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"Honey" I'm home - Ft Sharona

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# "Honey" I'm home - Ft Sharona
message posté Ven 12 Mai - 15:53 par Rhiannon O'Connor
"Honey", I'm home!
Sharona & Rhiannon

10 février 2017

Six jours que j’étais arrivée à l’hôpital et que j’avais eu la plus grosse surprise de ma vie. Les circonstances étant ce qu’elles étaient les médecins avaient décidé de me garder un peu plus longtemps que la normale pour s’assurer que je gérais la situation et que je n’allais pas perdre pieds au moment où je me retrouvais seule avec ce bébé qui était arrivé sans crier gare. J’avais eu à accepter le fait que j’étais enceinte et que le travail avait commencé en l’espace de quelques heures et je n’étais pas sûre que je réalisais vraiment ce qui s’était passé même après six jours. Je n’étais pas sûre d’être prête à assumer ce rôle pour lequel la majorité des parents avaient neuf mois pour se préparer, mais j’avais décidé de garder la petite princesse qui se trouvait actuellement dans mes bras et de faire mon possible pour l’élever par moi-même. Je m’étais promis il y a longtemps que je ne suivrais pas l’exemple de mes parents biologiques qui m’avaient abandonné parce que j’étais arrivée à un moment qui leur était inconvénient et qu’ils n’avaient pas prévu de m’avoir à ce moment-là. Ils étaient jeunes mais adultes, ils pouvaient se permettre de voyager donc n’étaient pas sans ressources financières, je pouvais prétendre que je comprenais leurs raisons mais au fond de moi je n’en étais pas aussi sûre, encore moins après la naissance de ce petit être que j’avais porté neuf mois sans en connaitre l’existence.

J’observais Camille, c’était le prénom que j’avais décidé de donner à ma fille après y avoir réfléchi, alors qu’elle prenait son premier repas de la journée. J’avais toujours dis que si j’avais des enfants un jour ils auraient des prénoms à résonnance française de par la passion que je vouais à ce pays voisin au mien, et Camille était celui que j’avais décidé si il s’agissait d’une fille. Je n’étais pas sûre de ce que Noam en penserait, mais à vrai dire, cela m’était bien égal, c’était mon choix et il n’aurait qu’à l’accepter. J’étais en contemplation totale de la vie que j’avais mise au monde il y a seulement quelques jours quand la porte de ma chambre s’ouvrit, je ne prenais plus la peine de lever la tête m’étant habituée au passage incessant des infirmières ou médecins qui venaient s’assurer que tout allait bien, j’avais eu la visite également de mes proches qui avaient été tout aussi choqué que moi de la nouvelle, mais il était trop tôt encore pour que ce soit l’un d’entre eux qui viennent me voir.

« Rhiannon ? »

Je relevais la tête pour voir l’une des infirmières qui se tenait devant moi avec un dossier et ce qui avait l’air d’être des documents que j’allais probablement avoir à signer.

« Bonjour ! »

Je souris à la jeune femme avec qui j’avais eu l’occasion de discuter à plus d’une reprise les six derniers jours et que je commençais à apprécier un peu plus que les autres. Peut-être que c’était le fait qu’elle ait l’air d’avoir mon âge ou presque, ou la façon dont elle s’adressait à moi, mais je m’étais reprise plus d’une fois à souhaiter que ce soit elle qui vienne s’occuper de moi et Camille à chaque fois.

« Vous allez bien ? Vous allez pouvoir rentrer chez vous, les médecins ont décidé que vous étiez prêtes. J’ai quelques papiers à vous faire signer et ensuite vous être libre. »

« Pardon ? Non, je ne suis pas prête, je vais faire comment chez moi ? Je n’ai même pas ce qu’il faut pour Camille ? »

« Allons, je suis sûre que vous vous débrouillerez très bien, et avec toutes les visites que vous avez eu je suis sûre que quelqu’un de votre famille ou de vos amis pourrons vous aider pour l’essentiel le temps de faire les achats nécessaire !  J’ai confiance en vous, vous avez fait le plus dur et vous vous en sortez très bien avec Camille ! »

Je souris à la jeune femme sans être tout à fait convaincue par ce qu’elle venait de me dire, mais je savais que je ne pouvais pas passer les dix prochaines années dans ce lieu protecteur et que j’allais devoir affronter la vie de maman célibataire un jour. Je prenais les papiers que l’infirmière me tendait de la main que j’avais de libre, la petite puce étant toujours accrochée à ma poitrine, et les parcourait rapidement avant de signer.

Une fois seule dans la chambre, je laissais couler les larmes que j’avais retenu pendant que l’infirmière se trouvait avec moi. J’avais peur de ne pas savoir m’y prendre une fois que je me retrouvais seule chez moi avec mon bébé, que je n’allais pas être submergé par la situation, je n’étais pas sûre d’être prête à assurer toute seule sans le soutien d’un compagnon ou de mes parents. Mais je ne pouvais pas compter tout le temps sur les autres, je reprenais sur moi alors que la puce finissait sa tétée matinale avant de lui faire faire un rot et de la poser dans son lit pendant que je préparais le sac que Breena m’avait ramené de chez moi.

J’avais pris la consciente décision de ne pas demander à mes parents de me chercher, ou à l’un de mes amis. Je savais que je pouvais compter sur eux si j’avais besoin d’aide ou de quoique ce soit d’autres, mais à partir d’aujourd’hui j’étais seule avec Camille et je devais me montrer forte pour l’élever aussi bien que possible par moi-même. J’avais appelé un taxi qui m’attendait devant la porte de l’hôpital alors que j’en sortais et après avoir attaché le siège que l’hôpital m’avait gentiment prêté pour quelques jours je m’asseyais à côté du cosy et profitait du trajet pour essayer de respirer et me convaincre que tout allait bien se passer.

J’arrivais enfin chez moi, ou plutôt chez nous si je comptais Camille et Sharona qui partageait la maison dans laquelle j’habitais. C’était en réalité une petite dépendance d’un logement principal mais cela me convenait très bien jusqu’à présent. Les choses allaient peut-être changer maintenant que je n’étais plus par moi-même. J’ouvrais la porte en essayant de prêter une oreille pour voir si ma colocataire était là ou non.

« Sha’ ? On est à la maison ! »

Comme je n’entendais aucun son venir des pièces principales je décidais d’appeler la jeune femme pour découvrir si elle était là ou pas. Je n’étais pas sûre de l’option que je préférais à vrai dire, d’un côté j’avais envie de me retrouver seule pour faire le tri dans ce que je ressentais. Mais quand je disais seule, c’était vraiment toute seule et ce n’était pas une chose qui m’était encore possible maintenant que j’étais mère. D’un autre j’avais besoin de me sentir entourée ne serait-ce que pour s’asseoir avec une tasse de thé ou café pour discuter de tout et de rien, même si je doutais que rien ne soit vraiment un sujet de conversation pour le moment.


Emi Burton
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# Re: "Honey" I'm home - Ft Sharona
message posté Sam 20 Mai - 12:51 par Sharona K. García-Brown
J'y crois pas. J'y crois pas, c'est pas possible, je suis en train de rêver et je vais me réveiller. Je suis au diner, ce samedi matin, quand je reçois un sms de Rhi' qui me dit qu'elle n'est pas bien et va consulter. Je suis toujours au diner quand le second message m'annonce qu'elle est à l'hôpital et qu'elle va accoucher. Pardon ? Accoucher ? Mais mais mais... Pour ça faut être enceinte. Pour ça, faut avoir passé neuf mois à voir son ventre s'arrondir, faut... je sais pas moi, mais ça peut pas arriver comme ça ! Et si je suis choquée - Marlon m'a vu devenir livide et a pris le relais en salle le temps que je retrouve mon souffle - j'imagine même pas dans quel état est ma coloc'.

Un peu plus tard, une fois que j'étais plus calme, je lui ai renvoyé un message en lui disant que je passerai peut-être quand elle sera plus au calme elle-même, sans savoir si elle avait déjà accouché, sans savoir dans quel état réel elle pouvait finalement être, sans savoir si quelqu'un allait déjà lui rendre visite. Et je veux pas m'imposer, si bien qu'une fois que sa fille a pointé le bout de son nez et qu'on lui a permis de recevoir des gens, j'ai pas insisté : Breena était déjà auprès d'elle, elle a retrouvé un pote à l'hôpital, si j'ai bien compris... Et j'ai pas osé.

Au lieu de ça, j'ai appelé Nate, qui est tombé des nues et est passé me voir. J'ai pas voulu en parler à ma soeur, pas après ce qu'elle a vécu de son côté. Mais comme il connaît Rhi' puisque c'est lui qui nous a présenté, et que je voyais pas à qui en parler d'autre, pas même à Lukas, je l'ai contacté. Il m'a proposé de rester, mais il fête son anniversaire demain, et je veux ni le retenir, ni m'imposer, même s'il m'a répété douze mille fois que c'était pas gênant. Ca a été le week-end le plus long et angoissant de ma vie.

Des petits messages de Rhi', je comprends que, physiquement en tout cas, elles vont toutes les deux bien. Psychologiquement, je ne sais pas, en revanche, parce que je me doute bien que c'est Noam le père, Rhi' n'a pas eu d'autre histoire à ma connaissance depuis lui, et comme il ne fait plus partie de sa vie, j'imagine comme ça peut être compliqué. D'ailleurs, elle a pas fait un déni de grossesse pour rien... Et moi, égoïstement, je peux pas m'empêcher de me demander ce que je vais devenir, aussi. La dernière fois que ma coloc' est tombée enceinte, elle est partie vivre avec le père de son enfant avant de les abandonner tous les deux... Et si on a gardé un peu contact quelques temps avec Ivana, il y a des lustres maintenant que je n'ai plus de nouvelle.

Breena est passé lui ramener des affaires, et moi j'ai... fui. Systématiquement, quand je suis face à sa meilleure amie, je me sens de trop, et si je refuse un peu de l'admettre complètement, je crois que je suis jalouse de leur complicité. Et je sais pas comment je vais réagir, à présent... Je sais pas comment ça va se passer, et ça me perturbe, clairement.

10 février 2017

C'est aujourd'hui que Rhi' doit sortir de l'hôpital, et j'ai toujours rien dit à ma soeur. Elle voit bien que je ne suis pas en forme, que j'ai la tête ailleurs, mais je n'ai pas encore trouvé quoi lui dire de tout ça, pour la simple et bonne raison que je ne sais pas moi-même quoi en penser. On parle d'autre chose quand je vais chez elle, mais pas de ça. Il va bien falloir que je finisse par la mettre au courant, surtout si je veux arrêter de l'empêcher de venir chez moi - de toute façon, elle va finir par se douter que quelque chose cloche si je trouve toujours une excuse pour qu'on aille chez elle - parce que ça serait pire si elle arrivait pour découvrir dans le salon la petite puce de ma coloc'.

Le hic, c'est que je sais déjà pas comment aborder ça pour moi, alors pour elle...

« Sha’ ? On est à la maison ! »

Je crois que mon esprit a occulté le son de la porte en bas comme j'étais perdue dans mes pensées, mais la voix de la jolie blonde m'en tire, et je dévale les escaliers quatre à quatre pour rejoindre ma coloc'. Je me suis arrêté au bas de la cage d'escalier, pourtant, un peu trop submergée d'émotions. Et je suis pas une fille très tactile, bien loin de là, pourtant là, devant Rhi', après que mon regard s'est posé sur le tout petit être dans son cosy derrière elle, je sens mes yeux s'embuer, et je me rends pas très bien compte de ce que je suis en train de faire quand mes bras viennent s'enrouler autour des épaules de la jeune maman comme je la prends dans mes bras.

« Je suis tellement contente que vous soyez là... »

C'est clairement pas souvent que ça arrive, mais pour une fois, je reste ainsi collée à elle, comme si j'avais peur qu'elle disparaisse. A vrai dire, ce n'est sans doute pas complètement faux...
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# Re: "Honey" I'm home - Ft Sharona
message posté Sam 20 Mai - 14:26 par Rhiannon O'Connor
"Honey", I'm home!
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10 février 2017

Le retour chez moi me faisait peur, j’avais peur de me retrouver seule avec Camille, de n’avoir personne à qui appeler en plein milieu de la nuit quand elle pleurait et que je n’arrivais pas à la calmer, peur de faire une bêtise, mais surtout peur que la réalité de ce qui était arrivée me frappe d’un coup et que je n’accepte pas ou n’assume pas cette petite princesse qui était entrée dans ma vie. Après le choc initial j’avais essayé de prendre le dessus rapidement et de me montrer forte en faisant de mon mieux pour apprendre à m’occuper de ce bébé que je n’avais pas prévu mais qui avait choisi de faire son arrivée à ce moment précis de ma vie. J’avais peur que cela devienne de trop et que je sois comme une de ces personnes dont on lisait l’histoire dans les infos après avoir commis un infanticide ou d’avoir abandonné le bébé dans une rue sans personne pour l’aider. J’aimais croire que je ne serais pas capable de quelque chose de la sorte mais ces femmes-là pensaient probablement la même chose avant que quelque chose ne se casse et provoque le crime qu’elles avaient commis. Je savais que je pouvais appeler Breena, mes parents ou Mohan, que Sharona était dans la maison quand elle n’était pas au travail et qu’ils seraient tous prêts à m’aider, mais ce n’était pas pareil que d’avoir quelqu’un pour m’aider à l’élever et partager cette nouvelle avec moi. J’étais toute seule avec la princesse et il fallait que je fasse de mon mieux pour l’aider à grandir avec une éducation à ma façon. Il était encore tôt pour s’en soucier, ma princesse n’était âgée que de quelques jours et se contentait de dormir entre deux tétées.

Je n’avais pas vu Sharona depuis que je lui avais annoncé que j’étais à l’hôpital et que j’avais accouché de Camille. Nous étions resté en contact grâce à nos téléphones mais je n’avais pas osé lui demander de venir nous voir. Nous nous entendions bien depuis que nous avions emménagé ensemble, mais je ne voulais pas qu’elle se sente obligée de m’aider avec ma princesse. Je n’avais pas encore pensé à la dépendance que nous partagions, ce n’était pas vraiment une urgence pour le moment, je me souciais plus du fait que je n’avais rien pour un bébé et qu’il fallait que je fasse une liste de ce que je devais acheter et dans quel ordre. Le logement allait probablement être un peu trop petit pour trois, mais pour les premiers Camille pouvait dormir dans ma chambre et le jour où cela ne serait plus vivable on envisagera une autre solution mais je n’étais pas prête à avoir à faire à un autre changement dans ma vie, l’arrivée de la petite puce me suffisait.

Malgré la peur de me retrouver face à la réalité j’étais heureuse de retrouver mon chez-moi, ma chambre, ma cuisine et ma coloc ! Camille avait dormi tout le trajet en taxi depuis l’hôpital et ne bougeait pas d’un sourcil que je posais son siège sur le sol avant d’appeler Sharona qui n’avait pas l’air d’être à l’étage inférieur de la maison que nous habitions. Il ne fallut qu’une seconde après mon appel pour que j’entende sans pas dans les escaliers avant de me retrouver dans ses bras. Je passais mes bras dans son dos la serrant contre moi. Ce n’était pas vraiment un geste auquel j’étais habituée de la part de ma colocataire mais cela me faisait du bien et je ne pus empêcher des larmes de couler sur mes joues en réalisant à quel point j’étais soulagée d’être chez moi en présence d’une personne qui m’était aussi familière que la jeune femme avec qui je vivais depuis presque un an et avec qui nous étions devenues amies.

« Je suis tellement contente que vous soyez là... »

« Moi aussi ! Plus que je m’en suis rendue compte. »

Je restais un moment de plus dans l’étreinte de la Mexicaine avant de me reculer et d’essuyer les larmes qui avaient couler sur mes joues. Les petits pleures, ou plutôt couinement de Camille se firent entendre depuis le cosy qui était toujours par terre, je me penchais avant de la détacher et la prendre dans mes bras. Je savais ce qu’elle voulait et pour cela il me fallait m’installer confortablement, mais d’abord je me tournais vers Sharona.

« Sharona je te présente ta nouvelle colocataire ! Elle doit avoir faim, tu veux bien qu’on s’installer au salon et on peut continuer de discuter pendant que je la nourris. »

J’attendais la réponse de la jeune femme avant de la précéder vers la salle de séjour et de m’installer dans un des fauteuils, je remontais mon tee-shirt afin de pouvoir donner le sein à ma petite princesse. C’était la première fois que je devais le faire ailleurs qu’à l’hôpital et en présence de quelqu’un qui ne faisait pas partie du personnel médical qui s’occupait de nous, et même si je savais que c’était naturel je me sentais un peu gêné de le faire devant ma colocataire.

« Je suis désolée, ça ne te dérange pas que je fasse ça ici j’espère ? Sinon je peux me couvrir ou le faire dans ma chambre.

Je ne voulais pas provoquer de malaise entre nous, mais j’espérais que cela ne la dérange pas que je le fasse de cette façon, en un an nous avions eu l’occasion de nous connaitre et je n’étais pas sûre d’avoir envie de me couvrir dans ma propre maison à moins que nous ayons des invités.

Emi Burton
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