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cinderella never asked for a prince. she asked for a night off and a dress. (babi)

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MEMBRE
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# cinderella never asked for a prince. she asked for a night off and a dress. (babi)
message posté Lun 10 Avr - 17:10 par Maura Belshaw
Elle poussa la porte vitrée du bar avec cette impression que son cœur s'apaisait enfin. Il faisait bon de rentrer dans ce genre d'endroit, ceux-là qui dégageaient une atmosphère fraternel, comme la sensation de revenir au foyer près de ses amis, après un long périple. La grisaille des rues londoniennes s'était métamorphosée en un vaste pub aux couleurs de l'Irlande. La tonalité des musiques celtiques raisonnaient au milieu des conversations passionnées, les irlandais étaient heureux ce soir. Le pays chantait, les pintes de bières s'entrechoquaient, il était bon d'être irlandais, cette nuit, ou tout du moins, d'en aimer les traditions. Ça l'ennuyait à mourir de rester sur sa chaise trop raide du commissariat, un stylo entre les doigts pour remplir des dossiers de son écriture en boucle et puis parfois, le dos un peu trop courbé lorsqu'elle essayait de récupérer quelques heures de sommeil, avant qu'un collègue ne vienne tapoter son épaule pour qu'elle se remette au travail. Alors, elle était sortie, Maura, elle avait pris la direction du nord de la capitale pour rejoindre ce pub, une adresse trouvée pendant ses recherches sur Theodore, puis indirectement sur Baibin Costigan. Elle ne savait pas bien ce qu'elle espérait trouver en venant ici ce soir et se rendre directement de l'appartement de Babi aurait sûrement être plus simple et efficace. Cette adresse avait été plus rapide à trouver et son étonnement s'était mêlée à une méfiance redoutable en découvrant que Babi était la voisine de palier de Hal. Elle l'avait aperçu, plusieurs fois, sur le palier, ou dans les escaliers, et puis d'autres fois, dans son propre immeuble, devant la porte de Cole, parce qu'il avait fallu que l'univers l'installe dans l'appartement voisin et qu'il connaisse Babi. Sans discrétion, leurs regards se croisaient souvent entre deux marches, dans l'ascenseur ou lorsque le vent ouvrait une porte d'un appartement. Elle avait retiré son uniforme avec la hâte de se fondre dans le décor irlandais et l'espoir de récolter quelques informations croustillantes sur cette fameuse Baibin. Les chances de la rencontrer dans ce bar étaient faibles, presque inexistantes et elle s'en fichait sans doute, parce qu'il y avait aussi le plaisir de passer une bonne soirée qui la motivait à traîner dans ce pub. Le décor était authentique mais le verre entre ses doigts, un brin insultant, de tenir un cocktail de fruits dans un endroit où le whisky y était roi. Mais l'acidité des agrumes, et les rondelles de fruits en étaient délicieux. Elle manqua de s'étouffer avec un morceau en apercevant une silhouette familière, installée dans un coin de la pièce. La peau aussi blanche que le soleil irlandais en plein hiver. Les cheveux ondulaient comme une masse sauvage et capricieuse. Il suffisait de poser son regard sur cette fille, il suffisait que Maura pose son regard olive sur les traits lisses et captivants de Babi pour comprendre qu'elle se mêlait d'affaires qui ne la concernaient absolument pas. Elle avait ouvert ce dossier sans l'accord de Theodore, elle en avait lu le rapport et elle avait commencé ses recherches. « Baibin Costigan. » Sa main s'était crispée autour de la chaise. Babi illuminait et refroidissait toute la pièce. Son charisme se répercutait partout, sur chaque mur, dans ses propres fibres, comme si il était impossible de lui échapper, à cette femme. Elle lui adressa un simple hochement de tête avant de tirer la chaise et de s'y glisser dessus, comme une ombre. « Ne me dis pas que tu m'attendais. » souffla-t-elle, amusée, son regard s'ancrait dans celui de la brune, puis parfois sur sa boisson. Ses doigts s'enroulèrent délicatement autour du verre de Babi pour l'approcher de son nez et en humer l'odeur. Elle inspira profondément, l'arôme ambré du liquide chatouilla une seconde ses narines et elle pu poser un nom dessus. Un pur whisky irlandais, sans aucun doute. « C'est le meilleur moment de ma journée, quand on se retrouve et que tu m'offres à boire. » Ironie, c'était la première fois. Elle stoppa un serveur dans sa course pour lui désigner le verre de Babi. « Je vais prendre la même chose. »
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# Re: cinderella never asked for a prince. she asked for a night off and a dress. (babi)
message posté Lun 10 Avr - 21:55 par Babi J. Costigan

Belfast me manquait déjà. Je voulais retrouver le goût des vapeurs brumeuses. L'odeur saline courir au creux de mes narines. Elle me rappelait mon enfance. Elle me rappelait mon père et ses sourires chaleureux. Belfast ce n'était pas seulement les landes natales, c'était aussi le livre d'une vie jadis heureuse. Je fermais les paupières un instant, nostalgique de ce que nous avions là-bas. Lorsque tout était encore simple. Le temps s'écoule et les problèmes s'accumulent. Je soupirais en poussant les portes de mon appartement. Le courrier s'était accumulé dans la boite aux lettres. Un soupire s'échappa de mes lèvres lorsque je refermais la porte. Jetant les factures sur la table, j'attrapais mon téléphone. Cole. J'avais besoin de Cole pour passer outre le joug de Theodore sur Londres. Clover. La demande était si forte qu'il avait fallu tripler la production. La satisfaction se lisait sur mes traits. Le malheur des uns, faisait le bonheur des autres. Peu m'importait les conséquences, dans la vie, tout est une question de choix. Ils veulent se détruire, qu'importe la drogue, ils en trouveront toujours Ma conscience s'était éteinte lorsque les cendres de mon père voguaient sur l'horizon. Ma conscience s'était éteinte lorsque les portes de l'hôpital psychiatrique s'étaient refermé sur le visage sans vie de ma génitrice. Mais qu'est-ce-que je fou ici ? les mains sur les hanches, je recherchais l'embryon d'une quelconque réponse. Cependant, je n'en avais aucune. Mon bracelet s'accrochait à mon pull. Et je riais. Je riais devant l'ironie de la situation. Voilà pourquoi j'étais ici. Parce qu'il me l'avait demandé. Il m'avait privé de ma liberté et je l'avais accepté pourtant le chant des sirènes n'était plus aussi sonore. Mon attachement ne portait plus son prénom. Peu à peu, son visage disparaissait entre les nuages. Comme mes sentiments. Theodore avait été ma faiblesse. Ses bras s'étaient refermé sur une autre silhouette, incapable de porter son attention sur plusieurs personnes. Incapable de tenir ses promesses. Theodore n'était qu'un incapable, guidé par ses instincts primaires. Il disait ne pas avoir de coeur, mais il battait si fort que je pouvais l'entendre à travers la ville Encore un rire, puis je tirais sur le fermoir laissant les chaînes d'une promesse s'écraser contre le sol. Sans respect. Un sentiment de légèreté m'envahissait en cet instant, les chemins s'illuminaient devant moi. Et j'avais de nouveau le choix. Le choix de prendre la direction que je souhaitais. Après une douche, je m'empressais de rejoindre les expatriés. L'arme dans mon pantalon je poussais la porte du bar. Les mélodies irlandaises dansaient autour de nous. Les arabesques de notre langues prenaient vie au creux des pintes de bières. « Baibin Costigan. »  L'aigu de sa voix vint me crisper. Son parfum m'envahissait. Aussi délicat qu'un bouton de rose au printemps. Mais les nuances étaient coriaces. Tout comme elle. Maura. La chevelue blonde. Les yeux cristallins. Et la beauté pure.  Mes pupilles s'attardaient sur sa main. Elle envahissait mon espace personnel. D'un signe de doigt, je fis signe aux irlandais de disparaître, je ne pouvais décemment pas faire affaire devant elle. « Ne me dis pas que tu m'attendais. » mon corps se tournait dans sa direction avec un sourire nonchalant. Agaçant. Autant que les victimes de la peste. A bras ouverts soufflais-je en levant mon verre dans sa direction. Je pris une gorgée laissant le liquide ambrée voyager dans mon organisme. D'un geste du menton je commandais un nouveau verre mais Blondie vint y poser ses doigts dessus. « C'est le meilleur moment de ma journée, quand on se retrouve et que tu m'offres à boire. » Mon pied se posa sur sa chaise et d'un mouvement, je la poussais de plusieurs centimètres. Son odeur devenait nauséabonde et entêtante.  Tu m'excuseras mais j'ai du mal à supporter le côté fanatique. Je pense qu'un espace de sécurité est nécessaire. Et si tu tiens à tes doigts, je te conseil de les garder dans tes poches.  mon regard s'intensifia. Elle pensait savoir. Poser des mots sur ma vie, mais elle se trompait. Maura n'avait aucune conscience de la rancoeur qui se cachait derrière le masque. Aucune conscience du danger auquel elle s'exposait. « Je vais prendre la même chose. » je la regardais du coin de l'oeil, toisant son cocktail rose, le parasol et les fruits.  Les irlandais. Toujours en quête d'une sirène.  Babe donne lui un panaché, elle supportera pas soufflas-je en lui faisant un clin d'oeil. Je sortais un billet pour payer nos consommations avant de me tourner vers belle blonde. Je pensais que les flics étaient du genre à faire leur boulot. Protéger la veuve et l'orphelin, une connerie du genre. Qu'est ce que tu fais la Belshaw ?  

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