ma ville. Et je voulais la retrouver. Je voulais tout arrêter. Elle se pencha afin de retirer son sous-vêtement et je la fixais d’un air narquois. Cette grâce, ce glamour - je haussais les épaules avec sarcasme. «Je suis seulement vexé parce que ton boxer fait deux tailles de plus que le mien. » Je me tournai vers l’assemblée. Babi serrait mon étreinte et je contournai sa silhouette pour enlacer son cou. Je sentais les reliefs de son arme et la menace. «Tu as testé clover? » M’enquis-je en faisant balancer mon bassin contre ses hanches. Dis-moi le goût de l’echec. Est-il doux ou amer?
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# Re: Une soirée à l'eau...
message posté Sam 15 Avr - 9:35 par Vince D. Stafford
Elle s’emportait, le trouble dans le coeur, courrait au milieu des champs de tournesol vers les jardins d’un château abandonné là ou sous la clairière, on fumait pour s’exalter. On apercevait la clarté de lune entre les brèches du temps. Je lui tendais la feuille et elle respirait le crack. C’était ça l’amour. S’appartenir sans trouver les mots pour interroger les sentiments. Briser le sceau et se jeter dans l’inconnu. Sans rien contrôler. Sans jamais anticiper. Romy était ma meilleure amie. Et pour toujours, dans mon esprit, je serais hanté par ses sourires. L’odeur du vaporisateur ne soulevait pas mon estomac. Je n’étais jamais dégouté par ses faiblesses. Mes mains agrippaient ses cheveux dans un effort de conciliation. Combien de fois avions nous retracé les pavés de la ville après une longue soirée? La drogue, l’alcool, l’abus - on avait tout essayé jusqu’à s’en rendre malade. Je soufflais sur sa joue afin de lui donner mon air. Parce que je voulais qu’elle me respire. Je voulais qu’elle se redresse pour ployer contre ma poitrine. Rom. Tu manques trop. La sensation était là. J’essayais de lui confier, de tout lui avouer, mais le silence s’imposait dans mes bronches. Je l’aimais tellement mais la passion ne valait pas la peine d’être vécu dans ce temps. Sa présence me faisait presque oublier Coco. Et ça me faisait peur. D’être un père et un amoureux. D’avoir la responsabilité de deux coeurs. «T'es gluante. J’trouve ça sexy. Mais après j’crois suis le seul. » M’enquis-je en la tenant en équilibre. Je jetais ma chemise sur la flaque nauséabonde pour masquer son odeur.«Viens on bouge. Fais genre c’est pas nous.» Articulai-je en la conduisant vers le bord de la coque. Je m’accrochais à son dos, comme Leo aurait enlacé Rose. Sauf qu’elle puait moins et qu’elle portait un peignoir en flanelle transparent. «Va falloir te débarrasser de ton T-shirt. T’as d’quoi te changer dans la cabine? J’suis venu en touriste. Condamné au torse nu jusqu’au retour sur la terre ferme. Merci - après tu vas rager si j’pécho les petites serveuses.» Déclarai-je en posant ma tête sur son dos. 
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# Re: Une soirée à l'eau...
message posté Sam 15 Avr - 11:03 par Babi J. Costigan
L'eau était trouble. Empoisonnée. Le courant emportait nos gloires et nos échecs vers d'autres rives. Mon regard suivait le rythme des vagues avec grâce. Je souriais en appréciant l'espace d'un instant, la paisibilité du moment. Il n'était pas question de guerre, de mafia, de Clover. Seuls les notes de l'orchestre emplissaient l'espace. Tout l'espace. Au détour de la tamise, nous pouvions être normaux du moins, en apparence. L'alcool perlait le long de mon palais avec la douceur âpre de l'Irlande. Les joues rougies par l'émotion, le regard brillant de complicité, je retrouvais mon ami. Celui qui avait disparu derrière la brume londonienne et l'épaisse coulée de pourpre sur le corps de Jamie. Je m'accoudais au comptoir en haussant une épaule. C'est la propreté que je redoute. Parce que si tu te suicides, c'est moi qui vais devoir nettoyer soufflais-je avec amusement. Le sujet était trop grave pour en pleurer. Je redoutais sa mort plus que tout au monde, parce que je ne serais pas apte à supporter son deuil. Effacer la complaisance de nos souvenirs au grès du vent. Je préférais encore me fracasser entre les vagues tourmentées de Belfast et voguer vers l'horizon lointaine pour le rejoindre. Nos échanges n'étaient plus amer. Finalement, nous avions trouvé notre remède au creux de la nuit, sous la lueur des étoiles et la bienveillance de la lune. Je sais. J'ai toujours été mieux équipé que toi je levais mon verre à sa santé dans un rire argentin. Les lucioles dansaient au dessus de nos visage. Les étoiles filantes nous offraient un spectacles lumineux. Je fermais les paupières pour faire un vœux. Je n'avais pas la croyance des cieux mais j'aimais à croire que le destin existait et que c'était lui qui nous avait réuni devant le perron familial. Tu veux savoir ce qu'on ressent ? Si l'exaltation est enivrante. Si l'odeur est envoutante. Si l'addiction est inévitable ? ma main glissait entre ses vertèbres. Je posais ma tête contre sa nuque en m'accordant à son rythme pour la première fois depuis longtemps. Je lui devais bien ça. lui laisser mener cette danse  Tu te souviens quand tu m'as dis que tu me tuerais si je touchais encore à ce genre de chose ?   les étoiles s'étaient perdu dans ses yeux. Je penchais la tête pour les admirer. L'étoile du berger illuminait ses pupilles.  Je sais être obéissante quand il le faut  susurrais-je au creux de son oreille.  L'IRA nous a payé les armes en coupure de 500. Entièrement. C'est la première fois Teddy. éloigner les soupçons sur une organisation toute aussi pourrie que la notre n'entrainerait-pas damnation n'est-ce pas ?  Tu sais à quoi ton informateur ressemble ? Une jolie paire de fesses ?  
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