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bones are clear and pure + jill

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# bones are clear and pure + jill
message posté Dim 23 Avr - 0:22 par Lyanna Belshaw-McAlister

i wanted to kill the me underneath. that fact haunted my days and nights. when you realize you hate yourself so much, when you realize that you cannot stand who you are, and this deep spite has been the motivation behind your behavior for many years. Assez. Mon reflet se matérialisait sur l’anjou et le feu. Je me penchais vers la cheminée. Je respirais ses vapeurs et l’envie opressante de vivre. Mes doigts tremblaient sur le rebord. Je ne voulais pas maigrir, mon corps le faisait à ma place. Chaque jour, il rejetait la nourriture. Chaque jour, il se perdait dans les soupirs d’Ana. Je m’étais consacré à la faim. Je m’étais accroché à la privation. Parce qu’on attendait toujours ma chute. On guettait les ondulations claudiquantes de ma silhouette. Moche. Disgracieuse. Amorphe. Je secouais les épaules en rejetant mes cheveux dans mon dos. Le miroir se moquait de mon expression. Le miroir parlait et je m’agenouillais pour l’écouter. La crise pouvait durer des heures. Je ne ressentais pas la froideur du carrelage. Je ne comprenais pas que le doigt qui s’enfonçait dans ma gorge me retirait un fragment de coeur. Mes jambes se repliaient dans la douleur. Je cachais la maigreur pour afficher les os. L’éclat cristallin d’un squelette rongé par la peur. Je m’éloignais de la réalité. J’oubliais les mois de rémission et l’envie de manger à nouveau. Liam ne reviens pas. Mes yeux s’embuaient dans le silence. Les larmes avaient séchés au creux de mes paupières. Je n’avais pas le temps de faiblir, le temps de penser aux chagrins d’amour. Il fallait que je contrôle mon ventre. J’étais la petite fille en colère. L’adolescente enragée. Et la maladie était ma punition ostensible. Je me redressais dans un mouvement fébrile. Mon manteau était accroché à l’entrée. Je m’avançais en vacillant, mes poignets s’entrechoquaient au rythme d’une marche qui me semblait mortuaire. Je mourrais. Je me tuais depuis des années. Je haussai les épaules en dévalant les escaliers. Le vent perforait mes rétines sublimées par les néons des lampadaires. Londres tournait en rond, elle m’enlaçait dans ses brumes étouffantes. Je m’agitais. Je devenais folle. Mes mains se posaient sur mes hanches. Je sentais les crissements de l’articulation sous mes paumes. Ma robe flottait tout autour. Elle tombait comme un voile sur la souffrance mentale. Maura me détestait. Mon fils me détestait. Ana me détestait. Mais ce n’était pas grave, parce que je me détestais d’autant plus. Je détestais ma rechute et l’obsession de perfection qui m’avait poussé à ruiner mon corps. Je m’élançais dans les quartiers jusqu’aux appartements de Jill. J’avais besoin de son regard, de la douceur de sa voix. Je m’approchais de la porte en titubant. Le reflet me hantait toujours. Une semaine. Deux kilos. J’étais grosse et stupide. J’enfonçais mon pouce dans la sonnette jusqu’à ce qu’elle apparaisse. «Jill. Il faut que j’utilise ta balance. La mienne est cassée. C’est pas possible. » Marmonnai-je en longeant le vestibule. Je ne comprenais pas pourquoi. Je ne savais pas m'expliquer. Ma vie défilait derrière les vitres du salon. Elle s'épandait sur les nuages en s'effaçant peu à peu. En oubliait que j'étais là - la coquille sans âme. L'enveloppe graisseuse et répugnante.
 
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# Re: bones are clear and pure + jill
message posté Sam 13 Mai - 23:31 par Jill Gallaway
la première chose que je fis, avant même d'ouvrir les yeux, c'était de poser mes mains sur les os saillants de mes hanches. c'était mon petit plaisir à moi. caresser cette partie de mon corps cadavérique qui me faisait me sentir vivante. un léger sourire se dessinait sur mes lèvres quand je sentis les jambes de mon mari s'entrelacer entre les miennes. je me précipita pour ôter mes doigts de ces courbes que je pense féminines. il ne faut pas qu'il me voit. il ne faut pas qu'il croit que je ne suis, en fait, pas guérit. mais guérit-on vraiment de cette enfer ? je reposa mes mains quand je l'entendis ronfler, mais sur mon ventre cette fois. je pouvais presque sentir mes intestins, en tout cas, je savais qu'on les voyaient, à travers ma peau translucide. en ce moment c'était ana qui m'accompagnait. cela soulagea mon œsophage, agressé par tout les vomissements volontaires que me dictait cette foutue mia. manger, trop, inhumainement trop, et vomir. encore. et encore. depuis 6 jours, je n'ai avalé qu'un yaourt, une pomme et de l'eau. j'en suis fière. au début oui j'ai faim, bien sûr que mon corps crie famine. que ceux qui pensent que les gens comme moi font semblant, ou n'ont pas faim. et puis, on s'habitue, et puis ana, me dit que tout va bien se passer. et puis lyanna me dit que tout va bien. je me suis encore levée à quatre heure cette nuit, j'ai fais une série de cent abdos et cent pompes. et puis je suis retournée auprès de l'homme qui me supporte, qui me porte. je viens tout juste de rentrer de mon footing de deux heures quand on sonne à la porte. elle a l'air pressée. je dis elle parce que je sais que c'est lyanna. je la reconnais à sa façon de presser goulûment le bouton. d'ailleurs, cela ne peut être qu'elle. personne d'autre n'ose me parler. je dois faire peur, peur à mourir. «jill. Il faut que j’utilise ta balance. La mienne est cassée. C’est pas possible. » je ne me souviens même plus la dernière fois où l'on s'est dit bonjour. elle filait comme une étoile lyanna, comme un fantôme vers ma salle de bain. je la regardais se mettre en sous-vêtements, poser ses jambes dangereusement fines sur la balance. «alors ? ». je n'osais pas lui dire que j'étais fière d'avoir perdu tout ce poids si elle en avait repris.
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# Re: bones are clear and pure + jill
message posté Dim 21 Mai - 13:22 par Lyanna Belshaw-McAlister

i wanted to kill the me underneath. that fact haunted my days and nights. when you realize you hate yourself so much, when you realize that you cannot stand who you are, and this deep spite has been the motivation behind your behavior for many years. Le silence oblitérait mes pensées. Je me redressais dans le vestibule. Les lueurs du couloir s’émancipaient sous mes yeux, créant des reliefs autour de ma silhouette courbée. Je me sentais mal. Je suffoquais sous les arcs osseux de mes bras filiformes. Je n’avais pas mangé. Pourtant, je me sentais lourde. J’étouffais sous les mailles du tissu qui enlaçait ma poitrine. Jill ne comprenait plus ma conviction. Parce que j’essayais de lui échapper. Je me noyais dans la contradiction entre la privation et mon envie de guérir. Je ne parvenais plus à supporter le regard de mon fils, ses sourires qui gazouillaient dans la chambre alors que je me tenais faiblement au dessus du lavabo. Mes mains gardaient les marques. Comme des cicatrices cristallines. Comme les méandres d’un coeur brisé. Je grommelais en posant mon sac sur le canapé. Je connaissais déjà son appartement. Je respirais son odeur partout ailleurs. Elle était ma meilleure amie, la moitié déchue de mon âme. Ensemble, nous avions crée un univers de chaos. Nous avions préféré l’apparence au reste du monde. Liam n’aimait pas notre relation, car il voyait entre les lignes. Il comprenait pas l’influence que nous avions l’une sur l’autre. Je soupirais en rangeant mes cheveux, puis je poussais la porte de la salle de bain. La balance se trouvait là, dans un coin de la pièce, attendant la pression de mes pieds nus sur la surface numérique. Mon visage se crispait alors que le poids se dessinait sur l’afficheur. Je grimaçais. Un kilo sept cent. Je m’éloignais, défaitiste afin de m’assoir sur le bidet. Mes mains tremblaient sur mes genoux. J’avais essayé de retrouver un rythme de vie normal - d’avoir la force de me nourrir et de me lever. Je voulais sauver mon mariage de la monotonie et de mes sautes d’humeur répétitives. Mon coeur se comprimait alors que je levais le tête, adressant un regard paniqué à Jill. Elle ne parlait pas car elle attendait le verdict avec la même angoisse. Elle connaissait cette sensation, de défaillir, de tomber sans jamais rencontrer le sol. J’étais suspendue, en apesanteur, le souffle happé par les réprimandes de mon esprit. Je me détestais. Je détestais mon corps et mon ventre. Je tirais sur mon mignon afin de couvrir mon expression. «Vas-y. Tu peux le dire. » Murmurai-je d’une voix nasillarde. Elle pouvait juger. Elle pouvait tout me dire. Ses mots n’étaient qu’une extension de mes pensées. Elle criait ce que je me refusais de prononcer. Je soupirais en me laissant glisser sur le carrelage. «Je ne peux plus continuer comme ça, Jill. Mais je suis grosse. Je redeviens grosse. » Me lamentais-je en secouant les épaules. J’étais perdue dans mes idéaux. J’essayais de prendre la bonne décision pour ma famille, mais la solitude ébranlait mes intentions. «Qu’est-ce que je vais faire? » Je la regardais avec désespoir. J’ignorais ce que j’attendais de notre amitié, qu’elle me hisse vers la lumière ou qu’elle me pousse à replonger dans les vices de l’anorexie. Je plissais le front en hoquetant. Il était trop tard. Il était toujours trop tard.

 
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# Re: bones are clear and pure + jill
message posté Ven 16 Juin - 0:56 par Jill Gallaway
un espace vide m'encombre, comme un creux aussi léger qu'une tonne. une tonne de souvenirs. une tonne de moments avec elle, d'instants avec lui.  il est ma bouée de sauvetage, mon havre de paix, comme un souffle de répit. c'est grâce à mon mari que je survis. quand les regards froids des autres m'enveloppent, ces regards froids qui ne laissent aucune place pour partir, ces pupilles remplies de mépris, me pèsent et me mettent à nue, ce sont ses yeux à lui qui me rhabillent et me rendent belle. sans lui en moi, je ne peux trouver aucune pause. il ne me demande jamais où je vais. il croit me protéger en me laissant ma liberté. je serrais les dents en attendant le verdict. j’avais aussi peur qu’elle des chiffres qui allaient s’afficher. elle était moi et j’étais elle. je sentis une goutte de sang couler sur mon poignet et frapper d’un léger bruit sourd le carrelage de la salle de bain. j’avais encore serré mes poings trop fort, j’avais encore enfoncé mes ongles trop profondément. l’angoisse. l’angoisse de la savoir horrifiée, de la savoir perdue. j'avais pourtant essayé de continuer comme si je n'avais jamais connu ana. mais sans elle, je suis incomplète.  je me réveille chaque jour dans un monde à demi endormi. je me suis encore blessée aujourd'hui, et le pire c'est qu'il n'y a personne d'autre à blâmer. j'aimerais laisser partir ana, mais je ne peux pas la laisser affronter ce monde seule, je ne peux pas affronter ce monde seule. alors je ne veux pas la laisser partir. un kilo sept cent. je le savais car nous connaissions nos poids exact. car à chacune de nos pesées, nous nous envoyions un message. lyanna, j'ai toujours observé les traits de ton visage, tout est écrit dans tes yeux. je lis en toi. je te devine. je sais pertinemment ce qu’elle pense à cet instant, j’imagine ce qu’elle ressent. «vas-y. tu peux le dire. » j’allais lui dire la vérité, je lui dis toujours la vérité. je m’assis en tailleur à sa droite, entrelaca mes doigts dans les siens. et caressa la paume de sa main avec pouce. « tu as grossis. » je me devais à cet instant, me promettre de ne pas lui parler de ma perte de poids. sauf si elle posait la question. je posa ma tête sur son épaule à l’instant où une larme tomba sur sa peau translucide.  «qu’est-ce que je vais faire? » j’étais tiraillée entre lyanna et ana. écartelée car je ne savais pas si il fallait la sauver, ou la garder auprès de moi. « tu vas penser à luiz. » elle était plus importante que moi, elle devait voler et me laisser en bas.
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# Re: bones are clear and pure + jill
message posté Sam 17 Juin - 2:20 par Lyanna Belshaw-McAlister

i wanted to kill the me underneath. that fact haunted my days and nights. when you realize you hate yourself so much, when you realize that you cannot stand who you are, and this deep spite has been the motivation behind your behavior for many years.  Je suffoquais en la voyant. Son reflet. Son visage. Ses courbes. Les souvenirs de notre adolescence. Mes pensées glissaient sur sa peau, s’évaporant dans un sourire qui ne m’appartenait plus. Je voulais m’éloigner et rendre un sens à ma vie. Mais il y avait Jill. Il y avait notre promesse d’éternité. Nous étions amies grâce à la psychose des affamées. Ana avait tout pris. Il ne restait plus que le froid. Je baissais les yeux vers mes doigts. Je cherchais des fragments de l’histoire entre les plis des articulations. Il me semblait impossible de guérir. Les chiffres s’affichaient sous mes yeux, dérobant le sol sous mes jambes tremblantes. Je ne le supportais pas. Mon ventre était douloureux. Il s’enroulait autour de ma gorge afin d’étouffer mes envies. Je n’étais qu’une coquille. Une image figée sur la toile. Le vent enlaçait ma silhouette. Je soupirais en relevant la tête, le regard meurtri par la réalité. J’étais grosse - j’étais devenue répugnante. Je soufflais sur mes ongles afin de ressentir les picotements de mon haleine mais il n’y avait plus rien de vivant dans ce corps. Nos squelettes s’arquaient sous les lueurs argentées de la salle de bain. Le miroir vomissait le reflet de mes hanches. Je le fixais d’un air horrifié. Jill replia les jambes afin de s’assoir sur le sol. Je ne tardais pas à la rejoindre. Il n’y avait rien à confesser. J’étais désolé de l’avoir déçu. Je soupirais en tenant ma tête entre mes doigts. Comment retrouver le poids idéal lorsque toutes les tailles ne semblaient plus adéquates ? J’en voulais toujours moins. Ma bouche tremblait en écoutant sa confession. Tu as grossis. Je me sentais paralysée. Je n’osais plus bouger. Mon dos rencontrait la froideur de la céramique alors que je tentais de garder l’équilibre. Penser à Luiz. Mais il était tellement petit. Il ne pouvait pas comprendre. Parfois, personne ne le pouvait. J’avançais à grande allure, dérivant dans le ressac de la mer. Je soupirais en joignant les mains sur mon menton. Je refusais de pleurer. Et je refusais de la laisser toute seule. C’était notre défaillance. Tout ce que j’avais besoin, c’était elle à mes côtés. «Je peux y arriver. » Soufflais-je en grattant mon coude. La peau s’arrachait sous mes ongles. Mes gestes étaient névrosés. Je ne me sentais pas à ma place. Maman était morte - la leucémie l’avait rendu tellement maigre. Pendant des années, je m’étais efforcée à voir la beauté dans ses symptômes. Je l’aimais dans la pâleur de ses expressions. Et aujourd’hui, je devenais un fantôme à mon tour. J’avais commencé, la première. J’avais obligé Jill à tomber malade. «Tu crois qu’on peut redevenir normales ? » Je n’y croyais plus. Ma voix s’essoufflait dans ma gorge. J’observais le plafond. La lampe clignait sur mes paupières. Les larmes ne coulaient pas. Elles saignaient en dedans - sur mon âme, contre ma conviction. J’étais ridicule. Trente ans et une maladie d’adolescente.

 
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# Re: bones are clear and pure + jill
message posté Sam 12 Aoû - 15:39 par Jill Gallaway
mon mari n'était pas un homme tyrannique, macho et imbu de sa personne. il respira l'amour, la compréhension, et le dévouement. il aurait pu m'interdire de voir lyanna tant il voyait qu'elle me faisait autant de bien que de mal. il voyait mon sourire et mon rire éclater dans la pièce quand elle était à mes côtés et il voyait mes larmes et mon corps tremblant quand je vomissais mes tripes et mon intégrité. mais il n'était pas comme ça. il faisait tout ce qui était en son pouvoir pour m'aider. mais il savait qu'il ne pouvait pas me demander de choisir entre elle et lui. parce qu’il savait qu'entre eux deux, qu'entre tout au monde et elle, ce serait toujours lyanna. je n'étais qu'une photographie de moi même qui s'envolait loin de la réalité. j'étais aussi fine qu'une lame ou une feuille de papier tranchante. je sentais nos hanches s'entrechoquer, nos corps n'étaient qu'un tas d'os. pas de vie, presque plus d'amour, le souffle court. je la regardais dans les yeux, essayant de croire le plus possible ce que je lui disais. peut-être que si elle s'en sortait, elle allait m'aider. j'attrapa la serviette posée sur le rebord de la baignoire pour nous couvrir. elle tremblait de froid, où alors c'était de peur. je frottais énergiquement mes genoux cagneux, mes articulations me brûlaient, me criaient qu'elles ne pouvaient plus supporter le poids de ce corps, pourtant vide. « tu peux y arriver. » en baissant le regard, je ne pu m'empêcher de voir les traits boursouflés qui couraient le long de mes cuisses. ces cicatrices cachées de tous qui me rappellent chaque jour que je souffre. car ni la pâleur, ni la maigreur, ni le froid ne le font. car je me trouve belle, je ne me trouve pas malade, je n'ai presque pas mal. je suis belle. et puis de toute manière, seule lyanna compte. mon visage était couvert de cette eau salée qui ne coulait qu'en sa présence. j'essuya d'un revers de main la morve qui coulait avant de lui murmurer ma seule vérité « je ne sais pas lya, je ne sais pas. »que pouvais-je dire d'autre ? ma mâchoire saillante se serra et je pria pour qu'elle pleure. elle devait pleurer, ça allait peut-être lui faire du bien, à elle. mes doigts filiformes enlacés dans les siens, je caressais tendrement du bout de mon pouce la cicatrice de son index et son majeur, vestige de tout ce temps passé au dessus des toilettes.
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