Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Version #22 !
LC vient d’enfiler sa 22ième version, dont vous trouverez tous les détails par ici.
La chasse aux fleurs.
Une chasse aux fleurs est en cours où mêmes les allergiques peuvent jouer. Plus d'infos.
On a besoin de vous !
Si vous avez des idées, des suggestions ou autre à nous faire par quant à l’intégration sur le forum, rendez-vous par .
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.



Partagez|

lust for life + hanna

avatar
where no eagles fly
where no eagles fly
» Date d'inscription : 23/08/2014
» Messages : 3860
» Pseudo : like animals:: prideissues (noha)
» Avatar : jamie sexy dornan; the golden torso
» Âge : 34yo, in desperate need of glasses and a new pair of ears.
» Schizophrénie : mister anger issues (stan) ; le squelette (vikander) ; le crado (fernandez) ; gale ( barnes)
# lust for life + hanna
message posté Dim 28 Mai - 3:14 par Theodore A. Rottenford

as if she was on fire from within. the moon lives in the lining of her skin. BOSTON - USA Mon regard s’égarait sur Crane Beach, scrutant en vain le grand désert d’eau qui s’étalait sur l’horizon. Les bateaux ne revenaient jamais sur la plage abandonnée, car nous étions esseulés sur le sable, entourés par les sifflements tempêtueux des vents âpres du Nord. Les vestiges du village colonial s’éclairaient sous les émanations des  réverbères à gaz, bordant les lisières du parc et les graviers de la chaussée menant à la petite maison de campagne. Je hochais lentement la tête - mon esprit était suspendu sous l’écume des vagues. La brume descendait sur le rivage. Je ne bougeais pas, les mains courbées sur les hanches de Hanna. Son coeur m’appartenait dans le silence d’une longue nuit de printemps, parallèle à la gorge du tombeau qui enserrait la terre dans l’ombre obscure du deuil. Je humais les parfums de la liberté. Et paradoxalement, je me noyais sous les jougs de la mafia. Nous marchions sur les traces des fondateurs du clan. Les sièges électoraux ployaient sous les pressions irlandaises. Je grommelais en redressant le menton. Mon nom se murmurait dans l’alcôve emmurée de la mairie, intimant les ordres venus d’ailleurs. Ils ne m’aimaient pas, tous. Les alliés ennemis. Les alliés trompeurs. Mon souffle s’épandait sur l’espace comme le dernier baiser de la brume opaque, murmurant dans l’ultime frémissement des lèvres l’adieu au monde. Je crispais les joues en effleurant le dos de Hanna. Mes doigts se cachaient sous les plis de ses vêtements. Je la déshabillais dans un soupir haletant - la voix obstruée par les sentiments qui se dévoilaient en secret. Ses cheveux s’enroulaient sur mon visage. Je souris en frottant ma barbe dans sa nuque. Elle se muait sous mes étreintes, comme une branche de magnolias qui retrouvaient peu à peu sa magnificence. On meurt jeunes. Elle était l’incarnation de la beauté mystérieuse. Je retrouvais les flammes de la passion au creux de sa nudité. Hanna était l’hymne de la pure douleur. Elle me poussait au coeur de la déréliction lorsque, lâche et silencieux, je perpétuais l’égoïsme initial de ma destinée. J’étais éphémère et misérable, mais plein de miséricorde et de promesses religieuses. L’encre comblait la vanité qui se satisfaisait dans le meurtre. J’étais sourd aux menaces des hommes politiques. Je n’avais pas peur des manigances. Les paroles se rejoignaient lorsque les portes rouges s’ouvraient au seuil des éléments. Le trèfle de la famille était gravé sur mon épitaphe. Je ne craignais pas les autres. L’unité perdue du clan, retrouvée en pensée, devinée dans les textes de la sagesse celtique se reflétait dans une confession délicate. «Hey.» Je murmurais doucement. Le paysage chancelait entre mes paupières, mais je ne voyais que son sourire immuable sur les plis de sable. Nous sommes heureux au soleil. Je crispais ma prise sur son poignet afin de la border dans un instant de tendresse. Mon pouce roulait sur son menton alors que je fixais son regard. «J’espère que tu ne t’ennuie pas trop.» Je pinçais les lèvres en lui dérobant un baiser. Les sentiments étaient biaisés par l’ambiance tourbillonnante de Boston. Le royaume de Whitey se dessinait devant nous. Meurtres, extorsion de fonds, blanchiment d'argent, corruption et trafic d’armes, la mafia n’avait jamais été aussi puissante. La police ne pouvait pas assumer la protection de ses témoins. Car ils mourraient avant d’atteindre la barre. Ici, je n’étais que le fils de la méduse. Les vrais parrains tiraient les ficelles d’en haut. L’intelligence sournoise laissait place à la gâchette, assurant la succession des patrons du gang de Winter Hill régnant sur la capitale du Massachusetts. Hanna avait rencontré les chefs cruels,a autour des tables de diner. Elle émergeait dans un univers de violence machiste et cruelle. J’étais l’un de ces misogynes. Ma bouche s’étirait autour des verres d’alcool. Ma bouche riait aux blagues irrespectueuses. Les irlandais n’étaient pas racistes. Ils détestaient tout ce qui était différent. Je me penchais vers sa joue. «Je que ce n’est pas facile. Mais on s’habitue à l’hypocrisie.» Je soupirais contre sa peau. «Hanna. Je tuerais pour toi.» Cette affirmation n’avait pas de sens pour elle. Mais elle signifiait mon acceptance et celle des clans de Belfast. Je souris en avançant sur le sentier. Le silence s’imposait au bout de ma langue. Elle ne portait pas le tatouage, et pourtant, j’étais prêt à brandir le canon. Je la fixais avec étrangeté, tendant le bras afin de l’inviter à me suivre dans les jardins de notre maison d’hôtes. La ballade était harmonieuse, clairsemée par les éclats de la lune grise qui se dessinait sur sa robe d’albâtre. Hanna était divine - comme une évidence qui disparaissait sous les arabesques du ciel. Une évidence qui devenait mensongère.  
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 17/01/2016
» Messages : 2685
» Pseudo : timeless. (bérénice)
» Avatar : holland marie roden
» Âge : thirty years old
» Schizophrénie : flora (m. robbie), victoria (l. collins) & lydia (p. tonkin)
# Re: lust for life + hanna
message posté Dim 4 Juin - 18:34 par Hanna W. Stafford
Le ciel et l’océan se rejoignaient, ne faisaient plus qu’un. L’horizon était invisible, impossible à dissocier de l’étendue bleue. La brume et les nuages se mélangeaient. Une impression d’immensité s’épandait sur son être. Les Etats-Unis surplombaient le monde. Tout était grand ici, démesuré. Boston n’était qu’un fragment de cette folie. Elle se sentait petite, ici. Dans sa course aux bonnes notes, dans la routine de sa vie, Hanna n’avait jamais pris la peine de voyager. Les cultures européennes et américaines lui étaient totalement étrangères. Les grandes villes américaines, elle ne les avait vu que dans ces films à grand budget. Elle, qui avait soif de savoir, soif de connaissance, se retrouvait presque perdue. L’accent chantant des américains lui caressait les oreilles, alors que son accent typiquement anglais empoissonnait sa langue. C’était bizarre, comme sensation, d’être simplement une étrangère. Le vent balayait le désert blanc et les vagues venaient s’écraser sur le rivage. L’eau salée était fascinante. Grande, infinie. Elle se noyait et suffoquait, rien qu’en perdant son regard sur la mer agitée. Le soleil se couchait lentement. Des nuances d’orange et de rose coloraient le ciel. C’était beau. Presque romantique. Ses orteils s’enfonçaient dans le sable humide. Ses prunelles fixaient l’océan. Les doigts de Theodore brûlaient leurs empreintes sur ses hanches. Il la tenait dans le creux de ses mains. L’affection allait au-delà des nuits passionnées sous les drap. Hanna lui avait donné son cœur, son corps, son être tout entier. Elle s’était abandonnée, un soir, sur son balcon. Elle avait choisi de se laisser immerger dans cet univers de violence et de meurtre. Le vent avait encouragé sa chute, mais les mains agiles de son amant l’avaient retenu. Il était l’ancre qui l’empêchait de sombrer. La lumière du phare qui éclairait son tunnel sombre. C’était paradoxale, et complètement irraisonnable. L’encre noire du trèfle irlandais planait au-dessus d’eux. Ses feuilles éclatantes s’enroulaient autour d’elle, et l’attiraient toujours plus bas. Dans les tréfonds d’un mode de vie qui l’étonnait jour après jour. La mafia était présente dans chacun de leurs pas, de leurs mots, de leurs gestes. Même ici, à l’autre bout du monde. Elle les avait rencontrés, ces chefs puissants, qui paraissaient presque indétrônables. Leurs blagues misogynes et leur manque de tact, creusaient un peu plus les rides sur son front. Theo se confondait parmi eux, avec une aisance qui la rendait jalouse. Parce que, là aussi, elle se sentait comme une étrangère. Elle n’était pas de ce monde, ne le serait probablement jamais. L’Irlandais lui devenait de plus en plus familier, et le whisky ne lui brûlait plus la gorge. Et malgré toute l’affection qu’il lui portait, ça n’effaçait en rien cette sensation. « J’espère que tu ne t’ennuie pas trop. » Un sourire se dessina sur ses lèvres, alors qu’elle lui rendit son baiser. Elle pouvait se perdre dans le bleu gris de ses yeux. Il était similaire à celui de l’océan. Aussi bleu, aussi profond. Ses doigts dansèrent doucement sur sa barbe naissante. Ils agissaient comme un couple dans les rues agitées de la capitale du Massachussetts. Leurs doigts se liaient facilement, et Hanna s’épanouissait pour la première fois depuis longtemps. Les rêve – cauchemars – étaient toujours fréquents, rythmaient ses nuits, rendaient sa peau moite et humide. Mais elle avançait. Ou du moins, elle avait l’impression d’avancer. « Non, j’aime bien être ici. C’est apaisant, » souffla-t-elle, dans un haussement d’épaules. Le sable glissait sous ses pieds, alors qu’ils s’avançaient vers la maison d’hôtes où ils résidaient. « Je sais que ce n’est pas facile. Mais on s’habitue à l’hypocrisie. » Elle s’était déjà habituée. Elle ne les entendait plus. Leurs conversations n’étaient que des murmures derrière la musique des bars souterrains. « Je sais. » Ils ne lui adressaient pas vraiment la parole, ces gens-là. Sauf cet homme, avec l’accent piquant, qu’elle trouvait étrange, singulier même. « Hanna. Je tuerais pour toi. » Un frisson parcouru son corps. Elle ne saurait dire s’il était provoqué par les paroles en elles-mêmes, ou par la profondeur de sa déclaration. Il ne mettait pas de mots sur leur relation, jamais. Tuer pour quelqu’un semblait si dérisoire. Pourtant, ça semblait si facile pour lui. Elle refusait de l’admettre, parfois. Refusait de le voir pour l’homme qu’il était vraiment. Mais elle ne pouvait pas l’ignorer. Pas quand ses mains portaient les stigmates de l’implication dont elle faisait preuve pour le rejoindre à mi-chemin. Son bras s’enroula autour de la taille de Theodore. La brise agita ses mèches auburn, qu’elle coinça derrière son oreille. « J’ai pas besoin que tu le fasses. Tu m’apprends à me défendre non ? » S’enquit-elle dans un haussement d’épaules.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
where no eagles fly
where no eagles fly
» Date d'inscription : 23/08/2014
» Messages : 3860
» Pseudo : like animals:: prideissues (noha)
» Avatar : jamie sexy dornan; the golden torso
» Âge : 34yo, in desperate need of glasses and a new pair of ears.
» Schizophrénie : mister anger issues (stan) ; le squelette (vikander) ; le crado (fernandez) ; gale ( barnes)
# Re: lust for life + hanna
message posté Mar 20 Juin - 0:07 par Theodore A. Rottenford

as if she was on fire from within. the moon lives in the lining of her skin. BOSTON - USA La voix interdite sur les vagues de l’océan, mes yeux regrettaient la douceur nacrée des montagnes de Belfast. Je voulais remonter le temps - partir la bas pour toujours. Mais lentement, je m’approchais de sa silhouette. Lentement, mes ailes se déployaient sur ses joues. Les souffles de la mer se distillaient entre ses cheveux. Hanna. Le coeur. La passion. Une femme. Le vent étouffait dans son étreinte. Parfois, j’imaginais la vie ailleurs, vagabonde et sans attaches. Puis je me réveillais au fond des fosses, la tête plongée dans les douleurs de la vie domestique. Je préférais la planche roulante de la guillotine - les courbes tranchantes du couteau et les pétarades du plomb dans le révolver. Elle le savait désormais. Je ne changeais pas. Depuis mille ans, j’étais le pantin des irlandais. Ma mère m’avait vendu pour trois livres d’Opium. Je me redressais, le visage enivré de plaisir. Le paysage s’amenuisait sur les lignes de l’horizon, voilé par le silence et la liberté. Ce n’était qu’une trêve passagère. Un moment d’égarement loin des poussières et des caveaux du Nord. Je m’obsédais encore à trouver une raison au pouvoir. J’étais attiré par l’ivresse sans abandonner le contrôle. Tout se calculait. La minutie de mes gestes et de mes amours. Le choix de rester et de me détourner de Babi. Les pions brûlaient sur le damier. Je n’étais pas son maître. J’étais le roi fou, caché dans les jupons de la reine noire. Un soupir filtra entre mes lèvres. Je ne voulais pas croire les mensonges de la mafia. Mais je les avais façonné. J’avais assemblé toutes les pièces sur les parchemins de l’église. Cette histoire perlait dans ses yeux. Les cadavres s’empilait dans la cave de la maison. Jazz, si tu comprenais. Tu penses que tu pourrais m’aimer encore ? Je glissais la main sur sa hanche. Le parfum de Hanna aurait pu faire sensation. Mais plus rien ne faisait sensation. Mon coeur était un organe isolé et perdu, que personne ne pouvait approcher. « Non, j’aime bien être ici. C’est apaisant. » Sa voix n’était qu’un murmure. Je déposais un baiser sur sa bouche, comme un soupir musical, tout ébahi et généreux. Elle n’avait pas dompté la bête. La tueur était encore là - sauvage et écarlate. Il grinçait les dents sur ma conscience. Je marchais à ses côtés jusqu’au sentier menant à la maison d’hôtes. Ma confession était portée par le vent. Les dunes de sables se mussaient dans mes bras repliés. Je me tournais une dernière fois, fixant les mouvements du ressac sur les roches. Mon sourire se détachait du paysage. Rapidement. Tout d’un coup. « J’ai pas besoin que tu le fasses. Tu m’apprends à me défendre non ? » Je restais suspendu dans le vide. Je ne pouvais pas être là. Il ne s’agissait pas de la sauver - mais de punir ceux qui lui faisaient du mal. Parce que ce jour arrivait. Les brumes s’effilochaient sur les bordures de la clôture. Les souvenirs caligineux s’évaporaient pour laisser place aux reflets de ses yeux. Je posais mon doigt sur son menton. Les promesses des celtes irlandais glissaient au bout de ma langue. «Tu me crois invincible mais je suis seulement, trop fier pour admettre la douleur.» Murmurais-je en serrant son poignet. Mon dos était couvert de cicatrices et de horions, vestiges et réminiscences d’une enfance dans la pègre. Je posais la main sur la porte, dévoilant les lueurs argentées du vestibule. On marchait à l’intérieur - la garde baissée, la tête perdue dans les nuages. Je ne remarquais pas les traces d’infractions dans le salon ni la position irrégulière du cadre sur le couloir. «Je dois appeler le maire.» Déclarais-je en faisant glisser mon manteau sur le canapé. Mon arme était resté dans la poche - hors de la portée de ma main. Je m’oubliais dans les directives du clan. Il fallait conclure le deal avec l’organisation de Boston afin de protéger Belfast. Ma démarche s’enlisait dans les meubles pour se noyer dans l’anti-chambre. J’agitais le combiné, les bras secoués par un élan de fureur incoercible. «Je ne lécherais jamais le cul des ritals … » Ma colère était coupée par le bruit. Je fis volte face en courant vers l’entrée. Elle était là - le regard rongé par le néant. Le regard griffé par la malédiction. Celle de mon nom. De mon amour. «Qu’est-ce que tu as fais?» Hurlais-je en lui dérobant le révolver. Elle n’avait pas le droit de salir sa conscience. Hanna, ne devient pas moi.
Revenir en haut Aller en bas
lust for life + hanna
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Page 1 sur 1
» — bring me to life
» Life in UCLA
» 06. My life would suck without you (part II)
» 01. life is beautiful ? …Maybe ! Pv. Finn
» "Life is a ticket to the greatest show on earth."

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
London Calling. :: Moving along :: All around the world :: Amériques-