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And I sang a song for Ireland (gale)

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I'm not destroying lives. I'm righting wrongs

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# Re: And I sang a song for Ireland (gale)
message posté Lun 19 Juin - 19:31 par Babi J. Costigan

there is very little difference in people, but that little difference makes a big difference. the little difference is attitude.. Le regard noir, les prunelles lumineuses et transcendantes. Captive des méandres de son existence, j’étais confuse devant les sentiments, les interrogations. J’imaginais ses souvenirs sous la chaleur du sable Afghan. La sueur roulait entre mes omoplates. Les munitions n’avaient aucune limite. Les détonations me rendaient presque sourde. Et le sang colorait les mirages dorés. Je voulais passer ma main sur son visage, effacer le passé d’un revers de main et rendre la beauté aux étoiles afin qu’elles éclairent son chemin. Mais je ne pouvais rien faire. La douleur s’était déjà immiscée sous sa peau, déformant la douceur de ses traits. Son aura n’était ni bienveillante, ni malhonnête. Elle n’avait ni couleur, ni odeur. L’existence insipide. La neutralité entourait son enveloppe, le protégeant des aléas de la vie. L’acier semblait brûler sa peau. Il n’osait pas tirer, retenu par une force invisible. La naïveté au bout des cils. Fuir n’était pas toujours la bonne solution. L’Irlande ne connaissait que le pourpre et ne laissait partir personne. Les feuilles du trèfle se refermaient toujours sur sa proie. A jamais. Pour toujours. « Je ne sais pas. Maybe la tienne est plus grosse. » mes prunelles caressaient la longueur de son corps. Je m’arrêtais sur ses grandes mains, abimées par le temps. Son histoire au bout des doigts.  y’a pas que la grosseur qui compte, y’a aussi la façon de l’utiliser je plissais la paupière dans un clin d’œil en redressant une épaule. Gale n’était qu’un étranger, pourtant il m’était déjà arrivé de songer à l’étreinte de son corps. La douceur de ses doigts. La piqûre de sa barbe. Je me détournais pour boire une gorgée d’eau avant de fondre sa silhouette contre le ciment. Je refusais de ressentir. Je n’avais plus assez de force Mes doigts s’incrustaient dans sa peau et ses articulations grinçaient. Pourtant, ça ne m’arrêtait pas. L’odeur du sang envahissait mes narines, mais je ne relâchais pas la pression. Bien au contraire. Il jouait avec la vérité sans gouter à son amertume. Sa douleur Et son arrogance avait le don de m’irriter. Mais sa candeur rendait le combat inutile et sans enjeux, alors je lui rendais sa liberté, quittant la chaleur de ses courbes. Les marches grinçaient sous mes pieds. Le bois craquait. Je poussais la porte, aveuglée par la lumière solaire qui perçait les fenêtres. Le soleil se reflétait contre l’icône sacré. Le trèfle se dessinait au sol avec une élégance hors du temps. Immuable. Par superstition, je préférais en faire le tour. Je ne voulais pas prendre le risque d’écorcher ses arabesques. S’appeler Costigan était déjà un fardeau assez lourd à porter. La malédiction semblait avoir frappée l’écusson. « Hey. Comment ça y a pas l’envie? T’as peur que je m’essouffles en performant l’acte physique de l’amour? T’inquiète j’ai un morceau de sucre au cas ou. » Je me redressais du tabouret en levant mon regard dans celui de Gale. Je posais ma main sur sa joue. Nos peaux semblaient électriques et après un petit mouvement de recul, de surprise, j’étirais sa joue dans un geste maternaliste. Ironique. Faire l’amour. On dirait un petit garçon. Comme c’est naïf. Je savais pas que t’étais romantique  La fumée opaque envahissait l’espace. Elle auréolait autour de son visage cachant nos émotions derrière une barrière vaporeuse entre chimère et réalité. Et malgré cela, je soufflais du bout des lèvres pour apercevoir la couleur de ses sentiments. La noirceur de ses yeux. « Je veux pas compliquer les choses : entre baiser le patron et abandonner le job mon choix est déjà fait. J’avais pas prévu d’être un cliché d’irlandais et me voilà, bavant devant la Costigan. Ils avaient raison c’est la plus belle de Belfast. Et parfois de Londres. » je me penchais vers le comptoir pour m’y accouder. La nicotine s’immisçait dans mes poumons sans que je n’aie besoin de porter le mégot entre mes lèvres. L’acidité de la pomme me brûlait encore les lèvres et était agréable au bout de ma langue. Les vapeurs devenaient envoutantes. Je posais la main sur sa cuisse pour me redresser et atteindre son oreille. C’est pas grave, tu as déjà fait ton choix souriais-je en posant un torchon sur son épaule. Une nouvelle fois, je me laissais aller en arrière sur le tabouret, allongeant mes jambes sur le comptoir, à côté de lui. « Je pense que c’est ta mafia t’a trahi. Pourquoi vous avez fait le deuil qui n’est mort que deux ans plus tard ? T’inquiète, je passerais la serpillère » j’écoutais la mélodie de sa voix, mais elle me semblait fausse. Les bras croissaient contre ma poitrine, je me pinçais les lèvres en songeant à ses paroles. Je n’avais pas de réponse à sa question, parce qu’on m’avait menti depuis le début. Gale je sais plus quoi penser  le regard perdu, la douleur se lisait dans mes yeux. Parce que tout ceci devenait compliquer à encaisser. Mon père n’était pas mort en mer. Son enterrement n’avait été qu’une mascarade. ça me fait mal de te croire, c’est ma famille. Les seules personnes qu’il me reste  je soufflais en tendant les doigts vers sa cigarette afin qu’il me la tende je sais toujours pas qui tu es. Pourquoi tu sais tout ça. Sur mon père, la mafia, moi… Qu’est-ce que tu faisais dans ce commissariat ce soir-là ?


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# Re: And I sang a song for Ireland (gale)
message posté Dim 23 Juil - 14:08 par Gale Wheeler

there is very little difference in people, but that little difference makes a big difference. the little difference is attitude.. Captif des souvenirs. La proximité ne s’obtenait pas en abolissant la distance. Nous étions liés à cet endroit, les coeurs abimés face aux soupirs de la nuit. Les senteurs de Belfast roulaient sur ma gorge. Entre l’envie de tout avouer et celle d’embrasser le démon. Entre la peur et l’hérésie. J’étais tombé si bas. J’avais glissé dans l’abîme de mon père. Sa silhouette brûlait sur les murs. Je le voyais partout. Je ressentais ce vide immense. Babi ne connaissait pas mon histoire. Elle ne l’avait pas vécu. Je pinçais les lèvres en laissant sa main glisser sur mon profil. L’inquiétude de l’amour était une valeur sûre. Elle aimait sa patrie. Elle aimait les autres qui trahissait. La mafia l’emprisonnait dans l’illusion d’appartenance. Je pouvais être une famille. Je pouvais colorer ses plaines d’or et de nuances. Mais elle refusait de tourner le dos aux promesses. Sa blessure la plus profonde était un baume sédatif, langui par les mugissements de la mer. Je la retenais dans un soupir. Elle avait décidé de se donner à la lutte. Mais j’étais parti loin de tout ça. Des années à servir une guerre de vanités. C’est en s’éclipsant que j’avais découvert mes souffrances et les problèmes de santé. Sans rime et sans raison, ma poésie avait saigné sur les dunes blanches d’Afghanistan. J’avais compté les cadavres et les deuils. Un millier d’enfants. Un millier de témoin à la mort. Mais on se relevait pour venger le sang. J’étais là, et je la respirais jusqu’à l’asphyxie. Elle était magnifique dans ses habits de meurtrière. Elle me transcendait. Elle me libérait. Mon coeur s’écorchait en murmurant son nom. Je me redressais en silence. La pénombre  nous enlaçait dans une étreinte délicieuse. Pourquoi maintenant ? « Y’a pas que la grosseur qui compte, y’a aussi la façon de l’utiliser.  » J’étais immobile. Peut-être. Oui, peut-être avais-je peur de l’utiliser. Contre elle. Contre moi. Je ne pouvais pas appuyer sur la détente lorsqu’elle se trouvait de l’autre côté. Lorsque nos lèvres s’alliaient face aux hivers du Nord. Nous étions prisonniers entre le comptoir et les façades de la ville. Un jour on sera vieux. J’avais suspendu mes pensées pour la regarder. Pour aspirer son parfum entre mes paupières. La séduction n’était plus un jeu. Elle se dessinait peu à peu, comme l’évidence de mes échecs. Je n’étais pas son esclave. Mon acceptation était mon choix face aux siens. Je souris en glissant mon pouce sur le rebord. Le filtre au coin de la bouche, le souffle au bord des yeux. La fumée transperçait mes poumons. Je menais une existence d’éphémère. Je pouvais mourir. Je pouvais m’endormir. Mes humeurs étaient elliptiques. Toujours dans mon coeur, la lumière se consumait devant sa noirceur. Soulève le voile, Babi. Soulève, ta passion. « Faire l’amour. On dirait un petit garçon. Comme c’est naïf. Je savais pas que t’étais romantique. » Elle aurait pu s’appeler Alice. Elle aurait pu m’emmener au pays des merveilles. Mais je connaissais déjà son nom et son secret. Je savais qu’il n’y avait pas d’ailleurs. La petite fille était perdue. Elle existait seulement dans ma mémoire. Agenouillée sur les stalles de l’église glacée, elle priait pour nos retrouvailles. Des années plus tard. Une destinée après. Je posais ma joue sur le torchon. Mon épaule tremblait. Et je souris. Je souris en lui montrer mes faiblesses. Je ne maitrisais pas ce corps. Je ne contrôlais pas ces émotions. « C’est pas grave, tu as déjà fait ton choix. » Lentement, je faisais le tour des tables. Sa tristesse était ma chute. Babi me coupait le souffle. Je la fixais avec étrangeté. J’avais l’impression de la rencontrer pour la première fois. Comme si, le bar se transformait en commissariat et qu’au lieu d’être l’enfant témoin, j’étais l’ami qui lui annonçait la mort de son père. Je tendis le bras dans un geste fébrile. « Gale je sais plus quoi penser… ça me fait mal de te croire, c’est ma famille. Les seules personnes qu’il me reste. Pourquoi tu sais tout ça. Sur mon père, la mafia, moi… Qu’est-ce que tu faisais dans ce commissariat ce soir-là ?  » J’aspirais les poisons de la nicotine en me penchant vers sa bouche, lui offrant les méandres de ma cigarette. Elle ne bougeait pas mais je gravitais autour de sa magnificence. Le regard soutenu par l’effroi. Le regard éméché par les transes de mon esprit. « Ne me crois pas alors. Fais moi juste confiance, Babi. » Soufflai-je en caressant ses cheveux. Je frissonnais en agrippant sa nuque. « Il y a longtemps, mon père a travaillé avec la mafia. Et ce soir là, je l’ai perdu moi aussi. Skull est venu présenter ses condoléances à la veuve. Je pensais que je n’avais personne. Puis tu es apparu et tu m’as dit de jouer avec les dés. » A cet instant, je voulais l’embrasser. Sincèrement. Sans les artifices de l’arrogance. Je voulais l’emmener si loin. Parce qu’elle n’était pas comme les barbares. Elle n’était comme personne. Cette enfant là. Cette femme d’aujourd’hui. Avec ses maladies et ses tourmentes. On adulait son reflet, mais on n’osait pas s’attarder sur son âme. Pleine de lumière et de ratures. Elle était tellement pure, elle en brûlait les rétines. Je tendis le bras vers le dispositif de surveillance de glycémie. J’ouvris le patch. L’ouvrir, c’était avouer mon diabète. L’ouvrir et le coller à ma peau, c’était être insuline-dépendant face à Londres toute entière. Je souris en déboutonnant ma chemise. « Alors, tu me met ma laisse? ça devrait te remonter le moral de me piquer même si le système est indolore tu peux te réconforter dans l’idée que tu enfonces un bout de filament dans mon bras. » Sifflai-je en lui adressant un clin d’oeil.
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