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bad habits + samuel

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MEMBRE

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# bad habits + samuel
message posté Lun 17 Avr - 15:38 par Liam McAlister

L’odeur de la nicotine envahissait mes poumons, empoisonnant ces derniers de ses vapeurs toxiques. Mon regard glissa sur la cigarette pendue au bout de mes doigts, j’avais arrêté dans l’espoir de connaître mes limites face au manque, j’avais arrêté pour réussir à résister à la tentation d’un autre vice. Lydia. Mon amour pour elle était plus addictive qu’une simple cigarette. Son éloignement avait creusé un trou béant dans ma poitrine, je ressentais les effets du manque chaque fois que mon esprit s’amusait à me torturer avec le souvenir de ses baisers envoutants, de sa peau caressant la mienne. La chasser de ma vie provoquait plus de dégâts que je ne l’avais imaginé. J’avais l’impression qu’une partie de moi s’était évaporée en la laissant partir. Une partie de moi que je croyais détester, mais qui me rendait, étrangement, plus vivant. Lydia me manquait, et chaque bouffée que j’inspirais semblait masquer, ne serait-ce qu’un instant, ce manque qui se faisait de plus en plus ressentir. Je remplaçais un vice par un autre vice, parce que je n’avais pas encore trouvé le moyen de combler ce vide que notre rupture avait causé. Mais la nicotine n’était qu’une manière superficielle de le combler, à la fin de journée elle continuait de me manquer. Lyanna se rendait compte que quelque chose n’allait pas, nous nous étions rapprochés depuis que j’avais mis fin à ma liaison, mais nos secrets continuaient de nous séparer. Elle était plus heureuse, je pouvais le lire sur son visage redevenu plus rayonnant ces derniers temps, mais ce n’était plus comme avant. Nos échanges, notre amour, notre complicité, tout avait changé. Tout avait changé depuis que nous avions emménagés à Londres, et j’en étais, en partie, responsable. Peut-être que ça avait été une erreur de l’arracher à son pays natal, de lui demander de me suivre jusqu’à l’autre bout du monde, pour m’aider à réaliser mes rêves. Londres m’avait permis de m’épanouir sur le plan professionnel, mais j’avais mis mon mariage en danger à la minute même où mon regard avait croisé celui de Lydia. Parce qu’elle représentait mes années de liberté et d’insouciance, elle était un reflet de l’homme que j’étais avant ma rencontre avec Lyanna. Lya m’avait apporté tout ce dont j’avais toujours voulu, la stabilité d’un foyer, une famille, un amour sincère. Et cela me suffisait avant d’arriver ici, avant de trouver d’autres plaisirs, d’autres envies dans les bras d’une autre femme. J’extirpai la fumée de mes poumons et vins écraser la cigarette au sol avant de relever la tête, l’immeuble où vivait Samuel se dessinant sous mes yeux. Il n’était au courant de rien. Je ne partageais plus mes secrets et mes doutes avec lui par peur de son jugement, mais aussi pour ne pas l’impliquer. Il était à l’origine de notre rencontre avec Lyanna, il nous connaissait aussi bien, elle que moi. L’impliquer signifierait l’obliger à mentir à une amie. Ou l’obliger à choisir. Je l’avais volontairement mis à l’écart pour protéger mon secret et les tourments que cela causerait à mon entourage. Mon poing vint s’écraser contre le bois de sa porte, et je reculai d’un pas attendant qu’il vienne ouvrir. Lui en parler maintenant allait à l’encontre de la promesse que je m’étais faite de ne pas l’impliquer. Mais je ne pouvais plus garder ça pour moi, mes secrets étaient trop lourds à porter pour moi seul, j’avais besoin de parler à quelqu’un, et il était la seule personne à qui je voulais me confier. Mon regard croisa le sien lorsqu’il ouvrit la porte. « Il est encore tôt, mais tu m’offres un verre ? » Déclarai-je, en lui donnant une tape amicale sur son épaule avant d’entrer.

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# Re: bad habits + samuel
message posté Mer 3 Mai - 15:21 par Samuel A. Adams

Bad Habits
Liam & Samuel


Il fixait l'écran de son ordinateur depuis plusieurs minutes sans être capable d'y lire quoi que ce soit. Son attention était ailleurs, bien loin de son bureau de chef. Pourtant, il en avait rêvé de ce poste. Devenir chef n'avait jamais été son envie première, mais quand l'opportunité s'était présentée, il n'avait pas hésité très longtemps avant de la saisir. Seulement voilà, les choses avaient changé depuis quelques semaines. Lilly avait eu son accident et tout semblait être remit en question. Samuel passa ses mains sur ses joues fatiguées. Il sentit les poils irriter la paume de ses mains et prit conscience qu'il ne s'était pas rasé depuis un moment. Il poussa un profond soupire, délaissant son écran pour s'affaisser dans son fauteuil, laissant son regard errer dans la pièce. D'ordinaire, il ne tenait pas en place, pouvait passer des heures concentré sur une même tache si cela lui paraissait nécessaire, mais il devait bien reconnaître qu'il n'était plus vraiment le même depuis l'accident de sa fille. On toqua à la porte, venant troubler le court de ses pensées. Il accueillit l'un de ses collègues, venu le consulter sur un cas délicat. Samuel se redressa, même s'il savait ne duper personne. Tous avaient eu vent de l'accident de Lilly étant donné qu'elle avait été prise en charge ici-même. Certains avaient assisté à la scène mais personne n'avait osé en parler directement avec lui. Samuel rajusta sa chemise et suivit son collègue le long du couloir menant au service pédiatrique. Durant la trajet, il écouta d'une oreille distraite les informations sur la patiente, une petite fille de 6 ans. Néanmoins, quand il se présenta dans la chambre de la petite patiente, il ne laissa rien paraître. Il serra les mains des parents, un geste qui se voulait rassurant et compatissant. Il ne comprenait que trop bien, à présent, ce qu'ils pouvaient ressentir. Mais Samuel ne devait pas s'associer à leur chagrin, il devait se détacher. Quand il regarda la petite fille allongée dans son lit d'hôpital, Samuel projeta inconsciemment son souvenir de sa fille, dans état critique, quelques semaines plus tôt. La sienne avait beau avoir 19 ans, elle n'en restait pas moins son enfant, ce qu'il avait de plus cher. Avec son collègue, ils expliquèrent à la fillette ainsi qu'à ses parents le diagnostic posé et ce qui allait suivre. A la fin de sa consultation, Samuel sortit vidé et se réfugia dans son bureau jusqu'à la fin de la matinée.

Quand il rentra, il retrouva la loft vide. Lilly avait reprit une vie normale depuis l'accident, mais il ne pouvait s’empêcher de s'inquiéter quand elle n'était pas là. Samuel suivait de très près son rétablissement, peut être un peu trop aux yeux de la jeune adulte. Il avait conscience de jouer sur les deux tableaux : le père et le médecin, mais il s'en moquait. Il lui envoya un texto, histoire de savoir si elle allait bien. Mais il regarda au dehors, se souvenant qu'il faisait jour et que la nuit ne tomberait pas avant plusieurs heures. Parce que c'était la nuit qu'il s'inquiétait le plus, sauf quand il la savait endormi dans sa chambre, à seulement quelques mètres de lui. Il déposa toutes ses affaires à l'entrée et partit se faire couler une tasse de café. Il dormait peu, mais cela n'était pas nouveau. Seulement maintenant, il venait à cauchemarder. Samuel ne travaillait pas cette après-midi et il se dit que s'affaler sur son sofa était un bon programme. Et si jamais il avait retrouvé un élan de motivation en fin de journée, il irait courir. Il se changea, troquant son jean contre un jogging noir, enfilant un sweat gris que lui avait offert Sloan pour noël dernier. Alors qu'il commençait à faire défiler le programme télé de l’après-midi, il entendit frapper à la porte. Lilly avait ses clés, sauf si elle les avaient oublié chez sa mère ? Et il était sûr de n'attendre personne. Il se leva, ouvrant la porte sur Liam. Samuel était plutôt surprit mais heureux de le voir.  « Il est encore tôt, mais tu m’offres un verre ? », lui demanda son meilleur ami. « Bien sûr, entre ». Il ne s'était pas attendu à sa visite, mais Liam était toujours le bienvenue ici, il le savait très bien. Samuel referma la porte derrière lui et fit quelques pas en direction de la cuisine. « Tu veux un café ? Ou tu préfère un verre ..? ». Le visage soudain tendu de Liam surprit Samuel. Mais tu m'offres un verre... Avait-il quelque chose à fêter ? Ou cela était simplement pour bavarder avec son meilleur ami ? Samuel avait l’impression que sa visite n'était pas vraiment dû au hasard. Il connaissait Liam depuis de nombreuses années maintenant et ils avaient apprit à se décoder l'un l'autre. Malgré une attitude de façade, Liam semblait différent. Samuel l'invita à se joindre à lui sur l'un des hauts tabourets entourant l’îlot central. Il avait la nette impression que quelque chose n'allait pas, sans savoir de quoi il s'agissait. « Alors, comment tu va ? Et Lya ? Ça fait un moment que je voulais vous inviter à manger tous les deux ». Liam et Lyanna étaient ses plus vieux amis. Rencontrés en Australie, aujourd'hui ils vivaient tous les trois à Londres.   
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# Re: bad habits + samuel
message posté Dim 23 Juil - 0:11 par Liam McAlister

L’amour qu’elle me portait était pesant, trop pesant. J’avais décidé de taire mes sentiments, de prétendre qu’ils n’existaient pas, pour le bien de ma famille. Au fond, peut-être que ce n’était que de la lâcheté. Je m’interdisais de l’aimer pour ne pas avoir à affronter la dure réalité. Lyanna et moi avions changé. Notre relation avait pris un tournant différent. Cette complicité qui nous unissait, qui faisait la force de notre couple avait disparue depuis des mois, et j’ignorais comment faire pour que cela change. Lydia n’était qu’une part du problème. Je l’avais forcé à s’éloigner en la rejetant, en la chassant de ma vie, dans l’espoir de retrouver un semblant de stabilité dans ma relation avec la femme que j’avais promis d’aimer. Pourtant, rien n’était redevenu comme avant. Il y avait ce vide qui s’imposait dans  ma poitrine, m’empêchant d’être réellement heureux. Lydia me manquait, et savoir que je lui avais fait du mal en la rejetant ainsi, m’était insupportable. Je n’acceptais pas l’idée d’être celui qui l’avait fait souffrir, je m’étais promis que ce ne serait jamais le cas, que je ne la blesserais pas, en aucune façon. Parce qu’elle était trop précieuse à mes yeux, trop importante. Mais je n’avais trouvé aucune autre manière de procéder. Lydia s’accrochait à ce qu’elle désirait, se battait pour obtenir ce qu’elle voulait. Et je ne pouvais la laisser gagner cette fois-ci, car ce qu’elle voulait mettait en danger ma relation, déjà fragilisée, avec Lya. J’avais dû prendre une décision, et je l’avais choisi elle, parce qu’elle était ma famille, elle était tout ce que j’avais au monde. Une douleur se fit sentir au creux de ma poitrine, comme un étau se resserrant autour de mon cœur, lorsque je vins toquer à la porte de mon meilleur ami. J’ignorais comment il allait réagir, Samuel me soutenait dans mes choix et mes décisions, il l’avait toujours fait. Cependant, la situation était différente, cette fois. Je n’avais pas besoin d’un simple conseil sur une situation délicate, j’avais besoin d’une oreille attentive, d’une personne à qui confier mon secret le plus lourd à porter. En l’impliquant ainsi, en lui parlant des sentiments que j’éprouvais pour une autre femme, je mettais en danger notre amitié. Lyanna aussi était son amie, et je n’étais pas certain qu’il soit capable de lui mentir pour me protéger. La porte s’ouvrit sur le visage de Samuel, la surprise se lisant sur ce dernier. Je ne venais que rarement à l’improviste, sachant qu’il passait le plus clair de son temps entre les murs de l’hôpital, le prévenir à l’avance était plus raisonnable. Un sourire traversa, rapidement, mes lèvres lorsqu’il m’invita à entrer. « Tu veux un café ? Ou tu préfère un verre ..? ». Je tournai la tête vers mon ami, retirant ma veste pour venir la déposer sur le dossier d’un fauteuil. « Je préfère un verre. De n’importe quoi. » Déclarai-je, en m’avançant vers la cuisine pour venir prendre place sur l’un des tabourets, aux côtés de Samuel. Son regard avait changé, il avait compris. Il avait compris que ce n’était pas qu’une visite de courtoisie, qu’il y avait une raison à ma présence, ici. Notre amitié n’était pas récente, nous nous connaissions depuis de nombreuses années, nous avions appris à nous comprendre et à déchiffrer nos moindres faits et gestes, depuis le temps. Un regard suffisait, parfois, à comprendre ce que l’autre ressentait. C’était simple, et c’était l’une des choses que j’appréciais le plus dans notre amitié. « Alors, comment tu va ? Et Lya ? Ça fait un moment que je voulais vous inviter à manger tous les deux ». Un sourire se dessina sur mes lèvres, en croisant son regard. « Elle va bien. » Je hochai la tête, comme pour appuyer mes propos. En apparence elle allait bien, mais je savais que ce n’était pas toujours le cas. Lyanna faisait face à ses propres démons, je voyais ce qu’elle voulait que je vois, mais je n’étais pas convaincu lorsqu’elle affirmait que ses troubles alimentaires étaient de l’histoire ancienne. « Je… » Je me raclai la gorge, venant perdre mon regard dans le liquide du verre que m’avait servi Samuel. « J’ai fait une connerie Sam… » Un rire nerveux s’échappa de mes lèvres, le dire à voix haute était plus difficile que je ne l’avais pensé. « J’ai vraiment merdé, et je sais pas quoi faire. » Déclarai-je, doucement, en relevant la tête vers mon meilleur ami.

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