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Je t’aime une fois, je t’aime deux fois [ft Wyatt]

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# Je t’aime une fois, je t’aime deux fois [ft Wyatt]
message posté Sam 13 Mai - 21:36 par Ophelia H. Drummond
Après la désastreuse visite chez mes parents, je me suis réfugiée à l’hôtel pendant quelques jours. Je n’arrivais pas encore à me décider à rentrer chez moi, ou plutôt chez nous. Comment je devais amener la chose ? Le prévenir que j’étais en ville et se rencontrer dans un espace public pour éviter que la vaisselle vole ? L’attendre à la maison après le boulot ? Ou le trouver à son boulot ? J’avais peur de cette confrontation, de son comportement que je me sentais incapable de sortir de cette chambre. Mais il le fallait, je ne pouvais pas définitivement l’esquiver et laisser la situation coulait. Bon, avant de prendre ma décision, j’allais faire un tour en ville, voir si les choses avaient changé depuis six mois. Je me rappelle qu’un magasin de peinture devait ouvrir dans le quartier des artistes. J’irais y faire un tour, remplir ma palette et me remettre à la peinture. Chose que j’avais abandonné à l’annonce de la maladie d’Ethan.

J’avais mis une robe légère, blanc cassé avec mes converse fétiches. Elles étaient déchirées à un point que je devrais les jeter, mais je les aimais tellement que je ne pouvais pas les mettre à la poubelle. Une simple touche de mascara et je suis prête à sortir. Perdue dans mes pensées dans le métro, je pensais à Wyatt, de combien j’ai pu le faire souffrir en étant partie loin sans lui donner des nouvelles. Puis, en voyant une pub pour une exposition, j’ai repensé au British Museum. Je devais les mettre au courant de mon retour pour que je reprenne mon poste. Travailler sur un site archéologique dans une ville telle que Jérusalem était le rêve pour beaucoup de personnes bossant dans l’histoire ou l’art. J’aimais beaucoup mon boulot là-bas, mais me retrouver entourée d’une multitude d’œuvres différentes et de plusieurs siècles me manquait beaucoup. Quand je suis sortie du métro, mon téléphone indiquait 14H46, la boutique devrait être ouverte. Je m’enfonçais dans le Londres que les touristes ne connaissaient pas, le Londres artiste et multi-ethnique. Au fur et à mesure, je voyais plusieurs galeries d’art qui exposaient des toiles de peintres plus ou moins connu, des tableaux plus ou moins joyeux. J’adorais passer mes après-midi dans ces rues, à tenter de deviner lequel sera un jour exposé au British Museum. Sans que je m’en rende compte, j’étais au pied de la devanture de ce fameux magasin. J’y entrais, excitée à l’idée de découvrir de nouveaux produits et de m’imaginer me relançant dans la peinture. La boutique était petite mais présentait beaucoup de produits. Mon panier se remplissait au fur et à mesure que je parcourais les rayons.

Quand je suis allée dans le centre-ville, il était environ 17h30, heure à laquelle je finissais si je n’avais pas de retard dans mon boulot. Instinctivement, je me suis dirigée vers chez nous. Wyatt et moi habitons dans une rue calme près de nos lieux de travail respectifs. Le quartier est résidentiel et beaucoup de familles y vivaient, un endroit parfait pour élever des enfants. Arrivée devant la porte, je cherchais la clé dans mon sac, puis l’enfonça dans la serrure. La décoration n’avait pas changé sauf l’odeur qui émanait de la pièce principale. Je ne pouvais pas l’identifier, il y avait un mélange d’un peu de tout. Je n’avais plus l’impression d’être chez moi mais plutôt dans un musée que je visitais pour la première fois, curieuse de découvrir ce que chaque pièce avait à m’offrir. Malheureusement, le spectacle est décevant. Ce n’était pas aussi propre qu’avant, il n’y régnait pas l’odeur de lavande que j’aimais tant. Ce n’était plus ma maison. Mais je continuais ma visite à l’étage. Je poussais une porte qui renfermait notre chambre. De couleur claire pour y laisser pénétrer la lumière, l’immense lit se tenait au centre. Je me suis assise dessus comme pour me remémorer tous les bons souvenirs avec Wyatt. Je fermais les yeux pour ressentir plus profondément ces souvenirs. Il était là, à me faire rire, me rendre heureuse comme lui seul en avait le secret. Quelques larmes coulaient le long de mes joues en repensant à ces bons moments. J’avais cette désagréable impression de ne plus pouvoir ressentir autant de joie. Je secouais ma tête pour chasser ces idées maussades, puis je me suis relevée. J’allais lui préparer son plat préféré, mais d’abord je devais vérifier qu’il y avait tous les ingrédients. Heureusement tout était dans la cuisine, je pouvais me mettre aux fourneaux. Me rappelant de ses horaires, je savais qu’il serait là pile poil pour le dîner. La table sera dressée, cette fois je ferais l’effort de faire quelque chose de beau et son plat sera déjà dans son assiette, encore fumant. J’ouvrirais une bouteille de vin qu’il aime et je l’attendrais avec un grand sourire, voilà mon plan était parfait. L’heure passée, il sera bientôt là. Je finis quelques détails pour que la table soit parfaite. A peine finis-je de mettre la nourriture dans les assiettes que la porte d’entrée s’ouvrit, timing parfait. Je rajustais le bas de ma robe avant de l’accueillir avec un immense sourire. « Salut chéri, j’espère que tu as passé une bonne journée au boulot. Regarde, je t’ai préparé ton repas favoris. » Je restais là à sourire bêtement, attendant sa réaction qui tardait à venir.
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# Re: Je t’aime une fois, je t’aime deux fois [ft Wyatt]
message posté Dim 14 Mai - 23:32 par Wyatt H. Drummond
Il y a des journées qui sont faîtes pour aller mal. Un réveil qui ne sonne pas, des médecins malades, beaucoup trop de patients, des bouchons pour rentrer. Tu n'as pas passé une bonne journée, tu es fatigué et comme à chaque fois que tu travailles trop, tu es de mauvaise humeur. Tu pourrais facilement caché tout cela dans une bouteille d'alcool avec une inconnue dans tes bras, mais ce soir tu n'en as pas envie. Tu n'en as pas la force. Tu sais déjà que tu vas t'écrouler dans ton canapé avec un plat tout préparé que tu auras réchauffé au micro-onde. Tu regarderas une émission totalement débile à la télévision en fumant cigarette sur cigarette, tout en sachant parfaitement que tu te tues à petit feu. Mais tu n'as plu que ça, les plaisirs mortels de la vie sont absolument tout ce qu'il te reste et ainsi tu n'as pas honte. De coucher, de boire, de fumer. On doit tous mourir de quelque chose, tu ne le sais que trop bien. Tu n'en as plus rien à faire de ta santé personnelle, tu t'occupes toujours de celle des autres, évidemment, mais la tienne... Elle peut s'affaiblir un peu plus tous les jours tu ne feras rien pour l'arrêter. Parce que toi, le chirurgien cardio-thoracique, celui qui voulait une prestigieuse carrière, celui qui répare les cœurs en un temps chrono, tu t'es vu arraché le tien, sans préavis ni explication.

Depuis six mois tu ne vis que comme ça, en détériorant toujours un peu plus ta vie personnelle. Il t'arrive d'avoir des élans de clarté, des moments où tu veux tout remettre en ordre, te tenir droit et fier comme tu le faisais auparavant. Dans ces instants tu écris des mails à Ophelia, qui ne répond jamais. Alors à chaque fois tu replonges un peu plus bas, parce que tu n'as absolument aucune idée d'où elle est. Tu ne sais même pas si elle est toujours à Londres, dans le pays ou même en vie. Puis il y a eu ce moment où tu as demandé des papiers de divorce, tu en es assez fier il faut l'avouer. Parce qu'il montre que tu es prêt à avancer, au moins un peu. Il faut que tu passes à autre chose, pour ta santé mentale.

Dans le taxi qui te conduit chez toi ce soir, tu penses étrangement à tout cela. Tu te demandes si tu réussiras à signer les papiers ce soir, à tirer finalement un trait sur ton mariage. Tu ne penses pas à la journée que tu as eu, aux patients que tu as vu, à ceux que tu auras demain. En réalité tu réfléchis même à peine à quelle étudiante sera ta prochaine victime, parce que tu es bien trop obsédé par ces papiers qui ont un pouvoir fou sur toi. Peut-être aussi parce que tu le sais au fond, et que tu as même hésité à la ramener chez toi ce soir. Tu le regretteras peut-être plus tard dans la soirée, quand tu auras encore échoué. Tu laisses tes pensées dériver sur toutes ces choses qui te font du mal, sur Ophelia, sur Ethan, sur votre mariage qui voulait dire tant de chose à une certaine époque. Les embouteillages te forcent à penser à tout cela, parce que tu es fatigué, frustré, et que le temps passe bien trop lentement à ton goût.

Les rues entre ta maison et l'hôpital ne sont cependant pas nombreuses et, si tu étais honnête avec toi-même, tu te rendrais compte que le trajet n'a pas pris si longtemps. Tu paies distraitement le conducteur, étant à peine poli avec lui. Tu n'en as rien à faire de cet homme, tu veux juste regagner ton lit et tout oublier. Oui, décidément tu aurais dû ramener une étudiante avec toi, jamais tu ne vas supporter cette soirée seul. L'alcool sera sûrement ton meilleur ami ce soir, une fois encore. Tu saisis la clé de la porte d'entré dans une de tes poches et la tourne dans la serrure sans vraiment y réfléchir. Tu habites ici depuis des années et tous ces mouvements sont ancrés en toi. Mais alors que tu ne fais que quelques pas dans la maison, tu sais que quelque chose as changé. Au cours des six derniers mois, le lieu a évidemment connu une certaine évolution. Tu y vis maintenant seul, tu y fumes plus qu'avant, y bois plus qu'avant et l'odeur de lavande d'Ophelia s'est estompé au fil du temps. Ce qui est sûrement une bonne chose pourtant. Tu fermes la porte et te diriges lentement vers la cuisine, sentant une odeur bien trop familière provenant de la pièce.

Tu te stoppes net, tes yeux s'ouvrant un peu plus grand. Tu ne dis rien, tu respires à peine. Tu as l'impression d'être remonté dans le temps, des années auparavant. Elle est là. Ophelia. Avec son sourire sur le visage, ses cheveux blonds tombant sur ses épaules et ses chaussures. Les mêmes que la dernière fois que tu l'as vu, tu n'arrives pas à croire qu'elle peut encore les porter. Ses mots te font un choc et tu poses ton sac au sol, doucement, ne la quittant pas du regard. Tu pourrais rester calme, tu pourrais l'accueillir en la prenant dans tes bras, en lui disant qu'elle t'a manqué et que tu étais fou d'inquiétude. Parce que c'est le cas. Mais ce serait trop simple, ce ne serait pas juste. « Chéri ? » Ton ton est sec, tes yeux sont sévères. Tu as les sourcils froncés et tu peux déjà sentir la colère monter en toi. « Wow, vraiment Ophé ? Tu disparais pendant six mois et tu crois qu'un chéri et un repas vont suffire ? » Tu passes une main dans ta barbe en lâchant un soupir. Tu n'arrives pas à y croire, elle est là, devant toi. Tu aimerais l'embrasser comme si l'année et demie qui vient de s'écouler n'avait jamais existé. Mais c'est bien trop dur, et tu ne peux rien faire d'autre que de la fixer et attendre l'explication que tu rêves d'entendre depuis qu'elle est partie. Depuis qu'elle t'a quitté.
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# Re: Je t’aime une fois, je t’aime deux fois [ft Wyatt]
message posté Mer 17 Mai - 18:03 par Ophelia H. Drummond
Pendant mon exil à Jerusalem, je ne me faisais pas de bons plats. C’était une perte de temps incroyable pour avancer dans les travaux, que je prenais que des plats préparés ou je me faisais livrer des pizzas ou autres plats bien gras. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris là, mais j’avais envie de préparer quelque chose de bon, de me remettre à cuisiner. Peut être que je voulais que Wyatt ne soit pas trop fâché, qu’il me pardonne facilement ma lâcheté. Un fond de musique pour apprécier ce moment et me voilà à cuisiner pour mon mari. Toute la scène est invraisemblable, maman me prendrait pour une folle échappée de l’asile. En parlant d’elle, j’ai plusieurs messages non lus d’elle. Maman est inquiète pour moi depuis que je suis partie sans un mot après avoir tenu l’enfant de ma sœur. Trop de mauvais souvenirs avaient remonté d’un coup. Et tenir ce bébé en bonne santé était comme une punition. J’avais cette impression qu’une pluie de couteau s’abattait sur moi, me narguer avec ce qui m’a été enlevé trop tôt. J’avais pris toute la faute pour la mort d’Ethan, une mère doit protéger son enfant et tout faire pour qu’il soit en bonne santé, non ? Je n’étais pas même capable de faire cela alors qu’il grandissait encore en moi. Mais ça, personne ne le sait, je n’ai pas su en parler.

On était planté là tous les deux, à voir lequel allait ouvrir la bouche en premier. Je restais droite, le sourire aux lèvres et une bouteille de blanc dans la main. Le visage de Wyatt devenait de plus en plus dur et froid. Je savais qu’il n’allait pas être tendre avec moi, son regard disait tout. Honteuse, je baissais les yeux, me reconnaissant coupable de mes actes. Je le méritais, je suis partie comme une voleuse sans le mettre au courant d’où j’étais pour au moins le rassurer. « J..Je suis désolée… »

J’avais posé la bouteille sur la table, toujours le regard bas. Je voulais me jeter dans ses bras, faire comme si ces six mois n’avaient pas existé et faire tout pour que les choses fonctionnent. Mais cela n’allait pas se passer comme ça, c’était bien trop beau pour être vrai. « S’il te plait.. Je sais que tu es en colère contre moi et tu en as tous les droits. Ce que j’ai fait est impardonnable.. Mais crois le, j’avais besoin de m’éloigner de Londres. » Je tentais de relever le regard, de trouver le sien pour lui montrer la sincérité de mes paroles. Ma gorge se nouait, c’était le moment d’expliquer mon geste. « Te voir agir comme si de rien n’était arrivé, je ne pouvais plus le supporter. On venait de perdre notre bébé, on a dû choisir s’il devait mourir ou non et te voir ignorer ça, non. C’est pour ça que je suis partie à Jerusalem, pour le travail. Je comptais y rester minimum un an, mais ton dernier mail m’a interpellé et je suis donc revenue plus tôt.. » Prendre un ton dur et lui hurler dessus ne servirait à rien, alors j’ai essayé de rester calme. De toute façon, je ne pouvais pas me mettre en colère, Wyatt avait le dessus sur la situation, ce n’était pas lui qui était en faute. « Tu m’en veux énormément, je le sais.. Mais s’il te plait, est-ce qu’on peut en parler calmement ? J… Je n’ai pas envie de me disputer avec toi.. » Je dois être stupide, de toute façon, la conversation va se tourner en concours de hurlement et la vaisselle va voler dans toute la pièce, c’est inévitable. Le sourire que j’avais tout à l’heure venait de disparaître pour une moue coupable. Je jouais nerveusement avec mes mains, sentant que la situation va m’être défavorable. « Wyatt écoute.. Pourquoi ne pas manger et se revoir demain pour discuter calmement de.. cette procédure de divorce que tu veux engager… » Je n’en voulais pas, je sais qu’il reste un espoir pour notre couple et qu’il faut le saisir coûte que coûte.
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# Re: Je t’aime une fois, je t’aime deux fois [ft Wyatt]
message posté Ven 9 Juin - 10:40 par Wyatt H. Drummond
Tu tentes de rester calme, de faire comme si tout cela était normal mais tu échoues lamentablement. La situation n'a rien d'habituel et si elle aurait pu l'être quelques mois plus tôt, tu ne sais que trop bien que tout a changé à présent. Entre toi et Ophélia, rien n'est plus pareil et tu n'arrives pas à jouer la comédie comme elle le fait, une bouteille de vin à la main et un sourire aux lèvres. Tu as l'impression d'avoir ouvert une porte sur le passé. Une porte par laquelle tu n'avais pas envie de passer, une porte qui a été détruit bien trop longtemps auparavant. Et pourtant tout semble comme dans un rêve, la voir là, face à toi, dans cette petite robe et avec ses cheveux blonds que tu connais si bien. Tu réalises peut-être en cet instant à quel point elle t'a manqué, à quel point ta vie s'est détériorée depuis qu'elle est partie. Puis le son de sa voix voyage jusque tes oreilles et s'en est beaucoup trop. Peut-être qu'une part de toi voudrait la prendre dans tes bras et tout oublier, mais tu es incapable de faire ça. Pourquoi est ce que tu lui ferais cette fleur ? Alors tu t'énerves, évidemment. Ce ne sont que quelques mots, mais elle peut bien sentir au ton de ta voix, au regard que tu lui lances que ces mots sont pleins de sens. Si du moins elle peut encore analyser tes réactions. Tu entends à peine ses excuses, tu ne veux pas savoir. Parce qu'au fond, il est bien plus simple d'être en colère et de lui en vouloir que de lui pardonner. Pour pouvoir tout effacer, vous devriez reparler de tout ça, de tout ce qu'il s'est passé, et tu n'es pas prêt. Tu ne bouges pas, toujours planté à l'entrée de la cuisine tu regardes ses mouvements, tu la suis des yeux. Elle fuit les tiens, c'est sûrement normal. Vous vous rappelez mutuellement des souvenirs qu'il vaudrait mieux oublier, mais entre vous il n'y a pas que cela. Il y a aussi tous ces bons moments que vous avez vécus, ces joies, ces rires. Mais évidemment quand Ophélia reprend la parole ce n'est pas pour te rappeler tout ça. Elle veut s'expliquer, se faire pardonner, donner une raison valable de cette absence. Tu n'as pas envie d'écouter tout ça. Un rictus se dessine sur ton visage alors qu'un rire mauvais sort de tes lèvres. Tu n'arrives pas vraiment à croire qu'elle te dise tout ça, comme si ses besoins à elle étaient plus importants que les tiens, ou même différents. « Et tu crois que ça m'allait de rester à Londres, tu crois que je n'avais pas besoin de changer d'air ? C'était mon enfant tout autant que le tien Ophélia. J'avais besoin de toi pour avancer. » Encore une fois ta voix est sèche, mais peut-être que tu parles un peu moins fort qu'avant. Tu continues à la fixer, ne sachant pas vraiment comment continuer. Tu n'as pas la force de te battre, pas ce soir, et pourtant tu refuses de lui laisser le dernier mot. Tu n'as pas envie non plus de parler de divorce, parce qu'au fond, la revoir devant toi, l'avoir à porter de bras, ça remet tout en question. Mais peut-être est ce la fatigue qui te pousse à ouvrir de nouveau la bouche, ou ton caractère un peu trop têtu, mais une nouvelle fois ta voix se fait entendre dans la pièce, alors que tes yeux lui lance de nouveau des éclairs. « Combien de fois j'ai voulu parler calmement au cours des six derniers mois ? Je n'ai plus envie Ophé, je suis fatigué. » La sincérité est perceptible dans tes mots et tu fais quelques pas vers elle, pour finalement tirer une chaise et t'asseoir dessus. Les mots suivants de ta femme vont dans cette direction et peut-être que tu t'imagines pouvoir manger avec elle, partager le repas qu'elle venait de faire. Peut-être même que vous pourriez discuter, qu'elle pourrait te parler de ce qu'elle a fait à l'autre bout du monde. Mais ses derniers mots te font relever la tête et froncer les sourcils, ses derniers mots te blessent et te questionnent, tellement que tu ne peux pas garder le silence. « C'est ce que tu veux ? Le divorce ? » Tu acquiesces lentement, ce n'est pas vraiment une question que tu viens de poser, tu te dis qu'au fond c'est réellement ce qu'elle cherche. Elle est revenue pour signer les papiers et s'enfuir de nouveau. Elle est venue pour tourner la page, et cette idée te coupe totalement l'appétit. « Je suis complètement idiot en fait. Tu n'as aucune envie de travailler sur ce mariage, si ? A la première occasion tu vas te ré-envoler je-ne-sais-où. » Tu te relèves brusquement, faisant de nouveau quelques pas vers elle, attendant d'avoir une réponse, une réaction. N'importe quoi pour te prouver raison, parce que tu ne peux même pas imaginer, après tout ça, que vous avez encore une chance.
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# Re: Je t’aime une fois, je t’aime deux fois [ft Wyatt]
message posté Lun 12 Juin - 16:19 par Ophelia H. Drummond
Sa colère envers moi était perceptible, mais en même temps il ne pouvait rien ressentir d’autre à mon égard. Je jouais nerveusement avec mes mains car je savais qu’il était en position de force et qu’ici, j’étais la fautive. Ma bulle de protection avait éclaté dès les premières secondes où je suis allée chez mes parents. Ce début de carapace que je me suis construite là-bas avait disparu dès que j’ai tenu le bébé de ma sœur. Je me retrouvais face à lui, vide et fragile. Je viens seulement de prendre conscience de l’ampleur et de la connerie de mon départ. « Je n’ai pas pensé à toi sur le moment.. » avouais-je dans un murmure. C’était difficile de le dire, de se l’avouer enfin. J’étais égoïste sur tous les points. Jamais je n’ai pensé à lui dans l’histoire, à la peine qu’il pouvait ressentir. Chacun vit son deuil différemment, non ? Et je n’ai pas su être là pour lui. On aurait dû s’entraider, parler et surmonter cette épreuve à deux. Mais rien ne s’est passé comme cela. Je suis partie sans penser aux conséquences, me disant que j’allais revenir en meilleure forme et qu’on allait pouvoir repartir sur de bonnes bases. Terrible erreur.

Les larmes voulaient couler mais je fis un énorme effort pour ne pas le montrer. Ses mots faisaient mal, comme un coup de massue. Je me sentais impuissante, tout ce que je disais aller se retourner contre moi. « Je ne veux pas de ça… J’ai eu peur en voyant ton mail, je me suis rendue compte de rien avant.. » Pensait-il vraiment que notre couple pouvait avoir un avenir ? Ces paroles tendaient dans ce sens mais toujours à prendre avec des pincettes. « Promis, je ne repars plus. Je suis là et je resterais, pour nous. Je reconnais mon erreur.. » Ce n’était pas assez pour le convaincre, je le savais et pourtant me voilà à dire ça. J’ai réussi à le regarder en face, lui montrer que je le pensais vraiment, qu’il me croit. Je jouais encore nerveusement avec mes mains, cette habitude est là depuis petite quand je commence à avoir peur ou à cause du stress.

Je me suis assise quand lui s’est relevé. Je ne supportais pas toute cette pression, je voulais craquer, faire sortir tout ce qui faisait mal. « Je suis allée chez papa et maman avant de venir te voir. Je me suis dit qu’ils seraient contents de me savoir en ville. » Je fis une pause, tentant toujours de me retenir de verser une larme. « Quand j’ai toqué chez eux, Olivia était là avec son mari… et son bébé qui vient de naître. Un enfant en bonne santé et qui commence bien dans la vie… On me l’a mis dans les bras, je ne voulais pas mais on ne m’a pas donné le choix. J’ai vu ce qu’on nous a enlevé et tout est remonté à la surface, ce que j’ai fui en partant pour Jérusalem. Voir ce bébé ouvrir ces yeux et esquissait des sourires alors qu’Ethan pourrit sous terre, s’en était trop et je suis partie. » Malgré toute la force du monde, je n’ai pas su me retenir et quelques larmes avaient coulé le long de mes joues. Pourquoi lui dire ça ? Je ne le sais pas moi-même, peut avais-je besoin de le dire à quelqu’un, à lui. Cette anecdote n’avait rien à faire dans la discussion mais je ressentais le besoin de lui en parler.
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Je t’aime une fois, je t’aime deux fois [ft Wyatt]
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