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there's nothin' holdin' me back (briar)

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message posté Mer 10 Mai - 20:49 par Kenzo A. Armanskij
there's nothin' holdin' me back
Briar & Kenzo

✻✻✻ Je plissais les yeux et levais la main vers le soleil pour cacher mes yeux de ses rayons éclatants. La tête me tournait. Putain de gueule de bois. Sans trop savoir pourquoi, Zola et moi avions descendus une bouteille entière de Vodka. Peut-être pour soulager notre peine, pour nous donner l'illusion que nous pouvions encore être heureux ensembles. Nous avions rit. Nous avions fait l'amour. Mais il n'y avait plus d'amour, du moins, ce n'était plus le même qu'autrefois. Quelque chose s'était définitivement brisé. Nous n'étions plus faits l'un pour l'autre. Nous nous étions trompés. Il était seulement mon premier amour. Pour toujours. Je l'avais idéalisé. Mais j'avais changé en sept ans. J'étais devenue quelqu'un d'autre, alors que Zola était resté le même qu'à ses dix-neuf ans. Il n'était pas prêt à la vie familiale, je n'étais pas prête à faire ma vie avec lui. Je n'étais pas prête du tout. Je voulais mon fils, mais je ne désirais son père. Alors on avait bu. Parce qu'on le savait tous les deux, que nous deux c'était fini. On le savait, on l'avait compris, ensembles. Mais se quitter, c'était renoncer à toute cette vie dont nous avions rêvé pour notre fils. Louis n'aurait jamais une vie normale, et c'était de notre faute. Mais j'en avais assez d'être toujours presque heureuse. Je levais les yeux vers la porte du bâtiment sur le trottoir d'en face. J'étais arrivée au foyer en quinze minutes grâce au bus. J'entrais et découvrais Louis qui attendait impatient que j'arrive. Il me sauta dans les bras et je le serrai contre moi. Je le pris dans mes bras et m'approchais d'une jeune femme que je connaissais pas, mais qui semblait connaître mon enfant. La prenant pour une nouvelle hôtesse d'accueil, je lui annonçais : « Bonjour, je m'occupe de Louis cet apres-midi. Je suis Kenzo. » Je lui souriais, mais je me rendis rapidement compte qu'elle ne comprenait pas. Je déposais Louis au sol et lui fis signe d'aller prendre ses affaires. « Vous travaillez bien ici? Je suis sensée prévenir dès que je viens le chercher, je pensais que... Pardonnez-moi. » Je haussais les épaules et tendais ma main, afin de me présenter correctement. Louis m'avait rejoint à mes côtés. Je baissais la tête vers elle et il lança : « C'est Madame Briar, Maman. » Je souris et levais la tête vers la madame Briar en question. Je rougis, peu habituée au fait qu'il m'appelle "maman" en public. Etrangement, il avait fini par deviner. Un jour, alors que je l'avais emmené au cinéma, il m'avait demandé si comme Raiponce, il avait lui aussi retrouvé sa vraie maman. Sa gentille maman. Et je lui avais tout avoué. Il s'était jeté dans mes bras en hurlant qu'il le savait. Et tout avait été si simple. Si naturel. Mais j'avais débarqué au foyer comme un cheveu sur la soupe, et je sentais encore de la méfiance de certaines personnes lorsque je m'y rendais. C'était trop beau. Trop beau, non, mais réel. Après des années, j'avais retrouvé mon enfant que je croyais mort. Et j'allais obtenir sa garde, dans deux mois tout au plus. Je passais une main dans mes cheveux. Mal à l'aise. J'étais maman, désormais. Je devais cesser d'agir comme une enfant, mais c'était brutal. D'être Kenzo puis de devenir la maman de Louis.
✻✻✻
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# Re: there's nothin' holdin' me back (briar)
message posté Lun 22 Mai - 18:59 par Briar Rosenwald

“ there's nothin' holdin' me back —
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Sa journée terminée à l’école, Briar devait ramener sa fraise jusqu’au foyer où elle travaillait depuis bientôt un an. C’était un endroit rempli d’enfants avec des passés un peu difficiles, mais rempli de bonheur. C’était ce qui plaisait à Briar de travailler dans cet endroit. Les enfants. Si elle pouvait leur apporter un peu de joie alors tant mieux bien que la plupart du temps, c’était eux qui apportait du bonheur dans la vie de Briar. Grâce au bus, elle arriva avec dix minutes d’avance ce qui lui permis de prendre des nouvelles des autres travailleuses au foyer. L’une venait de revenir d’un congé maternel et Briar s’empressa de lui demander comment allait son enfant, un peu jalouse au fond que celle-ci soit mère alors que Briar désirait être mère. Comme lui disait ses pères, ce n’était pas le bon moment et celui-ci viendrait. Les dix minutes écoulées, Briar se dirigea vers cette petite salle où les plus sociables s’amusaient entre eux tandis que ceux qui étaient un peu plus solitaires, restaient assis à une table à dessiner. D’une main, elle interpella Louis, ce petit garçon avec qui elle passait la plupart de son temps. Comme toujours, la première question qu’elle lui posait était comment il allait pour ensuite enchaîner sur sa journée. Briar prenait toujours le soin de s’assurer que les choses allaient bien, c’était important à ses yeux. Au bout d’une dizaine de minutes, elle lui annonça la bonne nouvelle : sa maman devait passer et qu’ils devaient aller l’attendre maintenant. Lorsque Louis aperçut sa maman, Briar le laissa accourir jusqu’à elle tandis qu’elle restait en retrait afin de leur laisser leur espace quelques secondes. « Bonjour, je m’occupe de Louis cet après-midi. Je suis Kenzo. » Briar ne comprend pas. Elle ne comprend pas pourquoi cette femme lui parle comme si elle était nouvelle ici. Si d’autres n’avaient pas appréciés, ce n’était pas le cas pour Briar. Au contraire, elle trouvait le tout plutôt comique. « Vous travaillez bien ici? Je suis sensée prévenir dès que je viens le chercher je pensais que… Pardonnez-moi. » Le regard de Briar fait des allers-retours du visage à la main, de la main au visage de la jeune mère. « C’est Madame Briar, Maman. » Ce n’est qu’à cet instant qu’elle se décida a lui serrer la main. Maintenant qu’elle connaissait son identité, les choses allaient peut-être être plus faciles. « Enchantée Kenzo, vous pouvez laisser tomber le Madame et m’appeler Briar. » Chaque fois qu’une personne prononçait le mot madame suivi de son prénom, Briar avait l’impression qu’on lui donnait dix ans de plus. Ce qui ne lui plaisait pas. D’où pourquoi, elle demandait généralement aux enfants dont elle était en charge de l’appeler Mademoiselle Briar. Sauf que pour certain, Louis, par exemple, préférait emprunter madame que mademoiselle. « Je suis celle qui s’occupe de votre enfant. Que pensez-vous qu’on s’installe à une table pour discuter un peu ? » C’était la première fois qu’elles se rencontraient, fallait bien qu’elle apprenne à se connaître un peu.

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# Re: there's nothin' holdin' me back (briar)
message posté Jeu 25 Mai - 23:51 par Kenzo A. Armanskij
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Briar & Kenzo

✻✻✻ J'avais dépassé les vingt-cinq ans d'immunisation sans en profiter. Je n'avais jamais été le genre d'adolescente à sortir tous les week-end. Nous étions sortis avec Zola, nous avions eut cette part d'innocence, cette part de folie. Mais j'avais rarement bu au point d'avoir la gueule de bois. Je n'avais jamais vraiment aimé l'alcool, ni même la fumette. Et aujourd'hui, alors que je m'apprêtais à obtenir la garde de mon fils, je me rendais encore alcoolisé au foyer. Je sentais mon cerveau peser dans mon crâne, et j'avais constemment ces nausées pas assez fortes pour me faire vomir. Lorsque Louis s'était jeté dans mes bras, j'avais fait un effort pour rester debout, pour ne pas laisser l'alcool me faire tomber à la renverse. Mon fils était accompagné de Briar, qu'il me présenta bien assez vite. Je lui tendis la main, qu'elle me serra. « De même, Briar. » Je l'observais discrètement. Je ne l'avais jamais vu auparavant, et pourtant, elle ne semblait pas nouvelle au foyer. D'un certain côté, en venant ici, je n'avais toujours pensé qu'à une seule chose, c'était d'être parfaite pour Louis. Je n'avais pas observé les visages des bénévoles, je les ai avais survolé, obnibulée à l'idée de passer un instant de plus avec cet enfant que je pensais perdu. Elle m'annonça être celle qui s'occupait de Louis et je reculais surprise, et honteuse. Je regardais le sol et répondis : « Oui bien sûr. Chaton, tu peux aller jouer avec tes copains, je viendrai te chercher lorsque j'aurai fini de parler avec Briar. » Je pris les affaires de lui et le regardais sautiller jusqu'à ses amis. J'eus un sourire puis suivis Briar jusqu'à une table. Je m'asseyais et la regardais, mal à l'aise. « Je suis désolée, j'ai honte de ne pas avoir cherché à vous connaître avant. Mais quand je suis arrivée au foyer, Louis ne savait pas que j'étais sa mère... Alors je n'ai pas agit en tant que tel, et j'ai fini par oublier. J'en suis désolée. » J'adressais un sourire embarassé et passais une main derrière mon oreille pour y replacer une mèche de cheveu. Je m'avançais vers elle et demandais : « Vous êtes ici depuis longtemps? Et Louis est sage? » Il avait toujours été évident à mes yeux que mon enfant était un ange. Il en avait tout l'air. Mais j'avais peur, qu'en réalité, il soit insupportable, grossier et méchant. Je tournais la tête vers mon fils. ll imitait un dinosaure en suivant une petite fille plus jeune que lui. Non, il ne pouvait être méchant. Je concentrais à nouveau mon attention sur Briar. J'avais en face de moi celle qui passait le plus de temps volontairement avec mon garçon. Elle prenait sur son temps, et s'occupait d'un gamin qui n'était pas le sien. Elle était courageuse, bienveillante. Maternelle. Je vis son regard s'attarder sur Louis et un léger sourire se poser sur ses lèvres. Elle aimait les enfants, c'était inné chez elle. D'être mère. Je baissais le regard. Je ne faisais pas le poids, à côté.
✻✻✻
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# Re: there's nothin' holdin' me back (briar)
message posté Lun 29 Mai - 2:38 par Briar Rosenwald

“ there's nothin' holdin' me back —
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« De même, Briar. » Et Briar lui adressa un sourire sincère, mais bref. Puis, elle détailla la jeune maman du regard. C’était une jeune femme qui avait survécu des épreuves douloureuses. C’était une maman-enfant. Une femme qui n’avait pas demandé à devenir mère. Briar était certaine que Louis devait avoir été une surprise pour elle. Du moins, elle n’avait pas prévu de tomber enceinte et d’avoir un enfant. Briar en avait vu des centaines comme Kenzo. Briar ne jugeait pas ces jeunes femmes qui du jour au lendemain devenaient maman. À sa manière, elle les admirait d’avoir le courage d’élever un enfant alors qu’elles-mêmes, elles étaient jeunes. « Oui bien sûr. Chaton, tu peux aller jouer avec tes copains, je viendrai te chercher lorsque j’aurai fini de parler avec Briar. » Tout comme sa mère, Briar regarda Louis s’éloigner en sautillant. Kenzo était chanceuse. Elle avait un enfant qui l’aimait. Louis était chanceux. Il avait une mère qui l’aimait. À sa manière. Louis était encore jeune alors il ne comprendrait pas pourquoi maman n’avait pas été là pour les premières années. Avec le temps, sa mémoire effacerait les années passées qu’il avait passé ici. Briar pivota les pieds et se dirigea vers une table libre, en retrait des enfants. Je suis désolée, j’ai honte de ne pas avoir cherché à vous connaître avant. Mais quand je suis arrivée au foyer, Louis ne savait pas que j’étais sa mère… » Briar aimerait couper Kenzo pour lui dire qu’elle n’avait pas besoin de s’inquiéter de ce détail. Que ce n’était pas la fin du monde. Qu’habituellement, Briar n’était pas là. Que c’était une autre personne qui se chargeait de Louis à cette heure-là. Briar était une partie à temps partiel dans la vie de Louis. Un jour, il allait l’oublier. Sauf qu’elle se taisait. Elle préférait écouter Kenzo parler. « Alors je n’ai pas agit en tant que tel, et j’ai fini par oublier. J’en suis désolée. » Cette fois, Briar essaya de lui adresser le sourire le plus réconfortant. Elle ne voulait pas qu’elles partent du mauvais pied. La dernière chose que Briar désirait était que leur première rencontre ne se passe pas bien. Qu’elles ne soient pas sur la même longueur d’ondes alors qu’au fond, elles n’étaient pas sur la même longueur d’ondes. Kenzo et Briar étaient deux personnes différentes. Kenzo, c’était une survivante. « Vous n’avez pas en vous en faire. Je ne suis pas là pour être l’ennemie. Je peux comprendre que ça a dû être un choc pour vous d’apercevoir un visage inconnu s’occuper de votre enfant. » Répondit-elle en joignant ses mains ensemble avant de disjoindre ses mains. Ça lui faisait trop pensé à sa mère et Briar faisait son maximum pour ne pas ressembler à sa mère. Je ne suis que celle qui observe les moments que vous partagez avec Louis. Qui essaie de savoir où en est votre relation. » Briar n’essayait pas de lui faire peur, mais elle lui disait simplement la vérité. Briar, c’était l’observatrice. Celle qui observait de près ou loin. « Vous êtes ici depuis longtemps? Et Louis est sage? » Imitant Kenzo, elle tourna la tête en direction de Louis qui s’amusait. Comme ça, on ne pouvait affirmer que Louis était un petit garçon innocent et gentil. Un de ses enfants qui aimaient tout et n’importe quoi. Un enfant curieux, bienveillant qui serait incapable de faire du mal à une mouche. « Louis est un gentil petit garçon – » Commença-t-elle en reportant son attention sur la mère de Louis. Briar remarqua que celle-ci avait les yeux baissés comme si elle avait honte, mais de quoi ? « Est-ce que tout va bien ? » S’enquit-elle, sourcil arqué et expression d’inquiétude au visage.

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message posté Sam 3 Juin - 16:35 par Kenzo A. Armanskij
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✻✻✻ Je ne m'étais pas préparée à rencontrer Briar aujourd'hui. A vrai dire, j'avais même oublié son existence. A partir du moment où Louis avait compris notre relation, tout le reste s'était envolé. Lorsque j'arrivais au centre, je n'avais d'yeux que pour mon enfant, si bien que j'avais fini par négliger le plus important. C'est-à-dire de me soucier des personnes qui passaient le plus de temps avec lui. Je sentis le regard de Briar sur moi et je rougis. Je détournais les yeux, me concentrais sur mon petit garçon afin de masquer ma gêne. D'ordinaire, c'était moi l'observatrice. Mais je comprenais : pour personne la situation n'était simple. Chaque personne dans ce foyer avait dû se faire à l'idée que j'étais bien plus qu'une bénévole. J'avais senti les regards dans mon dos, les murmures étouffés. Oui, j'étais jeune et je semblais fragile. Mais j'avais les épaules pour donner de l'amour, et pour supporter celui de mon enfant. J'acceptai donc sa proposition et m'installais en face d'elle. Elle m'écouta parler, et à mon tour, ce fut à moi de l'écouter parler. Je fronçais les sourcils et secouais la tête. Je ne l'avais pas imaginé comme une ennemie. J'avais tout simplement paniquée à l'idée d'être mal jugée. Je m'appuyais contre le dossier de ma chaise et commençais à jouer avec un bracelet, nerveuse. Je la laissais terminer et hochais la tête avant de répondre : « Je sais bien, je n'ai pas voulu paraître méfiante. En vérité, je me suis sentie gênée de débarquer ainsi sans présentations ». Je haussais les épaules et affichais un sourire désolé. Puis je passais la main dans mes cheveux et soupirais doucement, comme pour calmer les élans de mon cœur. Je me savais irréprochable avec mon fils, mais je ne pouvais m'empêcher d'angoisser pour le moindre petit détail. Ça ne s'improvisait pas d'être mère. Et moi, je n'avais jamais eut de véritable mère. Juste une femme, une génitrice portant le titre sans y mettre le cœur. Inquiète, je lui demandais comment se comportait mon enfant avec elle. A mon grand soulagement, elle confirma mon opinion et je souris, fière de ce que nous avions accompli, Zola et moi. « C'est bien. Vous savez, souvent les parents ne connaissent pas vraiment leurs enfants. Ils peuvent être adorables en notre présence, et infects avec les autres. » Je souris et lançais un clin d'oeil à Louis qui s'était retourné vers moi, probablement pour vérifier que je n'étais pas partie sans lui. Comment lui en avoir ? Je l'avais bien « abandonné » une fois. La voix de Briar me coupa alors de ma torpeur et je tournais la tête vers elle, surprise. Sourcils froncés, je restai silencieuse, la bouche ouverte, pour essayer de comprendre le but de cette question. Elle avait dû percevoir ma tristesse. Je soupirais et levais des yeux tristes vers elle : « Oui, ça va. J'ai juste peur de faire les choses de travers ». Je haussais une nouvelle fois les épaules et levais les mains en l'air, en signe d'impuissance. Dans un mois, j'obtiendrai la garde de mon enfant, et je devais être prête à cet instant. Prête à dédier ma vie à celle de mon bébé déjà trop grand. Je devais être capable de penser à son bonheur, à ses besoins, à ses préoccupations vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jour sur sept. Je souriais. J'étais si pressée. Je levais les yeux vers Briar et demandais alors, curieuse : « Vous avez des enfants ? A vous je veux dire. » Naïvement, je regardais autour de nous, comme pour tenter de trouver un petit qui lui ressemblerait. Finalement, je n'avais pas à me sentir angoissée. Après seulement quelques minutes, je me sentais déjà en confiance avec Briar, et je comprenais désormais les éloges que Louis faisait à son sujet. C'était rassurant de savoir qu'on s'occupait bien de son enfant, dans un endroit comme celui-ci où aucun petit n'aime vivre.
✻✻✻
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# Re: there's nothin' holdin' me back (briar)
message posté Dim 11 Juin - 20:15 par Briar Rosenwald

“ there's nothin' holdin' me back —
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La mettre en confiance, voilà le plan de Briar. Après tout, si la maman n’avait pas confiance en elle, comment pouvait-elle bien faire son boulot ? Depuis qu’elle travaillait ici, Briar avait réussi à obtenir la confiance de tous les parents qui venaient passer un moment avec leurs enfants dont ils ne possédaient pas la garde pour x raisons. Tout comme les autres parents, Briar ne jugeait pas. Ou du moins, elle essayait de ne pas trop l’être puisqu’au fond, ce n’était pas sa place et elle n’était pas le juge, jury et l’exécuteur de la vie de Kenzo. « Je sais bien, je n’ai pas voulu paraître méfiante. En vérité, je me suis sentie gênée de débarquer ainsi sans présentations. » Si seulement Kenzo savait le nombre de parents qui arrivaient ainsi. « Vous n’êtes pas la première qui arrive ainsi, vous savez. Bien des parents oublient qui je suis dès qu’ils franchissent ses portes là-bas. » De son index, elle allait pointer la porte par laquelle Kenzo était passée pour être assise ici en ce moment. Briar tentait juste de réconforter la jeune maman en lui affirmant qu’elle n’était pas la première et qu’elle ne serait pas la dernière. « C’est bien. Vous savez, souvent les parents ne connaissent pas vraiment leurs enfants. Ils peuvent être adorables en notre présence, et infects avec les autres. » Elle n’avait pas entièrement tort. Il y avait des enfants détestables partout dans le monde et ici, au foyer, aussi. Sauf que Louis n’était pas de cette catégorie. C’était un enfant génial aux yeux de Briar. « Louis est des enfants les plus gentils du foyer. Attentionné, doux. Vous avez un très bon enfant, mademoiselle Armanskij. » Répondait Briar en massacrant un peu le nom de famille de celle-ci au passage. Si elle permettait Kenzo de l’appeler Briar, Briar l’appellerait par son nom encore un moment. « Oui, ça va. J’ai juste peur de faire les choses de travers. » Comme tous les parents, au fond. La plupart répondait la même chose et à toutes les fois, la réponse arrachait un bref sourire à Briar. « Au moins, vous essayez et c’est ce qui compte le plus. Prenez conscience que vous n’allez pas être une mère modèle tous les jours, il y aura des mauvais jours comme des bons, mais vous allez vous en sortir pour le bien de Louis et… » Commença-t-elle à dire avant de se faire couper par Kenzo. « Vous avez des enfants ? A vous je veux dire. » Briar allait se mordiller la lèvre inférieure avant de regarder ses doigts entremêlés quelques secondes. La fameuse question. Est-ce qu’elle avait des enfants ? Briar aurait aimé répondre par l’affirmative, mais c’était juste impossible. Briar désirait être maman sauf qu’elle n’avait pas cette chance. Encore. Un jour, elle savait qu’elle devrait maman. Qu’elle aurait le plaisir d’être enceinte. Il lui fallait juste trouver la bonne personne puisqu’elle ne désirait pas donner naissance à un enfant dans un foyer brisé. Briar désirait que son futur enfant grandisse dans un foyer où l’amour et l’acceptation régnaient. C’était ce qu’il y avait de plus important à ses yeux. « Non, je n’en ai pas. » Admettait-elle, un peu honteuse. Ça ne devait pas faire de sens maintenant dans la tête de Kenzo qu’une femme comme Briar, qui n’était pas mère, lui donne des conseils sur comment être un bon parent. C’était un peu le monde en l’envers. « C’est contradictoire, pas vrai ? » Demanda Briar en essayant de rire un peu de la situation. « Je passe mes journées entières à enseigner à des enfants ou à aider leurs parents alors que je n’ai pas la moindre ce que c’est d’être mère. » Elle savait juste ce que c’était de grandir avec une mère qui voyait en vous un remède pour sauver son premier enfant.

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message posté Mar 4 Juil - 22:32 par Kenzo A. Armanskij
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✻✻✻ Malgré ce que l'on pouvait croire, ce n'était pas inné d'être mère. Certaine n'y arrivait jamais, d'autre l'était avant même de mettre au monde. J'étais entre les deux. Je n'avais pas accepté ma grossesse, ni la perte. Par essence, j'étais maman, mais je ne savais pas ce que c'était de l'être au quotidien. Quelles attentions avoir. A quelle heure coucher un enfant, ce qu'il peut regarder ou non. J'avais manqué ses premières années. Ces longs mois d'insomnie à ne vivre que pour lui. Je n'avais jamais réglé ma vie en fonction de la sienne. Je n'avais pas eut l'apprentissage nécessaire pour être maman. Mais j'aimais mon enfant plus que tout au monde, et je m'efforçais chaque jour de lui apporter tout l'amour qu'il réclamait silencieusement. Face à Briar, qui pourtant semblait avoir le même âge que moi, je me sentais minuscule, et intimidée. Je redevenais une enfant face à l'autorité suprême car je n'étais pas sûre d'être cette autorité maternelle et raisonnable. Ma honte face à mes non présentations se dissipa à l'entente de ses mots. Elle semblait vouloir me rassurer, et c'était apaisant. Je me détendis progressivement sur ma chaise et posais mes mains croisés sur mes genoux en l'écoutant parler. Je lui adressais un hochement de tête pour lui montrer que ça ne me perturbait pas. S'ensuivit des remarques sur mon enfant qui m'arracha un grand sourire. Je tournais les yeux vers ce dernier. Il est merveilleux. J'étais admirative de l'être que j'avais mis au monde. C'était trop pour mon coeur fragile. Je n'avais pas assez de place pour aimer ainsi, et pourtant, je débordais de tendresse à son égard. Il était ma chair, cet être que j'avais senti huit mois et demi dans mon ventre. Cette chose née d'ébats passionnés avec l'amour de ma vie. Touchée, je levais les yeux vers Briar et répondis presque dans un murmure : « Merci... » Je ris néanmoins à son écorchement de nom et balayais l'air de la main : « Kenzo suffit. Je n'aime pas mon nom de toute manière. » Le nom de mon "père". Géniteur serait sûrement plus honnête. Je soupirais doucement et reportais mon attention sur mon interlocutrice. Je lui demandais si elle avait des enfants alors qu'elle continuait de me rassurer. Mais je vis son regard se noircir. Gênée, je me ratatinais sur ma chaise. Je n'avais pas voulu la vexer mais tout simplement discuter. J'avais besoin des conseils d'une mère, et encore plus d'une jeune maman. Mais je sentis que cette question l'avait blessé et je n'ajoutais rien. La laissant répondre, trop inquiète de m'enfoncer encore plus. Elle m'avoua ne pas en avoir, honteuse et je fronçais les sourcils sans vraiment comprendre. Il n'y avait pas de honte à avoir, et c'était même beau de voir une jeune femme être une mère pour des enfants qui en manquait. Elle avait certainement plus l'étoffe que certaines d'autres, comme la mienne. Comme moi. Je lui souris doucement et secouais la tête à ses mots. Elle avait tort. Certaines l'était de nature. Et à en juger par la tendresse qui émanait d'elle, elle l'était de nature. « Pas du tout. C'est en vous, vous êtes faites pour ça. Sinon vous ne feriez pas tout ça. » Je lui souris et apporte mon gobelet d'eau à mes lèvres. Je la regarde doucement. Elle semble si frêle, si fragile et timide. Mais douce. Incroyablement douce. Et je souris à nouveau, car je suis contente que ce soit elle qui s'occupe de mon enfant. Je m'approche à nouveau et souffle : « C'est rassurant ce que vous me dites mais... Il a déjà eut une autre mère et j'ai peur qu'il n'en attende trop de moi, j'ai peur de ne pas être à la hauteur... » Bizaremment, je me confiais à elle. Pas parce que naissait une incroyable confiance à son égard, mais parce qu'en tant que mère, j'avais besoin de conseils. De conseils d'une jeune femme faisant face tous les jours au tourment de ces enfants, aux tourments de mon enfant. J'étais désemparée. Tangible. Fragile. J'avais besoin d'éléments sur lesquels m'appuyer afin de ne pas commettre d'erreurs. Je voulais qu'il soit heureux. Qu'il ne manque de rien. Mais moi, je n'avais rien eut, et je ne connaissais pas les limites. J'avais besoin de limites, d'un cadre de quelque chose de rationnel. Car rien n'était irationnel dans le fait de devenir mère, dans le fait de retrouver son enfant après cinq ans à le croire mort.
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message posté Lun 31 Juil - 4:50 par Briar Rosenwald

“ there's nothin' holdin' me back —
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Kenzo n’était pas la première ni même la dernière arrivant honteuse de son passé. Dès sa première journée, Briar s’était promis de ne jamais juger autrui. Ce n’était pas sa place et après tout, Briar ignorait tout de ces femmes perdues qui marchaient la tête baissée parce que la vie avait blessé à plusieurs reprises. Tout le monde possédait des cicatrices que la vie avait faites. Pour Kenzo, c’était sa grossesse tandis que pour Briar, c’était autre chose. « Merci… » Briar le voyait dans ses yeux. Qu’elle était touchée par quelques mots prononcés à l’égard de son fils. Kenzo avait de quoi être fière. « Kenzo suffit. Je n’aime pas mon nom de toute manière. » Son sourcil droit qui s’arquait tandis que des questions se posaient des questions. Si Kenzo avait été une personne normale, Briar lui aurait demandé la raison pour laquelle elle détestait son nom. Elle lui aurait conseillé de le modifier comme elle avait fait à son 18ème anniversaire pour son beau-père. Sauf que c’était différent pour Briar. Elle n’avait pas modifié son nom en acte de rébellion ou parce qu’elle le détestait, mais c’était pour faire plaisir à son beau-père. Passer de Carpenter à Rosenwald avait été une décision facile pour l’enseignante. « Pas du tout. C’est en vous, vous êtes faites pour ça. Sinon vous ne feriez pas tout ça. » Peut-être. À son tour, les mots touchaient Briar et elle lui rendit son sourire. « Merci, c’est très gentil. J’apprécie vos mots, Kenzo. » Répondit Briar, une main sur le torse, près du cœur. On lui répétait souvent. Qu’elle allait faire une bonne mère, que c’était inné chez elle. Que c’était une bonne enseignante. Que ses élèves l’adorassent parce qu’elle connectait rapidement avec eux. Briar était peut-être une adulte, mais au fond, elle avait toujours ce cœur d’enfant comme si elle n’avait pas grandi intérieurement. Briar savait déjà tout cela parce qu’elle constatait le changement qu’elle pouvait apporter chez ses enfants. « C’est rassurant ce que vous me dites mais… Il a déjà eut une autre mère et j’ai peur qu’il n’en attende trop de moi, j’ai peur de ne pas être à la hauteur. » Les mains jointes, Briar l’écoutait se confier sans réellement se confier. Kenzo exprimait des craintes que toutes les mères faisaient faces. « Louis sera faire la différence entre vous et cette autre femme. Si vous l’appelez sa mère alors que vous l’êtes est une manière de commencer du mauvais pied. » C’était surtout ces quelques mots que Briar retenait le plus. Peut-être que sans réellement le vouloir, Kenzo diminuait son importance aux yeux de son enfant. Ce n’était pas une chose à faire. Du moins, ce n’était pas quelque chose que Briar acceptait d’entendre de la bouche d’une mère. « Rappelez-vous que vous êtes la femme qui s’occupera de lui. Vous êtes sa mère. Certes, il y a peut-être déjà eu une mère sauf que vous êtes là maintenant. Je le vois que vous essayez de faire des efforts, vous faites votre possible Kenzo et c’est le plus important. » Ajouta Briar en lui souriant honnêtement. Certaines mères arrivaient ici sans avoir le désir de réellement s’occuper de son enfant. Ce n’était pas le cas de Kenzo, Briar le constatait bien vite. Briar voyait bien que ça brisait le cœur de Kenzo de ne pas être en mesure de pouvoir s’occuper de son propre enfant. D’avoir dû s’en séparer pendant des années. De ne pas avoir été à ses côtés. « Vous ne serez pas à la hauteur. Personne ne l’est. Même les mères qui semblent en avoir l’air. La différence sera que vous ferez votre possible pour être à la hauteur aux yeux de Louis et vous le serez. » Si Kenzo croyait en les mots que Briar prononçait ou même en elle, Briar savait que Kenzo serait une excellente mère.

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# Re: there's nothin' holdin' me back (briar)
message posté Dim 13 Aoû - 19:36 par Kenzo A. Armanskij
there's nothin' holdin' me back
Briar & Kenzo

✻✻✻ Pour une fois, ma fierté, je la laissais de côté. Je me confiais à une inconnue parce qu'elle semblait plus apte que moi à être mère. Parce que je n'y connaissais rien, et je ne savais même pas ce que c'était d'avoir une famille. J'allais devoir construire la mienne sans aucun exemple, sans aucun vécu. J'allais devoir apprendre de mon manque, faire l'inverse de ma mère pour tenter d'être la meilleure mère possible. Mais je n'étais pas sûre que ce soit la bonne solution. Malgré mon éducation inexistante, je m'en étais bien sortie. J'avais du mal à croire que ma mère ai tout raté avec moi, mais j'étais bien trop aveuglée par la haine pour accepter ses réussites. Briar connaissait Louis sûrement plus que moi. Je n'avais aucune certitude quant à mon enfant, excepté le fait qu'il soit de mes entrailles. Je m'aventurais aveuglement dans la vie parentale et acceptais peu à peu mes responsabilités sans en mesurer l'ampleur. Tout d'un coup, je paniquais. Mais Briar eut les mots pour me toucher. Finalement, peut-être connaissais-je déjà mon enfant. A mon tour, je la rassurais. Lui parler avait semblé évident, comme si c'était à elle finalement que j'aurai dû parler. Pour avoir le courage de croire en moi. Elle me remercia, touchée en posant la main sur son coeur et je lui souris et en hochant la tête à mon tour. Malgré tout, j'étais encore confuse. Alors, sans filtre, je lui avouais les peurs de toute mère impliquée. Je la laissais me répondre et la regardais, attentivement. Elle m'arracha un sourire en coin. Elle avait raison. Je commençais mal. Je ne devais pas accepter Madame Salinger comme sa mère. Elle ne l'avait jamais été. Je devais m'y croire, je devais réaliser ce que signifiait cette appelation. Je n'avais jamais cessé d'être la mère de Louis. On me l'avait juste arraché, et le titre avec. Je me sous estimais, et pire encore, je m'associais à ma génitrice. Je n'étais pas ma mère, et je n'étais personne d'autre que moi-même. Je comparais mes capacités à celles des autres, pourtant j'étais la seule maman de Louis. Je regardais Briar, hébétée. « Vous avez raison... » Je la dévisageais, réalisant peu à peu ce qu'elle venait de me dire. Pour Louis, c'était une autre vie qui débutait. Une vie où peut-être ses rêves allait se réaliser. Je n'avais qu'à l'écouter, et je pouvais tenter, échouer, j'aurai toujours le temps de recommencer. J'aurai toujours le temps de me rattraper. De rattraper le temps que l'on a perdu pour alléger son coeur et les blessures qui s'y sont installées. « Merci... Vos mots sont simples comme ça, mais ils n'étaient pas évidents jusqu'à maintenant. » Je la regardais et lui souris sincèrement. Je tournais la tête vers Louis, il continuait de jouer. Je fronçais alors les sourcils et lui demandais : « Vous enseignez aussi? » La date du procès était fixée, mais je n'avais pas encore consulté les écoles de la ville. Je ne voulais pas arracher Louis à ce qu'il avait connu. S'il était possible qu'il retrouve Briar chaque jour, alors je le savais entre de bonnes mains. Je le savais guidé, et non perdu. Dans cette nouvelle famille, ce nouvel appartement, cette nouvelle école et ces nouveaux copains. Il lui fallait des repères, il lui fallait des souvenirs pour ne jamais oublier que parfois, la vie est belle. Parfois elle est généreuse et éclatante. Parfois tout va bien, et c'est ce qui nous donne encore l'espoir de se relever si les choses s'assombrissent. Si un malheur advient, et que l'on ne s'est pas préparé. Je veux préparer mon enfant aux abysses. A peine né déjà, il les avait connu. En grandissant, il les avait frôlé. Aujourd'hui, nous nous en sortions, tous ensembles. Zola, Louis et moi. Mais il suffisait d'un rien pour que tout bascule. J'étais bien placée pour le savoir.
✻✻✻
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there's nothin' holdin' me back (briar)
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