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i'm not saying i hate you but if you were on fire & i had water, i'd drink it (w/charlie).

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message posté Lun 29 Mai - 4:49 par Frieda Hawkins
just because we can't be friends doesn't mean we aren't. ✻✻✻ Lentement, elle émergea des bras de Morphée. Bien qu’elle vienne de se réveiller, Frieda était autant fatiguée qu’à son arrivée ce matin à quatre heures. Alors, la question était la suivante : pourquoi devait-elle se lever ? Rien ne l’attendait. Pas même une rencontre avec un ami ni même au boulot que ce soit à la boutique de sa mère ou au bar. Frieda était en congé. Elle ne devait pas retourner au boulot avant demain matin. Allongée confortablement au lit, elle naviguait parmi tous les réseaux sociaux sans réellement prêter attention aux photos qu’elle aimait. Elle lisait, mais elle ne retenait rien. Freida avait l’impression d’être dans un état second. Elle était présente tout en n’étant pas là. Mentalement, elle n’était pas là à 100%, son cerveau devait encore baigner dans tout l’alcool ingurgité. C’était une sensation étrange pour Frieda. Au bout d’une demi-heure, elle se décida – enfin – à se relever de son lit afin d’aller d’hydrater un peu. La gueule de bois qu’elle avait commandé la veille était bien présente l’obligeant à prendre deux Advils en espérant que ça fasse disparaître son mal de crâne. Quelle idée aussi de boire jusqu’à l’excès. Au moins, elle n’avait fait aucune bêtise. Du moins, elle pensait avoir été sage pour une fois. Bouteille d’eau en main, repas constructif dans l’autre main, Frieda retourna au lit en allumant la télévision. En moins d’une minute, elle savait déjà ce qu’elle comptait faire pour le restant de sa journée : rester au lit. Elle le méritait, selon elle. Pour avoir sociabilisé autant, elle méritait une journée entièrement consacré à sa petite personne et la télévision. Peut-être qu’elle pourrait rattraper son retard sur une émission ? C’était une excellente idée. Sauf qu’évidemment, le destin en décida autrement. Cinq minutes après s’être installée au lit, quelqu’un toquait à sa porte faisant râler Frieda. Pendant une petite seconde, elle pensa à faire la morte, mais Benjamin la connaissait trop. Il devait déjà savoir qu’elle était à la maison l’obligeant ainsi à se lever afin d’aller ouvrir la porte. Il l’attendait, au pied de la tête avec sa fille. Tentant de sourire, elle les invita. Et la journée passa. Frieda en compagnie de Benjamin et sa nièce, la faisant revenir chez elle assez tard. Du moins, ce qu’elle considérait tard en ayant une gueule de bois. En deux-trois mouvements, elle retirait les vêtements de sa journée pour enfiler le même t-shirt que ce matin et s’installa à nouveau dans ce lit confortable dans l’espoir de s’endormir dans la prochaine seconde. Évidemment, le destin – ou quelqu’un – en avait décidé autrement. Une forte musique provenait de quelque part et même si Frieda savait, au fond, elle attendit quelques minutes avant de se lever, furieuse. « Hé ! Tu peux descendre le volume ? Y en a qui essaie de dormir. » Cria-t-elle en tapant très fort sur la porte de sa voisine. Après tout, c’était tout ce que sa voisine méritait pour l’empêcher de s’endormir alors que son corps entier l’avait abandonné. « Le respect, ça semble être mort. » Frieda connaît Charlie. Parfois, elle l’appréciait et parfois, elle était incapable de la voir en peinture. Lorsque Charlie agissait de cette manière, Frieda rêvait des jours où Charlie n’était pas dans son existence.

✻✻✻
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# Re: i'm not saying i hate you but if you were on fire & i had water, i'd drink it (w/charlie).
message posté Dim 4 Juin - 19:30 par Charlie O. Maas-Cahill
Charlie O. Maas-Cahill & Frieda Hawkins
⚜ I'M NOT SAYING I HATE YOU BUT IF YOU WERE ON FIRE & I HAD WATER, I'D DRINK IT ⚜

J'ouvrais les yeux lentement, et clignais plusieurs fois des paupières. Aujourd'hui, je n'avais aucune obligation, aucune représentation. Je pouvais rester chez moi et me fermer au monde entier. Alors, de bonne humeur, je quittais mes draps et enfilais un short et un tee-shirt trop grand. Je me dirigeais jusqu'à la cuisine et commençais à faire couler du café. Je regardais autour de moi. Reid avait fait ses bagages et était parti, à l'autre bout du monde, pour chasser des poissons. Ou je ne sais quel autre animal. A vrai dire, je n'avais pas posé de question, ni cherché à savoir. J'avais juste compris que désormais, j'allais me sentir seule dans cet appartement. Il m'avait promis de revenir, mais je savais qu'il ne reviendrait pas. Ces hommes là ont toujours de bonnes intentions, mais la vie les éloigne de nous. Justement parce qu'ils sont bien attentionnés. J'attrapais ma tasse de café et allais m'asseoir dans le canapé. J'étendais mes jambes et allumais la télévision. Dehors, le soleil se levait lentement. J'étais matinale, peut-être un peu trop. Mais j'étais habituée à me lever tous les matins à cinq heures et demi pour commencer mon entraînement avant de partir pour le chapiteau. Nous répétions nos numéros à longueur de journée, afin de toujours amener quelque chose de différent à chaque représentation. Cette nouvelle compagnie était réputée à Londres, et n'avait pas quitté la ville depuis sa création il y a trois ans. C'était bien tombé. A force de toujours voyager, je ne m'étais jamais attardée quelque part. Je ne m'étais jamais sentie réellement chez moi. Mais désormais, j'avais l'occasion de construire quelque chose d'autre que des numéros bien fiscelés. Je restai donc longuement devant la télévision, à manger mes céréales au lait. Mais bientôt, j'éprouvais l'envie d'étirer et de travailler mon corps. En soupirant, je zappais sur les chaînes de clips et montais le son. Je posais mon bol sur la table basse et commençais à m'étirer. Je soufflais, et laissais mon corps se dégourdir et retrouver sa forme. J'entendis alors frapper à la porte et je roulais des yeux. Ca, c'était Frieda. En gloussant, je me levais et attrapais la boîte de boules quiès sur le meuble de l'entrée. J'ouvrais la porte, regardais Frieda et lui jetais la boîte dessus, en faisant attention à ne pas lui faire mal. Je lui accordais un silence et refermais la porte au nez. Elle voulait dormir, mais ce n'était pas en venant me voir qu'elle y parviendrait. Elle savait que j'aimais pourir son quotidien comme elle se plaisait elle aussi à le faire. Je l'entendis tambouriner un peu plus fort et je ris de nouveau. Mais elle entra dans l'appartement dont je n'avais pas verrouillé la serrure. Je la vis attraper la télécommande, et éteindre la télé. Je me laissais glisser sur le sol en grand écart facial et la regardais partir. Je lançais avant qu'elle n'atteigne la porte : « Va mett-re un sur-vet. C'est plus l'heurrre de dormir.. » Je la regardais, avec mépris et l'observais de haut en bas. Elle avait trop d'orgueil pour refuser une session d'étirement matinaux. Je le savais. Mais elle claqua la porte derrière elle en me jetant un regard agacé. Je tendis l'oreille en posant mes coudes sur le sol. Je l'entendis farfouiller dans sa chambre. Nous habitions un vieil immeuble, dont les murs laissaient percevoir les moindres bruits. Elle revint cinq minutes plus tard, un vieux chignon sur la tête, un gros survet sur elle, et la mine boudeuse. Elle s'installa près de moi en faisant la gueule et s'assit en tailleur. Elle commença à battre des jambes comme toutes les petites filles au début des cours de danse. Je la toisais et lançais : « T'as une sale gueule au ré-veil.. »
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# Re: i'm not saying i hate you but if you were on fire & i had water, i'd drink it (w/charlie).
message posté Mer 7 Juin - 0:26 par Frieda Hawkins
just because we can't be friends doesn't mean we aren't. ✻✻✻ Elle l’emmerdait Charlie, Frieda. Depuis qu’elles s’étaient retrouvées, Charlie et elle semblaient constamment en pleine guerre avec des pauses ici et là. La seule différence était qu’il n’y avait pas cette haine qu’ont les gens lorsqu’ils détestent quelqu’un. Frieda ne détestait pas Charlie. Elle la trouvait juste chiante, très chiante. Trop chiante pour un petit brin de femme. Alors, elles s’emmerdaient. Elles se faisaient chier toutes les deux minutes. Comme le prouve si bien cette situation. Celle où la musique de Charlie empêche Frieda de dormir paisiblement. Peu importe l’heure de la journée, elles trouvaient toujours le moyen de s’envoyer balader/se faire chier sans avoir à utiliser le moindre mot. Souvent, lorsqu’elle se plaignait, les gens demandaient à Frieda pourquoi elle ne déménageait pas et à toutes les fois, Frieda répondait parce que. Parce que cet appartement était le sien et qu’elle se sentait bien là, qu’elle se sentait à la maison et que malgré sa voisine chiante, elle l’appréciait à sa manière. Tapotant de plus en plus fort sur cette fichue porte, Frieda se décida – au final – à entrer chez Charlie comme si c’était chez elle et qu’elle avait l’habitude d’entrer. « Va mett-re un sur-vet. C’est plus l’heurrre de dormir. » Tout comme Charlie, Frieda lui lançait un regard plein de mépris. Une habitude entre elles. Le mépris était toujours présent. C’était ainsi. Puis, elle tourna les talons pour claquer la porte derrière elle. Hors de question pour Frieda de laisser Charlie avoir le dernier mot. Ce n’était peut-être plus l’heure de dormir pour mademoiselle-je-suis-flexible, mais ça l’était toujours pour Frieda. Malgré sa fatigue, Frieda enfilait des survêtements pour une séance d’étirement sans réellement avoir cette envie de s’étirer avec Charlie. Boudeuse. Frieda était revenue avec un air boudeur au visage tandis qu’elle faisait son maximum pour ne pas avoir à se regarder dans un miroir. Au fond, elle savait qu’elle ressemblait à rien, qu’elle ressemblait à la chienne à Jacques. Des cernes sous les yeux, une mine fatiguée et une peau qui manque terriblement de soleil. Les cheveux en bataille. Des vêtements serrés au fond de sa penderie. Les vêtements qu’on sort uniquement lors d’une journée très froide et qu’on compte rester à l’intérieur. Ou encore pour une séance d’étirements. « T’as une sale gueule au ré-veil. » Et elle lui lance un regard noir, très noir. Comme si Frieda n’était pas au courant de cette évidence. « Non, tu te fous ma gueule. » Répondit-elle trop sarcastique avant de lever les yeux au ciel.  « Est-ce que tu as d’autres évidences à me dire que je ne suis pas au courant ? » Continua-t-elle en tentant d’imiter Charlie dans ses étirements. Sauf qu’elle n’en était pas vraiment capable. Elle faisait son possible, vraiment, mais c’était le métier de Charlie si elle ne se trompait pas. « J’veux pas imaginer la tienne au réveil après une soirée trop arrosée et très peu de sommeil. Mais tu dois ressembler à une princesse, pas vrai ? » Évidemment, Frieda se moquait de Charlie. Les filles n’étaient pas jolies comme Cendrillon au réveil. Elles étaient comme Anna dans Frozen.

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# Re: i'm not saying i hate you but if you were on fire & i had water, i'd drink it (w/charlie).
message posté Mar 20 Juin - 13:42 par Charlie O. Maas-Cahill
Charlie O. Maas-Cahill & Frieda Hawkins
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Londres me plaisait. Des villes j'en avais visité, mais je ne m'étais jamais sentie aussi à l'aise qu'ici. La ville était grande, elle avait une histoire et il était aisé de s'y cacher. Je m'y sentais invisible, capable de me dresser dans n'importe quelle peau. Personne ne me connaissait ici, et je pouvais prétendre être une autre si je le désirais. Si je voulais éviter de parler de mon passé. Si je voulais oublier qu'au fond, j'étais prisionnière d'une promesse. D'un objet. Soigneusement rangé dans un tiroir de mon armoire. Entre les strings et les soutiens-gorge. Parfois, je repensais à Igor à cet homme dont je n'étais jamais parvenue à tomber amoureuse. Pas le moindre désir, seulement du dégoût. Ma vie d'épouse ne me manquait pas, je l'avais fuit, je m'en étais débarassée. Mais pour combien de temps? J'espérai qu'on ne me retrouve jamais. Que je reste la femme disparue. J'avais recommencé ma vie, ici. J'étais devenue celle que j'étais véritablement. Alors même si j'appréciais Frieda, je refusais que d'autres dicte ma vie. C'était probablement égoïste et immature, mais je ne savais pas vivre en société et je ne comptais pas changer. J'étais maître de mon destin, et je décidais de mes actes. Parfois je repensais à mon existence après le décès de mon père. Lorsque je m'étais retrouvée orpheline parce que ma mère n'était plus en état de vivre. Elle existait, branchée à des machines, le cerveau détraqué. Je m'étais sentie exposée et incroyablement fragile, comme si un rien pouvait me briser. Et je n'avais pas eut tort, un rien m'aurait brisé si j'avais fait le choix de m'en sortir par moi-même. Igor m'avait sauvé en même temps qu'il m'avait condamné à une existence que je ne désirais pas. Je ne voulais pas être femme, je voulais être libre. Frieda avait fini par revenir, habillée en conséquence. Avec un sourire moqueur je la regardais s'installer et je soupirais à ses paroles. « T'es pas ma-tina-le.. » Ajoutais-je en haussant les paroles. J'aimais l'emmerder. J'aimais la voir soupirer à mes paroles et s'énerver contre moi. Ca donnait un peu de piment au quotidien, ça nous empêchait de se sentir seules. J'allongeais ma jambe droite devant moi et me pliais dessus en tournant la tête vers Frieda pour observer ses mouvements. « Frieda, je suis une princesssse.. » Je lui adressais un sourire fier et ris doucement en posant ma main sur son dos pour la pousser à mieux s'étirer. « Souf-fle fort. T'es pas si rai-de, faut que tu te dé-tendes.. » Lorsqu'enfin je vis que son corps était détendu, j'ôtais ma main de son dos et posais mon front sur mon genou. Je respirais lentement et fermais les yeux. Toute ma vie jusqu'à mon départ, je m'étais entraînée tous les jours avec mon meilleur ami. Arsène me manquait. J'avais été habituée à sa présence, et aujourd'hui je me sentais bien seule sans lui à mes côtés. Mais il fallait croire que j'étais plus forte que cela, car au fond, je ne pensais pas à lui tout le temps. Son absence ne m'empêchait pas de vivre. Au contraire, elle me rassurait. Elle me prouvait que pour l'instant, j'étais sauvée du passé. Je tournais à nouveau la tête vers Frieda. Elle était concentrée. Sûrement se vidait-elle l'esprit. C'était à cela aussi que servait les étirements. Chaque matin, je prenais le temps de me détendre, d'ôter tout soucis de mon esprit. Je me forçais à penser à tout ce qui n'allait pas pour éviter d'y penser le reste de la journée. Je changeais de jambe et tournais la tête vers ma voisine : « T'as pré-vue qu-uoi aujourd'hui?. » Je tournais la tête vers la fenêtre. Le soleil était éclatant. C'était une belle journée.
 
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message posté Lun 10 Juil - 2:07 par Frieda Hawkins
just because we can't be friends doesn't mean we aren't. ✻✻✻ Aujourd'hui encore, Frieda ignorait quoi penser du personnage qu'était Charlie. Ce dont elle était certaine était que cette dernière prenait plaisir à lui faire la vie dure. Comme si elle y prenait un certain plaisir. Comme si Charlie n’avait rien de mieux à faire que d’emmerder Frieda. Certes, Frieda ne donnait pas sa place. Elle-même prenait plaisir à faire la vie dure à sa voisine de palier sans réellement connaître la limite que sa voisine possédait. Un jour, Frieda se doutait bien qu’elle irait trop loin. Jusqu’à maintenant, ce jour n’était pas encore arrivé alors la jeune demoiselle continuait. Elle continuait avec cet éternel sourire satisfait au visage et en se frottant les mains de jubilation. C’était la même chose du côté de Charlie. Elles jubilaient toutes les deux de plaisir en augmentant le volume de la radio ou de la télévision. Elles jubilaient en faisant le plus de bruit possible très tôt le matin dans le seul but de pouvoir s’emmerder et de voir ce début de lassitude sur le visage. Encore aujourd’hui, Frieda ignorait comment cette guerre avait démarrée entre elle. Est-ce que c’était venu naturellement ou est-ce qu’une avait commencée et l’autre espérait terminée cette guerre ridicule entre voisines de palier ? Frieda l’ignorait. Charlie aussi. Toutes les deux étaient dans l’ignorance. « T’es pas ma-tina-le.. » Les mots de Charlie firent soupirer Frieda et mentalement elle se posait la question suivante : pourquoi embarquais-je dans son petit jeu ? Si elle l’avait ignorée comme une adulte ferait, Frieda ne serait pas ici dans l’appartement de sa meilleure ennemie pour une session d’étirements. Non, elle serait toujours dans son lit, à regarder une émission sans y prêter attention. Ou alors Frieda dormirait dans l’espoir de rattraper les heures manquantes qu’un humain a besoin pour être fonctionnel. « Frieda, je suis une princesssse.. » Son regard se levait du sol et lançait un regard à Charlie. « Tu te prends pour la reine Elizabeth, Charlie ? C’est pas étonnant. » Murmurait Frieda dans son souffle. Les étirements n’étaient visiblement pas sa tasse de thé. Elle l’était suffisamment lorsque la nuit le demandait. « Souf-fle fort. T’es pas si rai-de, faut que tu te dé-tendes.. » Même si elle l’emmerdait, Frieda suivait les conseils de Charlie. C’était difficile pour Frieda de laisser raison à Charlie parce que lorsque ça venait à Charlie, Frieda était orgueilleuse. « En tant que bonne voisine de palier tenant à ce que ta tête n’enfle pas trop, tu n’es pas une princesse. T’es aussi banale que moi et la folle au second étage. » Frieda n’avait jamais mâché ses mots. Ce n’était pas aujourd’hui qu’elle commencerait. Charlie était humaine comme elle. Comme tout le monde. La seule différence était qu’elles avaient des parcours différents. Des aspirations différentes. Une vision de la vie différente. Mais elles étaient humaines. Un cœur battait. Des poumons respiraient. Un cerveau fonctionnait pour toutes les deux. Elles possédaient la même anatomie. Sauf que Charlie était plus flexible. « Et pour ta gouverne, lorsqu’on me le demande, je ne suis pas aussi raide. » Une remarque un peu perverse, c’était Frieda. « T’as pré-vue qu-uoi aujourd’hui? » Frieda ne jetait même pas un regard à sa voisine. Elle réfléchissait à la question. Le soleil était haut dans le ciel aujourd’hui. Il faisait beau. C’était une belle journée. Une belle journée que Frieda avait espérée gaspillée en la passant au lit. « Je sais pas. Je comptais rester à la maison et faire la sieste parce que Maxence et Théa m’ont épuisés. » Répondait Frieda en relevant finalement le visage pour regarder celui de Charlie qui regardait vers la fenêtre. Les rayons du soleil donnaient l’impression que Charlie était un ange. Il faisait aussi en sorte que ses yeux illuminent. Brillaient. Comme deux diamants. À cet instant, Frieda aurait aimé capturer ce moment. Ça aurait été une belle photo. « Mais comme toujours, tu gâches mes plans avec ta sale manie de vouloir t’étirer avec de la musique de grand-mère. »

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message posté Ven 14 Juil - 17:26 par Charlie O. Maas-Cahill
Charlie O. Maas-Cahill & Frieda Hawkins
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Frieda aurait pu devenir une amie, et pourtant, elle était devenue ma meilleure ennemie. Aucune haine ne nous reliait, au contraire, bien plus d'éléments nous rapprochaient qu'ils nous séparaient. Mais quelque chose avait rendu notre amitié totale et complice : moi-même. Toute ma vie, j'avais sillonné les routes, retrouvant de temps à autres un toit et un lit douillet après des mois à dormir dans une caravane. J'étais habituée à vivre en communauté, mais non habituée à vivre avec les autres. La musique n'avait jamais été trop forte. Au contraire, nous la partagions. Les artistes étaient tous plus ou moins spéciaux, et nous acceptions nos différences, nous vivions avec comme elle formait notre tout, indivisible. Nous étions une troupe. Et même si chacun finissait par partir, nos existences se mélangeaient. Ici, à Londres, tout était différent. Nous vivions entassés dans des immeubles, cloitrés entre nos quatre murs et incapables d'accepter la présence des autres. Cette communauté me manquait, et comme si j'avais voulu retrouver cette union unique, j'avais fait de Frieda la complice de cette reconstruction imparfaite et irréaliste. Et je n'avais pas besoin de beaucoup car elle marchait, à chaque fois. De mauvaise humeur elle avait néanmoins fini par me rejoindre. parée en remarques désagréables. Tandis qu'elle s'étirait, elle en vint à parler de ma banalité évidente et je l'écoutais, de marbre, tout en écoutant mes propres étirements. Elle reprit la parole pour ajouter une touche d'humour salace à ses paroles. Je roulais des yeux et appuyais sur sa tête pour la forcer à tirer plus et aussi à se taire : « C'est pas les étirements de la langggue. Je sssaaais qque t'es une vi-père.. » Je ris doucement en lui jetant un regard et soupirais dramatiquement, lasse de l'entendre râler et se plaindre dans ce moment de quiétude. Ou du moins, supposé l'être. Brisant le silence, je finis néanmoins par lui demander quels étaient les plans de sa journée. Elle évoqua Maxence et j'eus un sourire espiègle. Persuadée que ça énerverait Frieda, je m'étais mis en tête de séduire le jeune père célibataire. Même si pour le moment, je m'étais contentée d'observer, afin de savoir comment attaquer par la suite. Je relevais les yeux vers Frieda et répondis : « Tu fais ddes sies-tes et c'est moooi que tu traitttes de grand-mère? » Je ris longuement. Certes, j'avais des goûts parfois vieux-jeu, mais à mon âge, il n'avait jamais été question de rester sans rien faire. Toujours dynamique, je passais mon temps à enrichir mes connaissances ou à travailler mon corps durement. Je ne perdais pas une minute. Le temps filait trop vite. Frieda et moi avions le même âge, et nous étions retrouvées voisines par le plus grand hasard. Mais nos vies avaient été différentes. Nous provenions de deux mondes différents, aux échecs différents mais dans le fond probablement similaires. Deux orphelines, deux femmes de caractère. Malgré tout ce qui avait tenté de nous enchaîner, nous étions libres. Libres de nous détester avec passion et immaturité.
 
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message posté Mer 2 Aoû - 4:38 par Frieda Hawkins
just because we can't be friends doesn't mean we aren't. ✻✻✻ Au moins une fois par jour, Frieda avait la même question qui lui revenait en tête : est-ce qu’un jour, elles évolueraient afin de pouvoir se considérer comme des amies ? Ou alors étaient-elles coincées à se considérer comme des ennemies jusqu’à ce qu’elles soient trop vieilles et épuisées pour s’envoyer balader. Parce que dans une autre vie, Frieda était persuadé que Charlie et elle étaient bonnes amies. En tout cas, elles s’entendaient mieux que maintenant où la plupart du temps lorsqu’une ouvrait la bouche, c’était pour lancer une pique à l’autre ou l’insulter. Certes, parfois, elles s’amusaient ensemble bien que cela ne durait pas très longtemps. Il y avait des moments où c’était simple entre elles. Où elles avaient des discussions ordinaires. Les moments de ce genre-là n’existaient pas souvent, ils étaient rares. « C’est pas les étirements de langggue. Je sssaaais qque t’es une vi-père.. » Avec le temps, Frieda s’était développé une armure contre les insultes, remarques et tout le reste venant de Charlie. Alors, se faire traiter de vipère par sa voisine de palier ne touchait pas Frieda. Même qu’elle le savait déjà. Ce n’était pas la première fois que Charlie lui faisait remarquer. Frieda n’était pas méchante, mais il lui arrivait trop souvent de ne pas être sympathique. Charlie était sa victime numéro un. Probablement aussi sa seule victime. Les autres semblaient disparaître de son existence. Pas Charlie. Charlie revenait toujours à la charge tel un boomerang. Peu importe ce qu’elles se disaient, elles revenaient. Peu importe la remarque que Frieda lançait à sa meilleure ennemie, elle savait qu’au petit matin, elle entendrait sa musique. Elle savait que Charlie serait toujours à quelques pas de son appartement, prête à avoir une bataille de mots avec elle. Charlie était une consistante dans son existence. L’une des rares choses qui ne changeait pas dans la vie de Frieda parce que d’une certaine, elles étaient familières l’une pour l’autre. Une sorte de réconfort dans cette vie cinglée. « Tu fais ddes sies-tes et c’est moooi que tu traitttes de grand-mère ? » Les yeux qui se plissent, les lèvres pincées, Frieda essayait de faire de son mieux pour ne pas accompagner Charlie dans son rire. Après tout, celle-ci n’avait pas tort. Frieda était une vieille femme dans le corps d’une jeune femme de vingt-trois ans. Elle appréciait les siestes à toutes les heures de la journée. « Si t’avais eu ma soirée ou même ma matinée, tu comprendrais pourquoi je fais des siestes. » Répliquait Frieda en posant son regard brun sur elle. Ça semblait tellement facile pour Charlie tous ses étirements. Frieda se doutait bien qu’elle avait l’expérience, mais Charlie donnait l’impression d’être née aussi élastique et flexible. Un peu comme la femme élastique dans The Incredibles. Charlie avait beau lui appuyer sur la tête ou lui montrer comment se placer, le résultat ne ressemblait jamais à celui de l’original. « Et toi ? Que se passe-t-il de merveilleux et magique dans la vie de la géniale Charlie Maas-Cahill ? » C’était à son tour de connaître un peu plus les plans de sa voisine parce qu’en dehors de sa flexibilité et de son métier, Frieda ignorait presque tout de cette femme mystérieuse. Pas que ça l’intéressait, mais c’était pour faire la conversation. « J’en ai marre de m’étirer et d’écouter ta musique endormante. » Lâchait Frieda d’un coup en ramenant sa jambe vers elle pour se retrouver debout quelques secondes après, remettant en place son sweatshirt..

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