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falling to pieces. (gale)

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little miss australia

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# falling to pieces. (gale)
message posté Sam 13 Mai - 11:19 par Remy N. Baldwin
Elle n'avait pas prévu de rester aussi longtemps une fois sa garde terminée. Remy ne s'était même pas rendue compte que le soleil s'était levée et qu'elle était toujours là, jusqu'à ce qu'elle voit ses premières collègues franchir les portes de l'hôpital, le teint reposé et les traits détendus, un café fumant dans la main. Elle s'affairait à effectuer des tâches dont elle n'était plus responsable jusqu'à ce qu'une autre infirmière prenne le relais afin de la libérer. Elle était frêle, tenait à peine sur ses jambes et les quarante-huit heures de garde, sans sommeil, pesaient lourdement dans ses chevilles et son dos souffrants. Seule la vision de son lit apparaissait sur ses paupières fines, les coussins moelleux et le matelas rembourré. Sans doute passerait-elle chez Walt une fois reposée, mais sur le moment, le manque de sommeil l'empêchait de penser aussi loin. Elle avait l'habitude, pourtant, depuis les années, à ne pas dormir beaucoup une fois les portes de l'hôpital passées et sa blouse enfilée sur son dos. Elle avait le réflexe de prendre sur elle, parce que Remy avait toujours sa propre voix qui raisonnait dans le fond de son crâne, qui soulignait qu'elle était la meilleure. Dans l'hôpital ou ailleurs. Et ça lui redonnait un élan d'énergie, une confiance en elle qui lui permettait de gravir les montagnes les plus rudes. Son regard se posa sur le bureau des infirmières, la pile de dossiers qui menaçaient de s'écrouler sous son propre poids et elle en attrapa un, au hasard, le premier sur la pile pour en lire le nom. Gale Wheeler. T'as le temps pour un dernier patient ? Elle n'avait pas su dire non, sur le moment, et le nom sur la pochette marron, trop connu pour que ça soit une coïncidence, la troubla une longue minute. Attrapant un gobelet d'eau fraiche, elle se préparait à ouvrir le nouveau dossier calé sous son bras, se dirigeant d'un pas rapide pour retrouver la salle où attendait les patients; puis, elle leva le regard vers une silhouette qui lui était étrangement familière. Son regard s'accrocha à cette chevelure de jais dans laquelle ses doigts avaient, à une époque, trop longtemps glissé. Elle le reconnu aisément, sans doute son souvenir trop profondément ancré dans son esprit et sur les paumes de ses mains. Elle l'observa se diriger dans sa direction sans rien dire, détaillant les traits de Gale dans un silence presque assourdissant. Et Remy, elle, se tenait là, le dos bien droit, les traits soulignés par la fatigue, les sourcils froncés par l'étonnement de le revoir après tous ces mois d'absences. Elle était épuisée par toutes les gardes qu'elle avait eu à faire, mais elle afficha son éternel sourire de bonne humeur. Au delà de l'emmerdeuse professionnelle qu'elle était toujours, elle était aussi une bonne infirmière. « Gale ? » Elle était incapable de prononcer autre chose que son prénom, celui-ci réveillant tout un tas de souvenirs qu'elle avait pourtant naturellement oublié avec le temps. Elle était passée à autre chose, elle avait connu les bras, les étreintes, les soupirs et les draps d'hommes différents de lui. C'est la silhouette de Walt qui brillait aujourd'hui derrière ses paupières. Les lumières de l'hôpital ne flattaient le physique de personne. Pas même celui de Gale. Les malades paraissaient toujours plus pâles et ceux en bonne santé adoptaient la couleur de la peur d'attraper quelque chose. Un virus, n'importe quoi.  Son regard était aussi sombre que sa tignasse. « Tu es de retour ? Cool. » Il était son patient, aucun doute dessus, mais elle voulait éliminer l'hypothèse de son retour au travail avant tout. Sa présence ici n'était pas étonnante, c'est le dossier sous son bras, son nom inscrit dessus qui la surprenait. « Qu'est-ce que tu attends pour aller chercher une blouse, te remettre au travail ? » Elle tapote soudainement dans ses mains pour le motiver à bouger. « Si tu espères que je te prenne dans mes bras pour te souhaiter un bon retour, tu rêves. Remy n'aime pas les câlins. »
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fade me away, i won't ever be the same

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# Re: falling to pieces. (gale)
message posté Dim 28 Mai - 17:13 par Gale Wheeler

and there is no echo and no description of space or love. there is only silence. Le silence se dissipait sur les murs de l’hôpital. Je me tenais devant l’entrée, au milieu de ces visages connues et des sourires espiègles de l’équipe d’infirmière. On reconnaissait la démarche dansante du jeune interne. On se souvenait de mon profil saillant entre le service de traumatologie et le bloc chirurgical. Mais le Docteur Rafael Wheeler n’était plus qu’un fantôme, une chimère du passé, dépouillée de toute crédibilité. Après des années sur les terres poussiéreuses d’Asie, je rentrais enfin au pays - le visage creusé par la vieillesse et la maladie. Le diagnostic était tombé, brisant les équilibres instables de mes quêtes de vengeance. Je voulais sauver les tribus pauvres d’Afghanistan. On jugeait mes méthodes peu conventionnelles et ma rage de vaincre. Mais ils n’avaient pas vu leur père mourir. Ils n’avaient pas senti l’odeur du sang putride dans les corridors de la morgue. Je crispais les mains autour de mes poignets en longeant le vestibule. Le plafond s’illuminait sous mon regard sombre, accompagnant ma silhouette filiforme jusqu’aux salles d’examens. Je connaissais cet endroit. J’y avais passé mes plus belles années et les pires. J’avais guéri des patients et perdu des gens sur le billard. Ma bouche se crispa alors que je me présentais à la réception. Je hochais la tête avec entendement, comme pour saluer l’équipe qui hésitait à me rejoindre pour un accolade courtoise. Je ne faisais plus partie de cet univers. J’étais devenu un paria, radié du conseil médical. Le diabète avait réduit mes chances. Il m’avait emprisonné dans l’apathie constante. Mais ce n’était pas important. Je pouvais survivre aux vertiges et aux injections. Je parvenais à maintenir l’équilibre entre la vie et la mort - car le corps n’était qu’une enveloppe charnelle, et que l’esprit prévalait sur la douleur. Je m’avançais entre les lits jusqu’à m’installer derrière un rideau. Mes yeux furetaient autour des charriots, retrouvant l’éclat métallique des ustensiles que j’avais usé sur les plaies des autres. Aujourd’hui, c’était mon bras qu’il fallait taillader pour un tube de sang. C’était mes constantes qu’il fallait numériser pour poser un nom à ma condition : état chronique et dépendant. Je haussais les épaules en soupirant. La saveur fruité de la pomme s’émancipait dans ma gorge. Encore un symbole de ma différence. Les pupilles dilatées sur le mur, j’attendais qu’on s’occupe de mon prélèvement. Les silhouettes s’amenuisaient autour des malades. La lumière les rendait blafards. Je souris en apercevant les courbes de Remy Baldwin. Le temps n’avait rien changé - son expression orgueilleuse glissait sur moi. Je hochais la tête sans sourire à ses remarques. Je n’étais pas là pour travailler. Elle pouvait m’appeler Rafael, maintenant, que je n’étais qu’un nom sur un dossier. Je crispais la bouche en relevant le manche de ma veste.« Si tu espères que je te prenne dans mes bras pour te souhaiter un bon retour, tu rêves. Remy n'aime pas les câlins. » Je la fixais longuement, le silence au creux des yeux. Il était difficile de revenir sur nos pas. Et de réaliser que les espaces s’étaient emmurés dans l’inconnu. Je ne reconnaissais plus les allées de ma jeunesse. Je ne reconnaissais plus ma place au milieu des sauveurs. « J’espère seulement que tu te sois amélioré avec les garrots. Je me souviens que tu avais la prise molle sur les objets durs. » Sifflais-je en croisant outrageusement les cuisses. Je lui adressais un clin d’oeil en haussant les épaules. « Je suis un malade en bonne santé. Je viens pour un bilan de routine. Je suis DID depuis six mois mais ne t’inquiète pas ça n’altère pas mes performances sexuelles. D’ailleurs, j’aurais peut-être besoin d’aide pour le CBU. Je ne sais pas viser dans le pot. » Je pris l’élastique pour l’enrouler autour de mon avant bras. J’attendais la piqure et le soufflement du vacutainer.
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# Re: falling to pieces. (gale)
message posté Sam 3 Juin - 9:14 par Remy N. Baldwin
La silhouette de Gale s'élevait derrière ses paupières, les traits de son visage, les souvenirs érotiques de leur relation lui revenaient avec une force étonnante. Même si elle agissait de manière nonchalante, Remy était amusée de le revoir, de retrouver sa silhouette immense et chaude. Sa barbe parfaitement rasée, le rosé de ses lèvres sur lesquelles elle avait aimé se perdre. La lumière peu avantageuse de l'hôpital s'accrochait à ses cheveux de jais, au noir de ses yeux. Le temps n'avait pas changé ça, le charme dévastateur qu'il dégageait et qu'elle avait été fière de s'emparer, de faire de lui son amant. Le goût de ses lèvres avait disparu de sa bouche depuis longtemps, l'ivresse que provoquait une bonne partie de sexe avec lui aussi, mais les souvenirs étaient toujours là, bien ancrés dans son esprit. Ils en resteraient toujours quelques morceaux qui ne demanderaient qu'à grandir de nouveau pour jaillir comme une flamme et tout détruire. Elle souriait, un peu malgré elle, car malgré le temps, les rencontres, les autres hommes, Walt, elle se délectait de la proximité de Gale, de retrouver un bout de son passé. Ça n'avait été peut-être que sexuel, mais elle avait aussi le souvenir d'une réelle bonne entente entre eux, autre que le plaisir charnel. « J’espère seulement que tu te sois amélioré avec les garrots. Je me souviens que tu avais la prise molle sur les objets durs. » Elle soupira en secouant la tête, le laissant s'installer sur le lit alors qu'elle s'occupait de préparer son matériel sur un plateau en l'inox. Dans un cliquetis, les objets s'alignaient avec soin devant ses yeux bleus. « Tu semblais pas te plaindre à l'époque. » Elle releva les cils pour plonger son regard dans le sien, se raclant la gorge en gonflant ses joues dans un soupir. « Je suis un malade en bonne santé. Je viens pour un bilan de routine. Je suis DID depuis six mois mais ne t’inquiète pas ça n’altère pas mes performances sexuelles. D’ailleurs, j’aurais peut-être besoin d’aide pour le CBU. Je ne sais pas viser dans le pot. » Les informations s'imprimaient dans son esprit, le dossier ouvert sur le côté pour en relire les mêmes mots que ceux que Gale lui soufflaient à l'oreille. Elle ne pouvait pas s'occuper de lui sans connaître ses antécédents, tout. Même pour un bilan de routine. Elle se saisit de l'aiguille, son regard se posant, une demi-seconde sur le bras musclé de Gale, sur sa peau luisante sur laquelle ses doigts avaient trop longtemps joué. Elle en connaissait encore la forme, les plus petites spécificités, les grains de beauté et les cicatrices dissimulés sur sa peau, invisibles à l'oeil une fois que l'homme est habillé. Elle n'était pas inquiète, parce qu'ils n'allaient plus s'envoyer en l'air et même si son corps désirait toujours du sexe, Gale n'était pas celui qu'elle aurait voulu à cet instant. Sa fierté n'était ni touchée, ni blessée parce que les souvenirs de leur relation lui rappelait avec aisance comment le sexe, entre eux, avait été particulièrement bon. « Tu me diras, t'as jamais su rien viser. J'attends encore mes orgasmes d'ailleurs. » souffla-t-elle alors qu'un sourire fanfaron bordait le contour de ses lèvres roses. Ses yeux se posèrent un instant sur ses mains, grandes, chaudes et fortes qui l'avaient trop souvent touché. Il pouvait la dénigrer, elle possédait les mêmes ressources pour le faire tomber. « Je vais devoir te montrer le chemin, ça devient une habitude. » Le double-sens était délibéré et elle ricanait de sa blague. Ses doigts s'enroulèrent avec douceur autour de son bras, glissant habillement sur sa peau, goûtant à la contraction de son muscle lorsque l'élastique se resserrait sur sa prise. Leur conversation était superficielle mais Remy n'avait aucune envie de s'étendre sur sa vie depuis que leurs chemins s'étaient naturellement séparés l'un de l'autre. Ses yeux océan enveloppaient sa silhouette avec aisance, un sourire bordant ses lèvres, c'était bon de le revoir. Les secondes s'écoulaient lentement entre les rideaux, oblitérant les bruits de l'hôpital. « Regarde, le destin nous réuni encore, tu pourras pas nier qu'on est des âmes sœurs. » Elle posa rapidement sa main sur son cœur de façon très théâtrale, avant de retirer le capuchon de l'aiguille à l'aide de ses dents. Le concept des âmes sœurs l'écœurait, mais en rire était facile. « Si tu pleures pas, tu auras le droit à une sucette. » Et l'aiguille, avec habitude, glissa lentement à travers la peau de son bras.
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# Re: falling to pieces. (gale)
message posté Dim 11 Juin - 17:23 par Gale Wheeler

and there is no echo and no description of space or love. there is only silence. Mes yeux glissaient sur les bordures de la salle. L’odeur de l’hôpital m’avait manqué. Je respirais les souffles de la térébenthine et des substances médicamenteuses sur les draps. Ma position s’était inversée dans ces lieux. Avant, médecin. Aujourd’hui, malade. Je n’avais pas de fierté à déplorer. J’essayais d’accepter les décisions de l’ordre. Le système était lourd et compliqué. J’avais raté ma vocation en songeant aux méthodes non conventionnelles de la médecine. Mes doigts tremblaient au contact de mes genoux. Je soupirais sans esquisser le moindre mouvement. J’étais lassé de mes attentes. Mes rêves se déchiraient entre les rideaux en plastique. Je pinçais les lèvres en suivant les roulements des chariots dans le couloir. Les infirmières se hâtaient dans les chambres des patients. Il y avait toujours quelqu’un à sauver. Une personne en détresse, suspendue entre les fils des machines. Je soupirais en relevant les paupières. La silhouette de Remy oscillait entre les lueurs de la lampe. Je me souvenais de ses étreintes charnelles. Mais l’image était figée dans mal mémoire. Je lui adressais un sourire taquin, incapable de combler la distance qui s’agrandissait entre nos corps. Je tendis le bras afin de lui permettre de serrer le garrot sur la veine. L’aiguille s’illuminait sur ma peau nacrée. Je me fichais de la piqure et des résultats des tests. Il était trop tard pour guérir la chronicité. Ma condition stagnait dans un équilibre chimique et éprouvant. Je crispais la mâchoire en attendant la fin. Je voulais déjà partir et retrouver les vapeurs de l’alcool du bar irlandais. « Tu me diras, t'as jamais su rien viser. J'attends encore mes orgasmes d'ailleurs.» J’arquais un sourire avant de m’esclaffer. Quelle chipie. Elle n’avait pas changé. Toujours, la parole arrogante et hautaine. Je haussais les épaules avec désinvolture. La douleur se distillait dans mes veines. Peu importait son opinion et celle des autres. Je pinçais les lèvres en approchant de son oreille. « Je t’enverrais un colis par la poste. » Me moquais-je en sentant le contact glacé de l’aiguille. Le sang jaillissait dans le tube à anti-coagulation, ombrageant ses contours hyalins d’une couleur pourpre et sale. Je déglutis en appliquant une pression sur le coton qu’elle m’avait tendu. « T’es débile ? Je te dis je suis diabétique tu veux me filer du sucre ? J’ai toujours su tu m’en voulais d’être parti au front. Je t’ai brisé le coeur, toi qui en a un si petit. » Murmurais-je en plissant la manche de ma chemise. Je soupirais en me redressant, la tête vertigineuse. « C’est bien de te revoir, Baldwin. » Sifflai-je, prêt à avancer vers la réception. Mais je ne parvenais pas à bouger. Mes jambes étaient paralysées sur le carrelage. Je marquais une pause avant de me rassoir. Je grimaçais en sentant la crampe se distendre dans mon estomac. Mon pancréas n’était plus mon ami. Je soufflais en ravalant mon énervement. J’en avais assez des crises. De la faiblesse physique. De tous les tests et les avis médicaux.
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