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you are the dick to my condom + swann

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message posté Jeu 11 Mai - 0:34 par Gale Wheeler

in wine there is wisdom, in beer there is freedom, in water there is bacteria. Je fermais les yeux. Pendant des années ma mère s’était contentée de l’encens, de l’huile aromatisée et des vapeurs d’écorces distillées dans les éprouvettes en verre glacé. Ses mains arrachaient la verdure des plantes pour en extraire le parfum qu’elle déchiquetait dans les pressoirs de son magasin. Et chaque matin, après chaque visite, elle mettait une petite fiole dans mon sac. Parce que respirer les saveurs distillées de la fleur oranger suffisait à étouffer toutes les images. Parce que dans son imagination, les hippies savaient mieux, la vie valait plus. Je crispais la bouche en avalant mon shot de gin. Dans l’euphorie de l’ivresse, je respirais les onguents qui ondulaient à travers ses vêtements de vieille femme. Elisabeth Wheeler : humaniste, infirmière, veuve et alchimiste. Elle y avait cru. Au bonheur après la mort de papa. Au courage et à la rédemption de son âme. Et je ne voulais pas savoir. Je refusais de croiser les larmes au coin de sa bouche. Je détestais l’absence et la liberté. Je détestais l’amour et la réconciliation. Je portais la malédiction oculaire. Je l’avais vu mourir un millier de fois. Et le parfum seul de ses aromates ne me sauvait pas lorsque je quémandais son attention. La présence d’une mère à la place d’une jardinière. Mon regard s’étalait sur les murs de la discothèque. Les musiques criaient le désespoir. Justin Bieber lui même en avait marre de remplir les enceintes. Je haussais les épaules à la recherche de Swann. Je l’avais perdu dans la foule. Il avait prétexté une envie pressante lorsque je savais qu’il furetait dans l’espace, guettant la prochaine table de poker. Il portait le set de jeu. Il attendait ses partenaires mal habiles pour gagner. Le talent, c’était l’escroquerie. Et je ne tardais pas à la rejoindre, laissant le masque tomber sur une nouvelle identité. J’étais son acolyte pour la nuit. L’ombre qui surplombait son regard fripon. Je tendis le coup au milieu de la salle. Les silhouettes s’amenuisaient dans les vapeurs de l’alcool. Il y avait trop de femmes, pas assez d’idiots. Je posais une main sur son épaule. « Si tu veux vraiment payer la facture d’électricité, fais nous un déhanché sur la barre. Ou fais toi payer après les cunnis. » Je hochais la tête avec entendement. Je n’avais plus un rond. Le mois venait à peine de commencer et nous avions dilapidé la mensualité de ma retraite anticipée pour le loyer. Entre la bouffe, le lubrifiant et les capotes, il ne restait plus que nos belles gueules pour faire valoir notre droit à la consommation libre. « Le poker c’est pas le bon plan. T’es nul pour gagner. Et tu fais chier à te faire passer pour un Kennedy. Ton costume est troué. » Me moquais-je en lui désignant une table de bachelorettes. Un enterrement de jeune fille. L’occasion parfaite pour empocher les billets. Je lui donnais une tape dans le dos pour l’encourager. « J’espère que tu as mis ton slip en peau d’ours. Pour une fois il peut servir. » Je rigolais en m’accoudant au comptoir. Toutes les crises financières étaient de sa faute. Il fallait bien qu’il assume. Et j’étais trop déchiré pour aider - pour réfléchir à la vraie vie. Ma voix était rauque et démesurée. Il y avait cette dualité dans mon esprit. Cette limite entre l’envie de crier et de sourire. J’étais un enfant. A trente deux ans, j’avais encore huit ans. Je roulais les yeux sans convictions. Bientôt, je pourrais mélanger les cocktails dans le bar de Babi Costigan. Bientôt, je pourrais me brûler dans ses flammes. Et je n’avais qu’une hâte. L’emporter avec moi. L’emmener dans mon enfer. 
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# Re: you are the dick to my condom + swann
message posté Dim 14 Mai - 19:53 par Swann Harper
La musique était forte, mais il était encore possible de parler aux gens autour de soit, en y mettant assez de conviction. L'odeur dans la discothèque était la même que dans tous les bars et boites de nuit de Londres et d'ailleurs, un mélange d'alcool et de transpiration. Cela le ramenait un peu à l'Irlande de son père, dans le bar où il travaillait et où Swann avait expérimenté la vie. La première fois qu'il avait joué au poker, qu'il avait bu de l'alcool, qu'il avait touché des seins et la liste était encore longue. Même si les tequilas s'enchaînaient à une vitesse un peu trop rapides, il se croyait encore prêt à jouer au poker, l'alcool donnait de l'espoir. Il y'avait une raison s'il ne buvait jamais d'alcool lorsqu'il était autour d'une table de jeu, tout simplement parce qu'il avait tendance à se sentir invincible et prendre des risques inconsidérés avec son argent. L'argent, il en perdait comme il en gagnait, cela n'atteignait jamais son enthousiasme. Dans son esprit, il pourrait toujours se refaire, il y avait toujours de joueurs quelque part, des pigeons à dépouiller. En l'absence d'une partie de poker, il se laissait porter par l'ambiance, se faisant payer des verres par n'importe qui. Il pouvait bien faire semblant de s'intéresser à une femme pendant quelques minutes pour un verre gratuit. Puis à intervalle régulier, Swann se rendait dans le coin fumeur pour profiter d'un joint bien mérité. Cette mauvaise habitude lui permettait de se vider l'esprit, puis il avait l'impression d'être sur une fréquence différente du reste des gens, comme s'il était le seul à détenir un secret que personne ne connaissait, le pouvoir de la weed. Quoi qu'il arrive Gale n'était jamais loin et même quand il lui arrivait de le perdre de vue, il réussissait toujours à retrouver sa trace. « Si tu veux vraiment payer la facture d'électricité, fais nous un déhanché sur la barre. Ou fais toi payer après les cunnis. ». Swann fait mine de réfléchir à sa proposition, mais il n'était pas encore prêt à franchir la barre de la prostitution. C'était une chose d'en rire et de proposer à Gale de l'emmener en camionnette faire le tour des bois de Londres, mais une autre de le mettre en pratique. Vivre dans la merde et les problèmes d'argents n'étaient pas un problème. Il n'y avait plus grand chose de valeur à mettre en gage dans leur appartement, mais il trouverait forcément un moyen de retomber sur leurs pattes. « Le poker c'est pas le bon plan. T'es nul pour gagner. Et tu fais chier à te faire passer pour un Kennedy. Ton costume est troué. ». Il le fusille du regard aussitôt. Il tolérait absolument tout, mais pas qu'on dénigre ses talents au poker. « Va te faire. ». Pour ce qui est de son costume, il ne prend même pas la peine de vérifier, il se trouait souvent à cause de ses joints ou d'autres choses, mais il n'avait pas les moyens de renouveler sa garde robe actuellement. « J'espère que tu as mis ton slip en peau d'ours. Pour une fois il peut servir. ». Faire le strip-teaseur ne l'emballait pas des masses, mais allait faire la discussion à des jeunes filles bien alcoolisées pouvaient s'avérer amusant. Gale venait de lui mettre le doute. C'était dans ces moments-là qu'il réalisait à quel point il était bourré et défoncé. Il était incapable de se rappeler de ce qu'il portait comme sous-vêtements. « Je pense pas, il me gratte celui-là quand je le mets. ». Son sourire stone s'attarde sur Gale une seconde, puis il commence à enlever la ceinture de son pantalon pour essayer d'apercevoir ce qu'il était en train de porter. « J'hésite entre les tortues ninjas et Bob l'éponge ! ». Il faisait très attention à ses vêtements et son apparence, mais il partait complètement en cacahuète lorsque ses sous-vêtements étaient concernés. Personne ne les voyait, alors il pouvait très bien se permettre quelques fantaisies. Sans prévenir Gale de ce qu'il va faire. Il baisse son pantalon sur ses genoux pour permettre à son meilleur pote de lui donner la réponse. « Verdict ? J'ai la flemme de baisser la tête pour regarder... ». S'il s'écoutait, Swann achèterait des chaussures à scratch simplement pour ne pas avoir à se baisser en permanence pour faire ses lacets. Il était capable de manger uniquement dans des assiettes en plastique pour ne jamais avoir à faire la vaisselle. Il ne se posait même pas la question de savoir s'il risquait quelque chose en se déshabillant sans aucune gêne en plein milieu de la foule. Certaines personnes finissaient bien torse nu au milieu du dance floor. Soudainement, Swann s'approche du visage de Gale pour venir hurler dans son oreille pour être certain qu'il l'entende. « GALLLLEE. J'ai soif. Tu sais qu'il te suffirait de tendre ton bras en mode inspecteur gadget par-dessus le comptoir pour piquer une bouteille ni vue ni connue. Je peux même créer une diversion stu veux. ». Il était soudainement très emballé par son plan et prêt à toutes les conneries.
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# Re: you are the dick to my condom + swann
message posté Mer 17 Mai - 18:27 par Gale Wheeler

in wine there is wisdom, in beer there is freedom, in water there is bacteria. Des yeux couchés sur le coeur des celtes, regardant la mer et les paysages d’Irlande. Des yeux lointains, bordés par l’esquisse du ciel et de la pluie. Le rêve de transparence dans l’eau salé. La fraîcheur de l’hiver au bout des doigts. Ce n’était pas le pays qui fascinait mais ces gens. Leur odeur marine, les vêtements usés et l’accent rocailleux qui roulait dans la gorge. Il m’avait appris à comprendre. A devenir étranger au milieu de ces familles irlandaises, ivres de bonheur et de liberté. Ma vie n’était qu’une succession de voyage. Des souvenirs qui se déchiraient sur la vitre des trains qui filaient sur les quais et les ports. Je me tournais vers Swann en souriant. La musique m’avait rendu sourd. Je voyais ses lèvres bouger dans le vide. Mais je n’entendais pas les mots. Je me fichais de ses taquineries et de ses blagues. Son humour était une extension de ma pensée. Le vice du jeu était une contrebalance entre la folie et la raison. Il pouvait dépouiller les plus idiots. Il pouvait perdre et gagner en même temps. Ce n’était pas important. C’était mon meilleur ami. Le seul à être resté malgré la distance et l’Afghanistan. Il se fichait de mon histoire et du drame familial. J’attrapais son épaule afin de le traîner dans la foule. La lumière vaciller sur le plafond. Et il brillait comme une étoile. Je reconnaissais son reflet argenté sur les vitres du bar. Comme s’il était juste là. Capable de tous les miracles. « Je pense pas, il me gratte celui-là quand je le mets. » Sa démarche me rejoignait dans un instant d’hérésie. Nous étions perdus dans les vapeurs du club. Il était stone. J’étais drunk. Je reniflais les vestiges du cannabis autour de son visage. Quel con. Il n’avait même pas fait tourner. Mes jambes dansaient en suivant les rythmes du DJ. « J'hésite entre les tortues ninjas et Bob l'éponge ! » Je m’avançais vers le comptoir. Ma main se crispait sur le bord alors qu’il baissait son pantalon. Je n’étais pas surpris. Il exhibait souvent son cul. Je pouffais de rire en me penchant vers sa cuisse, détaillant l’imprimé de son caleçon et l’élastique élargi. Il était créatif – Dora l’exploratrice plein les fesses. Je me redressais sans tenter de l’habiller. Il était mieux en plein air. Lentement, je fis glisser ma ceinture autour de mes hanches. « Regarde. Moi aussi j’ai un dessin animé. High five ! » Raillai-je en me prélassant contre le tabouret. Les souffles du radiateur lapaient la surface de mes joues humides. Il faisait tellement chaud. On aurait dû mettre des jupes à froufrou. Ma lucidité avait disparu. J’étais hypnotisé par le bruit. Mon attention était volatile. Je trébuchais sur une table. Il y avait un enterrement de jeune fille. Oh God, tellement moches. Dur de deviner laquelle de ces malheureuses allait s’épousailler. J’esquissais un sourire niais en m’éloignant. « GALLLLEE. J'ai soif. Tu sais qu'il te suffirait de tendre ton bras en mode inspecteur gadget par-dessus le comptoir pour piquer une bouteille ni vue ni connue. Je peux même créer une diversion stu veux. » Il s’agitait dans tous les sens. Super la diversion. Je le bousculais en fermant mon bouton. Je furetais en lorgnant sur les bouteilles disposées. Que des boissons de filles. Je me hissais sur mes pieds afin de dérober un fond de Cognac. « Putain le barman m’a capté. Attend. J’vais lui faire signe de rajouter à la facture des vachelorettes. Joue la confiance et suis moi. » Je me pavanais vers les filles. Je poussais Swann au centre. Il pouvait user de ses charmes, le temps que le serveur se détourne. Mais il restait immobile. Je pinçais les lèvres en me penchant vers son oreille. « Tu pourrais en moins sourire. Je sais elles sont dégelasses mais ça te tuerait de te sacrifier deux secondes ? » Bougonnais-je en m’incrustant sur un siège. Je sentis un bras se poser sur ma joue. J’en avais des frissons. « Désolés de s’incruster. Mon pote est autiste. On voulait se reposer. » Je hochais la tête d’un air solennel. Dix minutes. Il ne suffisait que de ça, pour créer l’illusion d’un groupe d’amis qui partageait la facture.

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# Re: you are the dick to my condom + swann
message posté Dim 28 Mai - 12:54 par Swann Harper
La chaleur donnait l'impression d'être dans un sauna, sauf que les gens portaient des vêtements à la place d'un peignoir ridicule. La musique était assourdissante, mais cela ne gênait pas Swann, car cela revenait en quelque sorte au silence car il ne pouvait pas distinguer les conversations. Le seul qu'il entendait, c'était Gale, parce qu'il choisissait de l'écouter dès que sa bouche bougeait. Parfois, il était obligé de lire sur ses lèvres, mais il finissait toujours par comprendre l'essentiel. Que son meilleur pote fixe intensément son caleçon ne le dérangeait pas, après tout, cela lui arrivait de se trimballer à poil dans l'appartement, simplement parce qu'il avait oublié de prendre des fringues avant de se doucher et qu'il n'y avait plus aucune serviette propre dans l'appartement. Les tabous n'existaient pas entre eux. Si Swann avait besoin qu'on lui gratte le dos, Gale était son homme. L'air sur ses cuisses n'était pas désagréable, mais il finit quand même par remonter son bas. S'il devait se lancer dans une fuite en vitesse, parce que Gale n'avait pas été assez discret pour voler une bouteille, il ne voulait pas se prendre les pieds dans son pantalon en voulant courir. Sa notion de la diversion n'était vraiment au point, mais au moins Gale avait réussi à chourer une bouteille. Il s'apprêtait à lui asséner une tape dans le dos pour le féliciter quand il est coupé dans son élan. « Putain le barman m'a capté. Attend. J'vais lui faire signe de rajouter à la facture des vachelorettes. Joue la confiance et suis moi. ». Swann n'avait même pas capté qu'il avait attiré l'attention du barman, mais il était impressionné par la capacité de réaction de Gale qui avait trouvé une solution en moins de deux. Sans vraiment savoir dans quoi il s'embarque, il suit son pote, essayant d'arranger ses cheveux avant d'arriver à leur table, car des mèches lui collaient au visage avec la transpiration. Malgré l'alcool et le cannabis, il tentait d'avoir une démarche assurée. Plus il approchait de la table des bachelorettes,, plus il réalisait à quel point elles étaient moches. Il tentait de lancer des regards vers Gale pour lui demander d'avorter la mission, mais il était déjà trop à fond dans son délire. Quand il se retrouve au milieu de la fosse, il a la désagréable impression d'être un bout de viande au milieu d'une horde de chiens affamés. Elles n'avaient jamais dû voir d'aussi beaux mâles de leurs vies. « Tu pourrais en moins sourire. Je sais elles sont dégelasses mais ça te tuerait de te sacrifier deux secondes ? ». Contrairement à Gale, Swann restait planter debout à les fixer du regard, comme on pourrait le faire avec un instinct pour s'assurer qu'il ne s'approche pas davantage. Il avait le don de l'embarquer dans des plans galères. « Désolés de s'incruster. Mon pote est autiste. On voulait se reposer. ». Quand elle commence à tripoter Gale, il a de la peine pour lui, surtout qu'elle est vraiment horrible. Il n'allait pas le laisser faire tout le boulot tout seul, mais il était hors de question qu'il le fasse sans l'aide d'alcool. Il s'approche de Gale pour venir lui prendre la bouteille des mains et subtilise le verre vide d'une jeune femme sur la table pour se servir. « C'est pas qu'un chromosome qui te manque à toi ! ». Dès le verre rempli, il le porte à ses lèvres et il cherche une place où s'asseoir. Comme par enchantement, une place se libère entre deux femmes du groupe. Il n'est pas forcement rassuré, mais il se dit que c'est pour la bonne cause. « Bonsoir Mesdames. Alors, c'est laquelle d'entre vous qui se marie ? ». Aussitôt, elles se mettent à glousser et à désigner une fille assise un peu plus loin et qui semblait de loin la plus désintéressée par les deux nouveaux arrivés. La future mariée n'avait pas un physique très facile et il était content de ne pas avoir à faire le strip-teaseur. « Elle est toujours vierge non ? ». Sa question sort de nulle part. Avec son physique, Swann ne s'en serait jamais approché. Ses copines confirment ce que Swan avait deviné au premier coup d'œil et décide de profiter de l'information. Une des femmes commencent à le tripoter de façon un peu insistante et Swann se met aussitôt debout. « Faut payer pour toucher, prépare les billets je reviens. ». Après tout, s'il pouvait se mettre quelques billets en poche sans avoir besoin de faire quoi que ce soit, il n'était pas contre. Il se laisse tomber sur la chaise à côté de la future mariée et ne perd pas de temps pour approcher son visage du sien et venir lui parler à l'oreille pour être sûr qu'elle entende. « Si tu veux être performante pour ta nuit de noces, mon pote peut te faire un petit entraînement pour pas trop chère. 100 livres pour le ramonage complet, ça se refuse pas. Imagine que tu mettes les dents et lui croque la bite, vaux mieux que ce soit sur lui que sur ton mari... ». Mettre Gale dans la merde était son jeu favori, surtout quand c'était lui qui l'avait embarqué dans ce plan pourri. Ce que le blond n'avait pas anticipé, c'est qu'elle manque cruellement d'humour et lui dégaine une gifle en pleine face, faisant voler son verre de bourbon par la même occasion. « Si tu préfères lui mettre une fessée ça peut se faire aussi. ». On n'arrête pas d'être con aussi facilement malheureusement.
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# Re: you are the dick to my condom + swann
message posté Dim 28 Mai - 16:51 par Gale Wheeler

in wine there is wisdom, in beer there is freedom, in water there is bacteria. La salle était assourdissante. Je me redressais en oscillant, les yeux ébahis par les ondoiements des lumières qui engloutissaient l’espace. Toutes les silhouettes se ressemblaient, magnifiques ou corpulentes, je ne faisais plus la distinction entre les femmes et les hommes. Mon souffle étouffait au fond de ma gorge. Je humais la saveur fruitée de la pomme putride. Ma chair s’agglutinait sous la peau. Elle se fluidifiait afin de rouler dans mes veines perforées par les aiguilles. Je n’étais pas un vrai malade. Le diabète était une condition de vie mineure. Je pouvais m’en accommoder avec le temps. Je ne ressentais presque plus les vertiges et les symptômes de la faiblesse physique. Ce que j’aime le plus. C’est ta capacité d’adaptation. C’était le denier compliment de mon père. J’étais libre et enchanté. Je me riais des dangers et de Babi. Nous étions tous identiques. Il suffisait de faire un effort. Swann ne me traitait pas différemment. A ses côtés, j’étais toujours le même idiot - le jeune garçon écervelé, l’âme en peine et silencieuse. Il m’avait sorti du mutisme. La première fois que je l’avais rencontré, j’avais sauté par la clôture, pour me réfugier dans les bois du queens wood. J’avais marché pendant des heures, loin de la maison et de l’école. Loin de maman et des autres. Toujours ce besoin de distance, d’étendre les ailes pour prendre mon envol ailleurs. Les fenêtres m’oppressaient lorsque je me glissais entre les rideaux. Les visions du monde me faisaient peur. A l’époque, je pensais que le meurtrier de Jack Wheeler m’avait tué aussi. Puis Swann était apparu entre les branches d’arbre. Je me souvenais de sa démarche débonnaire et de sa crise d’acné précoce. Dieu, on aurait dit une miche de pain aux raisins secs. Je m’étais vu dans ses yeux. Il avait sourit en ouvrant les paumes, dévoilant une petite boite métallique au creux de ses mains. Son petit oiseau était mort. Alors nous l’avions enterré ensemble. Et ce geste, aussi ridicule et incompréhensible, entre deux gosses étrangers, en plein milieu des feuillages, avait suffit à effacer ma douleur. Je faisais le deuil de mes visions avec lui. Il était mon meilleur ami - mon échappatoire. Et même s’il était con et accro aux jeux. Même s’il ruinait nos économies et qu’il dilapidait les fournitures de l’appartement. Il était été resté à mes côtés quand j’avais besoin d’un ami. Et aujourd’hui, rien ne pouvait nous séparer. Je me tournais vers la table. Les bachelorettes étaient ravis de nous avoir pour compagnie. Je ne m’offusquais pas lorsqu’il tentait de vendre mes charmes. Tant qu’à faire, on pouvait au moins payer un taxi pour le retour. Ma moto grognait et il avait paumé son ticket de métro. « Si tu veux être performante pour ta nuit de noces, mon pote peut te faire un petit entraînement pour pas trop chère. 100 livres pour le ramonage complet, ça se refuse pas. Imagine que tu mettes les dents et lui croque la bite, vaux mieux que ce soit sur lui que sur ton mari...» Je croisais les mains sur ma bite en esquissant une grimace horrifiée. Pas les dents. Pas mon précieux. Je m’agitais sur le siège, effleurant l’épaule de la jeune femme qui se penchait vers mon cou. Sans le faire exprès, je me redressais lorsque Swann reçu sa première gifle. Mon coude heurta le nez de la vachelorette. Elle laissa échapper un cri d’effroi en me pointant du doigt. J’étais dans la merde. Et Swann n’arrangeait pas les choses. « Putain. Désolé. Pour me rattraper je te laisse me sucer gratuit. » Hasardai-je avec un sourire niais. Tentative échouée. Elle se leva afin de crier dans la salle. Je dérobais la bouteille de Gin et fis signe à Swann de prendre ses jambes à son cou. On se frayait un chemin dans la foule jusqu’aux porte de la réserve, destinées à recevoir la marchandise. J’étais tenté de prendre un caisson de bière pour l’after mais il risquait d’être trop lourd à porter avec la sécurité à nous trousse. « Mec. Mec. On a grave déconné. J’ai tapé une moche. Je vais passer à la télé. Toutes les associations de protection contre les animaux vont m’avoir sur le collimateur. » Raillai-je en m’élançant dans la rue. La musique bourdonnait encore dans mes oreilles. Je me sentais libre de voltiger, de m’échapper des problèmes. J’adorais la fuite et nos successions de désastres. Il y avait toujours un moyen de se relever. Je m’arrêtais sur la chaussée, trois blocs plus loin. Le souffle haletant, je bu une grosse gorgée d’alcool. « J’arrive pas à croire t’as vraiment un slip Dora. Tu as ta queue sur la face d’une petite fille en dessin animé. » Je m’esclaffais en le bousculant. D’un geste las, je frottais ma barbe. Puis je sortis un porte-feuille de ma poche. « Cadeau. Après le fail sur la tamise, j’ai pensé te montrer mes talents pickpocket. J’ai regardé deux vidéos youtube. J’ai la doigté des chirurgiens. » Je lui adressais un clin d’oeil taquin en me laissant choir sur le goudron. Mes jambes étaient tremblantes. Je tentais de retrouver mes esprits. « T’as un truc sucré? » M’enquis-je, la vision légèrement trouble.

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# Re: you are the dick to my condom + swann
message posté Lun 5 Juin - 17:48 par Swann Harper
Le mojo de Swann était de n'avoir honte de rien, que ce soit de son comportement ou de son allure. Ce qui était le plus souvent considéré comme de la nonchalance de sa part. Tout ne lui glissait pas dessus, mais il essayait de ne pas accorder d'importance au petit tracas de la vie. La plupart des gens seraient paniqués à l'idée de ne pas avoir assez d'argent pour payer le loyer à temps, pour Swann s'était presque devenu un jeu d'inventer une nouvelle excuse à offrir à leur propriétaire pour expliquer leur retard. Une fois, le propriétaire leur avait demandé de venir faire le ménage chez lui en guise d'intérêts. Évidemment, les deux meilleurs potes avaient fait encore plus de dégâts qu'avant leur intervention, il les avait laissés tranquille après ça. Swann soupçonnait surtout que le proprio avait peur d'eux depuis qu'ils étaient rentrés d'un combat avec les gueules complètement cassées. Cette fois-là, Swann avait eu la bonne idée de mettre en place les combats deux contre deux, il avait fait équipe avec Gale évidemment, ils avaient gagné, mais pas sans prendre quelques coups. Parfois, il était curieux de savoir ce qui pouvait bien se raconter sur eux. Au moins, les voisins avaient compris depuis un moment, de ne plus rien laisser traîner sur le pallier, car tout avait tendance à disparaître dans l'immeuble. Pour les gens, ils étaient un tout indissociable et pas des individualités. C'est pourquoi Swann était convaincu que quand il s'était pris sa baffe, Gale l'avait tout de suite remarquer, malgré le bruit envahissant de la musique et des basses. Il avait le pressentiment que la situation allait vite déraper quand une des femmes se mis à gueuler, comme si on lui avait volé sa vertu. Ce n'est que quand il capte le signe de Gale, qu'il comprend qu'il ferait mieux de prendre la fuite avec lui. Vu comment les harpies gueulaient, la sécurité n'allait pas tarder à se pointer. Même s'ils aimaient se battre, ils risquaient de ne pas faire le poids face à des grands baraqués parfaitement sobres. En passant dans la réserve, les yeux de Swann sont grands ouverts en voyant tout ce qu'il pourrait piquer et revendre pour jouer au poker. « Mec. Mec. On a grave déconné. J'ai tapé une moche. Je vais passer à la télé. Toutes les associations de protection contre les animaux vont m'avoir sur le collimateur. ». Il ne peut s'empêcher de rigoler malgré l'effort qu'il était en train de faire en courant, avant de le suivre dans la rue, Swann attrape le premier truc qui lui tombe sous la main, par principe. Il emboîte le pas de son pote à l'extérieur et constate une nouvelle fois à quel point ce con pouvait courir vite malgré l'alcool, il s'attendait presque à le voir s'éclater par terre à chaque seconde et il était bien content de courir derrière, pour ne pas louper la chute si jamais. À aucun moment Swann ne se retourne pour voir où en étaient leurs potentiels poursuivants, il le saurait bien assez vite de toute façon. « J'arrive pas à croire t'as vraiment un slip Dora. Tu as ta queue sur la face d'une petite fille en dessin animé. ». Swann haussait les épaules, certains portaient des T-shirt enfantins, lui des caleçons, il ne voyait pas où était le problème. Ce n'est pas comme s'il essayait d'attirer des enfants avec. Swann lui arrachait la bouteille des mains pour prendre une gorgée à son tour, ils étaient passés loin de la catastrophe encore une fois. Il n'avait pas vraiment envie de finir en garde à vue pour le reste de la nuit. « Cadeau. Après le fail sur la tamise, j'ai pensé te montrer mes talents pickpocket. J'ai regardé deux vidéos youtube. J'ai la doigté des chirurgiens. ». Il lui adresse un sourire d'approbation, même s'il n'y avait vraiment pas de quoi ce la racontait non plus. Les gens étaient habitués aux contacts dans les boites de nuits, alors ils se méfiaient beaucoup moins des mains baladeuses, mais il était content de voir que son influence sur Gale commençait à payer. « Mec c'est pas le moment de faire une pause ! ». Il savait que Gale n'était pas en aussi bonne forme physique qu'il voulait bien le laisser croire, mais ce n'était vraiment pas le moment. « T'as un truc sucré ? ». Swann était inquiet pour son pote, mais il allait trouver une solution, il le faisait toujours. Il passe sa main dans ses cheveux qui étaient partis dans tous les sens en courant. Il se rappelle avoir chouré quelque chose en partant de la réserve et découvre qu'il s'agit d'un pauvre paquet de cacahuètes qu'il jette négligemment par terre à côté de Gale. Par dépit, il regarde même la composition de la bouteille d'alcool. « 0 sucre dans le gin, t'aurais pu au moins piquer un truc utile comme du Whisky. ». Il commence à faire les cent pas après avoir posé la bouteille près de Gale également, il faisait le flemmard par terre, il pouvait servir de garde manger. D'habitude la solution lui apparaissait plus facilement, mais il avait beau fouiller dans toutes ses poches, il n'avait rien de sucré à lui donner. Jusqu'à ce qu'il ait une idée de génie, qu'il savait que Gale n'accepterait jamais. « Aux grands maux, les grands remèdes mec. J'ai commencé un régime à base uniquement de céréales et de yaourts. Mon sperme doit être hyper sucré. Je fais tout le travail, t'auras juste à ouvrir la bouche. ». Sa proposition n'était pas sérieuse, ils étaient proches, mais c'était un tout autre niveau de proximité qu'il n'était pas prêt à franchir. Il devait trouver une véritable solution. Il regarde tout autour de lui, pour s'assurer que personne ne se rapprochait d'eux et aussi pour trouver une solution. Soudain ses yeux tombent sur un panneau indiquant un métro à proximité, signifiant qu'ils pourraient trouver des distributeurs de friandises. « Mec, y'a un métro pas loin, je t'achèterai tous les skittles que tu veux avec le portefeuille que t'as chouré. Tu peux marcher jusqu'à là-bas ou faut que je te porte ? ». Même si le métro n'était pas loin et qu'il pourrait y courir rapidement, il était hors de question qu'il abandonne Gale seul derrière lui.
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