Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Version #22 !
LC vient d’enfiler sa 22ième version, dont vous trouverez tous les détails par ici.
La chasse aux fleurs.
Une chasse aux fleurs est en cours où mêmes les allergiques peuvent jouer. Plus d'infos.
On a besoin de vous !
Si vous avez des idées, des suggestions ou autre à nous faire par quant à l’intégration sur le forum, rendez-vous par .
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.



Partagez|

just keep on breathing and live (zola)

avatar
we are all broken,that's how the light gets in.
we are all broken,
that's how the light gets in.
» Date d'inscription : 19/01/2017
» Messages : 1956
» Pseudo : NOVΔ (sandrine)
» Avatar : dylan o'brien
» Âge : 26 ans
» Schizophrénie : it's coming....
# just keep on breathing and live (zola)
message posté Dim 4 Juin - 20:34 par Sawyer Murphy
❝ just keep on   
breathing and live 

SAWYER & ZOLA

Sawyer avait réussi à faire la grasse matinée en ce jeudi matin, ce qui relevait particulièrement du miracle. Il s'était réveillé et le soleil lui avait aussitôt ébloui les yeux. Il s'agissait de sa journée de congé aujourd'hui et il aurait bien aimé faire une activité, n'importe quoi à vrai dire, mais personne n'était disponible. Il trouvait cela dommage, mais dans la vie, on ne pouvait pas tout avoir. Il décida de contacter sa famille via skype et il discuta donc avec sa mère quelques instants avant de raccrocher. Comme il n'y avait personne en ce moment à l'appartement, le jeune pilote d'avion décida de partir à l'aventure seul dans la grande ville aussitôt après qu'il eut pris sa douche. Depuis quelques temps, Sawyer avait bien envie de se remettre à la batterie. Malheureusement, dans l'appartement qu'il partageait avec ses trois colocataires, ça relevait tout bonnement de l'impossible. Et même s'il y avait eu la place, l'endroit était loin d'être insonorisé. Il était bien trop respectueux pour se mettre à jouer de son instrument plus que bruyant en plein milieu de la journée. Peut-être y avait-il des gens qui dormaient. Il n'avait aucune envie de se mettre des personnes à dos.  Il avait donc du trouver un studio de musique et louer une salle pour pouvoir jouer de son instrument préféré. Il s'y était donc rendu et pendant trois bonnes heures, il en avait profité. Son ancienne batterie lui manquait et celle qui lui était prêtait ne sonnait pas à l'identique, mais bon, il s'y faisait déjà. Il ne pouvait pas se plaindre après tout. Sawyer passa ensuite son après-midi au parc après avoir mangé.

Pour ce qui était du soir, il ne savait pas encore ce qu'il ferait. Pour l'instant, Sawyer marchait dans le nord de la ville. C'était loin de chez lui, mais il avait besoin de changer d'environnement.  Il ne savait pas pourquoi, mais il avait le cafard depuis la fin de l'après-midi. Il aurait aimé voler aujourd'hui, mais il ne pouvait pas. C'était la seule chose qui le calmait vraiment. Comme on ne pouvait pas tout avoir dans la vie, le jeune homme allait devoir se contenter d'un bon verre de bière. Sawyer se dirigeait donc vers le Barfly. Peut-être y aurait-il un groupe qu'il aimerait ou découvrirait ce soir? Et même ferait-il de nouvelles rencontres? On ne savait jamais. Lorsqu'il pénétra dans le bar, le jeune homme  alla tout de suite au  comptoir où il commanda une bière. Il se tourna ensuite vers les gens assis aux tables. Ce fut à ce moment-là qu'il remarqua un visage familier; Zola. Ce dernier était le copain de Kenzo, sa meilleure amie. Leur relation avait toujours été particulière. Ils étaient amis, mais il avait toujours été pris entre deux feux avec Kenzo. Et il n'en était pas encore tout à fait convaincu, mais il était presque sur que parfois Zola était jaloux de sa relation qu'il entretenait avec sa copine. « Hey! Ça va? » lui demanda-t-il en se dirigeant vers lui, sa bière à la main. Il fronçait les sourcils. Il était convaincu d'avoir entendu Zola faire la promesse de ne plus boire, alors que faisait-il là? Sawyer ne lui demanda pas la permission et s'assit en face de lui. « Que fais-tu ici? » ajouta-t-il. Il ne souhaitait pas le juger, ce n'était pas son intention, mais il protégerait toujours Kenzo.

© MADE BY LOYALS.


@zola monroe
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 25/05/2017
» Messages : 42
» Pseudo : stockholm syndrome (solène)
» Avatar : jack o'connell
» Âge : vingt-six ans (20/06/1990)
# Re: just keep on breathing and live (zola)
message posté Jeu 8 Juin - 23:27 par Zola Monroe
❝ just keep on   
breathing and live 

SAWYER & ZOLA

Encore une journée, la même qui repassait en boucle depuis plusieurs mois. Cela ne faisait pourtant pas longtemps que je travaillais, qu’enfin à vingt-six ans, presque vingt-sept, j’étais entré dans la vie active. Mon père, dans toute sa générosité, avait accepté de me prendre dans son cabinet comme associé - n’était-ce pas ce pourquoi il m’avait élevé, après tout ? Certes, je n’avais pas toujours suivi le chemin du fils exemplaire, celui qui m’était destiné ; enfin, de toute façon, tout ce qui m’importait était d’avoir un travail et de me bouger pour gagner mon propre argent. Malgré tout, les journées étaient insupportablement longues. Je ne supportais pas ce travail, il ne m’intéressait en aucune sorte. Mon père travaillait pour de gros clients, et les affaires que nous devions traiter concernaient principalement des divorces de personnes hautement placées ou des situations financières difficiles de grandes entreprises. Ça ne m’intéressait pas, ça ne m’avait jamais intéressé. J’avais pensé que j’arriverais à faire avec, que l’appel du gain m’éperonnerait, et que l’amour que je portais à Kenzo me ferait soulever des montagnes. Sauf que ça n’était pas le cas. Mon travail m’emmerdait au plus haut point et ma relation avec Kenzo était au point mort. La seule bonne nouvelle était l’arrivée, peut-être prochaine, de Louis, même si au fond, cela nous terrifiant. Je craignais de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir comment faire - comment devenait-on père d’un enfant de déjà six ans ? Je m’efforçais pourtant de renfermer mes doutes et mes craintes au fond de moi ; je me devais d’être fort pour Kenzo. J’aurais tout fait pour elle, parce que je l’aimais désespérément. Qu’importait mes petites peurs quand tout s’évanouissait face à elle ? Je ne savais pas ce que je serais devenu si elle et Louis n’avaient pas été dans ma vie.

Pourtant, ce soir, je n’avais pas envie de rentrer. Je n’avais pas envie de reprendre cet interminable métro - que je prenais quelques fois, rarement - et débarquer dans mon appartement d’Hammersmith. Je n’avais pas envie de me coucher après avoir avalé un bol de nouilles réchauffées et de m’endormir quelques instants plus tard, devant mon ordi, presque tout habillé. Je n’en avais pas envie car ce n’était pas le genre de vie qui me plaisait, le genre qui était fait pour moi. Comme pour chaque chose, ou presque, je m’étais lassé. Sans trop réfléchir aux conséquences, uniquement guidé par cette inexorable envie de nouveauté, je montais dans un taxi et annonçai machinalement le nom de Camden. Voilà où j’avais envie de me perdre, voilà où, sur un coup de tête, j’avais envie d’oublier que ma vie ne m’appartenait plus - à Camden. Je descendis du taxi comme à demi-endormi et me traîna pendant de longues minutes dans les rues animées. Je finis par m’arrêter au Barfly ; je ne connaissais pas cet endroit, pourtant je choisis de m’y attarder. Je m’approchai du bar, et rapidement un serveur vint prendre ma commande. « Un double whisky ». Les mots étaient sortis presque seuls de ma bouche, comme une vieille habitude. C’était presque simple. Attrapant les deux petits verres, j’allai m’installer un peu plus loin, et ce fut quand la première rasade d’alcool me brûla la gorge que je réalisai ce que j’étais en train de faire. Encore une fois, je replongeai ; encore une fois, mes vieux démons me rattrapaient. Oh, ce n’était pas la première fois que je rebuvais depuis ma cure, loin de là. J’essayais à chaque fois de me persuader que c’était la dernière - ça n’était jamais le cas. Que je boive deux verres, en soi, n’était pas grave ; mais le fait que je me tourne toujours vers l’alcool quand les choses n’allaient pas était davantage problématique. « Hey! Ça va? » La voix me surprit. Je levai la tête et reconnut Sawyer, le meilleur ami de Kenzo. Je ne m’attendais pas vraiment à le voir par ici. « Oh. Salut » dis-je simplement. Je n’étais pas spécialement proche de lui, à vrai dire. « Que fais-tu ici? » Je le sentais suspicieux, comme si… puis cela me revint. Je buvais. La peur me prit soudain qu’il n’aille le dire à Kenzo. Aussitôt, je me repliai sur moi-même. « Rien. Je traîne. Dure journée au boulot » répondis-je d’un ton presque froid. Je me méfiai de Sawyer, bien qu’en soi, il n’avait pas l’air d’un mauvais type - disons que si j’avais pu éviter de le croiser maintenant… « Hm, et toi, tu fais quoi par ici ? C’est pas vraiment ton quartier ». Toujours ce même ton un peu cassant, sec.   

© MADE BY LOYALS.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
we are all broken,that's how the light gets in.
we are all broken,
that's how the light gets in.
» Date d'inscription : 19/01/2017
» Messages : 1956
» Pseudo : NOVΔ (sandrine)
» Avatar : dylan o'brien
» Âge : 26 ans
» Schizophrénie : it's coming....
# Re: just keep on breathing and live (zola)
message posté Mar 13 Juin - 3:07 par Sawyer Murphy
❝ just keep on   
breathing and live 

SAWYER & ZOLA

Sawyer, on l'aimait ou on ne l'aimait pas. Il n'y avait pas de zones d'ombres, parce qu'après tout, il était quelqu'un de particulier. Hyperactif, il en épuisait plus d'un. Mais il était aussi très gentil, avec le cœur sur la main. Il aimait aider les autres et les faire rigoler le temps venu. Sa relation avec Zola était comme le jour et la nuit. Parfois, tout allait bien, ils s'entendaient à merveille. Et la fois suivante, c'était en dents de scie. Même s'il s'était souvent posé la question, ces changements drastiques dans leur amitié ne venaient pas du côté de Sawyer. Il avait beau ne pas être un saint, ce n'était pas lui qui était jaloux, mais bien le copain de Kenzo. Il pouvait comprendre un peu la chose. Il ne savait pas comment il réagirait si une de ses copines avait une si belle amitié avec un mec. Entre la jeune femme et lui, c'était un peu trop fusionnel, mais jamais! oh grand jamais! il ne se permettrait de gâcher leur amitié en lui faisant des avances. Il la trouvait belle, c'était certain. Il l'aimait aussi beaucoup, mais comme un frère aime une sœur. Il serait toujours là pour elle, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Il était à la fois son frère, son confident, son meilleur ami et il se faisait un plaisir de remplir ces fonctions dès qu'il en avait la chance. C'était probablement pour toutes ces raisons que Zola était jaloux. Il lui avait souvent répété qu'elle n'était qu'une amie, mais ça ne changeait rien. Son ami avait un tempérament. Et c'était probablement pire lorsqu'il avait bu. D'ailleurs, le croiser dans ce bar était une mauvaise chose sur un tas de points. Premièrement, il ne serait sûrement pas heureux de voir Sawyer là et deuxièmement, l'avocat avait promis à la mère de son enfant de ne plus boire. Ça allait mal virer cette histoire. Sawyer ne voulait pas s'en mêler, mais c'était plus fort que lui. Peut-être qu'avec sa présence, ça aurait comme effet de l'apaiser un peu sur sa consommation. À voir. « Oh. Salut » lui dit Zola lorsque le pilote le salua. Il lui demanda ensuite ce qu'il faisait ici puisque évidemment, ils n'avaient pas prévu de se voir. « Je n'avais rien à faire aujourd'hui et j'ai eu un coup de barre. J'avais envie de me détendre un peu... » lui expliqua l'américain en toute honnêteté. Sawyer avait toujours su boire. Il connaissait ses limites. Et puis, avec le boulot qu'il faisait, il n'avait que de rares occasions de le faire. Il se modérait donc. « Rien. Je traîne. Dure journée au boulot » lui dit-il d'un ton froid. Ça commençait mal dis donc, mais l'américain garda son sang froid. Ça ne servait à rien de soulever la tension qui était déjà palpable. « je ne te suis pas, hein... je pensais vraiment pas te croiser ici.... Je peux me permettre de te demander ce qui s'est passé à ton boulot? » demanda Sawyer. Il était rarement inquiet, mais en ce moment, on pouvait le lire dans ses yeux qu'il l'était. Il se souciait réellement de Zola. Il espérait réellement qu'ils soient un jour amis parce qu'en ce moment, il était seulement le « meilleur ami de Kenzo » et lui, il était le « copain de la jeune femme ». C'était un peu moyen. « Je veux pas t'embêter hein... Je peux boire plus loin... Mais je me dis que c'est une bonne occasion de se parler tous les deux. » amena-t-il, prudent.


© MADE BY LOYALS.


@zola monroe
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
» Date d'inscription : 25/05/2017
» Messages : 42
» Pseudo : stockholm syndrome (solène)
» Avatar : jack o'connell
» Âge : vingt-six ans (20/06/1990)
# Re: just keep on breathing and live (zola)
message posté Mar 20 Juin - 17:10 par Zola Monroe
❝ just keep on   
breathing and live 

SAWYER & ZOLA

J’étais surpris de voir Sawyer ici. Surpris, parce qu’il n’habitait pas vraiment dans le coin, et moi non plus, donc les chances de nous retrouver ici étaient infimes. Surpris, et pas vraiment de la bonne manière. Ce soir, j’avais juste besoin de me détendre avec un verre, j’avais besoin d’oublier que j’étais enchaîné dans un train-train quotidien qui ne me plaisait pas du tout, oublier que ma relation avec Kenzo était au point mort, et oublier enfin que j’allais devenir père six ans après la naissance de mon fils, et que ça me foutait les jetons. J’avais besoin de faire une pause dans cet espèce d’enfer doux qu’était devenue ma vie. Kenzo était ma seule lumière, elle l’avait toujours été, et pourtant je trouvais toujours le moyen de tout faire foirer, parce que j’avais trop peur de la perdre. C’était quelque chose dont j’étais persuadé ne jamais pouvoir me remettre. J’avais tellement peur que la lumière qu’elle apportait dans ma vie s’éteigne que j’avais parfois l’impression de ne plus la laisser briller. Le pire était que je me rendais bien compte de tout cela, mais c’était plus fort que moi. Me retrouver face à Sawyer ne faisait rien d’autre que de me rappeler tout cela. Même si j’avais du mal à l’admettre, j’étais jaloux de lui, ou plutôt de sa relation avec Kenzo. J’avais l’impression, en les voyant ensemble, que tout était simple entre eux, qu’il n’y avait pas de prise de tête, et que lui, au moins, ne la rendait jamais malheureuse. Ce n’était pas mon cas. Aussi, pour toutes ces raisons probablement stupides et immatures, ne fus-je pas si heureux de voir Sawyer ici, à ce moment-là, et ce bien que je n’ai, en soi, rien de personnel contre lui. J’en oubliais presque les deux verres, posés sur la table devant moi. Deux petits verres qui pouvaient sembler inoffensifs, ou du moins pour ceux qui ne me connaissaient pas. Cela faisait plusieurs mois que je n’avais pas bu une goutte d’alcool, plusieurs mois que j’avais lutté contre ce vieil ennemi qu’était l’alcoolisme. J’avais mis un temps avant de l’accepter. Avant d’accepter ce qualificatif que je trouvais sale et incroyablement péjoratif. J’avais toujours eu dans l’idée que le terme d’alcoolique ne renvoyait pas du tout à celui de toxicomane, et même si j’avais un peu des deux à la fois, je préférais de loin que l’on me qualifie de toxicomane que d’alcoolique - et ce bien qu’aucun des deux termes ne valent mieux que l’autre. C’était ainsi, dans l’esprit des gens - dans le mien aussi - et je n’y pouvais pas grand chose. J’avais oublié ces deux verres posés devant moi, l’un attendant toujours d’être vidé, tout comme j’avais oublié que Sawyer savait que je n’étais pas supposé boire. Le regard qu’il balaya rapidement sur la table me le rappela cruellement, et ne fit que participer davantage à me mettre de mauvais poil.

Je le saluai d’un ton froid, peut-être davantage que je ne l’aurais souhaité. Je savais que j’agissais comme un imbécile, surtout que Sawyer était plutôt sympathique dans son genre. Presque comme pour justifier sa présence ici, le jeune homme expliqua rapidement les raisons de sa venue, si loin de chez lui. « Je n'avais rien à faire aujourd'hui et j'ai eu un coup de barre. J'avais envie de me détendre un peu... » Je continuai de le regarder d’un air à la fois défiant et fermé. C’était presque plus fort que moi ; je n’étais pas d’humeur, et pas spécialement à cause de lui. Disons que ç’aurait pu être n’importe qui à sa place, je me serais comporté de la même manière. Je me contentai d’hocher la tête, sans rien répondre. Qu’aurais-je pu bien lui dire, de toute façon ? Que je n’avais pas le moral, ou tout simplement que je n’étais qu’un alcoolique ne parvenant pas à se défaire de son addiction ? Je voulais fuir son jugement, sans trop me douter que j’étais sûrement celui qui mu jugeait le plus durement ici. « je ne te suis pas, hein... je pensais vraiment pas te croiser ici.... Je peux me permettre de te demander ce qui s'est passé à ton boulot? » Sawyer restait calme, et je devais admettre que c’était tout à son honneur. J’aurais sûrement foutu le camp si un type m’avait parlé de la façon dont je lui parlai. Ça n’était pas spécialement agressif, mais c’était froid, cassant. Pas le genre de conversation facile à mener. Je ne sus pas quoi lui répondre, pendant quelques instants, probablement parce qu’il m’aurait fallu plusieurs heures pour lui décrire en détail tout ce que je détestais dans ce job, et aussi parce qu’encore une fois, je n’étais pas d’humeur. « Rien de spécial, en fait. Je déteste tout simplement ce que je fais » dis-je en haussant les épaules, me radoucissant presque à l’idée de pouvoir rejeter ma rage sur quelque chose d’autre. Pour le coup, c’était entièrement vrai ; je détestais mon travail, mais ne pouvait pas l’abandonner. Si je le faisais, j’allais rompre la relation que j’avais peiné à rétablir entre moi et mon père. « Je veux pas t'embêter hein... Je peux boire plus loin... Mais je me dis que c'est une bonne occasion de se parler tous les deux. » Sa remarque me surprit. J’avais cru être assez clair, et surtout que je le ferai fuir. Je le regardai un instant, réfléchissant. Est-ce que je devais continuer à me comporter comme un con, ou non ? Je lançai un regard furtif vers le verre toujours plein, posé sur la table, et l’attrapai. En une gorgée, l’alcool avait disparu et me brûlait l’intérieur. Une brûlure que je ne sentais plus. « Tu as raison. C’est pas contre toi que je suis énervé » Et pour le coup, ça aussi était vrai. J’étais énervé contre moi et contre mon travail, mais pas contre lui. Je soupirai. « Désolé. Je suis de mauvaise humeur » avançai-je. Ça n’était pas dans mes habitudes de m’excuser, mais clairement, Sawyer méritait des excuses. « Est-ce que tu pourrais… éviter de mentionner à Kenzo que tu m’as trouvé là avec de l’alcool ? » Je ne savais pas vraiment si Sawyer se rangerait de mon côté, étant donné qu’il avait davantage l’ami de la jeune femme que le mien. « Pas que ce soit grave, c’est juste que… Elle se ferait du soucis pour rien ».

© MADE BY LOYALS.
Revenir en haut Aller en bas
just keep on breathing and live (zola)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Page 1 sur 1
» Live Fast, Die Young and Make a Beautiful Corpse - Anastasia Vanderbilt ❀
» Live your life to death (Featuring Nayki)
» Vive le Naheulband en live !!!!
» XBOX LIVE NHL12
» Ghost in the shell : un remake en live ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
London Calling. :: Zone 1-2-3 :: North London :: Barfly-