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i'm not saying i hate you but if you were on fire & i had water, i'd drink it (w/charlie).

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# i'm not saying i hate you but if you were on fire & i had water, i'd drink it (w/charlie).
message posté Lun 29 Mai 2017 - 4:49 par Frieda Hawkins

“ i'm not saying i hate you but if you were on fire & i had water, i'd drink it —
charlie maas-cahill + frieda hawkins. ”

Lentement, elle émergea des bras de Morphée. Bien qu’elle vienne de se réveiller, Frieda était autant fatiguée qu’à son arrivée ce matin à quatre heures. Alors, la question était la suivante : pourquoi devait-elle se lever ? Rien ne l’attendait. Pas même une rencontre avec un ami ni même au boulot que ce soit à la boutique de sa mère ou au bar. Frieda était en congé. Elle ne devait pas retourner au boulot avant demain matin. Allongée confortablement au lit, elle naviguait parmi tous les réseaux sociaux sans réellement prêter attention aux photos qu’elle aimait. Elle lisait, mais elle ne retenait rien. Freida avait l’impression d’être dans un état second. Elle était présente tout en n’étant pas là. Mentalement, elle n’était pas là à 100%, son cerveau devait encore baigner dans tout l’alcool ingurgité. C’était une sensation étrange pour Frieda. Au bout d’une demi-heure, elle se décida – enfin – à se relever de son lit afin d’aller d’hydrater un peu. La gueule de bois qu’elle avait commandé la veille était bien présente l’obligeant à prendre deux Advils en espérant que ça fasse disparaître son mal de crâne. Quelle idée aussi de boire jusqu’à l’excès. Au moins, elle n’avait fait aucune bêtise. Du moins, elle pensait avoir été sage pour une fois. Bouteille d’eau en main, repas constructif dans l’autre main, Frieda retourna au lit en allumant la télévision. En moins d’une minute, elle savait déjà ce qu’elle comptait faire pour le restant de sa journée : rester au lit. Elle le méritait, selon elle. Pour avoir sociabilisé autant, elle méritait une journée entièrement consacré à sa petite personne et la télévision. Peut-être qu’elle pourrait rattraper son retard sur une émission ? C’était une excellente idée. Sauf qu’évidemment, le destin en décida autrement. Cinq minutes après s’être installée au lit, quelqu’un toquait à sa porte faisant râler Frieda. Pendant une petite seconde, elle pensa à faire la morte, mais Benjamin la connaissait trop. Il devait déjà savoir qu’elle était à la maison l’obligeant ainsi à se lever afin d’aller ouvrir la porte. Il l’attendait, au pied de la tête avec sa fille. Tentant de sourire, elle les invita. Et la journée passa. Frieda en compagnie de Benjamin et sa nièce, la faisant revenir chez elle assez tard. Du moins, ce qu’elle considérait tard en ayant une gueule de bois. En deux-trois mouvements, elle retirait les vêtements de sa journée pour enfiler le même t-shirt que ce matin et s’installa à nouveau dans ce lit confortable dans l’espoir de s’endormir dans la prochaine seconde. Évidemment, le destin – ou quelqu’un – en avait décidé autrement. Une forte musique provenait de quelque part et même si Frieda savait, au fond, elle attendit quelques minutes avant de se lever, furieuse. « Hé ! Tu peux descendre le volume ? Y en a qui essaie de dormir. » Cria-t-elle en tapant très fort sur la porte de sa voisine. Après tout, c’était tout ce que sa voisine méritait pour l’empêcher de s’endormir alors que son corps entier l’avait abandonné. « Le respect, ça semble être mort. » Frieda connaît Charlie. Parfois, elle l’appréciait et parfois, elle était incapable de la voir en peinture. Lorsque Charlie agissait de cette manière, Frieda rêvait des jours où Charlie n’était pas dans son existence.

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# Re: i'm not saying i hate you but if you were on fire & i had water, i'd drink it (w/charlie).
message posté Dim 4 Juin 2017 - 19:30 par Charlie O. Maas-Cahill
Charlie O. Maas-Cahill & Frieda Hawkins
⚜ I'M NOT SAYING I HATE YOU BUT IF YOU WERE ON FIRE & I HAD WATER, I'D DRINK IT ⚜

J'ouvrais les yeux lentement, et clignais plusieurs fois des paupières. Aujourd'hui, je n'avais aucune obligation, aucune représentation. Je pouvais rester chez moi et me fermer au monde entier. Alors, de bonne humeur, je quittais mes draps et enfilais un short et un tee-shirt trop grand. Je me dirigeais jusqu'à la cuisine et commençais à faire couler du café. Je regardais autour de moi. Reid avait fait ses bagages et était parti, à l'autre bout du monde, pour chasser des poissons. Ou je ne sais quel autre animal. A vrai dire, je n'avais pas posé de question, ni cherché à savoir. J'avais juste compris que désormais, j'allais me sentir seule dans cet appartement. Il m'avait promis de revenir, mais je savais qu'il ne reviendrait pas. Ces hommes là ont toujours de bonnes intentions, mais la vie les éloigne de nous. Justement parce qu'ils sont bien attentionnés. J'attrapais ma tasse de café et allais m'asseoir dans le canapé. J'étendais mes jambes et allumais la télévision. Dehors, le soleil se levait lentement. J'étais matinale, peut-être un peu trop. Mais j'étais habituée à me lever tous les matins à cinq heures et demi pour commencer mon entraînement avant de partir pour le chapiteau. Nous répétions nos numéros à longueur de journée, afin de toujours amener quelque chose de différent à chaque représentation. Cette nouvelle compagnie était réputée à Londres, et n'avait pas quitté la ville depuis sa création il y a trois ans. C'était bien tombé. A force de toujours voyager, je ne m'étais jamais attardée quelque part. Je ne m'étais jamais sentie réellement chez moi. Mais désormais, j'avais l'occasion de construire quelque chose d'autre que des numéros bien fiscelés. Je restai donc longuement devant la télévision, à manger mes céréales au lait. Mais bientôt, j'éprouvais l'envie d'étirer et de travailler mon corps. En soupirant, je zappais sur les chaînes de clips et montais le son. Je posais mon bol sur la table basse et commençais à m'étirer. Je soufflais, et laissais mon corps se dégourdir et retrouver sa forme. J'entendis alors frapper à la porte et je roulais des yeux. Ca, c'était Frieda. En gloussant, je me levais et attrapais la boîte de boules quiès sur le meuble de l'entrée. J'ouvrais la porte, regardais Frieda et lui jetais la boîte dessus, en faisant attention à ne pas lui faire mal. Je lui accordais un silence et refermais la porte au nez. Elle voulait dormir, mais ce n'était pas en venant me voir qu'elle y parviendrait. Elle savait que j'aimais pourir son quotidien comme elle se plaisait elle aussi à le faire. Je l'entendis tambouriner un peu plus fort et je ris de nouveau. Mais elle entra dans l'appartement dont je n'avais pas verrouillé la serrure. Je la vis attraper la télécommande, et éteindre la télé. Je me laissais glisser sur le sol en grand écart facial et la regardais partir. Je lançais avant qu'elle n'atteigne la porte : « Va mett-re un sur-vet. C'est plus l'heurrre de dormir.. » Je la regardais, avec mépris et l'observais de haut en bas. Elle avait trop d'orgueil pour refuser une session d'étirement matinaux. Je le savais. Mais elle claqua la porte derrière elle en me jetant un regard agacé. Je tendis l'oreille en posant mes coudes sur le sol. Je l'entendis farfouiller dans sa chambre. Nous habitions un vieil immeuble, dont les murs laissaient percevoir les moindres bruits. Elle revint cinq minutes plus tard, un vieux chignon sur la tête, un gros survet sur elle, et la mine boudeuse. Elle s'installa près de moi en faisant la gueule et s'assit en tailleur. Elle commença à battre des jambes comme toutes les petites filles au début des cours de danse. Je la toisais et lançais : « T'as une sale gueule au ré-veil.. »
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# Re: i'm not saying i hate you but if you were on fire & i had water, i'd drink it (w/charlie).
message posté Mer 7 Juin 2017 - 0:26 par Frieda Hawkins

“ i'm not saying i hate you but if you were on fire & i had water, i'd drink it —
charlie maas-cahill + frieda hawkins. ”

Elle l’emmerdait Charlie, Frieda. Depuis qu’elles s’étaient retrouvées, Charlie et elle semblaient constamment en pleine guerre avec des pauses ici et là. La seule différence était qu’il n’y avait pas cette haine qu’ont les gens lorsqu’ils détestent quelqu’un. Frieda ne détestait pas Charlie. Elle la trouvait juste chiante, très chiante. Trop chiante pour un petit brin de femme. Alors, elles s’emmerdaient. Elles se faisaient chier toutes les deux minutes. Comme le prouve si bien cette situation. Celle où la musique de Charlie empêche Frieda de dormir paisiblement. Peu importe l’heure de la journée, elles trouvaient toujours le moyen de s’envoyer balader/se faire chier sans avoir à utiliser le moindre mot. Souvent, lorsqu’elle se plaignait, les gens demandaient à Frieda pourquoi elle ne déménageait pas et à toutes les fois, Frieda répondait parce que. Parce que cet appartement était le sien et qu’elle se sentait bien là, qu’elle se sentait à la maison et que malgré sa voisine chiante, elle l’appréciait à sa manière. Tapotant de plus en plus fort sur cette fichue porte, Frieda se décida – au final – à entrer chez Charlie comme si c’était chez elle et qu’elle avait l’habitude d’entrer. « Va mett-re un sur-vet. C’est plus l’heurrre de dormir. » Tout comme Charlie, Frieda lui lançait un regard plein de mépris. Une habitude entre elles. Le mépris était toujours présent. C’était ainsi. Puis, elle tourna les talons pour claquer la porte derrière elle. Hors de question pour Frieda de laisser Charlie avoir le dernier mot. Ce n’était peut-être plus l’heure de dormir pour mademoiselle-je-suis-flexible, mais ça l’était toujours pour Frieda. Malgré sa fatigue, Frieda enfilait des survêtements pour une séance d’étirement sans réellement avoir cette envie de s’étirer avec Charlie. Boudeuse. Frieda était revenue avec un air boudeur au visage tandis qu’elle faisait son maximum pour ne pas avoir à se regarder dans un miroir. Au fond, elle savait qu’elle ressemblait à rien, qu’elle ressemblait à la chienne à Jacques. Des cernes sous les yeux, une mine fatiguée et une peau qui manque terriblement de soleil. Les cheveux en bataille. Des vêtements serrés au fond de sa penderie. Les vêtements qu’on sort uniquement lors d’une journée très froide et qu’on compte rester à l’intérieur. Ou encore pour une séance d’étirements. « T’as une sale gueule au ré-veil. » Et elle lui lance un regard noir, très noir. Comme si Frieda n’était pas au courant de cette évidence. « Non, tu te fous ma gueule. » Répondit-elle trop sarcastique avant de lever les yeux au ciel.  « Est-ce que tu as d’autres évidences à me dire que je ne suis pas au courant ? » Continua-t-elle en tentant d’imiter Charlie dans ses étirements. Sauf qu’elle n’en était pas vraiment capable. Elle faisait son possible, vraiment, mais c’était le métier de Charlie si elle ne se trompait pas. « J’veux pas imaginer la tienne au réveil après une soirée trop arrosée et très peu de sommeil. Mais tu dois ressembler à une princesse, pas vrai ? » Évidemment, Frieda se moquait de Charlie. Les filles n’étaient pas jolies comme Cendrillon au réveil. Elles étaient comme Anna dans Frozen.

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# Re: i'm not saying i hate you but if you were on fire & i had water, i'd drink it (w/charlie).
message posté Mar 20 Juin 2017 - 13:42 par Charlie O. Maas-Cahill
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Londres me plaisait. Des villes j'en avais visité, mais je ne m'étais jamais sentie aussi à l'aise qu'ici. La ville était grande, elle avait une histoire et il était aisé de s'y cacher. Je m'y sentais invisible, capable de me dresser dans n'importe quelle peau. Personne ne me connaissait ici, et je pouvais prétendre être une autre si je le désirais. Si je voulais éviter de parler de mon passé. Si je voulais oublier qu'au fond, j'étais prisionnière d'une promesse. D'un objet. Soigneusement rangé dans un tiroir de mon armoire. Entre les strings et les soutiens-gorge. Parfois, je repensais à Igor à cet homme dont je n'étais jamais parvenue à tomber amoureuse. Pas le moindre désir, seulement du dégoût. Ma vie d'épouse ne me manquait pas, je l'avais fuit, je m'en étais débarassée. Mais pour combien de temps? J'espérai qu'on ne me retrouve jamais. Que je reste la femme disparue. J'avais recommencé ma vie, ici. J'étais devenue celle que j'étais véritablement. Alors même si j'appréciais Frieda, je refusais que d'autres dicte ma vie. C'était probablement égoïste et immature, mais je ne savais pas vivre en société et je ne comptais pas changer. J'étais maître de mon destin, et je décidais de mes actes. Parfois je repensais à mon existence après le décès de mon père. Lorsque je m'étais retrouvée orpheline parce que ma mère n'était plus en état de vivre. Elle existait, branchée à des machines, le cerveau détraqué. Je m'étais sentie exposée et incroyablement fragile, comme si un rien pouvait me briser. Et je n'avais pas eut tort, un rien m'aurait brisé si j'avais fait le choix de m'en sortir par moi-même. Igor m'avait sauvé en même temps qu'il m'avait condamné à une existence que je ne désirais pas. Je ne voulais pas être femme, je voulais être libre. Frieda avait fini par revenir, habillée en conséquence. Avec un sourire moqueur je la regardais s'installer et je soupirais à ses paroles. « T'es pas ma-tina-le.. » Ajoutais-je en haussant les paroles. J'aimais l'emmerder. J'aimais la voir soupirer à mes paroles et s'énerver contre moi. Ca donnait un peu de piment au quotidien, ça nous empêchait de se sentir seules. J'allongeais ma jambe droite devant moi et me pliais dessus en tournant la tête vers Frieda pour observer ses mouvements. « Frieda, je suis une princesssse.. » Je lui adressais un sourire fier et ris doucement en posant ma main sur son dos pour la pousser à mieux s'étirer. « Souf-fle fort. T'es pas si rai-de, faut que tu te dé-tendes.. » Lorsqu'enfin je vis que son corps était détendu, j'ôtais ma main de son dos et posais mon front sur mon genou. Je respirais lentement et fermais les yeux. Toute ma vie jusqu'à mon départ, je m'étais entraînée tous les jours avec mon meilleur ami. Arsène me manquait. J'avais été habituée à sa présence, et aujourd'hui je me sentais bien seule sans lui à mes côtés. Mais il fallait croire que j'étais plus forte que cela, car au fond, je ne pensais pas à lui tout le temps. Son absence ne m'empêchait pas de vivre. Au contraire, elle me rassurait. Elle me prouvait que pour l'instant, j'étais sauvée du passé. Je tournais à nouveau la tête vers Frieda. Elle était concentrée. Sûrement se vidait-elle l'esprit. C'était à cela aussi que servait les étirements. Chaque matin, je prenais le temps de me détendre, d'ôter tout soucis de mon esprit. Je me forçais à penser à tout ce qui n'allait pas pour éviter d'y penser le reste de la journée. Je changeais de jambe et tournais la tête vers ma voisine : « T'as pré-vue qu-uoi aujourd'hui?. » Je tournais la tête vers la fenêtre. Le soleil était éclatant. C'était une belle journée.
 
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