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forbidden voices + reagan

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# forbidden voices + reagan
message posté Sam 3 Juin - 10:58 par Julian P. Fitzgerald

i opened my eyes; how could i keep them shut when i could not sleep? the same darkness brooded over me; the same unfathomable black eternity which my thoughts strove against and could not understand. Mes semelles claquaient sur l’épaisseur de l’asphalte, créant un bourdonnement strident au fond de la rue. Je crispais la mâchoire en avalant les fumées de ma cigarette. Les arabesques s’élevaient autour de ma tête tandis que je mesurais les chevauchements de mon esprit. L’obscurité descendait sur mes épaules, dérivant suavement entre songes et souvenirs, mélancolie et solitude. Les néons transperçaient l’horizon, comme si la lumière des lampadaires faisaient outrage aux silhouettes qui s’agglutinaient sur la chaussée. Je ne les voyais pas. Je ne respirais pas. Le vent se faufilait entre les cloisons de ma cage thoracique mais la saveur était amère dans ma bouche. Je grommelais en pinçant les doigts autour du mégot. Les cendres rougeoyantes survolaient les limites grises du quartier Sud. Je réprimais un soupir. L’esplanade courrait vers les murailles ceinturant la tamise. Je m’installais près de la lisière, le regard flou, le visage rompu par la fièvre qui s’amenuisait entre les plis de peau. Je m’étais encore battu. Dans un bar. Devant mon immeuble. En sortant du boulot. Le contexte importait peu. L’impulsion était toujours aussi violente. Elle s’épandait sur mon corps engourdi afin de me libéré des contraintes de la société. Il était trop tard pour changer ces habitudes. J’avais survécu au départ de Ginny. Mes paupières se fermaient sur la pénombre. Le coeur nostalgique. L’esprit malade. J’étais le journaliste déchu, l’écrivain qui avait usé les mots sur les poings. Je déglutis en foulant le sol. Mes bras balançaient dans un rythme saccadé, brisant l’harmonie d’une nature vive et épanouie. Il faisait bon vivre. Il faisait bon. Mais je redoutais ce sentiment de plénitude. J’avais peur de baisser la garde. Parce qu’il y avait toujours ce risque, ce danger qu’on s’attache aux autres. Je sentais les relents putrides du goudron. Elle coulait comme des traces de goudron sur le tissu. Le mariage était une illusion confuse. J’écrasais mon mégot en pénétrant dans la galerie marchande. Le garage ne fermait pas avant une heure. J’avais à peine le temps de récupérer ma voiture - et de la voire. La petite fille imprimée sur la bouteille de lait. Son regard sombre et ses lèvres gercées par le froid. Nous avions les mêmes blessures et les mêmes couleurs. mAIS Reagan Hansen luttait contre un mal invisible. C’était une femme au cœur criblé de balles. Une femme dont l’armure bloquait toutes les tentatives d’intrusion. Elle était secrète, cachée derrière un voile de sourires et d’insouciance. Je poussais la porte en fixant l’insigne lumineuse. C’était une visite nocturne et envoutante, bercée par la musicalité des moteurs et les vrombissements des carrosseries. Un univers différent se déployait sous mes yeux. Une silhouette élégante et féminine, penchée sur le capot nacré de ma audi r8. Tellement hors de prix. Tellement au-dessus de mes capacités. Mais il fallait exsuder le divorce. Je plissais le front en m’avançant au milieu des éclairs électriques qui jaillissaient dans les corridors. Elle ne bougeait pas, les sourcils froncée sur les outils mécaniques qui tournoyaient comme une boussole sous ses doigts. On ne se parlait jamais. Notre relation se limitait aux services clientèles. Je me rapprochais la gorge serrée par l’appréhension. Elle cherchait la solution à un problème qui n’existait pas. J’avais déjà fait réviser ma voiture dans la maison mère. Ce soir, n’était qu’une excuse, glissé entre hier et demain, cumulée sur les échecs amoureux d’un siècle de fascination pour la même femme. Je redressas la tête en me présentant dans son dos. Elle pouvait sursauter et me frapper avec la clé à molette. Je ne faisais plus la différence entre les cicatrices. « Bonsoir, Mlle Hansen. » Sifflai-je avec éloquence. Je voulais l’inviter à boire un verre plus tard. Mais elle semblait tellement occupée. Et j’avais peur qu’elle découvre mon identité - mon vrai métier. Mes questions étaient toutes des pièges. Mais cette fois, je n’étais pas intéressé par le scoop. Je me fichais de ses années de perdition dans les terres pourpres de Syrie. Je ne voyais qu’une personne et les traces d’huiles sur sa joue. « Je peux fumer ici ? » Je joignis les mains sur les contours du briquet. La sensation était allègre et saisissante derrière les faubourgs, bien loin du centre et de vacarmes industriels. Je m’accoudais à la portière avec un sourire taquin, la flamme brillant au coin de la bouche.  
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# Re: forbidden voices + reagan
message posté Mar 6 Juin - 11:26 par Reagan Hansen

i opened my eyes; how could i keep them shut when i could not sleep? the same darkness brooded over me; the same unfathomable black eternity which my thoughts strove against and could not understand. Les lueurs pastel se couchaient sur l’horizon. Jusqu’à disparaître sous les flammes. Le ciel était en feu. Repoussant la beauté lunaire. Les ombres défilaient à toute vitesse, elles se bousculaient dans les rues sans prendre le temps d’admirer les traits sur les visages marqués par une journée épuisante. Sans prendre le temps de vivre. Elles étaient pressées de rentrer au chaud, de retrouver les siens en se perdant dans les attentes conventionnelles. métro-boulot-dodo et je n’étais pas différente. Je voulais retrouver la sérénité du cocon familial. Les cris perçaient encore mes tympans. Le sang couvrait mes doigts. J’avais quitté les dunes de sable dorée pour échapper à la colère des hommes. Les bombes avaient explosé balayant mon village en l’espace d’une seconde. Et j’étais pétrifié à nouveau. Je n’arrivais plus à fermer les paupières. Le noir me faisait peur. L’obscurité renfermé le chaos. Le London Bridge brillait au loin. Les bras croisés, j’attendais comme chaque jour l’heure à laquelle ils illumineraient les arcs de fer. Chaque ampoule était une dose d’espoir. La peur brûlait mon estomac. Mais je n’arrivais même pas à ressentir la douleur. Je devenais sans émotion alors que le sang roulait au coin de mes yeux. Je marchais alors que mes os se brisés. La froideur remplissait mes traits, alors j’essayais de la cacher sous des sourires de façade. Je devenais amorphe dans la nuit polaire et je refusais. L’aiguille courrait dans le cadran. Gale devait passer me chercher avant de prendre son service. Il avait pris l’initiative sans que je n’aie besoin de formuler la demande à voix haute. Il avait deviné, touché les traumatismes du bout des doigts pour les effacer d’un revers de main en me serrant dans ses bras. Si la beauté des rêves s’efface avec le temps, la laideur des cauchemars étaient inscrite sur mes paupières, sur les cicatrices brillantes qui recouvraient mon corps. Des années d’insouciances. Des années à vouloir ressentir. Je soupirais en retournant dans l’atelier. La mécanique n’avait pas de secret, ses rouages ne m’étaient pas inconnus. Les pièces se mettaient à briller pour me donner la solution comme par enchantement. Pourtant, je restais tétanisé devant l’acier, l’incompréhension au bout des lèvres. Il n’y avait pas de logique sous ce capot. Le regard perdu sur le moteur, l’huile sur les doigts je fronçais les sourcils, trop occupée pour entendre le bruit de ses pas. Le son de sa voix. « Bonsoir, Mlle Hansen. » je sursautais en me redressant spontanément. Un bruit sourd. Une entaille sur le front. Trop vive pour ressentir quoique ce soit. J’attrapais le chiffon coincé dans la poche arrière de mon jeans pour essuyer mes mains sans sentir la goutte de sang. Mais lorsque son regard se figea sur l’entaille, je posais ma main dessus subitement consciente du mal. Alors je fis semblant, pour ne pas passer pour un monstre. Je feignais une grimace pour paraître normale.  Monsieur Fitzgerald  je lui fis un signe de tête sans oser sourire plus que de raison. Les joues pourpres, je préférais fuir le bleu de ses yeux pour replonger dans mon domaine. La mécanique. Loin des relations humaines.  J’ai cherché pendant des heures. Je n’ai rien trouvé. Il n’y a aucun problème, vous êtes sûre que le bruit venez de votre voiture ?  demandais-je en fronçant les sourcils, la sensation désagréable d’avoir échouer dans la bouche. J’enlevais la baguette verticale pour fermer le capot avec douceur mais vigueur. Cette voiture était un bijou et j’aurais aimé étudier sa mécanique des heures durant par fierté, par fascination. « Je peux fumer ici ? » Je relevais le visage vers son regard en observant le sourire confiant accroché au bout de ses lèvres. C’est nécessaire ?  j’arquais un sourcil, l’ironie au creux des joues. D’un revers de bras, j’essuyais la teinte rougeâtre qui continué de couler, tâchant ma chemise de travail. Mais je n’avais pas encore le réflexe de panser les blessures invisibles.  Votre voiture, c’est pour moi. Je n’ai pas réussi à trouver l’origine du problème. et ceci avait le don de me contrarier. Swann avait encore perdu l’argent du loyer au poker. Nous avions besoin d’argent mais je ne voulais pas ternir la profession comme les autres. Je ne pouvais pas faire payer mon incompétence. Je vais vous donner le numéros d’un autre garagiste. Il est très bon, il saura sûrement mieux vous aider que moi  

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# Re: forbidden voices + reagan
message posté Dim 16 Juil - 13:29 par Julian P. Fitzgerald

i opened my eyes; how could i keep them shut when i could not sleep? the same darkness brooded over me; the same unfathomable black eternity which my thoughts strove against and could not understand. La voix interdite. Le souffle coupé. L’amertume sur le goudron. Comment faisaient les gens pour vivre ici ? Vivre dans une quartier où le soleil se noyait dans la noirceur du gasoil. Mes yeux traçaient des lignes sur l’horizon. Je furetais entre les espaces. Les carrosseries étaient immobiles, suspendues sur les échasses urbaines. Je soupirais en crispant les mains sur mes poches. L’air était pur car il s’enlisait sur mes paupières. L’air était pur lorsqu’il se colorait de nuances : grises, pourpres, sales. Mon coeur se perdait dans ses soupirs, alangui par les souvenirs de la femme au fauteuil orthopédique. On ne détestait pas l’abandon. On ne détestait pas le départ. A présent, on ignorait tout. Les sentiments, les déceptions et les autres. Je haussais les épaules afin de chasser mes pensées. Mon esprit cheminait autour de ma tête comme une créature fugace, à la fois belle et intelligente - triste et accablante. Mon reflet se dissipait sur la vitre. Je souris avec légèreté. Mes cheveux étaient ce voile imperturbable, la distance entre moi et le monde. Mes cils papillonnaient au travers des boucles sans rencontrer les lumières du garage. J’étais paralysé par le froid, la bouche crispée face au vent. Reagan était jolie. Avec ses traits creusés. Ses lèvres voluptueuses. Ses mains couvertes de tâches. J’étais attiré par la simplicité de ses gestes. Par l’étrangeté de son profil. Elle ne semblait pas avoir mal. Elle était inatteignable sous le capot de la voiture. Lentement, je me penchais vers sa hauteur. Je humais les effluves ronces de l’acier. «  Monsieur Fitzgerald. » Ses mots étaient formels. J’acquiesçais en silence, détaillant la minutie de ses mouvements. Elle semblait lire entre les pièces. Elle imaginait une intrigue, un mystère dans la mécanique, que le commun de mortel était incapable d’apercevoir au travers des vrombissements des moteurs. C’était merveilleux. Exaltant. Nous étions identiques et contradictoires. Elle appréciait les secrets des sources d’énergie thermiques. Et je n’étais qu’écrivain - définissant les philosophies du monde sur la marge du papier. Mon succès était obsolète. Le sien était hybride. Il se quantifiait. Il se touchait. «  J’ai cherché pendant des heures. Je n’ai rien trouvé. Il n’y a aucun problème, vous êtes sûre que le bruit venez de votre voiture ?  » Je levais le bras en laissant échapper un rire taquin. Je savais que tout allait bien. L’expertise n’était qu’un prétexte pour la voir. Je l’aimais bien, c’était évident. « « Peut-être qu’il s’agissait de mon estomac. J’ai entendu un gargouillement dans l’habitacle vers l’heure du déjeuner. J’ai trop de fierté pour admettre que j’ai faim. » Je roulais nerveusement le briquet entre mes doigts. Le clapet brillait sous les émanations de la lampe, dessinait des reflets argentés sur mes ongles. « C’est nécessaire ?  » Je rangeais automatiquement mon paquet de cigarettes. Je pouvais respecter sa réticence. Mais rien ne m’empêchait de fumer dehors, en franchissant la simple limite de la porte. «  Votre voiture, c’est pour moi. Je n’ai pas réussi à trouver l’origine du problème.  » Je restais sceptique. Elle semblait irritée par la situation. Je n’osais pas lui avouer la vérité. C’était ridicule. Je vacillais vers la sortie. «  Je vais vous donner le numéros d’un autre garagiste. Il est très bon, il saura  sûrement mieux vous aider que moi. » J’arquai un sourcil en me stoppant devant la sortie. Mes veines bouillonnaient sous mes paupières. Je fulminais encore - la colère, le mépris, envers moi-même plus que les autres. Je me sentais soudainement pathétique. Je grinçais les dents en hochant la tête. Il était hors de question qu’elle paye pour ma bêtise. « Je ne veux pas changer de garagiste. Et je n’ai pas envie que vous payez pour une réparation qui n’a pas eu lieu. » Je murmurais en pinçant le filtre. Je la fixais nerveusement. Elle était petite et intimidante. J’allumais la cigarette en prenant soin de quitter la frontière de son garage. Je fumais à quelques millimètres de la porte. Mais je n’étais pas dans son univers. Je respectais son scepticisme et mon addiction. « Par contre, je pense qu’on devrait aller manger pour élucider le mystère. Si j’ai le ventre plein. Cela pourrait confirmer mon hypothèse. Vous avez fini? » M’enquis-je d’un air charmeur. Elle ne pouvait pas ignorer mon invitation. Elle me semblait tout à fait crédible dans les circonstances actuelles.  
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