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way to go + jake

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fade me away, i won't ever be the same

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# way to go + jake
message posté Jeu 11 Mai - 19:57 par Gale Wheeler

for my part, i prefer my heart to be broken. it is so lovely, dawn-kaleidoscopic within the crack. Ce n’était pas un miracle. Je plissais les yeux en laissant les images défiler entre mes paupières. Mes doigts tremblaient sur la table. La maladie glissait entre mes os. Je respirais les saveurs sucrées du chocolat. Un peu de courage. Un peu de remède. L’effort brûlait sous mon palais. Je grommelais en allongeant la tête sur mes bras. Le vertige cheminait autour de mes joues. Je me sentais tomber, vaciller au clair de lune. Les paysages étaient transfigurés par l’ombre de la nuit. Je soupirais en claquant mes talons sur le sol. Je me souvenais de la prise en otage sur les dunes de Jalalabad. Les cris des mercenaires qui crachaient leurs poisons sur les étrangers qui avaient envahis leurs terres, leurs maisons et leurs femmes. Je n’étais qu’un médecin anglais. Une chimère perdue entre les brancards de la morgue. Il y avait plus de morts que de vivants dans les tentes. Le sang colorait mes phalanges. Il laissait ses morsures au bout de mes doigts, comme l’aiguille d’insuline et les pressions du lecteur. Je soupirais en me levant. Le couloir de l’appartement engloutissait ma silhouette. Il noyait mes yeux dans l’obscurité d’une ville qui ne semblait jamais dormir. Je marchais à petits pas, les jambes engourdies par la fatigue. Les marches de l’escalier défilaient sous mon corps tremblant. Je respirais la fraîcheur du vent en appuyant sur la pédale de ma moto. Norma grognait. Son chant était mélodieux, saisissant, tel les vrombissement des chars de guerre. J’y pensais toujours. A la vie la-bas. Au monde caché derrière les déserts d’Afghanistan. Mon téléphone vibrait sous les plis de ma veste. Mais je ne sentais pas ses mouvements. Je ne ressentais plus rien. La liberté bordait mon visage noirci. Je soupirais en arrêtant le moteur. Les lumières des galeries illuminaient le ciel. Les étoiles étaient cachées, parce que les soldats les avaient étouffé dans les vapeurs des feux de camps. Les âmes soupirantes se penchaient sur les flammes. Une bière à la main. L’espoir du retour au creux des yeux. Mais ils étaient condamnés à être des héros. Et j’étais condamné au retour forcé. Ma santé était instable. Mes méthodes étaient peu discutables. Même si je sauvais, ce n’était pas suffisant. Je grommelais en poussant la porte du bar. Le comptoir dansait sous les néons de la lampe. Je retrouvais les silhouettes des compatriotes. Une jambe en moins. Un rêve brisé. Le conflit d’Orient avait détruit les gens. Mais il n’avait fait qu’éveiller mes instincts. Comme si les voir, les sentir - m’avait rendu immunisé. Je comprenais les bordures de la frontières. Je voyais les enfants saigner et les adultes pleurer. Quelques soient les valeurs ethniques et les imperfections de la cause. Les rebelles de guérilla et les commandants de l’armées n’étaient que des hommes. Des pères. Des frères. Des vulnérables. Je plissais les yeux en rejoignant les mouvements de la foule. Je commandais un choppe de bière et me rangeait du côté de la fenêtre. Furetant, attendant l’apparition d’un vieil ami. D’une moitié brisé qui avait retenu les souvenirs dans les reportages de la guerre. Jake marchait d’un air débonnaire. Son regard transperçait les voiles de la nuit. Je ne me redressais pas en le voyant. Je n’esquissais pas le moindre mouvement. Il connaissait déjà la direction. Je calais une cigarette dans ma bouche en souriant.  « Tu es en retard. J’ai entendu dire que tu avais un mome. Je suis content, malgré les explosions et les vapeurs chimiques tu es toujours entier. Alaho Akbar! » Raillai-je en buvant une lampée de ma boisson. Le liquide coulait dans mes veines. Il réveillait mon coeur, et les sensations atroces du diabète. J’étais lassé - mais je luttais pour le pouvoir. Je luttais pour retrouver ma position dans une société qui m’avait rejeté. L’enfant témoin. Le médecin déchu. Le rapatrié zélé. Il n’y avait que des étiquettes sur mon front. Et aucune ne disait la vérité. 
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# Re: way to go + jake
message posté Jeu 22 Juin - 18:38 par Jake O. Cavendish
They say that war is hell, but darling, true hell begins when the battle ends and you’re the only one whose hands still drip red. ✻✻✻ Face aux rayons du soleil, ses yeux se plissent, éblouis. Le contraste entre l’obscurité du métro et le monde extérieur est violent. Toujours. Jake a beau y être habitué, certains jours sont pires que d’autres. Pires quand le soleil brille si fort. Pires quand ses yeux sont fatigués. Jake a beau être heureux de tout ce qui se passe dans sa vie, le temps que tout cela prend est considérable. Et il est loin d’y être habitué. Les trajets incessants entre chez lui et chez Lou-Ann se font par une liaison entre deux métros. Son lieu de travail est sur une autre ligne, et l’association dans laquelle il s’est engagé, sur une quatrième ligne. Mais peu importe le temps qu’il passe sous terre, Jake sait que ça serait pire en voiture. La seule différence, serait qu’il verrait davantage le soleil. Mais qu’est-ce que ça changerait, au fond ?
La journée a été longue, principalement parce qu’il était déjà fatigué en la commençant. Il avait dû faire quelques courses d’urgence, dès le matin, puis avait déposé Timéo à la crèche, avant d’aller au travail. Il suffit qu’il travaille sur un reportage qui ne l’intéresse pas plus que ça, pour que le temps semble s’écouler à la vitesse d’un escargot. Pour qu’il ait l’impression de ne pas avancer du tout. Et en ce moment, ça arrive souvent. Mais ça ne le dérange pas. Ou moins qu’avant en tout cas, car le travail n’est plus l’élément principal de son quotidien, comme il le fut pendant des années. Aujourd’hui, Jake a d’autres raisons de se lever le matin, et il sait que les reportages intéressants arriveront avec les vacances de ses collègues, et avec ça, des occasions de faire ses preuves dans les sports.
La fatigue a beau être là, ce n’est pas le chemin de son appartement que prend Jake en sortant du métro. Il tourne quelques rues avant, pour rejoindre un bar. Pas celui où il va d’habitude. Celui-ci accueille plutôt les anciens soldats, ceux qui sont revenus avec quelque chose en moins, que ça soit sur le corps ou dans l’esprit. Pour y rencontrer celui qui lui avait sauvé la vie là-bas, ça correspond plutôt bien. Même si Jake a fait le choix de laisser tout ça derrière lui, lui non plus n’est pas revenu entier de la guerre. Pas besoin de la faire pour en subir les conséquences. Pour en être un dommage collatéral. Ses blessures n’ont rien à voir avec des soldats mutilés, d’ailleurs il n’en garde que peu de cicatrices. Mais le trauma est là, caché au fond. Et c’est ce qui l’a poussé à s’engager pour aider les migrants, premières victimes de la guerre. En entrant, il commande aussitôt une bière, avant de rejoindre la table où il s’assied toujours avec Gale. Celui-ci est déjà arrivé. Toujours adossé contre la fenêtre. En lui, on voit toutes les horreurs qu’il a observées, qu’il a vécues. Mais ici, personne ne juge. Ici, le mot d’ordre est le soutien. « Tu es en retard. J’ai entendu dire que tu avais un mome. Je suis content, malgré les explosions et les vapeurs chimiques tu es toujours entier. Alaho Akbar! » L’humour, une des armes les plus puissantes. Gale l’a toujours utilisé, mais encore plus depuis ces dernières années. Pour se protéger de l’horreur ambiante, l’ironie fonctionne bien. « Comment t’es au courant de ça, toi ? » Sûrement par un ami commun, mais ça étonne quand même un peu Jake. D’un côté, ça l’arrange, parce qu’il a l’impression de passer son temps à annoncer sa paternité, et à essayer d’expliquer comment c’est possible de le découvrir si tard. « Mais j’ai échappé aux vapeurs nauséabondes, il a déjà trois ans, donc il n’est pas dangereux à ce niveau-là. » Quelque chose qu’il n’avait pas encore réalisé. Seul point positif sans doute, mais dont il aurait, au fond, préféré souffrir plutôt que de manquer les trois premières années de la vie de son fils. « Et toi alors ? Qu’est-ce que tu deviens ? » Demande-t-il en prenant une première gorgée de sa bière.

✻✻✻
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# Re: way to go + jake
message posté Dim 23 Juil - 18:19 par Gale Wheeler

for my part, i prefer my heart to be broken. it is so lovely, dawn-kaleidoscopic within the crack. Mon regard glissait sur les murs. Les images s’inscrivaient sur les rebords de la pièce, pleine de douleur et de souvenirs. Nous étions les symboles de la médiocrités. Un millier d’Hommes et de visages, tourmentés par la guerre. Je n’avais pas perdu grand chose. A part ma dévotion pour la vie. A part ma légèreté de penser. Je pinçais les lèvres en me redressant sur mon tabouret. J’étais en manque d’espoir, menant une existence austère. Une existence à demie teinte. L’ordre m’avait relevé de mes fonctions. Médecin déchu. Esprit versatile. Je n’avais pas le profil des médecins conventionnels. Sur le front, on apprenait à sauver. A plonger les mains dans un magma pourpre et répugnant. Je les avais compté; toutes les détresses et les morts précoces. J’avais vu les soldats et les familles des afghans se déchirer. L’odeur était restée sur ma peau. Je la respirais en marchant dans la rue. Même des années après la fin. Il y avait toujours quelque chose pour me ramenant aux campements de l’armée anglaise. Je fronçais les sourcils en faisant tourner mon verre. L’alcool roulait sur ma langue. Je perdais le sens des libertés et des sentiments. Jake voyait les cicatrices au travers des sourires. Il avait foulé les déserts de la malédictions afin d’en capturer l’essence derrières son projecteur. Je côtoyais sa soeur - non pas en secret, mais dans l’anonymat. Parce qu’il était plus facile de frôler les courbes qu’on ne connaissait pas. Il était plus facile de renier les erreurs. « Comment t’es au courant de ça, toi ? » J’esquissais une moue innocente. J’en avais trop dit, je préférais me terrer dans le silence. Les notes de musique s’élevaient peu à peur, plongeant la salle dans la torpeur de l’ivresse. Je vacillais sur mon sièges, les jambes arquées pour suivre les vibrations des instruments. « Mais j’ai échappé aux vapeurs nauséabondes, il a déjà trois ans, donc il n’est pas dangereux à ce niveau-là. » Je levais mon verre avec convenance. Je n’avais jamais eu d’enfants. J’ignorais tout de cette sensation. Fils unique. Enfant apatride. Je n’appréciais pas la famille qui m’était resté. Ma mère était souvent en conflit avec mes choix. Je lui faisais peur, à trop lutter contre la normalité. A trop vouloir retrouver le fantôme de mon père. « Et toi alors ? Qu’est-ce que tu deviens ? » Rien. Exactement rien. J’avais perdu mon statut de chirurgien traumato. Je m’étais engagé dans un sentier dangereux, menant vers les traces de la mafia irlandaise. Je secouais les épaules en riant. « J’ai du mal à me trouver une place à Londres. Les femmes sont moins jolies que sur les posters de Fred. Tu te souviens de lui ? Cet idiot s’est prit une détonation. Il a un oeil en verre maintenant. » Je hochais la tête interpellant le serveur. Je commandais une bouteille de Whisky et me tournai vers mon ami. Il semblait différent. Plus grand. Plus mature. Il avançait lorsque je stagnais. « Ah. Et je vais commencer un essai clinique. A défaut de pouvoir exercer, j’offre mon corps à la médecine. Une sorte de greffe de nouvelles cellules pancréatiques. » Je recoiffais ma frange en lui souriant. 
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