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on se rend débile d'amour (rince)

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# on se rend débile d'amour (rince)
message posté Dim 28 Mai - 17:39 par Romy J. Teller

Sur mon coussin comme un dessin, comme une tâche; c'est ton mascara qui déteint quand on se fâche et ce coussin d'ici demain. Après l'orage sera témoin que l'on sait bien tourner la page La nuit avalait les dernières lueurs fantasques de la journée. Les rires enfantins étaient remplacés par ceux de l’insouciance adolescente. Les vapeurs alcoolisées s’élançaient dans l’air. Je voulais m’élancer dans la foule et rejoindre les silhouettes divagantes. Je voulais libérer mon esprit des chaînes oppressante des responsabilités. Voir mes veines scintiller sous les néons fluorescents des soirées mondaines. Sentir la poudre se déposer sur ma peau comme la neige sur le sommet des montagnes. C’était beau à voir. Comme le sucre sur une gaufre. Mais à la place, je m’étais installé à la fenêtre, jalousant les passant avec l’envie pressante de retrouver la lueur de son regard. Les étoiles accrochaient à ses iris. Du bonheur à l’était pur. Suicidaire. Volcanique. Retrouver l’étau de ses bras et la douceur de ses lèvres c’était mieux que tout. Mieux que la drogue, que l’héro, la dope, coke, crack, joint, shit, shoot, snif, pet, ganja, marie-jeanne, cannabis, beuh, acide, lsd, exta mais peut-être pas mieux que le sexe, la fellation, soixante-neuf, partouze, masturbation, tantrisme, kama-sutra, brouette thaïlandaise. Parce que tout ça, avec lui c’était encore plus jouissif et la sueur roulait dans le creux de mes reins en y pensant. Etre avec Vince, c’est mieux que la vie. C’est la vie. Je soupirais en cherchant son visage dans la foule. Ce soir, j’avais décidé de rester lucide pour lui montrer que nous pouvions y arriver, en se tenant la main. Mes les miennes étaient moites, paralysaient par la peur. Et il finirait par la lâcher, s’écraser au sol en me laissant seule. Le noir me faisait peur et il m’avait laissé dans l’obscurité totale. Je m’étais accrochée aux lucioles brillantes qui venaient éclairer mes nuits. Celles qui prenaient la forme de ses sourires ou de ses yeux en amandes. Celles qui avait éclairé notre nuit en navigant sur la tamise. Mais l’absence avait été compliqué. La confiance c’était ébranlé avant de devenir définitive. Le poids de ses accusations avait ébranlé mon cœur avec plus de vigueur que les griffes de Camille. Parce que c’était Vince, le seul dont j’avais besoin. Meilleur ami, amant, copain, complice, partner in crime et tout ceci au nom de la science. Les phares du taxi m’aveuglaient. Il brûlaient les pavées grisonnants de la ville. Sa silhouette se courbait en enveloppant son fils entre ses bras. Mais les miens se mirent à trembler. Ma promesse n’était que l’écho de son inconscience. La porte d’entrée claqua dans le couloir. Ses pas résonnaient dans le couloir, la lenteur accrochait sous les semelles. Mes yeux s’accrochaient à la poignée et mes lèvres s’entrouvraient dans un décompte silencieux. Notre avenir se jouait ce soir. Je ne pouvais pas courir après des chimères indéfiniment, même si je le voulais. On ne vit qu’une fois et je ne voulais pas gâcher un jour de plus dans la mélancolie sentimentale, même au nom de l’amour. J’essuyais mes mains contre ma jupe pour ouvrir la porte, la peur au ventre de découvrir l’image paternel. Mais il ne semblait pas avoir changer. Son allure était toujours aussi débonnaire et défaillante. Son bonnet glissait sur sa chevelure brillante. La tétine du biberon entre ses dents. Une couche collait à sa veste et les mains tremblantes.  Je te pensais délicat avec tout ce qui ressemblait à un téton  glissais-je au creux de son oreille. Je déposais un baiser contre son oreille pour m’attendrir sur Coco tout de suite après. Il était si beau et petit que j’avais peur de le casser.  j’ai peur qu’il se casse  murmurai-je en caressant son nez du bout de l’ongle. Ses doigts emprisonnaient les miens et sa force vint me surprendre. Je tournais mon regard vers Vince, la panique au bord des lèvres  Je fais quoi maintenant ? Il veut pas lâcher.  et pour l’heure, je m’adaptais à l’allure de Vince dans les escaliers, prisonnière d’un nourrisson. Je m’arrêtais sur le pas de la porte, levant la main disponible qu’il me restait pour retirer le bonnet de Vince et passer mes mains dans la broussaille de ses cheveux. vous restez ce soir pas vrai ? tu m’avais dis oui  mes pommettes se coloraient d’une douce chaleur rosée retrouvant l’intensité de ses yeux. L’immensité tournait autour de nos visages et nous avions perdu le statut éphémère qui avait coloré les lettres de nos prénoms. Aujourd’hui, nous n’étions plus rien de concret malgré mes efforts. mais dis-moi que le nous va renaître de ses cendres et que les étoiles vont reprendre leur place  Mamma m’a appelé. Elle m’a donné une liste de course. Je crois j’ai rien oublié, mais ils avaient plus de couche. Alors j’ai acheté un pack de PQ super absorbants. Le monde crois que j’ai la diarrhée ou le cul fragile. je haussais une épaule en laissant mes yeux s’accrocher au visage poupin de Coco. Ses doigts s’enroulaient toujours autour de mon index, alors je lui laissais avec la vague impression d’être une pie de vache lorsqu’il le porta à sa bouche.   tu crois il va m’sucer longtemps ? j’ai l’impression d’être une bite géante. J’ai pas eu le temps de mettre un soutif. J’ai les deux boules qui se balancent.Ca fait cet effet là ?  Oh merde. Tu crois il comprend ?


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# Re: on se rend débile d'amour (rince)
message posté Mar 30 Mai - 2:18 par Vince D. Stafford

Sur mon coussin comme un dessin, comme une tâche; c'est ton mascara qui déteint quand on se fâche et ce coussin d'ici demain. Après l'orage sera témoin que l'on sait bien tourner la page Les images se figeaient sur les pavés. Je m’élançais autour des néons colorés. Mes yeux grillaient les contours des lampadaires qui se dressaient sur les allées de la station de métro. Je flottais dans les vacarmes des chemins de fer urbains. La lune brillait sur les façades cachées des souterrains, reflétant les pointes enragées des étoiles sur les lattes grises. Je tenais Corbin dans les bras. Son odeur se repliait sur mon visage, comme une ombre fugace étouffée dans les soupirs assourdissants de la nuit. Un enfant que je ne voulais pas. Un gosse qui allait mourir de toute façon. Je plissais les yeux en longeant la rame. Mes jambes cliquetaient sur le bitume, se frayant un chemin au milieu des artistes de la rue. Mes amis, les clodos. Mes amis, les oubliés. J’avais troqué mon saxophone contre l’illusion paternelle. Je m’étais dessinés entre les lignes conventionnelles, d’une vie que je ne voulais pas, une vie qui ne ressemblait à rien. Mes lèvres se crispaient autour de ma cigarette. Je ne fumais pas. Le tabac effleurait ma peau, laissant une trace amère sur ma bouche. Le feu s’était éteint au creux du ciel. Et le souvenir de Romy me ramenait doucement. Il me guidait vers le chemin que nous avions foulés ensemble. Mon coeur lui appartenait dans un battement atonique. Je fermais les yeux en me posant sur les escaliers. Mon fils était plus petit que les autres. La dépendance bordait son faciès juvénile. Ma malédiction contre sa maladie. Je posais mon pouce sur son front en le fixant. Pendant un instant, il ne bougeait pas. Il me fixait avec ses grands yeux, les cils emmêlés sous les caresses du vent. J’étais jaloux du temps qui filait sous ses doigts. Mon souffle s’embaumait sur son menton. Il souriait, mais je demeurais stoïque, l’expression ébahie par la lumière. Je voulais qu’il me pardonne d’avoir abandonné Jenny. C’était difficile à admettre. Il n’avait pas de parents. Une mère fugitive et un père à retardement. Je déglutis en posant ma tête sur la rampe. Son corps était blotti sous ma veste. Il pulsait au travers de mes veines sevrées depuis trois jours. Comment résister à la tentation ? Je me redressais en vacillant. Ma silhouette se noyait dans la foule qui s’agglutinait sur les murs des résidences. Je ne me souvenais presque plus de l’appartement. Je n’avais plus de repère dans l’univers de Romy. Son sourire brûlait sur mes paupières. Parce qu’elle valait mieux que tout ça. Elle valait mieux que l’amour qu’on s’interdisait de crier sur les sommets de la ville. Je fronçais les sourcils en traversant les paliers. La porte se courbait sous ma prise. Elle ouvrit la bouche, et sa voix berçait l’illusion. Elle oblitérait l’espace afin de m’étouffer dans mes ressentiments. «  j’ai peur qu’il se casse. Je fais quoi maintenant ? Il veut pas lâcher.  » Je me détournais afin de glisser entre les meubles. Mon pouce effleurait la surface de l’acajou. Comme si je n’existais pas. Comme si je n’étais que le fantôme d’une relation. «  vous restez ce soir pas vrai ? tu m’avais dis oui. » J’acquiesçais en restant planté dans le vestibule. Je me sentais étranger dans ma propre maison. Il s’était passé des semaines depuis mon départ. Mon profil s’inclinait vers le canapé. Je n’écoutais presque pas son discours. Sa voix s’estompait dans les tonalités de l’automne, portées par la sensation irrépressible du manque. Elle faisait trop d’efforts. « Tu crois il va m’sucer longtemps ? j’ai l’impression d’être une bite géante. J’ai pas eu le temps de mettre un soutif. J’ai les deux boules qui se balancent.Ca fait cet effet là ?  Oh merde. Tu crois il comprend ?  » Je la guettais en silence. Je guettais cet instant, où les cloches de la cathédrale s’ébranlaient pour faire trembler les murailles de pierre. Elle oubliait notre rupture. Parce qu’elle devenait passagère. Je plissais les yeux en relevant les manches de ma chemise blanche. Le col était propre, sans tache de sang ou de coke. Mon parfum devenait neutre - sans saveur. Je crispais les doigts autour de mes cheveux rasés. Je devais plaider en fin de semaine. Encore une fois, je ne m’intéressais pas aux jugements des autres. Je me fichais des crimes et des passions déraisonnables qui poussaient les amants à devenir des brigands. Mon salaire ne changeait pas en fonction de mes prestations. Trois sous. C’était trois sous. J’avais besoin de fric avec le strict minimum. C’était ce qu’elle voyait. Un avocat sans avenir. Un homme tellement flemmard qu’il utilisait le produit vaisselle pour se laver. « Bien sûr qu’il comprend les mots : bite, sein, chatte. Il est précoce comme son vieux. » Je haussais les épaules en roulant mes doigts sur les coussins. On s’était embrassé ici. On avait couché partout dans cet appartement. Il y a des mois. Il y a une semaine. Elle ne parlait plus du bateau et des étendues de la tamise bleue. Je frottais ma main sur mes joues en soupirant. « Si t’as pas fait à manger. On reste pas. » Me moquais-e en tapotant sur le divan, l’invitant à me rejoindre en face de la télé. « Faut m’galocher si tu veux que je sois agréable. » Je posais l’index sur mes lèvres. « T’aguiches tous les Staffords. C’est pas possible.» Bougeonnais-je en reniflant ses cheveux. Elle était là ma dose. Son parfum. Sa présence. Mon tournesol. « Sinon j’sais pas le changer. J’espère t’as ramené de l’adhésif avec le PQ ou on peut utiliser ton bandana super moche là. Celui avec les flamants roses. Il te donne un look de bimbo. » J’esquissais une moue innocente en l’enserrant dans mes bras. L’amour rendait désespéré. Je me perdais dans mes désirs contradictoires. Mes yeux glissaient sur sa silhouette. Elle tenait mon fils contre sa poitrine. Elle était ma famille, même quand je faisais le con et que je prenais la fuite. Je m’approchais de son oreille. « Romy yo te quiero aunque no quiera. » Murmurai-je dans un souffle rauque.

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# Re: on se rend débile d'amour (rince)
message posté Sam 3 Juin - 12:40 par Romy J. Teller

L’impression de vide s’enroulait autour de mon cœur. Les souvenirs s’accrochaient aux meubles de l’appartement. J’entendais l’écho de son rire s’émanciper contre les murs. Son visage se dessinait sous mes paupières. Son odeur s’était accrochée aux fibres de chaque tissu et lorsque je plongeais le nez dans les coussins, sous les draps, le fantôme de ses bras s’enroulait autour de mon corps. Sa présence me manquait, il avait emporté avec lui toute la lumière de l’appartement pour la mettre dans les yeux de Corbin. L’allure débonnaire de Vince glissait dans l’appartement m’obligeant à fermer les paupières lorsque je passais la porte, laissant la douleur sur le palier. Je ne voulais pas imaginer le point final de notre relation parce que je me sentais déjà incomplète, vide. Je lui avais fait la promesse de ne pas nous abandonner. Nous avions existé à deux et je voulais lui prouver que nous pouvions le faire à trois. Mes pommettes racées s’étaient déjà dessiné au creux des joues de son fils. Ce n’était pas le mien, mais mon amour était encore plus fort. Le tournesol s’était réveillé en découvrant un deuxième soleil derrière les nuages. Je me languissais de ses yeux vermeils. De sa prise incertaine autour de mes doigts. Leurs silhouettes se dérobaient à travers les arcs de la nuit. Le palpitant au cœur des lèvres, je faisais un dernier tour d’horizon. Cette soirée ne se languissait pas du signe des retrouvailles, elle vibrait d’hésitation et prenait les allures d’un test. Boum-Boum mon cœur cognait contre ma poitrine. Et chaque respiration devenait douloureuses sous l’épée de Damoclès perchait au-dessus de ma tête. La porte d’entrée claqua. Les pas se firent entendre jusqu’au dernier étage. J’ouvris la porte à la hâte. J’inondais mon cerveau de cette image sculpturale. Aussi belle que les scènes religieuses peintes sur les vitraux des églises. Parce qu’il avait emprisonné les couleurs de l’arc en ciel dans ses prunelles Dis-moi ce que je suis censée faire alors que t’as emporté les couleurs du nuancier avec toi. C’est moche le noir et blanc. Pourtant il me reste que ça quand t’es pas là Mes doigts tremblaient nerveusement tandis que je m’approchais des Stafford. Ses lèvres restaient scellées en redécouvrant les murs de l’appartement. Je plissais les paupières en poussant la porte du bout du pied. Coco avait enroulé ses doigts autour des miens. Je souriais devant la simplicité de ses gestes. Devant l’ardeur avec laquelle il serrait mon index, m’obligeant à suivre le sillage de son père. Il était là, si innocent et pourtant il semblait vouloir nous réunir sous l’impulsion de la naïveté enfantine. Le voile de l’enfance c’était couché sur sa silhouette nous obligeant à devenir responsable avant l’heure. « Bien sûr qu’il comprend les mots : bite, sein, chatte. Il est précoce comme son vieux. » je penchais la tête pour admirer les traits poupins de corbin, un sourire au bout des lèvres «  et je suis certaine que c’est toi qui les lui a appris, faut pas écouter papa. Tu vas voir …  » je me pinçais les lèvres en marquant un temps d’arrêt. Parce que je ne savais pas la place que j’occupais dans la vie du chérubin  Romy elle va t’apprendre les étoiles et les fleurs. Tu vas toutes les faire tomber, comme ton papa  mon index peignait le contour de son visage et mes cils tombaient sur sa peau rosée. « Si t’as pas fait à manger. On reste pas. »  je me posais à leur côté, laissé ma tête se reposer sur l’épaule de mon meilleur ami. Son ton n’était que plaisanterie et pourtant, je sentais déjà l’angoisse engourdir mes membres de les voir déjà partir. Alors je haussais une épaule sans répondre. Ses mots n’avaient pas de sens. Son odorat ne brulait que pour la nourriture. Son ventre n’avait de limite que la quantité du plat. Et il savait que j’avais essayé. Peut-être que le résultat serait différent de mes espérances mais j’ai essayé . « Faut m’galocher si tu veux que je sois agréable. T’aguiches tous les Staffords. C’est pas possible » un sourire berça la commissure de mes lèvres. Mes prunelles s’accrochaient aux siennes le temps d’un instant, d’une éternité  jusqu’à ce que mes cils bordent ses lèvres. Rougie par la tendresse. Douche comme le velours.  « Je voulais pas faire de jaloux » mes doigts roulaient sur le coussin qu’il tenait entre ses doigts pour le dresser devant nos visage. Je cherchais ma respiration au creux de la sienne lorsque mes lèvres épousèrent la forme des siennes. Mon cœur se connecta au sien devant la beauté du moment. La tamise n’avait été qu’une illusion incertaine. Un rêve nocturne loin de tout et des pavés grisonnants. Ici, j’avais l’impression de le retrouver. Je pressais ma main contre sa cuisse en cherchant mon souffle en posant mon front contre ses lèvres. «  tu partiras pas  » soufflais-je avec conviction. Il ne pouvait pas m’abandonner après ça. parce qu’on s’aime Ma main contre son cœur, je baissais le coussin en sentant Coco s’agiter. Il me tendait les bras alors je délaissais le père pour prendre le fils contre ma poitrine. L’éclat de mes dents éclairé la pièce. Je souriais devant ses quenottes moites. « Sinon j’sais pas le changer. J’espère t’as ramené de l’adhésif avec le PQ ou on peut utiliser ton bandana super moche là. Celui avec les flamants roses. Il te donne un look de bimbo. » J’entamais un jeu ridicule avec le bébé en posant mes mains devant mes yeux, disparaissant le temps d’une seconde pour réapparaitre devant ses yeux. «  Je voudrais pas travestir ton fils. Me suis dit on pourrait utiliser les culottes de ta sœur. Elles sont tellement grandes qu’on dirait des boxers je hochais la tête en lui montrant la panoplie de sous-vêtement de sa sœur sur le bout du canapé. Volontiers, je laissais ma tête se poser sur son torse sous son impulsion. « Romy yo te quiero aunque no quiera. » Je soupirais en longeant les traits de son visage du bout des doigts. Son accent était à mourir, mais j’appréciais l’effort et l’amour au bout de sa langue. «  No importa, vamos hacer con  j’attrapais son menton afin de ramener son visage contre le mien et déposer une myriade de baiser sur son front, ses joues, son nez et ses lèvres à plusieurs reprises mais j’éclatais de rire en sentant les doigts potelés de Coco pianoter sur mes seins Soit il aime déjà les seins, soit c’est un futur musicien  je baissais le regard vers le bébé en me redressant jusqu’à sentir l’odeur  définitivement bien ton fils  je soulevais le bébé du bout des bras en me tournant vers Vince je t’en pris attrape la bombe  alors qu’il se mettait à pleurer. Subitement les nuages vint couvrir la lumière des étoiles «  Il pleure. Il pleure  répétais-je en faisant les gros yeux. Complétement désemparée, je regardais Vince cherchant la solution dans ses yeux.  Coco, s’il te plait. Arrête de pleurer. mais il ne s’arrêta pas, au contraire alors je décidais de le bercer de droite à gauche, toujours en le tenant, les bras tendu en chantant la berceuse que ma mère me chantait pour calmer mes chagrins.



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message posté Sam 17 Juin - 11:45 par Vince D. Stafford

Sur mon coussin comme un dessin, comme une tâche; c'est ton mascara qui déteint quand on se fâche et ce coussin d'ici demain. Après l'orage sera témoin que l'on sait bien tourner la page Je voulais enlacer son souffle dans ma gorge mais elle s’échappait encore. Romy s’évaporait sous mes doigts comme un graffiti sur le train, filant sur les voies de fer pour m’éloigner de la maison. Les coeurs en croix, on dérivait vers l’horizon incolore. La drogue m’avait abandonné. Et je réalisais maintenant. Je l’aimais tellement fort. Je connaissais la date de son anniversaire et les détails de ses cycles de menstruations. J’avais appris à lui dire je t’aime dans la langue des sourds. Mais ce n’était pas suffisant. Je n’étais pas assez lucide pour la mériter. Je crispais la mâchoire en appuyant la tête sur le mur. Coco avait failli mourir à cause de moi. Et aujourd’hui, il survivait par ma faute. Quel genre de père pouvait faire ces choses ? Je le tenais contre ma poitrine. Sa respiration devenait ronflante entre mes cheveux. Il ne serait jamais normal. Fils de junkie. Orphelin sans mère et sans religion. On condamnait nos enfants à suivre nos idéologies. Et la mienne n’était qu’un ramassis de conneries. Mon profil se tendait entre les lumières de la fenêtre. Les rayons du soleil se déployaient entre mes cils. Je me réveillais comme pour la première fois, admirant l’illusion d’une famille qu’on ne formait pas. Peut-être aurais-je dû la retenir par le bras. J’aurais dû l’embrasser dans le cou. Il y avait trop de sentiments dans mon coeur. J’explosais au contact de sa peau. Je n’avais jamais autant ressenti la chute. Le rush n’était qu’un rêve inachevé, une sensation de plénitude fugace. Quand Romy était réelle. Lorsque sa voix résonnait dans mon âme. J’étais désolé de lui imposer mon silence. De partir comme ça. Mais je devais réprimer l’envie. C’est pas une histoire d’cul ou d’rail. Ce n’était pas la drogue qui m’avait appris à l’aimer. Tout ce temps, je m’étais confondu dans les effets. Je respirais les saveurs opiacées dans ses étreintes en assimilant les délices. Je soupirais en la fixant avec étrangeté. Mes sourcils s’arquaient afin d’empêcher un sourire. Je ne voulais pas y croire pour deux. Parce qu’on était trois. Romy. Corbin. Et moi. « Romy elle va t’apprendre les étoiles et les fleurs. Tu vas toutes les faire tomber, comme ton papa. » La tendresse était douloureuse. Je la sentais glisser sur ma poitrine craquelée. Je me retenais toujours. Mes paupières désignait les courbes de son visage. Mon tournesol. L’unique. Il n’y avait jamais eu d’autre femmes. Toutes nos relations n’étaient qu’une parenthèses. C’était notre histoire qu’on avait vécu avec les autres. Je recherchais son odeur - sa vivacité, l’écho de son rire. Toutes, n’étaient qu’une réplique insatisfaisante de Romy. Le sexe c’était pas le cul. Il y avait la fusion de nos esprits. Le désir qui se tordait dans mes entrailles alors que je tenais ses hanches entre les mains. «  Je voulais pas faire de jaloux.  » Je déglutis. Je refusais de l’imaginer avec les autres. On ne s’appartenait pas. On se destinait. Les souvenirs brûlaient sur mes yeux. Les mots étaient trop faciles à prononcer. Mais je ne parvenais pas à les choisir. Je sentais ses lèvres sur ma bouche. Juste là où ça fait mal. « Tu partiras pas  » Je secouais les épaules en effleurant sa joue. J’peux pas. Il n’y a plus que le sang dans mes veines. Et c’est toi que j’peux pas laisser. La vie se décomposait entre mes soupirs. Je voulais approfondir le baiser. Mais l’envie se dissipait dans ma tête. Je me laissais choir sur le canapé. Je l’avais enfin retrouvé ; notre appartement - l’échappatoire. «  Je voudrais pas travestir ton fils. Me suis dit on pourrait utiliser les culottes de ta sœur. Elles sont tellement grandes qu’on dirait des boxers.  » D’où l’adhésif. Je m’esclaffais en observant la pile de sous-vêtements sur les coussins. Hanna ne serait pas contente. Je haussais les épaules en encadrant son profil. Sa bouche glissait sur mon front, partout sur mon visage. Je suffoquais - je me sentais amer sans le contact de mon extase. «  No importa, vamos hacer con.  Je me rapprochais en haletant. Mon estomac se crispait, agité par les battements d'un millier de papillons. Mais Coco interrompait ce moment. Il pianotait sur sa poitrine en esquissant un sourire de fripouille. Soit il aime déjà les seins, soit c’est un futur musicien. Définitivement bien ton fils.  » Je roulais des yeux. Je frottais ma barbe naissante en me penchant vers le petit. « Ah ouais ? Il aime jouer au sein-té. » Soufflai-je en posant les mains sur sa poitrine à mon tour. Corbin ne semblait pas apprécier le geste. Je lui volais la vedette. «  Il pleure. Il pleure.Coco, s’il te plait. Arrête de pleurer.  » Je me penchais afin d’attraper le petit. Mais Romy chantait pour lui. Sa voix était grisante. Elle me transportait hors du temps. Vers notre enfance et le souvenir de sa mère. Ma gorge se serrait alors que je frôlais son bras. « T’es trop émotive on dirait une fille. » Je souris en posant la main sur la tête de Coco. « T’inquiète. Il a juste mal à la tête parfois parce qu’il est en manque. » Il semblait tellement fragile dans ses bras. Je me rapprochais, enlaçant leur étreinte dans la mienne. « T’avais raison à l’hôpital mais j’étais pas prêt. Et je le suis toujours pas. Mais meilleure amie me manque. Je cherche pas une remplaçante pour Jenny. C’est toi que j’veux. » Je pinçais les lèvres en enlaçant ses doigts. C’était bête. Toutes les bagues en plastiques et les bijoux de distributeurs. J’étais revenu mais je n’étais sûr de rien. « Sinon, Coco a lâché une bombe et tu le tiens comme ça. T’es une vraie Roro. » Me moquais-je en redressant la tête.

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